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Impacts du programme d'assainissement urbain de kinshasa (pauk) sur l'environnement. cas de la commune de barumbu

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par Thina MBODO VANGU
Institut Supérieur Pédagogique de la Gombe - Graduée 2009
  

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EPIGRAPHE

« Si l'Eternel n'avait été mon aide, peu s'en serait fallu que mon âme n'eût été habité dans le silence. »

Psaumes 94 : 17

DEDICACE

A toi notre Rédempteur, le Maître de temps et de toute circonstance, le Créateur de l'univers et la raison de ma vie, te soient rendu à jamais l'honneur, la gloire, la magnificence et la reconnaissance pour notre espérance en Jésus-Christ.

A la mémoire de mon Père Jean-Marie VANGU ki-N'SONGO.

A ma très chère Mère Bena BONGOLE BOSOMBA pour tous les sacrifices consentis pour moi.

A mes frères Baby VANGU ki-N'SONGO (Souges) et Levis N'SONGO TUBI pour leur soutien tant moral que financier.

A vous tous, mes frères et soeurs, oncles et tantes, membres de l'Eglise CEMOD/Kintambo pour l'amour et la fraternité.

Je dédie ce travail

AVANT-PROPOS

Au terme de nos études Supérieures du premier cycle, qu'il nous soit permis d'exprimer notre sincère gratitude à nos anciens instituteurs et enseignants, à nos assistants, chefs de travaux et professeurs qui se sont surpassés pour nous communiquer les meilleurs d'eux-mêmes pour notre formation et la réalisation de ce travail.

Nos très sincères remerciements s'adressent précisément à tous nos enseignants du Département de Géographie-Gestion de l'Environnement pour notre formation Scientifique, particulièrement à notre Directeur le CT KATAWA GUMEDY qui, malgré ses multiples occupations tant académiques que sociales, a bien voulu assurer la direction de notre travail.

Nous remercions également le chef des travaux KIFUANI KIA MAYEKO dont les remarques et les conseils se sont révélés très bénéfiques tout au long de notre travail.

Nos sincères remerciements à Papa Honoré KOMBE sous-Gestionnaire de Crédit au Ministère des Finances, à l'Assistant KUASA et à Mesdames Godelive LONJI et Pascaline MVULA cadres de la COFED, qui nous ont aidé dans une certaine mesure à la réalisation de ce travail.

Nos vifs remerciements aux responsables du Bureau de la commune de Barumbu, Chef des quartiers, aux responsables du PAUK, de la Direction d'Assainissement (Ex- PNA), de l'Hôtel de Ville/Division urbaine, des Bibliothèques du BEAU, du centre Wallonie Bruxelles, de l'ISP/Gombe, pour l'aide qu'ils nous ont apporté lors de nos enquêtes et de nos investigations.

Que tous ceux qui nous ont apporté leur soutien trouvent ici l'expression de notre profonde gratitude.

SIGLES ET ABREVIATIONS UTILISES

ACP : Afrique Caraïbe et Pacifique.

ADECOMAP  : Association pour le Développement Communautaire de l'Arrière- Pays.

ADSP : Alliance pour le Développement Sans Frontière.

AFRITEC : African Technic.

AWOL  :

BEAU  : Bureau d'Etudes, d'Aménagement et d'Urbanisme.

CADC  : Centre d'Appui pour le Développement Communautaire.

COFED  : Cellule d'Appui à l'Ordonnateur national du Fonds. Européen de Développement.

CWB  : Centre Wallonie Bruxelles.

DA  : Direction d'Assainissement.

Ex.PNA  : Ex- Programme National d'Assainissement.

GRAED  : Groupe de Recherche, d'Action et d'Etude pour l'Ecodéveloppement.

HIMO  : Haute Intensité de Main d'oeuvre.

HONORA : Honoré.

OMD : Objectifs du Millénaire pour le Développement.

OMS : Organisation Mondiale de la Santé.

ONG : Organisation Non Gouvernemental.

PAR : Programme d'Appui à la Réhabilitation.

PAUK : Programme d'Assainissement Urbain de Kinshasa.

PME : Petite et Moyenne Entreprise.

RA et TP : Régie d'Assainissement et Travaux Public.

RDC : République Démocratique du Congo.

TT : Tous travaux.

UE : Union Européenne.

WC : Water Close.

0. INTRODUCTION

0.1. PROBLÉMATIQUE

La conférence des Nations-Unies sur l'environnement tenue à Stockholm du 05 au 16 juin 1972, constitue une étape importante dans l'évolution du droit international de l'Environnement.

De cette conférence découle la déclaration de Stockholm qui stipule plusieurs principes dont le premier consacre le droit de l'homme à un Environnement de qualité.

C'est ainsi que, la Constitution de la République Démocratique du Congo du 18 février 2006 en son article 53 stipule ce qui suit : « toute personne a droit à un environnement sain et propice à son épanouissement intégral. Elle a le devoir de le défendre. L'Etat veille à la protection de l'Environnement et à la santé des populations ».

La ville-province de Kinshasa comme la plupart de grandes villes des pays du sud est confrontée à des problèmes importants d'assainissement (BEAU, 1987).

Ces problèmes sont généralement dus à la mauvaise occupation de sols, à l'occupation de zones basses où l'écoulement des eaux s'effectue très difficilement ou l'extension sur des zones collinaires périphériques aux sols très fragiles et sensibles aux érosions ; à l'obstruction ou la quasi absence de réseau d'évacuation des eaux usées et à la déficience du système d'élimination des ordures ménagères ce qui entraîne un risque permanant de pollution.

C'est dans ce contexte que la commune de Barumbu bien que dotée d'un réseau d'évacuation des eaux pluviales, mais du fait de l'absence de maintenance, de la densification de l'habitat liée à l'explosion démographique ne pouvait assurer en l'état ses fonctions d'assainissement. (BEAU, Op. Cit).

De ce fait, le Programme d'Assainissement Urbain de Kinshasa, PAUK en sigle, a vu le jour dans le souci de pallier aux imperfections précitées.

C'est ainsi que l'action gouvernementale dans la ville de Kinshasa en matière d'Environnement devrait s'orienter vers l'assainissement.

C'est par lui, en effet, qu'est protégée en amont et de manière indiscutable la santé de l'homme en évitant des maladies graves, provenant des mauvaises conditions hydriques ou d'une mauvaise gestion des déchets.

Notre problématique se fonde sur les préoccupations suivantes :

- Quel est l'état initial de l'Environnement de la commune de Barumbu ?

- Que faut-il attendre du PAUK ?

- Quelles suggestions proposées à l'issue des analyses qui seront faites pour rendre l'action d'assainissement urbain durable ?

0.2. OBJECTIFS

Dans cette étude, nous avons eu comme objectif global de mettre en relief l'impact des activités du Programme d'Assainissement Urbain de Kinshasa, PAUK en sigle, mis en oeuvre par le partenariat ACP-UE dont la RDC est bénéficiaire.

De façon spécifique, il sera question de :

1. Présenter l'état et les pratiques actuelles en matière de l'hygiène et d'assainissement de la zone ciblée du projet ;

2. Identifier les impacts négatifs et positifs de la méthode HIMO sur les manoeuvres ainsi que sur les riverains ;

3. Proposer des mesures d'atténuation pour réduire les impacts négatifs du curage par la méthode HIMO ;

4. Analyser les activités déjà exécutées et en cours d'exécution ;

5. Enfin, proposer des pistes de solutions pour la durabilité de ce programme.

0.3. HYPOTHÈSE DE L'ÉTUDE

A tout problème correspond une réponse anticipée ou provisoire, qui sera confirmée ou pas lors de l'étude.

Ainsi, l'hypothèse retenue dans notre étude est celle de savoir si le PAUK à travers ses différentes activités participe à l'amélioration de l'Environnement Urbain des populations bénéficiaires de ce projet.

0.4. CHOIX ET INTÉRÊT DU SUJET

Nous avons choisi de développer ce sujet : `'Impact du Programme d'Assainissement Urbain de Kinshasa sur l'environnement de la commune de Barumbu'', à cause de problème d'insalubrité, de drainage et de la détérioration de l'Environnement que connait la ville de Kinshasa en général et la commune de Barumbu en particulier.

Ce sujet nous a particulièrement intéressé parce qu'il pose un problème crucial pour une population longtemps exposée aux maladies, aux inondations à la suite des fortes pluies et à toutes les conséquences qui en découlent.

En outre, l'étude revêt une importance notable tant sur le plan scientifique, que socio-économique à savoir :

Du point de vue scientifique

Notre étude serait une contribution en l'enrichissement des techniques relatives à l'assainissement urbain des villes en général et celles des communes en particulier. Elle constituera une piste pour résoudre le problème d'assainissement dans la commune de Barumbu.

Il y a dès lors à penser que notre étude apportera aussi une contribution substantielle tant dans l'identification des problèmes environnementaux liés aux activités du PAUK qu'à la recherche des solutions appropriées pour la protection et la préservation du milieu de vie assaini.

Et enfin, les résultats de notre étude pourront être diffusés dans les enseignements se rapportant à l'étude d'impact des projets dans le domaine de l'Environnement.

Ce travail constitue ainsi un outil de référence auquel les autorités de la ville de Kinshasa en général et la population de Barumbu en particulier pourront se référer pour rendre sain leur environnement.

Du point de vue socio-économique

L'intérêt social de cette étude serait une contribution dans le secteur de l'éducation mésologique de la population de la commune de Barumbu en matière d'assainissement.

A cet effet, l'aboutissement heureux de ce travail entrainerait l'amélioration des conditions de vie des habitants de Barumbu.

Du point de vue économique, ce programme issu d'un partenariat entre ACP-UE et avec notre contribution pourra être amélioré et servir de référence pour les projets à venir.

0.5. DÉLIMITATION DU SUJET

Aucune étude ne peut prétendre épuiser le fond d'une question, c'est dans ce souci que cette étude est délimitée dans l'espace et dans le temps.

Ainsi, dans l'espace, bien que le PAUK s'étend actuellement sur 3 communes à savoir Gombe, Kinshasa et Barumbu, nous avons consacré notre étude sur la commune de Barumbu. Et dans le temps, nos investigations ont couvert la période allant du 1er janvier 2008 au 30 juin 2009.

0.6. MÉTHODOLOGIE DE L'ÉTUDE

0.6.1. MÉTHODE D'APPROCHE

Selon R. PINTO et H. GRAWITZ cité par NKENKU (2006), qui définissent la méthode comme étant l'ensemble des opérations intellectuelles, par lesquels une discipline cherche à atteindre les vérités qu'elle va démontrer et vérifier, le présent travail retient comme méthode de base, la méthode inductive. En effet, cette méthode permet à partir de l'observation des faits, de mener une analyse de manière à généraliser les résultats de l'enquête.

0.6.2. TECHNIQUES

Pour les objectifs de cette étude, il a fallu recourir aux techniques appropriées, définies comme étant l'ensemble des moyens utilisés par le chercheur pour collecter les données.

