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L'apport de parc national de Virunga au développement social économique des populations du territoire de Rutshuru.

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par Thierry HAKIZA
ULPGL/Goma - Graduat 2014
  

Disponible en mode multipage

REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

UNIVERSITE LIBRE DES PAYS DES GRANDS LACS

« ULPGL/GOMA »

B.P. 368 GOMA

FACULTE DES SCIENCES ECONOMIQUES ET DE GESTION

L'apport du Parc National de Virunga au Développement socio-économique des populations du Territoire de Rutshuru.

Présenté par : HAKIZA Thierry

Travail de fin de cycle en vue de l'obtention du titre de gradué en Sciences Economiques et de Gestion.

Directeur : Augustin MUMBERE SIBAYIRWANDEKE

Chef de Travaux

Encadreur : Rodrigues MASIRIKA

Assistant

Septembre 2015

DEDICACE

A nos biens aimés, chers parents Augustin NTAMUHEZA BAGIRA et Veissy NDIMUBANZI ; son épouse légale pour leur soucis de faire de moi un modèle Affection.

A tous mes frères et soeurs pour la consanguinité que nous partageons ;

Nous dédions ce travail.

HAKIZA THIERRY Smith

REMERCIEMENTS

Nul ne peut vivre sans dépendre des autres car, malgré sa capacité de se procurer tout ce dont il a besoin, il doit arriver un moment où il nécessitera d'un secours soit d'une main d'oeuvre, d'un matériel et/ou d'une idée supplémentaire pour sa survie et son épanouissement.

C'est ainsi que, malgré notre capacité intellectuelle, l'élaboration de ce travail de fin de cycle, ouvrage de longue haleine, couronnant la fin de notre premier cycle de formation universitaire en sciences économiques et de gestion, n'aurait pas été réalisé sans des efforts des plusieurs personnalités tant scientifiques, familiales ; qu'académiques qui ont pu attiser notre appétit de la connaissance.

Il nous est alors délicat de trouver les expressions les plus correctes, concises et complètes pour faire preuve de notre sentiment de gratitude.

Néanmoins, nous sérions ingrat si nous pourrions ne pas penser à notre Dieu qui nous a prêté le souffle de vie et nous a comblé de ses bénédictions ; que puissance, honneur et gloire lui reviennent en abondance.

A cela, nous disons Amen !

En tout état de cause, ce travail n'aurait été mené à bien sans les concours scientifiques de tout le corps académique de l'ULPGL et plus particulièrement les agents de la FSEG qui ont suscité en nous le goût de la recherche scientifique.

D'une manière restreinte, ce travail a connu le concours du chef de travaux Augustin MUMBERE SIBAYIRWANDEKE et l'AssistantRodrigues  MASIRIKA aux quels nous devons un remerciement, malgré multiples occupations, ont manifesté un dévouement pour l'encadrement, la correction et la direction de ce présent prestigieux travail.

Nos profondes gratitudes s'adressent à nos très chers parents : Papa Augustin NTAMUHEZA BAGIRA et maman VEISSY NDIMUBANZI ; A mon beau-frère MUSAFIRI KERAKABO et son épouse LYNA NIYONSENGA ainsi qu'à mes frères et soeurs avec qui je partage la même consanguinité.

Que tous ceux dont leurs noms ne figurent pas sur cette page et ayant apporté leurs contributions d'une manière ou d'une autre pour la formation académique et la réalisation de ce TFC, ne se sentent pas oubliés mais trouvent ici les sentiments de notre attitude.

HAKIZA THIERRY Smith

SIGLES ET ABREVIATIONS

% : pourcentage

DCR : domaine de chasse de Rutshuru

EP : Ecole primaire

ES : Ecole secondaire

ICCN : Institut National pour la Conservation de la nature

PEVI : Programme Environnemental autour de Virunga

PNVi : Parc National de Virunga

WWF : Fonds Mondial pour la Nature

PICD : Plan Inter Communautaire de Développement

INTRODUCTION

0.1. PROBLEMATIQUE

Il est reconnu que bon nombre des aires protégées contribuent au développement socio-économique des populations qui vivent le long des rives du site concerné.

Autrement dit  la croissance socio-économique d'un peuple peut résulter de la contribution des Réserves Nationales.

Le Parc National de Virunga jadis connu sous le nom du parc Albert est né dans un contexte ambivalent, dans la mesure où avant les années de sa création (1925), on a assisté à plusieurs idéo constructives et conservatrices de la nature d'une part et de l'autre part a celles qui étaient purement scientifiques.

Selon le rapport de L'ICCN (institut National pour la Conservation de la Nature) publié en 2008 par José Kalpers et Norbert Mushenzi ; c'est depuis le début des années 1990, année du débit de la crise au Rwanda, que le Parc National de Virunga est confronté à des crises en répétition et des nombreux conflits armés ont eu desimpacts multiples sur la biodiversité et sur le personnel chargé de sa protection.

Les parcs favorisentl'hétérogénéité des économies locales et régionales, et contribuent entre autres à sauvegarder des habitats, des animaux (faune) et des espèces de plantes (flore) qui constituent une ressource naturelle renouvelable à la base de nombreuses activités, telles que la chasse, la pècheet la cueillette. De façon très significative, elles supportent également l'industrie touristique. Les parcs permettent aussi, en tant que laboratoires naturels de recherche, de développer du moins potentiellement des produits économiquement rentables, comme des produits pharmaceutiques ou alimentaires, ou encore de contribuer au développement des biotechnologies.

Le parc national de Virunga serait reconnu dans le monde entier comme un site d'une richesse unique pour les espèces sauvages. Sur le plan économique, grâce au parc avec une rétrocession actuelle de 30% sur le total de revenus générés par les secteurs productifs du parc, il favorise la construction des écoles, des dispensaires et la création d'emplois aujourd'hui estimé a plus de 3000 selon le rapport de l'ICCN publié par Gratien Bashonga et Marc Languy1(*).

La pèche étant la principale source de protéine reste une activité principale de la population, grâceà une importante quantité d'eau que contient le parc, il favorise la construction de Barrage dans le territoire de Rutshuru et absorbe le C.O.2, élément clés dans la fourniture de l'oxygène et favorise également la navigation surtout à la cote ouest du lac Edouard à CHAVINYONGE. Cependant actuellement le parc se situe au coeur de conflits armés importants et récurrents qui le ravage lui, ses hommes et son environnement naturel.

Les questionnements suivants seront le fil conducteur de notre travail :

1). Quelle serait la contribution de ce parc sur le développement socio-économique de la population riveraine ?

2). Comment la population riveraine apprécie-t-elle l'apport du parc à l'égard de ses conditions de vie?

3). Quelles sont les attentes de la population de Rutshuru vis-à-vis du barrage de Matebe en pleine construction?

0.2. HYPOTHESES

SelonFrançois DEPELTEAU : L'hypothèse est définie comme étant une proposition de réponses à la question posée au niveau de la problématique2(*).

Ainsi, aux questions ci hautes posées nous proposons les hypothèses ci-après :

1.  Le parc de Virunga contribuerait aux développement des populations de Rutshuru dans l'accomplissement des activités purement communautaires comme celles qui cadreraient avec la construction des écoles, de dispensaires, de centres de santés, de Règlements de conflits entre les communautés locales, d'intégration de la communauté locale dans la gestion du Parc et la création d'emplois aujourd'hui estimé à plus de 3000 selon le rapport de l'ICCN publié par Gratien Bashonga et Marc Languy.

2. A l'égard de ses conditions de vie, Les populations riveraines trouveraient l'apport du Parc National de Virunga insignifiant et insatisfaisant dans la mesure où elles se verraient confrontées aux plusieurs problèmes notamment ceux liés à la satisfaction de ses besoins primaires (Education, nourritures, logement, habillement,...).

3. Avec la construction du nouveau barrage hydro-électrique de Matebe, la population de Rutshuru se verrait servit un courant alternatif continu qui la permettra de cesser avec le phénomène makala et Créerait plus d'emplois pour les communautés locales.

Par ailleurs, une gestion durable de la production énergétique aux alentours du Parc des Virunga limiterait dans le temps, les menaces qui pèsent sur le parc dues notamment à la croissance de la population et à la hausse de la demande énergétique qui l'accompagne.

0.3. OBJECTIFS DU TRAVAIL

Notre travail s'inscrit dans le domaine de développement et s'intéresse à l'apport du parc national de Virungaau développement socio-économique des populations dans le territoire de Rutshuru. Bon nombre des secteurs productifs de parcs, qu'ils soient touristiques ou non, contribuent au développement socio-économique des territoires sur lesquels ils sont organisés.

Cependant un bon chercheur doit mettre en exergue l'intérêt du sujet et cela à trois niveaux : niveau personnel, niveau scientifique et le niveau de la société ou de la communauté au sein de la quelle il vit.

A) SUR LE PLAN PERSONNEL

Nous avons effectué ce sujet pour essayer d'informer et de sensibiliser la population quand aux bénéfices écologiques et socio-économiques du parc, qu'ils soient directs ou indirects, mais aussi qu'elles soient impliquées dans des initiatives de gestions de ressources naturelles ;

B) SUR LE PLAN SCIENTIFIQUE

Ce travail constitue une banque des données nécessaires pour d'autres chercheurs qui viendront s'intéresser au développement socio-économique généré par les Réserves Naturelles sur le plan national ainsi qu'international.

C)SUR LE PLAN PRATIQUE

Ce travail nous a non seulement permis d'approfondir les théories de connaissance acquises mais aussi nous a permis de prendre quelque positions pratiques à différents niveaux pour essayer de relever ou de mettre en exergue l'apport du Parc National de Virunga au développement socio-économique des populations dans le territoire de Rutshuru.

0.4. CHOIX ET INTERET DU SUJET

Le choix que nous avons porté sur ce sujet, se justifie par le fait que les parcs constituent à ce jour un secteur qui favorise le développement de l'industrie touristiqueet participe ainsi d'une manière directe ou indirecte au développement de certaines communautés qui vivent aux alentours du milieux, c'est dans cette même perspective que notre choix a été porté sur ce sujet a fin d'analyser et d'évaluer l'apport du Parc National de Virunga au développement socio-économique des populations du Territoire de Rutshuru.

0.5. METHODOLOGIE DE RECHERCHE

Pour MADELENE GRAWITZ, la méthode est l'ensemble d'opération intellectuelle par lequel une discipline cherche à atteindre les vérités.3(*)

Dans le cadre de notre travail, nous nous sommes servi desméthodes Historique et Analytiques appuyées par des techniques d'interview libre et de questionnaire d'enquête, qui seront bel et bien développées aux chapitres suivants.

0.6. DELIMITATION DU SUJET

Notre aire de travail est le parc National de Virungaavec comme Population : peuple vivant les rives du Parc.

Notre recherche porte sur la croissance socio-économique des populationsgénérée par le Parc National de Virunga dans le territoire de Rutshuru. Dans les limites temporelles de notre sujet, il s'agit du développement socio- économique dans l'intervalle de temps : 2008 à 2014

0.7. SUBDIVISION DU TRAVAIL

Hormis l'introduction et la conclusion, notre travail est constitué de trois chapitres : le 1er chapitre se focalisera sur la théorie générale sur les parcs; le second parlera de la présentation du Parc National de Virungaavant de chuter sur le dernierqui se consacrera à l'Analyse, au traitement des données et à l'interprétation desrésultats.

CHAP. I. THEORIES GENERALES SUR LES PARCS

Bon nombre des gens font confusion sur différents concepts de Réserves, ils confondent un parc d'une réserve de chasse, une réserve de chasse d'un domaine de chasse, pour palier à cela, ce présent chapitre tentera d'expliciter les différents concepts liés à la notion de réserves, notamment : en parlant un peu de l'évolution de parcs, en le définissant , en relevant son importance avant de chuter sur le point essentiel qui concerne différentsdangers et menaces qui guettent les parcs.

