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Analyse et prévisions à  court terme des recettes fiscales: cas du Cameroun

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par Anaclet Géraud NGANGA-KOUBEMBA
ISSEA - Ingénieur statisticien 2008
  

Disponible en mode multipage

 
 
 

~._

COMMUNAUTE ÉCONOMIQUE ET MONÉTAIRE DE L'AFRIQUE CENTRALE

 

INSTITUT SOUS-RÉGIONAL DE STATISTIQUE ET D'ÉCONOMIE APPLIQUÉE

ORGANISATION INTERNATIONALE
B.P : 294 -Yaoundé (République du Cameroun)
Tél. : +237 22 22 01 34 Fax : +237 22 22 95 21 E-mail : isseacemac@yahoo.fr

RECETTES FISCALES DU CAMEROUN :

ANALYSE ET PRÉVISIONS À COURT TERME

Juin 2008

DÉDICACE

Aux enfants GANGAT-GFASTU.

REMERCIEMENTS

La réalisation de ce travail n'aurait pas été possible sans l'intervention de tous ceux qui de près ou de loin ont voulu rehausser sa qualité. Je les prie de trouver ici ma sincère reconnaissance. Il s'agit particulièrement de :

· M. Léoncio F. ESONO NZE OYANA, Directeur Général de l'ISSEA et tout le personnel de l'ISSEA, pour leur évidente contribution à ma formation ;

· M. Samuel MEKONTCHOU, Chef de la Division des Études et Synthèses (DES), pour l'accueil affable qu'il m'a offert dans sa structure ;

· M. Jean Marie TCHEUMALEU, Ingénieur-Statisticien, Chargé d'Études Assistant à la DES, maître de mon stage, pour ses précieux conseils et directives sans lesquels ce travail n'aurait pas été réalisé jusqu'au bout ;

· Messieurs Gaspard NGAHZI, Metoh DJAMABE, Adamou NDAM et Mesdames Joséphine ETOBE, Véronique NGIMA, Lisette FODOUOP (tous cadres à la DES), pour m'avoir accueilli, conseillé et pour avoir partagé mes joies et mes difficultés rencontrées tout au long de ce stage ;

· Tous les autres cadres de la Direction Générale du Budget et notamment ceux de la DES qui, par un petit conseil, une remarque ou une appréciation ont contribué au façonnement de ce rapport ;

Que ceux qui ont contribué sous une forme ou une autre à la réalisation de ce travail, et qui n'ont pas été cités ici, y trouvent également l'expression de ma gratitude.

ACRONYMES ET SIGNES CONVENTIONNELS

ACH_Classification Ascendante Hiérarchique__ACP_Analyse en Composantes Principales__BC_Bénéfice Comptable__BF_Bénéfice Fiscale__BM_Banque Mondiale__CA/HT_Chiffre d'Affaires/Hors taxes__CEMAC_Communauté Économique et Monétaire de l'Afrique Centrale__CO2_Cosinus carré__CTR_Contribution__DES_Division des Études et

Synthèses__DGB_Direction Générale du Budget__DPUB_Dépense

Publique__I.D._Impôt Direct__I.I._Impôt Indirect__I.R._Impôt sur le Revenu__IAS_Ingénieur d'Application de la Statistique__IBSL_Impôt sur les Biens et Services Locaux__ICI_Indicateur Composite d'impôts__IR_PNI_Impôt sur le Revenu, Prêts Nets Inclus__IRPP_Impôt sur le Revenu des Personnes Physiques__IS_Impôt sur les Sociétés__ISSEA_Institut Sous-régional de Statistique et d'Économie Appliquée__ITI_Impôt sur les Transactions

Internationales__LES_Lissage Exponentiel Simple__OHADA_Organisation pour l'Harmonisation Africain des Droits d'Affaires__PCP_Plan Comptable Public__PIB_Produit Intérieur Brut__SA_Société Anonyme__SARL_Société Anonyme à Responsabilité Limitée__SAU_Société Anonyme Unipersonnelle__SCA_Société de Commandités par action__SMIC_Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance__SPAD_Système Pour l'Analyse des Données__SPSS_Statistical Package for the Social Sciences__TVA_Taxe sur la Valeur Ajoutée__

SOMMAIRE

LISTE DES TABLEAUX ET TABLE DES FIGURES

Liste des tableaux_Page__Tableau 1 : Principe de progressivité des taux IRPP, selon le bénéfice fiscal Tableau 2 : Matrice de corrélations/ valeurs tests__Tableau 3 : Valeurs propres de la diagonalisation et graphique du coude__Tableau 4 : Coordonnées, contributions et cosinus carrés des individus `'bien photographiés»__ Tableau 5 : Coordonnées, contributions et cosinus carrés des individus (axes 1 à 5)_Tableau 6 : Corrélations entre variables et facteurs__

Table des figures___Figure 1-5 : Évolution des recettes fiscales entre 1980 et 2007_19- 20__Figure 6 : Diagramme de dispersion matricielle _Figure 7 : Photographie des individus sur le premier plan factoriel__ Figure 8 : Dendrogramme de classification hiérarchique__ Figure 9 : Projection des variables sur les facteurs__Figure 10 : Profil temporel des coordonnées factorielles sur les axes 1 et 2 (ICI)_Figure 11 : Graphique séquentiel. Évolution de l'impôt sur les biens et services locaux, de 1980 à 2007__Figure 12 : Graphique des résidus__ Figure 13 : Graphique des prévisions__Figure 14 : Opposition des individus sur le plan factoriel (1,2)_VI__Figure 15 : Classification et histogramme des indices de niveau_VII__Figure 16 : Représentation simultanée. Projections des individus et des variables sur les axes_VII__

AVANT-PROPOS

Ce travail s'inscrit dans une perspective académique de fin de formation des Ingénieurs d'Application de la Statistique (IAS) à l'ISSEA. Il est destiné d'une part à nous offrir une imprégnation professionnelle et, d'autre part, à nous donner une opportunité d'appliquer quelques unes des connaissances acquises durant la formation. De la sorte, l'ISSEA attend du stagiaire que nous sommes, d'une part un travail statistique sur l'inventaire et la description des sources de données statistiques au sein de sa structure d'accueil et, d'autre part, une collecte des données devant faire l'objet d'une brève analyse. A l'issue de ce stage l'on doit produire un rapport écrit, lequel fera l'objet d'une soutenance devant un jury dédié.

Dans cette optique, le thème soumis à notre réflexion s'intitule : «Recettes fiscales du Cameroun : analyse et prévisions à court terme». Notre ambition consiste à analyser une série des recettes fiscales de 1965 à 2007 et, à faire une prévision à court terme sur une longueur de 10 % de la série initiale. À cette fin, nous utiliserons les données indiquées dans le but de rédiger des lignes d'actions pour aider les gouvernants dans leurs tâches relatives aux stratégies prospectives de planification budgétaire.

Comme toute oeuvre intellectuelle, ce travail pourrait être entaché des imperfections, surtout que l'on a rapproché des sources diverses. À cet égard, il est sollicité la bienveillance des personnes qui, par nécessité ou par curiosité, seraient amenées à lire ce rapport.

RÉSUMÉ

L'étude explore les recettes fiscales du Cameroun de 1965 à 2007. La finalité est de dresser un profil temporel de l'impôt et de prédire l'impôt sur les biens et services locaux (IBSL) pour les années 2008 et 2009. À cette fin, il est utilisé essentiellement d'une part une analyse en composantes principales (ACP) couplée d'une classification ascendante hiérarchique (CAH) pour construire un indicateur composite d'impôts (ICI) et, d'autre part, un lissage exponentiel simple (LES) pour estimer la valeur de l'IBSL en 2008/2009.

Quatre principaux résultats y sont retenus. En premier lieu, il y a deux types d'opposition des périodes : opposition sur l'axe 1 et opposition sur l'axe 2. L'opposition des années le long du facteur 1 reflète celle entre l'impôt sur le revenu et les autres impôts directs, alors qu'à l'inverse, la 2ème composante principale dévoile une opposition des années entre impôts sur les sociétés (IS) et impôts sur les dépenses de consommation. En deuxième lieu, il est détecté d'une part une liaison linéaire inverse entre l'impôt IS et l'impôt IBSL et, d'autre part, une corrélation linéaire positive entre l'impôt sur le revenu et l'impôt sur le revenu-prêts nets inclus. En troisième lieu, l'examen de l'ICI suggère que le profil de l'impôt est resté instable de 1980 à 2007, aussi bien sur le 1er que sur le 2ème facteur. S'agissant particulièrement du 2ème facteur, l'ICI connaît une tendance globale à la hausse, ce qui s'explique par les vertus de la réforme fiscalo-douanière. En quatrième lieu, l'examen de l'impôt IBSL montre une chronique oscillante autour de 35,5 %. Toutes choses étant égales par ailleurs, la valeur de l'IBSL, connaît une expansion d'environ 4, 26 % entre 2007 et 2008 ou 2009. Ainsi, un suivi rigoureux des indicateurs de recettes fiscales s'avérerait nécessaire pour réguler l'économie, malgré les efforts déjà consentis sur les réformes fiscales.

INTRODUCTION

L'analyse des recettes s'avère indispensable dans l'exécution du budget de l'État ; le Revenu National étant l'un des concepts les plus importants de toute économie. Elle permet de construire et de contrôler la dynamique des indicateurs de résultats sur les dépenses relatives au financement des activités de l'État. Il existe plusieurs sources de financement de l'État, parmi lesquelles, la présente étude ne concerne que les recettes fiscales. Ces dernières devraient servir à financer, non seulement le fonctionnement de l'État, mais aussi, le service public collectif. D'où la nécessité de connaître à tout moment le profil d'impôt, surtout que dans le contexte des pays de la CEMAC comme le Cameroun, où les principes de la réforme fiscale ne s'appliquent pas toujours avec efficience. La question qui demeure est celle de savoir comment le profil temporel d'impôts évolue-t-il ces dernières décennies et comment cette facette (profil) se présentera-t-elle d'ici l'année prochaine ? Ce contexte donne un aperçu de l'intérêt du thème sur lequel nous avons travaillé : « Recettes fiscales du Cameroun : analyse et prévisions à court termes ». L'objectif est d'une part de construire puis analyser un profil temporel des facteurs d'impôts et, d'autre part, d(Ñnalyser la dynamique de l'impôt sur les biens et services locaux puis en faire une prévision pour les années 2008/2009. Cinq variables seulement sont examinées : impôt sur les sociétés, impôt sur le revenu, impôt sur le revenu-prêts nets inclus, impôt sur les transactions internationales et impôt sur les biens et services locaux.

