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Motivation et réussite des apprentissages scolaires

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par Jean Baptiste NDAGIJIMANA
Université de Bouaké/ENS - Côte d'Ivoire - DEA 2008
  

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2.3.5.2.2. Théorie d'estime de soi

D'après la théorie de l'estime de soi, les buts de réussite que l'élève se donne sont « le reflet d'une lutte afin d'établir et maintenir l'estime de soi et le sentiment d'appartenance dans une société qui valorise la compétence et la réussite ». La manière dont les élèves définissent le succès est un facteur capital par lequel les mécanismes d'estime de soi agiront sur le niveau de réussite. Pour certains, le succès est « une démarche visant à devenir le meilleur possible, sans tenir comptes des réalisations des autres ». Ces élèves accordent de l'importance à l'acquisition d'habilités mais en tant que moyen pour atteindre des objectifs significatifs sur le plan personnel. Pour d'autres, la compétence (succès) consiste à être meilleur que les autres sur le plan scolaire, une fois engagés dans le processus d'apprentissage, ils se voient forcés d'éviter l'échec et d'éviter ce qu'il implique (l'incompétence). Ils accordent la valeur aux habiletés en tant que statut.

2.3.5.2.3. Dynamiques de développement

La théorie de motivation en tant que pulsion montre les liens existants entre la façon d'élever les enfants et les caractéristiques de modes de résolution de conflits en utilisant le style d'approche/évitement. Les parents d'enfants orientés vers le succès encouragent l'indépendance et l'exploration d'options dans un contexte d'aide chaleureuse et orientant. Ces pratiques parentales accélèrent chez l'enfant le développement des habiletés requises pour assumer la responsabilité reliée à ses choix et à l'essai de nouvelles idées. Ces parents récompensent les réalisations de leur enfant et ignorent les résultats décevants. Dans le cas des parents de jeunes orientés vers l'évitement, l'attitude est inversée. Les mauvais résultats des enfants sont perçus comme un outrage aux attentes de l'adulte et sont punis sévèrement. La réponse donnée aux succès se limite à une faible marque d'appréciation  voire à de l'indifférence.

Structures de la motivation de la classe

Toutes les classes ont des règles de l'évaluation et des récompenses par l'intermédiaire de félicitation ou des résultats obtenus. Cet arrangement pédagogique est comparable à un jeu sérieux par lequel les élèves essaient de gagner le plus de points possible. Dans le cadre de l'analogie à un jeu, deux systèmes de motivation ont été l'objet de recherche : jeux d'habilités et jeux d'équité.

a. Les jeux d'habiletés : Plusieurs classes adoptent des règles qui font de la scolarisation un jeu d'habileté orienté vers l'échec, c'est-à-dire des règles qui encouragent des buts de performance. Ces buts rehaussent le statut d'habileté de l'élève s'il s'avère meilleur que les autres, s'il évite l'échec ou évite ce que l'échec implique, c'est-à-dire l'incompétence personnelle. Ces buts négatifs sont le résultat du manque de récompense (de bons résultats). Cet arrangement se résume en un système à somme zéro. Si un élève (joueur) gagne (des points), d'autres élèves doivent perdre (des points). Les bonnes notes scolaires prennent leur valeur non parce qu'elles indiquent que l'élève a bien appris les notions à l'étude mais plutôt parce qu'elles impliquent qu'il est capable. De faibles notes impliquent un manque d'habiletés et mènent à une dévalorisation de soi. Les élèves qui vivent des échecs répétés en viennent à se percevoir comme de plus en plus dépourvus d'habiletés qui leur apparaissent alors comme le facteur le plus important dans la compétition pour le succès. Une telle dynamique s'accompagne d'un niveau croissant d'anxiété. Pour d'autres on constate, au contraire, un niveau plus faible d'anxiété accompagné d'un sens accru d'incapacité menant à un état de résignation et d'indifférence croissante aux événements.

b. Les jeux d'équité : la recherche s'inspirant de la théorie du but affirme que « l'obstacle majeur de l'apprentissage dans une classe est la restriction des renforçateurs pour motiver les élèves », ce qui fait que la plupart des élèves se batte pour éviter l'échec au détriment de l'orientation vers le succès. Pour résoudre ce problème, pour eux, il faut établir de nouvelles règles reconnaissant l'effort de l'élève, son évolution personnelle, son application à la tâche, ses progrès réalisés et la correction faite de ses propres erreurs d'apprentissage par lui-même, autant de marques de réussite accessibles à tous, peu importe l'habileté, le statut ou les expériences passées. La théorie du but cherche à établir des conditions d'équité sur le plan de la motivation. Pour cela, il faut fixer des standards absolus d'excellence pour tous les élèves et rendre explicite la relation entre l'atteinte du but et la conséquence positive. A cela s'ajoute : la possibilité de choix de tâche, l'établissement de buts individuels, l'autonomie à l'action des élèves. Les avantages de ce paradigme d'équité sont, selon les résultats de recherche : la fixation de buts individuels ; les élèves du primaire par exemple amenés à établir leurs propres buts d'apprentissage perçoivent les expériences d'échecs comme temporaires, alors que des sujets comparables ayant adoptés un but compétitif interprétaient l'échec comme l'effet d'une incompétence personnelle. Les élèves du collège se donnent aussi des buts d'apprentissage si l'école encourage des bus individuels et leur permet le choix des travaux.

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