I.1. GENERALITES SUR LES RESERVES

I.1.1. DEFINITION DES CONCEPTS

A. Le Parc

Un parc est une zone délimitée d'un territoire, maintenu dans son état naturel (dans un but de conservation de la nature) ou semi-naturel et paysager (dans un but de loisirs).

La signification la plus ancienne (XII e siècle) du mot parc se réfère au caractère enclos du lieu (par exemple pour le parcage des animaux). Le parc est alors un terrain naturel, formé de bois ou de prairies, dans le quel ont été tracés des chemins et des allées destinés à la chasse, à la promenade ou à l'agrément4(*).

I.1.2. EVOLUTION DE PARC AVEC LA REVOLUTION INDUSTRIELLE

Avec la révolution industrielle, les parcs ont pris une nouvelle signification en devenant des superficies gelées afin de préserver un sentiment de nature dans les grandes villes industrielles. L'activité sportive est venue à être une grande utilisatrice de ces parcs urbains. Les zones d'une beauté naturelle exceptionnelle ont également été mises en réserve comme les parcs nationaux pour empêcher qu'ils soient vandalisés par un développement incontrôlé. Au XXe siècle, sont apparues un certain nombre de significations qui ont associé la conception paysagère d'un parc avec d'autres usages, tels que le parc d'activités, le parc thématique et le chemin de promenade5(*).

0. Les parcs naturels

L'Allemagne est l'un des pays qui s'est le plus densément doté de parcs naturels.

Les parcs naturels sont des parcs appartenant ou exploités par les gouvernements nationaux ou les administrations régionales, avec un objectif plus ou moins affirmé de protection de la nature. Ils comprennent souvent des réserves naturelles.

Les parcs régionaux ou nationaux conservent le principe d'une vaste étendue de territoire à l'intérieur de la quelle la faune, la flore et le milieu naturel en général sont préservés

1. Les parcs Nationaux

Un parc National est une réserve de terres, le plus souvent, mais pas toujours, déclarées et détenues par un gouvernement, à l'abri de la plupart des développements humains et de la pollution. Les parcs Nationaux sont une zone protégée de catégorie II de l'UICN.

Le premier parc national a été celui de Yellowstone, crée en 1872 aux Etats Unis. Le plus grand parc national au monde est le parc national du Nord Est du Groenland, qui a été crée en 1974.

Aux Etats-Unis, le concept de préservation de paysages uniques pour le plaisir des gens de toute la nation a été crée le 30 juin 1864 lorsque le président Abraham Lincoln a signé la loi créant le Yosemite Grant. Une politique de préservation, plutôt que les forêts nationales Américaines, où le pâturage, l'agriculture et l'exploitation forestière sont autorisées, a été mise en oeuvre quatre décennies plus tard au cours de l'administration présidentielle de Teddy Roosevelt.

Le tourisme et, plus tard, les loisirs sont la destination des terres que Roosevelt a mis en réserve dans le système fédéral.

Des parcs Nationaux se trouvent dans de nombreux autres pays, et varient beaucoup selon le type de gestion et d'administration dont ils jouissent. D'ailleurs, l'utilisation du terme parc national varie beaucoup d'un pays à l'autre, du monument à la réserve naturelle et aux curiosités naturelles6(*).

2. Parcs Régionaux

De même, en complément de leur gouvernement fédéral, les gouvernements des Etats Américains ont également mis en réserve, et continuent à mettre en réserve, des terres de différentes tailles afin de les préserver pour la jouissance du public.

Dans les systèmes fédéraux, de nombreux parcs sont ainsi gérés par les administrations territoriales locales, plutôt que par le gouvernement central.

Aux Etats unis, ils sont appelés parcs d'Etat et au canada, parcs provinciaux ou territoriaux, sauf au Québec où ils sont connu comme parcs nationaux (voir le nationalisme québécois).

En France, pays unitaire, ils portent le nom de parcs naturels régionaux et constituent un deuxième niveau de protection de la nature dans le cadre des statuts des parcs naturels.

3. Parcs paysagers

Les parcs paysagers sont des terrains dans leur état naturel ou semi-naturel (paysager), formés de bois ou de prairies, comprenant parfois des pièces d'eau, dans lesquels ont été tracés des allées et des chemins destinés à la promenade ou l'agrément du public.

Le statut des parcs paysagers est en général lié à leur localisation. Ceux situés en région urbaine sont souvent publics tandis que ceux situés en région rurale sont souvent privés.

4. Parcs urbains

Sont généralement des jardins publics. (Parc public à tours, en France ; Lincoln Park à Chicago, est le deuxième parc urbain le plus visité des Etats-Unis après central Park)

Un parc urbain, aussi connu sous le nom de parc municipal (en Amérique du Nord), est un parc qi est aménagé dans les villes et les autres collectivités locales en vue d'offrir des loisirs et des espaces verts aux résidents et aux visiteurs de la municipalité.

Un parc est une zone d'espace ouvert prévu à l'usage récréatif, le plus souvent détenue et entretenue par une collectivité locale avec un accès public. Les parcs, communément, ressemblent aux prairies ou aux forêts ouvertes, les types de paysage que les êtres humains trouvent le plus relaxant.

Les usagers des parcs sont souvent divisés en deux catégories : les loisirs actifs et passifs.

§ Les loisirs actifs sont ceux qui exigent un développement intensif et impliquent souvent une activité coopérative ou d'équipe. Comprenant des aires de jeux et des terrains des sports. Des matchs organisés de football se déroulent dans les parcs.

§ Les loisirs passifs sont ceux qui mettent l'accent sur les aspects d'espace ouvert d'un parc et qui impliquent un faible niveau de développement, incluant des aires de pique-nique et des sentiers.

Le premier parc public fut le Birkenhead park dans le centre de Birkenhead, près de liverpool en Angleterre, qui a ouvert le 05 Avril 1847.

Avec le temps ; l'espace urbain qui s'est développé autour des parcs, les terrains dans ces parcs ont été utilisés à d'autres fins, telles que des parcs Zoologiques, Botaniques, des terrains de golf et des musées.

Selon le trust for Land, les trois parcs principaux les plus visités des Etats-Unis sont : le central park, à New York, Lincoln Park à Chicago, et Golden Gate Park, à San Francisco.

Avec respectivement une fréquentation annuelle de vingt-cinq millions, de vingt millions et de treize millions de visiteurs.

5. Parcs Ruraux

La majorité des parcs ruraux se réfèrent aux parcs privés. Les parcs privés sont détenus par des particuliers ou des entreprises et sont utilisés à la discrétion de leur propriétaire.

Comme par exemple les cerfs dans Richmond Park à Londres. Originalement un parc de chasse royal, aujourd'hui il est ouvert au public7(*).

I.2. EVOLUTION DES PARCS

A. DU DEVENIR DES PARCS

Les parcs se sont constitués, à l'origine, à partir du « parc (à caractère) naturel » puis se sont diversifiés en parcs de loisirs suivant trois directions :

· Les parcs paysagers

· Le Parc Zoologique

· Et le Parc d'attraction

Le terme parc est également utilisé en référence à des zones industrielles, souvent appelées Parcs industriels. Certains domaines de recherche technologique sont également appelés parcs de recherche. Le mot de parc peut également être utilisé dans des noms de communautés, tels qu'Oak Park ou Collège Park.

Un parc de stationnement à voitures ou parking est une étendue de terre, servant au parcage d'automobiles en plein air, ou un bâtiment dans le quel les voitures sont garées.

B. RÉSERVES

D'une manière générale, une réserve désigne un ensemble (le contenu ou par extension le contenant) mis de coté à titre de sécurité, de provision ou de conservation8(*).

Par métonymie, la réserve est l'endroit où l'on entrepose des marchandises ou des provisions de bouche.

En matière sportifs, une équipe Réserve est la 2e équipe d'un club de football, de basket ou de volley, etc.

Dans le cadre de notre travail nous parlerons de deux types de réserves : Réserve de chasse et Réserve naturelle.

a) Réserve de chasse

En anglais, (Game reserve ou huntingreservation) ; en français il est définit comme étant un périmètre territorial réservé à la chasse. Jadis privilège aristocratique, c'est aujourd'hui un loisir pratiqué par des sociétés mutualistes ou commerciales.

b) Réserve naturelle

En anglais, (Wild reserve ou Natural reservation parfois dite parc naturel) ; périmètre territorial dédié à la préservation de la biodiversité et des milieux naturels, préservé de l'exploitation agricole ou industrielle intensive, de la chasse et de l'urbanisation, où les activités humaines sont réglementées et réduites.

La première réserve naturelle nationale a été classée en 1961 en région Rhone-Alpes (RN du lac luitel).

C. DOMAINE DE CHASSE

Un domaine de chasse, est une zone où des espèces-gibier sont mise à disposition de chasseurs locaux ou prêts à venir de loin trouver là des espèces devenues rares dans la nature. Ces domaines sont parfois dénommé réserve de chasse (expression qui peut prêter à confusion, car pouvant aussi désigner des espaces au contraire soustraits à la chasse9(*).

D. PATRIMOINE MONDIAL

Le patrimoine mondial ou patrimoine de l'humanité, désigne un ensemble de biens qui présentent une valeur universelle exceptionnelle justifiant leur inscription sur une liste établie par le comité du patrimoine mondial de l'organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO)10(*).

Le but du programme est de cataloguer, nommer, et conserver les biens dits culturels ou naturels d'importance pour l'héritage commun de l'humanité. Sous certaines conditions, les biens répertoriés peuvent obtenir des fonds de l'organisation World heritage avec la convention concernant la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel, qui fut adoptée à la conférence générale de l'UNESCO le 16 novembre 1972. Au 31 octobre 2011, l'UNESCO compte 195 Etats membres, ainsi que 8 membres associés.

E. AVANTAGES DES RÉSERVES NATURELLES11(*)

Les réserves naturelles, outre une fonction de protection directe d'habitats et d'espèces, ont des fonctions pédagogiques et sont souvent des lieux de recherche, voire d'expérimentation.

· Sur le plan environnement

Les réserves naturelles sont souvent des zones importantes pour la connectivité éco paysagère et le fonctionnement des réseaux écologiques ; permettent de préserver des milieux particuliers ; jouent un rôle très important dans le rétablissement du réchauffement climatique, incluent souvent un fossé et/ou un talus qui ont souvent aussi des fonctions connexion écologique, en tant que corridor biologique, naturel ou de substitution.

· Sur le plan économique

Les réserves favorisent la diversification des économies locales et régionales, et contribuent entre autres à sauvegarder des habitats, des espèces fauniques et floristiques qui constituent une ressource naturelle renouvelable à la base de nombreuses activités, telles que la chasse, la pèche, la cueillette, l'environnement, l'écologie, etc.

De façon très significative, elles permettent aussi, en tant que laboratoires naturels de recherche, de développer du moins potentiellement des produits économiquement rentables, comme des produits pharmaceutiques ou alimentaires, ou encore de contribuer au développement des biotechnologies.

F. HISTORIQUE DE PARCS NATIONAUX12(*)

Dans sa signification originelle, le parc était la portion de territoire enclos appartenant à un château. Il possédait un rôle à la fois économique (culture et exploitation d'une forêt réservé au propriétaire) et d'agrément (chasse et promenade).

En Angleterre, le premier parc avait été construit en 1129 lorsqu'Henri I clôtura le domaine du palais de Woodstock par plus de onze kilomètres de murs en pierre.

Ainsi, les premiers parcs ont été des terres mises en jachère et utilisées pour la chasse par l'aristocratie à l'époque médiévale. Ils étaient entourés de murs épais, ou de haies, pour garder le gibier à l'intérieur et les autres personnes à l'extérieur.

