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Rôle du ministère tchadien chargé des droits de l'homme dans l'instauration d'une culture de droit et de démocratie.

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par SINGABE JEAN-CLAUDE BERAMGOTO
CIFADDEG - Yaoundé - DIPEC (Master Professionnel) 2010
  

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CONCLUSION GENERALE

Arrivé au terme de notre étude sur le rôle du ministère tchadien des droits de l'homme dans la promotion et l'instauration d'une culture de droits, il nous parait judicieux de rappeler les démarches, la problématique, et les hypothèses ayant conduit à l'issu de ce travail afin d'en justifier les résultats. Ce qui nous permettra en définitive de donner notre point de vue sur ce thème dont l'intérêt et les enjeux sont exprimés au début de notre travail.

En effet, nous avons utilisé la méthode juridique et la méthode systémique. qui a permis d'une part de réaliser l'analyse approfondie des textes fondamentaux du ministère qui définissent ses attributions ainsi que la cohérence entre la législation nationale et internationale relative à la protection des droits de l'homme et à la promotion des libertés. Et d'autre part à opérer une appréciation générale de la manière dont le ministère exécute sa mission et met en oeuvre ses projets. Elle nous a aussi permis de faire un état de lieu de la situation des violations de droits de l'homme au Tchad et nous permet ainsi de déterminer les approches les mieux adaptées pour remédier à la situation.

Aussi, les problématiques nous nous avons retenu ont permis d'obtenir des réponses aux interrogations suivante :

En quoi l'existence des législations et des institutions spécifiques de promotion des droits et libertés participe-elle à l'édification d'un Etat de droit ? Suffit-il de disposer d'une institution publique investie d'une mission promotionnelle des droits de l'homme pour croire en sa capacité d'établissement d'une culture de droits ? Autrement dit, quelles sont les limites aux actions du ministère et les démarches à adopter pour parvenir à l'instauration d'une culture de droits au Tchad ?

Les hypothèses que nous avons émises nous ont permis de démontrer que les activités du ministère n'étaient pas adaptées à sa mission et ne permettaient pas l'atteinte de ses objectifs et qu'il était nécessaire d'effectuer une réorientation des

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activités du ministère et la mise à disposition des moyens nécessaire à la promotion et protection des droits de l'homme. Aussi, nous avons pu démontrer un manque de volonté politique de l'Etat qui devrait se faire restaurer à travers des actions concrètes. Enfin, nous avons démontrer que l'instauration d'une culture de droits passe par l'appropriation même des droits de l'homme par la population tchadienne sous forme de manières de penser et d'agir ; gage de sa consolidation.

Dans l'ensemble, le ministère doit revoir entièrement les fondamentaux de sa politique en matière de droit de l'homme au niveau fonctionnel, pour réussir sa mission de promotion des droits de l'homme et des libertés. Or un homme politique français Daniel Mayer44 avait dit : « Il ne faut jamais déléguer à un État ou à un groupe d'États la conduite du combat des droits de l'Homme. C'est aux organisations de citoyens non gouvernementales de le mener... ». Cette déclaration nous pousse à poser la problématique de la garantie des droits de l'homme. Appartient-elle à l'Etat ou à la société civile ?

Les associations de la société civile mènent des activités de proximités sur la vulgarisation et la défense des droits de l'homme. Ce rôle leur est reconnu au sein des populations. Car dans leurs activités de défenses, elles dénoncent les dérives du gouvernement, les injustices et les inégalités. Elles apparaissent dés lors comme des organes régulateurs des actions du gouvernement. L'Etat lui même, avant de se lancer dans des actes de non-droit craint généralement la réaction souvent inattendue des associations de droits de l'homme. Malheureusement, face à ces dénonciations, il y a des gouvernements qui répriment violemment les leaders des droits de l'homme.

Deux situations se posent donc en ce qui concerne la garantie des droits de l'homme :

Dans la première situation, les associations apparaissent comme les garants des droits de l'homme, car elles exercent des actions de façon désintéressée, pourvu que les droits violés soient dénoncés publiquement. Ce qui leur offre la légitimité de la garantie des droits de l'homme. Malheureusement, en dehors de la dénonciation,

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Daniel Mayer est un home politique et socialiste français, Auteur du livre Socialisme : le droit de l'homme au bonheur

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la société civile n'a aucun moyen pour contraindre l'Etat à réparer ou le pénaliser pour ses abus.

Dans la deuxième situation, l'association a le rôle et le pouvoir de dénoncer les abus de droits. Mais ces dénonciations ou actions des associations sont généralement réprimées par l'Etat, à travers les persécutions à l'endroit des leaders et dirigeants des associations. Ce qui ôte à ces associations, la liberté d'être garant réelle des droits de l'homme.

Et lorsqu'on sait bien qu'une association ne peut exister que si l'Etat lui accorde l'autorisation de fonctionner. De plus au nom de l'ordre public ou de sa souveraineté, l'Etat peut retirer son autorisation, ou interdire la réalisation des activités de l'association, il y a lieu d'affirmer que l'exercice des droits de l'homme appartient aux associations ou à la société civile. Mais la garantie des droits de l'homme appartient à l'Etat qui peut à tout moment exercer des abus qui ne peuvent être ni réprimés, ni interdite, car l'Etat détient « le bâton et la carotte ».

Ce qui nous permet de conclure que le ministère tchadien des droits de l'homme et des libertés n'a pas actuellement les pourvoir et les moyens nécessaires pour prétendre instaurer une culture de droits. Mais l'instauration d'une culture de droits n'est pas impossible pour lui. Comme nous l'avons souligné dans nos hypothèses, il suffit d'une bonne volonté politique, et toutes les reformes que nous avons exprimées tout au long de notre travail s'imposeront a cette volonté, d'ou, une réelle culture de droit.

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