Ainsi, dans notre étude, nous avons eu recours aux techniques ci-après : la pré-enquête, la documentation et la recherche sur terrain.

La pré-enquête

Une fois le sujet fixé, nous avons effectué une mission de prospection sur le terrain en vue de nous imprégner de quelques aspects du milieu d'étude.

La documentation

Il s'agit de la recherche bibliographique. Nous avons sillonné des différentes bibliothèques (BEAU, ISP/Gombe, etc.), pour lire les ouvrages et les travaux de fin de cycle antérieur ayant trait à notre sujet afin de bien comprendre son contour.

Et nous avons aussi recueillis quelques données sur Internet.

Dans la maison communale de Barumbu, nous avons recueilli les informations à caractère général notamment sur la population, la superficie, etc.

Nous avons eu l'entretien avec chaque chef des quartiers de cette entité, l'interview avec les responsables de la DA, du PAUK et avec certains superviseurs des ONG qui travaillent sur le terrain.

La recherche sur terrain

La recherche sur le terrain a été facilitée par la confection d'un questionnaire d'enquête (Cfr. Annexe) destiné à la population de la commune de Barumbu et aux manoeuvres qui ont effectué les travaux.

0.7. DIFFICULTÉS RENCONTRÉES

Nous avons rencontré quelques difficultés au cours de nos investigations notamment :

- Le manque des données statistiques fiables à la commune de Barumbu suite aux pillages opérés lors des événements de 22 et 23 mars 2007.

Malgré ces difficultés, nous avons pu obtenir des renseignements nécessaires pour rédiger ce travail.

0.8. STRUCTURE DU TRAVAIL

Cette étude comprend outre l'introduction et la conclusion quatre chapitres :

- le premier aborde les généralités sur l'assainissement ;

- le second traite de la présentation de la commune de Barumbu ;

- le troisième décrit le Programme d'Assainissement Urbain de Kinshasa (PAUK) ;

- et enfin le quatrième chapitre examine les impacts du PAUK dans l'environnement de la commune de Barumbu.

CHAPITRE I : GENERALITES SUR L'ASSAINISSEMENT

Pour mieux appréhender les notions sur l'assainissement, il est impérieux de pouvoir maîtriser les différents concepts relatifs à l'assainissement d'une part et de leur importance sur la santé de la population d'autre part.

I.1. DÉFINITION DES CONCEPTS

I.1.1. ASSAINISSEMENT

Selon MANUILA et Al cité par MUSIBONO (2004) : l'assainissement est un ensemble de mesures propres à assurer les conditions favorables pour la santé.

Selon le petit Larousse illustré (2007) : l'assainissement est l'ensemble de techniques d'évacuation et de traitement des eaux usées et des boues résiduaires.

Selon les experts de l'OMS (MUSIBONO, Op. Cit) : l'assainissement est une action visant à l'amélioration de toutes les conditions qui dans le milieu physique de la vie humaine, influent ou sont susceptibles d'influencer défavorablement le développement, la santé et la longévité.

I.1.2. DÉCHETS

Selon le Dictionnaire de l'Environnement (2002), le déchet est tout résidu d'un processus de production, de transformation ou d'utilisation ; toute substance, matériau ou produit ou plus généralement tout bien meuble abandonné ou que son détenteur destine à l'abandon.

I.1.3. NUISANCE

C'est tout effet de l'activité humaine qui constitue un gène, un préjudice, un danger pour la santé et pour l'environnement. (MUSIBONO, Op. Cit).

I.1.4. POLLUTION

Selon le Conseil sur la qualité de l'Environnement de la Maison Blanche en 1965, cité par KIFUANI (2008) : « La pollution est une modification défavorable du milieu naturel qui apparait en totalité ou en partie comme un sous-produit de l'action humaine au travers des effets directs ou indirects altérant les critères de répartition des flux d'énergie, des niveaux de radiation, de la constitution physicochimique du milieu naturel et de l'abondance des espèces vivantes.

Ces modifications peuvent affecter l'homme directement ou au travers des ressources agricoles, en eau et en produits biologiques. Elles peuvent aussi l'affecter en altérant les objets physiques qu'il possède ou les possibilités recréatrices du milieu ou encore en enlaidissant la nature ».

I.1.5. SALUBRITÉ

Selon l'OMS cité par KIFUANI (Op. cit), la salubrité est un état de l'habitat dont les services ci après sont assurés avec efficacité :

- Evacuation régulière des déchets ménagers, des immondices, des excréta, des eaux usées et de ruissèlement ;

- Traitement régulier des effluents d'eaux usées et de divers déchets, y compris les déchets radioactifs ;

- Désinsectisation et dératisation de tous les vecteurs des maladies et des agents de nuisance notamment les moustiques, rats, mollusques, mouches, glossines, simulies, cafards, etc.

I.1.6. ENVIRONNEMENT

C'est le milieu dans lequel un organisme fonctionne, incluant l'air, l'eau, la terre, les ressources naturelles, la flore, la faune, les être humains et leurs interactions, d'après le Dictionnaire de l'Environnement (Op. Cit).

I.1.7. GESTION DE L'ENVIRONNEMENT

La gestion de l'environnement consiste en une utilisation rationnelle des ressources de l'environnement, de l'espace, en vue de maintenir la qualité du milieu physique et d'harmoniser les équilibres écologiques globaux pour garantir une meilleure qualité de vie pour les générations actuelles et futures (KIFUANI, 2008).

I.1.8. ESPACE URBAIN

Selon le Professeur KALAMBAY (2005), l'espace urbain est la surface occupée par les villes ou du moins celle qui est nécessaire au fonctionnement interne de l'agglomération.

Il comprend : des surfaces bâties, les voies urbaines, les implantations des entreprises industrielles et de transport, les jardins, terrains de recréation et de loisirs immédiatement accessibles.

Cet espace urbain est généralement divisé en deux zones à savoir : zone d'habitation et zone industrielle.

I.1.9. BASSIN-VERSANT

Selon le professeur LUKANDA (2005), le bassin-versant représente, en principe, l'unité géographique sur laquelle se base l'analyse du cycle hydrologique et de ses effets.

Plus précisément, le bassin-versant qui peut être considéré comme un « système » est une surface élémentaire hydrologiquement close, c'est-à-dire qu'aucun écoulement n'y pénètre de l'extérieur et que tous les excédents de précipitations s'évaporent ou s'écoulent par une seule section à l'exutoire.

I.1.10. EAUX USÉES DOMESTIQUES

Les eaux usées domestiques se repartissent en deux catégories à savoir :

- Eaux vannes : ce sont des eaux contenants des excrétas en suspension donc la présence des bactéries, virus et parasites fécaux, mais aussi d'azote et d'ammoniac (MUSIBONO, 2004) ;

- Eaux ménagères : ce sont des eaux provenant de cuisine, lessive contenant des détergents, des graisses, etc.

I.2. PRINCIPALES SORTES DE DÉCHETS

En nous basant sur l'état physique, on distingue trois types de déchets tels que : déchets solides, liquides et gazeux (MUSIBONO, Op. Cit).

I.2.1. DÉCHETS SOLIDES

Ce sont ceux qui se présentent à l'état solide.

I.2.1.1. Déchets ménagers

Les déchets ménagers sont aussi appelés déchets domestiques ou ordures ménagères. Très souvent, ils proviennent des cuisines, habitations, bureaux (cendre, plastique, chiffon), des activités artisanales et commerciales (les feuilles de « Chikwangue »), et du nettoyage des espaces publics (marché, hôpitaux).

Nous pouvons aussi y associer des épaves de voitures, de débris issus des travaux publics.

I.2.1.2. Déchets industriels

Les déchets industriels proviennent de matières premières et des produits finis ou semi-finis qui résultent des activités industrielles.

I.2.1.3. Déchets dangereux

Dans cette catégorie, on peut classer tous les déchets : chimique, biologique inflammable, explosifs et radioactifs qui posent un danger immédiat ou à long terme à la vie des êtres humains, de la flore et de la faune.

I.2.2. DÉCHETS LIQUIDES

Les déchets liquides ou les eaux usées sont toutes les eaux qui d'une manière ou d'une autre ont subit des souillures.

Ils comprennent :

- Les eaux usées agricoles ;

- Les eaux de ruissellement ;

- Les eaux résiduaires industrielles, etc.

I.2.3. DÉCHETS GAZEUX

Ce sont ceux qui se présentent à l'état gazeux (poussières, fumée, CO2 produit dans une cimenterie, etc.).

I.3. IMPORTANCE DE L'ÉVACUATION DE DÉCHETS

L'évacuation de déchets est nécessaire car les déchets peuvent entraîner plusieurs phénomènes néfastes (MUSIBONO, 2004).

En effet, les déchets attirent les mouches, rats, les chats et chiens errant et en se putréfiant, dégagent des odeurs nauséabondes.

Certains déchets retiennent l'eau et deviennent des gîtes pour les moustiques. C'est ainsi qu'ils peuvent renfermer des germes pathogènes et parasites qui nuisent à la vie des êtres vivants.

De ce fait, l'accumulation de déchets (ordures ménagères) pose non seulement un problème de pollution de l'environnement, mais aussi un problème de santé publique.

Les risques pour la santé et nuisance liés aux déchets sont dus essentiellement à la prolifération et au développement d'insectes et rongeurs.

Ces risques et nuisances peuvent être :

- Les insectes particulièrement les mouches et moustiques qui sont responsables de la transmission de maladies telles que le paludisme, la fièvre typhoïde, etc. ;

- La dissémination et multiplication d'agents pathogènes tels que le vibrion cholérique, les schistosomes, etc. ;

- La contamination chimique des eaux par les nitrates et les détergents qui entrainent un déséquilibre écologique des milieux aquatiques ;

- La production des gaz délétères.

CHAPITRE II : PRESENTATION DE LA COMMUNE DE BARUMBU

II.1. HISTORIQUE DE LA COMMUNE DE BARUMBU

La ville de Kinshasa est la capitale de la République Démocratique du Congo. Cette ville comprend 24 communes administratives dont celle de Barumbu.

La commune de Barumbu, l'une de onze premières entités administratives de la capitale, a été créée par le décret loi du 26 mars 1957. Avec Lingwala et la commune de Kinshasa, elle faisait partie de la cité indigène développée au début du XXe siècle (Rapport annuel, 2007/Barumbu).

Ses limites actuelles sont celles fixées par l'arrêté ministériel n°69-0042 du 23 janvier 1969 déterminant le nombre, la dénomination et les limites des communes de la ville province de Kinshasa.

Son fonctionnement actuel est réglementé par les dispositions de la loi n°82-008 du 25 février 1982 fixant le statut de la ville province de Kinshasa, et portant organisation territoriale de la République Démocratique du Congo (RDC).

La commune de Barumbu s'étend sur une superficie de 4,72 Km².

II.2. SITUATION GÉOGRAPHIQUE

Barumbu est une commune du nord de la ville de Kinshasa (Rapport annuel, Op. Cit).