Les réserves de chasse ont évolué vers les parcs paysagers autour des maisons aristocratiques du XVIe siècle. Ceux-ci peuvent avoir servi de terrains de chasse, mais ils ont également permis de proclamer la richesse et le statut de leur propriétaire. L'esthétique dans la conception paysagère a commencé dans ces parcs où leur aspect paysager naturel a été renforcé par les architectes paysagistes comme Capability Brown. A mesure que les villes

Sont devenues surpeuplées, les terrains de chasse privée sont devenus des lieux accessibles pour le public.

G. DIFFICULTÉS DE LA CONSERVATION

La conservation de réserves Nationales présente une multitude de défis, des défit notamment  liés : à la pêcherie, une problématique liée à l'approvisionnement en bois en zone limitrophe, à la capacité de l'institut Congolais pour la conservation de la Nature à gérer le parc de Virunga et au défis politique de la conservation dans le Nord Kivu.

1. La Pêche

Avec l'accroissement démographique que connait la région et avec l'affaiblissement des différentes autorités gérant les activités de pêche, les activités de pêcheries au sein du parc National de Virunga sont réparties en trois secteurs : secteurs de Vitshumbi, de Kyavinyonge et de Nyakakoma respectivement crées en 1935, 1949 et en 1967.

Selon un rapport de l'ICCN sur la pêche mis à jour et publié en 2006 par Marc Languy et DéoKujirakwinja « la pression des pêcheries légales et illégales sur le parc National de Virunga »; L'expansion des activités de pêche en dehors de vitshumbi, Nyakakoma et Kyavinyonge date du début des années 1990 à partir des postes de patrouilles. La crise économique couplée au manque grandissant de moyens d'intervention de l'ICCN et les salaires quasi insignifiants perçus par les agents de l'ICCN ont rendu très difficile l'application de la loi par les gardes. En ce jour, au total, on dénombre 10 pêcheries illégales bien structurées aux alentours du parc (Kasindiport, Muramba, Mosenda, Lunyasenge, Baie de Kamande, Mahiha, Kisaka, Katundu, Talya et Kamande) ; ainsi qu'un ensemble plus diffus d'habitation, surtout aux environs de la baie de kamande13(*).

2. La problématique de l'approvisionnement en bois en zone limitrophe du Parc National de Virunga

D'après un rapport sur cette thématique soulevé, publié en 2006 par Samuel Boendi Lihamba et Walter Dziedzic ; plus de trois millions de personnes vivent à moins d'un jour de marche du parc, l'approvisionnement en bois de chauffe, en charbon de bois et en bois d'oeuvre représente l'une des menaces les plus aigues qui soient pour les forets du PN Vi. En effet l'électricité et les sources d'énergie alternatives au bois sont extrêmement limitées, voire simplement inexistantes, dans la grande majorité des villages avoisinants, avec une telle demande et compte tenu des capacités fort limitées de l'ICCN de faire respecter la loi, le parc national a servi et continue de le faire de source presque exclusive en bois d'énergie pour les petites et les grandes agglomérations.

Les habitants des ces zones différentes utilisent différents types de combustibles pourleurs besoins domestiques : le bois sec, le charbon de bois (braise), et autres produits (lesrésidus agricoles, les herbes, etc.). La plupart des familles utilisent deux ou trois sourcesd'énergie.

Peu de ménages extraient des combustibles dans leurs champs. En comparant l'utilisation des

Combustibles du Parc, Bweza est le groupement utilisant plus lebois et autres ressources du Parc.On remarque que le bois demeure le combustible utilisé par excellence dans les différentsmilieux d'étude malgré la différence entre secteurs14(*).

3. Défis lié à la capacité de l'institut Congolais pour la conservation de la Nature à gérer le parc de Virunga

Ce point nous a amène à nous poser une multitude des questions que nous tenterons de répondre tout au long de ce prestigieux travail : aujourd'hui l'Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN) a-t-il la capacité de bien gérer le parc ? Le texte de lois, les hommes, les moyens financiers et matériels sont-ils adéquats pour sa gestion rationnelle ? Quelles sont les lacunes et comment remédier à la situation en vue d'une gestion optimale du parc ?

L'Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN) comporte plusieurs défaillances dont la plus part se remarquent sur le plan juridique, de ressources humaines et sur le plan institutionnel.

En résumé, la gestion du parc de Virunga a été confiée à L'ICCN par le décret du 26 novembre 1934, étant donné qu'il serait utile que le parc puisse contribuer au développement de la population locale tout en remplissant ses taches originelles de surveillance, de monitoring, de recherche, de coordination, etc. le mandat de l'ICCN n'est plus adapté au contexte social et économique du pays, et ses moyens sont très insuffisants pour remplir le nouveau mandat qu'il faudrait lui confier.

Ø Attitudes de la population face au Parc

Les attitudes des populations face à la conservation devront témoigner des efforts fournis parles uns et les autres (population et gestionnaires du Parc) mais aussi évaluer la connaissancedes populations sur la conservation. Ainsi, par exemple, alors que la RDC compte 9 parcsnationaux, le plus informé de la population en connaît seulement 3 aires protégées. Et pour laplupart, ce sont des parcs nationaux que l'on retrouve à l'Est de la RDC.

- Attitudes positives et négatives (ménage, communauté et pays)

Il était aussi important de connaître si les populations bénéficient de la présence du parc auniveau des ménages, des villages (communautés) ou encore au niveau national.

Le tableau n° 8 sur appui de la graphique, montre les différentes attitudes des communautés face au Parc qui, pour laplupart, a peu d'intérêt pour les ménages individuellement et la communauté.

- Bénéfice du parc au niveau National.

Au niveau national, le pays bénéficie des recettes touristiques qui sont réalisées par le Parc et les financements extérieurs qui sont drainés au pays pour la protection de ces zones naturelles.

Malgré les revenus réalisés du parc, le détournement de ces fonds et la mauvaise gestion, ainsi que l'absence des actions socio-économiques en faveur des communautés sont parmi les raisons majeures qui font que le pays ne jouisse pas des intérêts du Parc. Les revenus touristiques qui devraient contribuer à l'économie nationale sont détournés par les gestionnaires de l'ICCN au détriment du Pays et des populations locales.

La valeur potentielle future des pêches pourrait atteindre 90 millions de dollars US paran, si l'on considère une valeur de marché moyenne de 2 dollars US par kilogramme etune production annuelle moyenne de 45 000 tonnes15(*).

Avec l'introduction de systèmes de gestion durable, visant notamment à stimuler lacroissance des populations de poissons en rétablissant la population d'hippopotames età appliquer les politiques existantes, comme celles contrôlant la dimension des maillesdu filet, la production actuelle pourrait tripler. Par ailleurs, en appliquant une valeurde marché stable et protectrice par kilogramme, la valeur de l'industrie du lac Édouardpourrait atteindre 90 millions de dollars US par an. L'industrie créerait alors plus de28 000 emplois liés à la pêche et aux activités connexes, comme le fumage, le séchage, letransport et la revente du poisson.

Bien que le lac Édouard soit à cheval sur la RDC et l'Ouganda, la valeur potentielle totaledes pêches dépend directement du Parc des Virunga. La qualité de l'eau du lac estfonction de la qualité des forêts et des sols, et est impactée par les activités anthropiquesmenées aussi bien sur le lac que sur terre. L'adoption éventuelle de régimes de gestiondurable des pêcheries du parc aurait une incidence directe sur la qualité de l'eau, sur lesstocks halieutiques et, par extension, sur le potentiel de croissance de l'industrie de lapêche de l'ensemble du lac, sans tenir compte des frontières nationales.

Jusqu'en septembre 2012, le tourisme représentait une source de revenu précieuse pourle parc et les communautés locales. Si la stabilité était rétablie, le tourisme pourraitdevenir la plus importante source de revenu pour le Parc des Virunga et les populationsvivant aux alentours. Durant les trois années qui ont précédé les derniers conflits, la région méridionale du Parc des Virunga, connue pour ses Gorilles de montagne en dangercritique d'extinction et sa chaîne de volcans en activité, était considérée comme unerégion sûre pour les visiteurs. Plus de 100 touristes s'y rendaient chaque mois.

Ø TOURISME16(*)

Valeur économique du Parc national des Virunga Au cours de la période 2009-2011, le taux de croissance annuel du nombre de touristesvisitant le Parc des Virunga a dépassé les 200 %, passant de 400 à 4 000 visiteurs paran. Ce modèle de croissance est comparable à la vague touristique qu'a connue leRwanda à l'aube des années 2000. Depuis la réouverture des parcs rwandais, le nombrede visiteurs a bondi, passant de 417 visiteurs en 2000 à près de 20 000 en 2008. Parmieux, 17 000 venaient spécialement pour voir les Gorilles de montagne. Au vu de labiodiversité et de la taille du Parc des Virunga, des chiffres similaires pourraient êtreatteints en RDC.

· Valeur potentielle

Hypothèses : Nombre moyen de touristes par an 16 200

Nombre de touristes par an venant pour les gorilles 12 960

Dépense par touriste et par visite (hors permis 1 600 dollars US d'observation des gorilles)

Permis d'observation des gorilles 700 dollars US

Familles de gorilles habituées dans le Parc des Virunga

Nombre de membres dans chaque famille de gorilles 10-12

Nombre de touristes par groupe 6

Nombre de visites par jour 1

Nombre de jours de visite par an 360

Proportion d'emplois créés/recettes 1 emploi/7 000 dollars US

Surplus du consommateur (pourcentage de la 75 % dépense totale)

Contribution totale du tourisme au produit intérieur 6 % brut (PIB)

Part du Parc des Virunga dans la contribution 25 % totale du tourisme

Contribution indirecte (à la contribution totale 75 % du Parc des Virunga)

La valeur potentielle future de l'industrie du tourisme s'élève à 235 millions de dollars US par an. Les éléments suivants sont pris en compte pour calculer cette valeur : valeur directe du tourisme d'observation des gorilles (30 millions de dollars US), « surplus du consommateur » (22 millions de dollars US), valeur créée par les visiteurs d'autres sites touristiques (5 millions de dollars US) et valeur indirecte (178 millions de dollars US).

Le Parc des Virunga compte environ 200 gorilles répartis en 17 groupes différents. Chaque famille se compose d'environ 10-12 membres. Letourisme d'observation des gorilles est régi par des règles qui n'autorisent qu'un seul groupede touristes par groupe de gorilles et par jour. Ainsi, le nombre maximum de touristesvenant observer les gorilles est environ de 13 000 par an. Si nous considérons, en nousappuyant sur le cas du Rwanda, que le prix d'un permis d'observation des gorilles estde 700 dollars US par visiteur non résident et que la dépense moyenne par touriste etpar visite est de 1 600 dollars US, la valeur directe potentielle annuelle du tourismed'observation des gorilles s'élèverait à 30 millions de dollars US.38 Valeur économique du Parc national des Virunga17(*)

Une étude antérieure a révélé que le « surplus du consommateur » concernant letourisme d'observation des gorilles équivalait à 75 % des dépenses totales. Le surplus du consommateur représente la valeur supplémentaire que les visiteurs auraient été prêts àpayer pour observer les gorilles, en plus des dépenses totales déjà engagées. Par exemple, dans le cas où un consommateur serait prêt à débourser 5 000 dollars US pour un voyaged'observation des gorilles, mais ne paye en réalité que 3 000 dollars US, le surplus duconsommateur est alors de 2 000 dollars US. Si le surplus du consommateur est ajouté àla valeur directe générée par le tourisme d'observation des gorilles, les dépenses totalespourraient alors s'élever à 4 025 dollars US par visiteur et représenter plus de 22 millionsde dollars US par an. Ce chiffre viendrait alors s'ajouter à la valeur directe de 52 millions de dollars US par an. En fin, cette valeur pourrait être majorée de 5 millions de dollars US par an si 20 % des visiteurs du parc participaient également à d'autres circuitstouristiques et visitaient, par exemple, les volcans. La valeur directe totale de 57 millionsde dollars US générée par l'industrie du tourisme est réalisable uniquement si la situationest stable et l'accès au parc est sécurisé.

