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L'efficacité de la politique des réformes monétaires sur l'inflation et la croissance économique en RDC (de 1982 à  2007)

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par Claude RUBONEZA BAHATI MIDAGU
Université de Goma - Licence en économie 2008
  

Disponible en mode multipage

    UNIVERSITE DE GOMA

    «UNIGOM»

    B P 204 Goma/RDC

    FACULTE DES SCIENCES ECONOMIQUES ET GESTION

    L'EFFICACITE DE LA POLITIQUE DES REFORMES MONETAIRES SUR L'INFLATION ET LA CROISSANCE ECONOMIQUE EN RDC

    (1983 à 2007)

    Par :

    RUBONEZA BAHATI MIDAGU

    Mémoire présenté et défendu en vue de l'obtention du diplôme de licence en sciences économiques et de Gestion.

    Option : Gestion Financière

    Directeur :Professeur Jacob NIEMBA SOUGA

    Codirecteur : Doctorant MWANABININGO Néné MORISHO

    Année Académique 2007 - 2008

    EPIGRAPHE

    « La monnaie est une chose trop sérieuse pour la confier aux Banques Centrales »

    Milton Friedman Economiste Américain

    « La politique monétaire peut moins que jamais être séparée des autres services que la Banque Centrale procure à la société »

    Prof. Michel Aglietta de l'université de Paris-X

    A mon Jésus Christ pour son apparition dans ma vie ;

    A mon père Justin NDEZE MIDAGU pour son soutien et courage aux études durant ces cinq années ;

    A ma défunte mère KASIGWA NYAWEZA pour m'avoir inculqué le sens de responsabilité;

    A mes oncles maternels que paternels pour leur soutien moral et matériel ;

    A mes oncles maternels et tantes maternelles de la famille Kasi pour leur soutien matériel ;

    A mes soeurs et frères CHRISTIAN, GABY, DJUDJU, KALOMBO, PATRICK, VALET, CLEMENT dont la compréhension et les sacrifices m'ont permis de tenir jusqu'à la fin ;

    A mes neveux et nièces de la famille Prospère KASIGWA dont la présence constitue chaque jour un élément prépondérant ;

    Je dédie ce travail de fin de cycle universitaire, fruit d'une décision et d'un symbole déterminant.

    LISTE DE SIGLES ET ABREVIATIONS

    1. BAD : Banque Africaine de Développement

    2. BC : Banque Centrale

    3. BCC : Banque Centrale du Congo

    4. BCE : Banque Centrale Européenne

    5. BCEAO : Banque Centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest

    6. BP : Boite Postale

    7. BZ : Banque du Zaïre

    8. CETEREM : Cellule Technique pour la reforme Monétaire

    9. CIRAD : Coopération Internationale pour la Recherche Agronomique et Développement

    10. CPCM : Comité Permanent de Cadrage Macroéconomique

    11. CT : Court Terme

    12. DSCRP : Documents de la Stratégie de Croissance et de Réduction de la Pauvreté

    13. DTS : Droits de Tirage Spéciaux

    14. Ed. : Edition

    15. FC : Franc Congolais

    16. FEC : Fédération des Entreprises au Congo

    17. FMI : Fond Monétaire International

    18. FRPC : Facilité pour la Réduction de Pauvreté et pour la Croissance

    19. IM : Taux de Marché Monétaire

    20. INVTOTR : Investissement Total Réel

    21. IPC : Indice de Prix à la Consommation ou taux d'inflation

    22. IPD : Indice de Prix Domestiques

    23. IPM : Indice des Prix à l'importation

    24. IPS : Taux de Prise en pension

    25. LT : Long Terme

    26. NZ : Nouveau Zaïre

    27. OCDE : Organisation du Commerce et Développement Economique

    28. Op. Cite : Opère Citation

    29. OPCVM : Organisation de Placement Collectif en valeur Monétaire

    30. P : Page

    31. PAC : Population Active

    32. PIBR : Produit Intérieur Brut Réel

    33. PTTE : Pays Pauvres Très Endettés

    34. RISDP : Regional Indicative Strategic Developpement Plan (plan indicatif stratégique de Développement Régional)

    35. SADC : Southern African Developpement Community (Communauté de Développement d'Afrique Australe)

    36. UMEAO : Union Monétaire des Etats d'Afrique de l'Ouest

    37. UNIGOM : Université de Goma

    38. UNIKIN : Université de Kinshasa

    39. US : Dollar

    40. VAR : Variance d'Auto régression

    41. Z : Zaïre

    REMERCIEMENTS

    Le présent travail est le couronnement d'un dur labeur. L'aboutissement d'énormes efforts déployés pendant les cinq années à l'Université de Goma.

    Que le Seigneur soit bénit pour l'être, le mouvement, l'intelligence et la vie.

    Au terme de cette fructueuse étape de notre formation et fier de notre acquis. Nous pensons à tous les membres du corps scientifique de la faculté des sciences Economiques et Gestion, qu'ils nous trouvent à travers ce modeste travail, la matérialisation et /ou la concrétisation de cette mosaïque de connaissances qu'ils ont transmises durant notre parcours de cinq années à l'Université de Goma.

    Nous restons convaincu que chacun d'eux se trouve quelque part dans ce travail.

    Que le Prof NIEMBA JACOB et le doctorant MORISHO MWANA BININGO respectivement Directeur et Encadreur daignent trouver à travers ces quelques lignes, l'expression de notre profonde gratitude pour avoir accepté de diriger ce travail.

    Nous tenons à remercier tous les membres de notre famille MIDAGU, Gand Parent, Oncles Paternels que Tantes paternelles pour leur profonde passion et soutien tout au long de nos études.

    Nous ne saurons mettre fin à ces remerciements sans pour autant citer, ceux avec qui nous avons parcouru le long chemin avec tant de peine et de joie, inquiétude et espoir, à nos amis et connaissances :  mon pasteur David MBAZA, Thiry KABURABUZA, Nathalie WABIWA, Kams KAMUNDU, Claude KAVUNA, Jack MUHABURA, Papy SEBURA, Joys KABURABUZA, Sefu NdushaMireille KASIGWA, Roselle KASIGWA, Gabin KAVUNA, DADY, Guy BALUME, Aurelien KATEMBO, Aline TSONGO

    A tous ceux dont les noms n'y figurent pas pour une raison ou une autre mais qui saignent notre coeur, trouvent l'expression de notre profonde gratitude.

    RUBONEZA BAHATI MIDAGU

    INTRODUCTION GENERALE

    O. PROBLEMATIQUE

    La théorie macroéconomique élaborée dans les années qui ont suivi la seconde guerre mondiale a sous-estimé le rôle des facteurs monétaires dans la vie économique (Selon l'économie contemporaine 2 : phénomène monétaire).

    Paradoxalement, cette théorie qui se voulait keynésienne oubliait ainsi l'un des enseignements fondamentaux de Keynes, hérité de WICKSELL, qui intégrait la monnaie dans l'analyse des phénomènes réels (économiques). Or dans le même temps, l'inflation imposait au pouvoir public des politiques qui étaient mal mesurées dans l'ensemble de ses interventions visant l'octroie de crédit à l'économie, le bien être social et la croissance économique1(*), sont apparues comme des freins au développement économique. Ainsi, actuellement l'analyse de la théorie et la politique économique s'accordent mieux pour considérer la reforme monétaire comme un élément décisif de la relance de l'activité économique nationale et internationale (Selon la presse universitaire de France).

    En effet, le développement réel et quantifié d'un pays est le fait de plusieurs interactions d'agents et des secteurs économiques. Les pays dits en voie de développement en général et ceux de l'Afrique en particulier éprouvent de nombreuses difficultés dans l'évaluation de l'effort national au sens du développement économique. (K.MWISSA Mémoire UNIGOM 2006)

    De ce qui précède, une meilleure allocation des ressources financières à l'économie nationale ; permet de quantifier tant soit peu la production de chaque secteur économique. Toutefois, la valeur monétaire d'un pays mérite une prise d'attention particulière de part et d'autre dans l'économie moderne.

    En Afrique, nous assistons à des mutations du système monétaire et bancaire2(*) dû à la négligence des Etats dans leurs responsabilités inhérentes à leur souveraineté monétaire.3(*)

    Cependant, « l'économie de la République démocratique du Congo est le prototype d'une petite économie ouverte en proie, à des fréquents déséquilibres internes et externes. »4(*)

    Ces diverses situations caractérisaient l'économie congolaise avant chaque reforme monétaire opérée (celle de 1983, 1993 et en fin celle de 1998) en RDC « la baisse drastique de la production, le développement de l'économie informelle ; les déficits chroniques du budget de l'Etat, financés essentiellement par l'émission incontrôlée de la monnaie, lesquelles ont occasionné l'hyperinflation dans les années avant 1998 et aggravés la précarité des conditions de vie de la population ; la désarticulation du système des finances et la faillite de plusieurs établissements de crédit, et surtout le non contrôle des crédits accordés à l'économie nationale ; l'éclatement de l'espace monétaire nationale et en fin la multiplicité des taux de change »

    Face à cette ampleur des déséquilibres et à la profondeur de la crise, le gouvernement par le biais de la BCC décidait d'opérer des reformes monétaires comprises comme un ensemble de mesures successives et coordonnées visant à assainir l'environnement économique et financier du pays. Par la suite, cette politique des reformes monétaires opérée poursuivait dans chacune d'elles l'un ou l'autre objectifs à savoir :  «l'adhésion aux régimes de change flottant ; la libéralisation de la réglementation des échanges ; la restauration et la redynamisation du système de paiement comme le souhaite la banque centrale qui est certes une condition sine qua none pour la reprise de la croissance qui doit être accompagnée d'action concrète du gouvernement dans les domaines d'action économique, fiscale, administrative et politique afin de consolider la stabilité macroéconomique et rassurer les investissements ; la liquidation des arriérés dus aux fonctionnaires de l'Etat par l'augmentation des rémunérations au sein de la fonction publique, l'apurement de la dette intérieure, l'utilisation de la monnaie scripturale dans les transactions commerciales et autres, ainsi que la relance du crédit à l'économie ; le déploiement des efforts considérables par le gouvernement dans le domaine fiscal afin d'une part d'augmenter les ressources budgétaires, et d'autre part, de préserver la stabilité macro économique ; et en fin que ces reformes monétaires opérées en 1983, 1993 et 1998 créent les conditions d'une amélioration de la qualité de vie des populations (bien être social) grâce notamment aux impulsions qui induiront l'augmentation de paiement, la restructuration des banques et la relance de la production »5(*)

    De ce qui précède, les différentes questions qui nous interpellent pour cette étude sont les suivantes :

    1. La politique des reformes monétaires (la variation des taux d'intérêt directeurs de la BCC) a-t-elle influencé la stabilité de l'inflation ?

    2. Cette politique des reformes monétaires (par la variation des taux d'intérêt directeurs) a-t-elle influencé la croissance économique en RD Congo ?

    0.2 HYPOTHESES

    L'hypothèse est définie « proposition initiale à partir de laquelle on construit un raisonnement. »6(*) Nous signalons dès le départ que les reformes monétaires de 1983, 1993 et 1998 n'affecteraient pas considérablement le développement économique de la RD Congo.

    1. La politique de reformes monétaires appliquées par la BCC a influencé significativement la stabilité du taux d'inflation en RDC.

    2. Cette politique des reformes monétaires stimulerait partiellement la croissance économique pendant cet intervalle de temps.

    0.3 APPROCHE OU METHODE

    D'après R. PINTO ET M. GRAWITZ, la méthode peut-être considérée comme étant l'ensemble des opérations intellectuelles par lesquelles une discipline cherche à atteindre les vérités qu'elle poursuit, les démontrer et les vérifier.7(*)

    Dans cette sphère axée sur la démarche méthodologique, il nous sera question de montrer comment nous procèderons pour récolter et traiter les données.

    Pour cela, la vérification de nos différentes hypothèses fera appel à la technique documentaire et celle d'interview qui nous serviront à la collecte des données. De cela la méthode quantitative axée sur les techniques économétriques et statistiques qui nous permettrons le traitement des données empiriques.

    0.3.1 Technique de récolte des données

    Pour une meilleure collecte des données relatives à notre travail, nous ferons usage des techniques documentaires et interview.

    a) Technique documentaire

    Cette technique nous permettra de consulter les différents rapports de la BCC, le rapport de la BM et quelques différentes documentations de la Banque Centrale.

    Pour ce faire, pour avoir certaines données quantitatives et numériques relatives à la situation économique et financière de la RD Congo et des reformes monétaires, il nous sera impérieux de recourir au site Internet de google.

    b) la technique d'interview

    Cette technique nous facilitera de savoir comment et pourquoi en RD Congo, il a été souhaitable pratiquement de procéder à des reformes monétaires comme facteur de la croissance économique et la stabilisation des cadres macroéconomiques.

    C'est ainsi que nous serons édifiés sur la situation socio-économique contemporaine en RD Congo

    0.3.2 Démarche méthodologique

    Pour plus d'objectivité et de clarté scientifique dans l'analyse et le traitement des données, nous utiliserons principalement la méthode quantitative axée sur les techniques économétriques afin de mesurer tant soit peu les faits ou les situations économiques en étude.

    Pour cela, nous procéderons de la manière suivante :

    · Récapitulation des données brutes et leurs évolutions dans les graphiques;

    · Traitement de certaines données par la méthode statistique ;

    · Traitement des données brutes par le logiciel EVIEWS 3.1;

    · En fin, nous tirerons une conclusion.

    0.4 CHOIX ET INTERET DU SUJET

    Le sujet de ce travail porte sur l'efficacité de la politique des reformes monétaires appliquée par la BCC sur l'inflation et la croissance économique en RDC. Ce sujet revêt un intérêt tant sur le plan théorique que sur le plan pratique.

    D'abord, il permet de vérifier un certain nombre de théories économiques à travers certains faits économiques.

    En suite, sur le plan pratique, il permet d'analyser l'efficacité de cette politique après les reformes monétaires opérées en 1983, 1993 et 1998 sur l'inflation et la croissance économique afin de soumettre aux grands décideurs politiques les bonnes orientations sur la relance économique en RD Congo et en fin, ce travail permettra une orientation ou affectation et répartition rationnelle des ressources nationales à la population pour le bien être social.

    Outre toutes ces considérations, ce travail a comme objectif de montrer si les reformes monétaires en RD Congo pouvaient pour ce faire, ressortir d'influences sur les principaux impératifs et les déterminants de la croissance économique pendant cet intervalle de temps à savoir :

    · la stabilité du cadre macroéconomique,

    · la politique budgétaire dans son volet structurel,

    · le taux d'épargne et d'investissement,

    · le niveau de développement du système financier,

    · le degré d'orientation de l'économie sur l'extérieur.

    0.5. DELIMITATION DU SUJET

    Nous nous sommes orienté d'étudier les faits sus indiqués sur un horizon temporaire de vingt cinq ans, allant du 1983 à 2007 en RDC. Le choix de cet intervalle de temps se justifie par le fait qu'au cours de ces années, il y a eu certains faits politiques qui se sont déroulés et croyons sans doute qu'ils ont eus des effets dans l'économie.

    Bien plus, c'est dans cet horizon temporel qu'il y a eu des décisions économiques avec les modules politiques portant sur les reformes monétaires qui conditionnent notre étude.

    0.6. SUBDIVISION DU TRAVAIL

    Le présent travail se subdivise en trois chapitres à l'occurrence :

    Ø Le premier porte sur la revue de la littérature ;

    Ø Le deuxième informe sur les reformes monétaires au Congo et la démarche méthodologique ;

    Ø Et en fin le troisième analyse l'impact de la politique des reforme monétaires de la BCC sur l'inflation et la croissance économique en RD Congo de 1983 à 2007.

    CHAP I. LA REVUE DE LA LITTERATURE

    Dans ce présent chapitre, nous allons épingler deux différents points essentiels ; en premier lieu, nous allons parler du cadre théorique : l'impact du taux d'intérêt créditeur de la Banque Centrale sur l'inflation et la croissance économique ; en deuxième lieu nous allons passer en revue quelques cas pratiques de ceux qui précèdent dans diverses économies du monde et en fin nous présenterons nos modèles d'étude.

    SECTION I. REVUE DE LA LITTERATURE THEORIQUE

    Les interprétations théoriques de la politique monétaire révèlent que les taux d'intérêt directeurs influencent significativement le taux d'inflation et la croissance économique, ces derniers ont des effets non négligeables sur la stabilité des prix et des activités économiques d'où la croissance économique.

    Ainsi, Mc Kinnom considère que l'intervention publique pour maintenir les taux d'intérêt artificiellement bas décourage l'épargne et l'investissement. (Mc KINNOM 1973 Cité par A. BENASSY et Al., 2003)

    Alors que d'autres interprétations comme celles de (C. GUINAUDEAU et alii., juillet 2007) qui stipulent que la politique monétaire de la BC, avec une modification de la quantité de la masse monétaire présente dans l'économie traduit le changement du niveau général des prix et n'induit aucune modification permanente de variables réelles, telles que la production ou le chômage. Ce qui implique qu'à long terme la Banque Centrale ne peut pas influencer la croissance ; en conséquence, l'inflation est perçue comme un phénomène monétaire.

    Cependant, cette interprétation l'une et comme l'autre après quelques définitions de concepts font l'objet du premier et du deuxième paragraphe de cette section.

    I.1 Contenu définitionnel

    Les taux d'intérêt directeurs8(*) ce sont des taux d'intérêt pratiqués par la Banque Centrale dans le cadre d'opérations de refinancement et en finançant les autres banques. En agissant sur ces taux la Banque Centrale influence le coût de liquidité bancaire et surtout, elle transmet au marché des informations sur les orientations de la politique monétaire.

    L'inflation est considérée par (M Friedman 1970)9(*) dans son ouvrage « inflation et système monétaire » soutenu la théorie quantitative en affirmant que la hausse des prix provient seulement de l'excès de liquidités.

    La théorie quantitative a reçu plusieurs critiques dont celle de F Perroux qui réfute l'argumentation des quantitativistes, il a montré que l'offre de monnaie, quand elle augmente, ne se déploie pas dans un milieu de propagation homogène. En effet, poursuit-il, certains secteurs peuvent être constamment arrosés par des signes monétaires, tandis que d'autres ne reçoivent que très faiblement l'incidence de l'augmentation de la masse monétaire globale. (Cité par Prof. MPEREBOYE 2007-2008)

    La définition de la croissance économique ne fait pas l'objet d'une unanimité auprès de divers auteurs économiques. Quelques aspects définitionnels ci-après se dégagent de considérations des économistes quant à la caractérisation de ce concept :

    · La croissance économique est un processus « quantitatif » qui traduit, pour un système productif, l'accroissement de son produit intérieur brut (P.I.B.).10(*)

    · La croissance économique c'est l'augmentation durable en terme réel (volume ou en quantité) d'un indicateur de la performance qui est le P.I.B.11(*)

    · La croissance économique est l'augmentation régulière de la production d'une économie.12(*)

    · La croissance est l'augmentation poursuivie en longue période des quantités significatives et, dont la poursuite implique fondamentalement des modifications et des structures économiques.13(*)

    Selon SIMON KUZNETS (prix Nobel des sciences économiques en 1971), la croissance économique d'un pays peut être définie comme une hausse de long terme de sa capacité d'offrir à sa population une gamme sans cesse élargie des biens économiques. Cette capacité étant basée sur le progrès technique et les ajustements institutionnels et idéologiques qu'elle requiert.14(*)

    La reforme monétaire est une transformation des structures monétaires qui se réalise à travers le changement de l'appellation des signes monétaires et/ou à travers la définition de l'unité monétaire, par rapport à la monnaie étrangère, dont le but est de rompre les déséquilibres constatés au sein de l'activité économique en général.

    En plus, elle est comprise comme une politique de restructuration économique dépendant de l'ensemble des actions économiques et sociales des pouvoirs publiques concernant la monnaie. (Prof. MPEREBOYE 2008)

    Abordant toujours dans le même sens, le Professeur Kabuya K. parle d'un ensemble des mesures d'ajustement économique ayant au centre une manipulation de la monnaie.

    Une reforme monétaire ne consiste donc pas seulement à échanger une nouvelle monnaie contre l'ancienne à un taux arbitrairement fixé ; elle entraîne une restructuration profonde de toute l'économie. Ainsi MAYER et THUMAN affirment que dans un excès de la demande de liquidité, l'ordre monétaire a été rétabli dans la parie occidentale de l'Allemagne grâce à une reforme complète et radicale en 1948.

    En effet, la politique monétaire est un ensemble de mesures mises en oeuvre par le pouvoir central (par le biais de la BC) pour déterminer le volume des moyens de paiements et pour ajuster ce volume aux besoins du marché.15(*)

    Dans ce secteur monétaire, plusieurs autres décisions peuvent être prises, telle que la dévaluation.

    I.2 l'impact des taux d'intérêt de la banque centrale sur l'inflation et croissance économique16(*)

    D'une façon succincte, nous allons parler d'abord du controverse entre l'inflation et la croissance économique, ensuite des différents instruments de la politique monétaire de la BCC et leurs qualités, et en fin les objectifs de la politique de reforme monétaire menés par les banques centrales.

    I.2.0 les controverses entre l'inflation et la croissance économique

    L'inflation ou déflation a un coût, en effet la stabilité des prix permet à la population d'identifier plus facilement les changements des prix relatifs, étant donné qu'ils ne sont pas marqués des fluctuations au niveau global des prix. Par conséquent, les entreprises et les consommateurs n'interprètent pas les modifications du niveau général des prix de manière erronée et ils peuvent prendre des décisions de consommation et d'investissement mieux fondé (c'est la transparence des prix relatifs). En aidant le marché à orienter les ressources vers leurs utilisations la plus productive, la stabilité des prix accroît le bien être des ménages et donc le potentiel productif de l'économie.