Afin de répondre à ces objectifs, la démarche analytique adoptée est la suivante : (i) dans un premier temps, procéder à une brève présentation de la structure d'accueil et du déroulement du stage en survolant d'un côté le calendrier du stage et, de l'autre, les questions de nomenclature des recettes budgétaires ; (ii) dans un deuxième temps, examiner les différentes catégories d'impôts en insistant sur leurs champs et sur leurs mécanismes d'application ; (iii) dans un troisième temps, indiquer la nature et les principes des techniques utilisées dans l'analyse empirique des données disponibles et spécifier les variables soumises à l'analyse ; (iv) enfin, analyser les données disponibles puis synthétiser les résultats proéminents et formuler des propositions.

Chapitre 1. STRUCTURE D'ACCEUIL ET

DÉROULEMENT DU STAGE

Ce chapitre est composé de deux sections. La première présente brièvement la structure au sein de laquelle l'on a effectué le stage [la Direction Générale du Budget (DGB)], notamment la Division des Études et Synthèses (DES). La seconde constitue une description du déroulement du stage et des travaux effectués.

1.1 BRÈVE PRÉSENTATION DE LA STRUCTURE D'ACCEUIL

Les attributions et les organes fonctionnels font l'ossature de cette section qui présente la DGB, notamment la DES où nous étions accueilli.

1.1.1 Attributions et organisation de la DGB

La DGB est placée sous l'autorité d'un Directeur Général. Elle est chargée, essentiellement, d'une part de la préparation du budget et, d'autre part, de la prévision des évolutions budgétaires, du suivi et du contrôle de l'exécution du budget de l'État_. Pour remplir ses missions, la DGB comprend autour d'elle huit (8) organes dont la Division des Études et Synthèses (DES)_. La DES, décrite plus bas, a été, comme déjà mentionné, l'organe indiqué pour notre stage.

1.1.2 Attributions et organisation de la DES

Placée sous l'autorité d'un chef de division, l'on pourrait résumer les missions de la DES en trois principales : (i) élaborer et suivre les programmes de dépenses publiques, (ii) analyser et consolider les données sur les recettes et les dépenses publiques et (iii) produire les données et indicateurs de résultats sur l'évolution des dépenses budgétaires_. Elle est constituée de trois cellules : la cellule de l'analyse des recettes/dépenses, la cellule de suivi budgétaire et la cellule des programmes de dépenses publiques. Cette dernière a été spécifiquement notre lieu de travail. Elle est chargée de l'élaboration/suivi des programmes de dépenses publiques_ et de l'évaluation des charges récurrentes des

_

_ Voir annexes A1 (Encadré 1), les missions spécifiques de la DGB.

_ Les sept (7) autres organes de la DGB sont : (i) le service d'ordre ; (ii) le service des affaires générales ; (iii) la cellule informatique ; (iv) la sous-direction du contrôle financier ; (v) la division de la préparation du budget ; (vi) la division des participations et des contributions ; (vii) la division du contrôle des opérations budgétaires.

_ Les missions spécifiques de la DES sont données en annexes A1 (Encadré 2).

_ En relation avec les ministères compétents.

projets d'infrastructures et des gros équipements de l'État. Pour ce faire, cette cellule comprend outre le chef de cellule, trois chargés d'études assistants.

1.2 DÉROULEMENT DU STAGE ET TRAVAUX EFFECTUÉS

Cette section donne quelques indications sur les principales phases de notre stage (point 1.2.1) et sur le travail accompli au sein de la structure (point 1.2.2).

1.2.1 Déroulement du stage

Nous avons été affecté par le bureau de stage de l'Institut Sous-régional de la Statistique et d'Économie Appliquée (ISSEA) à la Direction Générale du Budget (DGB), en vue du stage de fin de formation du 1er mars au 31 mai 2008 inclus. Les lettres portant admission puis décision de notre affectation à la DGB sont données en annexe A1. Cela étant,

· le 1er mars nous nous sommes rendu à la DGB pour une prise de contact. La rencontre était fructueuse que nous y avons laissé notre dossier.

· le 03 mars nous avons été reçu par le bureau du personnel du service des affaires générales de la DGB. Une note de service portant affectation à la Division des Études et Synthèses (DES) nous a été délivrée sur le champ (voir annexe A2).

· le 04 mars nous avons été chaleureusement reçu par le chef de division de la DES qui, finalement, nous a remis à la disposition de ses structures que nous avons visité jusqu'au 14 mars. À la fin, nous avons été retenu à la cellule des programmes de dépenses publiques.

· du 07 au 14 mars nous avons élaboré un planning provisoire de travail (voir annexe A2) avec notre encadreur de qui nous avons reçu un entretien sur la revue des travaux sur la ligne budgétaire au Cameroun.

· Du 17 mars au 30 avril, contre planning élaboré, nous avons eu des difficultés sur la recherche documentaire et sur une base de données, pour travailler sur le thème de stage. Toutefois, nous passions notre temps à connaître davantage le personnel de la DES (notamment la cellule des programmes de dépenses publiques), aussi bien sur son expérience professionnel que sur ses potentiels collaborateurs.

· À compter du 1er avril, étant donné que nous avions pu trouver une base de données et rassembler les documents nécessaires, nous avons amorcé et terminé le travail sur le thème de notre rapport de stage.

En somme, nous n'avons pas eu à résoudre un problème qui soit à la fois majeur et circonstanciel au sein de la division des Études et Synthèses. Nos modestes travaux au sein de le DES pourraient se résumer en deux titres :

- une description factorielle et temporelle des recettes fiscales du Cameroun, ce qui constitue la partie principale du présent travail (voir chapitres 4 et 5) ;

- un passage en revue de la classification des opérations en recettes. Ce travail que nous avons essentiellement extrait de l'Annexe Budgétaire n° 2003 de la Direction Générale du Budget, nous a été inspiré des suites de nos entretiens sur les lignes budgétaires avec le personnel de la DES. Il est, comme on peut le voir au point 1.2.2, une présentation de la nomenclature des recettes dans une ligne budgétaire, telle que définie par le plan comptable public.

1.2.2 La classification des opérations en recettes

La nomenclature des recettes est une liste des ressources budgétaire de l'État classées selon leur nature économique. Elle classe également les recettes des services et les recettes issues de la coopération internationale. Elle permet d'attribuer un cadre comptable aux opérations budgétaires en recettes. De la sorte, elle est destinée à une utilisation budgétaire, statistique et comptable. La classification des recettes est construite à partir d'une présentation comptable commune au Budget et au Trésor. L'on répartit les opérations budgétaires en recettes selon cinq classes :

- (i) les opérations financières à long et moyen termes (classe 1) ;

- (ii) les opérations sur valeurs immobilisées (classe 2) ;

- (iii) les opérations financières à court terme (classe 5) ;

- (iv) les opérations sur biens et services (comptes 70-71 de la classe 7) ;

- (v) les opérations de répartition (comptes 73-74 et 76-77 de la classe 7).

Relevons que les principes de gestion des finances publiques empêchent d'affecter les recettes de l'État à une destination administrative ou fonctionnelle. Fort de cela, la classification est basée sur le critère économique. Par exemple, les recettes fiscales, sans contre partie et non remboursables aux administrations publiques, sont classées en catégories déterminées d'après la nature de leur assiette_. De même, les recettes non

_

_ L'assiette est le fait générateur qui précise le processus économique duquel provient l'impôt. C'est la source de l'obligation fiscale (exemples : importation, production d'une valeur ajoutée, salaire, etc.).

fiscales courantes sont classées, elles aussi, selon leur nature (revenus de la propriété, du produit des ventes/redevances, amendes, etc.).

Toutes les opérations budgétaires en recettes ci-dessus présentées sont identifiées par un code à 4 chiffres correspondant au paragraphe budgétaire. Ce code s'appelle « code d'imputation budgétaire des recettes publiques ». Selon le Plan Comptable Public (PCP), la classification des recettes se fait en deux phases :

- les recettes sont d'abord présentées en fonction des normes d'un plan comptable classique (OHADA par exemple) par le code classe et le code catégorie ;

- les recettes et dons de l'administration publique sont ensuite répartis en groupes à l'intérieur de chacune des catégories de recettes.

Cela étant, les 1er, 2ème, 3ème et 4ème chiffre de la classification des recettes identifient respectivement la « classe » des natures de recette, la « catégorie » de recette, le « groupe » de recettes budgétaires et la « ligne budgétaire » en recette proprement dite à l'intérieur de chaque groupe. Le numéro budgétaire des recettes (à 4 chiffres) se présente comme indiqué dans la table T1 suivante.

_

Relevons également que lorsque les recettes ne sont pas collectées par les services des Finances qui en ont compétence spécifique (douanes/impôts), l'identification du service collecteur (Ministère) s'impose. Dans ce cas, l'on devrait attacher aux recettes collectées un code-Ministère, lequel diffère de celui du Ministère destinataire. Les tables T2, T3, T4 et T5 ci-dessous étalent, selon la nomenclature des opérations de recette, la catégorisation de recettes par classe convenable.

_

_

_
_

Telle est présentée la nomenclature des opérations de recette. Le présent travail se base essentiellement sur les opérations de répartition, notamment les recettes fiscales des catégories 72 et 73 (surlignées en bleue sur la table T5).