Outre son impact direct sur l'économie, l'industrie du tourisme a un impact indirect nonnégligeable imputable aux dépenses d'investis sèment, aux dépenses gouvernementaleset aux achats de biens et de services sur le marché intérieur. Dans les pays voisins, lacontribution totale annuelle du tourisme dans le produit intérieur brut (PIB) est de8-9 %. Bien que la RDC ait le potentiel d'atteindre des résultats similaires, le payspossède bien d'autres ressources naturelles et la part du tourisme dans le PIB seraitalors probablement moins importante.

Toutefois, les parcs nationaux représentent laprincipale attraction touristique de 18(*)la RDC. Le Parc des Virunga pourrait devenir l'atoutle plus précieux du pays et servir d'appât pour attirer les touristes vers d'autres parcsde la RDC. Rien qu'avec le tourisme, la contribution indirecte du Parc des Virungadans le PIB de la RDC est estimée à 178 millions de dollars US. Ce chiffre s'appuie surl'hypothèse que 6 % du PIB de la RDC proviennent du tourisme, que 25 % de cettevaleur sont générés par le Parc des Virunga et que 75 % de la contribution du Parc desVirunga est indirecte.

La création d'opportunités d'emploi, pour les gardes, les guides et les éco gardesnotamment, dégage des avantages concrets. Les possibilités de reprise économiquegrâce au tourisme sont claires. En effet, l'exemple du Rwanda et de l'Ouganda montreque le développement de l'industrie du tourisme pourrait créer 7 420 opportunitésd'emploi pour les communautés locales, soit un emploi pour 7 000 dollars US généréspar l'industrie du tourisme. L'Institut Congolais pour la Conservation de la Nature(ICCN) emploie actuellement 430 personnes et pourrait potentiellement ouvrir230 postes supplémentaires au cours des deux prochaines années. Une industrie du tourisme forte profite au développement local.

· Raisons justificatives des attitudes de populations

Généralement, en Gros, La population ne bénéficie pas du parc pour les différents sites d'études pour différentes raisons.

Le parc ne présente aucun intérêt économique pour la population locale car elle n'est pasimpliquée dans la gestion ou mieux dans les activités de conservation du Parc. Et cela estsuivi par l'absence des projets intégrés de développement et conservation (PICD).

Outre les trois raisons majeures (absence d'intérêt économique, la non implication des communautés locales dans la conservation et l'absence des PICD), les populations localespensent que le Parc favorise le pillage des ressources naturelles, richesse culturelle de leurcontrée, par les touristes et autres intervenants de la conservation.

Deux raisons majeures peuvent justifier les bénéfices des populations ; le tourisme et lesservices écologiques que procure le Parc (de purification et d'offre des conditions favorables à L'agriculture).

Le territoire de Rutshuru est plus concerné par le tourisme à cause de laRéouverture de la visite aux Gorilles,

Ce tableau montre aussi qu'il y a peu de projets de développement-conservation qui sontEntrepris dans les milieux d'étude.

Tableau n°1 : projet de développement

Projects de

développement

Techniques

Objectif de L'Institution ICCN

Tourisme

Protection des animaux contre les Braconnage

- Attraction de touristes

- Croissance de revenus issus du secteur touristique

- Développerl'industrietouristique

Atmosphère

Protection de la flore (écosystème)

Absorbation du C.O.2, élément clé au changement climatique.

Protection de sol

Utilisation d'engrais chimiques adaptés au sol du parc

- Obtenir un meilleur rendement de cultures cultivées dans le parc

- Fournir aux animaux, une atmosphère adéquate

Source d'énergie (construction de barrage hydro-électrique), celui de mutwanga et celui de Matebe en territoire de Rutshuru

(construction de barrage hydro-électrique), celui de mutwanga et celui de Matebe en territoire de Rutshuru pour préserver le parc de déboisement massif

- A l'horizon 2020, Réduire l'envahissement du parc par la population, pour lutter contre le système makala.

- Fournir à la population locale une électricité leur permettra de jouer le même rôle que celui du combustible.

Implantation des arbres (Reboisement)

 

Contribuer a l'amélioration du paysage du parc,

Remettre le parc et ses alentours à ses états d'avant la crise de 1994

I. IMPLICATION DE LA POPULATION DANS LA CONSERVATION

a) Cadre théorique de la gestion des Aires protégées

Le parc National de Yellowstone, crée aux USA en 1872 sur le principe de gestion centralisée, est sans nul doute le modèle qui a inspiré la création des aires protégées dans des nombreux pays en développement. Cette gestion centralisée s'est fondé surla conception classique de réduction des menaces des naturalistes du XIX e siècle.

En effet, les pressions anthropiques sur les ressources naturelles ont été considérées comme un réel danger pour la survie des espèces et sur la base de la conception malthusienne de la croissance démographique et l'absence d'un mécanisme autorégulateur, les scientifiques craignaient des dommages de grandes envergure allant jusqu'à la disparition de la biodiversité à cause de la « prédation » humaine au sens large.

D'autres auteurs insistent sur les arguments philosophiques « du droit des espèces à exister » (Nash, 1970). En effet, les menaces sur la biodiversité sont telles que de nombreuses espèces ont déjà disparu et que d'autres sont actuellement menacées d'extinction à cause de l'activité humaine. Tout ce ci justifie implicitement l'exclusion de toute activité humaine de certaines aires protégées.

b) La gestion Décentralisée et L'Exploitation contrôlée comme modèle Alternatif

Suites aux critiques de la gestion centralisée tendant à remettre en cause les acquis des aires protégées, des modèles alternatifs se sont développés visant le développement de la conservation de la nature. Ce changement de paradigmes s'est observé durant ces dernières décennies. Deux approches principales ont été développées : l'approche participative et l'approche néolibérale.

v l'approche participative de la gestion des aires protégées19(*)

Cette approche se base soit sur une conservation communautaire, soit sur une conservation populiste, en vue d'impliquer politiquement (dans les gestions sur les ressources) et économiquement (dans le bénéfice monétaire et non monétaire que procure les ressources) les populations locales marginalistes dans la gestion des aires protégées. Cette approche vise à réduire les couts économiques et sociaux que supportent les populations locales à leurs procurer des bénéfices en vue d'une conservation durable des ressources naturelles.

v L'approche Néolibérale de la Gestion des aires protégées

Contrairement à la première approche, celle-ci aborde de façon économique les problèmes environnementaux. Elle considère les actifs naturels comme un bien financier ayant un cout d'opportunité dans les préférences individuelles des agents économiques. Autrement dit, la gestion durable d'une aireprotégée doit être préférable à tout autre usage de cette même terre (child, 1996). D'après cette analyse, la ressource naturelle doit générer des revenus optimaux capables de la maintenir et derendre moins incitatifs les usages alternatifs. Il s'agit ici d'une approche purement économique, basée sur la valeur d'usage de la ressource et qui ne tient pas forcement compte des impératifs écologiques. Pour la population locale, les incitations à conserver la ressource sont notamment les bénéfices monétaires qu'elle obtient des fondsquigénère la ressource et qui lui sont versés par les gestionnaires de l'aire protégée.

Conclusion : le parc National de Virunga se situe au coeur d'une population humaine qui peut être ignorée. Plus de trois millions de personnes vivent à moins d'un jour de marche du parcet bon nombres d'entre elles dépendent des ressources du parc.Cependant, la plupart des menaces du parc viennent des populations limitrophes qui ne voient aucun bénéfice tangible du parc, en dehors de l'exploitation du poisson. Il est dès lors primordial que les populations soient d'une part informées et sensibilisées quant aux bénéfices écologiques et économiques du parc, que ceux-ci soient directs ou indirects, mais aussi qu'elles soient impliquées dans des initiatives de gestion des ressources naturelles.

CHAP II. PRESENTATION DU PARC NATIONAL DE VIRUNGA

Ce chapitre donne la présentation du parc national de Virunga, c.à.d. le contexte juridique de sa création, les merveilles du parc (oiseaux, climat, etc.) ; les années des crises, et donne un aperçu de notre champ d'études en tant que patrimoine mondial.

Le Parc national des Virunga, jadis Parc Albert, est le plus ancien  parc national de la  République démocratique du Congo et d'Afrique. Créé en 1925, il est très riche par sa faune et sa flore. Des traces d' okapis y ont par ailleurs été récemment observées. Le parc est situé dans l'est de la République démocratique du Congo et couvre en partie les  montagnes des Virunga, près du  Rwanda et de l' Ouganda. Il présente l'une des densités de population les plus élevées d'Afrique, avec plus de 400 hab. /km². En 1979, il est consacré  patrimoine mondial pour son exceptionnelle biodiversité. Il est également désigné  site Ramsar depuis 199620(*).

0.1. présentation du milieu d'étude

Le Parc National des Virunga21(*)

Anciennement Parc National Albert, le Parc National des Virunga (PNVi) est situé à l'Est dela République démocratique du Congo (RDC) dans la province du Nord Kivu en bordure desfrontières entre la RDC et l'Ouganda d'une part et le Rwanda, d'autre part. Il couvre unesuperficie de 800.000 ha et est allongé sur une distance de près de 300 km et une largeurmoyenne dépassant rarement 50 km. Il est situé à 1°35' de latitude Sud et entre 29°01' et 30°01' de longitude Est ; Ce Parc est le premier Parc africain créé en 1925 par le Roi Albert et reconnu Site duPatrimoine Mondial par l'UNESCO en 1979.

Le PNVi présente une richesse floristique remarquable due à sa grande diversité des biotopeset habitats naturels ainsi qu'à sa position phytogéographique. Cette diversité d'habitats couvreune altitude allant de 600m à plus de 5000 m aux Monts Ruwenzori. LePNVi est l'un des Parcs les plus importants en Afrique de par sa diversité en espècesfauniques et floristiques. Cette riche biodiversité s'accompagne d'un grand taux d'endémismequi le classe parmi l'un des Parcs les plus importants de l'Afrique. Il compte 196 espèces demammifères dont 21 endémiques du Rift, 706 espèces d'oiseaux dont 23 endémiques, 109reptiles dont 11 endémiques, 78 espèces d'amphibiens dont 21 endémiques, 21 espèces depapillon endémiques, 2077 plantes dont 230 espèces endémiques.

Créé pour les Gorilles de Montagne, il compte d'autres grandsanimaux d'importance internationale comme l'Eléphant, le Chimpanzé, l'Hippopotame.

Le PNVi constitue actuellement un îlot de nature vierge, entouré presque partout d'unepopulation humaine, en pleine explosion démographique. Cela peut sefaire remarquer par la naissance de plusieurs centres et cités urbains autour du Parc, notamment Kiwanja, Rutshuru, Ishasha, Nyamilima et les expansions des villages despêcheurs installés à l'intérieur du Parc.

La densité démographique autour du Parc National des Virunga (PNVi) est plus élevée carelle est supérieure à 300 habitants au km². D'autres villages encoredisposent d'un taux de croissance plus élevé comme Nyamilima avec 36,264% en 2002.Au cours des dernières décennies, la gestion du Parc a été plus orientée vers leprotectionnisme sans implication directe de la population dans la gestion des ressources duParc. Avec cette pratique de gestion policière, la population s'est vue écartée de la gestion duParc avec comme conséquence des tensions entre les gestionnaires et la population, l'occupation du Parc par les populations riveraines et le non respect des lois applicables auParc22(*).

0.2. Cadre de la conservation

Suivant différentes recherches, l'utilisation des forêts (et Parcs) dans les pays africains estpassé par trois étapes et le Virunga n'a pas échappé à cette réalité ;

· l'occupation précoloniale, lorsque les habitants étaient libres de convertir et d'utiliser les terres boisées;

· les périodes coloniale et postcoloniale qui excluaient les populations des forêts denses;

· la récente période de l'évolution de la conservation prévoyant des formes de gestioncommunautaire (WRM, 2003).

