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Problematique de la promiscuite de logement et son impact sur la population du quartier mapendo dans la ville de goma en Republique Democratique du Congo (rdc)

( Télécharger le fichier original )
par Emmanuel Kyamusoke Boaruzima
Université ouverte campus de goma /nord kivu en rdc - licence en santé publique 2009
  

Disponible en mode multipage

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EPIGRAPHE

Parole ecclésiaste Fils de David Roi de Jérusalem.

Vanité de vanité, dit l'Ecclésiaste, vanité de vanité tout est vanité.

Quel avantage revient-il à l'homme de toute la peine

Qu'il se donne sous le soleil ?...

Ecclésiaste 1 : 18

Il y a un temps pour tout, un temps pour toute chose sous les cieux.

Un temps pour naître, un temps pour mourir, un temps pour planter et un temps pour récolter ce qui a été planté, un temps pour tuer, un temps pour guérir, un temps pour pleurer, un temps pour rire, un temps pour se lamenter, un temps pour danser...

Ecclésiaste 3 :1-10

DEDICACE

A mon père MUPENDA MUTENDA MEMA BORAUZIMA Valérien et à ma mère SAKINA ZABIKE Godelive.

A ma future épouse IDA WABONGYA Rachel, toi qui seras la perle de ma vie.

A tous mes frères et soeurs, que ce travail vous sert d'exemple

KYAMUSOKE BORAUZIMA Emmanuel

REMERCIEMENTS

Nos sincères remerciements et notre gratitude s'adresse à notre Directeur, Professeur KABUTU BIRIYAGE et à notre encadreur,CT MUDERWA KAHUYEGE Patience ainsi qu' à l'assistant du deuxième mandat BITANGI MUKOMBE René, pour leurs conseils précieux qui nous ont guidé tout au long de la réalisation de ce travail.

A toute les autorités et le corps enseignant de l'université ouverte campus de Goma Nord Kivu, pour les efforts fournis afin de nous dispenser un enseignement de qualité.

Nous tenons à remercier également la famille de Papa WABONGYA BUPAPA KILELEZI Freddy et son épouse MANGAZA MULAMBA Léonie mère Double, pour leur soutien moral qu'ils nous ont apporté pour que nous puissions achever nos études.

Nous témoignons notre profonde gratitude à tous mes camarades de la promotion, mes compagnons de lutte pour tout l'effort moral, intellectuel, matériel et financier qu'ils ont mobilisé pour que nous puissions achever ce cursus d'étude universitaire.

KYAMUSOKE BORAUZIMA Emmanuel

RESUME

« La problématique de la promiscuité de logement et son impact sur la santé de la population dans la ville de Goma cas spécifique du quartier Mapendo » tel est le sujet traité que nous avons traité dans ce travail.

L'objectif global était d'évaluer l'état de lieu de condition des logements et son impact sur la santé de la population dans la ville de Goma particulièrement celle de quartier Mapendo

Pour réaliser ce travail nous avons fait recours aux méthodes, descriptive,analytique,historique et statistique, soutenus par les techniques documentaires, interview,et une observation libre, ainsi que le questionnaire d'enquête qui était administré à un échantillon de 364 personnes reparties dans les 11 avenus composant le quartier Mapendo.

Les questionnaires d'enquête ont servi comme outil principal de récolte des données.

Les données ont été saisies et analyser avec le logiciel Epi info, sous logiciel Microsoft Word et excel.

A la fin de l'enquête nous sommes arrivés aux résultats suivants :

- du point de vu connaissance des enquêtés sur la promiscuité et ses conséquences sur la santé de la population,

- la majorité de répondant soit 97% ne connaissent pas la promiscuité de logement et ses conséquences sanitaire contre 2,2% qui en connaissent.

Du point de vue facteurs favorisant la promiscuité de logement,

Nous avons trouvé que :

- le niveau de vie socio économique est un facteur car la 37,3% de la population n'ont pas d'emploi, 29,2% font des petits commerces et 21,9% sont cultivateurs contre 11,5%fonctionnaires de l'Etat

- la moyenne de revenu journalier 86,7% de la population de ce quartier son revenu journalier est de moins d'un dollar 6,8% gagnent 1$, 5,5% gagne 2$ par jour et 1% qui peut avoir 5$.Tous ceux-ci font que les gens restent dans les logements non convenable à la santé et qui ne coûte pas cher

- l'étendu de la parcelle, le nombre des logements dans une parcelle, la surface d'un logement par rapport à ses occupants ont été mis en cause comme facteurs favorisant la promiscuité de logement.

Du point des vu les facteurs mettant en danger la santé de la population, il nous est montré que :

L'utilisation d'une latrine par plus de 4 familles, l'absence remarquée des poubelle dans des parcelles et la présence des acariens dans les logements, ainsi que la prolifération des Maladies diarrhéiques, des dermatoses et des maladies des mains salles sont des facteurs montrant que la santé de cette population est en danger.

Eu égard à ce qui précède, ce travail nous a permis d'approcher et de palper la réalité de l'état de condition des logements dans le quartier Mapendo en fin nous affirmons qu'il y a une mauvaise condition des logements et qui a un impact négatif sur la santé de la population.

INTRODUCTION GENERALE.

CONTEXTE ET PROBLEMATIQUE

La santé selon l'OMS est définie comme un état complet du bien être physique, mental et social et non l'absence de la maladie ou de l'infirmité.1(*)

C'est l'idéal pour lequel nous luttons tous depuis des années.

Le problème de la santé peut être influencé par plusieurs facteurs à travers le monde, parmi lesquels nous pouvons citer :

Une mauvaise condition d'hygiène du milieu, de l'environnement et de l'habitat, l'insuffisance alimentaire, la survenue de nouvelles pathologies épidémiques, les catastrophes naturelles, les guerres et les conflits armés sans oublier le facteur du logement qui se traduit par la promiscuité et le surnombre des personnes dans une habitation, soit par des habitations nombreuses sur une étendue d'un quartier réduit. Ce facteur de promiscuité nous parait non négligeable par rapport à la santé de la population, et ce à travers le monde.

En effet la promiscuité de logement est un facteur silencieux favorisant la contamination et la transmission des plusieurs pathologies, de suite des contacts très rapprochés favorisés par la sur occupation d'un logement.2(*)

Notons que l'impact des conditions de logement sur la santé n'est pas une préoccupation récente, déjà au début du XXème siècle à New York, un mouvement s'était formé en vue d'améliorer les conditions de logement qui étaient à l'origine des divers problèmes de la santé.

En 1939, le comité sur le logement et hygiène de l'Association Américaine de la santé publique publiait la deuxième édition d'un document préconisant 30 principes de bases pour un logement sain et convenable, voici quelques unes :

1. le droit au logement est un droit fondamental, vital, et il conditionne l'accès à d'autres droits.

2. l'Etat est responsable de la mise en oeuvre du droit au logement de la population au

plan national

3. Tout être humain a droit à un logement sain et convenable, favorable à la santé

quelque soit sa condition de vie ; physique, mentale, psychologique et sociale.

4. l'Etat doit créer des services chargés de recevoir et orienter les ménages en

difficulté des logements.

5. l'hébergement d'urgence des personnes à la rue est une obligation d'ordre public,

qui incombe à l'autorité en charge du droit au logement.

Aujourd'hui les chercheurs considèrent la qualité du logement comme l'un de condition préalable à la santé3(*)

D'après UN-HABITAT, dans l'ensemble de l'Afrique, plus de 70% de la population urbaine souffre de problème de logement, c'est-à-dire ils se trouvent sans logement convenable.

Le nombre des personnes vivant dans des bidonvilles s'élève actuellement à 1 milliard d'être humain, pourrait s'accroître à cause de l'exode rural favorisé par des multiples conflits armées qui se voient partout à travers le monde. Ces personnes sont pour la plupart mal logées.

Le rapport de l'agence des nations pour la population publie sur l'accroissement de surpopulation dans les quartiers défavorisés à l'intérieur des villes, phénomène de promiscuité de logement qui n'est pas inévitable.

Or on ne peut pas avoir une société harmonieuse, si les gens n'ont pas des logements sûr, déclare ce rapport prévenant l'accroissement de surpopulation dans des villes, entraînant la promiscuité de logement et la création des bidonvilles qui seraient une recette pour d'avantage d'émeutes et des soulèvements sociaux de la population.

Le rapport se concentre sur l'existence en parallèle dans des nombreuses villes du monde, des quartiers riches et bien alimentés en services sanitaires et des bidonvilles privés des services sanitaires de bases.

Ainsi les villes les plus inégalitaires, sont celles d'Afrique du Sud, suivies par celles du Brésil, de la Colombie, d'Argentine, du Chili ; d'Equateur, de Guatemala, du Mexique ; de la Mozambique ; du Kenya, de la Cote d'Ivoire4(*) pour ne citer que ceux là.

En revanche en République Démocratique du Congo (RDC), cette situation de promiscuité de logement demeure préoccupante dans le sens que son risque de dégénérer un problème de santé semble être ignoré par les autorités politico administratives, et par la population elle-même.

Ce phénomène se voit partout dans toutes ses villes en général, mais particulièrement dans la ville de Goma, où la situation s'observe dans certains quartiers, et avec une particularité dans le quartier Mapendo où les familles sont exposées à des problèmes sanitaires de tout genre causés par la promiscuité de logement.

Ainsi un ménage compte en moyenne six personnes ou plus ; soit 42% des ménages dans ce quartier composé de 7 personnes ou plus. Par rapport aux capacités d'habitation dans les  logements, dans l'ensemble du pays les ménages disposent en moyenne de trois pièces à usage d'habitation dans leurs logements.

Le nombre moyen de chambre à coucher est de deux ; mais 41% de ménages n'ont qu'une chambre à coucher. La promiscuité dans le logement est aussi importante en milieu rural qu'en milieu urbain : deux ménages sur cinq habitent dans des logements à une chambre et deux personnes sur cinq dorment à 4 ou plus par chambre à coucher.5(*)

En milieu urbain, la proportion des logements à une chambre s'est accrue entre 1995(36%) et 2001(43%), tandis que celle des logements à 4 chambres ou plus a baissée, passant de 15 à 10% pendant cette même période.

Ce phénomène touche plus de 68% de la population congolaise, soit la majorité de la population dans tout le pays en général et celle de la ville de Goma, dans le quartier Mapendo en particulier. Elle est due à la fois de la pauvreté des individus et de faiblesse institutionnelle du pays en matière de politique de l'urbanisme et habitat

En effet la politique de l'Etat dans le domaine de l'habitat se caractérise par d'énormes carences institutionnelles et réglementaires ; ce qui justifie la fréquence de démorcellement des parcelles et des constructions anarchiques, favorisée par les autorités de l'urbanisme et de l'habitat ainsi que des titres fonciers, qui se mettent à distribuer et à morceler les parcelles sans respecter les normes

D'urbanisation, occasionnant des constructions souvent anarchiques et en matériaux non durable, et dans des zones parfois non loties dépourvue des infrastructures sanitaires de base.

Néanmoins, toute cette situation fait que les habitants de ces quartiers soient victimes des conséquences de promiscuité de plusieurs ordres, notamment :

Sanitaire par manque des installations sanitaires appropriés, de latrines, de sources d'eau potable, de système de drainage des eaux usées ménager, présence et mauvaise gestion de déchets ménagers,manque des poubelles qui font que les déchets sont jetés pèle mêle dans des parcelles et dans tous les sentier du quartier.

En outre, cette population vie dans l'insécurité due au démorcellement de parcelle et la sur occupation de logement, qui les exposent à des vols, des incendies de feux des maisons qui ne cessent pas à se répéter.

Les parents n'ont pas le temps de s'occuper de l'éducation de leurs enfants, au contraire c'est l'éducation diffuse qui prime chez les jeunes de ce quartier, due par manque d'intimité entre les occupants d'un logement car les enfants sont obligés d'assister parfois à des actes intimes de leurs parents, les grande filles et grand garçon passent la nuit ensembles au salon, favorisant ainsi le viol, la prostitution et les actes inhumains.

Par ailleurs, le problème psycho social est aussi remarqué dans cette population par le fait de la présence des symptômes de stress, d'anxiété, d'irritabilité, de dépression et même des conduites d'agressivité comme les violences de tout genre, le vandalisme, l'alcoolisme de la jeunesse, la présence des bruits de toute sorte entraînant la perturbation aigue du sommeil, affectant ainsi l'état général de l'individu.

Face à cette situation que nous venons de décrire, et qui semble être ignoré, nous avons décidé de mener une étude sur la promiscuité de logement et son impact sur la santé de la population du quartier Mapendo, en vue d'attirer l'attention des autorités politico administratives de la place et de sensibiliser la population sur l'amélioration des conditions de logement dans le dit ce quartier.

Dès lors, quelques questions ont attirés notre attention, notamment :

1. les autorités en charge de l'urbanisme et de l'habitat ont-ils des connaissances

suffisantes sur la promiscuité de logement et ses conséquences sur la santé

publique ?

2 Quelles sont les causes qui favorisent la promiscuité de logement dans le dit quartier ?

3. Les habitants de ce quartier ont-ils des connaissances suffisantes sur la

promiscuité de logement et son impact sur la santé 

C'est autour de ces réflexions que se focalise notre recherche et pour lesquelles nous allons émettre quelques hypothèses.

