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La victimisation du personnage féminin dans Walaandé, l'art de partager un mari et Munyal, les larmes de la patience de Djaili Amadou Amal


par Germaine DANGA MOUDA
Université de Maroua - Master2 2021
  

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1.2. L'imposition du respect et des lois de la société peule à la femme

L'imposition du respect et des lois traditionnelles passe par la soumission. Le Petit Robert donne plusieurs définitions : La soumission, c'est le fait de se soumettre, d'être soumis (à une autorité, une loi), avec toute une obéissance et sujétion : « la soumission filiale à l'autorité souveraine de l'Eglise ». Une autre définition : la soumission, c'est l'état d'une personne qui se soumet à une puissance autoritaire. Une personne qui se trouve dans une disposition d'accepter la dépendance et de vivre dans l'air de soumission. En ce qui concerne la relation homme/femme, en situation de vie conjugale, la soumission veut dire l'obéissance absolue de la femme à son mari dans le contexte traditionnel. À ce propos, KembeMilolo affirme que : « L'obéissance au mari est une tradition qui répond à la nature. C'est un penchant naturel de la femme de se mettre consciemment ou inconsciemment à la volonté de son mari » (KembeMilolo, 1985 : 178).

Dans le contexte traditionnel africain, la soumission obéit à une perception particulière, car la soumission est considérée comme une des qualités les plus appréciées chez la femme. Ainsi selon les traditions, l'épouse idéale se distingue par sa docilité, son obéissance et sa soumission. Une attitude qui se conforme aux normes sociales observées par tout le monde. Dès le bas âge, toutes les formations que la jeune fille reçoit visent à enraciner chez elle ces principes. Dans cette formation participent non seulement la mère ou les parents proches mais également les parents éloignés : les tantes, les oncles, etc. Ils répètent les mêmes conseils, les mêmes recommandations le jour du mariage et la nuit des noces. Quand la mariée rejoint le domicile conjugal, elle reçoit des conseils dans ce sens. Dans leurs voeux, leurs souhaits d'une vie conjugale heureuse à leur fille, les parents lui font une recette des devoirs : elle doit être patiente, douce, aimable, compréhensive. Dans la structure traditionnelle de la société, dans laquelle la femme éternellement mineure et soumise, l'homme est toujours dominant. Ainsi, à l'opposition de la soumission féminine se pose la domination masculine. L'homme est maître et seigneur. La vie lui donne tous les droits. Il fait ce qu'il veut : lui, il ordonne et elle, elle exécute ses ordres sans la moindre résistance, même les plus capricieux. Comme le constate LilyanKesteloot : « Il était le maître et le seigneur. Il se déshabillait où il voulait, s'installait où il voulait, mangeait où il voulait, salissait ce qu'il voulait. Les dégâts étaient aussitôt réparés sans murmure. Dans ce foyer, on prévenait ses moindres désirs » (LilyanKesteloot, 2001 : 129).

Il est notable que les oeuvres de Djaïli mettent en scène des femmes soumises à des injonctions de genre dont elles ne peuvent se départir, ainsi qu'avec une société dans laquelle les traditions pèsent encore très lourd. De la même façon, les oeuvres dépeignant des temps et comportements révolus, livrent une peinture des anciennes mentalités et pratiques non désirantes, soulignent explicitement l'asservissement des femmes par une société traditionnelle patriarcale.

Malgré que les sociétés représentées dans Walaandé. L'art de partager un mari et Munyal. Les larmes de la patience soient citadines, elles restent caractérisées par l'observation stricte des coutumes. Les personnages qui s'y meuvent ne sont pas scolarisées et certaines innovations sont limitées sinon refusées. La culture est passée de génération en génération et protégée. Toutefois, l'on constate que la vie d'une fille est programmée et sa destinée, déterminée par un certain nombre d'éléments relevant de la culture.

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"Ceux qui rêvent de jour ont conscience de bien des choses qui échappent à ceux qui rêvent de nuit"   Edgar Allan Poe