Après sa création, le Parc couvrait 50.000 ha autour de la chaîne des volcans éteints. Il aconnu des modifications des limites pour son extension entre 1929 et 1958 pour couvrir les autres parties de Rutshuru, Beni et Lubero.

Avant la création du Parc, période précoloniale, la terre constituait la base matérielle dupouvoir des chefs coutumiers comme pour l'ensemble de l'Afrique car la terre et les forêtsrenforçaient le pouvoir et le prestige du chef. Surtout que « les forêts étaient conservées, maisavant tout pour une valeur autre que les ressources qu'elles renfermaient: elles servaient derefuge, et assumaient souvent des vocations religieuses (WRM, op.cit)23(*) ».

Pour constituer le PNVi, l'administration coloniale avait procédé de diverses façons : les expropriations paysannes pour cause d'utilité publique, cession et échange des collines,déplacements des populations en raison de maladie de sommeil, rachat des droits indigènes.

Toutes ces mesures eurent comme conséquences : la réduction des terres destinées auxcultures, la perte de la jachère, des droits de pêche, de chasse, de coupe du bois, etc. Endehors de ces conséquences sur les activités économiques des populations, ces actions eurentaussi comme conséquences la naissance des conflits fonciers entre communautés et entre cettedernière et les autorités du Parc.

En ces jours, ces conflits et conséquences pèsent encore sur la gestion du Parc et la vie socio-économique de la population qui s'est traduite durant cette dernière décennie par l'occupationspatiale illégale des terres du parc suivant les territoires, l'expansion des villages des pêcheursofficiellement reconnus et implantation des nouveaux villages illégalement installés, lamultiplicité des cas d'envahissement du Parc pour diverses raisons : propagande politique,culture, élevage, sciage, pêche, etc.

La gestion du Parc a été faite comme pour le reste des autres aires protégées avecl'application « stricte » de la loi sans intégration des communautés. Avec l'impulsion deschangements dans la gestion des ressources naturelles qui exige que les communautésconstituent une classe des partenaires de la conservation. Certaines actions ont été initiées parl'ICCN et les organisations de conservation afin d'impliquer dans la mesure du possible lescommunautés riveraines.

Il faut préciser que pour le PNVi, ces changements sont entrain de s'opérer avec une vitesselente. C'est depuis 1989 que le projet WWF-PEVi s'est lancé dans le programmed'intégration des communautés par des actions d'éducation environnementale et des activitésde terrain (reboisement, encadrement des Associations locales de développement, etc.), demême que d'autres ONG de conservation intervenant dans le PNVi, mais faut-il le dire,beaucoup reste à faire d'autant plus que le cadre juridique pour la conservationcommunautaire n'est pas encore là et les résultats ne sont pas aussi satisfaisants aux yeux descommunautés riveraines. Toutefois, certains retombés sont visibles ; près de 10.000 personnes vivent directement ou indirectement du Parc.

Nous pensons qu'avec l'évolution de la situation, cette réalité devrait avoir pris une plusgrande ampleur.

0.3. Climat

Déterminer les caractéristiques climatiques du Parc des Virunga n'est pas aisé, tant les habitats varient sur des distances relativement restreintes, en fait il n'existe pas de climat caractéristiques de l'ensemble du parc mais une multitude de microclimats. Le site le plus ensoleillé, le moins ensoleillé et le plus pluvieux, le Ruwenzori, vers 2700 m d'altitude

II.1. HISTORIQUE

Le  parc national de Virunga doit sa création à deux faits marquants qui l'ont précédée. Au départ, c'est la préexistence des réserves de chasse de l' État indépendant du Congo ainsi crée par le Roi  Léopold II dès 1889, pour protéger les  éléphants contre les destructions inconsidérées. Ensuite l'idée du naturaliste  américain, Mr Carl Akeley dont la tombe est située dans le parc même, de créer un sanctuaire au Virunga, à l'issue de sa mission d' exploration effectuée au  Kivu en 1921. Créé le 21 avril 1925 sous le nom de parc  Albert, le  parc national de Virunga est le premier parc d' Afrique du point de vue ancienneté.

L'exploration scientifique du parc a débuté en 1933 avec les missions dirigées par  Gaston-François de Witte et par Peter Schumacher. Elle s'est poursuivie avec les missions d'Hubert Damas en 1935-1936, Louis van den Berghe en 19361, Jean Lebrun et de F. Bourlière et Jacques Verschuren de 1957 à 195924(*).

II.2. LES MERVEILLES DU PARC NATIONAL DE VIRUNGA

1.0. Mammifères vivant dans le parc

Les primates : Singe argenté,   Singe doréColobe bai  Colobe d'Angola, Galago à grosse queue ), ,  Gorille des montagnes ,  Chimpanzé nain ,  Chimpanzé.

Les carnivores : HyèneMangouste des maraisLionLéopard, Genette ,  LycaonMangouste rayée ,  Chat doré africain ,  Chacal à flancs rayés 

Les ongulés : Proboscidiens :  Éléphant d'Afrique 

Les artiodactyles : Céphalophe à bande noire , Céphalophe de Peter ,  Céphalophe bleu ,  Céphalophe à front noirHippopotame, Chevrotain aquatique, Antilope naineHylochère, OkapiPhacochère , Potamochère, Cobe des roseaux,   Buffle d'Afrique ),  Antilope harnachée.

Les insectivores : Potamogale  et d'autres

Les Rongeurs : Rat de Gambie , Porc-épic ,  Rat taupe et d'autres25(*)

1.1. Oiseaux

Bec en sabot

1.2. Flore

On y trouve une  Oléacée 

1.3. Tourisme généré par les gorilles

Avec ses familles de  gorilles des montagnes et ses paysages spectaculaires, le parc national des Virunga attirait autrefois les touristes fortunés. Les  logementsdestinés aux touristes ont été saccagés. Depuis le  génocide du Rwanda, en 1994, la plus grande partie du site est fermée aux visiteurs. Les visites ont été complètement arrêtées, mais les troupes de  Nkunda ont redémarré des circuits sans l'accord des autorités du parc.

En  Ouganda, dans le  parc national de Gahinga, et au  Rwanda, dans le  parc national des Volcans, qui sont adjacents au parc des Virunga, les visiteurs paient 370 euros pour passer une heure auprès de ces animaux rares, le tourisme « durable » consacré aux gorilles reste une affaire lucrative.

1.4. Environnement et sécurité

Le parc figure parmi les plus menacés : d'importantes populations sont déjà installées à l'intérieur de son périmètre. Ses vastes étendues, qui regorgeaient jadis d'une  mégafaune impressionnante, sont étrangement vides.

Membres de l'Institut congolais pour la conservation de la nature  ICCN, 650 gardes forestiers sont chargés de protéger le parc et les gorilles. Ils reçoivent souvent l'aide d' ONG de défense de l'environnement.

Pour sa meilleure gestion, le parc est divisé en quatre secteurs : le Centre, le  Sud, le  Nord et l' Est. Chacun de ces secteurs est représenté par une station mère où se trouve établi son État-major et un certain nombre d'autres stations et postes de patrouille. En plus de ces quatre secteurs, le parc dispose d'une station d'intervention et de lutte anti- braconnage située à Kabaraza et d'un domaine de  chasse dit de Rutshuru, crée en 1974 sur une  superficie de 100.000  hectare 13. Tous ces embranchements sont gérés comme unité  écologique à partir de la direction du site siégeant à  Goma dans le  Nord Kivu.26(*)

Le secteur du Centre dont le siège est la RWINDI est traversé essentiellement par les rivières Rutshuru et Rwindi, des  marais, d'une  herbacée, d'une petite partie du  lac Edouard, des méandres de l'escarpement de Kabasha et du prolongement du mont Mitumba qui offre des vastes panoramas exceptionnels sur la  plaine.

Le secteur  Nord ayant Mutsora pour  chef-lieu comprend une partie du  lac Edouard, le mont Tshiaberimu, la  plaine de la  rivière Semliki, la  forêt  ombrophile de la basse Semliki et le flanc  ouest de  Ruwenzori.

Le secteur  Sud dont l' État-major est établi à la station de Rumangabo comprend en son sein deux sous-secteurs : Mikeno et Nyamulagira, dont l'un s'étend même en dehors des frontières nationales pour faire paraître cette aire protégée, jusqu'ici nationale, comme un parc transfrontalier. Le sous-secteur de Mikeno intègre le massif de Virunga ( volcan éteint) et s'étend sur deux  pays en plus de la  RDC, à savoir, le  Rwanda et l' Ouganda alors que celui de Nyamulagira renferme deux grands  volcans actifs (Nyirangongo et Nyamulagira).

Le secteur  Est, symbolisé par la station de Lulimbi est essentiellement voué à la  recherche scientifique, même si cette activité tourne au ralenti pour le moment. Faisant  frontière avec l' Ouganda, ce secteur est particulièrement traversé par la  rivière Ishasha et une bonne partie du  lac Edouard.

De nombreux  braconniers tuent les  gorilles pour leur viande et les rebelles  hutus coupent les arbres et fabriquent du  charbon de bois au sein du parc, un commerce lucratif détruisant la forêt.

Depuis 1994, des groupes armés s'y sont repliés, massacrant les  hippopotames à la mitrailleuse. En vingt ans, leur nombre a chuté de 29 500 à 400. Leur extinction probable risque aussi d'entraîner la disparition des poissons dans les lacs, car les hippopotames fertilisent les eaux. Seule bonne nouvelle, la population de  gorilles de montagne, elle, a augmenté de 50 % dans la même période

Son directeur, le Belge  Emmanuel de Merode a été victime d'une embuscade armée sur la route entre  Goma et Rumangabo le 15 avril 2014, lors de laquelle il a été très grièvement blessé par balles. Certains y voient une conséquence du conflit latent avec la société d'exploration pétrolière basée à Londres,  Soco International à propos de laquelle Emmanuel de Merode venait de déposer un dossier résultant d'une longue enquête auprès du procureur de la République à Goma le jeudi 22 mai 2014, il a annoncé son retour à la tête du parc lors d'une conférence de presse au siège de l' ICCN à Rumangabo.

v Réserves pétrolières.

D'importantes réserves pétrolières pourraient se trouver dans le sous-sol du parc des Virunga. L'État a octroyé, depuis 2009, des permis d'exploration couvrant 85 % de la superficie du parc au bénéfice de  TotalENI et Soco (Royaume-Uni), alors que la loi congolaise interdit toute exploration dans les Virunga. Les deux premières compagnies ont assuré qu'elles ne s'aventureraient pas dans la réserve, mais la troisième, qui a déjà mené des prospections par voie aérienne, paraît décidée à y pénétrer. Face à la levée de boucliers des ONG ( GreenpeaceWWF...), l'État congolais fait ses calculs : redevances du pétrole ou dollars des touristes et des institutions internationales (l' Union européenne)  finance la renaissance du parc à hauteur de cinq à six millions d'euros par an). Soco a par ailleurs été accusé de corrompre des employés du parc, comme le montre un enregistrement vidéo ; un documentaire sorti en 2014 raconte ces manoeuvres, Virunga.

Soco annonce pour le samedi 26 avril 2014 le démarrage de son projet d'exploration pétrolière du  lac Édouard, situé à l'intérieur du parc. Le  WWF condamne fermement cette décision qui contrevient aux lois nationales et internationales. Le 11 juin 2014, Soco s'est engagée auprès de cette association à cesser toute opération pétrolière au sein du parc en échange du retrait de la plainte déposée en octobre 2013 auprès de l'agence britannique de l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) concernant des violations présumées des droits de l'Homme et des protections environnementales.