Comme le montre cette dernière table, les recettes fiscales sont réparties en deux

blocs.

D'un côté, l'on observe le bloc constitué par les recettes fiscales relatives aux personnes physiques ou morales (sociétés). Ces recettes qui apparaissent dans la catégorie 72 sont :

- les impôts sur les revenus, les bénéfices et les gains sur plus-values ;

- les impôts sur les salaires versés et la main d'oeuvre ;

- les impôts sur les patrimoines.

De l'autre, l'on voit le bloc constitué par les recettes fiscales provenant des biens et services, c'est-à-dire des dépenses publiques. Ces recettes qui apparaissent dans la catégorie 73 sont :

- les impôts intérieurs sur les biens et services ;

- les impôts sur le commerce extérieur ;

- les impôts sur les transactions internationales ;

- les autres taxes fiscales.

Dans la suite, les blocs (en termes de catégories) 72 et 73 seront simplement appelées « Impôts Directs » ou « I.D. » et « Impôts Indirects » ou « I.I. », respectivement. D'où la nécessité de connaître davantage les missions de l'État et les différences entre les types d'impôts pratiqués. Cela est du ressort du prochain chapitre.

Chapitre 2. L'IMPÔT COMME SOURCE DE

RECETTES DE L'ÉTAT

Ce chapitre offre une appréhension de certains concepts sur la fiscalité, notamment les types d'impôts et leurs caractéristiques. Il est également constitué de deux sections. La première (section 3.1) définit les différents types d'impôts de base alors que la seconde (section 3.2) propose les champs et mécanismes d'application de ces impôts. En ce sens, le présent chapitre permet de voir l'importance de l'impôt comme source par excellence de revenu de l'État. La connaissance de ces notions s'avèrerait indispensable, étant donné que ces impôts sont les recettes fiscales que nous analyserons dans la suite de ce travail.

2.1 LES DIFFÉRENTS TYPES D'IMPÔTS DE BASE

Avant de parler « impôt », la connaissance du concept de fiscalité pourrait être primordiale. Elle n'est pas autre chose qu'un système fiscal national permettant à l'État d'assurer son rôle de redistribution des recettes (cf. section 2.2 du chapitre précédent). La fiscalité est, en termes simples, « un ensemble des lois et des mesures relatives au fisc ; à l'impôt »_.

Cela étant, l'impôt pourrait se définir comme un ensemble des prélèvements obligatoires sans contre partie identifiable_ sur le revenu et les dépenses de personnes physiques et morales. La finalité est de financer, non seulement le fonctionnement de l'État, mais aussi, le service public collectif. L'on distingue principalement deux catégories d'impôts :

--> les Impôts Directs (I.D.) et ;

--> les Impôts Indirects (I.I.).

2.1.1 Les Impôts Directs

Ils concernent le revenu (ou le profit/bénéfice) d'une personne physique ou morale déterminée (contribuable). Ils sont dits « directs » parce qu'ils frappent, normalement, les revenus aussitôt qu'ils sont générés. Relevons que le paiement de ces impôts est annuel et s'effectue à l'aide du revenu de l'exercice fiscal écoulé. L'on distingue deux sortes d'impôts directs fondamentaux :

_

_ Le petit Robert, 1993, p. 928.

_ C'est-à-dire, sans précision sur l'utilisation future de ces prélèvements.

n l'Impôt sur les Sociétés : IS (pour les détails : cf. section 3.2.1).

n l'Impôt sur le Revenu des Personnes Physiques : IRPP (pour les détails : cf. section 3.2.1) ;

2.1.2 Les Impôts Indirects

L'impôt indirect est le plus souvent supporté par le consommateur de dernier rang sans que celui-ci ne s'en rende toujours compte. Il est qualifié, en fiscalité, comme un impôt inodore, compte tenu du fait qu'il soit habituellement inclus dans le prix d'achat du bien/service consommé.

Les impôts indirects sont des contributions « indirectes » dans la mesure où les revenus indexés sont frappés uniquement au moment où ils sont utilisés (ou dépensés). Ils se démarquent, par conséquent, des impôts directs qui s'attèlent aux revenus dès lors qu'ils sont générés. La Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA), au sens du surplus, est le principal impôt de base sur la dépense de consommation. Elle a plusieurs vertus économiques : elle semblerait être considérée, en effet, dans la quasi-totalité des économies, comme l'impôt le plus rentable, le plus simple à appliquer, le plus équitable et le plus neutre_ . Ces dernières vertus (équité et neutralité), en l'occurrence, sont conférées à la TVA, en ce sens qu'elle est payée au même taux selon le volume de consommation de chaque personne (équité) et n'entre pas dans la détermination du prix de revient (neutralité).

Le problème qui reste après la définition de ces deux types d'impôts, c'est celui de la connaissance des domaines d'application et de la démarche suivie par l'État, dans la procédure d'imposition.

2.2 CHAMPS ET MÉCANISMES D'APPLICATION DE L'IMPÔT

Cette section présente essentiellement, pour chacune des catégories d'impôts définis précédemment, les domaines de revenus sur lesquels le fisc agit.

2.2.1 Champs et mécanismes d'application des Impôts Directs

_

_ KUETCHE, 2008, Notes de cours de Fiscalité IAS 4.

Les impôts directs (IS et IRPP) diffèrent d'un côté par leur champ d'application et, de l'autre, par leur façon d'être versée.

--> L'IS, comme son nom l'indique, frappe les bénéfices réalisés par les sociétés et quasi-sociétés (personnes morales) appelées sociétés de capitaux. Il s'applique précisément :

n aux sociétés anonymes (SA) ;

n aux sociétés anonymes à responsabilité limitée (SARL) ;

n aux sociétés anonymes unipersonnelles (SAU) ;

n aux sociétés de personnes ;

n aux sociétés de commandités par actions (SCA) ;

n aux coopératives ou associations ;

n aux sociétés d'État dotées d'une autonomie financière ;

n aux sociétés civiles exerçant en commerce, industrie et artisanat.

À présent, l'on peut s'intéresser de savoir sur quel type de revenu s'attache l'IS et comment se pratique t-il ? À cette fin, la réponse est que l'IS est fonction du type d'affaire exercé et du chiffre d'affaires réalisé (CA). En pratique, l'impôt IS est étroitement lié au bénéfice fiscal (BF), en respectant un principe : la primauté des règles comptables sur les règles fiscales_. Deux considérations importantes valent la peine d'être indiquée. Premièrement, en cas de perte (Bénéfice comptable négatif), l'État, qualifié « ami de beau jour uniquement », pratique l'IS sur le CA : il apparaît comme un actionnaire qui contribue aux bénéfices sans en être aux pertes. Deuxièmement, seuls les bénéfices exploités sur le territoire national (sous réserve de conventions internationales) par les sociétés jouissant d'une pleine capacité juridique, sont soumis à l'IS. Ces sociétés sont dites contribuables à part entière. Elles payent elles-mêmes, par conséquent, l'IS dont le taux est de 38,5 %_ du BF (au Cameroun ). Encore qu'il ne faut pas perdre de vue que l'IS ne doit pas être inférieur au minimum de perception du chiffre d'affaires qui vaut 1,1 %_ du chiffre d'affaires hors taxes (CAHT). In fine, nous pourrions formaliser l'impôt sur les sociétés comme suit :

_

_ En fin d'exercice, l'on ajoute au bénéfice comptable des réintégrations (charges comptabilisées non reconnues par le fisc, et l'on déduit les produits comptabilisés non reconnus par le fisc ainsi que les charges non comptabilisés reconnues par le fisc, ce qui fournit le bénéfice fiscal (BF).

_ Il vaut par exemple 49 %, 46 %, 45 %, 45 % au Congo, au Centrafrique, au Gabon et au Tchad, respectivement. _ Il vaut par exemple 1,1 %, 1,15 %, 1 % et 1,12 % pour les ces mêmes pays.

EMBED Equation.DSMT4 _ _ , relation dans laquelle :

_

EMBED Equation.DSMT4 _ _ _ et _ EMBED Equation.DSMT4 __.

Ainsi, l'IS est perçu comme la plus grande valeur entre l'impôt sur le bénéfice fiscal et celui sur le chiffre d'affaires.

--> L'IRPP quant à elle frappe le revenu global des personnes physiques. Par personne physique, il faut entendre :

n toute personne ayant un domicile fiscal ;

n les associés en nom ;

n les commandités des associations n'ayant pas opté pour le régime de l'IS.

S'agissant du type de revenu frappé par l'IRPP (revenu global) il sied de préciser qu'il est formé des catégories de revenus nets tels que :

n les traitements et salaires ;

n les revenus des capitaux mobiliers ;

n le revenu foncier ;

n les revenus d'exploitations forestière et minière ;

n les bénéfices des activités agricoles et industrielles ;

n les bénéfices des activités artisanales, industrielles et commerciales.

Par ailleurs, il faut noter que le revenu imposable devrait être familial (on impose pas séparément chaque membre de la famille), annuel (le revenu imposable est celui que le contribuable dispose pendant un an) et net des charges (des charges spécifiques sont déduites pour chaque type de revenu).

En ce qui concerne la procédure d'application de l'IRPP, il faut noter que cet impôt se paye au nom et pour le compte des associés ou de l'exploitant. Le principe est le suivant : le comptable détermine, en fin d'exercice, l'impôt sur le bénéfice par application sur le résultat fiscal, des taux progressifs (10 %, 15 %, 25 %,35 % au Cameroun). L'IRPP ainsi déterminé, comme pour le cas de l'IS, ne doit pas être inférieur à l'impôt évalué par application du taux de 1, 1 % du Chiffre d'Affaires.

Le tableau 1 suivant donne, selon les tranches de bénéfice fiscal après abattement, les valeurs des taux d'impôt pratiqués.

