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Analyse critique de la bancassurance au cameroun

( Télécharger le fichier original )
par Francis Valery Beukam
Institut des relations relations internationales du cameroun - DESS 2006
  

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ASSURANCE

· Placements

· Financements

· Assurances

· Intermédiation

· Conseil

· gestion

SOURCE: Economic Briefings N°12, Octobre 1999

Les ménages et les entreprises ont désormais le choix entre souscrire une police d'assurance vie auprès d'une société d'assurance et épargner auprès d'une banque. Dans chacun des cas, ils renoncent à une maximisation actuelle de la consommation, afin de pouvoir faire face à des dépenses prévues ou imprévues à l'avenir. En d'autres termes, épargner et s'assurer permettent de régler les dépenses futures, à la différence toutefois que l'épargne bancaire peut ne pas suffire pour couvrir les besoins, alors que l'assurance peut en général aussi compenser des pertes de revenus. Une autre différence entre l'épargne et l'assurance réside dans la souplesse. Si le besoin ou la capacité d'épargner ou d'assurer change, il est possible d'adapter immédiatement l'épargne, tandis que les primes, du moins celles des polices classiques, doivent être payées jusqu'à l'expiration du contrat.

P2 La gestion des ressources collectées par les intermédiaires financiers

Les services financiers contribuent à employer les ressources de manière plus efficace. Les recettes et les dépenses des ménages, des entreprises et des pouvoirs publics dégagent des excédents. Comme ces excédents se produisent à des moments différents et que leurs montants varient, les intermédiaires financiers mettent à profit ces soldes excédentaires, afin de dégager, à long terme une utilité publique maximale. C'est ici qu'interviennent les banques et les assurances, entre l'offre d'argent provenant de l'épargne et des primes. Ce faisant, elles assument diverses fonctions : la transformation de liquidités, la transformation des risques et la transformation des informations comme le présente la Figure 2. Les banques et les assurances harmonisent l'offre et la demande d'argent.

Les banques transforment les risques par le biais des taux d'intérêts. Les risques doivent être choisis de telle sorte que chaque classe de risque supporte elle-même ses propres défaillances. Les banques peuvent aussi pratiquer une politique de provisions et de fonds propres appropriés, de manière à compenser la perte éventuelle.

Pour leur part, les sociétés d'assurance transforment les risques, en les sélectionnant, en les regroupant, et en amassant des capitaux constitués par les primes versées par les clients, et destinés à couvrir les créances découlant des polices d'assurance. Les banques et les sociétés d'assurance sont parfaitement au courant des caractéristiques de l'offre et de la demande d'argent. Elles valorisent ces informations et les exploitent dans le cadre de la fourniture de leurs services. Autrement dit, les banques et les sociétés d'assurance transforment des informations pour créer de l'utilité.

Figure 2 : Fonction des intermédiaires financiers

Fonction d'intermédiaire

Transformation de liquidités

Transformation des risques

Transformation des informations

Intermédiation entre l'offre et la demande d'argent

Sélection des groupes de risque

Transformation des échéances

Source: Economic Briefings N°12, Octobre 1999

S 2 - La place de l'épargne dans les produits d'assurance

Les métiers de banque et d'assurance possèdent des éléments communs parmi lesquels on peut citer la relation de proximité, les similitudes dans la nature de la clientèle, la technicité des produits et la maîtrise des techniques financières. Pour bien comprendre la convergence entre les deux entreprises, il convient d'analyser la substituabilité des produits proposés par chacun des deux secteurs et d'analyser les produits modernes d'assurance qui se rapprochent des produits d'épargne bancaire.

P1-La substitution au niveau des produits proposés par les deux institutions.

La frontière entre les produits bancaires et les produits d'assurance est quelques fois difficile à tracer ou perceptible. Dès lors, une compétition s'installe entre les compagnies d'assurance et les banques, chacune d'elles voulant multiplier les stratégies pour obtenir la plus grande partie de l'épargne des ménages.

Avant, les produits d'assurance vie traditionnels manquaient de flexibilité c'est-à-dire que le souscripteur d'assurance devait respecter les échéances de payement des primes, et n'avait pas droit à une avance avant le terme du contrat ; également, il était difficile pour un assuré de comparer le rendement de son investissement en assurance vie avec les autres formes de placements. De même, les différents chargements 5(*)pour frais de gestion n'étaient pas communiqués aux souscripteurs. Aujourd'hui, les assureurs ont mis sur le marché des produits novateurs susceptibles de concurrencer les produits d'épargne classique. Ils ont compris qu'il fallait moderniser leur gamme, et ont ainsi conquis une part beaucoup plus importante du marché de l'épargne, en proposant des produits modernes qui pallient les inconvénients pesant sur les formules classique d'assurance vie.

P2-Les produits modernes d'assurance.