    De plus, si les créanciers sont assurés que les prix demeureront stables à l'avenir, ils n'exigeront pas une prime de risque liée à l'inflation. En réduisant la part de prime de risque dans le taux d'intérêt réel, la crédibilité de la politique monétaire contribue à une allocation efficace des ressources par les marchés des capitaux et stimule l'investissement ce qui est favorisé par la suite la prospérité économique.

    Eu cet égard, Patrick V. soutient que le développement d'une économie par l'existence d'un secteur financier organisé favorise généralement l'investissement et la croissance économique. (P. VILLIEU., 1996)

    Cependant, si le maintien de la stabilité des prix est crédible, il est moins probable que les agents économiques détournent les ressources des emplois productifs pour se prémunir contre l'inflation.

    La crédibilité du respect de la cible d'inflation permet ainsi d'éviter les opérations de couvertures inutiles. De plus, l'inflation est comme un impôt sur la détention d'espèces. Elle réduit donc la demande d'espèce et génère par conséquent, des coûts de transaction élevés.

    En fin, le maintien de la stabilité des prix permet d'éviter l'important phénomène de redistribution arbitraire de richesse et les revenus.

    Ainsi, cette optique, non seulement l'inflation ne permet pas d'agir positivement sur le niveau des variables réelles de l'économie mais elle a aussi des coûts non négligeables. Maintenir une certaine stabilité des prix ne peut donc que contribuer à accroître la prospérité et le potentiel de la croissance d'une économie.

    En fin, tous ces auteurs C. GUINAUDEAU, E. GUSHCHINA, M. NAVARRO, G. VIZZAVONA concluent que, dans toutes les controverses évoquées de méfiances envers la capacité de la politique économique à agir sur le revenu réel (et donc l'emploi), il est apparu logique de faire la stabilité des prix un objectif premier.

    Soutient la Banque du Canada que pour éviter le fardeau que l'inflation impose, il est indispensable que la politique monétaire soit résolument orientée vers la stabilité de prix. Seule la stabilité du niveau général des prix peut fournir une base saine au décisions en matière d'investissement, d'octroi de crédit et de garantir l'utilisation la plus efficace des ressources économiques. (RAPPORT BANQUE DU CANADA 1990)

    I.2.1 différents instruments de la politique monétaire appliqués par la BC

    Les instruments de la politique monétaire sont l'ensemble des éléments sur lesquels peut intervenir la Banque Centrale pour modifier l'environnement monétaire. Par extension, ils recouvrent aussi les objectifs opératoires à court terme, qui consistent par l'ensemble à fixer les taux directeurs. Aujourd'hui ces taux d'intérêt à court terme sont les principaux instruments de la politique monétaire.

    Il n'en a pas toujours été ainsi : avant la libéralisation financière qui a eu lieu au cours des années quatre vingt dans la plupart des pays, la politique monétaire consistait à contrôler directement l'évolution de la masse monétaire et du crédit, les taux restant inertes étant considérés comme une simple résultante. (J. ADDA. 1995)

    Dans la pratique seuls les taux d'escompte et /ou à taux du marché monétaire sont des taux directement fixés par les banques centrales et peuvent véritablement être considérés comme des instruments. (DEMAROLLE et QUINET., 1996 Cité par BENASSY et Al., 2003)

    I.2.2 Qualité des instruments de la politique monétaire: la question des transmissions de la politique

    Les canaux de transmission de la politique monétaire17(*) sont des processus très complexes. Les effets de variation de taux d'intérêt sur les variables macro-économiques ne sont pas systématique, ils dépendent de l'état de l'économie et des anticipations des agents ; par ailleurs, ils ne s'exercent qu'avec des délais assez longs, généralement évalués en quatre et six trimestres.

    On distingue traditionnellement trois canaux de transmission de la politique monétaire :

    · Canal du taux d'intérêt

    Une variation du taux d'intérêt produit trois types d'effets sur les variables réelles de l'économie.

    Un effet de substitution : l'arbitrage entre consommation et épargne se modifie, le taux d'intérêt exprime donc le prix de la détention de liquidités. Ainsi dans le cas d'une hausse du taux d'intérêt par exemple, les agents économiques vont substituer une part de leur consommation à l'épargne devenue plus rémunératrice.

    Un effet de revenu : en imaginant une hausse du taux d'intérêt, les effets vont être contraires, selon que l'agent est créditeur ou débiteur. L'agent créditeur verra son épargne mieux rémunérée, il sera donc plus riche et c'est sans modifier son comportement, l'agent débiteur verra augmenter le prix de sa dette.

    Un effet de richesse : la hausse des taux d'intérêt fait baisser les cours de certains titres et les agents qui voient ainsi la valeur de leur patrimoine diminuée, réduisent leurs consommations.

    · Canal de crédit

    La hausse des taux d'intérêt directeurs de la banque centrale conduit les banques à accroître les taux d'intérêt débiteurs, mais aussi à rationner le crédit en raison de la montée des risques liés à des charges d'intérêt plus élevés. La hausse des taux d'intérêt, du fait de l'asymétrie d'information, risque de produire aussi un aléa moral (les « bons emprunteurs » renoncent à leurs demandes de crédits et les « mauvais risques» continuent à s'endetter) cette situation pousse aussi les banques à réduire leur offre de crédit. Ainsi les contraintes d'accès au crédit de certains agents, ménages ou petites et moyennes entreprises (PME), peuvent donner lieu à des changements importants dans la transmission d'une politique monétaire par le taux d'intérêt.

    En effet, si les agents sont contraints dans leurs demandes de crédit, pourra susciter une baisse de demande de crédit bancaire, mais s'il y a une situation initiale, un excès de demande, cette hausse ne se traduira pas nécessairement par une baisse des crédits distribués.

    De nombreuses études ont été menées, liées au canal de crédit (BERNANKE et BLINDER, 1992) et (BARRAN et Al.,1995) montrent en effet, qu'une hausse du taux d'intérêt n'est généralement pas suivie immédiatement d'une baisse du crédit bancaire.

    · Canal du taux de change

    La hausse des taux d'intérêt entraîne, toute chose restante égale par ailleurs, une appréciation du taux de change qui mène à une dégradation des termes de l'échange (le pays concerné est moins compétitif) qui conduit des agents résidents à acheter davantage à l'étranger et moins au producteurs domestiques. (GUIVANDEA et Al., 2007)

    I.2.3 Objectifs de la politique de reforme monétaire

    Cette politique monétaire est le sous ensemble de la politique économique. A ce titre il peut contribuer à atteindre du carré magique :

    · La croissance

    · Plein emploi

    · Stabilité de prix

    · Equilibre extérieur

    Pendant les trente glorieuses, la politique monétaire étant considérée, combinée dans le cadre de la politique mixte visant à maintenir l'économie sur un sentier de la croissance, de plein emploi compatible avec une stabilité des prix et un équilibre extérieur (A.BENASSY et Al., 2003)

    Cependant, depuis le début des années quatre vingt, on a assisté à un recentrage de la politique monétaire sur l'objectif de la stabilité des prix. Sous l'influence de la monnaie, on considère en effet que l'inflation résulte d'une création excessive de monnaie et qu'il appartient à la banque centrale de se consacrer à la maîtrise de la croissance des agrégats monétaires (DICTIONNAIRE ECONOMIQUE, éd. 2007).

    Parmi les objectifs de la politique monétaire appliqués par la banque centrale pour stabiliser une économie et faire une relance des activités économiques, nous retenons :

    a. Objectifs intermédiaires

    Pour atteindre les objectifs de la stabilité de prix, la banque centrale détermine les objectifs intermédiaires qui peuvent porter sur la croissance d'un agrégat et/ou sur le niveau du taux d'intérêt.

    Par exemple, en Europe avec l'union monétaire, la banque centrale européenne (BCE) a comme objectif intermédiaire la croissance de l'agrégat monétaire 18(*) qui doit être compatible aux taux d'inflation à 2%. (A.BENASSY et Al., 2003)

    b. Objectifs ultimes19(*)

    Les objectifs ultimes de la politique monétaire sont inscrits dans les statuts des Banques Centrales et varient selon les pays. Il est vrai que depuis le début des années quatre vingt, la lutte contre l'inflation est devenue un objectif prioritaire de la politique monétaire, ou du moins affiché comme tel.

    Par exemple, le principal objectif ultime dans le cas de la Banque Centrale Européenne (BCE)20(*) est la stabilité des prix dans la zone euro ; cependant, dans une optique stratégique, la réalisation de ces objectifs ultimes peut se trouver facilitée par la fixation d'objectifs intermédiaires qui leurs sont liés, et sur lesquels les Banques Centrales ont davantage de prise. Par exemple, les agrégats de masse monétaire ou le taux de change peuvent être utilisés comme objectifs intermédiaires.

    Les années de la théorie économique ont aussi contribué à l'attention portée sur la lutte contre l'inflation et la récession économique. Les modèles à anticipation rationnelle ont accrédité l'idée selon laquelle l'inflation n'a pas d'effet bénéfique sur la croissance. A long terme, plus l'inflation ne réduit pas le chômage (on dit que la courbe de Philips21(*) est verticale).

    Seule l'inflation non anticipée peut avoir un effet sur la croissance, en faisant baisser les salaires réels. Mais l'inflation ne peut pas être durablement sous estimée. Dans ces conditions, il y a intérêt à lutter contre l'inflation puisque la croissance de long terme n'en sera pas affectée. La plus part des économistes admettent aujourd'hui ces résultas sur l'absence d'effets de long terme de l'inflation.

    Cependant, il y a un débat sur les effets de court terme et sur le niveau d'inflation à atteindre. Pour (AKERLOF et Al., 1997 Cité par A. BENASSY et Al., 2003) l'inflation permet aux entreprises de faire baisser à court terme les salaires réels tout en faisant progresser les salaires nominaux, ce qui a un effet expansif sur l'offre ; cela est impossible lorsque l'inflation est nulle et difficile quand elle est trop basse.

    En outre, une inflation trop basse limite la conduite de la politique monétaire, en freinant la baisse des taux d'intérêt (FMI 1999).

    SECTION II : REVUE DE LA LITTERATURE EMPIRIQUE

    Sur le plan empirique, signalons à cet effet que les taux d'intérêt appliqués par les banques centrales constituent les principaux instruments de la politique monétaire pour réguler le niveau des prix et d'activité économique. (LEXIQUE ECONOMIQUE., 8e Edition.)

    L'impact de ces derniers fait l'objet de nombreuses études appliquées tant sur les pays développés que sur les pays en voie de développement. Et elles ont été motivées à la fois par les nécessités des reformes monétaires ainsi que les différents changements économiques et financiers intervenus au fil des années. (Thomas RUSUHUZWA K., 2005).

    Sur le plan empirique en outre, il semble utile et pertinent de distinguer les influences du taux d'intérêt à court terme aux influences du taux d'intérêt à long terme qui ont d'effets sur la croissance économique. (Revue Economique de l'OCDE22(*), n° 25 1995).

    La politique monétaire axée sur les taux d'intérêt directeurs exerce une influence significative sur le secteur réel, il convient simplement de s'assurer de la bonne transmission de cette variation de taux d'intérêt. (K. NUBUKPO23(*) 2003)

    Les effets de la politique économique agissent davantage qu'on ne supposerait autrement, à travers les effets directs des variations du stock de monnaie sur la dépense, et plutôt moins à travers les effets indicateurs sur le taux d'intérêt, par conséquent sur l'investissement, par là sur le revenu et sur le niveau général de prix. (Cours MARIO Dehove.., Mars 2001)

    Le taux d'intérêt à long terme est un déterminant des décisions d'épargne et d'investissement à long terme, et son influence sur les dépenses des entreprises, l'investissement des ménages et la consommation des biens durables jouent un rôle fondamental dans le cycle de l'activité économique et dans l'assurance des politiques économiques d'un pays. (Adrian ORR et Al., 1995)

    II.1. Taux d'intérêt après la politique de reforme monétaire - inflation

    Les travaux empiriques ont souvent recherché le lien entre les taux appliqués par les banques centrales et l'inflation d'un pays après une restructuration profonde de la monnaie.

    On en est arrivé à distinguer certains enseignements d'analyses de travaux :

    En ce qui concerne l'inflation dans un modèle de correction d'erreur étudié par K. NUBUPKO l'impact d'une variation du taux du marché monétaire est significatif à court terme et présente le signe attendu dans l'Union Monétaire d'Ouest d'Afrique prise globalement. Une augmentation du taux du marché monétaire provoque une baisse significative de l'inflation dans l'ensemble des pays de l'Union. En revanche, le taux de prise en pension exerce un impact significatif contraire au sens attendu, aussi bien à court terme qu'à long terme, dans l'ensemble des pays U.E.M.A.O à l'exception du Bénin et du Niger. En effet, dans ces deux pays, une augmentation du taux de prise en pension engendre à long terme, une diminution significative de l'inflation. Cependant, la réponse d'inflation à une variation des taux d'intérêt directeurs dans l'U.E.M.O.A (-0,02), se révèle beaucoup plus faible que celle obtenue par KAHN et KNIGHT (1991, p. 55) qui s'élève à 0,33. (NUBUKPO K., 2003)

    De manière générale, il ressort des estimations effectuées que l'inflation importée constitue un déterminant important de l'inflation au sein de l'U.E.M.O.A (élasticité de 0,13). Ce résultat corrobore les conclusions de L. DOE et M. DIALLO (1997) qui indiquent à propos de l'U.E.M.O.A, que « l'évolution de l'inflation dans les Etats reflète étroitement celle de l'inflation en France ».

    En revanche, il est paradoxal que l'inflation importée soit significative à court terme, seulement dans les cas du Burkina et de l'Union prise dans son ensemble. De même, dans trois pays, Burkina, Mali, Sénégal, l'inflation importée ne ressort pas significative à long terme et ceci n'a pas trouvé pour l'heure, une explication plausible (K. NUBUKPO 2003).

    ces analyses nous viennent de Cote d'Ivoire de O. SAMBA MAMADOU (1998) dans le cadre du modèle « Promes-Cote d'Ivoire » il a observé pendant cinq ans (à partir de données annuelles) et de A. DIAGNE et F. DOUCOURE (2000) qui trouvent à partir de modélisation VAR que dans le cas de la Cote d'Ivoire, « la réaction du taux d'inflation suite à un choc sur le taux d'intérêt est instantané : les prix baissent fortement dès que le choc est opéré ». Alors qu'en France et dans les pays regroupés au sein de G1124(*) ou un choc monétaire a un effet tardif sur les prix (un an et demi à deux ans) mais l'effet subsiste longtemps (de six ans) (GERLACH et SMETS 1995, CORTET 1998)

    Toutefois, les deux auteurs (SAMBA et DIAGNE) notent une forte hausse des prix entre première et troisième période. L'effet se stabilise à partir de la première année, ce qui diffère sensiblement des résultats obtenus dans le cadre du modèle « PROMES-Côte d'Ivoire ».

    Ces analyses par la suite nous proviennent de K. NUBUKPO, il a utilisé la méthode de la modélisation VAR, où les taux d'intérêt directeurs de la BCEAO engendrent dans tous les pays de l'UEMOA une diminution de l'inflation. « Le résultat attendu, montre que les économies de l'Union réagissent positivement aux décisions des autorités monétaires. Dans le cas spécifique de la Cote d'Ivoire, la réponse désinflationniste à un choc positif sur les taux directeurs de la BCEAO, très rapide est maximale au bout de la première période. Les prix remontent ensuite rapidement aux deuxièmes et troisièmes périodes et retrouvent progressivement, puis dépassent légèrement leur niveau initial au bout de trois ans. Le retour de l'inflation à son niveau de long terme s'effectue au bout de six ans.

    II.2 Taux d'intérêt directeurs - croissance économique

    Les travaux empiriques ont souvent recherché le lien entre le taux d'intérêt et la croissance économique d'un pays après une restructuration profonde de la monnaie.

    On en est arrivé à distinguer quelques analyses pratiques :

    K. NUBUKPO dans la modélisation de correction d'erreur, où l'estimation de l'équation de croissance révèle l'existence d'un impact significatif mais relativement faible, à court et long terme, des décisions de politique de taux d'intérêt de la B .C.E.A.O sur le rythme de l'activité dans la zone. En effet, à court terme, une relation significative et négative existe entre la variation du taux du marché des pays, à l'exception du Niger. A long terme, c'est le taux de prise en pension qui exerce un effet significatif dans le sens attendu sur la croissance économique, à la fois dans l'Union prise globalement et dans les pays pris individuellement, à l'exception notable de la Côte d'Ivoire. En effet, dans ce dernier pays, c'est l'impact du taux du marché monétaire qui reste significatif à long terme sur la croissance. L'intensité de l'effet de la politique de taux d'intérêt de la B.C.E.A.O sur la croissance se révèle néanmoins faible, (Avec -0,002 pour le taux du marché monétaire et -0,003 pour le taux de prise en pension). Ce résultat est conforme aux prédictions théoriques et aux observations empiriques de KAHN et KNIGHT (1991) qui trouvent une réponse de la croissance à la variation de l'offre de monnaie dans les pays en développement de 0,043. (K. NUBUPKO, 2003)

    A partir d'un modèle PROMES-Côte d'Ivoire, a simulé l'Impact de la variation du taux du marché monétaire et de la pension sur l'inflation à la croissance en Côte-d'Ivoire, en se fondant sur deux scénarios alternatifs, une hausse de trois points du taux de prises en pension et une hausse de même ampleur du marché monétaire. Il ressort des simulations effectuées, qu'une hausse du taux du marché monétaire exerce un effet désinflationniste plus important que celui d'une hausse du taux de prise en pension. De même, l'impact de l'augmentation du taux de marché monétaire sur la croissance économique est plus marqué que celui du taux de pension. (SAMBA MAMADOU 1998)

    En effet, le groupe de travaux conclut qu'un choc positif sur les taux d'intérêt directeurs de la BCEAO25(*) se traduit par un effet négatif sur la croissance économique « alors que les résultats obtenus en France et dans le pays du G11 indiquent pour leur part, que le délai de réaction de la croissance du PIB réel est positif est supérieur à celui observé dans l'U.E.M.O.A mais avec un effet qui s'amortit plus vite » (COUSSERAN et P. FISTER 1996, Banque de France, 1998 cité par K. NUBUPKO) et l'inflation au sein de l'Union Monétaire des Etats de l'Afrique de l'Ouest (U.E.M.A.O)26(*). Toutefois, cet effet demeure relativement faible et différencié suivant les pays de l'Union. Ainsi, (K. NUBUKPO Novembre 2003), utilise la méthode de HENRY27(*) en une étape vu la petitesse de l'échantillon prise trimestriellement du 1e trimestre 1989 au dernier trimestre 1999 (K. NUBUKPO. 2003).

    Signalons de manière succincte ces quelques travaux sur l'équation simple proposée en 1993 par John TAYLOR pour représenter le comportement la Réserve fédérale de 1987 à 1992, s'est imposée comme règle de référence pour la plupart des travaux empiriques. Le niveau du taux d'intérêt de court terme y est déterminé par celui de deux variables « explicatives » inflation et écart de production munie de poids ad hoc :

    Taux d'intérêt de la Banque Centrale (taux des Fonds Fédéraux en l'occurrence)

    de l'inflation courant

    Partant de cette équation de proposée par Taylor 1993 où l'idée de modéliser la fonction de réaction ou la stratégie des banques centrales sous la forme d'une équation simple reliant le taux d'intérêt à un petit nombre de variables économiques, en général l'inflation et l'activité, a connu un succès croissant.

    Le premier travail est celui de GERDESMEIER et ROFFIA, sur base des séries de données mensuelles pour la zone euro depuis 1988, tentent un grand nombre de spécifications alternatives et suggèrent que l'écart de la croissance de M3 à sa valeur de référence entre significativement parmi les déterminants de la fonction de réaction de la BCE fictive qu'ils étudient. Quelle que soit la spécification envisagée, ils relèvent également que les coefficients d'inflation et de PIB obtenus ne s'écartent guerre des valeurs proposées par Taylor dans son article Fondateur, les valeurs affichées se situant respectivement entre 1.9 et 2.2 pour l'inflation et entre 0.1 et 0.5 pour l'écart de production mesuré à partir de l'indice de la production industrielle. (GERDESMEIER et ROFFIA 2003 cités par J - S MESONNIER et J-P RENNE 2004)

    Le deuxième de ce modèle est de SURICO, estime sur une période plus courte (1997-2002) une règle de politique monétaire non linéaire pour la zone euro et conclut que la BCE semble réagir symétriquement aux écarts positifs ou négatifs d l'inflation par rapport à son objectif, mais accorder plus de poids aux contractions de l'activité qu'aux écarts de production positifs de même ampleur. (GERDESMEIER et ROFFIA 2003 cités par J - S MESONNIER et J-P RENNE 2004)

    SECTION III. LES MODELES DE L'IMPACT DU TAUX D'INTERET DIRECTEURS SUR L'INFLATION ET CROISSANCE ECONOMIQUE

    Dans cette section, nous allons présenter les modèles précis de notre étude l'un après l'autre.

    Partant de tous ces travaux empiriques passés en revu, vu la similarité des économies, nous avons retenu les modèles utilisés par KAKO NUBUPKO analysés dans les pays de l'UEMOA.

    Le premier modèle est celui de l'impact du taux d'intérêt directeurs sur l'inflation

    Le deuxième modèle est celui de l'impact d'intérêt directeur de la banque centrale sur la croissance économique.

    CHAP II. REFORMES MONETAIRES AU CONGO, DEMARCHE METHODOLOGIQUE

    Dans le présent chapitre, nous comptons passer en revue toutes les reformes monétaires faites en RDC en premier lieu et en deuxième lieu, nous allons spécifier les modèles de notre étude et en fin, nous présenterons la démarche méthodologique où nous analyserons les variables tant expliquées qu'explicatives.