0.2. HYPOTHESES DU TRAVAIL.

Vu l'importance et la nécessité du problème qui se pose dans ce quartier Mapendo et qui semble devenir un mal silencieux, pour la santé de sa population, nous avons émis des hypothèses :

1. Les autorités de la ville de Goma en charge de l'urbanisme et habitat ne se rendent

pas compte des conséquences sanitaires qui seraient due à la promiscuité de logement

2. Le démorcellement des parcelles et la construction anarchique et le niveau socio économique des habitants seraient une de cause

favorisant la promiscuité de logement

3. les habitants du quartier Mapendo auraient une connaissance faible en matière

de la promiscuité de logement et son impact sur la santé

0.3. OBJECTIFS DE RECHERCHE.

0.3.1. Global :

Nous voulons évaluer l'état de lieux des conditions de logement dans le quartier Mapendo et leur impact sur la santé de la population.

0.3.2. Spécifiques :

1. déterminer les principaux problèmes de santé publique de la population causée par

la promiscuité de logement.

2. Identifier les facteurs favorisant la non application des normes d'urbanisme et

habitat dans ce quartier.

3. Chercher les principales causes de la promiscuité de logement dans le quartier

Mapendo.

4. Sensibiliser les autorités d'urbanisme et habitat ainsi que les habitants de ce quartier

sur les conséquences de promiscuité de logement.

5. Mettre sur pied un programme de santé sur l'amélioration des conditions de

logement.

0.4. JUSTIFICATION ET INTERET DU SUJET :

Notre étude a un double intérêt :

0.4.1. Intérêt Personnel.

Par nos observation sur terrain nous avons été fortement touché par la sur occupation des personnes au sein d'un logement familiale dans le quartier Mapendo, c'est ainsi que nous nous sommes décidé de mener une étude scientifique dans ce quartier en espérant que les résultats de celle-ci contribueront à l'amélioration de la situation des conditions de logement, mais aussi au problème de la santé publique de la population de la ville de Goma en général et celle du quartier Mapendo en particulier.

0.4.1. Intérêt Scientifique.

La problématique de la promiscuité de logement et son impact sur la santé publique est très nécessaire dans le cadre d'aider les planificateurs de l'urbanisation et l'expert en santé publique de prendre les mesures appropriées pour améliorer les conditions de logements dans leurs activités de construction d'une ville.

En outre, les résultats de cette étude pourraient aussi être un document de référence pour les études de ce genre qui seront menées dans les jours à venir.

0.5. DELIMITATION SPATIO-TEMPORELLE DU SUJET :

Cette étude porte sur la Problématique de la Promiscuité de Logement et son Impact sur la Santé de la Population du Quartier Mapendo, dans la ville de Goma, Province du Nord Kivu en RDC, Elle s'étend sur une période de huit mois, allant du 1er janvier au 31 août 2009.

0.6. METHODES ET TECHNIQUES DE RECHERCHE

0.6.1. Méthodes.

Pour récolter les données sur terrain nous avons utilisé les méthodes et techniques suivantes :

0.6.1.1. Méthode Descriptive : Elle nous a permis de nous rendre compte et de décrire de manière successive l'évolution et le développement des logements du quartier Mapendo, mais aussi de voir les problèmes de santé de cette population issus de l'état de leurs logements.

0.6.1.2. Méthode Analytique :

Elle nous a permis d'analyser et d'interpréter les résultats de l'enquête en rapport avec la promiscuité de logement et son impact sur la santé de la population.

0.6.1.3. Méthode Historique :

Elle nous a aidé de mieux comprendre le passé de l'habitat et son évolution dans le quartier Mapendo par l'exploitation des documents et les témoignages des personnes.

0.6.1.4. Méthode Statistique :

Elle nous a aidé à tirer un échantillon de la population d'étude, une enquête a été menée à partir de l'échantillon, les résultats ont été interprètes et une conclusion a été tirée.

0.6.2. Techniques de recherche

Elles se définissent comme étant un ensemble d'outils permettant aux chercheurs de rassembler des informations d'un travail scientifique.

Pour notre étude, nous allons utiliser les techniques suivantes :

0.6.2.1. L'analyse documentaire :

Celle -ci nous a aidé à fouiller et à analyser les ouvrages, les rapports, les archives, les documents inédits ayant une liaison avec notre domaine de recherche.

0.6.2.2. Le questionnaire d'enquête :

Un questionnaire a été adressé aux personnes cibles qui sont les chefs de ménages du quartier Mapendo et les autorités de l'urbanisme et habitat, c'est ce qui nous a permis de recueillir les informations nécessaires pour notre étude.

0.6.2.3. L'observation directe :

Elle nous a servi également d'un outil essentiel d'une recherche scientifique, surtout dans sa phase d'enquête, d'autant plus qu'elle nous a permis d'obtenir et de noter rapidement un grand nombre de fait recherché.

C'est grâce à elle que nous avons pu observer l'état et la capacité d'accueil d'un logement par rapport à ses occupants8.

0.6.2.4. L'interview libre :

Nous a permis d'être en contact avec nos enquêtés, pour connaître leurs opinions sur la promiscuité de logement.

0.7. SUBDIVISION SOMMAIRE DU TRAVAIL.

Hormis l'introduction générale et la conclusion, ce travail est subdivisé à quatre chapitres :

· le premier chapitre porte sur la présentation du milieu d'étude.

· le deuxième chapitre parle de la revue de littérature et les considérations théoriques sur la promiscuité et le logement.

· Le troisième chapitre, présente l'enquête et ses résultats.

· Le quatrième chapitre propose un programme de santé sur l'amélioration des conditions de logements dans le quartier Mapendo.

CHAP. I. PRESENTATION DU MILIEU D'ETUDE

I.1. PRESENTATION DE LA VILLE DE GOMA

I.1.1. Historique de la ville de Goma.

Traditionnellement, le terme Goma est la déformation du mot « NGOMA » qui signifie en swahili tambour. Ce mot résulterait en référence du bruit assimilable au son du tambour provoqué par l'éruption volcanique.

C'est ainsi qu'en mémoire de ce bruit , le premier village implanté fut surnommé « ngoma » .selon cette légende l'on a tendance à affirmer qu'après l'éruption volcanique primitive, ce village aurait disparu et ses habitants se seraient dispersés et ont érigé trois nouveaux villages à savoir :

- Mungoma actuel Goma

- Matcha, la cité de Kave

- Muni, le village de Munigi

Vers les années 1.900, Goma a eu des contacts avec les colonisateurs, en 1906, fut fondé le poste de Goma en face de celui de Gisenyi et devrait jouer d'abord le rôle d'une cité militaire puis plus tard, était transformé en office d'état civil.

Dans les mêmes perspectives vers 1930 son site actuel correspondait aux camps des travailleurs du chemin de fer d'état (CFE). Ces camps auraient été initialement établis au bord du lac Kivu vers l'Est du site.

A l'époque, Goma était le point de l'aboutissement de réseau du Vici-goma et servait de port pour transbordement des produits agricoles et matériaux de constructions en provenance ou en destination de Bukavu

En 1945, Goma fonctionne comme poste d'Etat en dépendance du territoire de Rutshuru. Apres cette période, ce poste fut une entité autonome détachée de la juridiction de Rutshuru, par la suite Goma grandissait rapidement avec une population de 1.000 habitants en 1948.

Il sera déjà identifié comme petit centre actif capable d'abriter les services d'un parquet de grande instance et d'autres éléments marquants.6(*)

C'est ainsi que le décret du 8 septembre 1945 donna à la ville de Goma, le statut du centre extra coutumier avec une population estimée à 8.600 habitants.

Les années 1950, en revêtement un sens particulier pour la ville de Goma. en 1951, cette entité a été élevée à la fois au niveau du territoire et du chef lieu du district du Nord - Kivu

Le fait de reconnaître le Nord Kivu comme district trouvait sa raison d'être dans le rôle économique combien important reconnu à Goma en 1950. A cela il fut ajouter l'arrivée des colons vers les années 1945 à 1950 dans l'Exe Kivu et l'extension de l'exploitation minière dans le Nord Kivu.

Mbila Wabenya7(*)

Ces facteurs ont conduit aux mouvements en faveur de la dislocation administrative entre les deux centres du territoire de Goma et de Rutshuru.

Le 14 Août 1962, Goma devint le chef lieu de la province du Nord Kivu, avec comme premier Gouverneur feu MOLEY Bénezet. Mais suite à la contestation des territoires de Goma et de Rutshuru, les organes délibérants et exécutifs fonctionnèrent à Kirotshe puis à Saké ; Denis PALUKU assuma alors l'intérim du gouverneur à l'absence du titulaire et deviendra plus trad. gouverneur en 1965.

Le 25 décembre 1966, le nord Kivu est encore redevenu district quand fut le retour aux anciennes provinces et district avant le referendum constitutionnel de juin 1967.

le Nord Kivu est élevé au rang de la région test par ordonnance loi n° 88-031 du juillet 1988 et après le découpage de la région du Kivu en trois provinces autonomes.

Son Chef lieu est la ville de Goma est une entité administrative décentralisée son autorité fonctionne deux communes et Karisimbi comprenant 18 quartiers au total.

Ces deux communes sont séparées par la grand-route qui mène Goma vers Saké. La première occupe la partie sud de la ville ainsi que quelques parties de l'Est et Ouest.

Elle abrite presque la totalité des affaires politiques et administratives, limité au sud par le lac Kivu, à l'est par la république Rwandaise, au Nord par la commune de Karisimbi et à l'ouest par le territoire de Masisi avec comme superficie de 33.245 km2, Katindo gauche, Himbi et Mapendo subdivisés à leurs tour en 24 cellules et 125 avenues.

Tandis que le deuxième, s'étend sur une superficie de 33.372 km2 de l'aéroport international de Goma ; il est essentiellement résidentiel avec peu des boutiques et magasin, la communes compte en son sein 11 quartiers à savoir : Murara, Ndosho, Virunga ; Bujovu, Mugunga, Kasika, Mabanga nord, Mabanga sud, Majengo, Katoyi, et Kahembe subdivisé aussi en 39 cellules et 209 avenues.

Ses limites géographiques se situent à la l'extrémité sud du territoire de Masisi et à l'est par la République Rwandaise.

Autre cette subdivision administrative, l'article 5 de l'ordonnance n° 89-127 du 22 mai 1989 fixant le nombre, la dénomination des communes de la ville de Goma ainsi que leurs quartiers.

I.1.2 Aspect administratifs et politiques.

Ils sont décrits pour des raisons d'information aux lecteurs dans le cadre d'organisation de notre milieu d'étude. Toute fois nous allons montrer l'influence de quelques aspects politiques sur la promiscuité de logement.

Au terme de l'article 5 de l'ordonnance n°89-127 du 1989 fixant le nombre, la limitation des communes de la ville de Goma ainsi que leurs quartiers,

En rappel, la ville de Goma comporte deux communes à savoir :

La commune de Karisimbi et celle de Goma dont chacune d'elle sont subdivisées en quartier,

L'existence de 18 quartiers entre dans le cadre de résolution de l'épineux problème de surpopulation de certains quartiers

Ainsi le cadre de base à leurs administrer et assurer la sécurité des personnes et des leurs bien.

C'est pourquoi l'autorité et l'exécutif du Nord Kivu ont signé en date du 11 novembre 1998, arrêté n° 01/085/CAB/GP-NK/98 portant formation des faits dans la ville de Goma. Cet arrêté a sanctionné le découpage des quartiers de la manière suivante :

- le quartier Katoyi a été scindé en deux quartiers dont KASIKA et Katoyi

- le quartier Mabanga, scindé en deux quartiers dont Mabanga nord et Mabanga sud

- le quartier Mikeno, aussi scindé en deux parties : Mikeno et celui de Mapendo

- en fin le quartier Katindo scindé en deux Katindo et Himbi.

En date du 12 novembre 1998, le gouvernement a signé l'arrêté n° 01/037/CAB/GP-NK/98 portant création d'un nouveau quartier dans la ville de Goma et particulièrement dans la commune de Karisimbi, celui de Bujovu.cette entité englobe les cellules de byahi et tyazo qui relevaient respectivement des quartiers Majengo et Virunga.

Dans le même cadre l'article 6 du dit arrêté fixe les limites des différents quartiers au sein de la ville de Goma.

Toute fois, ces avenues existaient avant le lotissement de deux quartiers à savoir le Lac Vert et Mugunga.aussitot que le plan sera matérialisé ces quartiers auront plusieurs avenues et cellules.

Par ailleurs depuis sa création la ville de Goma a été dirigée par les différentes personnalités qui se sont succédées de la manière suivante :

1. KANGA GUIZANGAMANA de 1989-1991,

2. Migale Mwene Malibu en 1991 pendant quelque mois seulement

3. Athanase Kahanya Kimuha Tassi de 1991à 1993

4. Matshako Mamba Sebi de 1996-1998

5. Kisuba Shebaeni de 1996-1998

6. Fr Xavier Nzabara Matsesa de 1998-2005

7. Polydore Wundi Kwavwira du 18/07/2005-08/8/2008

8. RACHID à nos jours.

S'agissant de l'aspect politique, beaucoup des partis politiques sont toujours à pied d'oeuvres dans la ville de Goma pour se séparer aux prochaines élections municipales prévues d'ici fin 2009.