II.3. CADRE LEGALE DE LA CREATION DU PARC

La réserve de faune et de flore portant le nom de « parc national de Virunga » jadis « parc national Albert » (PNA) a été créée par décret le 21 avril 1925, dans une régionparticulièrement remarquable pour sa faune et sa flore présentant un intérêt scientifique spécifique et englobant les volcans éteints Mikeno, Karisimbiet Visoke.

Le décret du 18 aout 1927 étendait la réserve parc national Albert aux versants sud-est des monts Visokeet Karisimbisitués dans un des deux territoires sous mandat belge depuis 1919, le Ruanda.

Le parc National Albert qui sera rebaptisé plus tard parc National de Virunga, est ainsi le plus ancien parc national d'Afrique. C'est en effet en janvier 1926 que la Réserve Naturelle de Sabie deviendra le Parc National Kruger en Afrique du Sud.

II.4. LES ANNEES DIFFICILES DU PARC

v La Crise Au Parc National De Virunga27(*)

Les racines récentes de la crise au PNVi sont en grande partie politiques et trouvent leur origine dans l'emplacementmême de Virunga au coeur de la région des grands lacs, pris dans un contexte sociopolitique extrêmement instable décrit par Kalpers et Mushenzi.

L'exploitation des ressources naturelles joue un rôle significatif dans la nature et l'étendue de la guerre civile et expose d'avantage les ressources du parc national aux effets de la guerre (Nations unies 2001).

Les crises sont habituellement des évènements inattendus ; associés à une menace sur la stabilité (Davies et Walters ; 1998). Pour la seule année 2014, il y a eu treize attaques armées de postes de patrouille et des stations des parcs avec ; comme conséquences ; trois gardes tués ou blessés, un poste de patrouille complètementdétruit et les autres gardes de la zone affectée totalement dépourvude nourritures et de logements. Ces évènements ont eu un impact marqué sur le moral de tous les gardes du parcet ont gravement perturbé leur capacité d'accomplir leurs fonctions. L'ICCN n'a pas été à mesure de répondre efficacement à cette situation de crise malgré les secours humanitaires d'urgences apporté par des partenaires internationaux. On estime que, depuis le génocide Rwandais de 1994, les crises successives ont contribués à la mort de près de 100 gardes.

Une crise n'entraine pas nécessairement des conséquences mais si elle s'accompagne d'incertitudes, les ressources de l'organisation responsable peuvent être trop sollicitées pour qu'elle puisse gérer efficacement la situation (stub bard, 1987). De plus, le temps de réaction est critique, et si les mesures correctes tardent à se mettre en place, cela peut provoquer une augmentation rapide des couts de gestion. En règle générale, le manque de plan d'urgence pour réagir à des évènementsimprévus, combinés aux faiblesses financières, institutionnelle et politique d'une agence gouvernementale et de ses partenaires de la société civile, rend une institution structurellement incapable de faire face à une crise. Des réponses données au trois crisesrécentes, furenttrès efficace grâceà la planification et à la mise en oeuvre minutieuse d'un plan convenu et les deux autres furent des échecs. Nous allons décrire et analyser les trois cas et tirer les leçons de leurs résultats.

ü Le premiercasconcernela destruction systématique de l'habitat de gorilles par des fermiers rwandais en juin 2004.

ü La deuxième crise est celle de Mikeno : une de plus grandes crises au parc des Virunga du début des années 2000 est la crise dite dd Mikeno lorsqu'en mi-juin 2004, plus de 1500ha de foret de montagne ont été déboisés par des paysans venant essentiellement du Rwanda voisin.

ü La crise de L'ANTHRAX : en octobre 2014, la presse ougandaise rapportait que 126 hippopotames étaient morts en un mois d'une mystérieuse maladie en Ouganda, et que deux personnes qui avaient mangé de cette viande étaient aussi mortes de ce qui ressemblait à une infection virale. On pouvait lire que ces hippopotames étaient morts à Katako, sur les rives nord du lac Edouard, dans la rivière Kyamdura, à Kashaka; à Kasenyi et dans le Kazinga Channel ; entre le lac Edouard et le lac Albert le long de la frontière Congolaise.

ü La crise de KANYABAYONGA : après plusieurs semaines de tentions croissante dans la province Orientale du Nord Kivu, des renforts militaires envoyés par Kinshasa engagèrent des hommes de l'armée congolaise ; l'aile militaire du Rassemblement Congolais pour la Démocratie, un ancien mouvement congolais rebelle allié au Gouvernement rwandais.

Les combats ont éclaté officiellement le 15 décembre 2004, forçant quelque 35000 personnes à fuir leurs maisons. Mais beaucoup s'étaient enfuis trois ou quatre jours plus tôt en direction du Nord, vers Kayna et Kirumba, tandis que d'autres se dirigeaient vers le sud, vers Mabenga et Rutshuru. Parmi ceux qui durent s'enfuir, il y avait les 147 gardes de l'ICCN ; accompagnés de 519 femmes et enfants basés au quartier général du parc, à Rwindi, situé à moins de dix kilomètres de Kanyabayonga. Ils quittèrent à pied le 12 en raison de l'insécurité qui croissait rapidement et se dirigèrent vers Kibirizi, Vitshumbi et Kiwanja.

Avant de quitter, les gardes se débarrassèrent de toutesleurs uniformes et de leur équipement, de crainte d'être confondus avec des militaires et pris pour cibles le long de la route. Apres avoir trouvé refuge dans des villes ou des villages, les gardes et leurs familles rencontrèrent de nombreuses difficultés dues au manque général de nourriture. Ils dépendaient fortement de la bonne volonté des membres des communautés locales qui étaient déjà eux-mêmes fort affectés par les effets néfastes de la prise des combats et luttaient pour leur propre survie28(*).

II.5. PARC NATIONAL DE VIRUNGA, PATRIMOINE MONDIAL29(*)

Le patrimoine mondial, ou patrimoine de l'humanité, désigne un ensemble de biens qui présentent une valeur universelle exceptionnelle justifiant leur inscription sur une liste établie par le comité du patrimoine mondial de l'organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO).

Le but du programme est de cataloguer, nommer et conserver les biens dits culturels ou naturels d'importance pour l'héritage commun de l'humanité sous certaines conditions, les biens répertoriés peuvent obtenir des fonds de l'organisation World HéritageFund. Le programme fut fondé avec la convention concernant la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel, qi fut adoptée à la conférence générale de l'UNESCO LE 16 NOVEMBRE 1972. Au 31 octobre 2011, l'UNESCO compte 195 Etats membres, ainsi que 8 membres associés.

C'est En 1979, que le parc National de Virunga a été consacré  patrimoinemondial pour son exceptionnelle biodiversité.

CHAP III. ANALYSES DES DONNEES ETINTERPRETATION DES RESULTATS

Cette partie constitue la phase finale de notre travail, elle est divisée en trois sections, dont la première porte sur les considérations méthodologiques, le second sur l'interprétation de résultats et en dernière position nous mènerons une discussion sur les résultats obtenus.

III.1. considérations méthodologiques

III.1.1 TECHNIQUE DE COLLECTE DES DONNÉES

Pour réaliser ce travail, nous avons fait recours à l'enquête par questionnaire. Le questionnaire a été subdivisé en thèmes ci-après :

· connaissance des aires protégées

· Plus value du parc

· Le désastre du parc

· L'apport du tourisme

· Relation entre parc et population

Le questionnaire est constitué des questions fermées et ouvertes. Pour compléter les données recueillies sur terrain nous avons recouru à la technique documentaire.

III.1.2. POPULATION ET ÉCHANTILLON D'ÉTUDE

La population de l'étude est constituée des populations du territoire de Rutshuru en général, en particulier ceux vivant aux alentours du parc National de Virunga.

Cependant, compte tenu de la difficulté d'atteindre toute la population, nous avons travaillé avec un échantillon de 98enquêtés ciblé dans le territoire de Rutshuru avoisinant le Parc National de Virunga. C'est un échantillon aréolaire ou par grappes. Les caractéristiques de l'échantillon sont reprises dans les tableaux suivants :

Tableau n°02 : répartition des enquêtés selon l'âge

Tranche d'âge

Effectifs

Pourcentage

inferieur a 18 ans

23

23,5

entre 18 et 30 ans

64

65,3

supérieur à 30 ans

11

11,2

Total

98

100

Source : nos enquêtés

Les résultats de ce tableau montrent que la majorité de nos enquêtés ont une tranche d'âge variant entre 18 et 30 ans (65,3%) suivi de celle inferieure à 18 ans (23,5%), tandis que 11,2% ont un âge supérieur à 30 ans.

.

Tableau n°03 : répartition des enquêtés selon le sexe

Sexe

Effectifs

Pourcentage

Masculin

59

60,2

Féminin

39

39,8

Total

98

100

Source : nos enquêtés

La présente étude a touché beaucoup plus d'hommes soit 60,2% que de femmes (39,8%).

Tableau n°04 : répartition des enquêtés selon le niveau d'étude

Niveau d'instruction

Effectifs

Pourcentage

Primaire

4

Secondaire

43

43,9

Grade

42

42,9

Licence

9

9,2

Total

98

100

Source : nos enquêtés

Au regard des résultats contenu dans le tableau ci-haut ; 43,9% de nos enquêtés ont un niveau d'instruction secondaire ; 42,9%un niveau de graduat; 9,2% ont un niveau de Licence et 4% sont du niveau primaire.

III.2. Présentation des résultats

Thème 1 : connaissance des aires protégées

Question 1 : connaissez-vous des aires protégées ?

Tableau n°05 : connaissance des aires protégées

 

 

 

Occurrence

Effectifs

Pourcentage

Oui

80

81,6

Non

18

18,4

 

 
 

Total

98

100

Source : nos enquêtés

En lisant ce tableau, nous remarquons que plus de la moitié de nos enquêtés ont déjà pris connaissance des aires protégées soit 81,6% et 18,4% ne sont pas informé de la présence de ces aires.

Question 2 : pourquoi ces aires sont elles protégées ?

Tableau n°05 : Nécessité de la protection des aires protégées

 

 

 

Objectif de la protection des aires

Effectifs

Pourcentage

je ne sais pas

22

22,4

patrimoine mondial

21

21,4

Recherche scientifique

7

7,1

éviter la destruction des écosystèmes

14

14,3

réserve du pays

2

2

richesse pour le pays

12

12,2

protéger la faune et la flore

20

20,4

Total

98

100

Source : nos enquêtés

 
 

Il ressort de ce tableau que, La plus part de nos enquêtés soit 22,4% ne savent pas pour quel but les aires sont protégées, 20,4% de la population estime que si les aires sont protégées c'est pour protéger la faune et la flore ; 21,4% disent que les aires sont protégées parce qu'elles font parti du patrimoine mondiale, etc.

Thème 2: la plus-value du parc

Question 3: tirez-vous bénéfice de la présence du parc ?

Tableau n°06 : plus value du parc 

 

 

 

Occurrence

Effectifs

Pourcentage

Oui

81

82,7

Non

17

17,3

Total

98

100

Source : nos enquêtés

A la lecture de  ce tableau, nous constatons que 82,7% ; plus de la moitié de nos enquêtés tirent bénéfice du parc, seulement 17,3% de la population n'en tire pas bénéfice.

Question 4 : Bénéfice tirés du parc

Tableau n°07 : bénéfices tirés du parc

 

 

 

Bénéfices tires du parc

Effectifs

Pourcentage

de la viande

11

11,2

bois de chauffage

21

21,1

Recherche Scientifique

53

54

pluviométrie élevée

6

6,1

fournitures de semences

2

2

construction école et centres de sante

2

2

fabrication de la braise

3

3,1

Total

98

100

Source : nos enquêtés

Au vu des résultats du présent tableau, il ressort que 11,2% de la population effectue une chasse illicite (braconnage) ; 21,1% s'approvisionnent les bois de chauffages dans le parc ; 54% trouvent que le parc est exploité pour une recherche scientifique, 6,1% confirment par contre que le parc leur fournit une pluviométrie élevée, 2% trouvent que le revenus régénéré par le parc leur vient en aide dans la construction des écoles et de centres de santé et en fin 3,1% fabrique de la braise a partir du bois provenant du parc.