    SECTION I. LES REFORMES MONETAIRES AU CONGO

    En général, les opérations qui ont été qualifiées de « reforme monétaire » au Congo ont comporté un ou plusieurs de ces éléments :

    · la modification de parité externe de la monnaie nationale ;

    · l'émission d'une nouvelle unité monétaire ;

    · le retrait avec ou sans substitution, partiellement ou totalement, des signes monétaires excitants ;

    · le gel temporaire ou définitif d'une partie considérable des moyens de payement.

    Soulignons qu'à peine sorti de l'ère coloniale, le Congo indépendant était contraint déjà de procéder, en 1961, à une légère dévaluation de sa monnaie mais la première reforme monétaire digne d'intérêt est celle intervenue en novembre 1963

    I.1. Reforme monétaire de novembre 196328(*)

    a) Causes de cette reforme

    Dès le départ, les finances publiques du jeune Etat Congolais étaient placées dans un environnement peu favorable à cause notamment des charges de consommation et d'amortissement de la dette publique qui s'étaient considérablement alourdies au cours des années 1950 sous l'administration coloniale.

    « A partir de 1957, les problèmes financiers de l'Etat se firent aigus, car ses charges courantes ne firent que croître, tandis que ses recettes ordinaires plafonnaient ou même diminuaient... la conjonction de l'accroissement des charges courantes et de la stagnation du revenu imposable obligeait les pouvoirs publics à faire face à un déficit structurel des finances, même en l'absence d'accidents graves »29(*)

    En sens de ce lourd héritage, la situation financière du pays s'est dégradée au cours des trois premières années de l'indépendance. D'une part, le pouvoir central affaibli par les sécessions au Katanga et du Sud-Kasai n'était plus en mesure d'accéder aux recettes fiscales provenant de ces deux riches provinces minières, et sa désorganisation administrative l'empêchait davantage de mobiliser des recettes conséquentes dans la partie sous son contrôle.

    D'autre part, les multiples revendications corporatives et aspiratoires sociales, suscite au lendemain de l'indépendance, ont donné lieu à de nombreuses promotions et augmentations salariales intempestives tant dans l'armée que dans la fonction publique. Inévitablement, il a fallu recourir au financement monétaire pour éponger les déficits publics, créant de fait les principales considérations permissives de l'inflation au Congo.

    b) Objectifs de cette reforme

    La reforme monétaire de novembre 1963 visant essentiellement à transférer les ressources de circulants spéculatifs non seulement à l'Etat par l'impôt mais aussi secteurs productifs exportateurs industriels, agriculteurs par le biais des prix relatifs.

    Cette première dévaluation officielle, survenue après cette date de fait ou « indirecte » de novembre 1961, n'avait réussi ni à corriger la nouvelle distribution des revenus d'après l'indépendance ni à décourager l'orientation consommatrice de l'économie Congolaise.

    En outre, la dévaluation susmentionnée avait été accompagnée de hausses généralisées des salaires, et leur couverture assurée par d'importantes avances de la banque centrale.

    Les réserves de change avaient fortement fondu aggravant ainsi l'état d'approvisionnement du pays. La hausse subséquente des prix acheva de faire sauter l'indice de stabilisation monétaire entrepris en novembre 1963. C'est dans ce contexte que s'est imposée une autre reforme monétaire : celle de juin 1967.

    c) Conséquences de la reforme monétaire de Novembre 1963

    En plus, comme résultant de ce qui précède, dans le premier temps, les poussées inflationnistes se restreignent d'une part en raison de la diminution de la demande résultant de la compression des dépenses publiques et de la création de nouvelles liquidités publiques procurées par l'Etablissement d'un double taux de change et d'autres part comme conséquence d'un certain accroissement de l'offre.

    La réduction de l'écart entre le taux officiel et parallèle sur le marché des changes freina les fraudes à l'importation et à l'exportation, la situation du Franc s'en trouva redressée.

    Des événements malheureux annoncèrent l'échec de la première tentative de stabilisation ; l'extension de la rébellion en 1964 aggrava la détérioration de la production intérieure et conduit les pouvoirs publics à augmenter les dépenses publiques affectées à la consommation sous formes des salaires.

    Des nouvelles pressions inflationnistes s'aggravèrent et leur permanence fut à l'origine de la grande reforme du 23 juin 1967,

    I.2. Reforme monétaire de juin 196730(*)

    Cette deuxième reforme s'est caractérisée particulièrement par :

    · La création d'une nouvelle unité monétaire, le Zaïre s'échangeant contre 100 francs Congolais, soit 2 dollars américains ;

    · La suppression du double taux de change instauré en 1963 ;

    · L'assouplissement considérable des formalités d'importation et l'abandon du système de répartitions administratives des quotas.

    v Objectifs et conséquences de la reforme de 1967

    Cette opération de redressement monétaire fut préparée plus longuement que la précédente, soit pendant plus d'une année. Elle bénéficia de circonstances politiques et économiques infiniment plus favorables.

    Politiquement parlant, le pays avait retrouvé son unité, le pouvoir de Mobutu était à son apogée, et l'administration publique relativement outillée pour appliquer un programme économique et financier. Sur le pan économique, la remontée de cours du cuivre, principale source des recettes fiscales et en devises fut sans conteste l'atout majeur. Le Congo reçut l'assurance aussi du fonds monétaire internationale d'accéder à un crédit « stand by » de 27 millions de dollars Américains qui ne seront finalement pas utilisés. Une telle aide lui avait été cependant refusée en 1963.

    Les mesures monétaires de 1967 visaient des objectifs similaires à ceux de la reforme de 1963 ; rétablir l'équilibre des finances publiques, faire disparaître les circuits spéculatifs et transférer les ressources à l'Etat et aux secteurs produits, créant ainsi les conditions de relance des exportations et des investissements. La situation des finances publiques se redressa immédiatement après la reforme monétaire de 1967. Les avoirs extérieurs passèrent de 45,6 millions de dollars Américains en Juin 1967 à 170,4 millions de dollars en Décembre 1968, grâce aux effets de la dévaluation sur le commerce extérieur et grâce aux cours mondiaux élevés du cuivre. Le stock monétaire passa de 84,6 millions de Zaïre (soit l'équivalent de 1692 millions de dollars) à 135,4 millions de Zaïre (soit l'équivalent de 270,8 millions de dollars) dans les dix huit mois qui suivirent la reforme : cette expansion des liquidités était imputables presque exclusivement à l'augmentation des avoirs extérieurs.

    v Apogée et déclin de cette reforme

    L'économie Congolaise ayant bénéficié des effets favorables de la reforme monétaire de 1967 en particulier au niveau du secteur agricole d'exportation et dans l'industrie minière, verra cependant sa croissance s'estomper dans les années 1970 à la suite notamment du retournement de la conjoncture internationale (chute des cours des produits d'exportations et hausse vertigineuse des prix du pétrole ) et des retombées négatives sur l'investissement, des mesures économiques dites de « Zaïrianisation » et de « radicalisation » édictée en 1973-1974. En outre le laxisme croissant dans la gestion des finances publiques va nécessiter des mesures plus fréquentes de redressement monétaire. Une longue série de dévaluations habilement camouflées sous le prétexte du relâchement du Zaïre - monnaie au DTS (Droits de tirage spéciaux) va ainsi s'installer à partir de Mars 1976, comme le montre le tableau ci-après. C'est la période « dévaluation en cascade »

    Tableau n°1 Modifications intervenues à la parité monétaire entre le 1er janvier 1968 et le 22 février 1980

    DATES

    VARIATIONS

    01.01.1968

    1Z= 2$US= 100FB

    21.12.1971

    1Z= 2$US= 88,22FB

    12.03.1976

    1Z= 1DTS =1,16$US= 44,89FB

    31.03.1978

    1Z= 1DTS =1,33$US= 37,06FB

    01.11.1978

    1Z= 0,9DTS =1,21$US= 30,34FB

    15.12.1978

    1Z= - =0,97$US= 29,29FB

    21.12.1978

    1Z= - =0,99$US= 28,74FB

    02.01.1979

    1Z=0,05DTS =0,65$US= 18,76FB

    27.08.1979

    1Z=0,37DTS =0,48$US= 14,30FB

    22.02.1980

    1Z=0.26DTS =0.34$US= 10,19FB

    Source : KIKASSA, M, Op. Cite p 30

    A l'époque, la République du Zaïre évoluait dans le contexte des taux de change fixes ; ce qui comportait pour elle, en tant que pays membre du Fonds Monétaire International, l'obligation non seulement de définir la parité officielle de sa monnaie mais surtout d'en préserver la valeur par des inventions ponctuelles sur le marché des changes.

    Le dollar Américain a servi de référence initiale dans la fixation de la parité externe du Zaïre monnaie (1Z= 2 dollars US lors de la reforme monétaire de 1967).

    L'amenuisement progressif des réserves de change officielles ne permettait plus aux autorités monétaires de maintenir fixe le taux de change officiel.

    Dans l'entre-temps, le Zaïre - monnaie subissait ainsi des baisses induites par les dévaluations du dollar Américain. Il sied de rappeler que le DTS défini comme un «  panier » de principales devises y compris le dollar Américain s'est imposé comme l'unité de compte au sein du FMI depuis la décision Américaine du 15 Août 1971 décrétant l'Inconvertibilité du dollar par rapport à l'or monétaire. Aussi, le rattachement du Zaïre - monnaie au DTS était-il perçu officiellement au Zaïre à l'époque, comme une façon d'atténuer le soubressant de la monnaie nationale au moment où les pays industrialisés décidaient à la suite des accords dits de Jamaïque en Janvier 1976 de laisser flotter carrément leurs monnaie31(*)

    I.3. Reforme monétaire du 12 Mars 197632(*)

    Cette troisième reforme monétaire s'est opérée sous le couvert du rattachement du Zaïre au DTS (1Z= 1 DTS), qui valait à l'époque 1,17 dollars US. Par rapport à la parité antérieure de 1Z= 2 dollars US cet alignement avait comporté une dévaluation de la monnaie nationale de l'ordre de 42%.

    L'opération s'était inscrite dans un processus de mise en place d'un programme de stabilisation appuyé par le FMI. Le programme, comme celui qui succédera en 1977, n'a pas donné les résultats qu'on en attendait sauf au niveau des finances publiques et de l'expansion des liquidités que des paiements extérieurs.33(*)

    I.4. Reforme monétaire de Décembre 197934(*)

    La quatrième reforme monétaire est celle de Décembre 1979. A cette occasion, il fut procédé à la démonétisation des billets de 5 Zaïres et 10 Zaïres et à leur remplacement par d'autres billets de mêmes valeurs faciales. En même temps, il fut question d'opérer une importante déflation des moyens de payement sans pour autant affecter la valeur externe de la monnaie nationale.

    L'échange manuel pour les particuliers devait se limiter à 3000 Zaïres par personne âgée de 18 ans et plus à 5000 zaïres (dont 50% à verser en compte bancaire) pour les autres entreprises de grande taille. Dans un premier temps, ces avoirs en comptes à vue étaient disponibles à concurrence de 10% tandis que le reste serait progressivement libéré suivant les besoins de l'économie.

    Par certains, de ces aspects, la démonétisation de Décembre 1979 a fait penser à « l'opération Gutt » d'assainissement monétaire menée en Belgique en 1944 au moment de la libération.

    La démonétisation intervenue au Congo en 1979, loin de s'intégrer, comme «  Opération Gutt », dans un vaste champ de mesures visant la stabilisation de l'économie, voulait cependant répondre à une situation ponctuelle : décourager la détention à des fins spéculatives des coupures à valeurs faciales élevées, et éponger une partie des liquidités.

    En Janvier 1980, soit un mois après la démonétisation et la décision de geler les liquidités, on assistait à une reprise figurante des émissions monétaires : témoignage assez éloquent de l'échec même de l'opération et de son incapacité à différer la dévaluation de 30% qui surviendra en Février 1980.

    I.5. Reforme monétaire de septembre 198335(*)

    La cinquième grande opération de redressement monétaire fut la reforme du régime des changes intervenue en Septembre 1983.

    Elle a comporté trois principaux :

    v La modification de taux de change ;

    v L'adhésion au régime des taux flottants ;

    v Et la libéralisation de la réglementation des échanges.

    Dans ce régime de flottement, le cours des monnaies était censé se déterminer «  librement » sur le marché interbancaire des changes.

    La révision décidée de la parité de la monnaie nationale consacra une dévaluation de 77, 5%, partant de la parité de 1Z= 0,1575 DTS en vigueur depuis le 22 juillet 1981 à 1 Zaïre = 0,03542 DTS.

    Un ensemble de mesures a accompagné cette reforme du régime des changes concernant le budget, le crédit, les prix et le salaire en vue de contenir l'expansion de la demande interne notamment (MPEREBOYE 2007-2008) :

    - La majoration des prix des produits pétroliers, ainsi que les tarifs des services publics ;

    - L'ajustement des taux d'intérêt et la libéralisation du taux appliqués par les banques commerciales ;

    - La limitation à 40 % de l'augmentation de la masse monétaire globale des rémunérations des fonctionnaires.

    Jusqu'à la fin de l'année 1983, le Zaïre ne s'était que très lentement déprécié par rapport au Dollar Américain. L'écart entre le taux du marché officiel et celui du marché parallèle s'était progressivement réduit grâce à une amélioration des rapports en devises par certaine libéralisation des échanges extérieures. Les mesures de Septembre 1983 s'étaient inscrites dans ce cadre d'un programme d'ajustement économique et financier qui, en fin d'exercice, avait reçu le soutien du FMI.

    Après la reforme de 1983, la politique monétaire est demeurée prudente, et avait pour objectif de contenir le niveau d'inflation tout en permettant une certaine relance de l'économie. Pour atteindre ce but, des mesures tendant à contrôler la liquidité de l'économie ont été poursuivies. Elles portaient essentiellement sur l'encadrement direct des crédits, le coût de refinancement des banques auprès de la banque du Zaïre, le mécanisme de réserve obligatoire et les taux d'intérêt débiteurs. Les modalités de distributions des crédits avaient été assouplies par l'élimination du sous-plafond global. De ce fait, les banques avaient commencé à disposer d'un pouvoir discrétionnaire en matière de sélection des bénéficiaires et de répartition sectorielle de leurs interventions.36(*)

    Deux autres programmes seront initiés en 1987 et 1988, et puis interrompues par la suite à cause de leur exécution non satisfaisante au regard des critères de performance édictés par le FMI.

    I.6. Reforme monétaire d'octobre 1993

    Le diagnostic de l'économie Congolaise qui sous-tend généralement les reformes monétaires est invariable :

    v Dégradation prononcée de l'activité de production ;

    v Détérioration des finances publiques ;

    v Aggravation de l'inflation ;

    v Précarité des réserves de change ;

    v Accumulation des arriérés du service de la dette extérieure.

    Mais cette pénultième reforme monétaire procédait surtout d'un double constat nouveau et plus alarmant à savoir :

    v La profonde modification intervenue dans la structure de la masse monétaire à la suite d'un gonflement malsain des dépôts bancaires

    v Et l'incapacité croissante des banques à répondre aux demandes de retrait des fonds exprimées par la clientèle.

    Au lieu de s'attaquer à ces problèmes tout à fait spécifiques, l'autorité monétaire avait assigné à la reforme monétaire de 1993 des objectifs à la fois multiples et contradictoires37(*) :

    ü Réduire fortement le niveau de l'inflation par la résorption partielle des liquidités ;

    ü Réajuster la parité externe par l'empressions des signes monétaires, faciliter la comptabilisation de six zéros sur les billets existants et leur remplacement par d'autres dénominations (la parité interne retenue était de 1NZ= 3000 000Z)

    ü Créer un environnement économique favorable à la relance de l'activité économique.

    Au plan de l'exécution de cette reforme monétaire, plusieurs erreurs techniques fatales furent commises, et des mesures d'encadrement totalement irrationnelles appliquées.

    En effet, l'absence de sous-multiples annoncée de l'unité monétaire avait permis aux vendeurs de ramener automatiquement à la hauteur de 1NZ soit l'équivalent de 3000 000Z tous les prix des articles valant moins de cette somme exprimée dans l'ancienne unité monétaire. Par ailleurs, le gouvernement avait fixé à quatre semaines la période d'échange des anciens billets contre les nouveaux signes monétaires sans pour autant approvisionner tout l'intérieur de pays en quantité suffisante de ces billets.

    Cette méprise est sans doute l'une des principales causes des fractionnements de l'espace monétaire national en deux :

    ü L'un usant de billets libellé « nouveau Zaïres » et

    ü L'autre rejetant ceux-ci au profit des Zaïres démonétisé38(*)

    Aucun contrôle strict ne fut exercé sur l'expansion des liquidités à la veille de la reforme monétaire sur la circulation des ces encaisses et au 26 Novembre 1993, soit 35 jours plus tard, cette composante s'élevait à 70%.

    L'absence d'assainissement des finances publiques s'est avérée plus fatale pour le bon déroulement de cette reforme monétaire.

    La fixation par le gouvernement du taux de change de 1 dollars US= 3 NZ le jour de la reforme monétaire et la projection annoncée de ce taux à 1 dollar US = 15 NZ à la fin Décembre 1993, laissaient clairement entrevoir aux yeux du public que la banque centrale ne disposait pas de moyens nécessaires pour maintenir longtemps le premier taux.

    Une telle attitude ne pouvait que favoriser la spéculation et les anticipations à l'endroit du cours de la monnaie nationale.

    Bien plus, dans sa tentative d'encadrer la reforme monétaire, le gouvernement a pratiqué une véritable politique de répression des marchés des changes, de blocage des prix des produits et des denrées de première nécessité et même intimité des négociants en diamants d'exploitation artisanale.

    Ce dirigisme, qui cadre très peu avec l'option officielle de libéralisation des prix et des taux de change, prise depuis 1983, n'a fait que transmettre de mauvais signaux aux marchés.

    D'où l'emballement des prix et l'envol des taux de change. Tout compte fait, la reforme monétaire d'octobre 1993 s'était opérée dans un contexte très peu propice : insuffisance de concentration technique, précipitation dans l'exécution, agitations et surenchères politiques autour de l'idée même de reforme monétaire, grave pénurie de devises et absence d'appui financier extérieur. La suppression des Six zéros sur les anciennes dénominations et changement des signes monétaires auront été les seuls marques visibles de cette reforme tant décriée.

    I. 7. Reforme monétaire de juin 1998

    A) Nécessité d'un programme d'ajustement économique.

    La banque centrale du Congo, organe technique du gouvernement dans le domaine monétaire, n'y est pas allée par d'autres voies pour constater que « le changement politique intervenu dans le pays depuis le mois de Mais 1997 ayant entraîné le changement du nom du pays devrait également impliquer le changement de l'unité monétaire dont le nom était associé à celui du pays. Il en est de même de la démonétisation de l'institut d'émission reprise sur les billets de banque »39(*)

    Bien plus, au regard de la situation économique qui prévalait en 1997, il devenait encore plus urgent pour le gouvernement d'entreprendre des mesures correctives au travers d'un programme d'ajustement économique comportant deux volets : la stabilisation monétaire à cour terme et la relance de l'économie à moyen terme.

    En effet, « les indicateurs macro-économiques des dix dernières années attestent que l'économie Congolaise ploie sous l'effet des déséquilibres fondamentaux, en dépit de diverses mesures de redressement mises en oeuvre » la banque centrale a estimé à l'époque que le PIB a reculé de 42,9% entre 1990 et 1994 ; cette tendance à la baisse ne s'est que très légèrement estompée en 1995 -1996 avant de se poursuivre en 1997.

    Les déficits budgétaires ont été financés pour l'essentiel par la création monétaire en 1994 soit une année après la reforme monétaire d'octobre 1993, l'expansion monétaire a été de 10.322,2% avant d'être ramenée à 308,8% en 1995 et à 471% en 1996.

    Par ailleurs, l'inflation est demeurée très vive : le niveau le plus élevé a été atteint en 1994 avec un taux annuel de 9.769% contre 370% et 753% en 1995 et 1996 respectivement.

    Dans le secteur monétaire, il a été épinglé d'une part la démonétisation progressive de l'économie, le rapport masse monétaire / PIB étant tombé à 4,3% en 1997 contre une moyenne de 10% au cours des années antérieures.

    D'autres parts, les chèques subissaient une forte décote dans les transactions, consacrant ainsi la rupture de la parité entre la monnaie fiduciaire et la monnaie scripturale.

    Les banques elles mêmes étaient en proie à une forte désintermédiation financière, tan disque l'on assistait à la montée en flèche de la « dollarisation », signe par trop évident de la perte de confiance généralisée envers la monnaie nationale.

    Tableau N°2 Evolution de la décote de la monnaie scripturale

    (Nombre de NZ en cheque pour 1 NZ en espèce)

    Mois

    1992

    1993

    1994

    1995

    1996

    1997

    J

    1

    12

    2

    3,5

    1

    3

    F

    1

    16

    10

    3,4

    1

    3

    M

    1

    18

    10

    1,2

    1

    4

    A

    2

    30

    6

    1,2

    1

    8

    M

    2,5

    60

    16

    1,1

    1

    1,1

    J

    3

    170

    4

    1,15

    1

    1

    J

    3,5

    80

    3

    1,08

    1

    1

    A

    4,5

    50

    1,5

    1,10

    1

    1

    S

    5,5

    30

    1,5

    1,18

    1

    1

    O

    6

    1

    1,4

    1,02

    1

    1

    N

    6,5

    1

    1,2

    1,0

    1

    1

    D

    1,1

    1,5

    1,9

    1,0

    3

    1

    Source : KABUYA K, P MATATA Op cite p.53

    Dans ce contexte de la décote de nouveau Zaïre en cheque ; la reforme monétaire du 30 juin 1998 a culminé par la mise en circulation d'une nouvelle unité monétaire le « Franc Congolais », visant particulièrement à casser l'hyperinflation, à combattre la dollarisation de l'économie, à rétablir le système général des paiements y compris l'usage des chèques, en réunifiant l'espace monétaire national et en réduisant la disparité de taux de change à travers le pays.