I.1.3 Relief :

Le relief de la ville de Goma est accidenté suite aux catastrophes naturelles volcaniques répétées qu'à connu cette ville vers les années 1800, 1997, et 2002 couvrant toute ou en moitié de la ville de laves volcaniques faisant disparaître son hydrographie le lac Kivu qui a aussi connu un découpage vers Saké en 1997.

I.1.4. Hydrographie :

La ville de Goma est baignée dans la partie sud par le lac Kivu.elle n'est pas traversée par aucune autre rivière ni cours d'eau.

I.1.5. Végétation et sol :

La végétation de Goma est caractérisée par une savane herbeuse, celle-ci pousse sur des étendues rocheuses volcaniques sablonneuses favorisant ainsi une meilleure production agricole à partir des jardins des cultures maraîchères, vivrières, plantation des arbres fruitiers et autres.8(*)

I.1.6.Aspect démographique :

Toute fois les tribus autochtones de la province du Nord Kivu, sont représentées dans la ville de Goma, à savoir :

- les Hude, originaires du territoire de Masisi

- les Hutu, originaires des territoires de Rutshuru et Masisi

- les Nande originaires du territoire des Lubero et Beni

- les Tutsi, originaires des territoire de Rutshuru et Masisi

- les Nyanga, originaires du territoire de Walikale

- les Tembo, originaires des territoires de Walikale et Masisi

- les Kano, originaires de territoire de Walikale.

Les tribus en provenance du reste du territoire national y vivent

Aussi également paisiblement ainsi que les étrangers africains, européens, asiatiques, américains et océaniques. Il est à noter que la diversité des tribus dans la ville de Goma avec des cultures différentes a un impact négatif sur la promiscuité de logement et ses conséquences sur la santé publique de la population.

I.1.2.PRESENTATION DU QUARTIER MAPENDO

I.2.1.Données Socioculturelles

A. Composition Ethniques :

Le quartier Mapendo a une population dense et cosmopolite, les ethnies dominantes sont les suivantes :

· Shi

· Hutu

· Tutsi

· Hunde

· Havu

· Nyanga

B. Langues et Religions :

Dans le quartier Mapendo, comme dans toute la ville de Goma les gens ont des dialectes différents selon les Ethnies, mais la langue la plus prédominante et la plus rependue est le Swahili.

Multiples religions sont pratiquées mais ci-dessous, majoritaires sont notamment : catholiques, protestantes, kimbanguistes, musulmanes auxquelles s'ajoute les églises qui naissent au jour le jour.

C. Données Economique :

La population de cette entité vit du petit commerce des denrées alimentaires, les femmes font des trafics par véhicules de Goma vers les marchés périphériques tel que de Kituku, Sake, Minova, de Masisi, de Rutshuru, et d'autres traversent la frontière vers le Rwanda voisin, à la recherche toujours des denrées alimentaires.

Les hommes à part certains qui ont d'occupations rémunératrices, la majorité s'adonnent à la débrouillardise conjoncturelle.

I.2.2. Situation Géographique :

Le quartier Mapendo se trouve dans la commune de Goma et il est limité par :

- au nord par le quartier Kahembe

- Au sud par le quartier le Volcan

- A l'est par le quartier Mikeno

- A l'ouest par la République Rwandaise.

Le quartier Mapendo est subdivisé par deux cellules à savoir :

- la cellule de Rumangabo et celle de Mapendo, qui de leurs tours sont subdivisées par des avenus qui sont :

*cellule Rumangabo

- avenu Rumangabo

- avenu Lubumbashi

- avenu Ruzizi

- avenue Kisangani

- avenue Sekusikamo

* cellule Mapendo

- avenue Minova

- avenue Idjwi

- avenue Mwangaza

- avenue Apendaki

- avenue Bweremana

- avenue Girambo

Au total le quartier Mapendo compte deux cellules et onze avenus

I.2.3. Organisation administrative :

L'organisation administrative du quartier fonctionne de la manière suivante :

Le bureau du quartier travail conformément aux ordres hiérarchique, au sommet du bureau se trouve un chef du quartier, assisté par deux assistants l'un chargé de l'administration l'autre chargé des affaires sociales, un secrétaire et enfin un huissier.9(*)

ORGANIGRAMME DU QUARTIER MAPENDO

Chef de quartier

Adjoint chargé des affaires sociales

Adjoin chargé de l'administration

Récensseur

Huissier

Sécretaire

b. Organisation des activités :

Départ son organigramme, les activités sont assurées par une grande collaboration avec les entités communale et une participation de toutes les instances du quartier.

Le chef des dix maisons (les nyumba kumi) fournissent leurs rapports aux chefs d'avenus, qui à leurs tours les transmettent aux chefs des cellules qui vont les soumettre directement aux autorités du quartier.

Le bureau du quartier organise chaque samedi une assemblée générale, avec tous les chefs d'avenu et en fin le bureau du quartier présente son rapport hebdomadaire au chef.

Le bourgmestre qui les examine avec son équipe enfin de l'envoyer après amendement à la mairie de Goma.

c. Organisation Sociale :

Le quartier Mapendo comprend plusieurs ménages composés d'au moins 7 personnes ou plus, le bureau de quartier a entre autre la mission de veiller à la sécurité, et à l'harmonie de ses habitants, surtout pendant la période des incendies de feux des maisons de logement.

Ce quartier est parmi les plus peuplé de la ville de Goma avec une population d'environ 43.530 habitant.

Cette population vit dans des logements très surpeuplés avec des maisons construites en matériaux non durable non durable qui entraîne toujours des incendies de feux des maisons en répétition et qui laisse les familles en des situations de vulnérabilité.10(*)

I.2.4.Probleme de Santé :

L'outre les maladies des mains salles telles que les gastroentérites,les parasitoses, ainsi que le paludisme,la rougeole et la malnutrition mettent en danger la santé de cette population.

En plus s'ajoute le problème de l'hygiène par manque des toilettes, les poubelles, présence des dermatoses comme la gale, puces chiques et les tics car il y a toujours manque d'eau, sans oublier la pendemie du SIDA qui accable la population de cette entité et surtout les jeunes qui sont dans la plus part des oeuvrés et se livrent beaucoup à ses droguer et à la prostitution1011(*).

CHAP.II. REVUE DE LA LITTERATURE ET CONSIDERATIONS

THEORIQUE SUR PROMISCUITE DE LOGEMENT

I.2.1. Introduction :

Le terme logement désigne l'abri qui sert à protéger l'homme c'est le milieu dans lequel il est implanté. Tout ce qui l'entoure ; le logement contribue à la santé de la famille et de l'individu.

L'hygiène de logement et de l'habitant a pour but de maintenir et de promouvoir le bien être physique, mental, et social des habitant ; le logement est un des moyens permettant à l'homme de subvenir à la plupart de ses besoins tant primaire que secondaire ; mais plusieurs facteurs interviennent dans la production d'un logement approprié.

L'absence d'un ou des plusieurs d'entre eux ne permet pas d'avoir un logement confortable.

Ainsi il est la conjonction de l'habitant, du foyer, de l'environnement immédiat et du voisinage, le rôle de la santé puplique est de fournir les circonstances pour lesquelles les gens peuvent être en bonne santé.

Un logement favorable à la bonne santé est un logement qui assure les circonstances nécessaire et suffisante à la santé physique, mentale et sociale à la sécurité, à l'hygiène, au confort et l'intimité.

L'habitat convenable à la santé n'est cependant pas qu'une simple construction :

Il est plus que le lieu résidentiel d'un ménage qui acuminerait tous les critères et toutes les normes constructives. Toutes les connaissances mobilisées au fils du siècle, des constructions de logements et d'aménagement de leurs environnements proches.

La déclaration de l'habitat Istanbul (1996) définit les caractéristiques d'un logement convenable ; qui sont quasiment conformes a ce qui devrait être un logement favorable à la santé.11(*)

« vivre dans un logement convenable ce n'est pas simplement avoir un toit au-dessus de la tête  » un logement convenable doit aussi offrir une intimité et une sécurité satisfaisante et permettre de jouir de la sécurité d'occupation,il doit être suffisamment grand,lumineux,chauffé et bien aéré, être physiquement accessible ,présenter une structure stable et durable être équipé des infrastructure des bases, telle que l'abduction, l'assainissement,un système de collecte des déchets,se situé dans un environnement de qualité,convenable sur le plan écologique ,et sanitaire, et enfin être à une distance raisonnable du lieu de travail et de service de base ; le tout pour un prix abordable.

I.2.2.Situation de logement dans le Monde

Selon le rapport WHO-EURO 2004 ; a montré qu'un logement non convenable pouvait avoir des effets direct et indirect sur la santé physique et mentale de ses occupants, malgré que le bien être mental est plus difficile à conceptualiser par rapport au bien être physique et fait appel à des notions complexes ou s'entremêlent les dimensions sociales, culturelles et individuelles.

Le risque pour la santé, est une expression désignant la probabilité d'un événement sanitaire défavorable ou un facteur qui augmente cette probabilité.

Pour protéger les gens et les aider à ses protéger eux -même ; les gouvernements doivent pouvoir évaluer les risques et choisir les interventions les plus rentables et les plus abordables financièrement permettant d'éviter leur survenue.

Le caractère vital du droit au logement a conduit à sa reconnaissance législative comme «  droit fondamental » mais quelle est aujourd'hui la portée de cette reconnaissance pour le citoyen qui reste non logé ou mal logé ?

Un droit fondamental est un droit qui s'impose qui crée des obligations pour la collectivité, se loger est un besoin élémentaire dont la satisfaction relève d'une nécessité vitale qui justifies reconnaissance en tant qu'un droit ; mais c'est également un élément qui conditionne l'accès à d'autres droit fondamentaux.

C'est le cas de la santé : l'insalubrité , la présence de peintures au plomb dégradées, l'exergue, la promiscuité sont des facteurs qui mettent gravement en danger la santé physique, mais aussi psychique des occupants d'un logement.12(*)

Le droit à l'éducation est également mis en cause lorsque la sur occupation du logement familial, ou les changements continuels de lieu d'hébergement ne permettent pas à l'enfant de disposer des conditions favorables au suivi d'un cursus scolaire ; il est indéniable que le logement joue un rôle aggravant considérable, qui mériterait d'être évalué.

Le logement conditionne évidement le droit à la vie familial et à son intimité, son absence contraint aujourd'hui des familles à vivre de façon éclatée dans des lieux d'hébergement distinct, elle ne peut qu'engendrer ou aggraver des crises familiales, les logement est une condition de l'exercice de la citoyenneté, il est la base à partir de la quelle la personne se voit reconnaître une appartenance à la collectivité et peut développer une vie sociale.

Dans le monde la communauté européenne s'est à ce jour limitée à une reconnaissance du droit à une aide sociale et à une aide au logement destiner à assurer une existence digne à tous ceux qui n'en disposent pas, et à ceux qui ne disposent pas des ressources suffisante Article 34 de la charte du droit fondamentaux adoptée par le conseil Européen de Nice en décembre 2000.

En fin au niveau mondial, il convient de mentionner l'article 11 du pacte sur le droit économique, sociaux et culturels de 1966 « les états parties au présent pacte reconnaissent le droit de toute personne à un niveau de vie suffisante pour elle-même sa famille y compris une nourriture, un vêtement et un logement convenable à la santé et qu'à une amélioration constante de ses conditions d'existences.

I.2.3.Conséquences de la promiscuité de logement liée à la santé Publique Plus de trois millions d'enfant de moins de cinq ans meurent chaque année des causes d'affections liées à l'environnement, la promiscuité des logements compte ainsi parmi les facteurs le plus souvent à l'origine des décès d'enfant dont le nombre dépasse 10 million par an et influe énormément aussi sur la santé et les bien être des mères.

La pollution atmosphérique et la pollution de l'air à l'intérieur des habitations des logement, la contamination de l'eau, absence de système d'assainissement, les substances toxiques, les vecteurs de la maladies, les rayonnement ultraviolet et la dégradation de l'écosystème, sont autant des facteurs de risque environnementaux pour les enfants et la plupart du temps pour leurs mères.13(*)

Ainsi on estime que chaque année 1.6 million d'enfants meurent de diarrhée due principalement à la mauvaise qualité de l'eau et manque d'assainissement, la pollution de l'aire à l'intérieur des logements due à l'usage encore très rependu de biocombustibles qui tue près d'un million d'enfant chaque année, la plupart du temps à la suite d'une infection respiratoire aigue.

Les mères qui préparent les repas ou se tiennent près de foyer après avoir accoucher,sont plus exposées au risques de la maladie respiratoires chronique.

