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L'impact de la libéralisation financière sur l'intermédiation bancaire

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par Amal Ben Hassena
Université de Sfax : Ecole Supérieure de Commerce de Sfax - Diplôme de maîtrise en Hautes Etudes commerciales 2006
  

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3- L'enchaînement des réformes : ordonnancement de la libéralisation

Théoriquement, un pays doté d'un système financier intérieur entièrement libéralisé, qui a déjà mis en place les dispositifs de protection nécessaires pour en assurer le fonctionnement efficace, pourrait passer presque immédiatement et en toute confiance à la libéralisation complète des mouvements de capitaux.

Par contre, le maintien de restrictions strictes à la plupart des formes de mouvements internationaux de capitaux jusqu'à la libéralisation réussie et complète du système financier intérieur n'est pas une stratégie généralement recommandable. La libéralisation interne et la libéralisation externe peuvent se renforcer mutuellement et bénéficier de leur déploiement parallèle.

Lorsque la préparation interne est bien avancée, on devrait être en mesure de procéder assez rapidement à une libéralisation externe essentiellement complète, c'est-à-dire en moins d'une décennie environ pour les marchés émergents les plus avancés. Lorsque l'infrastructure essentielle à un système financier libéral et stable n'est pas bien développée, la libéralisation complète, interne et externe, prendra plus de temps.

4- Les conditions requises pour la réussite de la libéralisation financière 

Plusieurs auteurs supposent l'existence d'un ensemble de conditions pour que la libéralisation financière puisse atteindre les objectifs qui lui sont assignés. Mc kinnon a avancé deux conditions essentielles pour la réussite de la libéralisation financière à savoir :

-Un contrôle plus strict des finances publiques : la libéralisation suppose la suppression de toutes sorte d'interventions et de distorsions sur le système bancaire qui est asservi au financement du déficit budgétaire et leur remplacement par d'autres sources de financement.

-Une politique monétaire plus rigoureuse : la libéralisation financière suppose un contrôle plus rigoureux du crédit bancaire.

M.Fry (1997) a préconisé aussi cinq conditions pour le succès de la libéralisation financière :

-Une régulation prudentielle et une supervision du système bancaire. 

-Un degré raisonnable de stabilité des prix.

-Une discipline fiscale qui assure l'assouplissement de la dette publique et permet d'atténuer les pressions inflationnistes dûes au financement du déficit budgétaire.

-Un système fiscal qui n'impose pas de mesures discriminatoires implicites ou explicites sur l'activité des intermédiaires financiers.

-Un comportement de maximisation du profit et une concurrence loyale entre institutions financières.

Deux autres principes ont été développés à la réponse relative à l'ordre de la mise en oeuvre des réformes. Doit on commencer à libéraliser le secteur financier avant la libéralisation du secteur réel ou le contraire ? Doit on les libéraliser simultanément ?

La réponse à de telles questions n'a pas été laissée au hasard et une convention de sagesse a été préconisée par Mc kinnon (1991) et Edwards (1987) et se résume en deux grands principes :

-Le premier principe consiste à libéraliser les mouvements de capitaux une fois le marché réformé et les taux d'intérêt élevés. Ceci suppose au préalable que le déficit budgétaire ait été maîtrisé.

-Le deuxième principe consiste à une libéralisation des échanges commerciaux par la réduction des droits de douanes et la suppression des quotas qui suppose une dépréciation du taux de change en vue de promouvoir les exportations et comprimer les importations.

La coordination de la libéralisation, interne et externe, est donc un point essentiel dans la réussite de ce processus des réformes et la transition vers une économie régie par les mécanismes du marché.

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