    Un des traits majeurs de cette reforme monétaire a consisté à la neutralisation d'une partie de dépôts bancaire à vue, préalablement déflatés par leur transformation en titre de créances, sur le système bancaire. Cette opération a permis de faire immédiatement la décote de la monnaie scripturale par rapport à la masse fiduciaire tel que constatée mensuellement depuis 1992 jusqu'à 1997.

    Dans ce contexte, une reforme monétaire s'imposait particulièrement (Prof MPEREBOYE 2007-2008):

    ü Au plan politique, la reforme monétaire devait adapter l'appellation de l'unité monétaire au changement de la dénomination du pays et de l'institut d'émission ;

    ü Au plan économique, la reforme monétaire visait :

    · Assainir l'environnement monétaire et financier caractérisé par la persistance de l'hyperinflation, la désarticulation du système des paiements et la multiplicité des taux de change ;

    · Stabiliser la monnaie et unifier l'espace monétaire national ;

    · Accroître le taux de liquidité en vue de financer l'économie ;

    · Favoriser la relance des activités de production.

    B) Contexte du lancement du Franc Congolais40(*)

    Le lancement du Franc Congolais n'était que l'ultime étape de l'ensemble de mesures faisant parler d'un programme d'ajustement économique et d'assainissement monétaire. Plusieurs actions préalables ont été menées, entre Mai 1997 et Juin 1998, en vue de stabiliser la monnaie, de restaurer l'éventail fiduciaire et la convertibilité au pair de la monnaie scripturale en monnaie fiduciaire, d'unifier progressivement l'espace monétaire national et de réduire la disparité des taux de change entre les différentes places.

    La parité interne a été fixée à 1 Franc congolais pour respectivement 100.000 NZ et 14.000.000 Z. les anciens signes monétaires en Zaïres et Nouveaux Zaïres conserveront leur cours légal, avec pouvoir libératoire illimité, jusqu'au 30 Juin 1999.

    La parité externe a été initialement établie à 1$ US pour 1,38 FC et a fluctué par la suite selon les forces du marché. Le délai d'échanges devrait se poursuivre aux seuls guichets du siège de la Banque Centrale ou de ses directions et agences en provinces jusqu'au 31 Décembre 1999.

    L'éventail fiduciaire du Franc Congolais ainsi que les équivalences avec les anciennes monnaies se présente comme suit :41(*)

    100 FC = 10.000.000 NZ = 1.400.000.000 Z

    50 FC = 5.000.000 NZ = 700.000.000 Z

    20 FC = 2.000.000 NZ = 280.000.000 Z

    5 FC = 500.000 NZ = 70.000.000 Z

    1 FC = 100.000 NZ = 14.000.000 Z

    50 c = 50.000 NZ = 7.000.000 Z

    20 c = 20.000 NZ = 2.800.000 Z

    10 c = 10.000 NZ = 1.400.000 Z

    5 c = 5.000 NZ = 700.000 Z

    1c = 1.000 NZ = 140.000 Z

    Le franc Congolais a été mis en circulation dans toutes les provinces à la fois. Le lancement du Franc Congolais a été précédé par une campagne de sensibilisation qui avait pour objet d'informer le public sur les objectifs de la reforme monétaire, le délai et les conditions de l'échange ainsi que d'enregistrer ses appréhensions, ses attentes et ses suggestions éventuelles

    En outre, l'opération devait permettre d'identifier les infrastructures devant servir à l'échange, afin d'en évaluer les capacités de stockage et les conditions de sécurité. L'harmonisation de l'éventail fiduciaire a été obtenue d'une part par le retrait des coupures de 500.000 NZ et 1000.000 NZ qui n'étaient utilisées que dans la province du Katanga et, d'autres part, par la confirmation du pouvoir libératoire, sur toute l'étendue du pays, des coupures de 100.000 NZ de couleur verte et orange.

    En vue de rétablir la convertibilité au pair de la monnaie scripturale, la Banque Centrale du Congo a procédé à la déflation au taux de 4,8% des dépôts bancaires excessifs et en leur transformation en dépôts à terme.

    Par ailleurs, la remonétisation des anciens zaïres, fut autorisée dans « l'espace monétaire du Kasaï » permettait ainsi aux opérations économiques des deux provinces concernées, aux banques et à l'Etat d'utiliser cette monnaie sur une base légale.

    Note : En définitif, depuis les années 1960, la RD Congo a connu seize dévaluation (reconnaissance officielle de la diminution de la valeur d'une monnaie en régime de change fixe) et une seule démonétisation42(*) en 1979 (remplacement des billets de 5 et 10 Zaïre par d'autres billets de 5 et 10Z ayant d'autres caractéristiques).

    1.8 L'interview du Vice gouverneur de la Banque centrale sur les causes de reformes monétaires en RDC

    Partant de toutes les constatations économiques en RDC, nous avons recouru à une technique d'interview du Vice Gouverneur N. DIAMBWANA de la Banque Centrale siège central dans son allocution sur les pourquoi des reformes monétaires en RDC, « deux raisons majeures justifient les opérations des reformes monétaires en RDC, premièrement, celle d'ordre économique tans disque la seconde est celle d'ordre politique. S'agissant de celle d'ordre économique, il convient de rappeler qu'à la suite des déséquilibres persistants depuis 1990 ayant caractérisé les secteurs de l'économie réelle, des finances publiques, des relations extérieures et de la monnaie, les devises nationales après chaque reforme monétaire ont connu un effondrement de ses fonctions traditionnelles en l'occurrence celles d'Etalon de valeur, d'intermédiaire des échanges et d'instruments d'épargne. De 1990 à 1997, la dépréciation de la monnaie nationale par rapport aux principales devises étrangères a été importante, s'élevant en moyenne à 95 % par an, quant à l'inflation, elle s'est avérée une hyperinflation en RDC, face aussi à la dollarisation excessive de l'économie nationale induite par cette situation et ne pouvant assurer le contrôle de l'offre de monnaie qui n'est pas de son émanation. Ainsi la banque centrale a perdu l'essentielle de son influence sur la conduite de la politique monétaire, c'est pourquoi il s'avère impérieux de procéder aux reformes monétaires en RDC comme moyen de stabiliser et de relancer l'activité économique en RDC. Eu regard la raison politique, les reformes monétaires en RDC tiennent simplement au changement du nom du pays auquel la monnaie doit tirer son appellation d'une part et la justification de la bonne gouvernance des autorités en place de l'autre »43(*)

    SECTION II. APPROCHE METHODOLOGIQUE

    Après avoir passé en revue la théorie de la politique monétaire de la banques centrales sur les taux d'intérêt directeurs, nous présentons dans la présente section, la méthodologie retenue en vue d'identifier les déterminants de la politique monétaire de la BCC qui influent le taux d'inflation et croissance économique après les trois pénultièmes reformes monétaires en République Démocratique du Congo.

    Nous présentons, dans la première partie, la spécification du modèle et dans la deuxième partie les variables retenues dans les modèles.

    II.1. SPECIFICATION DU MODELE

    Dans le souci de compléter les études qui ont précédé à ce sujet et effectuer une évaluation globale de l'impact de la variation des taux d'intérêt directeurs sur l'inflation et l'activité économique, le modèle de KAHN et KNIGHT (1991) a été adapté ; les résultats seront présentés et discutés dans le chapitre III.

    II .1.1. Le modèle théorique

    L'impact des variations des taux d'intérêt directeurs sur le taux d'inflation et le taux de croissance économique, sera évalué grâce aux deux équations d'inflation et de croissance ci-après :

    II.1.2. l'équation de l'inflation

    Les principaux déterminants de l'inflation en Afrique ont fait l'objet de nombreuses études, notamment celles de DOEL et DIALLO (1997), SAMBA MAMABOU (1998, a) pour l'UMEOA, MOSER (1995) pour le Nigeria et Sowa (1996) pour le Ghana et celle de KAKO encore pour L'UEMOA où nous nous sommes plus inspirée.

    L'équation de l'inflation retenue dans la présente étude est issue du modèle de KAHN et KNIGHT, développé par MOSER (1995). En effet, cet auteur dérive une équation d'inflation qui constitue la forme réduite d'un modèle structurel appliqué au cas du Nigeria.

    Le modèle exposé par la suite ne retient pas parmi les variables explicatives, les variations du taux de change nominal (ICH), dans la mesure où les données utilisées sont soit en ratio ou en dollar Américain où la cour parait stable. Par ailleurs il explicite beaucoup plus que le modèle de KAHN et KNIGHT et celui de MOSER, les déterminants de l'offre de monnaie, en faisant dépendre celle-ci des variations (D) des taux d'intérêt directeurs de la Banque Centrale (taux du marché monétaire (IM) et taux de prise en pension (IPS)) et PIB réel.

    Le désire d'évaluer de manière simultanée, les impacts respectifs des deux taux directeurs de la Banque Centrale du Congo sur l'inflation et la croissance en RDC, expliquent la présence, au sein des mêmes équations, de ces deux taux. En effet, dans la mesure où la banque centrale a la possibilité d'utiliser conjointement ces deux instruments pour réguler la liquidité et l'activité bancaire. Il a paru légitime d'intégrer ces variables dans les mêmes équations.

    Cependant, il faut garder à l'esprit le fait qu'il existe une hiérarchie entre les taux en ce sens que le taux de pension devrait logiquement être fixé à celui du marché monétaire. Ceci suggère la possibilité de l'existence d'une forte complémentarité entre les deux taux d'intérêt directeurs.

    Le prix à la consommation (IPC), écrit sous forme log-linéaire, est supposé dépendre du coût des biens domestiques (IPD) et de celui des biens importés (IPM) exprimés en Dollars Américain :

    Le prix domestique dépend des tensions existant sur le marché de la monnaie et celui des biens et services. Par conséquent, il sera fonction d'une part, de l'offre de monnaie (M) et de la demande (M) et, d'autres part, du gap de production (différance entre la production effective (PIBR)) et la production potentielle (PIBR*)) :

    L'offre de monnaie dépend à son tour, des taux d'intérêt directeurs de la Banque Centrale, à savoir le taux du marché monétaire (IM) et le taux de prise en pension (IPS) et du PIB réel :

    La demande de monnaie dépend du revenu réel des agents économiques  :

    En substituant les équations (4) et (6) dans l'équation (2), il vient

    L'équation (7) peut être intégrée dans l'équation (1) pour avoir :

    En différenciant l'équation (8'), l'évolution du taux d'inflation suivra la fonction suivante :

    En résumé, les taux d'intérêt directeurs retenus (le taux d'intérêt en call money et le taux de réescompte) sont supposés être négativement reliés à l'évolution du niveau général des prix, suivant en cela les résultats standard des théories Keynésienne et monétaire.

    La production potentielle, en tant qu'offre globale, est également supposée négativement reliée à l'inflation (MOSER, 1995 cité par NABUPKO 2003). En effet la part non négligeable de la production agricole dans la composition de l'offre globale dans les pays en voie de développement et l'impact déflationniste sur les biens alimentaires généralement exercé par une bonne compagne agricole, justifient l'hypothèse de l'existence d'une relation inverse entre l'offre globale et l'inflation.

    Cependant, l'absence de séries statistiques annuelles sur la production potentielle dans les archives de la banque centrale à Goma et surtout, la faible pertinence économique inévitablement lié à l'annualisation de telles données ont conduit à enlever cette variable (PIB potentiel) des estimations.

    Le PIB réel est susceptible de traduire un « effet de demande » au sein de l'équation. Le signe attendu de cette variable est indéterminé, dans la mesure où la valeur de son paramètre dépend des évolutions relatives de l'offre de monnaie, de la demande de monnaie et du choc d'offre.

    La part importée de l'inflation est également une variable explicative potentielle dans la mesure où une hausse du prix des produits importés se répercute sur les prix domestiques, du fait notamment d'un comportement de marge de la part des importateurs.

    II.1.3 Modèle de taux d'intérêt- croissance

    L'équation de croissance s'inspire également des travaux de KAHN et KNITH44(*), du modèle de AGENOR (1991) et un modèle PROMES (SAMBA MAMADOU, 1988), ces deux derniers modèles étant eux-mêmes dérivés du premier, en ce qui concerne l'équation de croissance. En partant de la définition du PIB réel, les travaux étudient la dynamique de l'offre du secteur réel, en supposant que la croissance du PIB est une fonction positive de l'offre excédentaire d'encaisses réelles et du gap de production ou de l'excès de capacité.

    (1)

    est l'opérateur de variation ; représente le niveau de production potentielle (c'est-à-dire ajusté des fluctuations cycliques) et, le niveau des encaisses réelles désiré par le détenteur de richesse. Une telle formulation soutient que toute offre excédentaire de monnaie induira une hausse temporaire du revenu réel.

    En revanche, une politique monétaire restrictive affectera négativement la croissance. Par ailleurs, KAHN et KNIGHT (1991) estiment que la réaction de la production à la politique monétaire, mesurée par, devrait être assez faible (0,043)

    L'équation (1) indique également que la procédure aura tendance à croître lorsque son niveau effectif est inférieur à son niveau potentiel.

    Pour mettre en évidence l'impact de la politique reforme de la monnaie sur la croissance, l'évolution de la production potentielle a été endogéinisée. Ainsi, en considérant une fonction de production de Type Cobb-Douglas, il vient :

    Tr représente le trend, les variables K et L indiquent respectivement le stock de capital et celui de la main d'oeuvre utilisé dans le processus de production.

    La variation du stock de capital correspond à l'investissement (INVTOR) et l'évolution de la main d'oeuvre est supposée croître au même taux que la Population Active. (PAC)

    Les équations (1 et 2) permettent d'écrire la relation dynamique ci-après :

    L'équation (2) peut s'écrire alors :

    Le niveau de l'offre d'encaisse réelle, qui traduit l'orientation de la politique monétaire (une baisse des encaisses offertes signifie une politique restrictive), est supposé être fonction des taux directeurs de la banque centrale (IM et IPS) et de l'indice des prix à la consommation (IPC).

    Par ailleurs, l'impact à court terme d'une variation de la population active sur la croissance est quasiment négligeable, dans la mesure ou seuls interviennent dans ce contexte les facteurs conjoncturels. La variable (Population Active) intervient essentiellement dans les déterminants de la croissance économique structurelle, au même titre que le capital humain LOGOSSAH (1994). De ce fait, ces variables ne seront pas retenues dans l'estimation de l'équation de croissance.

    Ainsi, l'équation de croissance peut s'écrire :

    Les taux directeurs de la banque centrale (le taux d'enseignements théoriques et empirique, sont censés évoluer en sens inverse de la croissance à court terme) (cf. Supra, BANQUE de FRANCE 1998) d'où le signe qui leur est attribué.

    L'investissement total est positivement relié à la croissance du PIB réel. Le signe de la relation inflation - croissance a suscité de nombreux débats dans la littérature économique, sur fond de controverses autours de la courbe de Philips. Cependant, dans les économies subsahariennes et inflation.

    Un tel résultat pourrait s'expliquer par le fait que dans les pays subsahariens, la croissance de la production, notamment agricole exerce généralement un effet dégressif sur ces prix (cf. supra, 2quation d'inflation)

    II.1.4 Description des données

    Les données annuelles utilisées dans notre étude couvrent la période 1983 - 2007 (soit 25 observations) et proviennent de différentes sources.

    Certaines données sur le PIBR (Produit Intérieur Brut Réel), Inflation (INLF), IPM (Indice sur le prix à l'importation), le IPS (le taux de réescompte) et IM (le taux de l'offre de monnaie) sont tirées conjointement de différents rapports de la banque centrale, différents condensé d'information statistique de la BCC et certaines d'autres sont tirées sur le Comité Permanant de Cadrage Macroéconomique (CPCM) et des documents de la stratégie de croissance et de réduction de la pauvreté et vérifiées sur la publication de (World Indicators CD - ROM 2004). Ainsi, l'estimation de la relation de long et à court terme de ces taux sera faite par la méthode des moindres carrés ordinaires sur base du logiciel Econometric Views (Eviews 3.1).

    II.2. PRESENTATION DES VARIABLES DU MODELE

    La fonction du taux d'inflation et de PIB réel, pour une économie donnée ; nous permettra d'étudier le comportement de ces derniers au regard de certaines variations des facteurs monétaires opérées. Ceux - ci doivent donc être choisis, en vue de l'estimation, sur base de la principale politique de reforme qui a eu lieu en RDC qu'ils sont soupçonnés contenir. Nous distinguons successivement les variables endogènes et les variables exogènes et, pour chacune d'elles, nous justifierons notre choix avant d'expliquer son évolution durant la période sous - étude.

    II.2.1 Les variables expliquées

    Dans cette partie, Nous allons utiliser deux ratios différents pour capturer l'impact de la variation des taux directeurs (Taux de prise en pension (IPS45(*)) et taux du marché monétaire (IM46(*))) après reformes monétaires sur l'inflation (IPC) sur le Produit Intérieur Brut Réel (PIBR).

    II.2.1.1 le taux d'inflation (IPC)

    L'inflation étant une mesure d'équilibre macroéconomique entre l'offre et la demande et, on considère comme avantageux à un niveau bas car il évite l'altération dans la distribution du revenu.

    De ce fait, les politiques monétaires reformées depuis 1983 ne visaient rien que ramener le taux d'inflation en RDC au seuil le plus pertinent par les instruments privilégiés de la Banque Centrale du Congo qui, sont les deux taux d'intérêt directeurs.

    Cependant, considérons les données pratiques de l'évolution du taux d'inflation, après les reformes monétaires sur le graphique ci-après :

    Graphique n° 1 l'évolution de taux d'inflation entre 1983 à 2007

    INFL: Taux d'inflation

    Années

    Source : différents rapports de la BCC

    Comité de cadrage Macroéconomique

    CD-ROM 2004 Banque Mondiale

    Pour autant que les politiques monétaires après reformes monétaires demeuraient prudentes et viseraient principalement la stabilité des prix dans le cadre d'un régime de change flottant et de préservation tant de la positivité que de la flexibilité du taux d'intérêt.

    Partant de la reforme monétaire de 1983, l'inflation fut maintenu à un seuil continu de 102 % ; 60 %, 37 %, 28,76 % ; 80,76 % ; 105,56% et 68,38 % respectivement dès 1983 à 1990.

    Depuis l'avènement de l'hyperinflation en 1990, le système bancaire a été marquée jusqu'en 1994 par une crise de liquidité aiguë, laquelle a accentué la désintermédiation bancaire. Au cours de cette période, le taux d'inflation s'explique par le fait que le gouvernement ait pris des mesure à partir de la reforme monétaire de 1993 recommandant le paiement par chèque des obligations fiscales, la crise de liquidité a été quasiment résorbée et l'intermédiation bancaire progressivement rétablie.

    La RDC, alimentée par la faible politique monétaire et fiscale, n'a pas pu maîtriser le taux d'inflation. En 1995, le taux d'inflation a atteint 382,3 %.

    Avec le nouveau gouvernement, la politique monétaire est mise en oeuvre par la Banque Centrale indépendante, la Banque Centrale du Congo, qui est tenue à maintenir la stabilité des prix dans un contexte de change.

    En effet, en tout ce qui a caractérisé l'économie Congolaise, la BCC a maîtrisé l'hyperinflation caractérisant l'économie congolaise par ses instruments jusqu'à 135 % en 1998 juste après reforme monétaire alors qu'en 2000, le taux d'inflation était de 511 %. Suite à cette phase d'hyperinflation, l'économie congolaise est devenue dollarisée et l'intermédiation bancaire s'est effondrée. Le FMI a évalué qu'en 1995, 75 % des devises circulent dans le système étaient des dollars Américains et en 2004 les dépôts en US $ représentaient 85 % de, atteignant 93 % en Avril 2005.

    La banque centrale et le FMI ont estimé que dans l'ensemble, le programme était satisfaisant, ce qui a permis au pays de négocier en 2002 son premier accord triennal au titre de Facilité pour la réduction de Pauvreté et pour la croissance (FRPC) et de mettre ainsi en terme après de deux ans d'absence, le pays a dû apurer ses arriérés envers le FMI.

    Dans l'ensemble, les résultats de FRPC étaient satisfaisants, l'inflation annuelle est tombée à 16 % en 2002 et pendant toute l'année 2003, ce taux d'inflation s'est maintenu à 8 % et ce maintien dans tous les principaux secteurs de l'économie, à l'exception notable du secteur manufacturé, surtout dans le secteur minier, de télécommunication et du bâtiment. (MBUYAMU I. MATUNGULU 2003 cité dans par le bulletin F MI 2003).

    En mi 2004, la situation macroéconomique s'est détériorée suite à l'insécurité grandissante dans la partie orientale du pays et des tensions politiques dans la coalition ont mené à une augmentation des dépenses publiques, financée par la création monétaire. La base et la masse monétaire ont augmenté de 62 % et 61 % respectivement, par rapport à un taux de croissance programmé de 26 % et 29 %.

    Certaines mesures à une politique fiscale stricte, ont réussi de réduire l'inflation à un niveau de 21 % en 2005 (DSCRP juillet 2006); de ce fait, au cours de la période sous revue, le cours de monnaie nationale par apport aux principales devises (dollar) se caractérise par une dépréciation de 42 % par rapport au dollar Américain (JOURNAL PONTENTIEL juillet 2006) et cette situation de 2005 ne pourra se rétablir en 2006 soit 8 % et 6 % en 2007.