Le paludisme, de son coté favorisé par une me gestion et une mauvaise conservation

de l'eau, la précarité de logement, la déforestation et l'appauvrissement de la biodiversité, fait chaque année d'après les estimations, plus d'un million de victime de moins de cinq ans principalement en Afrique. Près de 300.000 d'enfants meurent chaque année des traumatismes physiques accidentels qui peuvent être lies aux danger de l'environnement domestique ou communautaire ; 60 000 enfants meurent des noyades, 40.000 dans un incendie, 16.000 d'une chute, 16.000 d'une intoxication

50.000 dans un accident de la route et plus de 100.000 d'autres traumatismes accidentel des domicile14(*)

Plus de 4 millions de personnes meurent chaque année d'infection respiratoire aigues, les quelles constituent la principale cause de décès chez les enfants de moins

De 5ans et on été en 1999, responsable de 7,2% du nombre total de décès tous ages confondus. Dans 99% de cas ces enfants vivent dans les pays en développement et dans des logements en promiscuité.15(*)

Des symptômes de stress, d'anxiété, d'irritabilité, de dépressions et même des conduites agressives (violences, vandalismes), l'altération des facultés d'attention à l'école chez les enfants peut être associer à des mauvaises condition des logements. Il est également admis aujourd'hui que certaines conditions des logements peuvent aggraver les pathologies psychiatriques persistantes.

Le sommeil est essentiel à la vie humaine mais il peut être sévèrement perturbé par des brouit, les perturbations aigues du sommeil affectent l'état général de l'individu et avec une alternance propre à chacun affectent aussi les performances qualitative et quantitatives ; plus de 10% des adultes européen souffrent des troubles chroniques du sommeil nécessitent un traitement et au moins 10% supplémentaire ont des problèmes du sommeils ou des troubles occasionnels la nuit.

Aujourd'hui plus d'un milliard des personnes n'ont pas d'accès à un approvisionnement d'eau de qualité et 2.4 milliard ne bénéficient pas des conditions des sommeils correct suite à la promiscuité dans les logements.16(*)

L'individu n'a aucune prise de décision sur certain des ses risques, telle les flambées épidémiques, en revanche il peut en aggraver ou en atténuer d'autres comme les tabagismes ou autres pratiques qui nuisent à la santé.

L'obligation de réduire les risques autant que possible pour vivre longtemps et en bonne santé incombe à la fois aux individus à l'ensemble de la population et aux gouvernements.17(*)

Selon l'Organisation Mondiale de Santé (OMS), les conditions de vie comme les logements et le travail ont d'avantage d'impacte sur la santé que les services de santé.

En France, même après avoir fournis toutes une liste des menaces potentielles pour la santé dans les logements (bruit extérieur, amiante, humidité, et présence des acariens...) plus des trois quart des habitants ne pansent pas que leurs santé est aujourd'hui menacé dans leurs foyer, cette sérénité est majoritaire toute catégories socioprofessionnelle confondue.

Selon Norman King et Jo Anne Simrd, il n'existe que peu des données sur l'ampleur du problème des logements dans la région Montréalaise ; des logements à Montréal seraient mal entretenus ou des piété état.

En janvier 2000 La berge et Al pressentaient des chiffres sur les variations géographiques et annuelle de l'asthme au Québec, leur établi qu'il y a 102.551 visites à l'urgence pour l'asthme en 1996, elle indique également que les visites en urgences et les hospitalisations due à l'asthme augmentent dans les territoire avec un niveau sociaux économique défavorisé.

Des études américaines appuient cette tendance et démontrent également que les enfants des quartiers défavorisent sont plus à risque pour développer de l'asthme ; les chercheurs identifient les conditions des logements avec promiscuité comme un des facteurs qui expliqueraient ce phénomène.

Il n'est pas surprenant dans ces conditions de constater que dans biens de villes africaines les entreprises et les logements ne subsistent que grâce à leur propre arrachement et d'observer la quasi inexistante des services publics en dehors des quartiers favorisés.

Les état africaines sont les principaux propriétaires et occupants des terres urbaines, comme à Addis Abeba, il est claire que le coût en terme de bien être sont élevés pour les entreprises comme pour les logements.18(*)

Une prolifération de bidonvilles et d'installation peri-urbaine en résulte (la promiscuité, l'insalubrité et illégale) abritant la moitié ou le trois quart de la population de la plus part des villes africaines.

Les enfants résidents dans les bidonvilles de Nairobi, par exemple, sont soumis à des risques extraordinairement plus élevés que ceux de leurs paires vivant ailleurs dans les même villes ou dans les zones rurales.

Au Ghana, les réponses aux questionnaires sur les indicateurs clé de bien être de 2003 a suggéré la considération non seulement de l'organisation ou de l'utilisation de services de santé, mais aussi d'autres risques qui sont qui sont peut être en jeu tels que la médiocrité de l'assainissement ou l'insécurité alimentaire.

L'accès à la littérature nous a permis d'identifier les problèmes relatifs à la promiscuité des logements et son impact sur la santé publique, nous avons voulu appréhender comment les autres auteurs l'ont abordé travers le monde.

Par cette occasion notre attention est restée marquée par le niveau des connaissances du risque sanitaire attribuable à la promiscuité des logements dans le milieu urbain comparativement aux populations des pays industrialisés, les risques sanitaire seraient resté jusqu'alors plus faiblement perçus dans les pays en développement.

II.2. CONSIDERATION THEORIQUE SUR LA PROMISCUITE DE LOGEMENT

II.2.1. Généralité sur le logement

La plupart de la population spécialement dans les zones tempérées même dans les société industrialisées et surtout dans les régions urbaines passent la plus part de temps à l'intérieur des maisons comme les maisons de logement, les bureaux, les écoles les industries et dans les centres de soins, ce la explique que l'exposition aux conditions et aux dangers liés à un habitants non convenable a des conséquences importantes sur la santé publique tant physique, mentale que social.19(*)

Un logement non convenable à la santé qui ne rempli pas les conditions requises pour un logement est à l'origine des beaucoup des maladies dont souffre beaucoup de population à travers le monde, la nature de logement a des répercutions sur la santé, des bon logements de qualités protége ses habitants alors des logements de mauvais qualités est à l'origine de mauvaise santé de ses occupants.20(*)

II.2.2.definition des concepts

1. Promiscuité

La promiscuité désigne la proximité physique d'être vivants dabs leurs environnement ; elle peut être facteurs de et des épidémies.

La notion de promiscuité désigne aujourd'hui la grande proximité physique entre les différents individus d'une même population ou des population différente, animal dans un élevage, ou humaine

La promiscuité humaine est une notion pour la partie relative car , le sentiment de vivre en promiscuité dépend aussi de facteurs psychosociaux individuels et collectifs ainsi que de facteurs économiques et environnementaux, la promiscuité pour l'homme a une connotation négatives et est pris comme un mélange confus et désordonnée.

La promiscuité sexuelle désigne un comportement sexuel caractérisé par le fait d'avoir des relations avec plusieurs partenaires, avec ou sans protection contraceptive, en contradiction avec les normes traditionnelles de chasteté.

La promiscuité sexuelle est facteur de diffusion de maladies sexuellement transmissibles.

1. la promiscuité et la santé publique :

Lorsqu'elle est contrainte et durable comme dans des prisons, dans les bidonvilles, dans des quartiers et un appartement surpeuplé ; la promiscuité est un puissant facteur de maladies, de stress et souvent d'agressivité.

L'individu contrait par la présence de sa famille, des ses collègues et ou des voisins et devient moins libre de ses mouvements, de sa sexualité et de ses dires.

Il est souvent soumis à une condition de vie non favorable et à l'impossibilité de s'isoler pour des actes intimes.

En terme d'épidémiologie et d'eco-epidemiologie, la promiscuité physique est réputée comme un facteur de risque en terme de diffusion des maladies parasitaires, d'épidémie ou de pende mie ; mais il semble cependant qu'une certaine proximité des individus soit un facteur également important en termes de mise à jour adaptative de l'immunité naturelle individuelle face aux microbes qui circulent et évoluent.21(*)

2. logement

Le terme logement ne se limite plus au simple concept de l'habitat ou abri qui sert à protéger l'homme contre les intempéries et qui lui permet de garder en lieu sur ses biens et jouir de l'intimité22(*)

La conception de largement s'est élargie de telle sorte que celui-ci comprend outre cet abri, le lieu dans lequel il est implanté ; tout ce qui l'entoure le logement doit contribuer au bien être social de la famille et de l'individu. Enfin de promouvoir la santé physique, mentale et sociale de l'homme, il est essentiel que le logement remplisse certaines conditions qui le rendent salubre

3. Ménage

On attend par ménage, l'ensemble des personnes habitant un même logement qu'elles aient ou non de liens de parenté et qui ont leur repas ensemble.

Mais, il est admis également qu'une seule personne peut constituer un ménage. Ainsi, on trouver plusieurs typologie de ménage entre autre les ménages familiaux composés des gens ayant de liens de parenté entre eux et les ménages non familiaux c'est-à-dire composés des gens n'ayant aucun lien de parenté entre eux.

5. Maison

Il sera utilisé la notion de la maison comme étant toute unité de construction sur l'un espace délimité en longueur, en largeur en hauteur, utilisant une certaine quantité de matériaux capables de rendre le milieu vivable.

Une maison peut avoir plusieurs logements qui sont habités par des ménages différents, ce qui constitue une unité de voisinage.

Le voisinage permet aux ménages de pratiquer entre eux l'échange et l'entre aide dans la recherche des solutions de leurs problèmes quotidiens.23(*)

6. Ville

La notion d'une ville fait l'objet de diverses réflexions sur les plan social, culturel et économique, chaque groupe d'auteurs, dépendamment de la discipline scientifique, produit une définition du concept de la ville, qu'il s'agissent de l'historien, du sociologue ;philosophe ou de l'économiste urbain.

Le sociologue conçoit la ville comme une société complexe de fort volume dont la base géographique restreinte donne lieu à une forte densité.

C'est un espèce géographique dans lequel la culture et le mode de vie ne sont pas les même qu'en milieu rural.

Quand aux philosophes ils considèrent la ville comme un milieu géographique et social composé d'un ensemble de constructions, dont les habitants travaillent, pur la plus part aux secteurs, commerce, industrie et à l'administration.

L'historien quant à eux croient que la ville est la transformation de la cité antique à travers l'histoire ; au cours de son processus de développement, elle multiplie se fonction s'étend dans les espaces environnemental et subit des transformations spatiales pour constituer en métropole ou en mégapole.

Les urbanistes conçoivent la ville comme un agent économique spécifique capable de décision.

Elle est un bloc des facteurs productifs, une source d'externalité, un centre de formation et des distributions des valeurs à la fois.

Pour la suite de notre recherche nous retenons la définition présentant la ville comme une agglomération urbaine, occupant une position administrative importante. Elle renferme une multitude de maisons très rapprochées dotée d'infrastructures et d'équipements sociaux.

7. Urbanisation

L'urbanisation est un processus de transformation dune population rurale en une population urbaine, en un changement de mode de vie, un changement démographique et spatial ayant des impacts sur la vie de société en général du point de vue culturel, politique, social et économique.24(*)

Elle est censée suivre le processus d'industrialisation qui exige un minimum d'agglomération urbaine pour satisfaire ses besoins en main d'oeuvre.

8. santé

La santé est définie par l'OMS comme un état complet du bien être physique, mental et social et ne consiste pas seulement en une absence de maladies ou d'infirmités.

II.1.2.La qualité d'un bon logement

La maison constitue le centre de la famille , la nature de logement a des répercussions sur la santé, des maisons de bonne qualités protègent la santé, un bon logement est caractérisé par :

a. Un bon emplacement

L'emplacement d'une maison est très important du point de vue la santé, une maison saine doit remplir des critères suivants :

- être proche d'une source d'eau saine

- être située au moins à 20metres de tout endroit choisi comme dépôt d'ordures

- être située à un endroit où l'eau de pluie et les eaux usées s'écoulent correctement et où il ne se forme pas de marais 18

b. avoir un volume nécessaire selon le nombre d'occupants

Une maison propre doit être non surpeuplée pour éviter le phénomène de promiscuité, pour assurer de l'intimité nécessaire aux membres de la famille, une maison d'habitation bien construite doit prévoir un nombre de pièces suffisantes pour permettre à ses occupants :

- de s'isoler les uns des autres

- de ne pas être dérangés par des facteurs extérieurs

- une séparation entre les pièces où couchent les adolescents et des adultes de sexes différents, les parents et les enfants.25(*)

c. une bonne aération et éclairage

Aération :

L'aération dans un logement a pour but principal d'éviter que des substances dangereuses soient dans l'air et puissent nuire à la santé, soit immédiatement, soit en s'accumulat

Elle réduit aussi au minimum la teneur de l'air en substance qui pourra provoquer des réactions physiologiques désagréables.

Dans les régions tempérées, une bonne aération doit renouveler l'air à raison de 0,030m3 par minute et par occupant.

Il faut faire entrer de l'air frais de préférence en ouvrant une porte ou une fenêtre, ouvrir plusieurs fenêtres est encore plus efficace, car on peut ainsi établir le courant d'air

Eclairage

Consiste à fournir à l'individu une lumière suffisante en quantité et en qualité pour lui permette d'exercer son activité. Ce la dépend des nombreux éléments variables.

Un bon éclairage est essentiel à un environnement sain dans la mesure du possible, chaque intérieur doit bénéficier d'une lumière naturelle suffisante, grâce à des fenêtres, et d'une source de la lumière artificielle.

