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Cartographie de l'évolution spatio-temporelle de la ville de Niamey (Niger) et évaluation de l'état de sécheresse moyennant les outils SIG et télédétection.

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par Mamane Barkawi MANSOUR BADAMASSI
Université Mohamed V Agdal - Master spécialisé 2016
  

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Partie II. Détection des changements d'occupation du sol

1985-2016

Figure 26 : Carte de nature de changement d'occupation du sol de la ville de Niamey de 1985 à 2016

Tableau 15 : Matrice de changements d'occupation du sol de la ville de Niamey de 1985 à 2016

2016

1985

Culture irriguée

Fleuve
Niger

Espace
urbanisé

Cône de
déjection

Culture
pluviale

Sol nu

Végétation

Mare

Total

%

Culture
irriguée

764,01

115,83

3,76

20,68

-

73,49

146,77

2,58

1127,12

4,43

Fleuve
Niger

81,34

730,76

0,06

11,07

-

1,98

16,92

1,73

843,86

3,32

Espace
urbanisé

73,96

1,04

1191,87

12,35

-

201,85

209,14

1,57

1691,78

6,65

Cône de
déjection

0,20

-

7,31

17,19

-

11,79

4,95

-

41,45

0,16

Culture
pluviale

9,45

-

1 758,31

1,26

124,11

3 762,81

26,98

0,22

5683,14

22,34

Sol nu

560

61,31

31 65,32

106,76

12,67

8175,60

1 154,48

32,96

13269,11

52,17

Végétation

200,27

0,76

818,07

26,15

-

915,81

799,79

0,96

2761,83

10,86

Total

1689,23

909,70

6944,72

195,46

136,78

13143,33

2359,01

40,05

25418,27

-

%

6,64

3,58

27,30

0,77

0,54

51,67

9,27

0,00

-

100

Conversion

Stabilité

Modification

De 1985 à 2016, les superficies ayant subies des conversions sont estimées à 13 485,19 hectares, 11 803,27 hectares de superficies restées stables et 129,73 hectares de modifications.

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Partie II. Détection des changements d'occupation du sol

L'analyse de la matrice de changement (tableau 15) et de la figure 26, nous montre à quel point le sol de la ville de Niamey subi une forte pression qui entraine sans cesse des changements d'occupation du sol.

Ainsi les changements les plus marquant pendant cette période sont surtout la conversion de 3 165,32 hectares du sol nu en espace urbanisé, de 1 154,48 hectares du sol nu en végétation (tableau 15) et 560 hectares du sol nu en cultures irriguées. A cela s'ajoute aussi la conversion de 1 758,31 hectares des cultures pluviales en espace urbanisés et de 3 762,81 hectares des cultures pluviales en sol nu.

La matrice de changement (tableau 15) nous renseigne aussi de la conversion de certaines classes d'occupation du sol comme les cultures irriguées (115,83 hectares) et la végétation (0,76 hectare) en fleuve Niger. Cela permet de comprendre les conséquences des inondations sur les espaces natures.

L'apparition de la nouvelle classe mare, n'est pas liée uniquement à la conversion du sol nu (32,96 hectares) en cette classe. On note aussi la conversion de 2,58 hectares des cultures irriguées, de 1,57 hectares des espaces urbanisés, 0,22 hectare des cultures pluviales et 0,96 hectare de la végétation en cette classe mare. Ce qui a favorisé ainsi son développement en 2016.

Pour le cône de déjection, c'est surtout le sol nu (106,76 hectares) et la végétation (26,15 hectares) qui ont favorisé son développement. Néanmoins on note aussi la conversion de 20,68 hectares des cultures irriguées, 12, 35 hectares des espaces urbanisés et 11,07 hectares du fleuve Niger qui ont contribué à la progression de ce cône de déjection depuis 1985 jusqu'à nos (2016).

IV.4 Conclusion

L'extension disproportionnée de la ville de Niamey a entrainé une modification de l'ensemble des espaces naturels. Les facteurs qui sont à la base de cette urbanisation sont de plusieurs ordres mais le plus important reste l'accroissement de la population. Cet accroissement crée des nouveaux besoins notamment en terre pour la production d'abord mais aussi et surtout pour l'habitation. Ces activités consommatrices de l'espace amènent l'homme à abattre les arbres et arbustes. Ainsi le couvert végétal se dégrade, le sol se retrouve sans protection et donc à la portée des forces naturelles qui entrainent sa destruction.

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