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Incidence de l'entrepreneuriat sur la réduction de la pauvreté à  Kinshasa

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par Engels KASONGO NGIESU
Institut facultataire de développement - Licence en sciences et techniques de développement 2011
  

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1.3.4. L'environnement technologique

Notre approche de l'environnement technologique de la PME congolaise s'inscrit dans le contexte du processus d'industrialisation observé à travers toute l'Afrique subsaharienne vers la fin des années '60.

Mais qu'entendre par « industrialisation » ? Selon l'ONUDI, écrit Michel NORRO128, « pour un pays en développement, l'industrialisation signifie plus que le simple fait d'augmenter le revenu et le volume de production. Elle constitue pour lui un moyen de moderniser sa structure primitive de production et de transformer toute la tradition socioéconomique qui y est associée. Dans ce contexte, il est important de mesurer l'industrialisation sous toutes ses dimensions, c'est-à-dire à la fois quant à son étendue et quant à son intensité. ».

La politique d'industrialisation menée au Congo est de type »industrialisation par substitution aux importations» dont l'objectif est de remplacer assez vite les importations qui déséquilibrent la balance commerciale par des productions locales. L'idée d'une telle politique consiste à privilégier les activités industrielles pour les quelles, ainsi qu'en témoignent les importations, il existe une demande intérieure.

Le producteur nouveau, écrit Michel NORRO129, ne doit pas créer son marché mais peut aisément, moyennant les mesures protectionnistes convenables, se substituer aux producteurs étrangers.

Dans ce contexte, l'amélioration des technologies traditionnelles ne pouvait pas être au centre de la politique d'industrialisation, puisqu'il fallait opérer un »saut technologique» en optant pour les technologies avancées. Comme l'indique LOKOTA130, l'assimilation des emprunts technologiques à l'étranger est considérée comme un des principaux facteurs de modernisation de l'appareil productif d'un pays. La théorie de la modernisation a toujours recommandé aux pays sous-développés, dans leur recherche des voies et moyens de réduire rapidement l'écart technologique qui les sépare des pays industrialisés, d'imiter la technologie mise au point par ces derniers.

128 Michel NORRO, Economie africaine, De Boeck, 1994, p. 176

129 Idem, p. 191

130 LOKOTA, op. cit., p.68

C'est là le rôle joué par le mouvement de »transfert des technologies''131, qui s'est opéré selon deux voies : une voie directe et une voie indirecte. Dans la voie directe, des opérateurs nationaux réalisent pour leur compte un investissement en recourant à des partenaires étrangers pour des fournitures de biens et services. Quant à la voie indirecte, elle correspond au cas où une firme d'un pays industrialisé implante une filiale dans un pays du Tiers monde132. Dans tous les cas, il s'agit des opérations d'achat d'équipements et des services aux pays industrialisés.

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"Je ne pense pas qu'un écrivain puisse avoir de profondes assises s'il n'a pas ressenti avec amertume les injustices de la société ou il vit"   Thomas Lanier dit Tennessie Williams