La lumière naturelle est celle du soleil, offre le meilleur de l'éclairage et la maison doit avoir assez des fenêtres pour bien éclairée pendant le jour

La lumière artificielle ; sert la nuit, pour l'éclairage d'une pièce ou pour exécuter certains travaux, comme coudre lire, écrire ou étudier.

Les lampes à huile et les bougies qu'on utilise pour l'éclairage font beaucoup de fumée et peuvent être la cause d'incendie, à moins d'être placées convenablement et surveillées attentivement

L'électricité représente une source très propre de lumière artificielle et ne provoque que rarement des incendies sauf encas des installations défectueuse.

D. une protection nécessaire : sécurité de sol, toit et des murs

Une maison d'habitation doit avoir une structure solide avec des méthodes et des matériaux propres à prévenir tout effondrement.

Protection contre les incendies et tous autres accidents domestiques y compris les chutes.

Une maison doit être construite de façon qu'il protége ses occupants contre la chaleur, le froid, le bruits et l'humidité.26(*)

Pour la température, un bon logement est celui dans lequel l'individu éprouve un sentiment de confort, des normes ont été établi dans divers pays industrialisés ; elle recommandent pour l'hiver une température ambiante de 18°C à 22°C avec une humidité relative de 30à 60% un mouvement d'air inférieur à 0,20metre/seconde.

Pour le bruit, l'intensité du fond sonore dans un logement doit être inférieur à 40-50décibels.

E. protection contre la pluie, le vent les insectes et les animaux

La maison d'habitation doit être couverte pour protéger les occupants et les biens matériels contre les pluies, le toit en tôles et tuiles est préférable plus que la paille ou les shirtings qui n'assurent pas d'une solidité admirable, mais les tôles comme celles qui sont fabriqués en amiantes ciment sont aujourd'hui interdite à raison de leurs toxicité.

Les insectes sont élimines en bouchant les trous et les fenêtres dans les murs qui pourront être les lieux de dissémination les niches des ces insectes

La construction du plafond constitue aussi une meilleure protection contre les insectes, dans la mesure du possible il faut presser les grillages aux fenêtres et aux portes pour empêcher les insectes d'entrer.

f. tenir la maison propre et en ordre

Selon les type de logement, les méthodes employées pour le nettoyage et les entretenir sont différentes d'un endroit à l'autre, il existe tout de même de nombreuses règle valable

-nettoyer souvent la maison balayer le sol.

- tenir le mur propre, les blanchir à chaux ou un produit analogue

- boucher les trous et les fenêtres qui permettraient aux insectes ou aux rongeurs d'entrer pour dissimuler ou nicher

- si possible sur relever le lit au dessus du sol et aérée régulièrement la literie sur un corde ou sur étendage au soleil ce qui tue les bactéries et constitue un moyen de désinfection

-veiller à ce que les abord de la maison soient propres et libres de tous détritus.

-interdire l'accès de la maison aux animaux

g. approvisionnement en eau potable

L'emploi d'une eau mal propre ou polluée est la cause de nombreuses maladies pour être bien portant il faut disposer d'eau pure pour :

- boire

- préparer et faire cuire les aliments

- se laver

- faire la lessive

La provenance d'eau utilisée dans la communauté est d'une grande importance, car elle détermine le degré de pureté d'une eau. Si l'eau dans la communauté est malpropre elle sera la source des maladies diarrhéiques et d'autres maladies pouvant être propagées par l'eau.27(*)

CHAPITRE III : ENQUETE ET SES RESULTATS

III.1.Ojectif de l'enquête :

L'objectif global de notre enquête est d'évaluer l'état de lieu des conditions de logements dans le quartier Mapendo et leur impact sur la santé de la population.

III.2.Deroulement de l'Enquête :

Sous la facilitation des chefs d'avenus que nous avons sensibilisé et formé sur les objectifs de l'enquête, nous nous sommes basés sur :

-les principes de bases à considérer pour un enquêteur

- les différentes étapes de base à suivre pendant l'enquête.

- les attitudes de l'enquêteur devant l'enquêté ainsi que la méthode de communication pendant l'enquête, tout en exploitant les questionnaires en vue de le rendre plus compréhensible.

III.3. Méthodologie de l'Enquête :

Notre étude est descriptive avec des données qualitative et quantitatives, pour récolter les données sur terrain nous avons élaboré un questionnaire qui nous comprenait plus des questions fermées qu'ouvertes que nous avons soumis à nos enquêtés.

Pour ceux qui ne savaient pas lire et écrire nous avons traduit ce questionnaire en langue locale « le Swahili » pour plus de compréhension.

III.3.1. Population d'Etude :

Notre population étude avait un effectif de 7000 chefs de ménages et les autorités en charge de l'urbanisme et habitat sélectionner dans les 11 avenues qui forment le quartier Mapendo, tous confondu hommes et femmes.28(*)

Le choix du milieu étude a été motivé par l'importance de la sur occupation de logement de la population dans le quartier Mapendo par rapport aux 17 autres quartiers de la ville de Goma, et nous estimons que notre échantillon est représentatif de la population d'étude et que le résultat de notre enquête dans ce quartier seront exploités pour toute la ville de Goma.

III.3.2. Taille de l'Echantillon :

Pour trouver la taille de l'échantillon, nous avons utilisé la formule de FISCHER.

N = Z².p.q

Ainsi N = taille de l'échantillon quand = 10

Z = constante due à une marge d'erreur (z= 1.96)

P = prévalence attendue (0,5)

q = reste en différence de ce qui est d'un déduit de p (1- p)

d = marge d'erreur que nous décidons de choisir

n = (1,26)².0.5.0.5 = 3.8416.0.25 = 0.6904 = 384

(0.005)² 0.0025 0.0025

Notre population d'étude étant inférieur à 10.000, la taille de l'échantillon a été reprise comme suit :

Nf = 384 = 384 = 384 = 384 = 364,03035 364. Donc nf = 364

1+ n 1+384 1+0.005485+1 1.0548571

N 7000

III.3.3. Administration du questionnaire :

Nous avons administré le questionnaire aux enquêtés qui sont les chefs de ménages du quartier Mapendo et aux autorités chargés de l'urbanisme et habitant du quartier Mapendo sans aucune influence, dans les onze avenus qui compose cette entité administrative.

En effet nf étant de 364 divisé par les onze avenu et les autorités de l'urbanisme et habitat y compris, nous avons un effectif de 32 chefs des ménages enquêtés par avenu et 5 autorités de l'urbanisme et habitat ainsi que celle de titre foncier qui avaient fait l'objet de notre enquête.29(*)

III.3.4.Saisie et Traitement des Données :

Les données ont été saisies, traitées et analysées avec le logiciel Epi info statistique, sous le logiciel Microsoft Word et excel.

La rédaction du document final a été faite à l'ordinateur sur un total de 364 questionnaires disponibles. Après les avoir administrés, les 364 questionnaires ont été retrouvés soit un taux des répondant de 100% dont les résultats sont donnés sous forme des tableaux et qui sont relatifs à la considération éthique.

III.5. Considération Ethique :

Les autorités académiques de l'Université Ouverte Campus de Goma Nord Kivu, nous ont donné une attestation de recherche que nous avons présenté aux autorités du quartier Mapendo et celle de l'urbanisme et habitat, et qui nous ont donné l'accord de faire cette étude dans leur entité administrative.

Le consentement libre et éclairé, a été obtenu au près des enquêtés, avant le début de l'enquête, ils ont été rassurés de la confidentialité et l'anonymat des données récoltées.

III.4.ANALYSE DES DONNEES 

III.4.1. Présentation des résultats 

Nos résultats sont divisés en deux parties :

- les résultats issus du questionnaire d'enquête et,

- les résultats issus de la grille d'observation directe

Les résultats en rapport avec le questionnaire :

A.1. Variable relatives à l'identification des enquêtés :

Tableau n° 1. Répartition des répondants selon leur âge

Tranches d'age

fréquence

Pourcentage

18 à 20 ans

12

3,2

21 à 25 ans

34

9,3

26 à 30 ans

53

14 ,5

31 à 35 ans

156

26,3

36 à 40 ans

96

19,7

41 à 45 ans

59

16,2

46 à 50 ans

22

6

50 ans et plus

16

4,3

total

364

100

Source : nos enquêtes

Il ressort de ce tableau que la majorité des nos enquêtés sont dans une tranche d'âge comprise entre 31 à 35 ans soit 26,3%, alors que 19,7% se trouvent dans la tranche l'âge entre 36 à 40 ans, 16,2% ont un age entre 41 à 45 ans contre 3,2%de moins de 20 ans, 9,3% moins de 25 ans, 6% moins de 50 ans enfin 4,3% sont âgés de plus 50 ans et plus.

Tableau n°2 Répartition des enquêtés selon le sexe

sexe

Fréquence

Pourcentage

masculin

198

54,3

Féminin

166

45,7

total

364

100

Sources : nos enquêtes

Au vu de ce résultat 54,3% des nos enquêtes sont de sexe masculin contre 45, le sexe féminin.

Tableau n° 3. Répartition des enquêtes selon l'état civil

Etat civil

Fréquence

Pourcentage

Marié

315

86,6

Célibataire

10

2,8

Divorcé(e)

33

9

Veuf (ve)

6

1,6

Total

364

100

Source : nos enquêtes

Il ressort de ce tableau que 86,6% de nos enquêtés sont mariés, contre 9%des divorcés et 2,8% des célibataires, 1,6% des veuves.

Tableau n° 4 : Répartition des répondants selon le niveau d'étude

Niveau d'étude

fréquence

Pourcentage

Primaire

90

24,7

Secondaire

242

66,6

Universitaire

32

8,7

Total

364

100

Source : nos enquêtes

On constate à partir de ce tableau que 66,6% de nos enquêtés ont un niveau secondaire, 24,7% représente le niveau primaire contre 8,7% qui ont un niveau universitaire.

Tableau n°5. Répartition des enquêtés selon la profession

Profession.

Fréquence

Pourcentage

Cultivateurs

80

21,9

Fonctionnaire d'état

42

11,5

Commerçants

106

29,2

Débrouillards

136

37,3

Total

364

100

Source : nos enquêtes

37,3% représente les débrouillards alors que 29,2% des nos enquêtés font des petits commerces, 21,9% sont des cultivateurs alors que 11,5% sont des fonctionnaires de l'Etat.

A.2.Variable par rapport au nombre des personnes dans un logement ainsi que le nombres de chambres à coucher.

Tableau n°6. Résultat de la question relative au nombre des personnes dans une famille.

Nombre de personnes

fréquence

Pourcentage

1 à 2 personnes

0

0

3à 4 personnes

0

0

5 à 6 personnes

26

7,3

7 à 8 personnes

120

32,9

9 personnes et plus

218

59,8

Total

364

100

Source : nos enquêtes

Ce tableau nous montre que 59,8% sont des familles composées de plus de 9 personnes, 32,9% sont composées de 8à 7 personnes alors que 7,3% des familles compte entre 5 à et 6personnes.

Tableau n°7 Résultat de la question relative au nombre de chambres à coucher

Nombre des chambres à coucher

fréquence

Pourcentage

1 chambre

223

61,2

2chambres

126

34,6

3 chambres

15

4,2

4 chambres et plus

0

0

total

364

100

Source : nos enquêtes

Il ressort de ce tableau que 61,2% des nos enquêtés ont une chambre à coucher, alors que 34,6% disposent 2chambres à coucher, seulement 4,2% disposent 3 chambres à coucher.

Tableau n° 8. Résultat de la question relative au nombre de personnes par chambre à coucher

Nombre de personnes par chambre à coucher.

Fréquence

Pourcentage

2à 3 personnes

8

2,3

4 à 5 personnes

114

31,3

6 à 7 personnes

242

66,4

Total

364

100

Sources : nos enquêtes

Il ressort de ce tableau que 66,4% des nos enquêtés dorment à 7 personnes dans une chambre à coucher, 31,3 passent la nuit à 5 personnes contre 2,3% qui sont entre 2à 3 personnes

Tableau n° 9. Résultat de la question relative à la présence ou non des personnes qui passent la nuit au salon.

Présence des personnes qui passent la nuit au salon

fréquence

Pourcentage

Oui

352

96,7

Non

12

3,3

total

364

100

Source : nos enquête

Au vu de ce tableau, nous remarquons que 96,7 des enquêtés ont confirmé qu'il y a des personnes qui passent la nuit au salon contre 3,3% qui ont dit non.

Tableau n° 10. Résultat de la question relative à la connaissance ou non de nos enquêtes sur la promiscuité de logement.

connaissances

fréquence

Pourcentage

Oui

8

2,2

No

356

97,8

Total

364

100

Source : nos enquêtes

Il ressort de ce tableau que 97,8% des nos enquêtés ne connaissent pas la promiscuité de logement, contre 2,2% qui ont une connaissance sur la promiscuité de logement.

Tableau n°11. Résultat à la question relative à la connaissance ou nos des nos enquêtés sur l'impact de la promiscuité sur la santé de la population.

Connaissance de son impact sur la santé de la population

fréquence

pourcentage

Oui

8

2,2

non

356

97,8

Total

364

100

Source : nos enquêtes

A partir de ce tableau nous remarquons que 97,8% des nos enquêtés ne connaissent pas l'impact de la promiscuité de logement sur leur santé, contre 2,2% qui une connaissance sur les conséquences de la promiscuité sur la santé de la population.