Tableau 1 : Principe de progressivité des taux IRPP, selon le bénéfice fiscal

Bénéfice fiscal après abattement_Taux de IRPP__Moins de 2 000 000 F CFA_10 %__2 000 001 à 3 000 000 F CFA_15 %__3 000 000 à

5 000 000 F CFA_25 %__5 000 001F CFA et plus_35 %___Source : Notes de cours IAS 4, 2008 __

Il faut relever qu'on ne paye pas l'IRPP si le revenu (bénéfice fiscal) est inférieur à 500 000 F CFA (Cependant, devant un tel cas, il arrive que l'État prélève un impôt égal à une somme forfaitaire fixée).

2.2.2 Champs et mécanismes d'application des Impôts Indirects

La TVA, comme mentionné plus haut, est par excellence, l'impôt indirect le plus courant. C'est un impôt basé sur la dépense de consommation contrairement à l'IS et l'IRPP qui eux sont basés sur le revenu. Elle est mécaniquement rattachée sur le prix affiché si bien qu'il se trouve être supporté par le dernier consommateur sans que celui-ci ne s'en rende compte. C'est le cas lorsque nous payons une marchandise, le transport, etc. Le champ d'application de la TVA est constitué :

n des personnes physiques ou morales ;

n des organismes de droit public (écoles publiques, centres de santé, ...) ;

n des personnes physiques qui réalisent un chiffre d'affaires au-delà de 15 000 000 F CFA.

Relevons que pour être soumises à la TVA, les opérations doivent être réalisées sur le territoire national. Ces opérations sont les ventes des biens et des services (certains biens de première nécessité comme les livres sont exonérés de la TVA. Il en est de même de certaines importations de biens tels les pesticides pour agriculture).

Pour ce qui est de la procédure avec laquelle la TVA est appliquée, il serait utile de noter que deux taux sont utilisés en pratique : le taux zéro (0) pour les exportations et le taux général. Ce dernier est égal, au Cameroun, à 17, 5 % (taux principal) + 10 % *17,5 % (centimes additionnels communaux). Soit un taux de TVA égal à 19,25 %. En pratique, l'on calcule souvent deux types de TVA :

n une TVA brute sur le prix de vente hors taxe (PVHT). Elle est collectée auprès

des clients au moment de la vente des biens et services.

EMBED Equation.DSMT4 _


·

_9

_

une TVA facturée en amont par le fournisseur (TVA déductible).

_.

Finalement, c'est la différence entre ces deux précédentes TVA (TVA nette) qui est versée, à titre d'impôt indirect au Trésor. Toutefois, si la TVA nette est négative, il y a crédit d'impôt et dans ce cas, le redevable réclame de l'argent au Trésor. Formellement, l'on a : _ EMBED Equation.DSMT4 _

_

Il ressort de ces définitions que l'impôt de base de l'État est direct d'une part (notamment l'IS et l'IRPP) et indirect (notamment la TVA), d'autre part. Ces impôts constituent les recettes fiscales, une des principales sources de revenu de l'État. Leur analyse fait l'objet de la partie suivante.

Chapitre 3. APPROCHES MÉTHODOLOGIQUES

Ce chapitre qui est composé de trois sections a pour but de présenter sommairement les techniques statistiques que nous utiliserons dans la présente étude. Les deux premières sections section exhibent chacune une technique statistique distincte : l'analyse en composantes principales et la classification #172;Âcendante hiérarchique (section 4.1) et le lissage exponentiel (section 4.2). La dernière (section 4.3) présente les variables soumises à l'étude. Des objectifs de l'étude y sont attachés.

3.1 L'ANALYSE EN COMPOSANTES PRINCIPALES ET

CLASSIFICATION

Cette partie présente deux techniques statistiques complémentaires, lesquelles seront utilisées dans l'analyse temporelle des recettes fiscales (impôts), en termes de facteurs. Il s'agit de « l`Analyse en Composantes Principales (ACP) de données temporelles », complétée par une « Classification ascendante hiérarchique (CAH) ».

3.1.1 Aperçu sur l'ACP temporelle

Rappelons, avant tout, que l'ACP de données temporelles est une des applications les plus intéressantes d'une analyse globale d'un tableau de nombres de séries chronologiques hétérogènes ; les dates d'observation étant prises comme individus du tableau à analyser, et les quantités observées comme variables (cf. BRY, 1995, p.57).

Toutefois, l'objectif poursuivi par l'ACP temporel reste similaire à celui de l'ACP classique.

L'ACP classique (dite aussi ACP réduite) concerne les tableaux de mesure qui croisent n individus (en lignes) avec p variables (en colonnes). Elle vise à produire des photographies des variables, où l'on voie instantanément l'essentiel des corrélations qu'elles présentent les unes des autres. Elle est, de ce fait, une des méthodes d'analyse factorielle de données (un prolongement de la statistique descriptive élémentaire), et comme toute analyse factorielle l'on pourrait résumer son principe en deux phases :

· d'abord, traduire le tableau dans un espace, sous la forme d'un nuage de points ;

· ensuite, essayer de visualiser les nuages obtenus sur les meilleurs projections planes possibles («meilleures photographies»). Ce principe de «meilleure photographie» s'appelle principe d'étalement maximum du nuage de points et constitue la clé de voûte de l'analyse factorielle.

Concrètement, l'analyse factorielle cherche à réduire un nombre important d'informations (contenues dans la matrice soumise à l'analyse) à un nombre aussi restreint que possible de dimensions ou nouvelles variables (facteurs).

La spécificité de l'Analyse en Composantes Principales (ACP) par rapport à une analyse générale réside dans le fait de centrer les variables par rapport à leurs moyennes et donc d'analyser les dispersions des individus autour de l'individu moyen_. Ainsi, les objectifs poursuivis par une ACP pourraient être :

· la représentation graphique «optimale» (minimisation des déformations du nuage de points) des individus dans un sous-espace de dimension q (q inférieur à p) ;

· la représentation graphique des variables dans un sous-espace de dimension r (r étant plus petit que n).

La démarche analytique adoptée dans la présente étude fait référence à un travail de Bry (1995) dans « évolution des prix des denrées alimentaires vendues sur les marchés de Niamey ». De même, certaines options analytiques font référence à Lebart L. et al, 1994, « Statistique Exploratoire Multidimensionnelle », et ONDO J-C, 2007, « Initiation à l'analyse de données », polycopié de cours, ISSEA. Quelques indices d'aide à une interprétation de l'ACP sont donnés dans l'encadré ci-dessous.

_

_

_ L'individu moyen se trouvant à l'intersection des axes, un axe matérialise pour un individu une façon de s'écarter de la moyenne.

3.1.2 Aperçu sur la classification

Puisque : (i) Il est toujours difficile d'interpréter les axes factoriels au-delà du plan factoriel, (ii) la compression excessive de l'espace de projection peut entraîner des distorsions fâcheuses et des superpositions de points occupant des positions distinctes dans l'espace, (iii) les visualisations peuvent manquer de robustesse et donner lieu à des graphiques illisibles, l'Analyse en Composantes Principales (ACP) sera couplée d'une Classification Ascendante Hiérarchique (CAH). Des précisions sur cette technique sont données dans l'encadré ci-dessous.

_

3.2 LE LISSAGE EXPONENTIEL

Nous précisons ici d'abord les objectifs et principes du lissage exponentiel et, ensuite, la formulation mathématique du modèle « lissage exponentiel simple (LES) ».

3.2.1 Objectifs et principe d'un lissage exponentiel

Le lissage exponentiel a pour objectif de prévoir la valeur d'une quantité non encore observée à un horizon h. Il est souvent utilisé pour palier aux faiblesses des prévisions par la méthode dite des moyennes mobiles, lesquelles ne coïncident pas souvent aux réalisations, car ou bien la réalisation se situe dans l'intervalle de confiance et l'on continue à utiliser le modèle ou bien elle sort de cet intervalle et il faut alors, dans ce cas, bâtir un autre modèle. C'est dans ce but que nous utilisons ici le modèle de lissage exponentiel qui est un outil permettant de corriger les prévisions en fonction des réalisations. L'idée est de faire une inférence sur le mécanisme probabiliste qui a pu générer la série de recette soumise à l'étude.

Dans la présente étude, la seule recette pour laquelle nous essayerons de faire une prévision est l'impôt sur les biens et services locaux (IBSL). Le lissage sera effectué à l'aide du logiciel SPSS (Statistical Package for the Social Sciences). La procédure lissera les composantes irrégulières des données de séries temporelles, en se servant d'un modèle. Les commandes menu/séries chronologiques/lissage exponentiel seront utilisées à cet effet. Notons que SPSS offre plusieurs options de lissage exponentiel, selon les hypothèses adaptées à la tendance et à la saisonnalité de la série à étudier. L'on fera l'hypothèse que la chronique IBSL est stationnaire, et comme on le verra (confère infra), la chronique fiscale (IBSL) dont on procédera à une analyse et une prévision à court terme n'a ni tendance ni saisonnalité remarquable. Devant un tel cas, l'on sait que l'option lissage exponentiel simple (LES) est la meilleure.

3.2.2 Le modèle LES

Si l'on note respectivement _ EMBED Equation.DSMT4 _ et _ EMBED

_

Equation.DSMT4 _ _ _ la valeur de l'observation à la date T et la valeur prédite à la date T,

la formulation mathématique d'un lissage exponentiel simple est donné par la relation suivante dite «formule de mise à jour» :

_ EMBED Equation.DSMT4 ___

Dans cette relation, _ EMBED Equation.DSMT4 ___est un paramètre réel compris

entre 0 et 1, appelé constance de lissage. Par ailleurs, l'utilisation manuelle de cette
relation exige la connaissance d'une valeur initiale_ EMBED Equation.DSMT4 _ _. Dans

_

_ .

notre étude l'on initialisera l'algorithme d'itération des prédictions (sous SPSS) à la valeur moyenne de la série, soit _ EMBED Equation.DSMT4 _

_

3.3 VARIABLES ET OBJECTIFS DE L'ÉTUDE

Ici est le lieu où sont présentées les variables (catégories d'impôts) soumises à l'analyse puis les objectifs poursuivis par la présente étude.