Elle est bornée :

- Au Nord, par la commune de la Gombe, de l'avenue Télégraphie à partir de l'avenue Luambo Makiadia (Ex- Bokassa) jusqu'à son croisement avec l'avenue Bakongo ;

De ce croisement, une ligne droite traversant l'intersection avec l'avenue Tabora. De celle-ci jusqu'à son intersection avec la Rivière Bitshaku-Tshaku ;

- Au Sud, par les communes de Kalamu et de Limete ; par la rivière Kalamu comprise entre l'avenue Luambo Makiadi et le Chemin de Fer Kinshasa-Matadi ;

- A l'Est, par la commune de la Gombe du Tronçon Chemin de Fer Kinshasa-Matadi en sa partie comprise entre la Rivière Kalamu et le collecteur Bitshaku-Tshaku et le Pool Malebo ;

- A l'Ouest : par la commune de Kinshasa. (Voir la carte n°1)

CARTE N°1 : PLAN DE LA VILLE DE KINSHASA

II.3. TOPOGRAPHIE DE LA COMMUNE DE BARUMBU

La commune de Barumbu s'étend sur la grande plaine de Kinshasa et dans le secteur des zones humides (BEAU, 1978).

Barumbu est située dans une dépression Est-Ouest dont le niveau bas est très proche de la nappe phréatique (moins de 2m), (NZUZI, 2008).

L'altitude de la zone base reste comprise entre 280 et 282m mais on observe au Nord un relèvement progressif de l'altitude qui atteint 286m (Bourrelet côtier), (BEAU, Op. Cit).

II.4. CLIMAT ET VÉGÉTATION

Le climat qui règne dans la commune de Barumbu est celui de la ville-province de Kinshasa.

Il s'agit d'un climat tropical humide caractérisé par l'alternance de deux saisons : l'une sèche qui va de mi-mai au début septembre, soit environ 3 à 4 mois et une longue saison des pluies allant de septembre au mois de mai, soit environ 7 mois (BEAU, Op. Cit).

L'analyse des photographies aériennes entre 1957 et 1960, montre l'existence à l'époque d'un type de végétation et les réserves de Binza Météo représentent à ce jour les témoins de cette végétation disparue.

Le défrichement, les constructions ont transformé profondément ce paysage. Actuellement, l'homme est présent sur toute l'étendue de la commune de Barumbu. (MUKIKA, 2004).

La végétation naturelle décrite ci-haut à cédé la place :

- Aux constructions diverses ;

- Aux arbres fruitiers (manguiers, avocats, ...) ;

- Aux plantes ornementales ;

- Aux lotissements ; etc.

II.5. HYDROGRAPHIE

La commune de Barumbu est baignée par les eaux de la rivière Kalamu, des collecteurs Nyanza et Bitshaku-Tshaku. Ce dernier constitue le principal cours d'eau de Barumbu, ayant une orientation Sud-Ouest, Nord-Est et rejoint le fleuve au niveau des chantiers ONATRA (BEAU, 1987).

La Bitshaku-Tshaku

La Bitshaku-Tshaku prend naissance dans la commune de Kinshasa à proximité du stade du 24 novembre, elle est alimentée par la nappe qui est affleurante dans ce secteur. (NZUZI, Op. Cit.)

Elle traverse la commune de Kinshasa qu'elle quitte au niveau de l'intersection des avenues Bokassa et Kilosa pour entrer dans la commune de Barumbu. Son tracé est alors parallèle à l'avenue Kilosa (BEAU, Op. Cit.).

A la traversé de l'avenue Itaga, elle reprend la direction Nord-Est pour aller se jeter dans le fleuve au niveau des chantiers ONATRA après un parcours total de 2800m.

La Bitshaku-Tshaku a deux affluents importants, le Bakongo qui prend naissance au Sud de l'avenue Kabambare et la rejoint juste après le franchissement de l'avenue Luambo Makiadi (Ex- Bokassa).

Et l'Itaga qui longe l'avenue du même nom et la rejoint après le franchissement de l'avenue Itaga. Bitshaku-Tshaku reçoit en outre les eaux des principaux collecteurs d'eaux pluviales qui sont ceux des avenues Marais, Plateau et Bokassa.

La Bitshaku-Tshaku a une pente faible de l'ordre de 2%o. Elle est maçonnée tout au long de son parcours ; sa section trapézoïdale avec des talus à 45 degrés, varie de l'amont à l'aval pour atteindre dans le dernier tronçon une largeur au miroir de 6m pour une profondeur de 2,30m. Ce dernier tronçon en bon état permettait de faire transiter 50m3/s environ.

Mais l'état général de la Bitshaku-Tshaku est très mauvais : la maçonnerie est disloquée et a disparu par endroit (voir photos ci-dessous), de très importants dépôts d'ordures gênent son écoulement.

Photo illustrant la dégradation de Bitshaku-tshaku et les dépôts d'ordures qui gênaient son écoulement.

Photo illustrant l'effondrement de l'exutoire Bitshaku-Tshaku vers le fleuve Congo

II.6. SOL

Le sol de la commune de Barumbu est classé dans le type des sols peu évolués d'apport c'est-à-dire ce sont des sols développés sur les alluvions des vallées, légers et perméables, généralement pauvre en humus et à forte proportion de sable soit plus de 56% de sable. D'où le sol de la commune de Barumbu est réputé sablonneux. (BEAU, 1978)

II.7. AMÉNAGEMENT ET ORGANISATION DES PARCELLES

II.7.1. AMÉNAGEMENT DE LA COMMUNE DE BARUMBU

La commune de Barumbu a été partiellement équipée en collecteurs superficiels d'évacuation des eaux de pluies et moins desservies par un réseau de voirie. (NZUZI, 2008)

Barumbu étant limitée à l'Ouest par l'avenue Bokassa, à l'Est par l'avenue Poids Lourds, ce sont ces deux grands axes primaires, d'emprise importante 60m environ, mais de largeur de chaussée très réduite, 7m seulement. (BEAU, 1987).

La voirie secondaire, principalement d'orientation Est-Ouest, est constituée par le prolongement des avenues déjà citées pour la commune de Kinshasa, Kabinda, Kabambare, Itaga, etc.

La primaire et la secondaire sont des voies revêtues en relativement bon état, la tertiaire en terre comme dans les autres communes se dégradent régulièrement pendant les pluies.

Le linéaire de voies revêtues est ici de 18Km, les voies en terre représentant 41Km.

Les principales voies d'accès de la commune de Barumbu sont des avenues Kabambare, Bokassa et Kasaï qui se trouvent dans un état de délabrement fort avancé (BEAU, 1987), hormis une partie de Kabambare et Kabinda qui vient d'être réhabilitée.

Au niveau de l'aéroport de Ndolo, des embouteillages se créent à cause du mauvais état de route.

Aux environs du Marché central, précisément au croisement des avenues Kato et Bakongo, il y a un dépotoir où l'eau stagnante défiant les conducteurs.

La Municipalité de Barumbu était comparable à une zone marécageuse où l'on rencontrait partout des eaux stagnantes et des immondices. (NZUZI, 2008).

Cependant, elle reprend peu à peu un aspect agréable grâce aux travaux d'assainissement en cours.

La commune de Barumbu ne dispose pas de grand marché.

Par contre, il existe trois petits marchés à savoir :

- « Wenze ya Imbwa » ;

- « Wenze ya Libulu » ;

- Marché de Kabambare.

II.7.2. SUBDIVISION ADMINISTRATIVE

La commune de Barumbu est subdivisée en neuf quartiers voir tableau 1.

Tableau N°1 : Les quartiers et les nombres des avenues et rues de la commune de Barumbu (éléments obtenus auprès des chefs de quartiers/commune de Barumbu)

Quartiers

Nombre d'avenues

Nombre des rues

Nombres des parcelles

01

02

03

04

05

06

07

08

09

Bitshaku-Tshaku

Funa I

Funa II

Kapinga Bapu

Kasaï

Libulu

Mozindo

N'dolo

Tshimanga

5

4

2

11

7

4

4

17

58

12

9

10

17

5

12

16

9

12

347

602

335

520

441

698

673

742

342

Total

9

58

102

4700

Le tableau n°1 répartit par quartier les nombres d'avenues, des rues et des parcelles hormis les camps militaires.

La commune de Barumbu regorge 2 camps militaires à savoir :

- Camp N'dolo (Prison) ;

- Camp Mbaki (Voir carte n°2)

Notons que le lopin de terre situé entre le chemin de fer allant vers Kintambo et la gare centrale est envahi anarchiquement par les inciviques, avec l'approbation des agents des affaires foncières (voir photo ci-dessous). (Rapport annuel, 2008/Barumbu)

Cette photo nous montre la construction anarchique des habitations par des inciviques sur l'avenue Usoki

CARTE N°2 : SUBDIVISION ADMINISTRATIVE DE BARUMBU

II.7.3. ORGANISATION DES PARCELLES DANS LA COMMUNE DE BARUMBU

La surface moyenne d'une parcelle est de l'ordre de 300m². La densité du bâti y est très important puis que pour les trois quarts des parcelles, le taux d'occupation du sol par les constructions atteint ou dépasse 70%. (BEAU, 1987).

Cette forte densité détermine les conditions de vie des occupants de la parcelle. Celle-ci comprend donc essentiellement des constructions à usage d'habitation ainsi que des installations sanitaires. (NZUZI, 2008).

La surface restée libre, un endroit dans la mesure du possible ombragé, se trouve affecté plus particulièrement à la vie de la parcelle, c'est le foyer, le point de rencontre, le lieu où l'on prend le repas.

Le plus souvent un petit commerce (boisson, cigarette, « bar ») est installé en bordure de la rue. C'est également, à proximité de la rue que se trouve le point d'eau quand la parcelle est desservie par le réseau. (Filip & Al, 2005).

Les parcelles sont en général clôturées. (BEAU, 1987). La plupart des habitants de la commune de Barumbu sont des locataires.

Le propriétaire de la parcelle vit en général dans la parcelle et y a sa maison mais ce n'est pas toujours le cas.

Si le propriétaire n'est pas présent, il y a en général quelqu'un qui le représente.

Le propriétaire, s'il est sur la parcelle dispose la plupart du temps de ses propres équipements sanitaires (WC et douche), l'ensemble des locataires disposant également en commun le leurs.

Les installations sanitaires se composent le plus souvent d'un WC raccordé à une fosse qui est normalement étanché et qui doit être vidangée régulièrement et d'une douche dont les eaux s'écoulent librement sur la parcelle ou sont parfois guidées par une rigole jusqu'au caniveau prévu pour les eaux pluviales le long de la voirie (voir photos ci-dessous).

Cette photo illustre l'image d'une douche sur la rivière Bitshaku-tshaku dont les eaux usées y sont raccordées directement. .

Cette photo illustre l'image d'une douche sur l'avenue Itaga dont les eaux usées sont guidées par une rigole le long de la voirie.

Quand aux eaux pluviales, elles ruissellent librement et rejoignent la voirie dans les meilleurs cas ou stagnent sur place en inondant les habitations. (NZUZI, 2008).

