WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

Couverture des opérations sur le risque de change par la BCC

( Télécharger le fichier original )
par Allamine Mahamat Mbodou
Institut Africain de Management (IAM) - MBA1 2004
  

précédent sommaire

Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy

Propositions de recommandations et suggestions à la Banque Commerciale du Chari

Propositions de recommandations

Eu égard à la couverture à terme pratiquée par la Banque, nous proposons les quatre (4) recommandations ci-dessous suivantes pour améliorer la gestion du risque de change à la BCC :

- Accroitre l'effectif du service de change ;

- Améliorer le système d'information pour disposer d'informations en temps réels ;

- Améliorer l'outil de simulation pour qu'il fournisse davantage d'états en vue d'une meilleure gestion du risque de change ;

- Revoir la pertinence, aujourd'hui, des seuils d'intervention pour la couverture des risques et dont le calcul date des années 80.

La nécessité d'une saine gestion du risque de change milite en faveur de la prise en compte des recommandations ci-dessus.

Décisions

Nous suggérons :

- Dans un premier temps, qu'il soit mis en place un comité d'étude pour approfondir la réflexion sur la mise en oeuvre de l'emprunt et avance en devises. Ce comité devra disposer de tous les moyens humains, financiers et matériels. Il fera ensuite des recommandations utiles au Directeur général de la Banque pour prise de décision ;

- Dans un second temps, il faut mettre en place les instruments techniques ou matériels que nécessité cette solution, former en interne et recruter à défaut les personnes compétentes pour une gestion du risque de change ;

- En dernier lieu, il faut utiliser de façon pleine et entière cette méthode puis en mesurer et contrôler les résultats de façon périodique.

Recommandations à l'État tchadien

L'État tchadien doit alléger le poids fiscal qui pèse sur les entreprises, ainsi que la lourdeur administrative en ce qui concerne l'implication des entreprises étrangères avec pour but le développement du marché des changes.

Le Tchad, avec les autres pays de l'espace CEMAC, rendront cela effectif en mettant sur place, à l'image de la BVMAC pour la bourse et MATIF pour le marché des termes en France, un système régulant et gérant le marché. Ainsi, ils pourront faciliter l'accès au marché des changes et encourageront par la même voie, les investisseurs et les entreprises à augmenter leur volume de transactions.

I- Recommandations aux entreprises

Les entreprises, dont le volume de transaction en devises dépasse 50% de leurs chiffres d'affaires totales, devront mettre en place un système de gestion du risque de change bien intégré à l'activité commerciale internationale qu'elles exécutent.

Quant aux plus petites entreprises, elles devront se constituer en association selon l'activité commerciale et être sous la tutelle de l'organisme qui s'en occupe au sein de l'espace CEMAC, dont le rôle principal sera de veiller à ce que les informations soient à la disposition des intervenants et cela en tout lieu et en tout temps et surtout en toute sécurité.

D'une manière générale, afin d'aider au mieux l'entreprise à gérer le risque de change, il est indispensable de suivre la démarche suivante :

· Appréhender le risque de change et le mesurer ;

· Définir une politique de couverture en fonction des objectifs et des contraintes propres à l'entreprise ;

· Choisir les moyens adéquats de couverture de risque de change.

II- Recommandations aux institutions financières

Il est grand temps que les institutions financières prennent leur responsabilité et qu'elles jouent pleinement leur rôle d'accompagnateur d'investissement et de financement. Des campagnes doivent être menées pour galvaniser le monde de la banque qui apparaît toujours comme du luxe en Afrique.

Elles doivent mener une politique sur les conséquences du risques de changes et sur les bienfaits d'une couverture.

A l'aube de la mondialisation, l'Afrique ne saurait continuer à être le lanterne rouge du monde alors qu'elle regorge de ressources naturelles et humaines capables de relever le défi économique et financier de ce nouveau millénaire.

Elle doit non seulement rattraper les entreprises des pays d'Europe, d'Asie et d'Amérique du Nord qui dispose depuis les années 70 de panoplies d'instruments des taux de change car ceux-ci reflètent le niveau d'accroissement de la volatilité des taux d'intérêt et des cours de change dans le monde, donc une autre dimension de l'incertitude à devoir gérer par les Etats africains en majorité affaiblies par les situations politiques et économiques, mais surtout les adapter aux réalités du continents.

Sans prétendre avoir fait une étude exhaustive du problème du risque de change, nous avons dit dans la première moitié de la première partie de notre mémoire qu'il a attiré notre attention parce que le risque de change entraîne les entreprises dans des situations pouvant mettre en péril leur solvabilité, leur liquidité voire leur pérennité.

Passant à la seconde moitié que nous avons traitée et qui porte sur la gestion du risque de change, nous avons tenté de voir comment les entreprises susceptibles à l'exposition du risque de change peuvent gérer de manières efficaces avec les techniques internes et celles d'assurances et bancaires.

Ceci nous a conduit à parler de la couverture sur les opérations du risque de change proposée par la Banque Commerciale du Chari qui est la deuxième partie de notre mémoire. Nous y avons dit en substance que de tous les instruments de couverture du risque de change, seul la couverture à terme est gérée à la BCC

Compte tenu de cette situation, nous avons estimé que la BCC peut introduire dans sa gestion du risque de change une technique de couverture qui est l'avance et l'emprunt en devises. Cette méthode n'est pas difficile à gérer pour la BCC qui lui suffit d'accroître son effectif du service de change et de donner une formation en ce sens aux personnels impliqués dans cette gestion.

Dans le présent document, nous nous sommes intéressé à la gestion des risques de change par les instruments de couverture. Il s'est agi de dresser le cadre conceptuel de ces méthodes. Ce rappel théorique nous a servi de miroir pour voir comment cette gestion se fait dans le cas spécifique de la BCC. Cela nous a conduit à faire une analyse-diagnostic de la couverture à terme de la BCC. Sans doute la nature de la Banque, la spécificité de son marché et la « complexité » de cette gestion, laissent apparaître un gap entre théorie et pratique.

C'est pourquoi, dans le cas du risque de change, nous avons proposé l'emprunt et l'avance en devise comme mesure complémentaire du risque de change. La BCC, qui jusque-là privilégiait la mesure de marge afin d'évaluer l'impact d'une évolution adverse des taux change sur le PNB, pourrait davantage cerner le risque de change en adoptant cette démarche.

1. Ghislaine LEGRAN et Huber MARTINI : « Management des opérations de commerce international - Import / Export », 6ème édition, Dunod, Paris 2003

2. Ghislaine LEGRAN et Huber MARTINI : « Management des opérations de commerce international - Import / Export », 7ème édition, Dunod, Paris 2005

3. Josette et Max PEYRARD : « Dictionnaire de finance », 2ème édition, Vuibert, Paris 2001

Webographie

www.bcctchad.td

www.google.fr

www.memoireonline.com

www.eur-export.com

www.cambiste.info

www.vernimmen.net

www.lesechos.fr

www.fr.wikipedia.org

précédent sommaire






Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy








"Ceux qui rêvent de jour ont conscience de bien des choses qui échappent à ceux qui rêvent de nuit"   Edgar Allan Poe