3.3.1 Les variables selon les procédures

L'analyse en composantes principales (ACP), couplée d'une classification ascendante hiérarchique (CAH), sera basée sur un échantillon de 43 observations chronologiques (1965-2007). Elle porte sur cinq variables quantitatives issues d'une base de données de la Banque Mondiale (Représentation du Cameroun). Ce sont :

- IS : Impôt sur les sociétés, comme part du Revenu, en pourcentage (%) ;

- IR : Impôt sur le Revenu, comme part du PIB (Produit Intérieur Brut), en % ;

- IR PNI : Impôt sur le Revenu, comme part des dépenses, Prêts Nets Inclus, en % ; _

- IBSL : Impôt sur les Biens et Services Locaux, comme part du Revenu, en % ;

- ITI : Impôt sur les Transactions Internationales, comme part du revenu, en %.

De part les considérations sus-indiquées, l'on sait que les trois premières variables se réfèrent à un impôt direct alors que les deux dernières sont des composantes d'un impôt indirect. Il faudrait aussi préciser qu'il n'y a pas a priori de redondance d'informations pour IR et IR_PNI. En effet, bien que IR_PNI contienne IR, les dénominateurs auxquels ces variables se rapportent diffèrent l'un de l'autre (PIB pour IR et Dépenses pour IR_PNI). Notons que, comme dans toute ACP, les facteurs sont des variables supposées linéairement (non redondantes) qui synthétisent l'ensemble des

variables examinées. Dans le cas d'espèce des variables temporelles, les facteurs sont par conséquent des chroniques qui résument au mieux l'évolution temporelle de l'ensemble des variables. Notons aussi que les individus et les variables n'étant pas dans le même espace, dans le cadre d'une ACP, il n'est pas intéressant de les représenter sur le même graphique. Toutefois, la représentation simultanée des individus et des variables pourrait aider à dire quels individus contribuent à (ou détruisent) la corrélation de deux variables (Bry, 1995, p.46).

S'agissant du lissage exponentiel simple (LES) et donc de la prévision à court terme, la variable concernée par l'étude est l'IBSL. À cet effet, le même échantillon que celui indiqué pour l'ACP sera utilisé.

3.3.2 Les objectifs de l'étude

L'objectif général de l'étude est d'une part de construire puis analyser un profil temporel des facteurs d'impôts (élaboration d'un indicateur composite d'impôts : ICI) et, d'autre part, d'analyser l'impôt sur les biens et services locaux (IBSL) puis en faire une prévision pour les années 2008/2009. Cet objectif empirique pourrait être scindé, compte tenu à la fois des données disponibles et des précisions ci-dessus, en quatre objectifs spécifiques. Il s'agit :

- d'une part, de décrire puis analyser l'évolution temporelle des indicateurs

d'impôts et, d'autre part, d'analyser les ressemblances entre les années puis déterminer pour quelle catégorie d'impôt des groupes d'années différentes se distinguent-elles les unes des autres ;

- d'analyser les liaisons (corrélations) entre les différentes catégories d'impôts ;

- de construire et interpréter le profil temporel des facteurs retenus par l'ACP (construction d'un Indicateur Composite d'impôts : ICI) ;

- d'analyser spécifiquement la dynamique de l'impôt sur les biens et services locaux et estimer ses valeurs pour les années 2008 et 2009.

Notons que, pour une année i, la coordonnée factorielle (composante principale) correspond à la valeur de l'indicateur composite d'impôts (ICI). Désignons respectivement par X et Z le tableau de mesure soumis à une ACP et le tableau X centré et réduit ; ces deux tableaux étant décrits par N individus (N années dans notre étude) à

l'aide de J variables (J = 5 dans notre étude). Pour l'année i et sur l'axe_ EMBED Equation.DSMT4 ___, l'indice ICI (coordonnées sur les axes) est donné par : _ EMBED Equation.DSMT4 _ _

_

L'empilement de ces coordonnées donne le vecteur constitué par les T coordonnées des années sur l'axe _ EMBED Equation.DSMT4 ___.

_

Soit _ EMBED Equation.DSMT4 _

_

Avec _ EMBED Equation.DSMT4 _ _ : le point représentant la variable j pour l'année

_

i et _ EMBED Equation.DSMT4 _ _ _ : le vecteur propre correspondant au sous-espace le long

duquel le nuage des années s'étale au maximum.

Cela étant, nous pouvons à présent procéder à l'analyse proprement dite des variables indiquées. C'est ce qui constitue le dernier chapitre.

Chapitre 4. LE PROFIL TEMPOREL DE L'IMPÔT

Ce chapitre offre (confère supra) une analyse de l'évolution temporelle d'un ensemble des variables. Il est également constitué de deux sections. La première procède à une analyse, en termes de facteurs et nous amènera à tracer le profil temporel de chacun des facteurs jugés pertinents, afin de les analyser. La seconde aborde une analyse spécifique de l'impôt sur les biens et services locaux, lequel fera l'objet d'une prévision à court terme.

4.1 FACTEURS TEMPORELS DE L'IMPÔT

Nous commençons l'analyse en composantes principales (ACP) de nos données par une analyse descriptive sommaire de la base de données en notre possession.

4.1.1 Analyse descriptive élémentaire

_ D'abord, la base telle que présentée manque de données sur la période de 1965 à

1979 (15 individus, lesquels échapperont à l'ACP, en les prenant comme individus « illustratifs ». L'on s'intéresse ici à une étude descriptive, à l'aide des tableaux et des graphiques simples, afin de nous familiariser aux types de similarités que l'analyse multivariée sera en mesure d'entériner ou non. Les figures 1, 2, 3, 4 et 5 ci-dessous donnent l'évolution des recettes fiscales du Cameroun de 1980 à 2007.

_

__

À la lumière de ces figures, il ressort une grande hétérogénéité des cinq sortes d'impôts examinés, lesquelles prennent un ordre de grandeur différent. L'on note également l'évolution en « dents de scie » de toutes les recettes fiscales concernées par l'étude. Ce résultat pourrait s'expliquer par une instabilité de la politique fiscale de l'État. En outre, quelques spécificités observées sur ces figures méritent d'être évoquées :

- l'impôt sur le revenu (prêts nets inclus) et l'impôt sur les biens et services locaux

sont plus enclins à des fluctuations temporelles dont la tendance générale est haussière par rapport aux autres impôts (IR, ITI et IS) qui connaissent des fluctuations temporelles modérées et sans tendance globale remarquable ;

- l'on peut scinder l'évolution de l'ensemble des impôts (excepté l'impôt sur les biens et services locaux) en trois principales phases : (i) une phase allant de 1980 à 1991, pendant laquelle la tendance de ces impôts est baissière ; (ii) une phase allant de 1991 à 1995, pendant laquelle la tendance de ces recettes est stationnaire et (ii) une phase allant de 1995 à 2007, où la tendance de ces impôts est haussière ;

- l'impôt sur les biens et services locaux a une allure particulièrement préoccupante. Elle a une tendance générale à la hausse sur l'ensemble de la période étudiée : juste après sa chute de 40 % à environ 18 % (entre 1980 et 1982), elle augmente presque continûment et atteint sa valeur maximale (environ 62 %) en 2006. La TVA se prêtant à

ce genre d'impôt, l'on pourrait dire que le recouvrement fiscal camerounais sur les produits et services intérieurs est renforcé d'année en année, ce qui est une bonne chose pour la relance économique ;

- sur la période considérée, l'impôt sur le revenu (prêts nets inclus) et l'impôt sur le revenu ont sensiblement la même allure. L'on pourrait ici penser à une corrélation positive entre ces deux variables ;

L'on s'aperçoit donc que les figures 1 à 5 ne sont pas assez précises (illusion graphique) pour faire une interprétation détaillée de nos données.

La figure 6 représente la relation entre les variables. Elle met en relief la dispersion entre ces variables.

Figure 6 : Diagramme de dispersion matricielle

_

Ce diagramme de dispersion suggère une relation linéaire entre l'impôt sur les sociétés (IS) et celui sur les biens et services (IBSL), entre l'impôt sur le revenu (IR) et celui sur le revenu, prêts nets inclus (IR_PNI). La matrice de corrélations/valeurs test cidessous (tableau 2) confirme ces mêmes suggestions.

Tableau 2 : Matrice de corrélations/ valeurs tests

_

Cette matrice précise, cependant, que la liaison entre IS et IBSL est inverse, alors que celle entre IR et IRPNI est positive. Elle précise, en outre, certaines autres liaisons qui ne sont pas visibles sur la figure 6. Il s'agit des liaisons linéaires entre IS et IR (coefficient de corrélation linéaire positive : r=0,45), entre IR et ITI (r=-0,45) et entre ITI et IR_PNI (r=-0,48). Ces coefficients de corrélations linéaires, bien que relativement faibles, sont jugés significatifs, à l'aide de leurs valeurs test jointe à la matrice de corrélation.

Signifions que la valeur-test, pour une catégorie donnée, exprime la distance de cette catégorie au centre de gravité en nombre d'écart type. Elle vise à répondre à la question de savoir si la valeur du coefficient de corrélation linéaire observée entre deux variables permet de dire que leur liaison est significative_.

4.1.2 Comportement temporel des facteurs de l'impôt

L'analyse en composante principale (ACP) effectuée sur le tableau composé des 5 variables standardisées décrivant la chronique des recettes fiscales choisies sur 43 années (ici 28 années car 15 d'entre elles sont mises en supplémentaire) a été réalisée à l'aide du logiciel SPAD. Les résultats sont consignés dans les tableaux 3 à 6 et figures 7 à 16.

Le tableau 3 donne les résultats de la diagonalisation de la matrice soumise à

l'ACP.

Tableau 3 : Valeurs propres de la diagonalisation et graphique du coude

__

Avant d'analyser ce tableau, rappelons d'abord que l'inertie du nuage initial est égale à 5 (nombre de variables actives). Chaque valeur propre rapportée à cette inertie donne le pourcentage d'inertie associé (% d'inertie).