L'équipement des parcelles est dans l'ensemble très insuffisant du point de vue de l'assainissement. (NZUZI & TSHIMANGA, 2004).

Nous signalons que la commune de Barumbu est une « commune musée » à cause d'anciennes habitations construites en terre battue depuis l'époque coloniale.

Néanmoins, les particuliers construisent de nouvelles habitations en étage notamment des immeubles.

Nous avions constaté que les avenues proches du Marché central sont des plus en plus envahies par des boutiques, de sorte que la plupart des maisons sont bâties en hauteur (logements ou parfois des bureaux au premier ou 2ème et 3ème étages et les magasins et boutiques au rez-de-chaussée). C'est le cas des avenues Itaga, Lac Moéro, etc. (Observation personnelle).

Certes, certaines maisons sont construites anarchiquement sur les caniveaux aux quartiers N'dolo, Bitshaku-tshaku et Funa. (Voir Photos ci-dessous)

Photo illustrant la construction anarchique des habitations par les inciviques sur la rivière Bitshaku-tshaku .

Photo illustrant la construction anarchique d'une pharmacie sur un caniveau sur l'avenue Itaga.

Beaucoup d'occupants des parcelles ne détiennent pas des titres parcellaires et même pas les autorisations de bâtir. (Rapport annuel Op Cit.).

A cet effet, la commune de Barumbu compte à peu près quatre mille sept cents parcelles dans sa juridiction.

La visite parcellaire du mois d'août 2007 effectuée par les fonctionnaires de cette entité, était soutenue par le District de la Lukunga. Cependant, cette visite n'a pas pu couvrir toute l'étendue de Barumbu dont 79 parcelles n'étaient pas visitées.

Les résultats des activités menées sur terrain dans 4621 parcelles, se présentent comme suit :

- 13 parcelles sans installations sanitaires ;

- 750 parcelles ayant des fosses septiques arabes en mauvais état ;

- 450 parcelles ayant des fosses septiques arabes en bon état ;

- 1454 parcelles ayant des fosses septiques en bon état ;

- 1967 parcelles ayant des fosses septiques en mauvais état, c'est-à-dire :

Ø dalles cassées : 616

Ø dalles trouées : 224

Ø dalles remplies : 702

Ø dalles ouvertes : 425

Il faut mentionner que la plupart des parcelles de Barumbu qui n'ont pas d'installations sanitaires sont des parcelles en morcellement. (Rapport annuel, Op. Cit).

La quantité par volume journalier de matières de vidange d'excrétas dans la cmmune de Barumbu est de 13,7m3/j. (NZUZI, 2008).

Pour ce qui concerne les évacuations des ordures ménagères dans la commune de Barumbu, les activités menées ci-haut nous renseigne ce qui suit :

- Le nombre des parcelles ayant des poubelles familiales : 4634 ;

- Le nombre des parcelles n'ayant pas des poubelles hygiéniques : 4503 ;

- Le nombre de parcelles ayant des poubelles hygiéniques : 131 ;

- Le nombre des bacs à ordures déposées par le PNA : 6 ;

- Le nombre des dépotoirs publics ordinaires : 0 ;

L'organisation des parcelles dans la commune de Barumbu démontre que celle-ci est un nid d'insalubrité et que cet état persistera tant que la gestion des déchets fera défaut.

II.8. ASPECT DÉMOGRAPHIQUE

La commune de Barumbu comptait 98.763 habitants en 2008, répartie sur une superficie de 4,72Km². (Eléments obtenus auprès des chefs des quartiers).

Depuis sa création en 1959, Barumbu a toujours été habitée en majorité par des étrangers tels que les ouest-africains, les libanais, les angolais (« Zombo »), les congolais de Brazzaville.

La population de Barumbu s'accroit chaque année d'abord à cause des mouvements d'accroissements naturels notamment les naissances et les migrations. Celles-ci étaient accentuées par la guerre et par des actes d'hostilité à l'Est du pays.

Puis suite à sa position stratégique c'est-à-dire sa proximité du centre ville où se concentre la plupart des activités utiles de la capitale, certains kinois et surtout les ouest-africains préfèrent y habiter.

Ainsi donc, cette augmentation de la population a une influence sur la gestion saine du milieu urbain et sur la production des déchets qui occasionnent de sérieux problèmes d'assainissement.

CHAPITRE III : DESCRIPTION DU PAUK

III.1. ORIGINE DU PROJET

Le 23 juin 2000, constitue une date historique dans les relations entre les pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) et le 15 Etats de l'Union Européenne (UE).

Cette date consacre la signature de l'accord de partenariat ACP-UE ou « Accord de Cotonou » qui détermine pour vingt ans le cadre du partenariat politique, économique et commercial entre ces Etats de niveaux de développement très différents, de tailles différentes, situés sur quatre continents. (Commission Européenne, 2000).

Cinq ans après la signature de l'accord de Cotonou, il est plus que jamais nécessaire de progresser dans le domaine de développement.

La réduction de la pauvreté et le développement durable sont et restent la priorité.

A ce sujet, l'Union Européenne est le plus important bailleur de fonds dans le monde, fournissant 55% de l'aide internationale, le partenaire commercial le plus ouvert pour les pays les plus pauvres et un acteur de poids dans le dialogue politique, la prévention des conflits et la gestion des crises à l'échelle mondiale.

Elle est tout à fait consciente de sa responsabilité particulière dans la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) et reste profondément attachée au renforcement de son rôle moteur en matière de développement.

En effet, l'accord de Cotonou a souvent été qualifié d'accord exemplaire, servant de modèle aux autres accords de l'UE avec des tiers.

III.2. CONTEXTE DU PAUK

La convention du financement du Programme d'Assainissement Urbain de Kinshasa (PAUK) a été signée le 13 novembre 2007 entre la Commission Européenne et l'Ordonnateur National du Fonds Européen de Développement, en l'occurrence le Ministre des Finances. (Anonyme, 2007).

D'un montant global de 22.000.000€ (Vingt deux millions d'euros), ce projet se base sur l'expertise acquise dans le cadre de Programme d'Appui à la Réhabilitation (PAR I et PAR II) à Kinshasa ; il est mis en oeuvre en synergie avec les interventions actuelles dans les secteurs de la voirie et de l'eau potable.

En outre, le PAUK intervient dans une logique de Haute Intensité de Main d'oeuvre (HIMO) en vue d'optimiser l'impact sur le bien être économique et social des populations les plus défavorisées de la capitale.

Cette méthode permet de créer de l'emploi pour les populations démunies et d'accroitre le revenu moyen des ouvriers qui y travaillent. La ventilation budgétaire est la suivante (Tableau 2).

Tableau N°2 : Ventilation budgétaire (Convention de financement entre la commission européenne et la RDC : PAUK 2007)

Type de dépenses

Budget/en euros

Travaux pour assainissement

9.000.000

Travaux pour gestion des déchets solides

3.947.667

Equipements

2.949.667

Formation et sensibilisation des parties prenantes et bénéficiaires (appel à propositions)

500.000

Renforcement des capacités et appui institutionnel (activités 1 et 2, assistance technique et gestion du projet)

4.471.782

Evaluation

60.000

Audit

60.000

Imprévus

1.010.884

Total

22.000.000

Le tableau n°2 présente le coût des différentes dépenses prévues dans chaque étape du programme.

III.2.1. OBJECTIFS DU PAUK

L'objectif global du « Programme d'Assainissement Urbain de Kinshasa (PAUK) » est de lutter contre la pauvreté des populations les plus vulnérables de la ville-province de Kinshasa en améliorant le cade de vie des habitants des quartiers particulièrement défavorisés de la capitale. (Anonyme, 2007).

L'objectif spécifique de ce programme vise à améliorer l'assainissement dans deux bassins versants (Bitshaku-Tshaku et fleuve Congo) en se concentrant sur :

- Le contrôle de l'évacuation des eaux pluviales et usées (curage et réhabilitation des réseaux primaires et secondaires de drainage) ;

- La gestion des déchets ménagers (collecte primaire, reprise et transfert, traitement final) ;

- Le renforcement des capacités institutionnelles des principaux acteurs centralisés et décentralisés (BEAU, PNA, OVD, Hôtel de ville de Kinshasa, Communes, Quartiers, Société civile, Secteur privé).

II.2.2. ZONE DU PAUK

Le Programme d'Assainissement Urbain de Kinshasa est entré en vigueur en janvier 2008 et s'achève au 31 décembre 2010.

La zone géographique du programme couvre deux bassins-versants : Bitshaku-Tshaku et fleuve Congo (figure 3). Sont concernés par ce projet, les habitants des communes de la Gombe, Kinshasa et Barumbu.

Il s'agit de réaliser, dans cette partie de la capitale, le curage et la réhabilitation des réseaux de drainage, d'assurer la gestion des déchets ménagers (collecte primaire, reprise et transfert, traitement).

Notre présent travail concerne la commune de Barumbu y compris le bassin-versant de Bitshalu-Tshaku.

ZONE DU PAUK COMPRIS DANS LES TROIS COMMUNES

Figure 3 : Zone d'action du PAUK (Elément obtenu lors de l'entretien avec le Responsable du PAUK)

Le PAUK a deux volets à savoir :

- Le volet déchets solides ; et

- Le volet assainissement pluvial.

III.2.2.1. Volet déchets solides

Dans ce volet, nous distinguons la collecte primaire et la décharge finale.

1° la collecte primaire c'est-à-dire le balayage des avenues, de l'espace public, le désherbage, etc. Ce travail se fait sous la supervision d'un contrôleur de la collecte, c'est lui qui organise le balayage et fait le suivi des ONG.

2° La décharge dite de transit c'est-à-dire l'évacuation des immondices.

En dehors de la décharge temporaire de « Gigal » et l'aménagement du centre d'enfouissement technique des déchets à Mitendi, les stations de transfert des déchets constituées de deux bennes conteneurs de 10m3 sont disposées en plusieurs endroits de la commune. (Voir Photo ci-dessous).

En général, la zone du PAUK comptera 30 stations de transfert, la commune de Barumbu en particulier a 3 stations de transfert à savoir :

- Station de transfert d'Itaga I, au croisement des avenues Itaga et Croix-Rouge ;

- Station de transfert Kabambare II ; situé au croisement Kabambare et Bakongo ;

- Station de transfert Kabambare I, situé au croisement Kabambare et Galaxie d'amour, que les habitants appellent abusivement Galasidamo.

La station de transfert d'Itaga I situé au croisement des avenues Itaga et Croix-Rouge

Ces stations subissent après l'évacuation par les camions à bennes multiples, un nettoyage pour désinfecter le site enfin d'éviter la propagation des vecteurs des maladies.

Nous signalons qu'il y aura construction de 2 stations de transfert sur Bokassa dans le but d'évacuer Type K (voir photos ci-dessous).

La photo de Type K pendant le passage du PAUK

La photo de Type K avant le passage du PAUK

Et d'autres constructions sont envisagées selon que la bonne volonté de l'autorité municipale appréciera le choix de l'emplacement du site proposé par le PAUK.