A .4. Variable par rapport à l'étendu du parcelle, et le nombre de maisons se trouvant dans une parcelle.

Tableau n° 11. Résultat de la question relative à la superficie de la parcelle

La surface d'une parcelle

fréquence

Pourcentage

5 à 6 m²

283

77,7

7 à 8 m²

77

21,3

9 à 10m²

4

1

11 m² et plus

0

 

total

364

100

Source : nos enquêtes

Les résultats de ce tableau montrent que 77,7% de parcelles ont une surface entre 5 à 6 m², 21,3% ont une surface de 8 m² et 1% représente les parcelles ayant une surface de 10m².ce qui montre l'exécuite et le rapprochement d'une maison à une autre.

Tableau n° 12. Résultat de la question par rapport au nombre de logements qu'occupe une parcelle

Nombre de logement

Fréquence

Pourcentage

Un logement

0

0

Deux logements

5

1,3

Trois logements

86

23,7

Quatre logements et plus

273

75

Total

364

100

Source : nos enquêtes.

De ce tableau nous remarquons que 75% des parcelles compte quatre logements et plus, contre 23,7% qui ont trois logements, et 1,3% compte deux logements.

Tableau n° 13. Résultat de la question relative à la présence des acariens dans les logements

acariens

fréquence

Pourcentage

Poux

56

15,3

Chiques

91

25

Tics

106

29

Punaises du lit

111

30,7

Total

364

100

Source : nos enquêtes

Ce tableau nous montre qu'il y a la présence des acariens dans le logement 30,7% des nos enquêtés parlent des punaises du lit, 29% parlent des tics, et 40,3% parlent des chiques et poux.

Tableau n° 14. Résultats de la question relative à la moyenne de revenu journalière

Moyenne de revenu journalière

fréquence

Pourcentage

10$

0

0

5$

4

1

2$

20

5,5

1$

25

6,8

Moins d'1$

315

86,7

total

364

100

Source : nos enquêtes

Il ressort de ce tableau que 86,7% des nos enquêtés ont un revenu journalier de moins d'un dollar, 6,8% gagnent un dollars, 5,5% ont une moyenne journalière de 2$ et 1% des nos enquêtés ont 5$ par jour.

A.6. Variable par rapport à la connaissance de la population sur l'hygiène et assainissement dans le logement.

Tableau n° 16. Résultat de la question relative aux sources d'eau de boissons

Sources d'eau

Fréquence

Pourcentage

Rivière

0

0

Puits

0

0

Pluie

35

9,6

Robinet

64

17,6

Lac

265

72,8

total

364

100

Sources : nos enquêtes

Il ressort de ce tableau que 72,8% des nos enquêté, utilisent l'eau du lac pour la consommation, 17,6% l'eau de robinet contre 9,6% qui utilisent l'eau de pluie.

Tableau n° 17. Résultat de la question relative à la présence des déchets dans les parcelles.

Présence des déchets

fréquences

Pourcentage

Oui

360

1,1

Non

4

98,9

total

364

100

Sources : nos enquêtes

Les résultats de ce tableau montrent que 98,9% des nos enquêtés reconnaissent la présence des déchets dans les parcelles, contre 1,1%.qui utilisent les poubelles

Tableau n° 18. Résultat de la question relative au moyen d'élimination des déchets.

Moyen utilisé

fréquence

Pourcentage

Compostage

64

17,5

Incinération

256

70,5

Enfouissement

4

1,1

Décharge contrôlée

40

10,9

Total

364

100

Sources : nos enquêtes

De ce tableau nous remarquons que, 70,5% des nos enquêtés font l'incinération comme moyen d'élimination des déchets,17,5% utilisent la méthode de compostage,10,9% font le décharge contrôlé,contre 1,1 qui utilisent l'enfouissent .

Tableau n° 19. Résultats de la question relative à la présence des poubelles dans des parcelles

Présence des poubelles

Fréquences

pourcentage

Oui

44

12,1

Non

320

87,9

Totale

364

100

Sources : nos enquêtes

Il ressort de ce tableau que 87,9% des nos enquêtés ne possèdent pas des poubelles, contre 12,1% qui ont des poubelles dans leurs parcelles mais non entretenues.

Tableau n° 20. Résultat relative à la connaissance ou non par nos enquêtés sur l'hygiène corporelle

Connaissances sur l'hygiène corporelle

fréquence

Pourcentage

Oui

300

82,5

Non

64

17,5

Total

364

100

Sources : nos enquêtes

Au vu de ces résultats nous constatons que 82,5% des enquêtes n'ont pas une connaissent sur l'hygiène corporelle, contre 17,5% qui ont des connaissances sur l'hygiène du corps.

A. Les résultats par rapport à la grille d'observation.

B.1.Observation n° 1.dimension et surface des logement

Tableau n° 21. Résultat de la question relative aux logements par rapport à la surface principale

Surface de logement m²

fréquence

Pourcentage

5 à 7 m²

235

64,5

8 à 10 m²

117

32,3

11 à 15 m²

12

3,2

Total

364

100

Sources : nos enquêtes.

Il ressort de ce tableau que 64,5% des nos enquêtés ont des logements avec un surface comprise entre 5 à 7 m², et 32,3% représentent les logements qui ont une surface entre 8 à 10 m², alors que celle qui est entre 11 à 15 m² ne représentent que 3,2% de nos enquêtés.

Tableau n° 21. Résultat de la question relative à la distance entre deux maisons.

Distance entre deux maisons

effectifs

Fréquence

1 à 2 m

274

75,4

3 à 4 m

45

12,3

5 à 6 m

35

9,6

7 à 8 m

10

2,7

9 à 10 m

0

0

Total

364

100

Sources : nos enquêtes

Il ressort de ces résultats que 75,4% des maisons sont séparées par une distance de 1 à 2m, 12,3% des maisons sont séparées par une distance de 3 à 4 m, 9,6 des maisons sont séparées par une distance de 5 à 6m contre 2,7% des maison sont séparées par une distance de 7 à 8 m.

Observation n°2 présences de ventilation et de l'éclairage dans les logements

Tableau n° 23. Résultat à la question relative à la ventilation et l'éclairage au sein des logements.

Ventilation et éclairage

fréquence

Pourcentage

Oui

67

18,4

Non

297

81,6

Total

364

100

Source : nos enquêtes.

81,4 % des nos enquêtés ont répondu non sur la ventilation et l'éclairage dans leurs logement contre 18,4% qui ont répondu oui

B.2.Observation n°3 : matériaux des constructions des logements

Tableau n°24

Résultat de la question relative au logement selon la nature des toitures

Nature des toitures

fréquence

Pourcentage

Tôles

314

86,4

Tuiles

4

1

Shirtings

46

12,6

Total

364

100

Sources : nos enquêtes

89,4% des logements ont des toitures en tôles, 12,6% en ont en shirtings et 1% de toitures sont en tuiles.

Tableau n°25. Résultat de la question relative au logement selon les matériaux des murs

Matériaux des murs

Fréquence

Pourcentage

Briques

15

4,1

Boue

8

2,1

Planches

296

81,6

Tôles

32

8,6

Shirtings

13

3,5

Total

364

100

Sources : nos enquêtes.

Le résultas de ce tableau montre que 81,6% des logements ont des murs en planches, 3,5% sont en shirtings, 4,1% en briques, 8,6% en tôles et 2,1% en boue

Observation n° 4 hygiènes dans le logement et la gestion des déchets et des excréments.

Tableau n°26. Résultat de la question relative à la présence ou non des latrines dans les ménages

Présence de latrine

Fréquence

pourcentage

Oui

62

17,1

Non

302

82,9

Total

364

100

Sources : nos enquêtes.

Les résultats de ce tableau montrent que 82,9% des logements n'ont pas des latrines, contre 17,1% qui des latrines.

Tableau n° 27.Resultat à la question relative aux logements selon les types de latrines

Types de latrine

fréquence

Pourcentage

Latrine à simple fosse

360

98,9

Latrine à fossé ventilé

4

2,1

Latrine à chasse eau

0

0

Latrine à siège

0

0

total

364

100

Sources : nos enquêtes

Ce tableau nous montre que 98,9% des nos enquêtés ont des latrines à simple fosse contre 2,1% qui ont des latrines ventilée.

Tableau n° 27.Résultat de la question relative aux matériaux de pavement

Matériaux de pavement

fréquence

Pourcentage

Ciment

91

25

Terre

73

20,1

Moellon

200

54,9

total

364

100

Source : nos enquêtes.

Il ressort de ces résultats que 54,9% des logements ont un pavement en moellon, 25% ont le pavement en ciment et 20,1% sont en terre.

Observation n° 5 protections et hygiène des latrine

Tableau n°28. Résultat de la question relative aux logements selon l'hygiène et la protection des latrines

Hygiène et protection des latrines

fréquence

Pourcentage

Les latrine en bon état

9

14,5

Les latrines en mauvais état

53

85,5

total

62

100

Sources : nos enquêtes.

Il ressort de ce résultat que sur 62 latrine retrouvée dans le quartier Mapendo, 85,5% sont en mauvais état contre 14,5 qui sont en bon état.

Tableau n° 29. Résultat de la question relative à l'utilisation des latrines par nombre de familles.

Nombre des familles par latrine

fréquence

Pourcentage

Une famille

0

0

Deux familles

0

0

Trois familles

0

0

Quatre familles et plus

364

100

Total

364

100

Sources : nos enquêtes.

Quatre famille et plus dans ce quartier utilisent une latrine soit 100%.

Tableau n°30. Résultat à la question relative au logement à la séparation de la cuisine.

Cuisine séparée du logement

fréquence

Pourcentage

Oui

14

3,9

Non

350

96,1

Total

364

100

Sources : nos enquêtes

Il ressort de ce tableau que 96,1% de logement sont combinés avec la cuisine, contre 3,9% de logements qui sont séparés avec la cuisine

III.5. INTERPRETATION DES RESULTATS

III.5.1. Discutions des résultats

A l'issue de notre enquête menée auprès des chefs des ménages du quartier Mapendo et les autorités de l'urbanisme et habitat, sur la problématique de la promiscuité de logement et son impact sur la santé de la population, les principaux résultats dégagés sont les suivants :

a) par rapport au niveau des connaissances des enquêtés sur la promiscuité de logement et son impact sur la santé de la population.

La majorité des répondants soit 97,8% ne connaissent pas la promiscuité de logement et ses conséquences sanitaires, contre 2,2% qui en connaissent.

b) du point de vue les causes favorisant la promiscuité de logement :

- par rapport à la question relative au nombre de personnes dans un logement, il est montré que 59,8% sont des familles qui ont 9 personnes et plus 32,9% des familles ont 8 personnes contre 7,3 des familles sont composées des 6 personnes.

- par rapport à la question de nombre des chambres à coucher, qu'occupe un logement, les résultats montrent que :

61.2% des logement on une chambre à coucher, 34,6% ont deux chambres à coucher et 4,2 % ont trois chambres.

- par rapport à la question des nombre de personnes qui occupent une chambre à coucher, il est montré que :

66,4% des personnes passent la nuit à 5 à 6 personnes, 31,3 restent au de 3 à 4 personnes dans une chambre à coucher.

2,3%dorment en 1 à 2 personnes

- par rapport à la question relative à la présence des personnes qui passent la nuit au salon ; 96,7% des enquêtés ont répondu qu'il y a toujours la présence des personnes qui passent la nuit au salon contre 3,3 qui ont répondu non.

- par rapport à la question relative à la surface de l'étendu du parcelle, les résultats montrent que :

77,7% des parcelles mesurent 10m², et 21,3%sont des parcelles de 15m² contre 1% des parcelles qui ont 20m²

- par rapport à la question relative au nombre de logement, retrouvés dans une parcelle 75% des parcelles est occupées par plus des 4 logements, 23,7% des parcelles compte 3logement contre 1,3%, qui est occupé par deux logement.

- par rapport à la question relative à la surface principale d'un logement il nous est montré que 64,5% de logements mesurent 5à 7m² ; 32,3% mesurent 8 à 10m² ; et 3,2% ont une surface de 11 à 15 m².

- par rapport à la question relative à la distance entre deux maisons, les résultats montrent que, 75,4% des parcelles ont une distance de 1 à 2 m ; 12,3% ont une distance de 3 à 4 m, contre 9,6% qui se séparent de 6 m et 2,7 % sont séparées de 8m.

c) du point de vue le niveau sociaux économique comme facteurs favorisant la promiscuité de logement, les résultats des nos enquêtes ont montrés ce qui suit :

Par rapport à la question relative à la profession des nos enquêtés :

-37,3% des habitants de ce quartier n'ont d'emploi il font les débrouillards 29,2% font les petit commerces 21,9% sont cultivateurs, contre 11,5% qui sont fonctionnaire de l'Etat.

- par rapport à la question relative à la moyenne de revenue journalier les résultats de l'enquête ont montré que :

- 86,7% de la population gagnent moins d'un dollars par jour, 6,8% gagnent 1$ par jour 5,5% vivent avec 2$ contre 1% de la population enquêté qui gagne 5$ par jour.

d) du point de vue l'hygiène comme facteur mettant en danger la santé de la population :

Par rapport à la question relative à la présence des maladies dues au manque d'hygiène

30,7% des punaises de lit ont été retrouvé ; 29% des tics dans les logements 25% des chics et 15,3% des poux dans la population.