Sur ce, le tableau 3 révèle que le premier axe capte près de la moitié (45 %) de la dispersion globale des 28 années (cet axe devrait donc traduire un phénomène marqué), alors que le second en contribue pour près de 35 %. Ainsi, les deux premiers axes factoriels résument près de 80 % de l'inertie totale, c'est-à-dire «80 % de la traduction spatiale des corrélations», ce qui est une part significative de l'information restituée par la photographie. Le diagramme du coude attaché à ce tableau montre un décrochement

_

_ À cette question, le logiciel SPAD retranscrit le test sous-jacent de nullité de la corrélation, en terme de valeur-test. Plus la valeur test sera élevée plus la liaison linéaire sera forte. L'on admet qu'une valeur-test inférieure à 2 (en valeur absolue) indique la non existence de liaison linéaire entre ces deux variables

visible entre la 2ème et la 3ème valeur propre. Dès lors, il est convenable de ne travailler qu'avec les deux premiers axes factoriels et l'on borne l'analyse au cercle de corrélation sur le plan (1, 2), aussi bien pour les variables que pour les individus.

Les ressemblances entre les années sont matérialisées par la figure 7 qui représente le nuage des individus.

Figure 7 : Photographie des individus sur le premier plan factoriel

_

L'origine des axes, sur la figure 7, représente l'individu moyen, c'est-à-dire une année qui aurait pour recette fiscale la moyenne des 5 catégories d'impôts étudiés. La figure met en relief la projection des années sur les facteurs. Elle suggère deux types d'opposition entre les années (en termes de catégories d'impôts) :

- d'une part, les années 1993, 1994, 1995, 1996, 1997 et 1998, s'opposent à leurs

homologues 2002, 2003, 2004, 2005 et 2006, le long du premier axe factoriel ;

- d'autre part, les années 1999, 2000, 2001 et 2007, s'opposent à leurs homologues 1986, 1987, 1988,1989 et 1990, le long du deuxième axe factoriel.

Cependant, pour éviter des interprétations abusives de proximités graphiques illusoires, nous avons extrait du tableau 5 (annexe A3), le tableau 4 suivant qui synthétise les résultats sur les individus «bien ou relativement bien projetés» sur les axes 1 et 2, ce qui donnera (à la vue des coordonnées, contributions et cosinus carrés) une meilleure interprétation du graphique 7. Les critères d'élaboration du tableau 4 sont les suivants : (i) le signe de la coordonnée (COORD.) renseigne sur le coté de l'axe, (ii) les années qui ont le plus participé à la formation d'un axe sont celles pour lesquelles la contribution (CTR) est supérieure à la valeur théorique (3,57 %) autour de laquelle oscilleraient les CTR de chacune des 28 années, (iii) une année illustre bien un axe si elle s'écarte de la «moyenne» précisément dans la direction de l'axe [cosinus carré (CO2) avoisinant 1].

Tableau 4 : Coordonnées, contributions et cosinus carrés des individus `'bien photographiés''

Sur l'axe 1__Côté (-)_Côté

(+)__Individu_COORD._CTR_CO2_COORD._CTR_Co2_Individu__1987_-

1.38_3.1_0.24_1.55_3.9_0.36_1993__1988_-

1.57_3.9_0.30_2.08_7.0_0.91_1994__2002_-

1.96_6.1_0.73_2.36_9.0_0.82_1995__2003_-

2.17_7.6_0.84_3.16_16.1_0.95_1996__2004_-

2.29_8.4_0.86_2.35_8.9_0.86_1997__2005_-

1.67_4.5_0.64_2.07_6.9_0.79_1998__2006_-1.89_5.8_0.73___2007_- 1.94_6.0_0.36___Sur l'axe 2__Côté (-)_Côté
(+)__Individu_COORD._CTR_CO2_COORD._CTR_Co2_Individu__1986_-

1.72_6.1_0.80_2.00_8.2_0.71_1999__1987_-

2.40_11.8_0.74_1.67_5.7_0.64_2000__1988_-

2.33_11.1_0.67_1.30_3.5_0.58_2001__1989_- 2.10_9.1_0.83_2.42_11.9_0.55_2007__1990_-2.70_15.0_0.72___Source : Banque

Mondiale, Représentation du Cameroun__

Notons d'abord que les présentes descriptions peuvent être facilitées en balayant les cellules surlignées du tableau ci-dessus. Les oppositions donnent une meilleure vue du plan factoriel (1,2). Nous les avons traduites par des rectangles sur l'axe 1 et par des cercles sur l'axe 2, ce qui constitue la figure 14 de l'annexe A3.

Sur l'axe 1, huit années de deux périodes distinctes (1987-1988 et 2002-2007) se retrouvent à gauche en position extrême. Du point de vue du seul facteur 1, elles se ressemblent, et sont opposées à six années d'une seule période régulière (1993-1998). Il faudrait relever la prééminente contribution d'un côté de la sous-période 2003-2004 (contribution égale à 16 %) et, de l'autre, de la sous-période 1995-1997 (contribution égale à 34 %), dans la détermination de l'axe 1. Ces deux sous-périodes sont les plus extrêmes et sont faites des années illustrent bien l'axe 1 (bon CO2).

Sur l'axe 2, cependant, cinq années d'une seule période (1986-1990) se retrouvent à gauche en position extrême. Du point de vue du seul facteur 2, elles se ressemblent, et sont opposées à quatre années de deux périodes distinctes (1999-2001 et 2007). Il faudrait relever la prééminente contribution d'un côté de la sous-période 1987-1990 (contribution égale à 47 %) et, de l'autre, des années 1999 et 2007 (contribution égale à 20,1 %), dans la détermination de l'axe 2. Ces sous-périodes sont les plus extrêmes sur cet axe pour lequel toutes les années à contribution significative en sont bon illustratives.

Pour s'affranchir des distorsions fâcheuses occasionnées par la compression excessive de l'espace de projection des années, l'on a complété l'ACP par une classification qui a permis la construction de l'arbre constituant la figure 8 ci-dessous.

Figure 8 : Dendrogramme de classification hiérarchique _

_ EMBED HieSvr.Document.2 ____

_

Une coupure de cet arbre (trait vertical rouge, grâce au diagramme des indices de niveaux (cf. figure 15, annexe A3), et conformément au critère du coude, permet de distinguer 5 classes d'années constituant chacune une phase d'évolution des catégories d'impôts étudiées.

Toutefois, toutes ces descriptions manquent de pertinence sans l'examen des corrélations variables-facteurs, qui nous renseigneront sur la cause des oppositions (le sens des facteurs). À cette fin, nous nous tournons vers l'espace des variables qui est schématisé par la figure 9 ci-dessous.

Figure 9 : Projection des variables sur les facteurs

Il est ici question, sur cette figure, d'interpréter les composantes principales, au regard des corrélations avec les variables de départ. L'axe 1 pourrait être assimilé à la catégorie d'impôts directs (notamment l'impôt sur le revenu). L'opposition des années le long de cet axe reflète donc celle entre l'impôt sur le revenu et les autres impôts directs. La deuxième composante principale montre une opposition entre impôt sur les sociétés (à gauche de l'axe 2) et impôt sur les biens et services locaux (à droite de l'axe 2). Ainsi, l'on pourrait qualifier l'axe 2 comme un axe « impôt direct/impôt indirect », et l'opposition des années le long de cet axe reflète par conséquent l'opposition entre impôts sur les bénéfices (IS) et impôts sur les dépenses de consommation (IBSL). Des aides à l'interprétation des corrélations des variables sont données dans le tableau 6 (annexe A3). De même, une vue simultanée des années et des variables, est schématisée, voir figure 17 (annexe A3).

Conformément au dernier objectif de ce chapitre, nous avons, en fin de compte, essayé de capter le profil temporel des impôts (indicateur composite d'impôt de 1980 à 2007). La figure 10 matérialise ce profil (ICI), sur les 1er et 2ème facteur.

Figure 10 : Profil temporel des coordonnées factorielles sur les axes 1 et 2 (ICI)

__

À la lumière de ce graphique, le profil temporel de l'impôt est resté très instable sur la période de 1980 à 2007, aussi bien sur le premier que sur le second facteur. La figure rapporte également que, de 1980 à 1999, l'indicateur composite d'impôts sur le premier axe reste au-dessus de son homologue sur le second axe, alors qu'une situation inverse se présente à partir de 1999 jusqu'en 2007. S'agissant particulièrement du second facteur (un contrôle identique pourrait être fait avec le premier facteur), la dynamique du profil d'impôts connaît des hauts et des bas, mais la tendance globale est à la hausse. L'on pourrait expliquer cette tendance par l'avènement de la réforme fiscalo-douanière dans la sous-région d'Afrique centrale. En effet, cette réforme vise, entre autres, le redressement/sécurisation des recettes fiscales et l'harmonisation de la fiscalité dans la sous-région et par conséquent la réduction des distorsions dans le cadre industriel et commercial afin d'améliorer la compétitivité et faciliter les échanges.

4.2 L'IBSL : DESCRIPTION ET PREDICTIONS POUR 2008 et 2009

Cette section décrit l'évolution de l'impôt sur biens et services locaux (IBSL). Une prévision à court terme (2 ans) sera effectuée sur la base des informations parcellaires (1980-2007). La modélisation «lissage exponentiel simple» (sous SPSS) sera utilisée à cet effet.

4.2.1 La dynamique de l'impôt sur les biens et services locaux (IBSL)

Le diagramme suivant donne, sur la période considérée (1980-2007), l'évolution de la séquence d'impôts sur les biens et services locaux.