Ils sont plus proches de l'épargne bancaire. Nous parlerons des produits d'assurance « universal life « et de l'assurance vie en unité de compte

A-les produits d'assurance «  universal life »

C'est l'innovation la plus significative sur le marché de l'assurance vie. Dans ce contrat d'assurance, le souscripteur du contrat d'assurance peut décider d'une part de la prestation qu'il souhaite et du montant de la prime qu'il désire verser. Ce produit apparu sur le marché américain durant les années soixante dix, au moment où les banques et les assurances se concurrençaient dans le domaine de l'épargne a connu un succès éclatant. Le succès de ce type de contrat réside dans ses deux grandes caractéristiques : la transparence et la flexibilité qui le distingue des produits d'assurance traditionnels.

I - La transparence

Ce contrat d'assurance a pour but de mettre en évidence la partie épargne et le rendement de l'assurance vie , donnant alors plus d'élément de comparaison avec l'épargne bancaire. Pour atteindre ce but, la prime est décomposée en trois parties :

- la prime d'épargne, dont l'accumulation capitalisée constitue la réserve mathématique ou compte d'accumulation.

- La prime de risque qui sert à couvrir le risque proprement dit

- Les chargements et taxes

Le souscripteur d'assurance connaît par conséquent, quelle partie de son versement total est destinée à couvrir les frais de l'assurance et les impôts, quelle autre partie est utilisée pour la couverture du risque et quelle fraction est ajoutée à ce qui est dénommée son compte d'accumulation.

II - La flexibilité

Le produit « Universal life » instaure la flexibilité. Il permet au souscripteur d'assurance de modifier le capital assuré et, dans certaines limites, le paiement des primes. Il permet d'effectuer des retraits. Ce produit ouvre une concurrence au produit d'épargne bancaire classique, car l'assuré peut faire des versements et des retraits quand il désire .

B- l'assurance vie en unité de compte

Elle apporte une réponse aux reproches formulées aux produits d'assurance traditionnels. Dans ce nouveau contrat, la prime d'épargne est versée intégralement sous forme d'unité de compte dans un fond indépendant. Les prestations assurées peuvent être libellées en unité de compte. Les revenus de placement profitent entièrement au souscripteur, à charge pour lui d'en supporter le risque de placement. L'assurance vie libellée en unité de compte se différencie de l'approche classique, essentiellement en raison de l'élément épargne.

Le marché des produits financiers est le théâtre de grandes manoeuvres de la part des banquiers et des assureurs. Tantôt, ils se livrent à une concurrence effrénée pour attirer l'épargne des particuliers et des entreprises, à l'aide des produits qui ne diffèrent presque plus que par le nom, tantôt ils emploient leur synergie pour s'afficher conjointement au travers de réseaux de

bancassurance distribuant les produits des uns et des autres

P3- La comparaison entre les produits d'assurance vie et les produits d'épargne bancaire

Traditionnellement, l'épargne bancaire entraîne des versements, des retraits et la rémunération à travers le compte d'épargne. Aujourd'hui, les produits d'assurance vie offrent toutes ces alternatives au souscripteur de contrat d'assurance.

Certains contrats d'assurance vie sont constitués aujourd'hui de telle sorte que, l'épargne peut être disponible. L'assuré peut bénéficier d'une avance6(*) sur son contrat, a la possibilité de faire un rachat partiel7(*) ou un rachat total8(*) et peut bénéficier de crédits auprès de sa société d'assurance.

Comme on le verra schématiquement, les banques et les sociétés d'assurance proposent des produits substituables avec des terminologies différentes.

TABLEAU I : les termes sensiblement équivalent utilisés par les banquiers et les assureurs.

Banque

Assurance

Epargne

Prime

Retrait

- Avance

- rachat partiel

Intérêt compte d'épargne

- bénéfices financiers

- bénéfices techniques

Clôture de compte

Rachat total du contrat

Frais de tenue de compte

Chargement de gestion

Source : construit à partir de nos enquêtes

Les produits d'assurance vie peuvent se substituer aux produits d'épargne bancaire. C'est l'une des motivations des banques à se lancer dans la commercialisation des produits d'assurance.

* 5 Les chargements sont les majorations de la prime pure dont la vocation est de couvrir les frais d'acquisition (commissions versés aux intermédiaires, notamment celles versées aux banques dans le cadre de la bancassurance) et les frais de gestion salaires, fournitures, services divers).

* 6 L'avance est une partie du capital remis à l'assuré à sa demande. Cette somme doit être remboursée moyennant des intérêts

* 7 Le rachat partiel est le résultat d'une partie du capital assuré à la date de demande de l'assuré.

* 8 Le rachat total est la récupération du montant total de la valeur de rachat.

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"Tu supportes des injustices; Consoles-toi, le vrai malheur est d'en faire"   Démocrite