- par rapport à la question relative à la présence de latrine dans les logements, 82,9% des logements n'ont pas des latrines contre 17,7%qui ont des latrines.

Par rapport au nombre de familles utilisant une latrine, il nous est montré que plus des trois familles utilisent une latrine soit 100%.

Par rapport à la question relative à la présence des déchets dans les parcelles, les résultats ont montrés que 98,9% des parcelles ont affichées la présence des déchets contre 1,7%.

Par rapport à la présence des poubelles dans la parcelle, il montre que 87,9% des parcelles n'ont pas des poubelles contre 12,1% qui en ont.

CHAP : IV PROGRAMME DE SANTE SUR L' AMELIORATION

DES CONDITIONS DE LOGEMENT DANS

LE QUARTIER MAPENDO

IV.1. NECESSITE DU PROGRAMME

Le quartier Mapendo, rayon d'action de notre programme connaît d'énormes problèmes de mauvaise condition de logement ayant comme conséquences la promiscuité, la sur occupation des habitants au sein d'un logement, le manque d'infrastructure sanitaire de base, et d'une crise institutionnelle des autorités de l'urbanisme et habitat de la place. Tous ceux-ci ont impact négatif sur la population vivant dans ce quartier.

Le quartier Mapendo traverse des difficultés d'énormes difficultés sanitaire et celles de conditions de logements, les raisons liées à cet état des choses sont notamment :

le niveau des connaissances insiffusance de cette population et celle des autorités de l'urbanisme et habitat en matière de la promiscuité de logement et son impact sanitaire. partant de cet état de choses, nous estimons qu'il est indispensable d'organiser un programme de santé pour la construction des latrines et des poubelles à l'intention des habitants du quartier Mapendo, pour leurs permettre d'avoir les latrines et les poubelles suffisantes, qui les épargnerons à des problèmes sanitaires de bas

IV..2.LES GRANDES LIGNES DU PROGRAMME

Tableau n°31. Les grandes lignes du programme de santé

DOMAINE

OBJECTIF

PROJET

MILIEU

INDICATEUR

Construction des installations sanitaires

Offrir à la population de quartier Mapendo des installations sanitaires hygiéniques et suffisantes

Construction des -installations sanitaires dans tous les avenus du quartier Mapendo,

-sensibiliser les autorités du quartier pour le suivi la protection des latrines.

Quartier Mapendo dans la ville de Goma

-Les 11 avenus du quartier Mapendo sera dotés de installation sanitaire

- chaque famille aura une latrine individuel càd une latrine par famille

- 364 chefs des ménages seront formés pour l'utilisation, le suivi et la protection des installations sanitaires

Construction et installation des poubelles publiques et par famille

-avoir un quartier sans déchets et immondices

- protéger la population contre les maladies dues à un environnement mal sain.

- créer une entreprise des fabricants de poubelles publiques et domestique.

- créer une association des ramasseurs des déchets.

Quartier Mapendo

Ville de GOMA

- Chaque famille sera dotée une poubelle

- Présence des poubelles publiques dans les sentier de chaque avenu du quartier

- Absences des déchets et immondices dans les domiciles

- Absence des maladies due aux déchets

Approvisionement en eau potable

Porter satisfaction au problème d'eau potable dans tous les avenus du quartier Mapendo.

-approvisionner chaque famille en eau potable,

-former les chefs des ménages sur la gestion et la désinfection de l'eau

Quartier mapendo

-11avenus approvisionner en eau potable

-364 chefs des ménages seront formés sur la gestion et la désinfection de l'eau

IV.3.LES OPORTUNITES D'EXECUITION DU PROGRAMME

En fin que ce programme soit exécuté, nous avons besoin des ressources humaines et matériels avant de commencer la construction des latrines et des poubelles ainsi l'activité d'abduction d'eau potable

Quand aux ressources matérielles certains outils seront à disponibiliser par la population bénéficières de ce programme

Ainsi nous aurons besoin des Ingenuer, des logisticiens des chauffeurs, menuisiers, des maçons et des aides maçon outre les ressources humaines, nous aurons besoin de tous les matériels nécessaires pour la construction d'une latrine, de poubelles et d'abduction en eau.

IV.4. LES DIFFERENTS ACTEURS DU PROGRAMME

L'importance de programme exige l'implication des différents acteurs dans les différents niveaux.

IV.4.1. La division provinciale de l'urbanisme et habitat :

En collaboration avec les autorités du quartier, cette division va disponibiliser des techniciens et des experts en urbanisme et habitat qui vont planifier sur les normes et les critères de construction et d'abduction en eau.

IV.4.2. La commune de GOMA :

Va assurer le plaidoyer aux bailleurs des fond pour financer les différents projet,qui seront mis en oeuvre pour la réalisation de ce programme, en plus de ce là la commune s'occupera de suivi et évaluation des activités.

IV.4.3.La communauté du quartier Mapendo.

La population bénéficière des activités de ce programme doit participer dans l'exécution et la bonne marche des activités de ce programme, par un engagement manifeste dans la réalisation de ce programme.

IV.5. LES HYPOTHES RISQUES ET FLEXIBILITE DU PROGRAMME

Pour que la promiscuité de logement et son impact sur la santé de la population puissent entrer en relation conséquente avec l'amélioration des conditions de logements, les exigences suivantes doivent être respecté et exécutées

- la volonté des autorités politico administratives pour l'exécution correcte des normes institutionnelle de l'urbanisme et de l'habitat

- l'état doit prendre en charge le droit et les conditions de logement de la population

- l'adoption par les concernés des attitudes et des comportements conséquent selon le niveau d'information reçue sur la promiscuité des logements et ses conséquences sur la santé.

CONCLUSION GENERALE

Nous voici au terme de cette étude de la problématique de la promiscuité de logement et son impact sur la santé de la population dans la ville de Goma cas spécifique de quartier Mapendo, il était question d'évaluer l'état et les conditions des logements de la population vivant dans cette entité administrative de la villa de Goma, d'établir un rapport les conséquences sanitaire qui peuvent mettre en danger la santé de cette population

Pour y parvenir nous nous sommes posés les questions suivantes :

Les autorités en charge de l'urbanisme et habitats ont-ils des connaissances suffisantes sur la promiscuité de logement et ses conséquences sur la santé de la population.

Quelles sont les causes qui favoriseraient la promiscuité de logement dans le quartier Mapendo

Les habitant de ce quartier ont-ils des connaissances suffisantes sur la promiscuité de logement et son impact sur la santé ?

Les niveaux sociaux économiques des habitants de ce quartier ne serait-il pas l'une des causes favorisant la promiscuité de logement ?

Pour vérifier nos hypothèses et arriver aux résultats de cette étude nous

Avons collecté les données en utilisant la technique par questionnaire d'échantillon, l'échantillon était de 364 personnes.

Les données étaient traitées à la formule de FISCHER, après

Dépouillement, analyse traitement des données et interprétation volontaire des résultats, nous sommes aboutis aux conclusions suivantes. :

du point de vu connaissance des enquêtés sur la promiscuité et ses conséquences sur la santé de la population, conformément au tableau n° 10

la majorité de répondant soit 97% ne connaissent pas la promiscuité de logement et ses conséquences sanitaire contre 2,2% qui en connaissent.

Du point de vue facteurs favorisant la promiscuité de logement,

nous avons trouvé que :

le niveau de vie socio économique est un facteur car la 37,3% de la population n'ont pas d'emploi, 29,2% font des petits commerces et 21,9% sont cultivateurs contre 11,5%fonctionnaires de l'Etat

la moyenne de revenu journalier, car 86,7% de la population de ce quartier son revenu journalier est de moins d'un dollar,6,8% gagnent1$ 5,5% gagne 2$ par jour et 1% qui peut avoir 5$.Tous ceux-ci font que les gens restent dans les logements qui ne coûte pas cher

l'étendu de la parcelle, le nombre des logements dans une parcelle, la surface d'un logement par rapport à ses occupants ont été mis en cause comme facteurs favorisant la promiscuité de logement.

Du point des vu les facteurs mettant en danger la santé de la population, il nous est montré que :

L'utilisation d'une latrine par plus de 4 familles, l'absence remarquée des poubelle dans des

Parcelles et la présence des acariens dans les logements, ainsi que la prolifération

des Maladies diarrhéiques, des dermatoses et des maladies des mains salles sont

des facteurs montrant que la santé de cette population est en danger.

Eu égard à ce qui précède, ce travail nous a permis d'approcher et de palper la réalité de l'état de condition des logements dans le quartier Mapendo en fin nous affirmons qu'il y a une mauvaise condition des logements et qui a un impact négatif sur la santé de la population.

Il est certain que le fait de n'avoir enquêté que sur 364 personnes répartissant dans les 11 avenus qui forment le quartier, ne nous permet pas d'affirmer que nos résultats représentent une généralité sans exception.

Nous ne prétendons pas avoir tout cerner dans ce travail mais nous ouvrons une brèche aux autres chercheurs de nous compléter sur tel ou tel autre point que nous n'avons pas pu approfondi.

BIBLIOGRAPHIE

I. OUVRAGES :

01.. LANOI: Dictionnaire de Médecine,Flamarion 7ème éd,Paris 2001 p320

02. NORMAN KING et JO Anne Smird : Condition des logements et santé publique dans les régions métropolitaines, 2006,p 8

03.THERMIL E. : Analyse de situation de l'habitat en Haïti,2000 p 45

04.HUGUES C CLAUDE PIERRE G, protection de la santé hygiène et environement 14ème ed 1999,p156.

05. BOUTTE J.  la lutte contre les logements insalubre, un mouvement communal, ed kluwer,1994, p77.

06. FRONCY, PICK et REEL, Guide de l'assainissement individuel, Genève 1995, p 7

07. ZAMSTEENG.S. la santé des Français dans leur logement,2000 p 18

08. OMS. Santé et logement, 1999, p 35

II. MONOGRAPHIE COURS ET WEBOGRAPHIE

01. MBILA WABENYA, connaissance, attitude et pratique de jeunes femmes de la ville de Goma sur la planification familiale, Mémoire inédit santé publique/ UO Goma 2007-2008, p 13-23

02. JEAN BOSCO, évaluation de l'état de l'hygiène dans l'agglomération rurale de KIZIGURO , Mémoire inédit Santé publique/UO Goma février 2009 p45.

03. KALEGAMIRE J. problématique de l'amélioration de l'habitat dans le territoiree de KABARE, province du Sud Kivu , TFC inédit deco/UO

Goma 2007-2008 p52

04. http/www.memore on line.com

05. http//www.etat de logement dans le monde.org

06. FUETA P. cours d'informatique et traitement des données 2ème licence santé publique inedit/UO Goma 2009 p 32.

07.KAYUNGURA G. cours de methode de recherche scientifique 1ère licence santé publique inedit /UO Goma 2008

