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Les communes des borderlands camerounais face aux conséquences des conflits centrafricains de 1960 à  2013. Cas de Garoua Boulai, Ngaoui et Bertoua.

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par (pas de prénom) GAMBO
Université de Ngaounderé-Cameroun - Master 2014
  

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2-La réhabilitation des routes et appui financier en faveur des microprojets

Les actions économiques, dans cette étude se recensent généralement dans le

domaine infrastructurelet dans le domaine financier à travers l'appui aux microprojets générateurs de revenuet surtout la réhabilitation des routes. La gestion des crises centrafricaines occupe une place importante dans l'économie des communes de Bertoua, Ngaoui et Garoua Boulai. Cette situation explique la mobilisation en millions de FCFA pour la réalisation des grands projets d'aménagement.

a-La réhabilitation des routes

Dans les communes de Bertoua, Garoua Boulai et Ngaoui, les plans d'urbanisation

n'échappent pas comme on les rencontre dans toutes les autres communes du Cameroun. Mais dans le cas de notre étude, la politique d'aménagement des routes de ces trois communes vise surtout à faciliter l'accès à certaines zones rurales. En effet, la présence des réfugiés dans ces trois villes du Cameroun à obligé leurs communes à réhabiliter les routes.

Pour atteindre les réfugiés disséminés dans ces trois localités, les passages des camions des vivres du HCR et bien d'autres ont souvent nécessité à la réhabilitation de certaines routes. Avant l'avènement des réfugiés, ces routes en état de délabrement avancé ne permettaient pas l'écoulement rapide des marchandises et produits agricoles des populations des campagnes vers les centres urbains. C'est ainsi que dans l'arrondissement de Ngaoui, la commune a réhabilité le tronçon routier reliant Ngaoui-Djohong et la commune de Djohong a continué jusqu'à Meiganga. Dans l'arrondissement de Garoua Boulai, heureusement l'axe Ngaoundéré -Bertoua étant déjà bitumé la commune à tout simplement réhabilité le tronçon qui quitte de la route centrale à Mborguené. Ces actions des communes, ont de manière générale rendu facile l'accès aux différents sites des réfugiés. Elles ont aussi permis à ces refugiés qui sont devenus des grands cultivateurs d'écouler leurs produits dans les grands marchés urbains.

b-L'appui financier en faveur des microprojets

Dans ce domaine, les actions des communes des bortherlands ont porté sur l'appui

aux GIC, associations et coopératives. Elles ont favorisé le renforcement de la gestion des

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conflits centrafricains grâce aux effets induits, par une meilleure organisation des communautés villageoises.

Pour ce qui est de l'appui financier, il convient de prendre l'exemple de MBOSCUDA qui, à travers la mise en oeuvre des microréalisations effectue des actions visant le soutien aux refugiés centrafricains arrivés au Cameroun suite aux instabilités qui ont cours dans leur pays. En effet, la situation des refugiés est très préoccupante dans les villes de Garoua Boulai, Bertoua et Ngaoui. Ces derniers arrivent en grand nombre dans des conditions de dénuement total. Les conditions hygiéniques et sanitaires sont très mauvaises. Ils souffrent du manque de nourriture et des vêtements. Ainsi, MBOSCUDA se propose de faire une collecte des fonds, des biens de première nécessité tels que les vêtements, et les aliments exceptés les médicaments et produits pharmaceutiques. Cette collecte se fait auprès des personnes de bonne volonté dans les lieux de culte et autres organisations caritatives du Cameroun. C'est dans ce sillage que les communes de nos trois localités d'étude ont pu financer cette organisation.

Il s'agit également, d'un fond d'appui à la réalisation des petits projets à caractère social identifié par l'interface d'aide et qui ont un intérêt connu dans l'allègement de la gestion des conséquences des crises centrafricaines à savoir l'amélioration des conditions de vie des réfugiés. Cette activité concerne la collecte et la distribution des biens de premières nécessités aux réfugiés qui a impact positif sur les conditions de vie des réfugiés.

Outre l'appui financier accordé à MBOSCUDA, la commune de Garoua Boulai a aussi financé le GIC « Karnou ». Ses activités concernent la production et la commercialisation de manioc qui a un impact certain sur la vie des populations réfugiées. En effet, ce GIC composé à majorité des Gbaya, regorge en son sein les populations centrafricaines et les populations hôtes. Il est alors bénéfique sous un triple plan, car source de production et de revenue, il est aussi générateur d'emploi pour les réfugiés centrafricains. En plus de l'appui financier, les communes de Bertoua, Garoua Boulai et Ngaoui ont aussi offert aux GIC des dons en matériels. C'est le cas par exemple de la commune de Bertoua qui a offert au GIC « Pkora ô kôô » des pouces, machettes, râteaux, pioches, brouettes, et engrais chimiques » pour l'agriculture.

En somme, il était question dans ce chapitre de scruter les actions politiques et économiques des communes de Bertoua, Garoua Boulai et Ngaoui face aux conséquences des conflits centrafricains. De ce qui précède, force est de constater que de réels actions

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politiques et économiques ont été réalisé par ces trois communes des Bortherlands camerounais. Tous les efforts déployés par ces trois communes sont louables. En effet, la lutte contre l'insécurité, l'accès aux droits fondamentaux, à l'éducation et à la nourriture ainsi que la mise en oeuvre des programmes qui doivent faciliter l'autonomisation des réfugiés sont des acquis.

Au total, il faut noter que la permanence de l'instabilité politique et les coups d'Etat militaires en République Centrafricaine ont provoqué des conséquences aussi douloureuses dans les villes frontalières du Cameroun mais en particulier, à Garoua Boulai, Bertoua et Ngaoui. L'influence et le poids de cette industrie du mal dans ces différentes villes ont obligé les communes à étendre leurs missions régaliennes en vue de pallier aux nouveaux problèmes. Ainsi, sur le plan politique, les terrains ont été octroyés au centre ville comme le long des grands axes routiers pour la création des sites des réfugiés, des comités d'autodéfense et de vigilance ont été mis sur pied pour faire face à la recrudescence de l'insécurité urbaine, rurale, et transfrontalière. On note également, l'établissement des actes de naissance, la promotion du dialogue entre les réfugiés et les populations hôtes et l'accueil des personnels de gestion des conflits centrafricains.

Sur le plan économique, les actions des communes des bortherlands ont consisté à l'appui financier aux microprojets et les GIC, la réhabilitation des routes et le renforcement des capacités et les appuis techniques.

Toutefois, par le phénomène de la transnationalisation des conséquences des conflits en Afrique, les conflits centrafricains ont eut d'impacts négatifs dans les villes de Bertoua, Garoua Boulai et Ngaoui. De nos jours, ces conséquences ne s'observent plus que dans ces zones frontalières, par leur fluidité, elles ont évoluées comme du liquide dans de vases communiquant pour se répandre à l'hinterland du pays.

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"Qui vit sans folie n'est pas si sage qu'il croit."   La Rochefoucault