Dans cette phase d'opération du projet, la commune de Barumbu est sectionnée en 8 lots, et les travaux sont assurés par les ONG reprises dans le tableau 3.

Tableau N°3 : Les lots de la commune de Barumbu (PAUK) et les ONG (Eléments obtenus auprès de l'Ingénieur chargé du volet déchets solides).

N°Lot

Section

ONG

1er Lot

N'dolo

CADC I

2ème Lot

ONATRA

CADC II

3ème Lot

Kapinga

ADECOMAP

4ème Lot

Libulu

ADSP

5ème Lot

Prison

GRAED

6ème Lot

Bitshaku-Tshaku

Honora III

7ème Lot

Marché

Honora I

8ème Lot

Brasserie

AWOL

Le tableau n°3 repartit la commune de Barumbu en 8 lots dont chacun correspond à une section bien donnée et est équipée sur terrain par une ONG qui a gagné le marché.

La réalisation des travaux du volet déchets solides a nécessité 128 personnes formant ainsi 8 équipes réparties de la manière suivante :

- Pour chaque équipe, il y a 16 personnes dont 12 balayeurs et 3 évacuateurs (journaliers) plus un superviseur de l'ONG qui à la fin de la journée fera un rapport au contrôleur (Agent du PAUK).

Hormis ces 8 équipes, il y a 2 contrôleurs du PAUK qui reçoivent le rapport journalier auprès des superviseurs de chaque équipe et ensuite élaborent un rapport final journalier destiné au PAUK.

Ils sont assistés par 2 surveillants pour la collecte primaire qui roulent à Moto et un surveillant permanant à la décharge.

Les matériels utilisés dans cette phase d'opération sont :

- camions à bennes multiples ;

- camions à bennes basculantes ;

- bulldozer (dans la décharge) ;

- pelle-chargeur ;

- tracto-pelle ;

- camions hydrovide ;

- pelles, Chariots, Ramasse-feuille ;

- râteaux, Coupe coupe ;

- pousseurs compacteurs, etc.

III.2.2.2. Volet assainissement pluvial

Ce volet s'occupe de curage des caniveaux, construction des caniveaux (réhabilitation des caniveaux, réfectionnement des collecteurs, remise à l'état des parois de caniveaux, etc.).

Les principaux collecteurs de la commune de Barumbu sont :

- Bitshaku-Tshaku ;

- Itaga ;

- Nyanza I et II ;

- DCMP ou Liberté ;

- Bakongo

La réalisation des travaux de curage dans la commune de Barumbu a nécessité 348 personnes ou agents des ONG/PME qui ont gagné le marché.

Ces agents sont repartis de la manière suivante :

- 10 équipes ayant respectivement 20TT plus un Chef d'équipe et un garde matériel ;

- 4 équipes composées respectivement de 15TT plus un Chef d'équipe et un garde matériel et on y ajoute 60 agents de l'AFRITEC.

Les activités du volet assainissement pluvial

Les activités de l'assainissement pluvial de PAUK se font en quatre actions telles que le désherbage des berges de caniveaux, la Réfection de caniveaux ou collecteurs et la construction des ouvrages de franchissement, le curage et l'évacuation des déblais.

1° Désherbage des berges des caniveaux :

C'est l'action d'enlever les herbes sur les berges des caniveaux. Certains collecteurs ou caniveaux n'étant pas maçonnés ou encore suite à une dégradation avancée, leurs parois ont été envahies par la couverture végétale d'où elles doivent subir le désherbage. L'outil utilisé est la coupe-coupe.

2° Réfection des caniveaux ou collecteurs et constructeurs des ouvrages de franchissement :

De nombreux caniveaux ayant été détruits, le PAUK reconstruit certains d'entre eux en les élargissant. Ainsi, il devenait difficile aux passant de les traverser.

D'où la nécessité de construire des ouvrages de franchissement ou des passerelles au niveau des rues.

Photos illustrant les ouvrages de franchissement au niveau de collecteur d'Itaga

3° Curage

C'est une opération qui consiste à enlever les déblais dans les collecteurs, caniveaux, rivières. Les taux du curage sont quatifiés en mètre cube (m3) et ils expriment un volume donné. (Monga, 2007).

Les outils utilisés sont : la bèche, la pelle, la fourche, la motopompe.

Le bassin-versant de Bitshaku-Tshaku qui est compris dans notre champ d'étude, a subi le curage le 15 mai 2008 pendant 90 jours par 1200 manoeuvres. Etant donné qu'il a la forme trapézoïdale et est sectionné en 4 tronçons (figures 4, 5, 6 et 7) ci-dessous :

B1

De l'avenue Croix-Rouge à Bokassa :

B2

H

4m

2,30

Figure n°4

0,60cm

b1

De Bokassa à Comfina

6m

H

2,30

Figure n°5

b3

1,50cm

b2

B3

De Comfina à Itaga

8,30m

H

2,30

Figure n°6

3,60m

De l'avenue Itaga à l'avenue Poids Lourds (exutoire)

3,60m

B4

8,60m

B4

H

2,30

Figue n°7

Nous allons calculer la moyenne de toutes les dimensions de différents tronçons de Bitshaku-Tshaku (de l'avenue croix-rouge au fleuve) :

B = Grande Base

b = Petite Base

H = Hauteur de Bitshaku-Tshaku

h = Hauteur de remplissage des déchets

VT = Volume total de Bitshaku-Tshaku

VC = Volume à Curer

S = Surface de Bitshaku-Tshaku

SC = Surface à Curer

Rt = Rendement

Smoyenne =

Bmoyenne =

B1 + B2 + B3 + B4

4

=

4m + 6m + 8,30m + 8,6m

4

= 6,725m

bmoyenne =

b1 + b2 + b3 + b4

4

=

0,60 + 1,50 + 3,60 + 3,60

4

= 2,325m

+ 2,30m = 10,4075m² 10,41m²

(6,725m + 2,325m)

2

+ h =

(B + b)

2

VT = S x L

Or, la longueur de Bitshaku-Tshaku est répartie de la manière suivante :

1,40m

1,40

2,90

H =

1,40m

1,00m

h =

De l'avenue Kabambare à l'avenue Croix-Rouge, la longueur de l'ouvrage n'est pas uniforme et équivaut à 300m. Cette section de Bitshaku-Tshaku se représente (figure 8) comme suit :

Figure n°8

Nous signalons que dans cette section ci-dessus l'ouvrage était remplie à 0,40cm.

(1,40m + 1,00m)

2

x 1,00m = 1,95m²

(2,90m + 1,00m)

2

x 2 =

(B + b)

2

S =

VT1 = S x L1 = 1,95m² x 300m = 585m3

x 0,40m = 0,48m²

Sc1 =

585m3 représente le volume total de Bitshaku-Tshaku compris entre l'avenue Kabambare à l'avenue Croix-Rouge et 0,48m² représente la surface à curer dans cette section.

Vc1 = Sc1 x L1 = 0,48m² x 300m = 144m3

144m3 représente le volume à curer dans cette section variée de Kabambare à Croix-Rouge.

VT2 = S x L2 = 10,41m² x 2500m = 21.187m3

De l'avenue Croix-Rouge jusqu'au fleuve, l'ouvrage a la section uniforme (cfr.les figures 4, 5, 6 et7 ci-haut) et sa longueur équivaut à 2500m.

21.187,5m3 représente le volume total de Bitshaku-Tshaku. Or, elle n'était pas remplie à 100% par les déchets.

Etant donné que ces derniers ont atteint une hauteur de 2m, nous disons donc que Bitshaku-Tshaku était remplie à 80% voir figure 9.

6,15m

6,725m

2m

2,325m

h =

Figure n°9

Etendue remplie des déchets

Sc2 =

(6,15m + 2,325m)

2

x 2m= 8,475m²

8,475m² représente la surface de la Bitshaku-Tshaku qui était remplie par les déchets de l'avenue Croix-Rouge au Fleuve Congo.

Vc2 = Sc2 x L2 = 8,475m² x 2500m = 21187,5m3 21.188m3

21.188m3 représente le volume à curer dans cette section uniforme de la Croix-Rouge au fleuve Congo.

Dans ce cas, le volume global curé dans toutes les sections de Bitshaku-Tshaku vaut :

Vcglobal = Vc1 + Vc2 = 144m3 + 21188m3 = 21.332m3

21.332m3 représente le volume curé pendant 90 jours par 1200 manoeuvres.

Déterminons le rendement de ces activités de curage par manoeuvre/jour tout en sachant ce qui suit :

Un homme/jour cure 2m3 dans le collecteur, 1m3 dans la rivière. Ces rendements sont réalisés dans les bonnes conditions. Sauf dans les pays en développement, ces rendements se présentent de la manière suivante :

0,85 - 1m3 dans le collecteur.

0,5m3 dans la rivière (Monga, Op. Cit)

90 jours 21332m3

= 237m3/jours

1 jours 21332m3

90 jours

Or, nous savons qu'en une journée le curage s'effectuait par 1200 manoeuvres

1200 manoeuvres 237m3/jours

= 0,19m3/jours/M.O 0,2m3/jours/M.O

1 manoeuvre 237m3/jours

1200 manoeuvres

Donc, les activités du curage d'après la procédure du PAUK, un homme/jour cure 0,2m3 dans la rivière précisément celle de la Bitshaku-Tshaku.

Certes, le curage de la Bitshaku-Tshaku est effectué en utilisant certaines procédures en vue de faciliter l'exécution des travaux. (Eléments obtenus lors de la descente sur terrain) :

Pendant le curage, l'eau handicapait parfois les travaux. C'est la raison pour laquelle, le PAUK a mis en exergue `'un système de mi-axe'' qui consistait à barrer les eaux en amont de la rivière, tout en divisant le lit mineur en deux parties par les digues (en sac de sable) pour faciliter le nettoyage en aval.

Et au besoin, il faisait recours à la motopompe (c'est une pompe actionnée par un moteur), voir la photo ci-dessous.

Cette photo illustre le curage effectuait à Bitshaku-tshaku au mois de mai 2008 et sur les digues en sac de sable, à coté du seau est placée la motopompe.

Ces travaux de curage s'effectuaient de l'aval vers l'amont pour permettre l'écoulement des eaux et faciliter ainsi l'autocurage.

4° Evacuation des déblais

Elle consiste à évacuer les déchets vers la décharge temporaire de Gigal. Les outils utilisés sont la bèche, la pelle, la brouette, les seaux et le camion benne. Les déblais évacués sont mis en tas en forme conique et sont quantifiés en m3 (Voir figure 10).

Circonférence

Figure n°10

Hauteur

III.3. LA DÉCHARGE TEMPORAIRE DITE DE « GIGAL » ET LE CENTRE D'ENFOUISSEMENT TECHNIQUE DE MITENDI

La concession « Gigal » est dite décharge temporaire ou provisoire par rapport au centre d'enfouissement définitif de Mitendi.

