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L'optimalité du régime de change dans la zone UEMOA.


par AYA MARIE ESTELLE AMANI epse KONAN
université Félix Houphouet Boigny de Cocody/Abidjan - DEA/MASTER NPTCI option macroéconomie appliquée 2012
  

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3.2. Le lien entre le taux de change réel à l'incertain et la croissance économique

Cette deuxième étude économétrique va consister à étudier le lien entre la croissance économique et le taux de change réel. Pour ce faire, notre modèle est inspiré de la théorie de la croissance endogène néoclassique. Selon la théorie de la croissance endogène, une économie est supposée être toujours dans son état stationnaire et les variables explicatives captent alors les divergences entre les niveaux stationnaires de croissance des différents pays.

Nous allons utiliser les données de 1987 à 2010 en se référant au World Development Indicators (WDI) et le Global Development Finance (GDF) de la Banque Mondiale ; le World Economic Outlook (WEO) du Fonds Monétaire International (FMI) ; la base de données de la Banque Centrale des Etats d'Afrique de l'Ouest (BCEAO) et de la Fondation pour les Etudes et Recherches sur le Développement International (FERDI).

Nous aurons pour variables :

- la croissance économique mesurée par le taux de croissance du PIB réel par habitant, comme variable expliquée. Les autres variables suivantes étant des variables explicatives.

- le taux de change réel Euro/CFA : selon nos hypothèse, le signe attendu est le signe négatif.

- la position initiale est représentée par une mesure du stock de capital humain. L'étude de Barro (1991) utilise le nombre moyen d'années de scolarité de niveau secondaire de la population âgée de 25 ans ou plus comme approximation du stock de capital humain. Mais faute de données disponibles, nous allons utiliser l'indice Human Assets Index (HAI) qui est un indice composite

AMANI Aya Marie Estelle, DEA/MASTER NPTCI 4ème promotion 48

d'éducation et de santé utilisé pour l'identification des Pays Moins Avancés (PMA) par l'United Nations Committee for Development Policy (UNCDP) mais qui est développé par la fondation FERDI. La théorie néoclassique et la théorie de la croissance endogène prédisent que le coefficient du stock de capital humain devrait être positif car les pays mieux dotés en capital humain devraient jouir d'une croissance plus élevée.

- la part de l'investissement dans le PIB. Le signe attendu est le signe positif.

- l'instrument de politique monétaire utilisé par la banque centrale représenté par la monnaie et quasi monnaie M2 en pourcentage du PIB. Selon le modèle Mundell-Fleming, la politique monétaire est inefficace en régime de change fixe.

- la politique budgétaire représentée par les dépenses gouvernementales de consommation en pourcentage du PIB. L'impact des dépenses gouvernementales sur la croissance économique est indéterminé car les dépenses publiques favorisent la croissance en cas de recul d'investissement du secteur privé mais comme Barro et Sala-i-Martin (1995) l'ont souligné, la variable relative à la consommation du secteur public vise à représenter les dépenses publiques qui n'influent pas directement sur la productivité mais qui peuvent fausser les décisions du secteur privé. Le coefficient de cette variable serait donc négatif.

- l'ouverture commerciale mesurée par la somme des exportations et des importations rapportées au PIB. Le signe attendu est le signe positif.

- l'instabilité politique mesurée par le nombre de coup d'Etat réussi ou non. Le signe attendu est le signe négatif.

- l'inflation mesurée par l'indice des prix à la consommation. Le résultat attendu concernant cette variable reste mitigé car le coefficient peut être positif jusqu'à un certain seuil (Sarel ; 1996).

- une variable muette de temps qui prend en compte les répercussions des chocs mondiaux sur la croissance économique telles que les crises de change des années 1990 et la crise financière des années 2000. Le signe attendu est le signe négatif.

- l'effet propre au pays qui représente les facteurs non observables qui varient selon les pays et non selon les périodes. Il saisit l'incidence des déterminants du taux de croissance du pays qui n'est pas déjà prise en compte par les autres variables explicatives.

AMANI Aya Marie Estelle, DEA/MASTER NPTCI 4ème promotion 49

Ces variables sont inspirées d'Aloui et Sassi (2005) et Youbgaré (2009).

Pour étudier les effets du taux de change réel sur la croissance économique dans la zone UEMOA, nous allons estimer une équation en données de panel non dynamique.

Notre modèle est donc un modèle semi-logarithmique :

i= 1,...,8 et t=1987, ..., 2010

Où est le taux de croissance du P113 réel par habitant du pays i l'année t ; est l'effet propre

au pays i. est une variable muette qui capte les effets des chocs externes sur la croissance

économique ; il s'agit par exemple la crise de change des années 1990 et de la crise financière de

2007. représente le vecteur des sources potentielles de la croissance. est le terme d'erreur

de moyenne nulle et de variance finie. représente les déterminants de la croissance définis au
début de la période t. Cette variable est une mesure du stock de capital humain représenté par l'indice HAT.

comprend le taux de change réel à l'incertain de la zone UEMOA, la part de l'investissement dans le P113, la monnaie et quasi monnaie (M2) en pourcentage du P113, les dépenses gouvernementales de consommation en pourcentage du P113, la somme des exportations et des importations rapportées au PTB, le nombre de coup d'Etat réussi ou non, l'indice des prix à la consommation.

Nous allons faire de même que la régression précédente en vérifiant, par la matrice des coefficients de corrélation, si les variables explicatives sont fortement corrélées entre elles.

Par la suite, nous allons effectuer les tests suivants :

? Le test de stationnarité de Im-Pesaran-Shin (2003) ? Le test de Hausman (1978)

? Le test d'endogénéité de Hausman (1978) pour tester si les variables explicatives sont endogènes ou exogènes au modèle.

? Le test d'hétéroscédasticité de Breusch-Pagan (1979) ? Le test d'autocorrélation de Wooldridge (2002)

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? Le test de validité des instruments de Sargan (1958) qui nous permettra de savoir si nos instruments utilisés dans le cas d'un modèle à variables instrumentales sont valides.

? Le test de Chow (1960) qui nous permettra de tester la stabilité des coefficients avant et après la dévaluation de 1994.

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