WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

L'impact de la libéralisation financière sur l'intermédiation bancaire

( Télécharger le fichier original )
par Amal Ben Hassena
Université de Sfax : Ecole Supérieure de Commerce de Sfax - Diplôme de maîtrise en Hautes Etudes commerciales 2006
  

précédent sommaire suivant

Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy

Chapitre 3 : la libéralisation financière et l'intermédiation bancaire

Introduction 

La déréglementation et l'innovation ont libéré des forces considérables qui continuent à influencer le mode de fonctionnement des banques et leur restructuration. Tous les systèmes financiers semblent glisser d'un système dominé par les banques vers un système dominé par les marchés. Les conséquences sont importantes et nombreuses tant au plan pratique qu'au plan théorique. L'intermédiation traditionnelle est déclinante11(*). La banque est de plus en plus une entreprise de services et de gestion des risques adossée au marché des capitaux. Notre objectif ici vise à caractériser les changements qui ont marqué la banque depuis un demi-siècle. On s'intéresse plus particulièrement à la réorientation stratégique des banques par la mise en évidence de l'affaissement de l'activité traditionnelle et à identifier aussi les nouveaux revenus et les nouveaux métiers.

Section 1 : l'activité traditionnelle bancaire et les nouvelles tendances

1- L'affaissement relatif de l'activité traditionnelle bancaire

Les banques sont un rouage essentiel des économies contemporaines. La définition de leur rôles au sein de ces économies fait apparaître la notion d'intermédiation entre agents emprunteurs et agents prêteurs.

Certes, si l'on s'en tient à une vision étroite de l'intermédiation, en cantonnant au crédit sa contribution au financement de l'économie, et aux dépôts sa collecte de ressources, alors on peut conclure à son déclin. Mais cette vision ne rend pas compte de l'évolution de l'activité bancaire. Les banques ont, en effet, dû faire face à la mutation financière ce qui leur a permis le passage d'une logique d'endettement administré à une logique de marché libéralisé12(*). Elles se sont donc adaptées au développement des marchés en faisant le levier d'activités nouvelles.

Loin de se réduire aux traditionnelles activités de collecte de dépôts et d'octroi de crédit, l'activité des banques, depuis le début des années 1990, s'appuie de plus en plus sur les marchés financiers. Les banques y trouvent des sources de financement, des opportunités de placement pour leur compte propre ou pour celui de leurs clients ; elles y interviennent en tant qu'experts financiers pour permettre l'introduction en bourse des entreprises, réaliser des opérations de montage financier, mettre en place des stratégies de couverture qui peuvent reposer sur des combinaisons complexes de contrats à terme. La banque apparaît alors de plus en plus comme une entreprise de services et de gestion des risques adossée au marché des capitaux.

Empiriquement, ce constat se fonde sur trois évolutions majeures : celle de la structure des bilans, celle de la structure des produits nets bancaires et celle des métiers. Le champ de l'intermédiation bancaire et financière s'est donc élargi et le partage du financement de l'économie entre le marché et les intermédiaires financiers demeure équilibré. Cet équilibre reflète une complémentarité fondamentale entre banques et marché que la mutation financière (globalisation financière, innovations technologiques et financières, ...) a paradoxalement rendu encore plus manifeste.

* 11 Rajan. R. (1998) : «  la banque est morte ! Vive la banque ! », L'art de la finance, les Echos, pp314-321.

* 12 Saïdane .D (2001) «  la banque commerciale traditionnelle est-elle en déclin », Finance et Développement au Maghreb n° 27 ? PP 12-34.

précédent sommaire suivant






La Quadrature du Net