Ce dernier fait l'objet des conflits fonciers entre la ville de Kinshasa et la Province du Bas-Congo pour la délimitation de l'espace ou terrain (éléments obtenus lors de l'interview avec les responsables du PAUK et de la descente sur terrain).

Le site de Mitendi, exutoire des résidus de curage et des déchets solides a été choisi par l'Hôtel de ville de Kinshasa. Ce choix est justifié par son éloignement du centre ville et le fait qu'il ne risque pas de polluer la nappe phréatique.

Pour les besoins spécifiques du programme, le site aménagé pourra recevoir 30.000 tonnes de déchets par an, pour une superficie de 5 hectares.

Le site sera clôturé et gardé, le compactage des déchets et leur couverture quotidienne seront assurés.

Cette décharge (centre d'enfouissement technique) sera aménagée avec un traitement des eaux ruisselantes (lagunage) de façon à ne pas polluer la nappe aquifère et les eaux de surface.

Pour permettre au PAUK de s'acquitter de sa mission, la décharge temporaire de Gigal, située dans la commune de Limete ayant un substrat marécageux avec une faible dénivellation, assure le processus d'enfouissement des déchets solides et des résidus de curage.

III.3.1. Horaire des activités du PAUK

Les travaux du Programme d'Assainissement Urbain de Kinshasa, PAUK en sigle s'exécutent du lundi au vendredi de la manière suivante :

De 8h00 à 12h00 : - collecte primaire/volet déchets solides

- désherbage des berges des caniveaux et curage/volet assainissement pluvial

- déversement et évacuation des ordures dans les stations de transfert des déchets.

De 12h00 à 12h30 : pause

De 12h30 à 15h30 : - fin de travaux de collecte primaire et évacuation des déchets dans les camions bennes.

- nettoyage des stations de transfert des déchets

De 15h30 à 16h00 : - transport des déchets vers la décharge

- fin des activités journalières.

Nous allons épingler ce qui suit : chaque vendredi le camion hydro vide passait dans toutes les stations de transfert des déchets pour nettoyer et désinfecter ces sites. Et chaque samedi, les camions à bennes passaient exclusivement dans les stations des transferts pour évacuer les bennes poubelles.

Le principe méthodologique du traitement des déchets dans le cadre du PAUK est représenté par la figure 11 ci-dessous :

- Nettoyage de l'espace public urbain

- Curage des collecteurs

Transport des déchets collectés vers

Stations de transfert

Evacuation des déchets

Enfouissement des déchets à la décharge

Camions à bennes multiples

Figure 11 : Système de traitement des déchets selon la méthode PAUK. (éléments obtenus lors de la descente sur terrain).

Cet enfouissement des déchets nécessite l'usage d'un compacteur ou d'un bulldozer qui réduit le volume des déchets évacués à une couche minime de vingt centimètre et ensuite on y juxtapose une strate d'argile ou de latérite d'environ 20cm. Ainsi, l'opération continue jusqu'à atteindre une surface plane.

CHAPITRE IV : IMPACTS DU PAUK SUR L'ENVIRONNEMENT DE LA COMMUNE DE BARUMBU

Selon le Dictionnaire de l'environnement (2002), l'impact environnemental décrit toute modification de l'environnement négative ou bénéfique résultant totalement ou partiellement des activités produits ou services d'un organisme.

IV.1. LES IMPACTS POSITIFS

Les investigations menées sur terrain nous donnent à constater que le résultat actuel obtenu par le Programme d'Assainissement Urbain de la ville de Kinshasa, intègre trois paramètres essentiels qui s'imbriquent et s'interpénètrent. Il s'agit de l'hygiène, de la santé et de la voirie publique.

A cet effet, les Codes Larcier de la République Démocratique du Congo, tome IV, volume 2 (2003), nous renseigne sur la similitude de nombreux des textes légaux régissant ces trois matières depuis l'époque coloniale jusqu'à ce jour, lesquels textes serviront dans les suggestions que nous aurons à formuler dans le présent travail.

IV.1.1. SUR LE PLAN DE L'HYGIÈNE

Les actions du PAUK contribuent tant soit peu à l'amélioration des conditions d'hygiène de la population de Barumbu.

Cette affirmation est palpable à travers les différentes opérations que le programme mène dans ladite commune.

En effet, pour la gestion des déchets solides, les équipes du PAUK procèdent d'abord à la collecte primaire des déchets laquelle se traduit par les opérations de balayage des avenues et surtout des grandes artères de la commune de Barumbu.

Les déchets recueillis ainsi que ceux collectés  par les habitants au niveau des ménages sont déversés dans les 3 stations aménagées pour abriter les bennes poubelles. Ces stations sont déjà opérationnelles et observables sur les avenues Itaga et Kabambare.

Ensuite, intervient l'étape de la reprise des ces grandes poubelles en vue de leur transfert sur le site servant de la décharge.

En clair, les actions du PAUK favorisent le nettoyage des espaces publics dans cette commune réputée parmi les plus insalubres de la Ville Province de Kinshasa.

IV.1.2. SUR LE PLAN DU DRAINAGE

En ce qui concerne la gestion des déchets liquides ainsi que le drainage des eaux pluviales, le PAUK s'emploi dans le curage des collecteurs et à la réhabilitation des réseaux de drainage.

A ce propos, nous citons le cas du caniveau secondaire longeant l'avenue Galasidamo dans la commune de Barumbu, long de 350 mètres qui était réfectionné dans son tronçon compris entre les avenues Kabambare et Kabinda.

En plus sur l'avenue Aviation 1, les travaux de la construction du premier de deux caniveaux prévus ont abouti et mesure 256 mètres, avec une section de 1 mètre de largeur sur 1,20 mètres de profondeur.

Le second quant à lui mesure 250 mètres et a une section de 0,50 mètre de largeur sur 0,50 mètre de profondeur (voir photo ci-dessous).

Le caniveau aviation 1 sur l'avenue du même nom

La réalisation de ces constructions dans ce secteur de la commune de Barumbu revêt une importance certaine, car elle permet l'écoulement normal des eaux de pluie, avec comme corollaire la protection de la chaussée de Kabinda et la réduction de l'ampleur des inondations.

Sur le même registre, l'avenue Progrès est dotée d'un caniveau portant le même nom long de 180 mètres ayant une section de 1,20 sur 1,20 mètres. Ainsi en plein milieu de la même avenue et non loin du marché connu sous le nom de Wenze ya Kabambare une traversée a été aménagée afin de faciliter le passage des eaux sous la chaussée.

Toujours dans la même commune, sur l'avenue Bakongo le canal existant a subi une réfection dans son tronçon compris entre les avenues Kabambare et Kigoma.

Dans cette première phase, le programme prévoit la réhabilitation du pont Kigoma qui était affaissé, ainsi que l'aménagement de plusieurs dalles d'accès afin d'assurer la continuité de la circulation sur les avenues.

Le pont Kigoma sur l'avenue du même nom qui sert comme traversé du grand canal de Bakongo

IV.1.3. SUR LE PLAN DE LA SANTÉ

La collecte des ordures et autres déchets au niveau des ménages ainsi que les travaux visant à curer et à réhabiliter le réseau de drainage et/ou à construire et à réfectionner les collecteurs, ont un effet direct sur la santé de la population de la commune de Barumbu.

Certes, le temps matériel n'a pas permis l'obtention des statistiques médicales permettant d'appuyer nos enquêtes, mais il n'en demeure pas moins vrai que l'incidence des travaux du PAUK est certaine et entrave le développement des certaines affections particulièrement désastreuses pour la santé des populations concernées par le Programme en général et celle de la commune de Barumbu en particulier.

A cet effet, il s'agit d'abord du paludisme dont l'évolution est empêchée par le drainage des eaux pluviales et la gestion des déchets solides particulièrement les récipients vides tels que boites vides, bouteilles vides etc., donc il y a destruction des gites larvaires. Le paludisme est responsable de plusieurs cas de décès dans notre pays est constitue la première cause de la mortalité surtout chez les femmes enceintes et les enfants de moins de 5 ans.

Puis, en second lieu vient la fièvre typhoïde et toutes les autres maladies provoquées par l'inobservance des règles élémentaires d'hygiène par la population .Il s'agit, notamment en matière de conservation des aliments qui se vendent aux abords des rues et des grandes avenues de cette commune ainsi que la mauvaise tenue des latrines, qui dans la plupart des parcelles n'existent que de nom.

IV.1.4. SUR LE PLAN SOCIO-ÉCONOMIQUE

Pour toutes les activités du PAUK, nous sommes parvenus à identifier les impacts socio-économiques positifs qui suivent :

Tout d'abord, il y a création d'emploi et la rémunération régulière des manoeuvres leur permettant de subvenir tant soit peu à leurs besoins de base à savoir nourriture, habillement, logement, scolarisation des enfants. Ce programme contribue ainsi à la réduction de la pauvreté.

En plus, il y a un aspect qualitatif car un homme qui trouve du travail a de la considération au niveau de sa famille et de la société. Toutefois, cette considération n'est pas quantifiable.

En suite, les ménages vivants aux environs des bennes poubelles ne paient plus les frais de ramassage de leurs déchets auprès de pousse-pousseurs.

Mais, ils vont les déverser directement dans ces bennes poubelles ce qui fait qu'ils ont réduit les coûts de dépense dans ce domaine et peuvent ainsi utilisé cet argent à d'autre fin notamment à l'achat du pain pour leurs enfants.

IV.2. IMPACTS NÉGATIFS ET MESURES D'ATTÉNUATION

Les effets négatifs que nous avons relevés dans la réalisation des activités du PAUK ainsi que les mesures à prendre à cet effet, émarge dans le tableau 4 ci-dessous.

Tableau N°4 : Impacts négatifs de la méthode HIMO et les mesures d'atténuation. (Eléments obtenus lors de la descente sur terrain)

Volets

Milieux affectés

Activités réalisées

Impacts négatifs générés

Mesures d'atténuation

Déchets solides

Sol et atmosphère

- Désherbage

- Nettoyage

- Collecte ou développement des déchets dans les bennes poubelles

- Modification du paysage

- Emission des poussières

- Propagations des odeurs nauséabondes

- Sensibilisation

- Arrosage

- Procéder à la désinfection régulière du site (plus d'une fois/semaine)

Assainissement pluvial

Sol et Atmosphère

Eau et Atmosphère

Sol et Atmosphère

Désherbage des berges

Curage

Evacuation des déblais

Eboulement des berges

Risque d'électrocution dû aux câbles électriques qui traversent les collecteurs.

Dépôt de déblais.

Risque d'accident dû aux déchets solides tranchants

Salissement des murs des habitations par les déblais

Ecroulement des murs près des collecteurs ou de la rivière et des caniveaux.

Nuisance olfactive

Nuisance olfactive due aux mauvaises odeurs.

- Construction des parois défectueuses ;

- Consolidations des berges par le reboisement après les travaux de curage

- Octroi des équipements adéquats de protection aux manoeuvres

- Evacuation rapide des déblais

- Sensibilisation des ouvriers à la prudence pendant les travaux

- Mesure législative (appliquer la réglementation)

- Sensibilisation de la population sur les méfaits des constructions anarchiques.