    Cependant, les prévisions d'ici 2006 montrent une montée du taux d'inflation à 9 % en 2008, conformément au programme de convergence macroéconomique de SADC.

    D'une façon générale, nous constatons que taux d'inflation s'est amélioré depuis la reforme monétaire de 1983 avec un taux de croissance du taux d'inflation pendant ces 25 ans de -0,94 % jusqu'en 2007. c'est pourquoi MAYER et THUMAN affirme que dans un environnement caractérisé par une inflation ou une hyperinflation et par un excès de la demande de liquidité, l'ordre monétaire peut être rétabli grâce à une reforme monétaire complète et radicale, comme s'était fait en Allemagne en 1948 (Prof. MPEREBOYE 2007-2008).

    II.1.1.2 LE PIB réel (PIBR)

    La croissance économique d'un pays est matérialisée par une augmentation sur une longue période, à partir trois grandeurs (Revenu National, Produit Intérieur Brut, Production Industrielle) importantes quantifient bien le niveau de l'activité économique d'un pays et l'ampleur de la croissance (BERNARD B et YVES S., 1992)

    Dans le cadre de notre étude, le PIB réel retient plus notre attention, pour voir comment la politique monétaire de la BCC influence le PIB, en supposant que la croissance du PIB est fonction positive de l'offre excédentaire d'encaisse réelle et du gap de production ou de l'excès de capacité vise versa.

    D'où l'évolution du PIB réel de la RDC après la politique de trois pénultièmes reformes monétaires se présente sur ce graphique :

    Graphique n° 2 évolution du Produit Intérieur Brut Réel :

    Années

    PIBR : Produit Intérieur Brut réel

    Sources :

    Différents rapports de la BCC

    Condensé d'information statistique de la BCC

    CD-ROM 2004 Banque mondiale

    Pendant plus de deux décennies, l'objectif principal des dirigeants de la RDC consistait en une exploitation des ressources naturelles et la recherche d'une économie de rente, indépendamment des conséquences économiques pour le pays. Le résultat de cette politique a été un déclin continu de la croissance de l'économie. Pendant les années 1980 le taux de croissance moyen était modeste, 1,8 % par an passant à 5,1 % dans les années 1990.

    A cet effet, le PIB de la RDC avant la reforme monétaire de 1983 avait subi un recul de 3 % en 1982, le PIB en terme réel a enregistré un taux de croissance de 1,3 % en 1983 et de 2,7 % en 1984. La croissance du PIB en terme réel est imputable à l'expansion du secteur minier, à l'amélioration sensible de la production agricole au regain d'activité de l'industrie manufacturière et au bon comportement du secteur de service (RAPPORT ANNUEL BZ 1984). Notons que la croissance du PIB réel n'a pas sensiblement été constaté avec une légère amélioration jusqu'en 1994 après la reforme monétaire de 1993, où le taux s'est améliorée à 9,7 %, en 1994 ; 9,8 % en 1995 et 9,7 % et 9,2 % respectivement en 1996 et 1997.

    Qui plus est, la reforme monétaire de juin 1998 envisageant la relance de l'activité économique, a été fragilisée par la guerre et les troubles politiques, l'économie a été stabilisée et a connu une tendance négative du PIB redressée. La croissance du PIB en terme réel est passée de 6 % en 2003 à 6,5 % en 2005 et il est attendu à 7 % en 2008.

    En outre, entre 2002 et 2005, on a assisté à une hausse du PIB et du PIB par habitant ainsi qu'une baisse du taux d'inflation, du déficit budgétaire de l'Etat et du déficit de la balance des payements. La situation macroéconomique de la RDC s'est alors, en général améliorée.

    Selon FEC (Fédération des Entreprises au Congo), cette croissance est restée concentrée principalement sur les secteurs des mines et des communications et que cette croissance reste fragile et ne peut donc encore soutenir un développement durable de l'économie nationale et réduire la pauvreté en RDC.

    L'évolution de par la contribution des différents secteurs au PIB réel devra traduire la poursuite de la transformation progressive de l'économie. D'après les projections ci-dessous, la part du secteur primaire sera réduite et passera à 51 % en 2008, la part du secteur secondaire passera de 14,1 % en 2008 ; tandis que celle du secteur tertiaire connaîtra une augmentation à 32,1 %, ce qui ramène à conclure que la croissance économique en 2008 en 6 %.

    II.1.2 Les variables explicatives

    Cinq principaux facteurs susceptibles d'influencer l'inflation et la croissance économique en RDC ont été retenus : l'investissement total (INVTOTR), le taux de réescompte (IPS), taux du marché monétaire (IM), et L'indice de prix à l'importation (IPM).

    II.1.2.1 Investissement total (INVTOTR)

    L'investissement en tant qu'une formation brute du capital fixe détermine profondément les structures et l'évolution de la conjoncture d'une économie. La politique monétaire envisagée influence significativement à Court Terme et/ ou à Long Terme sur l'investissement d'un pays.

    Cependant, nous récapitulons toutes l'évolution relative à la formation brute du capital fixe en RDC après les reformes monétaires dans le graphique ci-après.

    Graphique n°3 Evolution de l'investissement entre 1983 et 2007

    Années

    INVTOTR : Taux des investissements

    Source : Différents rapports de la BCC

    CD-ROM Banque Mondiale

    Notons en effet que, après la reforme monétaire de 1983 le taux d'investissement en terme réel a doublé en 1984, et la part importante de ce pourcentage a été financée par les ressources étrangères spécifiques et les investissements privés ont connu un regain d'activité en 1984 avec 100 projets dont 53 ont été mis en exécution. (RAPPORT BANQUE DU ZAIRE 1993-1984)

    En 1985 après la reforme monétaire de 1993, les stratégies mises au point au cours par la BC, consistait à regrouper deux axes principaux ; d'une part le programme de stabilisation et d'autres parts, un programme d'investissement publics. Le programme de stabilisation était constitué d'un trait de mesures dont l'application pouvant aboutir à un certain nombre d'ajustements d'ordre économique et financier. Quant au programme d'investissement qui consistait dans un ensemble de projet d'investissement dont l'Etat et les entreprises publiques étaient promoteurs. (RAPPORT BANQUE DU ZAIRE 1985)

    Cependant, les taux de Formation Brute du Capital fixe s'étaient comportés après la reforme monétaire de 1993 de cette allure en 1994, 1995, 1996 et 1997 de 7 % ; 9,17% ; 12,8 % ; 8,85 % respectivement.

    Les guerres et les pillages de 1996 et 1998, ainsi que les conflits armés ont conduit à la destruction de l'outil de la production et ont eu comme corollaire le découragement des investisseurs étrangers et même stimuler les habitants pour cette fin; et le tarissement de l'aide publique au développement principale source de financement de l'investissement public.

    En effet, les investissements et les épargnes en part du PIB ont montré une tendance ascendante depuis la reforme monétaire économique de juin 1998. En 1999, l'épargne nationale brute était de 5 % du PIB, est montée à 15 %, six ans plus tard, soit trois fois la valeur plus grande de 1999.

    Le chiffre des investissements sont comparables : 4,1 % du PIB en 1999 et 21,5 % six ans plus tard. Ce qui nous montre que la politique monétaire menée a 1998 serait plus bénéfique à la reprise des activités économiques dans l'ensemble. En effet, le taux d'investissement, qui n'était que de 7,6 % du PIB en 2001, s'élevait à 18,5 % du PIB en 2004, ce qui constitue le principal facteur de la croissance. La construction des infrastructures financée sans doute par aide au développement et les investissements privés (notamment dans les télécommunications).47(*)

    Ainsi, les capitaux en terme de formation brute du capital ont évolué de 9,1 % ; 12,6 ; 18,5% ; 14,1 %; 18,1 % et 23,7 % respectivement dés 2001 à 2007

    Selon les critères de convergence macroéconomique de la SADC pour RDC, il est attendu que le secteur privé augmente sa part dans les dépenses d'investissements : en 2008, il représente 57 % du total des dépenses d'investissement. La part du gouvernement s'élèvera à 43 % mais cela inclus les investissements financés par des ressources libérées par l'initiative PPTE, probablement en faveur de programme de lutte contre la pauvreté.

    II.1.2.2 Taux de réescompte (Taux de prise en pension) (IPS)

    Le choix porté à ce taux48(*) est dû au fait que ce taux permet une ponction de liquidité dans l'économique par le refinancement de la Banque Centrale et il s'en suit que les autorités monétaires ne peuvent pas surveiller le volume des mobilisations des effets de commerce.

    De ce qui précède, nous représentons par la suite l'évolution de ce taux en RDC :

    Graphique n°4 l'évolution du taux d'intérêt de réescompte entre 1983 et 2007

    Années

    IPS : Taux de réescompte (en %)

    Source : Rapports de la BZ et BCC 1984, 1985, 1986 et 2003-2004

    Différents condensés d'information statistique

    La monétisation de déficit public, qui poussait l'inflation vers des niveaux très élevés. Ainsi l'indépendance de la Banque Centrale limite les droits du gouvernement de financer le déficit par la création monétaire.

    Partant de la reforme monétaire de 1983, le taux de réescompte était de 20 %, 15 % 24 %, 23 %, 29,1 %, 32,1 et 42 % respectivement dés 1983 à 1989 « en 1985 la politique monétaire, l'objectif poursuivis a été la limitation de l'inflation et la dépréciation du Zaïre par rapport au DTS » (RAPPORT ANNUEL BZ 1985) et il a augmenté à partir de 1992 ce qui corrobore le fait que la Banque Centrale voulait réduire la masse monétaire pour maîtriser le taux d'inflation de cette période.

    De ce fait, le taux de réescompte était de 22,0 % en 1998 pendant que le taux d'inflation, qui culminaient à près de 9000 % pendant la décennie 1990-2000 et 357 % en 2001, ainsi a été ramené à 25, 3 % en moyenne annuelle en 2002, à 12,8 % cette année.

    La maîtrise de l'inflation a permis à la BCC d'augmenter progressivement son taux d'escompte, passé de 22,0 % à 1998 et à 120 %, 120 %, 140 % respectivement en 1999, 2000 et 2001 après qu'il descende à 14 % en 2004, au fait de tensions inflationnistes pendant que le taux était de 8 % en 2003, étant donné la faible bancarisation de l'économie et le mauvais fonctionnement du système bancaire, la manipulation des taux d'intérêt n'était pas vraiment un instrument efficace des régulation de la masse monétaire en RDC.

    II.1.2.3 Taux du marché monétaire (IM)

    C'est un taux à partir duquel la banque centrale offre des capitaux sur le marché une fois pour une durée et montant déterminé par elle. (LEXIQUE ECONOMIQUE 8e éd.)

    De ce fait, la banque centrale en dispose pour agir sur le marché monétaire afin de financer les activités économiques.

    Ce taux du marché monétaire se retrace en évolution sur le graphique suivant :

    IM : taux en call money (en %)

    Années

    Graphique n°5 Evolution du taux du marché monétaire entre 1983 et 2007

    Source : Différents rapports de la BCC

    Différents condensés statistique de la BCC

    L'offre de monnaie résulte des demandes des crédits des entreprises, de l'Etat, des entrées d'or et de devises, du comportement des banques, de la politique monétaire.

    Nous remarquons que le taux en call money après reforme monétaire a facilité les investisseurs pour financer leurs activités économiques, raisons pour laquelle nous constatons la pente ascendante de la courbe d'investissement, c'est à partir de la reforme de 1993 que nous constatons une montée de ce taux qui diminuant le taux d'investissement.

    Nous constatons que la Banque Centrale Congo qui disposait un taux d'intérêt supérieur soit 27,0 % âpres 1998, ce qui empêchait les agents économiques de demander la monnaie ; c'est pourquoi la courbe d'investissement s'avère descendante pour la relance de l'économie congolaise en raison de 125 % années 1999 et 140 % année 2000. C'est juste après une restructuration profonde de l'économie Congolaise avec objectif de s'engager dans le cadre du DSCRP qu'on a mené des actions prioritaires allant dans le sens de la relance de l'activité économique en soutenant les secteurs porteurs de la croissance afin de mettre fin à l'aspirale de la pauvreté. C'est pourquoi en effet, les taux d'offre de monnaie a baissé jusqu'à 13,0 % en 2003, 19,0 % en 2004 et nageait autour de 33,8 %, 36,8 % et 32,7 % et une projection de 38,1 % en 2008.

    En générale, nous constatons que le taux croissance de l'offre de monnaie pendant cet intervalle de temps s'avère significatif avec environs 43,5 %.

    II.1.3.4 Indice de Prix à l'importation. (IPM)

    Le choix porté à cette variable est dû au fait que certaines instabilités économiques dans les pays en voie de développement sont dues aux prix des biens ou services importés.

    De ce fait, l'évolution de l'indice de prix à l'importation en RDC représenté dans ce graphique ci-dessous :

    Graphique n° 6 l'évolution de l'indice de prix à l'importation dès 1983 à 2007

    Années

    IPM : indice des prix à l'importation

    Source : différents rapports de la banque centrale

    Condensé statistique d'information de la BCC

    L'appréciation du dollar et le taux d'intérêt élevé pratiqués par les Etats-Unis ont provoqués une hausse des prix des biens importés au Zaïre au cours de la période de 1983. Leur indice s'est élevé à 514,0 en 1984 contre 1983 enregistrant un accroissement de 8,9 %. Exprimant un Zaïre l'écart beaucoup plus qu'en DTS. (RAPPORT BZ 1984)

    En effet, l'indice de prix à l'importation s'est situé à 540,2 en 1985 contre 514,0 e 1984, représentant un accroissement de 50 %. Cette évolution est expliquée par les coûts de facteurs de production encourus par les pays industrialisés. (RAPPORT BZ 1985)

    En 1993, cet indice serait déjà à 40,4 et en 1994 jusqu'en 2001 a connu une légère variation comme le montre le graphique ci-dessous. C'est en 2002 que cet indice a augmenté à 113,4 et avec diminution continue jusqu'en 2007.

    En conclusion, signalons que les impératifs et les déterminants de la croissance économique en RDC durant ces trois dernières décennies ont été marqués par une profonde dégradation des indicateurs socio-économiques. Pour prendre la mesure de cette situation, le PIB réel n'a enregistré rien que de 1990 à 2000, une baisse cumulée de 43,4% alors que la population du pays s'est globalement accrue de 46,3. Le PIB par habitant qui se chiffrait par exemple à 145,9 dollars Américain en 1992 est tombé à 71,6 dollars Américain en 2000.49(*) La destruction du tissu économique, consécutive aux pillages des années 1991 et 1993 a été un tournant décisif dans l'évolution de la situation économique du pays. L'arrêt de la coopération structurelle au début des années 1990 s'est traduit par un tarissement privé. En effet, le taux d'investissement brut de l'économie qui se situait à 13 % en 1990 est tombé à 4,4 en 2000.

    La situation des finances publiques au cours de la période allant de 1990 à 2000 s'est caractérisée par d'importants déficits couverts en grande partie par les avances de la banque au trésor. Sous cette impulsion du crédit de l'Etat, les liquidités monétaires s'accroissent sans commune mesure avec les besoins réels de l'économie, soumettant ainsi celle-ci à l'hyperinflation. Le niveau de record d'inflation a été atteint en 1994 avec un taux de 9796,9% entre 1999 et 2000, ce taux annuel moyen d'inflation a été de 511%.

    « Au plan extérieur, la RDC accusait un déficit insoutenable de la balance de paiement ainsi que l'accumulation des arriérés des services de a dette. « les réserves internationales disponibles ne représentaient quelques importations des biens et services non facteurs en fin 2000. La dette extérieure a éteint 280 % du PIB à cette années avec des arriérés constituant 75 % du montant de la dette, soit près de 13 milliards de dollars Américains dont plus de 9 milliards en arriérés »50(*)

    II.3 METHODE D'ESTIMATION

    Plusieurs tests seront utilisés pour s'assurer de la qualité de nos estimations et de la robustesse de nos résultats. Il s'agit notamment des tests de stationnarité, de cointégration.

    II.3.1 Le test de stationnarité

    Les méthodes statistiques classiques de l'économétrie ne sont applicables qu'à des séries stationnaires.51(*)

    La satisfaction au test de stationnarité des variables constitue la condition sine qua none pour l'application de la méthode des moindres carrés ordinaires et travailler avec des variables non stationnaires conduit à des régressions fallacieuses ou artificielles (spurious regression) et des interprétations non cohérentes (JOHNSTON et DINARDO, 1997).

    Notre première étape est donc de tester la stationnarité de nos variables à travers le test conventionnel d'Augmented Dickey - Fuller (ADF) dont les valeurs ont été comparées aux valeurs critiques tabulées par MacKinnon.52(*)

    Le niveau approprié du décalage dans la régression ADF a été choisi en comparant les niveaux trouvés par le critère d'information AKAIKE (AIC)53(*).

    L'idée est de tester l'hypothèse nulle d'existence d'une racine unitaire dans les séries contre l'hypothèse alternative d'absence d'une racine unitaire et donc de stationnarité des données. Le rejet de l'hypothèse alternative conduit à vérifier si les variables non stationnaires sont intégrées.

    II.3.2 Test de co-intégration

    La deuxième étape après l'identification de l'ordre d'intégration54(*) sera de vérifier si les variables non stationnaires étaient co-intégrées.55(*) Le test de JOHANSEN sera utilisé à cet effet. Il permettra d'identifier l'existence d'une relation de long terme entre deux ou plusieurs variables du modèle.

    Si les variables retenues seront co-intégrées56(*), la spécification par un modèle à correction d'erreur sera alors imposée. En effet, conformément au théorème de représentation de GRANGER (1987), toutes séries co-intégrées peuvent être représentées par un modèle à correction d'erreur (ECM) qui donne la dynamique de court terme du poids des variations des taux appliqués par la BCC en RDC. Ainsi, l'estimation de la relation de long terme de ces taux sera faite par la méthode des moindres carrés ordinaires sur base du logiciel Econometric Views (Eviews 3.1).

    CHAPIII ANALYSE DES RESULTATS & RECOMMANDATIONS

    L'intérêt de ce chapitre est de présenter les résultats des tests et d'interpréter les résultats par l'approche économétrique d'une part et de formuler les recommandations de politiques économiques qui en découlent d'autre part.

    SECTION I : PRESENTATION DES RESULTATS

    Nous exposons les résultats dans cette section auxquels nous avons aboutis après application de différents tests sur les modèles empiriques de la politique des reformes monétaires en RDC.

    Nous commençons par expliquer le test de stationnarité ainsi que celui de cointégration de nos variables avant de présenter ceux effectuées sur le modèle de long terme et modèle à correction d'erreur.

    I.1 TEST DE RACINE UNITAIRE

    En effet, pour procéder à l'application des méthodes économétriques classiques, nous avons effectué le test de stationnarité sur toutes les variables du modèle (PIBR, IPS, IM, LIPM, INFL, INVTOTR). Il s'agit donc de s'assurer que tout choc tendant à éloigner ces variables déclenchera des mécanismes qui les ramèneront tendanciellement vers leurs valeurs moyennes.

    De ce fait, les résultats du test de stationnarité, présentés en résume dans le tableau N° 1, sont obtenus par le logiciel Eviews 3.1

    Tableau n° 1 : Résultats du test de stationnarité

    Séries

    Constante

    Trend

    Valeur

    Valeurs critiques

    CONCLUSION

    1%

    5%

    DPIBR

    OUI

    NON

    -3.489330

    -3.7667

    -3.0038

    I(I)

    DIPS

    OUI

    NON

    -3.223751

    -3.7667

    -3.0038

    I(I)

    DIPM

    OUI

    NON

    -3.283703

    -3.7667

    -3.0038

    I(1)

    DIM

    OUI

    NON

    -3.193714

    -3.7667

    -3.0038

    I(1)

    DINFL

    OUI

    OUI

    -4.230972

    -4.4415

    -3.6330

    I(1)

    DINVTOTR

    OUI

    OUI

    -4.323651

    -4.4415

    -3.6330

    I(1)

    Source : nos estimations

    Au regard de ce test, toutes les variables du modèle de l'équation de l'inflation (PIBR, IPS, IM, IPM, INFL,) ne sont pas stationnaires en niveau. Il en est de même de celles de l'équation de la croissance. Elles suivent un processus stochastique évoluant avec le temps et ne deviennent stationnaires qu'en les différenciant une fois. La présence d'une racine unitaire pour ces séries du modèle justifie le recours au test de cointégration.

    I.2 LE TEST DE COINTEGRATION

    Le test de cointégration effectué sur les séries qui se sont avérées non stationnaires à niveau commence par la détermination de la longueur de décalage à incorporer (AKITOBY et CINYABUGUMA, 2004). Ainsi, nous avons basé la sélection du meilleur retard sur le test du ratio de vraisemblance du modèle réduit intégré dans Eviews partant de 1 à 4 retards.57(*)

    Tableau n° 2 : Résultats du 1e modèle de l'inflation du test de cointégration de JOHANSEN

    Séries: DLINFL DLIM DLIPS DLPIBR DLIPM

     

     

    Intervalle de décalage : 1 à 1

    Valeur propre

    Valeur du ratio de vraisemblance

    Valeur critique

    à 5%

    Valeur critique à 1%

    Hypothèse sur le nombre d'EC.

    0.904589

    110.0353

    87.31

    96.51

    Aucun **

    0.694583

    55.99539

    62.99

    70.05

    Au moins 1

    0.448710

    28.71559

    42.44

    48.45

    Au moins 2

    0.340837

    15.01924

    25.32

    30.45

    Au moins 3

    0.210398

    5.433207

    12.25

    16.26

    Au moins 4

     *(**) indique le rejet de l'hypothèse nulle d'absence de relation de cointégration au seuil de 5 % (respectivement de 1%)

    Source : nos estimations

    Le test de ratio de vraisemblance indique la présence d'une équation de cointégration au seuil significatif de 5 % (respectivement aussi à 1 %). De ce fait, les variables non stationnaires sont cointegrées, ce qui autorise l'utilisation d'un modèle à correction d'erreur.