Thème 3 : le désastre du parc

Question 5: Arrivent-ils que les animaux ravagent voscultures ?

Tableau n°08 : le désastre du parc

 

 

 

Occurrence

Effectifs

Pourcentage

Oui

76

77,6

Non

22

22,4

Total

98

100

Source : nos enquêtés

Dans ce tableau découle les résultats selon les quels 77,6% de nos enquêtés ont déjà été victime des animaux en provenance du parc qui ravagent des cultures  et 22,4% n'en ont pas encore été victime.

Thème 4 : Apport du tourisme

Question 6: comment le revenu issus du tourisme contribuent au développement de la population ?

Tableau n°08 : contribution du parc au développement

 

 

 

Apport du tourisme

Effectifs

Pourcentage

construction des écoles et centres de santés

32

32,6

aménagement des routes de dessertes agricoles

6

6,1

financement des barrages hydro-électriques

53

54

construction des bornes fontaines

7

7,1

Total

98

100

Source : nos enquêtés

En faisant la lecture de ce tableau, nous remarquons que 32,6% confirment que le tourisme contribuent au développement de la population en finançant la construction des écoles et de centres de santés ; 6,1% de nos enquêtés trouvent que c'est en aménageant les routes des dissertes agricoles que le tourisme contribuent à son épanouissement ; 54%avouent que le revenu issus du secteur touristique financent des barrages hydro-électrique en construction (barrage de Matebe en territoire de Rutshuru et celui de Mutwanga en Territoire de Lubero)  et 7,1% disent que le tourisme participe à la construction des bornes fontaines.

Question 7: si autres les quels, citez en au moins quelques un

Tableau n°09 : apports supplémentaires du tourisme

 

 

 

Autres apports

Effectifs

Pourcentage

appuis aux organisations non gouvernementales

7

7,1

appuis aux agriculteurs

12

12,2

paiement prime garde parc

75

76,5

appuis aux associations

4

4,1

 

 
 

Total

98

100

Source : nos enquêtés

A la lecture de ce tableau, nous remarquons que 7,1% confirment que le tourisme vient en appuis aux organisations non gouvernementales, 12,2% montrent que le tourisme vient en appuis aux agriculteurs ; 76,5% de nos enquêtés disent que le tourisme participe a la paye de prime de personnes chargés de protéger la nature (gardes parc) et la dernière catégorie des nos enquêtés soit 4,1% trouvent que, le tourisme vient en appuis aux associations locales.

Question 8: comment la population entre en contact avec les touristes ?

Tableau n°10 : contact ente population-touristes

 

 

 

voies de contact

Effectifs

Pourcentage

conférences

5

5,1

Débat

7

7,1

entretien collectif

7

7,1

visite guidée personnelle

59

60,2

Sport

8

8,2

distributions de dons par les touristes

12

12,2

 
 
 

Total

98

100

Source : nos enquêtés

Il ressort de ce tableau que le plus grand de nos enquêtés soit 60,2% entrent en contact avec les touristes en effectuant des visites personnelles qui sont guidées ; 12,2% approuvent qu'ils entrent en contact avec les touristes lors des distributions des dons effectués par ces derniers ; 8,2% trouvent que seul le sport les rapprochent de touristes ; 7,1% de nos enquêtés confirment que c'est en effectuant des entretien collectif et débat que la population entre en contact avec les touristes  et en fin la dernière catégorie soit 5,1% entre en contact avec les touristes au voie des conférences.

Question 9: comment la population perçoit-elle le tourisme ?

Tableau n°11 : perception du tourisme vis-à-vis de la population

 

 

 

Considération du tourisme par la population

Effectifs

Pourcentage

Futilité

22

22,4

secteur régénérateur des revenus

53

54

secteur qui valorise le patrimoine mondial

5

5,1

organe d'aide

3

3,1

organe constitue par des étrangers

3

3,1

secteur clé de développement

12

12,2

Total

98

100

Source : nos enquêtés

Au vu des résultats du présent tableau, il ressort que 54% de nos enquêtés soient 53 répondant montrent comment le tourisme est un secteur qui régénère des revenus ; 22 répondants soit 22,4% trouvent que le tourisme n'a aucune importance à leurs yeux ; 12,2% trouvent que le tourisme est un secteur clé assurant le développement, dans cette mêmeperspective5,1% disent que le tourisme valorise le patrimoine mondial et 3,1% confirme que le tourisme est un organe d'aide.

Thème 5 : Relation entre parc-population

Question 10: Quelles sont les sources de conflits entre parc-population ? Enumérez-en au moins deux

Tableau n°12: Origine des conflits entre parc-population

Sources de conflits

Effectifs

Pourcentage

déboisement

13

13,3

délimitation incontrôlée du parc

2

2

commercialisation de la viande

6

6,1

Gestion unilatérale du parc

2

2

braconnage

7

7,1

les bêtes qui ravagent des cultures

46

47

animaux féroces en divagation

7

7,1

insectes dangereux proviennent du parc

2

2

envahissement de parc par la population

7

7,1

non dédommagement de la population

2

2

arrestation arbitraire de la population par les gardes parcs

1

1

spoliations de terres des habitants

3

3,1

Total

98

100

Source : nos enquêtés

Comme l'indique ce tableau,, 13,3% de nos répondants attestent que le conflit qui oppose la population au parc est le déboisement, et d'autres trouvent que les sources de conflits entre parc-population sont dit respectivement à ou aux: délimitation incontrôlée du parc (2%) ; commercialisation de la viande des animaux sauvages (6,1%) ; gestion unilatérale du parc c.à.d. la non implication de la communauté locale dans la gestion du parc (2%) ; la chasse illicite (braconnage 7,1%) ; les bêtes sauvages qui ravagent des cultures (47%), animaux féroces en divagation (7,1%) ; insectes dangereux en provenance du parc causant certaines maladies (2%) ; envahissement du parc par la population (7,1%) ; non dédommagement de la population après que cette dernière ait été victime des animaux qui ravagent des cultures (2%) ; arrestation arbitraire de la population par les gardes parcs (1%) ; et en fin la spoliation des terres des habitants vivant aux alentours du parc (3,1%).

III.3. DISCUSSIONS DES RESULTATS

Dans cette section, nous allons confronter les résultats de notre étude à la théorie agencée précédemment.

Rappelons que ce travail s'est procuré tout particulièrement le souci d'analyser l'apport du Parc National de Virunga au développement socio-économique des populations du territoire de Rutshuru. Cette critique va soulever les points forts et les points faibles caractérisant cette dernière.En effet, à l'issue del'analyse de la contribution de parc National de Virunga à la situation socio-économique de la population ; trois points forts nous ont marqué:

1) La participation de revenus touristiques dans le financement des barrages -hydroélectriques (54%)

2) L'intervention du parc dans le domaine de la Recherche Scientifique (54%) et

3) Surtout que la grande partie de revenu issu du tourisme intervient dans la paye des agents chargés de la protection de la nature.

Néanmoins, plusieurs points faibles caractérisent l'aspect négatif de l'apport du Parc aux attentes de la population et constituent ainsi même les principales sources des conflits entre le parcet cette dernière.

- Les bêtes qui ravagent des cultures (47%)

- Le déboisement (coupe de bois dans le parc) (13,3%)

- Animaux féroces en divagation (7,1%)

- Braconnage (chasse illicite effectuée par la population) (7,1%)

- Commercialisation de la viande des animaux sauvages (6,1%)

Pour ne citer que le plus cité.

CONCLUSION GENERALE

Nous voici au terme de ce travail intitulé : « l'apport du Parc National de Virunga au développement socio-économique des populations du territoire de Rutshuru ».

En rappel, pour mener bien ce travail, nous nous sommes posé des questions ci-après :

ü Quelle serait la contribution de ce parc sur le développement socio-économique de la population riveraine ?

ü Comment la population riveraine apprécie-t-elle l'apport du parc à l'égard de ses conditions de vie?

ü Quelles sont les attentes de la population de Rutshuru vis-à-vis du barrage de Matebe en pleine construction?

Partant de ces trois questions posées ci-haut, nous avons émis les hypothèses suivantes :

ü Le parc de Virunga contribuerait aux développement des populations de Rutshuru dans l'accomplissement des activités purement communautaires comme celles qui cadreraient avec la construction des écoles, de dispensaires, de centres de santés, de Règlements de conflits entre les communautés locales, d'intégration de la communauté locale dans la gestion du Parc et la création d'emplois aujourd'hui estimé a plus de 3000 selon le rapport de l'ICCN publié par Gratien Bashonga et Marc Languy.

ü A l'égard de ses conditions de vie, Les populations riveraines trouveraient l'apport du Parc National de Virunga insignifiant et insatisfaisant dans la mesure où elles se verraient confrontées aux plusieurs problèmes notamment ceux liés à l'insatisfaction de ses besoins primaires (Education, nourritures, logement, habillement,...).

ü Avec la construction du nouveau barrage hydro-électrique de Matebe, la population de Rutshuru se verrait servit un courant alternatif continu qui la permettra de cesser avec le phénomène makala et Créerait plus d'emplois pour les communautés locales.

Pour atteindre les objectifs de notre travail, nous avons recouru aux méthodes et techniques qui sont bien épinglé dans la partie introductive de notre troisième chapitre.

Le présent travail est subdivisé en trois chapitres hormis l'introduction et la conclusion ; le 1er chapitre se focalise sur la théorie générale de parcs; le second parle de la présentation du Parc National de Virunga avant de chuter sur le dernier qui se consacre a à l'Analyse, au traitement des données et à l'interprétation des résultats.

A l'issue de notre analyse sur l'apport de Parc National de Virunga sur la situation socio-économique des populations de territoire de Rutshuru, nous sommes aboutis aux résultats suivants :

ü L'apport de parc national de Virunga à la population du territoire de Rutshuru par apport a ses attentessur plan communautaire : la construction des écoles, de dispensaires, de centres de santés, le Règlements de conflits entre les communautés locales, l'intégration de la communauté locale dans la gestion du Parc, n'est pas significatif tel queconstaté dans le tableau 7, 8 et 9.

C'est ainsi que notre première hypothèse vient d'être infirmé

ü La population trouve l'apport du parc insignifiant et insatisfaisant dans la mesure où le parc n'intervient pas au niveau de chaque ménage pour satisfaire des besoins primaires.

C'est ainsi que nous confirmons notre deuxième hypothèse.

ü Comme l'a confirmé notre population, Les revenus issus du tourisme contribuent à 54% au financement des barrages hydro-électriques en pleine construction dans les territoires de Rutshuru et Lubero tel que décrit dans le tableau 8, Nous osons croire qu'à l'issu des travaux, la population mettra fin au phénomène Makala et trouvera d'emploi.

C'est ainsi que nous confirmons notre troisième hypothèse.

Toutefois, nous ne pouvons pas affirmer que ce travail est exceptionnel et complet ; nous reconnaissons que nous sommes limités et que toute oeuvre humaine n'est pas parfaite.

BIBLIOGRAPHIE

A. Ouvrages

BALOLE E. & BOENDI S. « l'implication des communautés locales dans la protection u parc National de Virunga. Editions losane, paris 2008

BASHONGA G. : «  secteurs productifs du parc National de Virunga » : Editions www.eastern africaregional, Edition Nairob, Kenya

BOENDI L. et Walter DZIEDZIC: «  La problématique de l'approvisionnement en bois en zone limitrophe du Parc National de Virunga » Editions lannoo sa, tielt, 2006

BOUDONF. Les environs de paris : « Histoire, monuments, paysages, Versailles, saint-cloud, fontainebleau, Rambouillet. » éditions belin, paris (2009)

BURIDANT J. « chasse, cuniculture et ornement, le bois dans les parcs » éditions belin, paris (2009),

LANGUY M. & DEMERODE E. «  Virunga survie du premier parc d'Afrique » Editions lannoo sa, tielt 2006

LANGUY M. ; Institut des Parcs nationaux du Congo,ý 1937-1949. , Bruxelles, avril 2005.