- Promouvoir l'éducation mésologique sensibilisation des populations riveraines à ne plus jeter les immondices dans les collecteurs et rivières.

- Sensibilisation de la population sur la bonne gestion des déchets.

CONCLUSION ET SUGGESTIONS

En définitif, il s'agit ici à la fois d'une conclusion et d'une vision sur les perspectives d'avenir ou des suggestions pour un assainissement urbain durable. C'est l'objectif majeur de notre étude : un appel à la mobilisation pour une éducation environnementale et un urbanisme participatif.

A la lumière de cette étude, nous avons constaté que la plupart des problèmes de l'environnement de la ville de Kinshasa sont essentiellement dus d'une part au manque d'assainissement du milieu en ce qui concerne la gestion des déchets liquides, solides et gazeux et d'autre part, au développement anarchique de l'habitat qui a un impact négatif considérable sur l'environnement et sur l'homme. L'habitat anarchique est donc un réel fléau principalement pour les habitants eux-mêmes de ces types de quartiers, et secondairement pour la ville qui l'abrite, du fait de son aspect inesthétique.

Certes, Kinshasa est une ville que ses propres habitants décrivent universellement comme « un cadavre, une épave » ou qu'ils surnomment « Kin-la-poubelle ».

On estime aujourd'hui, écrit l'anthropologue René Devisch cité par Nkenku (op. cit.), que moins de 5% des habitants de Kinshasa ont un salaire régulier.

A cet effet, les résidents survivent grâce à leurs potagers omniprésents et grâce à leur débrouillardise : ils achètent, revendent, trafiquent et marchandent. L'article 15 qui punit le vol dans le code pénal est devenu la charte de la ville, et « se débrouiller » en est le slogan officieux. (Nkenku, Op. Cit).

En effet, les constructions anarchiques dans la ville de Kinshasa ne permettent pas de choisir un emplacement judicieux pour construire des lieux pour l'accueil des déchets car elles se font de manière semi-légales certaines de ces constructions se font dans des endroits prévus pour les déchets et le passage des collecteurs pour la canalisation des eaux usées.

La commune de Barumbu est une des municipalités de la ville partiellement équipées en collecteurs superficiels d'évacuation des eaux des pluies, des dépotoirs publics, d'espaces verts... et moins desservies par un réseau de voirie.

Ainsi, le chapitre deuxième de notre étude a mis l'accent sur l'inaccessibilité de la population de Barumbu aux services de base. Ces habitants marginalisés croient qu'ils vivent en ville alors qu'en réalité ils sont des exclus. Mais les concernés eux-mêmes ne s'en rendent pas compte, et ils se complaisent à vivre dans cet état de précarité et de vulnérabilité.

Cependant, depuis quelques temps, les actions sur la salubrité se sont multipliées et les remèdes pour l'hygiène du milieu font recette. Malgré ces bonnes intensions, les coûts exorbitants pour la salubrité ne permettent pas à la ville de Kinshasa en général et à la commune de Barumbu en particulier d'exceller en la matière.

Entre-temps, la population de Barumbu se débrouille pour éliminer ses déchets. Dans beaucoup de cas, leurs modes d'évacuation ne sont pas hygiéniques.

Face à cette problématique, les habitants de la commune de Barumbu ont vu naitre un Programme d'Assainissement Urbain de Kinshasa, PAUK en sigle, financé par l'Union Européenne dont ils sont bénéficiaires.

Grâce à ce programme dont les activités et les impacts positifs ont été mis en exergue respectivement dans les troisième et quatrième chapitres de notre étude, la situation physique de la commune de Barumbu s'améliore et celle-ci se détache tant soit peu de son ancien aspect omniprésent d'insalubrité.

Selon nos investigations, nous retenons que la population de ladite commune est relativement peu instruite dans sa grande partie.

Son comportement face aux déchets en général et aux ordures ménagères en particulier est tel que l'on doit songer à son éduction en lui donnant l'information nécessaire devant lui permettre de bien gérer ses déchets.

De ce qui précède nous formulons les suggestions suivantes :

A. Au Programme d'Assainissement Urbain de Kinshasa (PAUK)

1. le respect de toutes les étapes de la gestion des déchets universellement observé dans toutes les grandes villes du globe. Car un examen de la décharge temporaire de Gigal, démontre que les déchets étaient stockés sans aucun traitement préalable. D'ou le risque réel de la pollution de l'eau et de la nappe phréatique.

2. le renforcement de la sensibilisation et d'une vulgarisation efficace du programme auprès de la population de la commune de Barumbu.

En effet les résultats des nos enquêtes révèlent que 4 personnes sur 5 interrogés n'ont aucune idée du programme mais reconnaissent cependant apercevoir le long des artères de leur commune des balayeurs vêtus des combinaisons portant le cachet de l'Union Européenne.

3. Le contrôle médical régulier des manoeuvres.

B. Aux autorités nationales et provinciales

Il revient aux autorités centrales de se pencher sur :

4. la réactivation de la Direction d'Assainissement, D A en sigle (ex. Programme National d'Assainissement, PNA en sigle) qui devra être dotée des moyens matériels et financiers suffisants.

5. La redynamisation de l'Office de Voiries et drainage (O.V.D.) entreprise publique à caractère technique dont l'objet se résume entre autre( alinéa 1à 3 de article 4 de l'Ordonnance 87-331 portant création et statuts d'une entreprise publique dénommée « Office des voiries et drainage », en abrégé « O.V.D. » ,Journal Officiel du Zaire n°19,1er Octobre 1987 ,p43 cité par les Codes Larcier (2003) :

- A l'aménagement, entretien, modernisation et développement des infrastructures urbaines de voirie et drainage ;

- A exécuter ou à faire exécuter toutes les études nécessaires à la définition, la programmation et la réalisation des travaux de voirie et drainage des agglomérations...

- A exécuter ou à faire exécuter les travaux neufs ou d'entretien relatifs aux réseaux de voirie et drainage des agglomérations suivant le programme établis ou proposée par la commission routière concernée ;

Aux autorités provinciales, incombe le devoir :

6. de développer des structures intercommunales en fin d'optimiser la gestion des déchets et de penser à la réduction des coûts de traitement, pour lutter contre la prolifération des poubelles sauvages et favoriser le traitement des déchets.

7. de sensibiliser les habitants de la ville sur la gestion des déchets afin qu'ils connaissent leurs responsabilités quotidiennes, les gestes à adopter, les horaires de collecte, les procédures standards et les sites adéquats.

8. de mettre en place un système étendu d'information du public en ce qui concerne les questions importantes telles que les méthodes de collecte, l'entreposage, et l'acheminement de ceux-ci aux décharges, ainsi que les risques que pose l'indifférence à l'égard des déchets.

9. de veiller à l'application des dispositions légales et règlementaires qui existent en matière de gestion des déchets et des secteurs connexes, depuis l'époque coloniale jusqu'à ce jour, lesquelles soulignent les rôles des autorités urbaines (Codes Larcier op. cit.) notamment :

- dans le secteur de la salubrité publique et l'hygiène, et la voirie urbaine ;

- la mise en application des barèmes des sanctions prévues dans tous ces textes notamment les peines des servitudes et les amendes.

C. Aux habitants de la ville province de Kinshasa en général et à la population de Barumru en particulier

A l'endroit de cette dernière catégorie d'acteur de l'assainissement nous insistons :

10. sur l'appropriation de tout programme d'assainissement mise en place soit par les pouvoirs publics, soit par les partenaires étatiques ou non étatiques extérieurs et intérieurs. Car ils en sont les premiers bénéficiaires. 

11. sur le respect des règles édictées par les textes régissant leur environnement immédiat notamment :

- l'obligation des citoyens de débroussailler, d'entretenir les abords de villages, des galléries forestières, bordant le cours d'eau, lacs, marrais etc. ;

- la nécessité, dans le cadre de l'hygiène général, du débroussaillement et de l'entretien des leurs parcelles et la construction des latrines ;

- la construction des fosses à gadoue ou d'incinérateur pour les ordures ménagères ;

- la suppression de toute végétation susceptible de servir des gîtes aux moustiques ou dissimuler les immondices, des détritus ou des récipients d'eau ;

- de déposer ou de faire déposer les détritus et les immondices dans les endroits désignés par l'autorité urbaine.

Ainsi donc, le respect de ces normes améliorera à coût sur leurs conditions de vie.

ANNEXES

ISP/GOMBE

Département de Géographie

Gestion de l'Environnement (GGE)

PROTOCOLE D'ENQUETE

« Impact du Projet d'Assainissement Urbain à Kinshasa (PAUK) sur l'Environnement. Cas de la commune de BARUMBU »

I. IDENTITE

Nom de l'enquêteuse : MBODO VANGU Thina

Nom de l'enquêté(e) :

Profession :

Adresse :

Téléphone :

E-mail :

II. DETERMINANTS SOCIAUX (COCHEZ LA CASE VALABLE)

1. Sexe

a. Masculin b. Féminin

2. Age

a. 16 - 20 ans b. 21 - 25 ans

3. Etat Civil

a. Marié(e) b. Célibataire

c. Divorcé(e) c. Veuf(e)

4. Niveau d'instruction (Cochez la case valable)

a. Sans instruction b. Primaire

c. Secondaire d. supérieur ou universitaire

A. QUESTIONS DESTINEES A LA POPULATION DE BARUMBU

III. OBJET DE L'ENQUETE (COCHEZ LA CASE VALABLE)

O.1. Depuis combien de temps habitez-vous ce quartier ?

O.2. Avez-vous une idée sur le PAUK (Projet d'Assainissement Urbain à Kinshasa) ?

0.3. Comment fonctionnait jadis le service d'hygiène dans cette commune ? *

Et présentement ?

0.4. Est-ce que le service d'hygiène passe encore régulièrement dans votre parcelle ?

Oui Non

0.5. Quel est le problème majeur de l'environnement qui vous préoccupe ici ?

L'insalubrité La paupérisation (pauvreté)

Pollution de l'air Les déchets (solides ou liquides)

Pollution de l'eau Les odeurs nauséabondes

III.1. mode de gestion de déchets (Cochez la case valable)

1. Comment gérer vous vos déchets ménagers dans le quartier ? Est-ce que :

a. vous les brûler ?

b. Vous l'enterrez ?

c. vous évacuer par les pouces-pouces

d. vous les évacuer par le biais des services public ou ONG ?

e. vous les stocker ?

f. Vous les évacuer dans le cours d'eau ?

g. vous les évacuer dans la rivière ?