    Des résultats similaires ont été trouvés dans le modèle de croissance comme l'indique le tableau ci-après :

    Tableau n° 2 : Résultats du 2e modèle de la croissance du test de cointégration de JOHANSEN

    Séries: DLPIBR DLINFL DLIM DLIPS DLINVTOTR

     

     

    Intervalle de décalage : 1 à 1

    Valeur propre

    Valeur du ratio de vraisemblance

    Valeur critique

    à 5%

    Valeur critique à 1%

    Hypothèse sur le nombre d'EC.

    0.733956

    71.67501

    68.52

    76.07

    Aucun **

    0.572098

    41.22090

    47.21

    54.46

    Au moins 1

    0.376304

    21.69711

    29.68

    35.65

    Au moins 2

    0.305864

    10.83899

    15.41

    20.04

    Au moins 3

    0.100731

    2.441987

    3.76

    6.65

    Au moins 4

     *(**) indique le rejet de l'hypothèse nulle d'absence de relation de cointégration au seuil de 5 % (respectivement de 1%)

    Source : nos estimations

    Le test de ratio de vraisemblance indique la présence d'une équation de coïntégration au seuil de 5 % dans le second modèle.

    Les résultats de ces deux modèles nous conduisent à l'estimation d'un modèle vectoriel à correction d'erreur qui nous donnera la dynamique de CT du poids de la politique de reforme monétaire en RDC.

    Celle-ci est faite par la méthode en deux étapes préconisées par ENGLE et GRANGER (BOURBONNAIS, 1998). Ces auteurs montrent qu'en présence des chroniques cointegrées, les estimateurs de moindres carrés sont alors consistants et convergent rapidement vers la vraie valeur des paramètres.

    La première étape consiste à estimer la relation à Long Terme sans tenir compte de la dynamique de Court Terme.

    La deuxième étape consiste à récupérer les résidus de la relation de Long Terme pour estimer le modèle à correction d'erreur qui donne la dynamique de Court Terme

    I.3 ESTIMATION DES MODELES DE LONG TERME

    Nous allons présenter par la suite les résultats de chacune de nos variables dépendantes ou endogènes, la politique monétaire sur l'inflation et la politique monétaire de la croissance économique.

    I.3.1 Modèle de Long Terme de l'impact de la politique monétaire sur l'inflation

    Notre modèle de départ est :

    Partant des tests effectués, nous présentons les résultats de nos tests comme suit :

    § Le test de RESET sur la forme fonctionnelle indique que l'hypothèse alternative ne peut être rejetée, ce qui implique une erreur de spécification du modèle ; celle-ci a ete corrigée en insérant dans l'équation de régression une variable indicative (DUMMY1) 58(*)

    § Le test de BREUSH -GODGREY59(*) ne laisse pas entrevoir l'existence d'une dépendance sérielle des erreurs60(*).

    § Le test de WHITE échoue de rejeter l'hypothèse nulle d'homoscédasticité des erreurs au seuil de 5%.61(*)

    § La matrice de corrélation indique une forte corrélation entre les variables IM et IPS62(*). Pour éviter le risque de multicollinéarité, l'une d'elles (à l'occurrence IPS) a été enlevée du modèle.

    § La statistique de JARQUE-BERA montre les résidus du modèle d'inflation sont normalement distribués63(*)

    Après application de ces tests et correction des problèmes économétriques rencontrés, les résultats définitifs de notre modèle à Long Terme de l'équation d'inflation se présentent comme suit :

    I.3.2 modèle à Long Terme l'impact de la politique monétaire sur la croissance

    Notre modèle de départ est :

    En adoptant la même démarche que celle effectuée dans le précèdent, les tests donnent les résultats suivants :

    § Le test de RESET sur la forme fonctionnelle indique que l'hypothèse nulle ne peut être rejetée, ce qui implique que la spécification du modèle est valable64(*). Toutefois, l'existence des données aberrantes pour la variable PIBR et INFL a été corrigée par l'introduction d'une variable indicatrice (DUMMY1) qui prend la valeur 1 entre 1993 et 1996 d'intervalle de temps et 0 ailleurs.

    § Le test de BREUSH -GODGREY ne laisse pas entrevoir l'existence d'une dépendance sérielle des erreurs.65(*)

    § Le test de WHITE montre que les erreurs du modèle de croissance sont homoscédastiques au seuil de 5% : la probabilité du Multiplicateur de Lagrange (5, 76%) est supérieure au seuil de signification.

    § La statistique de JARQUE-BERA ne rejette pas l'hypothèse nulle de normalité des résidus du modèle : sa probabilité (82,1%) est supérieure au seuil de signification.

    Ainsi, après l'application de tous les tests nécessaires, notre modèle à Long Terme de la politique monétaire sur la croissance économique se présente comme suit :

    La cointégration de nos séries permet l'application de la méthode de ENGLE et GRANGER dont la deuxième étape porte sur l'estimation du modèle à correction d'erreur ou modèle à CT.

    I.4. ESTIMATION DES MODELES A CT

    Dans cette sous section, nous présentons le modèle à CT de la politique de reforme monétaire en RDC dans un modèle dont la variable dépendante réagit d'une part aux variations de ses déterminants et d'autre part à l'écart par rapport à son équilibre de Long Terme.

    Les modèles à correction d'erreur ont les formes suivantes :

    Avec ä le coefficient de rappel vers l'équilibre, ERRORS et ERREURS respectivement le résidu des modèles à Long Terme de l'équation de l'inflation et celle de croissance.

    En effet, presque tous les tests effectués, se sont relevés concluants :

    v Le test de RESET n'a pas détecté une mauvaise forme fonctionnelle

    v Le test de BREUSCH-GODFREY rejette l'hypothèse alternative de l'autocorrélation des erreurs

    v Le test de WHITE laisse entrévoir l'existence de l'hétéroscédasticité uniquement dans le modèle de croissance. Elle a été corrigée en utilisant les estimateurs de l'hétéroscédasticité de WHITE.

    v La statistique de JARQUE-BERA indique que les erreurs suivent une loi normale.

    Les résultats finals des modèles à court se présentent alors comme suit :

    SECTION II. INTERPRETATIONS DES RESULTATS

    Dans cette deuxième section, nous interpréterons d'abord les résultats des modèles à tong terme avant d'analyser ceux obtenus par les modèles à correction d'erreur.

    II.1.INTERPRETATION DES MODELES A LONG TERME

    Pour la politique des reformes monétaires en RDC, le coefficient R² ajusté montre que les équations du modèle à long terme expliquent 78 % des variations des prix et 39% de la croissance du PIBR. Ainsi, les parts des variances expliquées pour le premier modèle sont satisfaisantes contrairement au deuxième modèle

    II.1.1 l'équation de l'inflation

    a. Taux du marché monétaire

    L'impact d'une variation du taux du marché monétaire est significatif à long terme ; par contre il présente un signe inattendu en République Démocratique du Congo. Son coefficient montre qu'une augmentation d'un % du taux d'intérêt du marché monétaire entraîne une augmentation de 1,07% du taux d'inflation domestique.

    En effet, bien que cette augmentation se montre théoriquement exceptionnelle, elle reste tout de même en conformité avec la situation empirique de l'économie congolaise dont la forte dollarisation limite l'efficacité des instruments dont la banque centrale dispose pour stabiliser le prix. En effet les agents économiques ont un arbitrage entre la monnaie nationale et le dollar qui se veut plus liquide que la première et à ce titre l'augmentation du taux de marché monétaire national peux, au lieu de diminuer l'inflation, augmentait le volume de transaction en devise et ainsi agir à contre sens.

    Le manque de confiance en monnaie nationale pousse les opérateurs à dépenser plus qu'ils ont suffisamment des liquides à la suite d'une baisse du taux d'intérêt

    Ce résultat corrobore celui de NUBUPKO (2003) pour tous les pays de L'U.E.M.O.A. L'exception s'est avérée au Nigeria et au Bénin, où une augmentation du taux de marché monétaire engendre une hausse du taux d'inflation dans ces derniers.

    Par ailleurs, les travaux empiriques de certains auteurs (dont GUINAUDEAU, GUSCHCHINA, NAVARO et VIZZAVARO, 2007) soulignent que le taux d'intérêt du marché monétaire, pour certaines économies surtout dollarisées, des banques centrales agissent dans le sens inverse comme dans notre cas sur l'évolution de la masse monétaire : dans ce cas, toute chose restant égale par ailleurs, plus les taux d'intérêt sont bas dans une économie dollarisée, plus la masse monétaire tend à baisser ainsi que le niveau d'inflation intérieure.

    b. La variable DUMMY1

    La variable qualitative s'avère significative au seuil de 5%. Toute variation d'un % de la variable dummy entraîne une augmentation de 2,11%. De ce fait, toute augmentation des nouvelles grosses coupures entraînerait une inflation supplémentaire de 2,11% sur la hausse des prix attendue, chaque fois que la politique monétaire est anticipée sa significativité indique que les fortes variations du niveau d'inflation en RDC entre 1993 et 1996 sont tributaires du recours massif à la politique de la planche à billets qui a caractérisé l'espace monétaire du pays durant cette période.

    En outre, le système bancaire a été marqué par une crise de liquidité aigue, laquelle a accentué la désintermédiation pour la bonne application de la politique monétaire en RDC, c'est ainsi que le niveau élevé du taux d'inflation au début des années 92 s'explique par un accroissement de liquidité et par des anticipations liées à l'annonce de la mise en circulation des coupures à valeur fiscale élevée. (KABUYA, 1998)

    Dans les pays de l'U.E.M.O.A, la prise en compte de la dévaluation du Franc CFA, les répercutions de la crise politique malienne de 1991, l'atonie de l'offre au Togo en 1999 sur fond de crise politique, la grave crise de trésorerie du Niger en 1992 qui s'est traduite par des arriérés de salaires et une contraction forte de la demande ont justifié l'introduction d'une variable muette dans le modèle d'inflation et sa répercussion sur la hausse des niveaux des prix dans certains pays de l'union. (NUBUPKO, 2003).

    c. L'indice du produit intérieur brut réel

    L'indice de Produit Intérieur Brut Réel influence significativement le taux de l'inflation en RDC. L'élasticité du PIBR par rapport à l'inflation est de -0.93, ce qui signifie qu'une augmentation d'un % de l'indice du PIBR entraîne une diminution de 0,93% du taux d'inflation de la RDC.

    En RDC, nous constatons que l'augmentation du produit intérieur brut réel gonfle doublement la demande de monnaie successivement pour le motif de transaction et pour le motif de précaution entraînant à ce titre une diminution presque de même ordre du niveau de l'inflation pour une offre de monnaie donnée.

    Les études économiques antérieures appuient cette situation dans la mesure où dans une politique économique entraînant une modification de la quantité de monnaie consécutive à la hausse de la demande présente dans l'économie se traduit par un changement du niveau général des prix et induit des modifications permanentes des variables réelles tels que la production ou encore le chômage et inverse est possible. Une variation de la quantité de monnaie en circulation représente donc, en fin de compte une modification de l'unité de compte qui laisse toutes les autres variables modifiées. (C. GUINAUDEAU et Al., 2007).

    d. L'indice de prix à l'importation

    En première vue, L'indice de prix à l'importation n'influence pas significativement l'inflation en RDC. Conformément aux résultats de nos estimations, en RDC l'inflation n'a pas été un phénomène à géométrie variable importé de l'extérieur : elle est essentiellement due au recours incontrôlé de l'émission de la monnaie en vue du financement des dépenses publiques (rémunération des fonctionnaires de l'Etat, investissements publics des prestiges...), cette politique est en grande partie responsable des déséquilibres actuels du système financier congolais.

    Toutefois, il nous semble absurde que ces résultats nous éloignent de la réalité que présente la balance commerciale toujours déficitaire et qui induit inévitablement la présence d'une inflation importée en RDC. En notre sens, ces chiffrent perdent de vue la réalité étant donné que ces importations échappent complètement aux manoeuvres des autorités monétaires dont les instruments manoeuvrent la monnaie nationale est loin les devises extérieurs sur base desquelles la valeur des importations est en général indexée

    C'est ainsi que, d'autres travaux empiriques ont abouti à des résultats, indiquant l'impact significatif de l'inflation importée. Ainsi, les conclusions de DOEL et DIALLO 1997 (cité par NUBUPKO, 2003) indiquent à propos de l'UEMOA que l'évolution de l'inflation dans ces Etats reflète étroitement celle de l'inflation en France, avec une élasticité de 0,13.

    II.1.2 l'équation de la croissance

    a. Taux du marché monétaire

    Le taux du marché monétaire a des effets significatifs sur la croissance économique en RDC, apparu avec un signe attendu au seuil de 5 %. Alors toute diminution à long terme d'un pourcent du taux d'intérêt du marché monétaire entraîne une augmentation du PIBR de 0,54%.

    Signalons en effet, que le taux de marché monétaire étant un taux avec lequel la banque centrale agit avec des capitaux sur le marché, constatons qu'en RDC, toute diminution du taux monétaire entraînait un taux de la croissance économique.

    Signalons que, l'estimation de l'équation de croissance dans l'UEMOA, révèle l'existence d'un impact significatif du taux d'intérêt du marché monétaire où chaque fois que le taux du marché monétaire diminuait, entraînant la croissance économique dans tous les pays de l'UEMOA mais relativement faible à long terme de -0.002% (NUBUPKO 2003)

    En outre, Les observations empiriques de KAHN et KNIGTH qui trouvent une réponse similaire sur la croissance de l'offre de monnaie dans les pays en développement de 0.043% (cité par K. NUBUPKO 2003)

    b. Taux d'inflation

    Le taux d'inflation est significativement influent sur la croissance économique en RDC, il en est apparu avec un signe négatif.

    C'est ainsi que, toutes les fois qu'il y a eu une augmentation du taux d'inflation d'un pourcent entraînant des conséquences négatives sur la relance économique de 0.38% seuil.

    Ceci corrobore la théorie empirique sus indiquée qui stipule que dans une économie où la hausse du taux d'inflation, entraîne une croissance économique comme nous le constatons en RDC.

    En effet, cette politique du système européen de la banque centrale qui considère qu'en offrant un environnement monétaire stable (c'est-à-dire la stabilité de l'inflation) en contrôlant l'évolution du taux d'intérêt du marché monétaire que la banque centrale contribue à favoriser la croissance, le plein emploi et dans le même temps, elle estime qu'il ne lui appartient pas, par des mesures monétaires discrétionnaires d'agir en faveur du plein emploi et la croissance économique. (C. GUINAUDEAU et Al., 2007)

    Néanmoins, dans un contexte d'expansion économique, la hausse de la demande de liquidité engendre une hausse de l'inflation et au contraire, dans les périodes de récession économique, la faiblesse de la demande exerce un effet déflationniste. Ce canal de transmission de la politique monétaire explique l'antériorité de la réponse de la croissance sur celle de l'inflation dans les pays développés à économie du marché, suite à une variation des taux d'intérêt directeurs. (Banque de France 1998)

    c. taux d'investissement total réel

    Le taux d'investissement total réel est significativement sur la croissance économique au seuil de 5 % et apparu avec un signe attendu c'est-à-dire toute variation positive du taux d'investissement total réel d'un pourcent a des effets positifs sur la croissance économique de 0.67%

    Cela s'explique en RDC, par le fait qu'à chaque fois que le taux d'intérêt du marché monétaire baissait, les opérateurs économiques demandaient plus de liquidité aux banques commerciales pour financer leurs activités respectives, ce qui entraînait une croissance des investissements en RDC.

    II.2 INTERPRETATION DU MODELE A COURT TERME

    Le pouvoir explicatif de nos relations de court terme est satisfaisant pour le modèle de l'inflation et non satisfait pour le modèle de la croissance respectivement de 62,88 % et 31.46 %. De ce fait, les parts des variances à court terme sont satisfaisantes pour le premier modèle.

    II.2.1 Equation de l'inflation

    Le taux du marché monétaire influence significativement le taux d'inflation en RDC, et il présente un signe non attendu pour la RDC.

    Ce qui signifie qu'à court terme, une montée d'un pourcent du taux de marché fait accroître le taux d'inflation de 1.05%. Cependant, les effets du modèle à long terme se confirment pour ce modèle de dynamique à court terme.

    Alors que, l'impact d'une variation du taux du marché monétaire est significatif à court terme dans les pays de l'UEMOA mais présente un signe contraire au signe attendu à l'exception du Niger. (K. NUBUPKO 2003)

    L'indice de prix à l'importation n'est d'influence qu'au seuil de 10 % mais non au seuil attendu, et il présente un signe négatif à court terme ; pour dire que quand l'indice de prix d'importation augmente d'un pourcent en RDC, le taux d'inflation diminue de 0,59 % au seuil de 10 % pendant qu'au seuil de 5 % il n'exerce aucun effet.

    Signalons que dans l'ensemble de l'U.E.M.O.A que l'inflation importée ne ressort pas significatif à court terme dans trois pays, Burkina-faso, Mali, Sénégal au seuil de 5 %. (K. NUBUPKO 2003)

    La variable DUMMY a influencé significativement à court terme le taux d'inflation en RDC, il présente un signe positif. Ainsi chaque fois que cette variable muette évoluait d'un %, le taux d'inflation en RDC augmentait de 2,38% au seuil de 5 %. En effet, le Franc Congolais est toujours très faible et le taux de change avec le dollar très volatil. Toute augmentation inattendue des dépenses publiques à court terme financée par la création monétaire diminuera la confiance du public congolais à la devise nationale en faveur de dollard américain, causant une dépréciation du Franc Congolais qui alimentera l'inflation. (F. KABUYA 1999)

    Constatons en fin que, le PIBR n'a aucune influence sur le taux d'inflation en RDC à court terme au seuil prévu.

    Par ailleurs, la non significativité du PIB réel à court terme dans l'équation de prix, pour les pays de l'union, est expliqué par les causes de l'inflation dans la zone sahélienne. Le déficit céréalier au sahel est généralement considéré comme un des principaux facteurs explicatifs de la hausse des prix. (NUBUKPO 2003)

    II.2.2 Equation de la croissance

    Toutes les variables sur la croissance économique n'ont pas été significatives à court terme au seuil attendu, c'est-à-dire chaque fois que la politique monétaire en RDC était envisagée ces effets n'étaient pas influents sur la relance de l'activité économique à court terme.

    Le taux du marché monétaire n'a pas influencé la croissance économique d'autant plus qu'il agit par l'intermédiaire du financement des investissements dont les conséquences exigent un certain temps ou un délai généralement long pour le cas constaté en RDC.

    SECTION III. RECOMMANDATIONS DES POLITIQUES MONETAIRES

    Vu toutes les situations économiques présentées dans cette étude sur l'efficacité de la politique des reformes monétaires sur l'inflation et la croissance économique en RDC, la RDC présente des singularités empiriques.

    En effet, signalons que toute hausse des taux directeurs se répercute sur les taux débiteurs des banques, ce qui induit toute chose restante égale par ailleurs, une baisse de la demande de crédit bancaire et un ralentissement des investissements par la suite une faiblesse de l'expansion économique.

    Ainsi, les taux d'intérêt directeurs ne constituent pas une priorité marquante en RDC pour stabiliser le prix sur le marché de biens et services d'autant plus que le recours à l'émission incontrôlée de la monnaie constituait un point culminant du financement déficit budgétaire pendant plus d'une décennie et demie.

    La croissance du secteur informel dans l'espace économique national constitue un choc négatif sur la croissance économique et la stabilité des prix en République Démocratique du Congo.

    Cependant, « dans certains pays où règne les désordres dans le secteur monétaire où l'Etat a défailli à ses obligations en matière monétaire et économique en général, où les particuliers parviennent à imprimer, pour leur compte et souvent dans l'impunité, des billets de banques, lesquels sont ensuite injectés sur le marché monétaire gonflant ainsi la masse monétaire en circulation. Dans pareil cas, pour arriver à résoudre ce problème et à le cerner entièrement, les autorités monétaires peuvent carrément décider de changer ou restructurer le système en appliquant la reforme monétaire» Prof MPEREBOYE 2007-2008

    La dollarisation de l'espace monétaire engendre une dépréciation des devises nationales, tous ces facteurs rendent la politique de reforme monétaire en RDC moins influente sur les agrégats économies du pays. Durant toutes les années en étude, le système financier et bancaire Congolais était fragile, qui encourageant davantage les opérateurs économiques congolais à se prémunir contre les risques de dépôt bancaire pour garder en eux-mêmes leur capital. De cela, une carence de liquidité pour appliquer la politique monétaire.

    En effet « la thésaurisation des économies en développement résulte principalement de l'ignorance du marché monétaire et financier, de l'existence des secteurs clos, d'une crise de confiance envers le système Bancaire. Il ne s'agit pas d'une thésaurisation due aux variations conjoncturelles que l'action sur la quantité de monnaie peut combattre, mais d'une thésaurisation structurelle qui ne disparaîtra qu'avec une transformation profonde de l'économie. Ce qui peut pousser en outre les autorités monétaires à résoudre ce problème par une reforme monétaire » Prof. MPEREBOYE 2007-2008

    En tout état de cause, nous recommandons aux autorités monétaires et à la Banque Centrale du Congo ce qui suit :

    · De recourir aux mécanismes de transmissions des chocs exogènes au secteur monétaire et financier tel que nous les avons explicités dans la partie théorie de ce travail, qui sont notamment ; le canal du taux d'intérêt, le canal du crédit et le canal du taux de change pour mieux appliquer la politique monétaire en RDC

    Pour autant que, «  le système financier congolais fragile n'était pas prêt à recevoir des dettes de la Banque Centrale, en grandie partie suite aux non remboursements, donc le mécanisme de transmission de la politique monétaire est basique, affaiblissant l'efficacité de la politique monétaire pour contrôler la relance de l'activité économique et la stabilité de l'inflation » F. KABUYA 1998-1999

    · D'adopter des mesures idoines(correctives) pour le caractère « hors banque » du secteur bancaire dominant en RDC afin que toute politique monétaire envisagée par les autorités monétaires et la Banque Centrale habilitée ; ait des effets pertinents sur la stabilité des prix et l'activité économique.

