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Analyse et prévisions à  court terme des recettes fiscales: cas du Cameroun

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par Anaclet Géraud NGANGA-KOUBEMBA
ISSEA - Ingénieur statisticien 2008
  

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4.2.1 La dynamique de l'impôt sur les biens et services locaux (IBSL)

Le diagramme suivant donne, sur la période considérée (1980-2007), l'évolution de la séquence d'impôts sur les biens et services locaux.

Figure 11 : Graphique séquentiel. Évolution de l'impôt sur les biens et services locaux, de 1980 à 2007

__

Il y a apparence d'un cycle manifesté par un mouvement oscillatoire d'amplitude et de périodicité variables. En effet, la figure montre que, de 1980 à 2007, la séquence IBSL se caractérise par une alternance de périodes d'expansion et de contraction. Par

ailleurs, une observation attentive permet de distinguer 5 périodes dans l'évolution de l'IBSL :

1) de 1980 à 1984 : phase descendante (récession) ;

2) de 1984 à 1997 : phase ascendante (expansion). Elle est marquée par deux creux (en 1988 et en 1992) pouvant s'expliquer par des situations de crise ;

3) de 1997 à 2000 : seconde phase descendante commençant par une année de prospérité (en termes de recettes d'impôts IBSL), l'année 1997 ;

4) de 2000 à 2005 : seconde phase ascendante se terminant par une année de prospérité, l'année 2005 ;

5) de 2005 à 2007 : phase descendante juste après l'année de prospérité (2005).

L'on voit par conséquent qu'il est ardu de cerner le trend (la tendance) de cette chronique. Toutefois, l'on s'aperçoit que la série oscille autour d'une moyenne environ égale à 35,5. La figure 7 semble donc confirmer l'idée d'une stationnarité de la série.

4.2.2 Une prédiction de l'IBSL pour 2008-2009

Fort de l'hypothèse présente (stationnarité apparente de la série), l'application à la série initiale de la procédure de lissage exponentiel simple fournit les résultats inscrits sur les graphiques 12 et 13. En guise de spécifications du modèle, notons que :

ü le paramètre de lissage a été fixé à 0,6 (valeur fixée compte tenu de la minimisation de l'écart quadratique moyen) ;

ü les données manquantes (de 1965 à 1979) ont été supprimées de l'étude ;

ü la valeur initiale de la série prédite a été initialisée, comme indiquée au chapitre précédent, à 35, 5.

La figure 12 matérialise la séquence des erreurs de prévisions du modèle.

Figure 12 : Graphique des résidus

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Par hypothèse, l'on sait qu'il y a de bonnes raisons de croire à une robustesse des prévisions si les résidus sont « bruits blancs », c'est-à-dire s'ils sont stabilisés. Ce critère étant, le graphique ci-dessus vaut un test d'acceptation du modèle choisi parce que les résidus oscillent autour de la valeur zéro (0) : ils sont « bruit blanc », ce qui leur confère la structure de stationnarité. Dès lors nous pouvons analyser les prévisions réalisées.

La figure 13, par contre, donne les résultats de la série des prédictions. Cette dernière apparaît sur le graphique en couleur verte (Fit for IBSL from EXSMOOTH, MOD_45 NNA, 60) alors que la série initiale y apparaît au rouge (IBSL).

Figure 13 : Graphique des prévisions

_

La visualisation de ce graphique rapporte que, sur la période considérée, la série des observations initiales épouse celle des prévisions. En effet, les deux séries varient presque de manière identique de 1980 à 2007 : on dit qu'il y a « bonne adéquation » entre la courbe réelle (initiale) et la courbe prédite (lissée), ce qui signifie qu'il y a bonne estimation des valeurs futures.

Compte tenu du critère précédent et de la formule de mise à jour définie au chapitre précédent (p.21), SPSS a généré l'allure prévisionnelle qui apparaît juste après la barre verticale jaune (2007). Les résultats montrent que, par rapport à l'année 2007, la valeur de l'impôt sur les biens et services locaux (rapportée au revenu national) augmentera en fin 2008. Cette valeur qui est d'environ 47 % en 2007, passera à près de 49 % en 2008, soit une expansion d'économie_ d'environ 4, 26 % entre 2007 et 2008. La même allure semblerait se dessiner pour l'année 2009.

Ainsi s'achève la construction et l'analyse du profil temporel des recettes fiscales du Cameroun, sur la période de 1980 à 2007. En somme, nous avons constaté que, sur la période considérée, ce profil, bien qu'ayant des tendances plus longues à la hausse plutôt qu'à la baisse, a connu des périodes de prospérité et de crise. Ce profil est resté instable malgré les efforts consentis par le gouvernement dans le cadre de la réforme fiscalodouanière. Au début de la période, la faiblesse des stratégies fiscales serait une cause potentielle du mouvement oscillatoire à amplitude et périodicité instables des indicateurs d'impôt. En effet, l'on fait souvent l'hypothèse qu'avant la réforme, le tarif extérieur commun était complexe et comprenait des droits et taxes en cascade, ce qui rendait la maîtrise et le recouvrement des recettes fiscales difficile. En termes de prévisions, les résultats ont montré que l'impôt sur les biens et services locaux (rapporté à la recette nationale) pourrait croître à un taux de 4,26 % d'ici à fin 2008, voire 2009.

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_ En termes de recette fiscale issue des biens et services locaux.

Toutefois, soulignons que les résultats empiriques obtenus dans cette étude méritent d'être nuancés, dans la mesure où ils présentent quelques faiblesses liées à la fois aux techniques utilisées d'une part et à la nature des données traitées d'autre part. Au nombre de ces limites l'on peut retenir :(i) le manque de robustesse de l'indicateur composite d'impôt élaboré, imputable à la nature du logiciel SPAD qui attribue une pondération uniforme à toutes les composantes, (ii) les prévisions estimées souffrent d'un biais dû au fait qu'elles sont basées d'une part sur un échantillon de faible taille (28 années) et, d'autre part, sur une intuition graphique moins rigoureuse plutôt que sur des tests statistiques qui devraient permettre de valider un modèle sur le mécanisme probabiliste générateur de la chronique analysée_ ; (iii) le manque d'informations précises sur l'origine des fluctuations du profil temporel d'impôt (phénomènes réels ayant frappé l'économie Camerounaise dans la période analysée).

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_ Une approche consisterait à utiliser le traitement de la série chronologique par la méthode dite de Box et Jenkins.

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