LANGUY M.et KUJIRAKWINJA D. « la pression des pêcheries légales et illégales sur le parc National de Virunga » Editions lannoo sa, tielt, 2006

MUGHANDA, M. 1993, « Quelques problèmes d'environnement au Zaïre : occupation humaine et gestion des sols au Kivu d'altitude, » in Revue Amuka, 17ème année, n°36/1993,

MWIR R. & de MERODE E. « La gestion de la crise au parc national de Virunga » Editions lannoo sa, tielt, 2006

MWIR R. & de MERODE E. « La gestion du parc national de Virunga » .Editions Nasser road ; kampala sa, tield, 2009

SIRADIOU D. et Malu-Malu J. A.), « Parc des Virunga », in La République démocratique du Congo aujourd'hui, Éditions du Jaguar, Paris, 2006

VERSCHUREN, J. 1993. « Les Habitats et la Grande Faune: Evolution et Situation Récente ». Exploration du Parc National des Virunga (Zaire), Fascicule 29.

WILLIAM R., «  Les aires protégées et les communautés locales », Bulletin n°73, Août 2003

II. Cours, TFC, Mémoire et Rapports

KISANGANI ENDANDA, ALBANZ KABAYA notes de cours : « initiation à la recherche scientifique » note de cours ULPGL/G1 Economie, Edition 2007

KISANGANI ENDANDA., notes de cours : Méthodologie de recherche en sciences sociales, Cours Inédit, G2 FSEG, UNIGOM, 2011-2012

Tables de Matières

INTRODUCTION 1

0. PROBLEMATIQUE 1

0.1. HYPOTHESES 2

0.2. OBJECTIFS DU TRAVAIL 3

a) Sur le plan personnel 3

b) Sur le plan scientifique 3

c) Sur le plan pratique 3

0.3. METHODOLOGIE DE RECHERCHE 4

0.4. DELIMITATION DU SUJET 4

0.5. SUBDIVISION DU TRAVAIL 4

CHAP. I. THEORIES GENERALES SUR LES RESERVES 5

1. GENERALITES SUR LES RESERVES 5

DEFINITION DES CONCEPTS 5

A. Le Parc 5

0. EVOLUTION DE PARC AVEC LA REVOLUTION INDUSTRIELLE 5

0.1. Les parcs naturels 5

0.2. Les parcs Nationaux 6

0.3. Parcs Régionaux 6

0.4. Parcs paysagers 7

0.5. Parcs urbains 7

Evolution 8

Du devenir des Parcs 8

B. Réserves 8

CHAP II. PRESENTATION DU PARC NATIONAL DE VIRUNGA 20

0.1. présentation du milieu d'étude 20

0.2. Cadre de la conservation 21

0.3. Climat 23

II.1. Historique 23

II.2. LES MERVEILLES DU PARC NATIONAL DE VIRUNGA 23

Mammifères vivant dans le parc 23

1.1. Oiseaux 24

1.2. Flore 25

1.3. Tourisme généré par les gorilles 25

1.4. Environnement et sécurité 25

Réserves pétrolières. 26

II.3. CADRE LEGALE DE LA CREATION DU PARC 27

II.4. LES ANNEES DIFFICILES DU PARC 28

La Crise Au Parc National De Virunga 28

II.5. PARC NATIONAL DE VIRUNGA, PATRIMOINE MONDIAL 29

CHAP III. ANALYSES DES DONNEES ET INTERPRETTION DES RESULTATS 31

III.1. considérations méthodologiques 31

III.1.1 Technique de collecte des données 31

III.1.2. Population et échantillon d'étude 31

Tableau n°02 : répartition des enquêtés selon l'âge 31

Tableau n°03 : répartition des enquêtés selon le sexe 32

Tableau n°04 : répartition des enquêtés selon le niveau d'étude 32

III.2. Présentation des résultats 32

Tableau n°05 : Nécessité de la protection des aires protégées 33

Tableau n°06 : plus value du parc 33

Tableau n°07 : bénéfices tirés du parc 34

Tableau n°08 : le désastre du parc 34

Tableau n°09 : contribution du parc au développement 35

Tableau n°10 : apports supplémentaires du tourisme 35

Tableau n°11 : contact ente population-touristes 36

Tableau n°12 : perception du tourisme par la population 36

Tableau n°13: sources des conflits entre parc-population 37

CONCLUSION 38

BIBLIOGRAPHIE 40

UNIVERSITE LIBRE DES PAYS DE GRANDS LACS

« ULPGL/GOMA »

B.P. 368 GOMA

QUESTIONNAIRE D'ENQUETE

A. PRESENTATION

Nous sommes étudiant dans la faculté des sciences économiques et de gestion et nous travaillons dans le cadre de notre travail de fin du premier cycle sur un sujet intitulé « L'apport du Parc National de Virunga au Développement Socio-économique des Populationsdu Territoire de Rutshuru».

Sur ce, le présent questionnaire vise à renseigner sur la contribution du Parc National de Virunga sur le social économique de la population environnant le parc.

N.B. : Veuillez encercler la réponse que vous choisissez et/ou compléter les pointillés selon votre avis.

B. IDENTIFICATION DE L'ENQUETE

1. Quel âge avez-vous ?

a) Inférieur à 18 ans b) Entre 18 et 30 ans c) Supérieur à 30 ans

2. Quel est votre sexe ?

a) Masculin b) Féminin

3. Quel niveau d'étude avez-vous ?

a) Etudes primaires b) Etudes secondaires c) Etudes supérieures d) Autres

C. QUESTIONNAIRE PROPREMENT DIT

v Questions sur l'intuition des aires protégées.

1. connaissez-vous des aires protégées ?

a) Oui b) Non

2. pourquoi ces aires sont elles protégées?%

a) Je ne sais pas b) Patrimoine mondial c) Pour des générations futures

d) Eviter la destruction des écosystèmes e) Réserve du pays f) Richesse pour le pays

g) Intérêt pour l'Etat h) Protéger la flore et la flore

· Question sur la plus-value du parc

3. tirez-vous bénéfice de la présence du PARC?

a) Oui b) Non

Si oui le quel ?

a) De la viande b) bois de chauffage c) de l'air frais

d) pluviométrie élevée e) fournitures de semences f) construction école et centres santés

g) coupe des supports pour haricots h) fabrication de la braise i) Autres,...

· Question sur le désastre du Parc

4. Arrivent-ils que les Animaux ravagent vos cultures ?

a) Oui b) Non

· Question sur l'apport du Tourisme

5. Comment les revenus issus du tourisme contribuent au développement de la population ? 

a) construction des écoles et centres de santés b) Aménagement des routes de désertes agricoles

c) financement des barrages hydro-électriques d) construction des bornes fontaines e) Autres,...

6. Si Autres ; les quels(les) ? , citez en au moins quelques un (es)

7. Comment la population entre en contact avec les touristes ?

a) conférence b) débat c) entretien collectif d) visite (guidée) personnelle

e) sport f) distribution des dons par les touristes g) Autres, ...

8. comment la population perçoit-elle le tourisme ?

· Question sur la Relation entre Parc et Population

9. Quelles sont les sources des problèmes entre parc-population ? Enumérez en au moins deux

· Opinion de L'enquêté

10. votre avis personnel par apport a notre enquête

__________________________________________________________________________________________________________________

__________________________________________________________________________________________________________________

__________________________________________________________________________________________________________________

Encore une fois, merci pour votre disponibilité.

* 1 languy M. et de Merode E. «  Virunga survie du premier parc d'Afrique » Editions lannoo sa, tielt 2006 p. 87-98

M. Gratien Bashonga : «  secteurs productifs du parc National de Virunga » : Editions www easternafricaregional, Edition Nairob, Kenya P.22

* 2 KISANGANI ENDANDA, ALBANZ KABAYA, « initiation à la recherche scientifique » note de cours ULPGL/G1 Economie, 2007 P. 19

* 3KISANGANI ENDANDA, ALBANZ KABAYA, op cit p. 19

* 4 Les environs de paris : « Histoire, monuments, paysages, Versailles, saint-cloud, fontainebleau, Rambouillet. » éditions belin, paris (2009), 224 P ISBN 978-7011-4672-0

* 5 Buridant J., « chasse, cuniculture et ornement, le bois dans les parcs » éditions belin, paris (2009), 224 P ISBN 978-7011-4672-0

* 6 Buridant  J. : p. 220

* 7 Jérôme Buridant : op ci. P. 189

* 8Wikipedia, réserves naturelles. www.parcurbain.com/la chasse

* 9 France : conclusions et recommandation. Gibier faune sauvage, p.14 : édition Losane 2012

* 10Wikimediacommons : réserves naturelles. www.parcurbain.com

* 11Wikimediacommons : réserves naturelles. www.parcurbain.com

* 12 Les environs de paris : « Histoire, monuments, paysages, Versailles, saint-cloud, fontainebleau, Rambouillet. » éditions belin, paris (2009), 224 P ISBN 978-7011-4672-0 p.5

* 13 Languy M. et Kujirakwinja D. « la pression des pêcheries légales et illégales sur le parc National de Virunga » P. 196 Editions lannoo sa, tielt, 2006

* 14Boendi L.et Walter Dziedzic« La problématique de l'approvisionnement en bois en zone limitrophe du Parc National de Virunga » p. 206 Editions lannoo sa, tielt, 2006

* 15Chambre des représentants de Belgique. November 2012. Resolution related to the Protection of the Virunga National Park, http://www.lachambre.be/doc/fl wb/ pdf/53/2350/53k2350011.pdf#search=%22virunga%22.

* 16Chambre des représentants de Belgique. November 2012. Resolution related to the Protection of the Virunga National Park, http://www.lachambre.be/doc/fl wb/ pdf/53/2350/53k2350011.pdf#search=%22virunga%22.

* 17Commission nationale pour l'environnement de la RDC. 2013. Ressources naturelles et tourisme. Projet de loi sur les hydrocarbures.

* 18Valeur économique du Parc national des Virunga page 39

* 19Balole E. & Boendi S. « l'implication des communautés locales dans la protection du parc National de Virunga »

* 20M.  LANGUY M., Texte légal délimitant le Parc National des Virunga, WWF Fonds Mondial pour la Nature, Bruxelles, avril 2005. ( http://www.cbfp.org/tl_files/archive/thematique/rdc/wwf_virunga.pdf)

* 21Verschueren, 1993. « Les Habitats et la Grande Faune: Evolution et Situation Récente ».

Exploration du Parc National des Virunga (Zaïre), Fascicule 29. pp. 133

* 22Mughanda M. « Quelques problèmes d'environnement au Zaïre : occupation humaine et gestion des sols au Kivu d'altitude, » in Revue Amuka, 17ème année, n°36/1993, pp 69-76

* 23WRM, 2003, »Les aires protégées et les communautés locales », Bulletin n°73, Août 2003

* 24Siradiou D. & Malu-Malu J. Arthur, « Parc des Virunga », in La République démocratique du Congo aujourd'hui, Éditions du Jaguar, Paris, 2006,p. 184-187 ( ISBN  2-86950-389-X)

* 25Siradiou D. & Malu-Malu J. Arthur), « op cit » p.35

* 26Siradiou D. & Malu-Malu J. Arthur), « op cit » p. 25

* 27Mwir R. & de Merode E. « La gestion de la crise au parc national de Virunga » P. 237-244 ;in Revue Amuka, 17ème année,n°36/1993

* 28Mwir R. & de Merode E. « op cit. ». p. 210-2225

* 29 Buridant J.: p. 278







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