Figure 11 : Graphique séquentiel. Évolution de l'impôt sur les biens et services locaux, de 1980 à 2007

__

Il y a apparence d'un cycle manifesté par un mouvement oscillatoire d'amplitude et de périodicité variables. En effet, la figure montre que, de 1980 à 2007, la séquence IBSL se caractérise par une alternance de périodes d'expansion et de contraction. Par

ailleurs, une observation attentive permet de distinguer 5 périodes dans l'évolution de l'IBSL :

1) de 1980 à 1984 : phase descendante (récession) ;

2) de 1984 à 1997 : phase ascendante (expansion). Elle est marquée par deux creux (en 1988 et en 1992) pouvant s'expliquer par des situations de crise ;

3) de 1997 à 2000 : seconde phase descendante commençant par une année de prospérité (en termes de recettes d'impôts IBSL), l'année 1997 ;

4) de 2000 à 2005 : seconde phase ascendante se terminant par une année de prospérité, l'année 2005 ;

5) de 2005 à 2007 : phase descendante juste après l'année de prospérité (2005).

L'on voit par conséquent qu'il est ardu de cerner le trend (la tendance) de cette chronique. Toutefois, l'on s'aperçoit que la série oscille autour d'une moyenne environ égale à 35,5. La figure 7 semble donc confirmer l'idée d'une stationnarité de la série.

4.2.2 Une prédiction de l'IBSL pour 2008-2009

Fort de l'hypothèse présente (stationnarité apparente de la série), l'application à la série initiale de la procédure de lissage exponentiel simple fournit les résultats inscrits sur les graphiques 12 et 13. En guise de spécifications du modèle, notons que :

ü le paramètre de lissage a été fixé à 0,6 (valeur fixée compte tenu de la minimisation de l'écart quadratique moyen) ;

ü les données manquantes (de 1965 à 1979) ont été supprimées de l'étude ;

ü la valeur initiale de la série prédite a été initialisée, comme indiquée au chapitre précédent, à 35, 5.

La figure 12 matérialise la séquence des erreurs de prévisions du modèle.

Figure 12 : Graphique des résidus

_

__

Par hypothèse, l'on sait qu'il y a de bonnes raisons de croire à une robustesse des prévisions si les résidus sont « bruits blancs », c'est-à-dire s'ils sont stabilisés. Ce critère étant, le graphique ci-dessus vaut un test d'acceptation du modèle choisi parce que les résidus oscillent autour de la valeur zéro (0) : ils sont « bruit blanc », ce qui leur confère la structure de stationnarité. Dès lors nous pouvons analyser les prévisions réalisées.

La figure 13, par contre, donne les résultats de la série des prédictions. Cette dernière apparaît sur le graphique en couleur verte (Fit for IBSL from EXSMOOTH, MOD_45 NNA, 60) alors que la série initiale y apparaît au rouge (IBSL).

Figure 13 : Graphique des prévisions

_

La visualisation de ce graphique rapporte que, sur la période considérée, la série des observations initiales épouse celle des prévisions. En effet, les deux séries varient presque de manière identique de 1980 à 2007 : on dit qu'il y a « bonne adéquation » entre la courbe réelle (initiale) et la courbe prédite (lissée), ce qui signifie qu'il y a bonne estimation des valeurs futures.

Compte tenu du critère précédent et de la formule de mise à jour définie au chapitre précédent (p.21), SPSS a généré l'allure prévisionnelle qui apparaît juste après la barre verticale jaune (2007). Les résultats montrent que, par rapport à l'année 2007, la valeur de l'impôt sur les biens et services locaux (rapportée au revenu national) augmentera en fin 2008. Cette valeur qui est d'environ 47 % en 2007, passera à près de 49 % en 2008, soit une expansion d'économie_ d'environ 4, 26 % entre 2007 et 2008. La même allure semblerait se dessiner pour l'année 2009.

Ainsi s'achève la construction et l'analyse du profil temporel des recettes fiscales du Cameroun, sur la période de 1980 à 2007. En somme, nous avons constaté que, sur la période considérée, ce profil, bien qu'ayant des tendances plus longues à la hausse plutôt qu'à la baisse, a connu des périodes de prospérité et de crise. Ce profil est resté instable malgré les efforts consentis par le gouvernement dans le cadre de la réforme fiscalodouanière. Au début de la période, la faiblesse des stratégies fiscales serait une cause potentielle du mouvement oscillatoire à amplitude et périodicité instables des indicateurs d'impôt. En effet, l'on fait souvent l'hypothèse qu'avant la réforme, le tarif extérieur commun était complexe et comprenait des droits et taxes en cascade, ce qui rendait la maîtrise et le recouvrement des recettes fiscales difficile. En termes de prévisions, les résultats ont montré que l'impôt sur les biens et services locaux (rapporté à la recette nationale) pourrait croître à un taux de 4,26 % d'ici à fin 2008, voire 2009.

_

_ En termes de recette fiscale issue des biens et services locaux.

Toutefois, soulignons que les résultats empiriques obtenus dans cette étude méritent d'être nuancés, dans la mesure où ils présentent quelques faiblesses liées à la fois aux techniques utilisées d'une part et à la nature des données traitées d'autre part. Au nombre de ces limites l'on peut retenir :(i) le manque de robustesse de l'indicateur composite d'impôt élaboré, imputable à la nature du logiciel SPAD qui attribue une pondération uniforme à toutes les composantes, (ii) les prévisions estimées souffrent d'un biais dû au fait qu'elles sont basées d'une part sur un échantillon de faible taille (28 années) et, d'autre part, sur une intuition graphique moins rigoureuse plutôt que sur des tests statistiques qui devraient permettre de valider un modèle sur le mécanisme probabiliste générateur de la chronique analysée_ ; (iii) le manque d'informations précises sur l'origine des fluctuations du profil temporel d'impôt (phénomènes réels ayant frappé l'économie Camerounaise dans la période analysée).

_

_ Une approche consisterait à utiliser le traitement de la série chronologique par la méthode dite de Box et Jenkins.

CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS

Au terme de cette étude, nous disons que le stage nous a été bénéfique à la vue de l'atteinte des objectifs académiques, professionnels et empiriques. Sur le plan professionnel, le stage nous a permis d'appréhender notre environnement de travail, notamment les contraintes auxquelles nous serons soumise (esprit d'équipe, absence de données pour une étude, etc.). Sur le plan académique, le stage nous a permis : (i) de nous familiariser davantage avec les logiciels statistiques comme SPSS, EVIEWS et SPAD, (ii) de développer notre engouement et nos aptitudes pour la recherche, (iii) d'être mieux outillés dans la compréhension des notions de fiscalité en rapport avec les termes de référence des lignes budgétaires et (iv) parvenir à formuler des suggestions pour aider le décideur dans ses missions de régulation économique. L'étude empirique a tenté de prendre en mains quelques dimensions descriptives et explicatives de l'impôt au Cameroun. À cette fin, l'analyse empirique, basée sur la chronique fiscale de 1965 à 2007 avait pour finalité d'une part de construire puis analyser un profil temporel des facteurs d'impôts (élaboration d'un indicateur composite d'impôts : ICI) et, d'autre part, d'analyser l'impôt sur les biens et services locaux (IBSL) puis en faire une prévision pour 2008/2009. L'étude a donné quatre principaux résultats.

En premier lieu, l'objectif de l'étude était de décrire puis analyser l'évolution temporelle des indicateurs d'impôts. La description s'est faite par une analyse élémentaire suivie d'une analyse en composantes principales couplée d'une classification hiérarchique. Elle a rapporté, entre autres, deux types d'opposition des périodes : opposition sur l'axe 1 et opposition sur l'axe 2. L'opposition des années le long du facteur 1 reflète celle entre l'impôt sur le revenu et les autres impôts directs, alors qu'à l'inverse, la 2ème composante principale dévoile une opposition des années entre impôts sur les sociétés (IS) et impôts sur les dépenses de consommation.

En deuxième lieu, l'objectif de l'étude était d'analyser les liaisons (corrélations) entre les différentes catégories d'impôts. À cet effet, il a été détecté d'une part une liaison linéaire négative entre l'impôt sur les Sociétés (IS) et l'impôt IBSL et, d'autre part, une corrélation linéaire positive entre l'impôt sur le revenu (IR) et l'impôt sur le revenu-prêts nets inclus (IR_PNI).

En troisième lieu, l'examen de l'ICI suggère que le profil de l'impôt est resté instable de 1980 à 2007, aussi bien sur le 1er que sur le 2ème facteur. S'agissant particulièrement du 2ème facteur, l'ICI connaît une tendance globale à la hausse, ce qui s'explique par les vertus engendrées par l'avènement de la réforme fiscalo-douanière dans la sous-région d'Afrique centrale.

En quatrième lieu, l'étude a examiné la dynamique de l'IBSL dont on a estimé les valeurs en 2008/2009. La chronique IBSL est instable (alternance expansion/récession). Son trend semble osciller autour de 35,5 %. Un lissage exponentiel simple a révélé que, toutes choses étant égales par ailleurs, la valeur de l'IBSL (rapportée au revenu national) qui est de 47 % en 2007, passera à près de 49 % en 2008, soit une expansion d'environ 4, 26 % entre 2007 et 2008 ou 2009.

Globalement, l'étude montre que, malgré les efforts consentis par le Gouvernement camerounais dans l'élan de la réforme fiscale, le profil temporel de l'impôt a connu des périodes de prospérité et de crise. Ce profil est resté très instable surtout dans la première moitié de la période 1980-2007. Ainsi, à la lumière de ces quelques principaux résultats, une synergie serait par exemple d'engager de concert avec les institutions tant nationales qu'internationales : (i) le suivi des indicateurs de recettes fiscales (en particulier l'impôt sur les transactions internationales), (ii) la liquidation et le recouvrement des impôts, (iii) le renforcement de la production puis consolidation des données de recettes fiscale, (iv) l'utilisation efficace et efficiente des techniques d'analyse temporelle des données sur les recettes et les dépenses du Budget de l'État au sein de la DGB, (v) l'application rigoureuse des principes de la réforme fiscalo-douanière dans l'économie camerounaise.

INDICATIONS BIBLIOGRAPHIQUES

1. BABISSAKANA et ABISSAMA-ONANA, 2005, « Les débats économiques du Cameroun et d'Afrique », Cahiers des notes d'analyse technique n°2, PRESCRIPTOR, p.433.