    · Que l'indépendance de la Banque Centrale limite les droits du gouvernement de financer son déficit par la création monétaire et que le gouvernement ait des instruments financiers pour financer son déficit et cela le force à avoir un excédent dans la balance primaire pour compenser ses déficits du service de la dette afin que la politique monétaire soit garantie à court comme à long terme.

    Nous sommes conscient que ces propositions ne sont loin de constituer la panacée pour le problème de la politique monétaire congolaise. Toutefois, leur mise en application et l'adoption des mesures de suivi réalistes permettra sans doute de relancer l'activité économique et la stabilité des prix en RDC.

    CONCLUSION GENERALE

    La présente étude s'est proposé d'analyser l'efficacité de la politique des reformes monétaires sur l'inflation et la croissance économique en RDC.

    Les prédictions de notre étude reposaient sur les hypothèses selon lesquelles il est des effets statistiques significatifs entre le taux d'intérêt directeur de la BCC sur l'inflation, PIBR et d'autres variables économiques pertinentes.

    Ainsi, l'approche économétrique a été privilégiée pour mettre en évidence l'existence et l'ampleur de ce lien et déterminer le niveau à partir de la variation de la politique monétaire sur certaines variables macroéconomiques.

    Cependant, les diverses situations caractérisaient l'économie congolaise avant chaque reforme monétaire entre autres : la baisse drastique de la production, le développement de l'économie informelle ; les déficits chroniques du budget de l'Etat financé essentiellement par l'émission incontrôlée de la monnaie, lesquelles ont occasionné l'hyperinflation autours des années 1998 et aggravés la précarité de condition de vie de la population ; la désarticulation du système financier et la faillite de plusieurs établissements de crédit, et surtout le non contrôle des crédits accordés à l'économie nationale; l'éclatement de l'espace monétaire national et en fin la multiplicité du taux de change.

    Eu regard ces déséquilibres économiques en RDC, toutes les reformes monétaires amorcées visaient entre autres :

    D'abord celle de 1983 :

    · L'ajustement des taux d'intérêt débiteur et la libération du taux appliqué par les banques commerciales ;

    · La limitation à 40 % de l'augmentation de la masse monétaire globale des rémunérations des fonctionnaires ;

    · La majoration des prix des produits pétroliers, ainsi que des services publiques ;

    En suite celle de 1993 :

    · Réduire fortement le niveau de l'inflation par la résorption partielle des liquidités ;

    · Réajuster la parité externe par l'empressions des signes monétaires ;

    · Créer un environnement économique favorable à la relance de l'activité économique.

    · Aligner les dépenses de l'Etat sur les recettes, étant donné que la gestion des finances publiques est restée caractérisée, durant cette période par des dérèglements importants nécessitant, pour le financement du déficit budgétaire, des avances de la Banque Centrale.

    En fin celle de 1998 qui avait un double objectifs :

    ü Au plan politique, elle devait adapter l'appellation de l'unité monétaire au changement de la dénomination du pays et l'institution d'émission ; « il arrive très souvent, après un changement politique que les nouvelles autorités, afin de bien véhiculer leur message, d'avoir la main mise sur l'économie ou bien d'en finir avec le régime déchu, appliquent une reforme du système monétaire. Cette façon d'action, a été l'une des causes de motivation des reformes intervenues dans les économies de l'Europe après la première et la deuxième guerre mondiale et dans la plupart de pays actuellement sous-développés où la prise du pouvoir se fait rarement par des moyens démocratiques (Prof. MPEREBOYE 2007-2008)

    ü Au plan économique, elle visait :

    · L'unification de l'espace monétaire ;

    · La stabilité des prix intérieurs et du taux de change ;

    · La réduction de la disparité des taux de change à travers le pays ;

    · Le rétablissement du système des paiements

    · La restructuration du système bancaire ;

    · L'institution d'une nouvelle unité monétaire.

    Par conséquent, ces causes et objectifs susmentionnés, nous nous sommes proposés comme questions du problème :

    1. La politique des reformes monétaires (la variation des taux d'intérêt directeurs de la BCC) a-t-elle influencé la stabilité de l'inflation ?

    2. Cette politique des reformes monétaires (par la variation des taux d'intérêt directeurs) a-t-elle influencé la croissance économique en RD Congo ?

    Ayant fait recours aux techniques documentaires pour consulter les différents rapports de la BCC, CD-ROM 2004 BM et une technique d'interview pour savoir les pourquoi des reformes monétaires en RDC, toutes deux nous ont permises de récolter les données et la méthode quantitative axée dur les techniques économétriques nous a permise tant soit peu de mesure les faits économiques en étude.

    En fin, après étude et analyse de la politique des reformes monétaires en République Démocratique du Congo, les résultats suivant ont été aboutis :

    A long terme comme à court terme, une augmentation des taux d'intérêt directeur (principalement le taux du marché monétaire interbancaire) évoluant aux mêmes proportions que taux d'inflation, c'est-à-dire chaque fois qu'il y a une diminution d'un % du taux d'intérêt du marché monétaire a entraîné une diminution du taux d'inflation à 1,07% et au seuil à long terme et 1.05 à court terme.

    De ce qui précède, notre première hypothèse selon laquelle, la politique des reformes monétaires envisagée a d'influence sur la stabilité de l'inflation en RDC est vérifiée.

    Pou ce qui est de la politique des reformes monétaires en RDC sur la croissance, nous avons observé qu'une diminution d'un % du taux d'intérêt du marché monétaire induit un taux de croissance économique de 0.55%, ce qui confirme notre deuxième hypothèse relative a l'impact positif de la politique de reforme monétaire sur la croissance économique à long terme.

    Cependant, le paramètre relatif pour le modèle à court terme n'étant pas significativement diffèrent seuil attendus, la politique monétaire en RDC durant la période étudiée n'a aucune influence sur sa croissance économique, nous en déduisons que notre précédente hypothèse est confirmée pour le long terme et infirmé pour le court terme.

    Pour clore notre travail, il sied de signaler que nous ne pouvons nous prévaloir avoir épuisé la substance de ce sujet. Nous nous mettons en disposition pour toutes les remarques ou suggestion ayant trait à la fiabilité de notre recherche.

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    8. DOEL, M. DIALLO Déterminants Empiriques de l'inflation dans les pays de l'UEMOA,  Notes d'information et statistique (NIS) BCEAO, N° 476, Décembre 1997.

    9. F. KABUYA et N. KALONJI,  Nouveau Zaïre : atouts et Embûches d'une reforme monétaire,  Notes de conjonctures, N° 10, Kin Novembre 1978.

    10. F. KABUYA, l'économie Congolaise et la reforme monétaire, Kin, Juin 1998.

    11. G. GUINAUDEAU, E. GUSCHCHINA, M. NAVARRO, G. SIZZAVONA Les instruments et Objectifs de la politique européenne, Regards Croisés sur l'économie. Mais 2007.

    12. Journal Potentiel Juillet 2006.

    13. K. NUBUPKO L'efficacité de la politique monétaire de la Banque Centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest depuis la libéralisation de 1989. Montpellier Novembre 2003.

    14.  M. TSHIUNZA et K. KABUYA L'expérience en matière de taux de change, cahier économique, Vol. 16 N° 1, Kin. Mars 1978.

    15. OCDE, Revue Economique N° 25, 1995.

    16. Rapport Annuel de la Banque du Canada 1990.

    17. SAMBA MAMADOU « Modèle intégré de projection Macro-Econométrique et de simulation pour les Etats Membres de l'UEMOA, (Promes : cadre théorique) Document d'étude de recherche (DER) N° 98/05, Banque Centrale des Etats de l'Ouest (BCEAO), Direction de la recherche et de la statistique, Août 1998.

    18. T. RUSUHUZWA Modélisation en Afrique : le cas de la fonction de demande de monnaie au Rwanda, version provisoire 2005.

    3. Cours

    1. K. KWANDA, Notes de cours inédit Fluctuation et croissance, L1 Eco, UTBC, 2006-2007.

    2. M. DEHOVE, Cours Inédit des Institution et théorie de la monnaie, Paris, Mars 2001.

    3. Prof. S. MPEREBOYE, Economie monétaire  Note de cours inédit, L2 Fiscalité ISC 2007-2008.

    4. R. MAMENGI NZAZI, Cours inédit de recherche en science sociale G1, Eco, UNIKIN 1998.

    4. Mémoires

    1. M. KASSIWA « l'intermédiation bancaire et développement économique en RDC de 1994-2005 », Mémoire de licence, Université de Goma 2006.

    2. V. K. KANIMBA, la reforme monétaire du 22 octobre 1993 et ses effets sur les entreprises Zaïroises, cas de la Marsvco-Zaire (1990-1993) Mémoire, ISC-KIN. 1994.

    TABLE DE MATIERES

    I. EPIGRAPHE...............................................................................................I

    II. DEDICACE...............................................................................................II

    III.LISTE DE SIGLES ET ABBREVIATIONS........................................................III

    IV.REMERCIEMENTS....................................................................................IV

    INTRODUCTION GENERALE I

    O. PROBLEMATIQUE 1

    0.2 HYPOTHESES 3

    0.3 APPROCHE OU METHODE 3

    0.3.1 Technique de récolte des données 4

    a) La technique documentaire 4

    b) La technique d'interview 4

    0.3.2 Démarche méthodologique 4

    0.4. CHOIX ET INTERET DU SUJET 5

    0.5. DELIMITATION DU SUJET 5

    0.6. SUBDIVISION DU TRAVAIL 6

    CHAP I. LA REVUE DE LA LITTERATURE 7

    SECTION I. REVUE DE LA LITTERATURE THEORIQUE 7

    I.1 Le Contenu définitionnel 7

    I.2 L'impact des taux d'intérêt de la banque centrale sur l'inflation et croissance économique 9

    SECTION II : REVUE DE LA LITTERATURE EMPIRIQUE 14

    II.1. Taux d'intérêt après la politique de reforme monétaire - inflation 15

    II.2. Taux d'intérêt directeurs - croissance économique 17

    SECTION III. LES MODELES DE VARIATION DU TAUX D'INTERET DIRECTEURS SUR L'INFLATION ET CROISSANCE ECONOMIQUE 19

    CHAP II. REFORMES MONETAIRES AU CONGO, DEMARCHE METHODOLOGIQUE 20

    SECTION I. LES REFORMES MONETAIRES AU CONGO 20

    I.1. Reforme monétaire de novembre 1963 20

    a)Causes de cette reforme 20

    b)Objectifs de cette reforme 21

    c)Conséquences de la reforme monétaire de Novembre 1963 21

    I.2. Reforme monétaire de juin 1967 22

    vObjectifs et conséquences de la reforme de 1967 22

    vApogée et déclin de cette reforme 23

    I.3. Reforme monétaire du 12 Mars 1976 25

    I.4. Reforme monétaire de Décembre 1979 25

    I.5. Reforme monétaire de septembre 1983 26

    I.6. Reforme monétaire d'octobre 1993 27

    I.7. Reforme monétaire de juin 1998 29

    A)Contexte du lancement du Franc Congolais 31

    SECTION II. APPROCHE METHODOLOGIQUE 33

    II.1. SPECIFICATION DU MODELE 33

    II.1.1. Le modèle théorique 33

    II.1.2. L'équation de l'inflation 33

    II.1.3. Modèle de taux d'intérêt- croissance 36

    II.1.4. Description des données 38

    II.2. PRESENTATION DES VARIABLES DU MODELE 38

    II.2.1 Les variables expliquées 39

    II.2.1.1 Le taux d'inflation (IPC) 39

    II.1.1.2 LE PIB réel (PIBR) 42

    II.1.2 Les variables explicatives 44

    II.1.2.1 Investissement total (INVTOTR) 44

    II.1.2.2 Taux de réescompte (Taux de prise en pension) (IPS) 46

    II.1.2.3 Taux en call money (IM) 47

    II.1.3.4 Indice de Prix à l'importation. (IPM) 48

    II.3 METHODE D'ESTIMATION 50

    II.3.1 Le Test de stationnarité 50

    II.3.2 Le Test de co-intégration 51

    CHAPIII ANALYSE DES RESULTATS & RECOMMANDATIONS 52

    SECTION I : PRESENTATION DES RESULTATS 52

    I.1 TEST DE RACINE UNITAIRE 52

    I.2 LE TEST DE COINTEGRATION 53

    I.3 ESTIMATION DES MODELES DE LONG TERME 54

    I.3.1 Modèle de Long Terme de la politique monétaire sur l'inflation 55

    I.3.2 Modèle à LT de la politique monétaire sur la croissance 56

    I.4. ESTIMATION DES MODELES A CT 56

    SECTION II. INTERPRETATIONS DES RESULTATS 57

    II.1.INTERPRETATION DES MODELES A LONG TERME 57

    II.1.1 L'équation de l'inflation 58

    II.1.2 L'équation de la croissance 60

    II.2 INTERPRETATION DU MODELE A COURT TERME 61

    II.2.1 Equation de l'inflation 61

    II.2.2 Equation de la croissance 62

    SECTION III. RECOMMANDATION DES POLITIQUES MONETAIRES 62

    CONCLUSION GENERALE 65

    BIBLIOGRAPHIE 68

    TABLE DE MATIERES 71

    ANNEXES

    Annexe 1 : Séries utilisées dans l'estimation

    ANNEEES

    PIBR

    IM

    INFL

    INVTOTR

    IPM

    IPS

    DUMMY

    1983

    151.5920

    20.00000

    102.0000

    30.39000

    472.1000

    18.00000

    0.00000

    1984

    102.4960

    18.00000

    60.00000

    40.68000

    514.0000

    15.00000

    0.00000

    1985

    93.41480

    25.00000

    37.80000

    45.88000

    540.0000

    24.00000

    0.00000

    1986

    100.3690

    28.00000

    28.76000

    61.49000

    544.4000

    23.00000

    0.00000

    1987

    92.51620

    31.18000

    80.76000

    23.97000

    722.4000

    19.10000

    0.00000

    1988

    106.5020

    35.04000

    105.5600

    22.33000

    765.2000

    32.10000

    0.00000

    1989

    109.8220

    44.18000

    68.38000

    22.32000

    867.9000

    42.12000

    0.00000

    1990

    121.8140

    53.14000

    256.9900

    18.37000

    100.0000

    50.20000

    0.00000

    1991

    129.2910

    38.12000

    3861.610

    12.69000

    73.10000

    35.50000

    0.00000

    1992

    130.4440

    82.02000

    2961.620

    8.530000

    48.70000

    74.60000

    0.00000

    1993

    196.7020

    81.11000

    5332.400

    5.720000

    40.40000

    74.60000

    1.00000

    1994

    111.2590

    374.0000

    9795.500

    7.000000

    46.90000

    369.0000

    1.00000

    1995

    107.1270

    257.4100

    382.3000

    9.170000

    57.90000

    254.4000

    1.00000

    1996

    110.6900

    243.0000

    693.0000

    12.80000

    56.10000

    238.0000

    1.00000

    1997

    123.7670

    18.00000

    14.00000

    8.850000

    50.50000

    13.00000

    0.00000

    1998

    128.4330

    27.00000

    135.0000

    10.68000

    37.90000

    22.00000

    0.00000

    1999

    101.7920

    125.0000

    485.0000

    11.40000

    33.50000

    120.0000

    0.00000

    2000

    100.0000

    125.0000

    511.0000

    9.220000

    38.00000

    120.0000

    0.00000

    2001

    115.6870

    145.0000

    135.0000

    7.600000

    33.70000

    140.0000

    0.00000

    2002

    127.0560

    29.00000

    20.28000

    9.100000

    113.4000

    24.00000

    0.00000

    2003

    123.0060

    13.00000

    9.970000

    12.60000

    44.10000

    8.000000

    0.00000

    2004

    69.00000

    19.00000

    31.74000

    18.50000

    42.10000

    14.00000

    0.00000

    2005

    65.00000

    33.80000

    21.00000

    14.10000

    40.90000

    28.80000

    0.00000

    2006

    70.00000

    29.80000

    8.000000

    18.10000

    42.00000

    24.50000

    0.00000

    2007

    70.00000

    28.70000

    6.000000

    23.70000

    47.00000

    23.50000

    0.00000

    Annexe 2 : Résultats complets du test de racine unitaire sur les variables du modèle

    VARIABLES 

    Modèle avec constante et tendance

    Modèle avec constante uniquement

    Modèle sans constante ni tendance

    CONCLUSION

    ADF T - stat

    Valeur

    Critique à

    1 %

    Valeur

    Critique à

    5 %

    ADF T- Stat

    Valeur

    critique à 1 %

    Valeur

    Critique à

    5 %

    ADF T - Stat

    Valeur

    Critique à 1 %

    Valeur

    Critique à

    5 %

    DIM

    -2.198426

    -4.4167

    -3.6219

    -2.306381

    -3.7497

    -2.9969

    -1.536882

    -2.6700

    -1.9566

    (I)

    DINFL

    -2.194712

    -4.4167

    -3.6219

    -2.169202

    -3.7497

    -2.9969

    -1.899078

    -2.6700

    -1.9566

    (I)

    DIPM

    -1.993219

    -4.4167

    -3.6219

    -1.546133

    -3.7497

    -2.9969

    -1.617151

    -2.6700

    -1.9566

    (I)

    DPIBR

    -2.119831

    -4.4167

    -3.6219

    -1.754540

    -3.7497

    -2.9969

    -0.565378

    -2.6700

    -1.9566

    (I)

    DIPS

    -2.223110

    -4.4167

    -3.6219

    -2.328543

    -3.7497

    -2.9969

    -1.607474

    -2.6700

    -1.9566

    (I)

    DINVTOTR

    -1.361680

    -4.4167

    -3.6219

    -1.906217

    -3.7497

    -2.9969

    -1.450517

    -2.6700

    -1.9566

    (I)

    Annexe 3 : Test de cointégration des séries du 1e modèle

    Date: 08/20/08 Time: 18:36

    Sample: 1983 2007

    Included observations: 23

    Test assumption: Linear deterministic trend in the data

    Series: INFL IM IPS PIBR IPM

    Lags interval: 1 to 1

     

    Likelihood

    5 Percent

    1 Percent

    Hypothesized

    Eigen value

    Ratio

    Critical Value

    Critical Value

    No. of CE(s)

    0.904589

    110.0353

    87.31

    96.58

    None **

    0.694583

    55.99539

    62.99

    70.05

    At most 1

    0.448710

    28.71559

    42.44

    48.45

    At most 2

    0.340837

    15.01924

    25.32

    30.45

    At most 3

    0.210398

    5.433207

    12.25

    16.26

    At most 4

    *(**) denotes rejection of the hypothesis at 5%(1%) significance level

    L.R. test indicates 1 cointegrating equation(s) at 5% significance level

    Unnormalized Cointegrating Coefficients:

    INFL

    IM

    IPS

    PIBR

    IPM

    0.000127

    -0.146084

    0.146294

    0.027377

    0.001351

    -0.000237

    0.036398

    -0.031664

    -0.058807

    -0.000612

    -0.000156

    -0.047809

    0.047303

    -0.025675

    -0.001749

    -2.66E-05

    -0.004117

    0.006402

    -0.094595

    -0.000815

    7.64E-05

    0.001635

    -0.002167

    0.079768

    -6.30E-05

    Normalized Cointegrating Coefficients: 1 Cointegrating Equation(s)

    INFL

    IM

    IPS

    PIBR

    IPM

    1.000000

    -1147.156

    1148.810

    214.9855

    10.61145

     

    (181.375)

    (183.396)

    (59.0636)

    (1.15241)

    Log likelihood

    -550.2900

     
     
     

    Normalized Cointegrating Coefficients: 2 Cointegrating Equation(s)

    INFL

    IM

    IPS

    PIBR

    IPM

    1.000000

    0.000000

    -23.26607

    252.7036

    1.336569

     
     

    (3.80642)

    (73.7811)

    (1.42106)

    0.000000

    1.000000

    -1.021723

    0.032880

    -0.008085

     
     

    (0.00446)

    (0.08646)

    (0.00167)

    Log likelihood

    -536.6501

     
     
     

    Normalized Cointegrating Coefficients: 3 Cointegrating Equation(s)

    INFL

    IM

    IPS

    PIBR

    IPM

    1.000000

    0.000000

    0.000000

    183.8894

    10.00287

     
     
     

    (111.719)

    (1.62192)

    0.000000

    1.000000

    0.000000

    -2.989074

    0.372493

     
     
     

    (5.64214)

    (0.08191)

    0.000000

    0.000000

    1.000000

    -2.957702

    0.372486

     
     
     

    (5.55986)

    (0.08072)

    Log likelihood

    -529.8019

     
     
     

    INFL

    IM

    IPS

    PIBR

    IPM

    1.000000

    0.000000

    0.000000

    0.000000

    6.904751

     
     
     
     

    (2.00062)

    0.000000

    1.000000

    0.000000

    0.000000

    0.422852

     
     
     
     

    (0.10265)

    0.000000

    0.000000

    1.000000

    0.000000

    0.422317

     
     
     
     

    (0.10121)