2. Est-ce que les déchets devant vous, vous interpelle-t-il ?

a. Oui b. Non

3. Quels types des déchets trouve-t-on dans votre quartier?

a. déchets ménagers

c. déchets industriels

d. déchets biodégradables (feuille de manioc...)

e. déchets non biodégradables (métaux, sachet

4. Depuis quelles années date l'apparition des déchets (décharge) au sein de votre quartier ?

a.1970 b.1980 c.1990

d.1998 e. 2002 f. 2005

g. 2008 h. Autres

5. Quels types des déchets produisez-vous ?

a. déchets liquides b. déchets solides

c. déchets gazeux

6. Quel est la source de provenance de ces déchets ?

a. marchés b. lieu public ou commercial

c. industries d. Autres

7. Existe-t-il des caniveaux, collecteurs dan votre quartier ?

a. oui b. non

Si oui dans quel état se trouvent-ils ?

a. bon b. mauvais

8. votre quartier est confronté à quel type des eaux usées ?

a. eaux usées domestiques

b. eaux des ruissellements 

c. eaux usées agricoles

d. eaux usées industrielles

e. autres

9. Y a-t-il dans votre quartier les caniveaux pour évacuer les eaux ?

a. oui b. non

10. Comment s'est présenté la situation de votre quartier avant le passage du PAUK ?

11. Et après le passage des agents du PAUK y a-t-il un changement ?

a. oui b. non

Si oui le quel ?

Si non le quel ?

III.2. les habitudes de la population

1. Quelle attitude affichez-vous face à la présence des déchets au sein de votre quartier ?

a. rigoureuse b. tolérante

c. négligente d. autres

2. Est-ce que la qualité de l'environnement de votre quartier vous interpelle-t-elle ?

a. oui b. non

3. Dans quel état se présente l'environnement de votre quartier ?

a. bon b. mauvais

c. passable d. dégradé

4. Ets-vous prêt à participer activement au développement et à l'amélioration de la qualité de votre Environnement ?

a. oui b. Non c. Je ne sais pas encore

5. Savez-vous qu'un environnement mal sain entraine des conséquences graves sur la santé de la population ?

a. oui b. non c. je viens de l'apprendre

6. Que faites-vous de vos déchets après usage en cours de route ?

a. je jette dans la rue

b. je garde pour le jeté dans une poubelle

c. autres

7. Selon vous quelle mesure pouvez-vous prendre pour maintenir durablement votre milieu propre ?

a. Salongo actif

b. payer les pousse-pousseurs

c. autres

III.3. Maladies

1. Quelles sont les maladies en répétition dans votre quartier ?

a. diarrhée b. choléra

c. malaria d. typhoïde

e. tuberculose f. verminose

g. amibiase

II.4. Identification des sources de pollution 

1. Quels types de pollution rencontrez-vous dans votre quartier ? *atmosphérique

a. sonore b. olfactive (odeur)

c. fumée ou gaz toxique d. poussières (aérosols...)

*des eaux usées

a. domestique b. industrielles c. pluviales

d. agricoles e. urbaines

* des sols

a. par les matières en plastiques

b. par les pesticides

c. autres

2. A quelle circonstance ou période de la journée êtes-vous dérangés par les types de pollution précitée ?

a. la marinée b. la journée

c. le soir d. la nuit

e. lorsqu'il plait f. autres

3. Quelle est l'intensité des types des pollutions qu'on rencontre dans votre quartier ?

a. forte b. moyenne

c. faible d. négligeable

4. Comment pensez-vous mettre fin à ces types des pollutions précitées ?

B. QUESTIONS DESTINEES AUX MANOEUVRES

01. Etes-vous autochtones de Barumbu ?

Oui Non

02. Quelles sont les raisons qui vous poussé à adhérer au PAUK.

Chômage Pauvreté

03. Aviez-vous une autre occupation avant ce travail ?

Oui Non

04. Que faites-vous avec l'argent que vous receviez à la fin de la semaine ? Ou du mois ?

05. Quelles sont les difficultés sur le plan financier, sanitaire et matériel que vous rencontrez pendant le travail ?

06. Quelles sont les propositions que vous faites pour trouver une solution à ces problèmes rencontrés du point de vue travaux et traitement des travailleurs que vous êtes ?

07. Est-ce que pendant l'exécution des travaux, le PAUK prend t'il soin de vous ? C'est-à-dire vous donne-t-il des instruments de protections, la nourriture et les soins médicaux ?

08. Constatez-vous une prévalence des maladies pendant l'exécution des travaux ?

Oui Non

09. Si oui, quel type des maladies ?

10. Ya t'il un changement social dans votre vie depuis que vous travaillez au PAUK ?

Légende

B  : Barumbu

G  : Gombe

K  : Kinshasa

BIBLIOGRAPHIE

I. OUVRAGES

1. Commission Européenne, Accord de Partenariat ACP-UE, Luxembourg, Office des publications officielles des Communautés Européennes,signé à Cotonou le 23 juin 2000,révisé à Luxembourg le 25 juin 2005.

2. De BOECK F. et Al (2004), Kinshasa : récits de la ville invisible, La Renaissance du livre, Bruxelles, 285p.

3. Dictionnaire « Le Petit Larousse illustré », 2007

4. Dictionnaire de l'Environnement, 2002.

5. Francis LELO NZUZI (2008), Kinshasa : Ville et Environnement ; l' Harmattan.

6. NZUZI F.L. et TSHIMANGA M. (2004), Pauvreté urbaine à Kinshasa, Préface du Professeur Léon de Saint Moulin, Cordaid, La Haye.

II. MEMOIRE, TRAVAUX DE FIN D'ETUDES, NOTES DE COURS ET AUTRES PUBLICATIONS

1. BEAU (1978) : Atlas de Kinshasa.

2. BEAU (1987) : Kinshasa, Assainissement Anciennes Cités, Etude de pré-investissement, 110p.

3. Constitution de la République Démocratique du Congo : Journal Officiel de la RDC, Cabinet du Président de la République, Kinshasa, Février 2006, 78p.

4. Convention de Financement entre la Commission Européenne et la République Démocratique du Congo : « Projet n°9/ACP/ZR/029 : Projet d'Assainissement Urbain à Kinshasa » (PAUK), 2007.

5. ETUMANGELE A. (2009) : Notes de cours des Techniques d'Assainissement du Milieu, ISP/Gombe, Dépt. de Géographie-Gestion de l'Environnement et de Biologie et Techniques Appliquées.

6. KALAMBAY L. (2005) : Notes de cours de droit de l'Environnement à l'intention des apprenants en DES/Gestion de l'Environnement, UNIKIN, 106p.

7. KIFUANI K. (2008) : Notes de cours de Pollutions, Nuisances et Toxicologies, ISP/Gombe, Département de Géographie-Gestion de l'Environnement, 73p.

8. Les Codes Larcier (2003), République Démocratique du Congo, Tome VI, Droit Public et Administratif, Vol 2, Afrique Edition, 651p.

9. LUKANDA M. (2005) : Notes de cours d'Hydrologie Générale, DES en Gestion de l'Environnement, inédit.

10. MONGA W.(2007) : Le Curage du Collecteur KUTU I par la méthode HIMO et son impact sur l'Environnement de Lingwala, TFC, ISP/Gombe, Département de Géographie-Gestion de l'Environnement, inédit.

11. MUKIKA W. (2004) : La Problématique des déchets dans la commune de Matete, Mémoire, ISP/Gombe, Département de Géographie, inédit.

12. MUSIBONO D.E (2004) : Notes de cours d'Eco-toxicologie, 2ème Licence Environnement, UNIKIN, inédit.

13. NKENKU L. (2006) : La Gestion et la Gouvernance des déchets dans la Ville province de Kinshasa, TFC, UNIKUN, Gradué en Sciences Economiques et de Gestion.

14. Rapport annuel exercice 2007, Commune de Barumbu.

III. SITES INTERNET

1. http://fr.wikipedia.org/wiki/Barumbu

2. http://fr.wikipedia.org/wiki/Kinshasa

3. http://rup.enda.sn/actions_pade_fr.htm

4. www.lobservateur.cd/Urbanisme/Ville_de_Kinshasa

5. www.memoireonline.com

TABLE DES MATIERES

EPIGRAPHE i

DEDICACE ii

AVANT-PROPOS iii

SIGLES ET ABREVIATIONS UTILISES iv

0. INTRODUCTION 1

0.1. Problématique 1

0.2. Objectifs 2

0.3. Hypothèse de l'étude 3

0.4. Choix et intérêt du sujet 3

Du point de vue scientifique 3

Du point de vue socio-économique 4

0.5. Délimitation du sujet 4

0.6. Méthodologie de l'étude 4

0.6.1. Méthode d'approche 4

0.6.2. Techniques 5

La pré-enquête 5

La documentation 5

La recherche sur terrain 6

0.7. Difficultés rencontrées 6

0.8. Structure du travail 6

CHAPITRE I : GENERALITES SUR L'ASSAINISSEMENT 7

I.1. Définition des concepts 7

I.1.1. Assainissement 7

I.1.2. Déchets 7

I.1.3. Nuisance 8

I.1.4. Pollution 8

I.1.5. Salubrité 8

I.1.6. Environnement 9

I.1.7. Gestion de l'Environnement 9

I.1.8. Espace urbain 9

I.1.9. Bassin-versant 9

I.1.10. Eaux usées domestiques 10

I.2. Principales sortes de déchets 10

I.2.1. Déchets solides 10

I.2.1.1. Déchets ménagers 10

I.2.1.2. Déchets industriels 10

I.2.1.3. Déchets dangereux 11

I.2.2. Déchets liquides 11

I.2.3. Déchets gazeux 11

I.3. Importance de l'évacuation de déchets 11

CHAPITRE II : PRESENTATION DE LA COMMUNE DE BARUMBU 13

II.1. Historique de la commune de Barumbu 13

II.2. Situation géographique 13

Carte N°1 : plan de la ville de Kinshasa 15

II.3. Topographie de la commune de Barumbu 16

II.4. Climat et végétation 16

II.5. Hydrographie 17

II.6. Sol 18

II.7. Aménagement et organisation des parcelles 18

II.7.1. Aménagement de la commune de Barumbu 18

II.7.2. Subdivision administrative 20

Carte N°2 : Subdivision administrative de Barumbu 22

II.7.3. Organisation des parcelles dans la commune de Barumbu 23

II.8. Aspect démographique 26

CHAPITRE III : DESCRIPTION DU PAUK 27

III.1. Origine du projet 27

III.2. Contexte du PAUK 27

III.2.1. Objectifs du PAUK 29

II.2.2. Zone du PAUK 29

III.2.2.1. Volet déchets solides 31

III.2.2.2. Volet assainissement pluvial 34

III.3. La décharge temporaire dite de « Gigal » et le centre d'enfouissement technique de Mitendi 40

III.3.1. Horaire des activités du PAUK 41

CHAPITRE IV : IMPACTS DU PAUK SUR L'ENVIRONNEMENT DE LA COMMUNE DE BARUMBU 43

IV.1. Les impacts positifs 43

IV.1.1. Sur le plan de l'hygiène 43

IV.1.2. Sur le plan du drainage 44

IV.1.3. Sur le plan de la santé 45

IV.1.4. Sur le plan socio-économique 46

IV.2. Impacts négatifs et mesures d'atténuation 47

CONCLUSION ET SUGGESTIONS 49

ANNEXES 54

BIBLIOGRAPHIE 65

TABLE DES MATIERES 67