2. BRY X., 1995, « Analyse factorielle simple », Economica, coll. Techniques quantitatives, Tome 1.

3. KAMGA T-I, 2007, « Économie du Développement pour IAS 4 », Support de cours, ISSEA, p.56.

4. LEBART L. et al, 1994, « Statistique exploratoire multidimensionnelle », 2nd édition Dunod.

5. ONDO J-C, 2007, « Initiation à l'analyse des données », polycopié de cours, ISSEA.

6. PENDA-EKOKA C., 2004, « Cameroun, le mal de l'industrialisation », éditorial n°1210, août 2004.

7. RFI, « Débat Africain », 1er août 2004.

Autre article utilisé : Annexe budgétaire n° 2003/011/PM du 09 janvier 2003. Site web consulté : http://www.banquemondiale.org.

ANNEXES

ANNEXE A1. Missions de la DGB et de la DES

_

ANNEXE A2. Les différentes notes relatives à notre stage 1. Note du Directeur Général du Budget au Directeur de l'ISSEA

_

2. Note du Directeur Général de l'ISSEA aux étudiants (Décision d'affectation dans les structures d'accueil)_

3. Note de service pour affectation dans les organes de la Direction Générale du Budget

4. Planning provisoire de stage dans les structures de la Division des Études et Synthèses ANNEXE A3. Autres résultats de l'ACP et de la classification

Tableau 5 : Coordonnées, contributions et cosinus carrés des individus (axes 1 à 5)

+ + + + +

| INDIVIDUS | COORDONNEES | CONTRIBUTIONS | COSINUS CARRES

| + + +

| IDENTIFICATEUR P.REL DISTO | 1 2 3 4 5 | 1 2 3 4 5 | 1 2 3 4 5

+ + + + +

| 1980 3.57 0.00 | 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 | 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 | 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 |

| 1981 3.57 0.00 | 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 | 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 | 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 |

| 1982 3.57 3.29 | 0.60 0.28 1.51 -0.73 -0.23 | 0.6 0.2 11.5 6.6 5.4 | 0.11 0.02 0.69 0.16 0.02 |

| 1983 3.57 0.28 | 0.22 -0.27 -0.16 -0.31 0.18 | 0.1 0.2 0.1 1.2 3.2 | 0.18 0.27 0.09 0.35 0.11 |

| 1984 3.57 2.29 | -0.19 -0.91 -1.18 -0.13 0.19 | 0.1 1.7 7.0 0.2 3.5 | 0.02 0.36 0.60 0.01 0.02 |

| 1985 3.57 3.79 | -0.55 -0.70 -1.73 -0.01 0.03 | 0.5 1.0 15.1 0.0 0.1 | 0.08 0.13 0.79 0.00 0.00 |

| 1986 3.57 3.70 | 0.29 -1.72 0.12 -0.79 0.12 | 0.1 6.1 0.1 7.6 1.5 | 0.02 0.80 0.00 0.17 0.00 |

| 1987 3.57 7.86 | -1.38 -2.40 0.35 0.20 -0.14 | 3.1 11.8 0.6 0.5 1.8 | 0.24 0.74 0.02 0.00 0.00 |

| 1988 3.57 8.05 | -1.57 -2.33 0.34 0.24 -0.11 | 3.9 11.1 0.6 0.7 1.2 | 0.30 0.67 0.01 0.01 0.00 |

| 1989 3.57 5.32 | 0.37 -2.10 0.43 0.44 0.62 | 0.2 9.1 0.9 2.4 38.4 | 0.03 0.83 0.03 0.04 0.07 |

| 1990 3.57 10.14 | 0.56 -2.70 1.54 -0.35 -0.13 | 0.5 15.0 12.0 1.5 1.7 | 0.03 0.72 0.23 0.01 0.00 |

| 1991 3.57 2.25 | -0.63 -0.77 0.10 1.08 -0.31 | 0.6 1.2 0.0 14.2 9.9 | 0.18 0.26 0.00 0.51 0.04 |

| 1992 3.57 2.38 | 0.08 -0.84 0.02 1.26 -0.27 | 0.0 1.4 0.0 19.6 7.4 | 0.00 0.29 0.00 0.67 0.03 |

| 1993 3.57 6.78 | 1.55 0.47 -1.89 0.75 -0.05 | 3.9 0.5 18.2 6.9 0.2 | 0.36 0.03 0.53 0.08 0.00 |

| 1994 3.57 4.80 | 2.08 -0.27 -0.53 -0.29 0.08 | 7.0 0.1 1.4 1.1 0.6 | 0.91 0.02 0.06 0.02 0.00 |

| 1995 3.57 6.80 | 2.36 0.63 -0.91 0.01 -0.01 | 9.0 0.8 4.2 0.0 0.0 | 0.82 0.06 0.12 0.00 0.00 |

| 1996 3.57 10.57 | 3.16 0.59 -0.40 0.18 -0.09 | 16.1 0.7 0.8 0.4 0.9 | 0.95 0.03 0.02 0.00 0.00 |

| 1997 3.57 6.47 | 2.35 0.72 0.38 -0.50 -0.14 | 8.9 1.1 0.7 3.0 2.0 | 0.86 0.08 0.02 0.04 0.00 |

| 1998 3.57 5.40 | 2.07 0.74 0.32 -0.67 -0.15 | 6.9 1.1 0.5 5.5 2.2 | 0.79 0.10 0.02 0.08 0.00 |

| 1999 3.57 5.68 | 0.22 2.00 1.24 0.28 0.07 | 0.1 8.2 7.8 0.9 0.4 | 0.01 0.71 0.27 0.01 0.00 |

| 2000 3.57 4.38 | 0.16 1.67 1.18 0.29 0.27 | 0.0 5.7 7.1 1.1 7.2 | 0.01 0.64 0.32 0.02 0.02 |

| 2001 3.57 2.94 | 0.15 1.30 0.89 0.61 0.23 | 0.0 3.5 4.0 4.6 5.1 | 0.01 0.58 0.27 0.13 0.02 |

| 2002 3.57 5.26 | -1.96 0.79 -0.59 -0.67 -0.08 | 6.1 1.3 1.8 5.4 0.7 | 0.73 0.12 0.07 0.08 0.00 |

| 2003 3.57 5.62 | -2.17 0.64 -0.41 -0.52 0.19 | 7.6 0.8 0.9 3.3 3.5 | 0.84 0.07 0.03 0.05 0.01 |

| 2004 3.57 6.12 | -2.29 0.60 -0.55 -0.46 -0.07 | 8.4 0.7 1.5 2.6 0.5 | 0.86 0.06 0.05 0.03 0.00 |

| 2005 3.57 4.33 | -1.67 1.06 -0.36 -0.52 -0.14 | 4.5 2.3 0.7 3.3 2.1 | 0.64 0.26 0.03 0.06 0.00 |

| 2006 3.57 4.93 | -1.89 1.11 -0.31 -0.16 -0.05 | 5.8 2.5 0.5 0.3 0.3 | 0.73 0.25 0.02 0.01 0.00 |

| 2007 3.57 10.55 | -1.94 2.42 0.61 0.77 0.02 | 6.0 11.9 1.9 7.2 0.1 | 0.36 0.55 0.03 0.06 0.00 |+-

+ + + +

Intervalles

+ +

| NUMERO

+ +

LAPLACIEN D'ANDERSON/Intervalles BORNE INFERIEURE VALEUR PROPRE

au seuil 0,95

+

BORNE SUPERIEURE

+

| 1

|

1.0369

2.2225

3.4081 |

| 2

|

0.8142

1.7450

2.6759 |

| 3

|

0.3292

0.7055

1.0819 |

| 4

|

0.1360

0.2915

0.4470 |

| 5

|

0.0165

0.0354

0.0543 |

+ + +

_

Figure 14 : Opposition des individus sur le plan factoriel (1,2)

_

Figure 15 : Classification et histogramme des indices de niveau

_

0.00000 *

0.00076 *

0.00185 *

0.00204 *

0.00276 *

0.00341 *

0.00404 *

0.00658 *

0.00915 *

0.00990 *

0.01188 *

0.01635 *

0.01678 *

0.03381 **

0.03569 **

0.06100 ****

0.06544 ****

0.08886 *****

0.13408 *******

0.14251 ********

0.14618 ********

0.17164 *********

0.19009 **********

0.45081 ************************

0.53069 ****************************

1.29834 *******************************************************************

1.56534 *********************************************************************************

Tableau 6 : Corrélations entre variables et facteurs

+

VARIABLES | COORDONNEES

 

+
|

CORRELATIONS

+

VARIABLE-FACTEUR ---

 

+

 
 
 
 

+

 
 
 
 
 

+

IDEN

- LIBELLE COURT |

1

2

3

4

5

|

1

2

3

4

5

 

+

 
 
 
 
 

+

 
 
 
 
 

IS- Impôt sur Société |

-0.29

-0.87

0.21

0.33

-0.06

|

-0.29

-0.87

0.21

0.33

-0.06

IR- Impôts sur Revenu |

-0.96

-0.18

0.16

-0.04

0.14

|

-0.96

-0.18

0.16

-0.04

0.14

IRPN-

Impôt Revenu, Prêt|

-0.88

0.32

0.27

-0.20

-0.11

|

-0.88

0.32

0.27

-0.20

-0.11

IBSL-

Impôt sur Biens/sce|

0.12

0.85

0.42

0.31

0.02

|

0.12

0.85

0.42

0.31

0.02

ITI

- Impôt Transac.Int.|

0.65

-0.37

0.62

-0.22

0.02

|

0.65

-0.37

0.62

-0.22

0.02

_ + +

Figure 16 : Représentation simultanée. Projections des individus et des variables sur les axes







9Impact, le film from Onalukusu Luambo on Vimeo.



Appel aux couturier(e)s volontaires

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Moins de 5 interactions sociales par jour



BOSKELYWOOD from Ona Luambo on Vimeo.