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L'apport de parc national de Virunga au développement social économique des populations du territoire de Rutshuru.

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par Thierry HAKIZA
ULPGL/Goma - Graduat 2014
  

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II.3. CADRE LEGALE DE LA CREATION DU PARC

La réserve de faune et de flore portant le nom de « parc national de Virunga » jadis « parc national Albert » (PNA) a été créée par décret le 21 avril 1925, dans une régionparticulièrement remarquable pour sa faune et sa flore présentant un intérêt scientifique spécifique et englobant les volcans éteints Mikeno, Karisimbiet Visoke.

Le décret du 18 aout 1927 étendait la réserve parc national Albert aux versants sud-est des monts Visokeet Karisimbisitués dans un des deux territoires sous mandat belge depuis 1919, le Ruanda.

Le parc National Albert qui sera rebaptisé plus tard parc National de Virunga, est ainsi le plus ancien parc national d'Afrique. C'est en effet en janvier 1926 que la Réserve Naturelle de Sabie deviendra le Parc National Kruger en Afrique du Sud.

II.4. LES ANNEES DIFFICILES DU PARC

v La Crise Au Parc National De Virunga27(*)

Les racines récentes de la crise au PNVi sont en grande partie politiques et trouvent leur origine dans l'emplacementmême de Virunga au coeur de la région des grands lacs, pris dans un contexte sociopolitique extrêmement instable décrit par Kalpers et Mushenzi.

L'exploitation des ressources naturelles joue un rôle significatif dans la nature et l'étendue de la guerre civile et expose d'avantage les ressources du parc national aux effets de la guerre (Nations unies 2001).

Les crises sont habituellement des évènements inattendus ; associés à une menace sur la stabilité (Davies et Walters ; 1998). Pour la seule année 2014, il y a eu treize attaques armées de postes de patrouille et des stations des parcs avec ; comme conséquences ; trois gardes tués ou blessés, un poste de patrouille complètementdétruit et les autres gardes de la zone affectée totalement dépourvude nourritures et de logements. Ces évènements ont eu un impact marqué sur le moral de tous les gardes du parcet ont gravement perturbé leur capacité d'accomplir leurs fonctions. L'ICCN n'a pas été à mesure de répondre efficacement à cette situation de crise malgré les secours humanitaires d'urgences apporté par des partenaires internationaux. On estime que, depuis le génocide Rwandais de 1994, les crises successives ont contribués à la mort de près de 100 gardes.

Une crise n'entraine pas nécessairement des conséquences mais si elle s'accompagne d'incertitudes, les ressources de l'organisation responsable peuvent être trop sollicitées pour qu'elle puisse gérer efficacement la situation (stub bard, 1987). De plus, le temps de réaction est critique, et si les mesures correctes tardent à se mettre en place, cela peut provoquer une augmentation rapide des couts de gestion. En règle générale, le manque de plan d'urgence pour réagir à des évènementsimprévus, combinés aux faiblesses financières, institutionnelle et politique d'une agence gouvernementale et de ses partenaires de la société civile, rend une institution structurellement incapable de faire face à une crise. Des réponses données au trois crisesrécentes, furenttrès efficace grâceà la planification et à la mise en oeuvre minutieuse d'un plan convenu et les deux autres furent des échecs. Nous allons décrire et analyser les trois cas et tirer les leçons de leurs résultats.

ü Le premiercasconcernela destruction systématique de l'habitat de gorilles par des fermiers rwandais en juin 2004.

ü La deuxième crise est celle de Mikeno : une de plus grandes crises au parc des Virunga du début des années 2000 est la crise dite dd Mikeno lorsqu'en mi-juin 2004, plus de 1500ha de foret de montagne ont été déboisés par des paysans venant essentiellement du Rwanda voisin.

ü La crise de L'ANTHRAX : en octobre 2014, la presse ougandaise rapportait que 126 hippopotames étaient morts en un mois d'une mystérieuse maladie en Ouganda, et que deux personnes qui avaient mangé de cette viande étaient aussi mortes de ce qui ressemblait à une infection virale. On pouvait lire que ces hippopotames étaient morts à Katako, sur les rives nord du lac Edouard, dans la rivière Kyamdura, à Kashaka; à Kasenyi et dans le Kazinga Channel ; entre le lac Edouard et le lac Albert le long de la frontière Congolaise.

ü La crise de KANYABAYONGA : après plusieurs semaines de tentions croissante dans la province Orientale du Nord Kivu, des renforts militaires envoyés par Kinshasa engagèrent des hommes de l'armée congolaise ; l'aile militaire du Rassemblement Congolais pour la Démocratie, un ancien mouvement congolais rebelle allié au Gouvernement rwandais.

Les combats ont éclaté officiellement le 15 décembre 2004, forçant quelque 35000 personnes à fuir leurs maisons. Mais beaucoup s'étaient enfuis trois ou quatre jours plus tôt en direction du Nord, vers Kayna et Kirumba, tandis que d'autres se dirigeaient vers le sud, vers Mabenga et Rutshuru. Parmi ceux qui durent s'enfuir, il y avait les 147 gardes de l'ICCN ; accompagnés de 519 femmes et enfants basés au quartier général du parc, à Rwindi, situé à moins de dix kilomètres de Kanyabayonga. Ils quittèrent à pied le 12 en raison de l'insécurité qui croissait rapidement et se dirigèrent vers Kibirizi, Vitshumbi et Kiwanja.

Avant de quitter, les gardes se débarrassèrent de toutesleurs uniformes et de leur équipement, de crainte d'être confondus avec des militaires et pris pour cibles le long de la route. Apres avoir trouvé refuge dans des villes ou des villages, les gardes et leurs familles rencontrèrent de nombreuses difficultés dues au manque général de nourriture. Ils dépendaient fortement de la bonne volonté des membres des communautés locales qui étaient déjà eux-mêmes fort affectés par les effets néfastes de la prise des combats et luttaient pour leur propre survie28(*).

* 27Mwir R. & de Merode E. « La gestion de la crise au parc national de Virunga » P. 237-244 ;in Revue Amuka, 17ème année,n°36/1993

* 28Mwir R. & de Merode E. « op cit. ». p. 210-2225

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