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L'efficacité de la politique des réformes monétaires sur l'inflation et la croissance économique en RDC (de 1982 à  2007)

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par Claude RUBONEZA BAHATI MIDAGU
Université de Goma - Licence en économie 2008
  

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SECTION II. APPROCHE METHODOLOGIQUE

Après avoir passé en revue la théorie de la politique monétaire de la banques centrales sur les taux d'intérêt directeurs, nous présentons dans la présente section, la méthodologie retenue en vue d'identifier les déterminants de la politique monétaire de la BCC qui influent le taux d'inflation et croissance économique après les trois pénultièmes reformes monétaires en République Démocratique du Congo.

Nous présentons, dans la première partie, la spécification du modèle et dans la deuxième partie les variables retenues dans les modèles.

II.1. SPECIFICATION DU MODELE

Dans le souci de compléter les études qui ont précédé à ce sujet et effectuer une évaluation globale de l'impact de la variation des taux d'intérêt directeurs sur l'inflation et l'activité économique, le modèle de KAHN et KNIGHT (1991) a été adapté ; les résultats seront présentés et discutés dans le chapitre III.

II .1.1. Le modèle théorique

L'impact des variations des taux d'intérêt directeurs sur le taux d'inflation et le taux de croissance économique, sera évalué grâce aux deux équations d'inflation et de croissance ci-après :

II.1.2. l'équation de l'inflation

Les principaux déterminants de l'inflation en Afrique ont fait l'objet de nombreuses études, notamment celles de DOEL et DIALLO (1997), SAMBA MAMABOU (1998, a) pour l'UMEOA, MOSER (1995) pour le Nigeria et Sowa (1996) pour le Ghana et celle de KAKO encore pour L'UEMOA où nous nous sommes plus inspirée.

L'équation de l'inflation retenue dans la présente étude est issue du modèle de KAHN et KNIGHT, développé par MOSER (1995). En effet, cet auteur dérive une équation d'inflation qui constitue la forme réduite d'un modèle structurel appliqué au cas du Nigeria.

Le modèle exposé par la suite ne retient pas parmi les variables explicatives, les variations du taux de change nominal (ICH), dans la mesure où les données utilisées sont soit en ratio ou en dollar Américain où la cour parait stable. Par ailleurs il explicite beaucoup plus que le modèle de KAHN et KNIGHT et celui de MOSER, les déterminants de l'offre de monnaie, en faisant dépendre celle-ci des variations (D) des taux d'intérêt directeurs de la Banque Centrale (taux du marché monétaire (IM) et taux de prise en pension (IPS)) et PIB réel.

Le désire d'évaluer de manière simultanée, les impacts respectifs des deux taux directeurs de la Banque Centrale du Congo sur l'inflation et la croissance en RDC, expliquent la présence, au sein des mêmes équations, de ces deux taux. En effet, dans la mesure où la banque centrale a la possibilité d'utiliser conjointement ces deux instruments pour réguler la liquidité et l'activité bancaire. Il a paru légitime d'intégrer ces variables dans les mêmes équations.

Cependant, il faut garder à l'esprit le fait qu'il existe une hiérarchie entre les taux en ce sens que le taux de pension devrait logiquement être fixé à celui du marché monétaire. Ceci suggère la possibilité de l'existence d'une forte complémentarité entre les deux taux d'intérêt directeurs.

Le prix à la consommation (IPC), écrit sous forme log-linéaire, est supposé dépendre du coût des biens domestiques (IPD) et de celui des biens importés (IPM) exprimés en Dollars Américain :

Le prix domestique dépend des tensions existant sur le marché de la monnaie et celui des biens et services. Par conséquent, il sera fonction d'une part, de l'offre de monnaie (M) et de la demande (M) et, d'autres part, du gap de production (différance entre la production effective (PIBR)) et la production potentielle (PIBR*)) :

L'offre de monnaie dépend à son tour, des taux d'intérêt directeurs de la Banque Centrale, à savoir le taux du marché monétaire (IM) et le taux de prise en pension (IPS) et du PIB réel :

La demande de monnaie dépend du revenu réel des agents économiques  :

En substituant les équations (4) et (6) dans l'équation (2), il vient

L'équation (7) peut être intégrée dans l'équation (1) pour avoir :

En différenciant l'équation (8'), l'évolution du taux d'inflation suivra la fonction suivante :

En résumé, les taux d'intérêt directeurs retenus (le taux d'intérêt en call money et le taux de réescompte) sont supposés être négativement reliés à l'évolution du niveau général des prix, suivant en cela les résultats standard des théories Keynésienne et monétaire.

La production potentielle, en tant qu'offre globale, est également supposée négativement reliée à l'inflation (MOSER, 1995 cité par NABUPKO 2003). En effet la part non négligeable de la production agricole dans la composition de l'offre globale dans les pays en voie de développement et l'impact déflationniste sur les biens alimentaires généralement exercé par une bonne compagne agricole, justifient l'hypothèse de l'existence d'une relation inverse entre l'offre globale et l'inflation.

Cependant, l'absence de séries statistiques annuelles sur la production potentielle dans les archives de la banque centrale à Goma et surtout, la faible pertinence économique inévitablement lié à l'annualisation de telles données ont conduit à enlever cette variable (PIB potentiel) des estimations.

Le PIB réel est susceptible de traduire un « effet de demande » au sein de l'équation. Le signe attendu de cette variable est indéterminé, dans la mesure où la valeur de son paramètre dépend des évolutions relatives de l'offre de monnaie, de la demande de monnaie et du choc d'offre.

La part importée de l'inflation est également une variable explicative potentielle dans la mesure où une hausse du prix des produits importés se répercute sur les prix domestiques, du fait notamment d'un comportement de marge de la part des importateurs.

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