III. RAPPORT

01. UN-Habitant, Rapport des Nations Unies pour l'étude de logement dans le monde,

2007 ; Pg 25-2

02. UNICEF, Rapport sur l'état de logement en RDC, 2001 ; Pg 15

03. UNICEF, Rapport sur la santé et l'environnement,2006 ; Pg 34

04. Quartier Mapendo, Rapport des activités exercice 2008 ; Pg 18

05. WHO-EURO, Population report, Génève 2002 ; Pg 13

06. ONU-Habitant; Troisième session de forum mondial sur le logement,

Vancouver Canada, 2006; Pg 52

07. ANONYME ; Rapport sur le développement humain, ampleur de déficit en logement,

2006 ; Pg22

TABLE DES MATIERES

EPIGRAPHE ii

DEDICACE iii

REMERCIEMENTS iv

RESUME v

INTRODUCTION GENERALE. 1

CONTEXTE ET PROBLEMATIQUE 1

0.2. HYPOTHESES DU TRAVAIL. 5

0.3. OBJECTIFS DE RECHERCHE. 5

0.4. JUSTIFICATION ET INTERET DU SUJET : 6

0.5. DELIMITATION SPATIO-TEMPORELLE DU SUJET : 6

0.6. METHODES ET TECHNIQUES DE RECHERCHE 7

0.7.SUBDIVISION SOMMAIRE DU TRAVAIL. 8

CHAP. I. PRESENTATION DU MILIEU D'ETUDE 9

I.1. PRESENTATION DE LA VILLE DE GOMA 9

I.1.1. Historique de la ville de Goma. 9

I.1.2 Aspect administratifs et politiques. 11

I.1.3 Relief : 12

I.1.4. Hydrographie : 13

I.1.5. Végétation et sol : 13

I.1.6.Aspect démographique : 13

I.1.2.PRESENTATION DU QUARTIER MAPENDO 14

I.2.1.Données Socioculturelles 14

A. Composition Ethniques : 14

B. Langues et Religions : 14

C. Données Economique : 14

I.2.2. Situation Géographique : 15

I.2.3. Organisation administrative : 15

ORGANIGRAMME DU QUARTIER MAPENDO 16

CHAP.II. REVUE DE LA LITTERATURE ET CONSIDERATIONS 18

THEORIQUE SUR PROMISCUITE DE LOGEMENT 18

I.2.1. Introduction : 18

I.2.2.Situation de logement dans le Monde 19

I.2.3.Conséquences de la promiscuité de logement liée à la santé Publique 20

II.2. CONSIDERATION THEORIQUE SUR LA PROMISCUITE DE LOGEMENT 24

II.2.1. Généralité sur le logement 24

II.2.2.definition des concepts 24

1. Promiscuité 24

1. la promiscuité et la santé publique : 25

2. logement 25

3. Ménage 26

5. Maison 26

6. Ville 26

7. Urbanisation 27

8. santé 27

II.1.2.La qualité d'un bon logement 28

CHAPITRE III : ENQUETE ET SES RESULTATS 31

III.1.Ojectif de l'enquête : 31

III.2.Deroulement de l'Enquête : 31

III.3. Méthodologie de l'Enquête : 31

III.3.1. Population d'Etude : 32

III.3.2. Taille de l'Echantillon : 32

III.3.3. Administration du questionnaire : 33

III.3.4.Saisie et Traitement des Données : 33

III.5. Considération Ethique : 33

III.4.ANALYSE DES DONNEES 33

III.4.1. Présentation des résultats 33

Les résultats en rapport avec le questionnaire : 34

III.5. INTERPRETATION DES RESULTATS 47

III.5.1. Discutions des résultats 47

CHAP : IV PROGRAMME DE SANTE SUR L' AMELIORATION 50

DES CONDITIONS DE LOGEMENT DANS 50

LE QUARTIER MAPENDO 50

IV.1. NECESSITE DU PROGRAMME 50

IV..2.LES GRANDES LIGNES DU PROGRAMME 51

IV.3.LES OPORTUNITES D'EXECUITION DU PROGRAMME 53

IV.4. LES DIFFERENTS ACTEURS DU PROGRAMME 53

IV.5. LES HYPOTHES RISQUES ET FLEXIBILITE DU PROGRAMME 54

CONCLUSION GENERALE 55

BIBLIOGRAPHIE 57

I. OUVRAGES : 57

II. MONOGRAPHIE COURS ET WEBOGRAPHIE 57

TABLE DES MATIERES 59

ANNEXE 61

QUESTIONNAIRE ET GILLE D'OBSERVATION 62

DISCOUR LORS DE LA DEFENSE

- Monsieur le président du Jury

- Messieurs les membres du Jury

- Distingués Invités,

- Auguste Assemblé, Camarades étudiants, Bonjour

- Grande est notre joie de vous présenter les résultats de notre recherche qui a porté sur

« LA PROBLEMATIQUE DE LA PROMISCUITE DE LOGEMENT ET SON IMPACT SUR LA POPULATION DU QUARTIER MAPENDO DANS LA VILLE DE GOMA »

Le problème abordé dans notre travail de recherche se résume dans les questions suivantes :

1. les autorités en charge de l'urbanisme et de l'habitant ont-ils des connaissances suffisantes sur la promiscuité de logement et ses conséquences sur la santé publique ?

2. quelles sont les causes qui favorisent la promiscuité de logement dans ledit quartier ?

3. les habitants de ce quartier ont -ils des connaissances suffisantes sur la promiscuité de logement et son impact sur la santé ?

Vu l'importance et la nécessité du problème qui se pose dans ce quartier mapendo et qui semble devenir un mal silencieux, pour la santé de sa population, nous avons émis des hypothèses :

1. les autorités de la ville de Goma en charge de l'urbanisme et de l'habitat ne se rendent pas compte des conséquences sanitaires qui seraient due à la promiscuité de logement.

2. les demorcellement des parcelles, les constructions anarchique et le niveau socio économique des habitants de ce quartier seraient un des causes

3. les habitants du quartier Mapendo auraient une connaissance faible en matière de la promiscuité de logement et son impact sur la population.

Pour récolter les données et mener à bien notre travail nous avons fait recours aux méthodes techniques de recherche suivante :

- La Méthode descriptive, elle nous a permis de nous rendre compte et de décrire de manière successive l'évolution et le développement du quartier Mapendo mais aussi de voir le problème de santé de cette population issue de l'état de leurs états de logements.

- La Méthode analytique, nous a permis d'analyser et d'interpréter les résultats de l'enquête en rapport avec la promiscuité de logement et son impact sur la santé

- La Méthode historique nous a aidé de mieux comprendre le passé et l'évolution de l'habitat du quartier Mapendo. En fin la méthode statistique nous a aider à tirer un échantillon de la population d'étude, une enquête a été menée à partir de l'échantillon, les résultats ont été interprétés et présenter sous forme des tableau et une conclusion été tirée.

Pour mieux utiliser ces méthodes nous nous sommes servis des outils qui nous ont permis de rassembler un certain nombre d'information sur notre sujet, ainsi pour notre étude nous avions utilisé les techniques suivantes :

Analyse documentaire celle-ci nous a aider à fouiller et à analyser les ouvrages, les rapports, les documents inédit ayant une liaison avec notre domaine de recherche.

Le questionnaire d'enquête qui a été adressé aux personnes cibles qui sont les chefs de ménages du quartier mapendo et les autorités de l'urbanisme et habitat qui nous a permis de recueillir les informations nécessaires pour notre étude.

Une observation directe et un interview libre ont permis d'obtenir et de noter rapidement un grand nombre de fait rechercher et nous ont mis en contact avec nos enquêtés pour connaître leurs opinions sur la promiscuité de logement.

- Monsieur le président du Jury

- Messieurs les membres du Jury

- Distingués Invités,

- Auguste Assemblé, Camarades étudiants

A l'issue de notre enquête menée auprès des chefs des ménages du quartier Mapendo et les autorités de l'urbanisme et habitat, sur la problématique de la promiscuité de logement et son impact sur la santé de la population, les principaux résultats dégagés sont les suivants :

a) par rapport au niveau des connaissances des enquêtés sur la promiscuité de logement et son impact sur la santé de la population.

La majorité des répondants soit 97,8% ne connaissent pas la promiscuité de logement et ses conséquences sanitaires, contre 2,2% qui en connaissent.

b) du point de vue les causes favorisant la promiscuité de logement :

- par rapport à la question relative au nombre de personnes dans un logement, il est montré que 59,8% sont des familles qui ont 9 personnes et plus 32,9% des familles ont 8 personnes contre 7,3 des familles sont composées des 6 personnes.

- par rapport à la question de nombre des chambres à coucher, qu'occupe un logement, les résultats montrent que :

61.2% des logement on une chambre à coucher, 34,6% ont deux chambres à coucher et 4,2 % ont trois chambres.

- par rapport à la question des nombre de personnes qui occupent une chambre à coucher, il est montré que :

66,4% des personnes passent la nuit à 5 à 6 personnes, 31,3 restent au de 3 à 4 personnes dans une chambre à coucher.

2,3%dorment en 1 à 2 personnes

- par rapport à la question relative à la présence des personnes qui passent la nuit au salon ; 96,7% des enquêtés ont répondu qu'il y a toujours la présence des personnes qui passent la nuit au salon contre 3,3 qui ont répondu non.

- par rapport à la question relative à la surface de l'étendu du parcelle, les résultats montrent que :

77,7% des parcelles mesurent 10m², et 21,3%sont des parcelles de 15m² contre 1% des parcelles qui ont 20m²

- par rapport à la question relative au nombre de logement, retrouvés dans une parcelle 75% des parcelles est occupées par plus des 4 logements, 23,7% des parcelles compte 3logement contre 1,3%, qui est occupé par deux logement.

- par rapport à la question relative à la surface principale d'un logement il nous est montré que 64,5% de logements mesurent 5à 7m² ; 32,3% mesurent 8 à 10m² ; et 3,2% ont une surface de 11 à 15 m².

- par rapport à la question relative à la distance entre deux maisons, les résultats montrent que, 75,4% des parcelles ont une distance de 1 à 2 m ; 12,3% ont une distance de 3 à 4 m, contre 9,6% qui se séparent de 6 m et 2,7 % sont séparées de 8m.

c) du point de vue le niveau sociaux économique comme facteurs favorisant la promiscuité de logement, les résultats des nos enquêtes ont montrés ce qui suit :

Par rapport à la question relative à la profession des nos enquêtés :

-37,3% des habitants de ce quartier n'ont d'emploi il font les débrouillards 29,2% font les petit commerces 21,9% sont cultivateurs, contre 11,5% qui sont fonctionnaire de l'Etat.

- par rapport à la question relative à la moyenne de revenue journalier les résultats de l'enquête ont montré que :

- 86,7% de la population gagnent moins d'un dollars par jour, 6,8% gagnent 1$ par jour 5,5% vivent avec 2$ contre 1% de la population enquêté qui gagne 5$ par jour.

d) du point de vue l'hygiène comme facteur mettant en danger la santé de la population :

Par rapport à la question relative à la présence des maladies dues au manque d'hygiène

30,7% des punaises de lit ont été retrouvé ; 29% des tics dans les logements 25% des chics et 15,3% des poux dans la population.

- par rapport à la question relative à la présence de latrine dans les logements, 82,9% des logements n'ont pas des latrines contre 17,7%qui ont des latrines.

Par rapport au nombre de familles utilisant une latrine, il nous est montré que plus des trois familles utilisent une latrine soit 100%.

Par rapport à la question relative à la présence des déchets dans les parcelles, les résultats ont montrés que 98,9% des parcelles ont affichées la présence des déchets contre 1,7%.

Par rapport à la présence des poubelles dans la parcelle, il montre que 87,9% des parcelles n'ont pas des poubelles contre 12,1% qui en ont.

Eu égard à ce qui précède, ce travail nous a permis d'approcher et de palper la réalité de l'état de condition des logements dans le quartier Mapendo en fin nous affirmons qu'il y a une mauvaise condition des logements et qui a un impact négatif sur la santé de la population

Il est certain que le fait de n'avoir enquêté que sur 364 personnes répartissant dans les 11 avenus qui forment le quartier, ne nous permet pas d'affirmer que nos résultats représentent une généralité sans exception.

Nous ne prétendons pas avoir tout cerner dans ce travail mais nous ouvrons une brèche aux autres chercheurs de nous compléter sur tel ou tel autre point que nous n'avons pas pu approfondi.

Je dis et je vous remerci.

KYAMUSOKE BORAUZIMA

TUTOR at school of nursing and

Midwifery Byumba.

RE: Explanation a bout my absence at the service for two days

Sir,

I wish to explain to you about my absence in the service for two days, which is Thursday 1st and Friday 2nd October 2009

Just to let you know that my absence was to a piece of information received, concerning the illness of one of my relatives.

Has the matter of fact, I was obliged to go reason why I was not present at the service for these two days

I beg your pardon and I wish you a success in your activities.

Your faithfully.

KYAMUSOKE Bora Emmanuel

C.I.

- Director of BSNM

- Academic Affairs

- Human Resource Manager.

* 1 Dictionnaire de médicine 7e édiction; Paris 2001

* 2 NORMAN KING: condition de logement et santé publique dans les regions metropolitaines

* 3 Emmanuel: Analyse de la situation de l'habitat en Haîti,2000, p. 45

* 4 HUGES: protection de la santé, hygiene et environnement 1999; p. 156

* 5 UNICEF: Rapport sur l'état de l'habitat en RDC, 2006; p. 34

* 6 Mbila Wabenya, connaissance, attitude et pratique des jeunes femmes de la ville de Goma sur la panification familiale. Mémoire inédite/U.O 2007-2008 ; Pg 12

* 7 MBILA WA BENYA, Op.cit. p.23

* 8 Opcit

* 9 Quartier Mapendo: Rapport annuel, exercice 2008

* 10 Opcit

* 11 Jean Marie, lutte contre le logement insalubre, un movement communal 1994; Pg 77

* 12 FRONCY, Guide de l'assainissement individual, Genève 1195, Pg 7

* 13 OMS santé et logement 1989, Pg 35

* 14 http/www.etatdelogementdanslemonde.org

* 15 http/www.memoireonline.com

* 16 UN-HABITAT, Rapport des Nations Unies pour l'étude de logement dans le monde

* 17 UNICEF, Rapport sur la santé et l'environnement, 2006 ; Pg 34

* 18 WHO-EURO, Population report, Genève 2002 ; Pg13

* 19 ONU HABITAT, Troisième session de forum mondial sur le logement 2006, Pg 52

* 20 ANONYME, Rapport sur le développement humain, ampleur de déficit en logement, 2006,Pg22

* 21 Jean Bosco : Evaluation de l'état de l'hygiène dans l'agglomération rural de KIZIGURO, Mémoire inédite UO/2009

* 22 ZAMSTEENG, santé des Français dans leurs logement, 2000, p. 18

* 23 Joseph KALEGAMIRE, Problématique de l'amélioration de l'habitat dans le territoire de Kabare, TFC UO/2007-2008

* 24 Opcit

* 25 Opcit

* 26 Opcit

* 27 Opcit

* 28 KAYUNGURURA Godefroid, cours de méthode de recherche scientifique, l1 UO/2008

* 29 PAUL FUETA, cours d'informatique et traitement des données, L2 UO, Pg 32






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