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La victimisation du personnage féminin dans Walaandé, l'art de partager un mari et Munyal, les larmes de la patience de Djaili Amadou Amal


par Germaine DANGA MOUDA
Université de Maroua - Master2 2021
  

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Chapitre 1.Les sources de victimisation de la femme dans le corpus

En fonction de la société dans laquelle l'auteur est originaire, la réalité ressort toujours en fonction du regard du spécialiste, mais l'image de la femme a été présentée par les auteurs francophones, ou plus précisément ceux de la littérature africaine écrite, sous forme d'un dénominateur commun. Le dénominateur désigne de facto un ensemble de constellations et de représentations liées au type de société et qui offre aux auteurs une certaine représentation de la femme. On peut donc se poser la question de savoir comment la femme est-elle présentée dans la littérature africaine. L'image de la femme telle que présentée par les auteurs est- elle une description, une projection ou une construction ?

Partant du postulat selon lequel la littérature et la société sont deux mondes intimement liés, des lieux où les auteurs puisent généralement leur inspiration, leur motivation, leur environnement empirique, l'on peut fondamentalement prendre l'oeuvre littéraire comme une construction. L'oeuvre littéraire étant un produit de la société, qui ressort une réalité, on se demande si cette réalité est une découverte ou une invention. Autrement dit, l'oeuvre littéraire peut-elle refléter la réalité ou alors elle la construit ? La représentation du quotidien de la femme dans la littérature féminine camerounaise remonte au premier texte écrit par une femme. Il s'agit de Ngonda de Marie Claire Matip. Ce texte retrace le quotidien d'une jeune femme. Les événements qui ont marqué son enfance sont consignés dans ce roman. Bouclée au foyer, surexploitée au travail, éloignée de la décision politique, niée dans sa sexualité, conditionnée par la culture et la tradition dans l'Afrique traditionnelle, la femme apparaît comme un être enfermé. C'est ce qui amène Pascal BekoloBekolo à affirmer que « la littérature féminine est un concert de cris de femmes suffoquées par leur enfermement. Une littérature de claustration. » (Bekolo, 1997 : 99)

Différentes configurations de la situation de la femme ressortent dans les romans de Djaïli Amadou Amal. Ce chapitre entend ressortir les facteurs socioculturels qui permettent de maintenir la femme dans sa situation de captivité. Ainsi, nous analyserons à partir des ressources textuelles les croyances et les textes sacrés, puis les cultures du peuple en présence, facteurs d'avilissement du personnage féminin.

1.1. Les croyances et les textes sacrés

Léopold Sédar Senghor (1945) magnifiait la femme africaine dans son poème « Femme nue, femme noire». L'image faite d'elle y est idéalisée. Toutefois, avec la nouvelle génération d'écrivaines telles que CalixtheBeyala, Leonora Miano, ou encore FatouDiome, la représentation de la femme laisse paraître qu'elle oscille entre autonomie et asservissement. Elles décrivent le rôle de la femme dans l'Afrique contemporaine. Elles montrent la femme évoluant dans des contextes violents et des espaces rongés par le chaos et des dérives qui relèvent de l'imaginaire des peuples. La femme y est traditionnellement représentée dans le rôle de victime. C'est dans cette veine que se situe le style scriptural de Djaïli Amadou Amal dans Walaandé. L'art de partager un mari et Munyal. Les larmes de la patience.

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"Les esprits médiocres condamnent d'ordinaire tout ce qui passe leur portée"   François de la Rochefoucauld