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La contribution du mouvement olympique dans la lutte contre la discrimination en sport

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par Alain Clotaire FEZE
Universite de Dschang - DESS en droits de l'Homme 2006
  

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Section I : LES LIMITES DE LA LUTTE CONTRE LA DISCRIMINATION PAR LE MOUVEMENT OLYMPIQUE

Comme nous l'avons vu plus haut, les efforts effectués par le Mouvement olympique contre la politique discriminatoire que l'on rencontre en sport sont énormes. Mais cette politique connaît des limites. Certaines sont liées au Mouvement olympique et d'autres à la société toute entière. Nos recherches nous ont permis de nous rendre compte qu'on pouvait les ranger en deux grandes catégories : celles ayant un caractère socioculturel (paragraphe I), et celles liées à l'instrumentalisation du sport (paragraphe II).

§ I : LIMITES A CARACTERE SOCIOCULTUREL

Nous aborderons tour à tour celles liées à la culture et aux traditions (A) et celles liées à la femme elle-même (B).

A- La culture et les traditions comme freins à la lutte contre la discrimination en sport

Cet obstacle se rencontre surtout dans la discrimination faite aux femmes. Le sport n'est pas toujours une évidence pour toutes les femmes. Dans des conditions précaires, il n'est guère aisé pour une jeune fille de 13-17 ans d'abandonner ses effets après les cours pour aller s'entraîner. La pression sociale, les interdits et les contraintes sont nombreux. Ils proviennent d'une société où la jeune fille n'est pas celle-là qui doit faire de la pratique sportive un exercice quotidien. Pour plusieurs sociétés, la jeune fille sportive n'est pas en phase avec les normes de la société. Ceci n'est pas une situation à vivre pour ce dernier car les réflexions et les comportements sont injustes et intolérables.

Pour beaucoup, les disciplines sportives féminines ne sont pas aussi importantes que les disciplines sportives masculines. Cet état des choses encore ancré dans les mentalités des pays sous-développés et même développés est un facteur de complication additionnelle pour la pratique sportive féminine. Les parents auront plus de facilité à financer l'admission de leur garçon dans une école de formation pour footballeur. La jeune fille aura difficilement droit à cet avantage.

Le problème paraît plus grave encore avec la religion. Alors que le nombre de femmes pratiquant le sport ne cesse de croître dans les pays développés, les femmes des pays arabes et du Proche-Orient continuent de s'opposer à la participation des femmes dans le mouvement sportif. Dans certains pays comme l'Iran, l'Arabie Saoudite et bien d'autres, la femme n'a pas accès à la pratique sportive. Dans ces pays en effet, les femmes n'ont pas le droit de porter des pantalons ou des shorts. Le moment où l'on verra une femme sans son voile et son « Tchador » paraît encore bien loin. La pression sociale et religieuse paraît si forte que les femmes désireuses de faire du sport abandonnent très vite cette idée.

La société fait donc peser un poids énorme sur la femme mais celle-ci par moment contribue ou alors donne aux autres des arguments qui militent contre elle.

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