    0.000000

    0.000000

    0.000000

    1.000000

    0.016848

     
     
     
     

    (0.00660)

    Log likelihood

    -525.0089

     
     
     

    Annexe 4 : Test de cointégration des séries du 2e modèle

    Date: 08/20/08 Time: 18:45

    Sample: 1983 2007

    Included observations: 23

    Test assumption: Linear deterministic trend in the data

    Series: INVTOTR IPS IM INFL PIBR

    Lags interval: 1 to 1

     
     
     
     
     
     

    Likelihood

    5 Percent

    1 Percent

    Hypothesized

    Eigen value

    Ratio

    Critical Value

    Critical Value

    No. of CE(s)

     
     
     
     
     

    0.733956

    71.67501

    68.52

    76.07

    None *

    0.572098

    41.22090

    47.21

    54.46

    At most 1

    0.376304

    21.69711

    29.68

    35.65

    At most 2

    0.305864

    10.83899

    15.41

    20.04

    At most 3

    0.100731

    2.441987

    3.76

    6.65

    At most 4

     
     
     
     
     

    *(**) denotes rejection of the hypothesis at 5%(1%) significance level

    L.R. test indicates 1 cointegrating equation(s) at 5% significance level

     
     
     
     
     

    Unnormalized Cointegrating Coefficients:

     
     
     
     
     

    INVTOTR

    IPS

    IM

    INFL

    PIBR

    0.005315

    0.022421

    -0.026826

    0.000201

    0.046478

    -0.001676

    0.170532

    -0.171797

    -2.13E-07

    0.043176

    -0.019544

    -0.010044

    0.009117

    -0.000104

    -0.061188

    -0.006149

    0.062191

    -0.060383

    5.70E-06

    -0.067574

    0.013243

    -0.001726

    0.001911

    -3.12E-05

    -0.016148

     
     
     
     
     
     
     
     
     
     

    Normalized Cointegrating Coefficients: 1 Cointegrating Equation(s)

     
     
     
     
     

    INVTOTR

    IPS

    IM

    INFL

    PIBR

    1.000000

    4.218414

    -5.047215

    0.037817

    8.744734

     

    (5.16779)

    (5.46802)

    (0.02042)

    (4.28986)

     
     
     
     
     

    Log likelihood

    -487.8747

     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     

    Normalized Cointegrating Coefficients: 2 Cointegrating Equation(s)

     
     
     
     
     

    INVTOTR

    IPS

    IM

    INFL

    PIBR

    1.000000

    0.000000

    -0.765747

    0.036316

    7.371035

     
     

    (0.44238)

    (0.01897)

    (3.42659)

    0.000000

    1.000000

    -1.014947

    0.000356

    0.325643

     
     

    (0.01992)

    (0.00085)

    (0.15434)

     
     
     
     
     

    Log likelihood

    -478.1128

     
     
     

    Normalized Cointegrating Coefficients: 3 Cointegrating Equation(s)

    INVTOTR

    IPS

    IM

    INFL

    PIBR

    1.000000

    0.000000

    0.000000

    0.007229

    3.259392

     
     
     

    (0.00231)

    (1.01436)

    0.000000

    1.000000

    0.000000

    -0.038197

    -5.124067

     
     
     

    (0.00593)

    (2.60781)

    0.000000

    0.000000

    1.000000

    -0.037985

    -5.369453

     
     
     

    (0.00585)

    (2.57179)

    Log likelihood

    -472.6837

     
     
     

    Normalized Cointegrating Coefficients: 4 Cointegrating Equation(s)

    INVTOTR

    IPS

    IM

    INFL

    PIBR

    1.000000

    0.000000

    0.000000

    0.000000

    6.166134

     
     
     
     

    (2.21928)

    0.000000

    1.000000

    0.000000

    0.000000

    -20.48265

     
     
     
     

    (10.2625)

    0.000000

    0.000000

    1.000000

    0.000000

    -20.64279

     
     
     
     

    (10.2217)

    0.000000

    0.000000

    0.000000

    1.000000

    -402.0837

     
     
     
     

    (268.439)

     
     
     
     
     

    Log likelihood

    -468.4852

     
     
     

    Annexe 5 : Estimation des modèles

    1. Modèle de long terme : l'inflation

    Dependent Variable: LINFL

    Method: Least Squares

    Date: 08/21/08 Time: 19:03

    Sample: 1983 2007

    Included observations: 25

     
     
     
     
     

    Variable

    Coefficient

    Std. Error

    t-Statistic

    Prob.

    C

    2.508660

    1.854467

    1.352766

    0.1912

    LIM

    1.070897

    0.320333

    3.343079

    0.0032

    DUMMY1

    2.117906

    0.693583

    3.053572

    0.0063

    LPIBR

    -0.925215

    0.342362

    -2.702445

    0.0137

    LIPM

    -0.252738

    0.254824

    -0.991814

    0.3331

     
     
     
     
     

    R-squared

    0.787936

    Mean dependent var

    4.863957

    Adjusted R-squared

    0.74553

    S.D. dependent var

    2.086505

    S.E. of regression

    1.052552

    Akaike info criterion

    3.117169

    Sum squared resid

    22.15732

    Schwarz criterion

    3.360944

    Log likelihood

    -33.96461

    F-statistic

    18.57779

    Durbin-Watson stat

    1.324104

    Prob (F-statistic)

    0.000002

    2. Modèle de long terme : croissance

    Dependent Variable: LPIBR

    Method: Least Squares

    Date: 08/21/08 Time: 19:49

    Sample: 1983 2007

    Included observations: 25

    Variable

    Coefficient

    Std. Error

    t-Statistic

    Prob.

    C

    2.758760

    1.294975

    2.130358

    0.0457

    DUMMY1

    0.235217

    0.540390

    0.435273

    0.6680

    LIM

    -0.546434

    0.227018

    -2.407004

    0.0259

    LINFL

    -0.384854

    0.122372

    -3.144947

    0.0051

    LOG(INVTOTR)

    0.674609

    0.278373

    2.423402

    0.0250

    R-squared

    0.496458

    Mean dependent var

    1.216455

    Adjusted R-squared

    0.395749

    S.D. dependent var

    0.879998

    S.E. of regression

    0.684054

    Akaike info criterion

    2.255296

    Sum squared resid

    9.358595

    Schwarz criterion

    2.499071

    Log likelihood

    -23.19120

    F-statistic

    4.929651

    Durbin-Watson stat

    1.414777

    Prob(F-statistic)

    0.006251

    Annexe 6 : Estimation du modèle à Court terme de l'inflation

    1. modèle de l'inflation

    Dependent Variable: D(LINFL)

    Method: Least Squares

    Date: 08/21/08 Time: 19:26

    Sample (adjusted): 1984 2007

    Included observations: 24 after adjusting endpoints

    Variable

    Coefficient

    Std. Error

    t-Statistic

    Prob.

    C

    -0.140047

    0.195122

    -0.717742

    0.4821

    ERRORS (-1)

    -0.599940

    0.261814

    -2.291473

    0.0342

    D (LIM)

    1.053861

    0.308159

    3.419857

    0.0031

    D (LPIBR)

    -0.185108

    0.382201

    -0.484320

    0.6340

    D (LIPM)

    -0.593023

    0.348474

    -1.701770

    0.1060

    D (DUMMY1)

    2.378474

    0.714569

    3.328543

    0.0037

    R-squared

    0.709506

    Mean dependent var

    -0.118051

    Adjusted R-squared

    0.628814

    S.D. dependent var

    1.513877

    S.E. of regression

    0.922331

    Akaike info criterion

    2.888492

    Sum squared resid

    15.31250

    Schwarz criterion

    3.183006

    Log likelihood

    -28.66191

    F-statistic

    8.792695

    Durbin-Watson stat

    1.524647

    Prob(F-statistic)

    0.000231

    2. modèle de croissance

    Dependent Variable: D(LPIBR)

    Method: Least Squares

    Date: 08/21/08 Time: 20:20

    Sample(adjusted): 1984 2007

    Included observations: 24 after adjusting endpoints

    White Heteroskedasticity-Consistent Standard Errors & Covariance

     
     
     
     
     

    Variable

    Coefficient

    Std. Error

    t-Statistic

    Prob.

     
     
     
     
     

    ERREURS(-1)

    -0.548039

    0.261343

    -2.097012

    0.0496

    D(LIM)

    0.277960

    0.221890

    1.252692

    0.2255

    C

    0.063010

    0.093988

    0.670408

    0.5107

    D(LINVTOTR)

    0.404840

    0.211670

    1.912597

    0.0710

    D(DUMMY1)

    -0.602136

    0.509940

    -1.180798

    0.2523

     
     
     
     
     

    R-squared

    0.433869

    Mean dependent var

    0.067060

    Adjusted R-squared

    0.314683

    S.D. dependent var

    0.571206

    S.E. of regression

    0.472866

    Akaike info criterion

    1.523043

    Sum squared resid

    4.248446

    Schwarz criterion

    1.768471

    Log likelihood

    -13.27652

    F-statistic

    3.640282

    Durbin-Watson stat

    2.285722

    Prob(F-statistic)

    0.023021

     
     
     
     
     

    Annexe 7 Matrixe d'auto corrélation

     

    LIM

    LINFL

    LIPM

    LIPS

    LPIBR

     
     
     
     
     
     

    LIM

    1.000000

    0.710894

    -0.368743

    0.995283

    0.265658

    LINFL

    0.710894

    1.000000

    -0.206725

    0.719873

    -0.171643

    LIPM

    -0.368743

    -0.206725

    1.000000

    -0.343364

    -0.640379

    LIPS

    0.995283

    0.719873

    -0.343364

    1.000000

    0.229463

    LPIBR

    0.265658

    -0.171643

    -0.640379

    0.229463

    1.000000

     
     
     
     
     
     

    * 1 Il s'agit d'une croissance économique soutenue par les fluctuations du taux d'intérêt après une politique monétaire restructurée.

    * 2 C'est sous l'impulsion de la Banque Mondiale et du Fond Monétaire International que beaucoup de pays d'Afrique sont amenés à réexaminer leur politique monétaire et dans ce cadre de préciser les facteurs déterminants de la demande de monnaie (Thomas RUSUHUZWA K. 2005)

    * 3 Jacquerot et Raffinot, Nouvelle politique économique en Afrique, Ed. EDICET 1993 p. 18

    * 4 F. Kubuya kalala, l'économie congolaise et la reforme monétaire juin 1998, p. 21.

    * 5 Idem p. 66

    * 6 Dictionnaire français Larousse 2006.

    * 7 R. PINTO ET M. GRAWITZ cité par MAMENGI NZAZI, cours inédit de recherche en sciences

    Sociales, G1 Eco, UNIKIN 1998.

    * 8 DICTIONNAIRE ECONOMIQUE: Ces taux directeurs, pour les banques, étaient le taux du marché monétaire qui détermine la borne inférieure des taux et le taux de prise en pension ou taux de réescompte qui constitue la borne supérieure. Ce taux de réescompte est le taux demandé par la BC aux banques qui veulent emprunter. Donc la borne inférieure c'est la BC qui cherche à prêter, la borne supérieure c'est la BC qui est sollicitée.

    * 9 Milton Friedman, un économiste Américain.

    * 10 GREGOIRE KAN KWANDA, Notes de cours inédit de Théorie de croissance, L1 Eco,UNIKIN, Kin,2007.

    * 11 MUJINGA LAME TEZE, Notes de cours inédit de Fluctuations et croissance, L1 Eco, UTBC, 2007.

    * 12 J. Yves CAPUL et O. GARNIER, Dictionnaire d'économie et de sciences sociales, HATIER, Paris, 1999.

    * 13 PIERRE SALES, Problèmes économiques généraux, Bordas, Paris, 1980, p.44.

    * 14 SIMON KUZNET, Croissance et structure Economique, CALMANN-LEVY, PARIS, 1972, p. 75.

    * 15 BRAUN. A. R. Qu'est-ce que la politique monétaires et quels sont ses effets ? Finances et développement, Vol. 12 n°1, Mars 1975 p. 32.

    * 16 . C. GUINAUDEAU, E. GUSHCHINA, M. NAVARRO, G. VIZZAVONA les instruments et les objectifs de la politique monétaires européennes. Regards croisés sur l'économie Ed. 2007 p.p 5-6.

    * 17 Les mécanismes par lesquels une décision de la politique monétaire, en affectant le comportement des agents économiques agit sur la croissance et les prix.

    * 18 = plus les avoirs en devises, placement à terme, certificats de dépôts et bons des institutions financières spécialisées, actions et parts d'OPCVM (Organisation de placement collectif en valeurs mobilières) détenus par les agents non financiers résidents. = plus les comptes sur livrets détenus par les agents non financiers résidents.

    * 19 A.BENASSY, QUERRE, L.BOONE, V.COUDERT les taux d'intérêt Ed. La découvert, Paris 2003 p. 124-125.

    * 20 Le passage à la monnaie unique a logiquement entraîné le besoin d'institution, unique elle aussi, pour coordonner la politique monétaire. On a donc crée, au moment du passage à l'euro, une Banque Centrale Européenne (BCE). La BCE a été mise en place le 1er juin 1998 et est devenue opérationnelle le 1er janvier 1999. jour du passage à l'euro. Elle est la propriété des Banques Centrales nationales, seules autorisées à souscrire et à détenir le capital de la BCC

    * 21 La courbe de Philips représente la relation décroissante et non linéaire entre le chômage et le taux de croissance des salaires, dans sa version originelle de 1958 et la relation entre le chômage et l'inflation dans ses extensions.

    * 22 OCDE les estimations présentées dans cet article proviennent de 17 pays membres de l'Organisation du Commerce et Développement, qui ces estimations imposent des contraintes de cohérence entre le comportement des taux d'intérêt dans le temps et la détermination des écarts d'un pays à l'autre.

    * 23 Ancien chef de service au siège de la Banque Centrale des Etats d'Afrique de l'ouest (BCEAO), actuellement Economiste au centre de coopération Internationale pour la recherche Agronomique et le développement (CIRAD), cette version provisoire, Novembre 2003.

    * 24 Les pays de Groupe de 11 : Belgique, Canada, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie, Japon, Pays-Bas, République Fédérale d'Allemagne, Suède, Suisse.

    * 25 Dans l'Union monétaire Ouest Africaine (UMOA), l'objectif de la politique monétaire conduite par la banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) est d'assurer la stabilité des prix, dans le souci de préserver la valeur interne et externe de la monnaie. Depuis 1989, la politique monétaire de la BCEAO se fonde sur un recours accru aux mécanismes de marché, consacrant l'option d'une régulation indirecte de la liquidité bancaire. Un rôle primordial est d'accordé au taux d'intérêt qui devient l'instrument privilégié de la politique monétaire, depuis l'abandon de l'encadrement du crédit intervenu en 1994.

    * 26 Les pays de l'U.E.M.A.O : Bénin, Niger, Togo, Burkina-faso, C ôte d'Ivoire, Mali, Sénégal.

    * 27 Cette méthode de HENRY qui se révèle à priori qui n'exclut nullement la possibilité de vérifier la qualité des estimateurs à l'aide d'un modèle vectoriel à correction d'erreur, afin de renforcer les résultats obtenus, si bien entendu, il ne se pose pas de problème de degrés de liberté, du fait de la faiblesse de l'échantillon.

    * 28 F. KABUYA et T. MBIYE l'économie Congolaise et les reformes monétaires de juin 1998 article 1999-2000 pp. 2-3

    * 29 B, RYELANDT, L'inflation pays sous-développé, mécanismes de propagation et ses effets des pressions, l'inflation au Congo , 1960-1969, interactions entre phénomènes monétaires et réels, la Haye, Mouton, 1970. pp 129-137

    * 30 F. KABUYA et T. MBIYE idem p.4

    * 31 M. TSHIUNZA, et K. KABUYA,  « L'expérience en matière de taux de change » cahiers économiques et sociaux, vol. 16, N°1, Mars 1978 pp 51-72

    * 32 F. KABUYA et T. MBIYE idem p.5

    * 33 KIKASSA, M, «  Les programmes de stabilisation de l'économie Zaïroise de 1976 et 1977 : objectifs et résultat », KABUYA, K. et KIKASA, M (éd). Situation économique et financière au Zaïre. Des dévaluations en cascade à la démonétisation, Kinshasa Cepas, 1980, pp. 45-46.

    * 34 F. KABUYA et T. MBIYE ibidem.

    * 35 F. KABUYA et T. MBIYE idem p.6

    * 36 V. K. KANIMBA, la reforme monétaire du 22 octobre 1993 et ses effets sur les entreprises Zaïroises, cas de la Marsvco-Zaire (1990-1993) Mémoire, ISC-KIN. 1994 pp.22-23

    * 37 K. KABUYA et N. KALONJI «  Nouveau Zaïre : atouts et embûches d'une reforme monétaire » Notes de conjoncture, n° 10, Novembre 1993, pp. 10-13

    * 38 F.K KABUYA, et P. MATATA, L'espace monétaire Kasaïn. Crise de légitimité et de souveraineté monétaire en période d'hyperinflation : Congo 1993-1999, Cedaf-l'Harmattan, p 49

    * 39 BANQUE CENTRALE DU CONGO, informations générales sur la reforme monétaire, cellule technique pour la reforme monétaire (CETEREM), Juillet 1998, p. 6

    * 40 F. KABUYA et T.

    * 41 Prof. MPEREBOYE Op.cite p.34

    * 42La dénomination implique la suppression des attributs reconnus à une monnaie ou à une de ses composantes.

    * 43 BCC «  Contribution à l'assainissement du système financier Congolais, Recueil de discours, allocution et communication » Août 1997-Aout 2004 p. 75

    * 44 KAHN et KNIGHT «  l'impact de la variation des taux d'intérêt sur l'inflation et l'activité économique éd. 1991 p. 55

    * 45 En RDC, IPS (taux de prise en pension) c'est taux appliqué par la banque centrale est appelé taux de réescompte qui permet à la banque centrale du Congo de détruire la monnaie sur le marché monétaire.

    * 46 Alors que IM (taux du marché monétaire) est utilisé en RDC, comme le taux de call en money qui permet la banque d'offrir sur le marché monétaire la base monétaire.

    * 47 BAD/OCDE République Démocratique du Congo : les perspectives économiques en Afrique 2005 p. 202

    * 48 Le taux de réescompte intervient au mécanisme de la BC pour freiner l'emballement inflationniste, le taux d'escompte est élevé tandis qu'il est abaissé pour relancer l'économie. Ce taux à d'autres objectifs dont un taux élevé freine les fuites de capitaux flottants et tend à attirer les capitaux.

    * 49 KABUYA K F., et TSHUNZA M., patrimonialisme et implosion de l'Etat en RDC: quel avenir pour l'économie art. 2000 p.16.

    * 50 KABUYA K F., et TSHUNZA M., l'économie congolaise 2000-2001, contraction, fonctionnement et enlisement. Art. 2001

    * 51 Une série est stationnaire si ses caractéristiques - son espérance et sa variance - ne sont pas modifiées avec le temps ; en d'autres termes, si elle ne comporte ni tendance, ni saisonnalité ni aucun facteur évoluant avec le temps (BOURBONNAIS, 1998).

    * 52 Pour les tests ADF, nous avons adopté une démarche séquentielle qui consiste d'abord à tester le modèle avec trend et constante. Ensuite, nous testons la significativité du trend. S'il s'avère que le trend n'est pas significatif, nous testons le modèle avec constante sans trend. Si la constante n'est pas non plus significative, nous testons le modèle sans constante et sans trend.

    * 53 Il s'est alors agi de retenir le niveau qui donne la valeur la plus faible de ces critères.

    * 54 Une série est intégrée d'ordre d, notée, s'il convient de la différencier d fois afin de la stationnariser.

    * 55 Le concept de cointégration implique que s'il y a une relation de long terme entre deux ou plusieurs variables non stationnaires, alors les déviations autour de l'équilibre de long terme seront stationnaires.

    * 56 Cf. chapitre trois.

    * 57 Il s'est agit alors de retenir le retard qui donne la plus faible valeur du critère d'information AKAIKE.

    * 58 La probabilité associée à la statistique de Fisher ainsi qu'au ratio du log de vraisemblance deviennent alors largement supérieures au seuil de 5 %. Elles s'élèvent respectivement à 88,39 % et 86,52 %.

    * 59 Le choix de ce test se justifie par le fait qu'il est plus général que celui de Durbin-Watson ; ce dernier n'est valable qu'en présence d'une autocorrélation d'ordre 1 (BOURBONNAIS, 1998).

    * 60 La probabilité de la statistique de Fisher et celle du Multiplicateur de Lagrange sont supérieures au seuil de 5%, indiquant le rejet de l'hypothèse alternative d'autocorrélation des erreurs.

    * 61 La probabilité de la statistique de Fisher et celle du Multiplicateur de Lagrange sont supérieures au seuil de 5%, respectivement de 9,81% et 16,97%

    * 62 Leur coefficient de corrélation s'est élevé à 99,53%, indiquant que ces deux variables véhiculent quasi parfaitement la même information sur la variabilité  de la variable dépendante.

    * 63 La probabilité de cette statistique qui est de 64,61% confirme la normalité des résidus et autorise par conséquent de procéder aux tests d'hypothèse et de construire des intervalles de confiance pour les variables du modèle.

    * 64 La probabilité associée à la statistique de Fisher ainsi qu'au ratio du log de vraisemblance sont largement supérieures au seuil de 5 %. Elles s'élèvent respectivement à 56,51 % et 50,37 %.

    * 65 La probabilité de la statistique de Fisher et celle du Multiplicateur de Lagrange sont supérieures au seuil de 5% (respectivement 35,28% et 25,50%), indiquant le rejet de l'hypothèse alternative d'autocorrélation des erreurs.