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Influence du port d'un poids sur la performance du sujet BPCO lors du TM6 dans le cadre de la réhabilitation à  l'effort

( Télécharger le fichier original )
par Pierre Graf
Université Joseph Fourier Grenoble I - Maitrise ingénieurie de la santé 2005
  

Disponible en mode multipage

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MINISTERE DE LA SANTE

REGION RHONE-ALPES

IUP SANTE KINESITHERAPIE SPORT

UNIVERSITE JOSEPH FOURIER-GRENOBLE I

ECOLE DE KINESITHERAPIE

CENTRE HOSITALIER UNIVERSITAIRE DE GRENOBLE


INFLUENCE DU PORT D'UN POIDS

SUR LA PERFORMANCE DU SUJET

BPCO LORS DU TM6 DANS LE CADRE DE LA REHABILITATION A L'EFFORT









Rapport de recherche en kinésithérapie présenté par GRAF Pierre

En vue de l'obtention du Diplôme d'Etat de Masseur-Kinésithérapeute

Et de la Maitrise Ingénieurie de la santé (option Kinésithérapie)


année 2005

CE TRAVAIL A ÉTÉ EFFECTUÉ SOUS LA DIRECTION DE :

- BERNARD COSSALTER : Kinésithérapeute cadre de santé, à l'IUP SKS, option Kinésithérapie, Ecole du CHU de Grenoble.

- DAN VEALE : Médecin Pneumologue (MD FRCP), exerçant sur le centre Henri Bazire à St Julien de Ratz.

JE TIENS À REMERCIER :

- Dan VEALE pour son investissement et son encadrement tout au long de cette recherche qui m'ont été précieux et rassurants.

- L'équipe des kinésithérapeutes du centre Henri Bazire pour leur compréhension, leur participation et leur bienveillance.

- Bernard COSSALTER pour ses conseils méthodologiques judicieux.

- Béatrice RIVAL pour sa précieuse collecte d'informations sur les dossiers des patients.

- Manuel VALVERDE pour son enseignement sur la mise en page.

- Elody, Nadine et Klaus pour leur soutien affectif tout au long de ma scolarité.

- Tous les membres de ma promotion et en particulier mon grand ami Yoann.

MOTS CLEFS

Oxygenothérapie

Déconditionnement

Tolérance à l'effort

BPCO

TM6

RESUME

Cette étude prospective avait pour but de comparer de façon intra individuelle les distances de marche accomplies entre deux tests de marche de six minutes (TM6) effectués par un échantillon de 19 individus BPCO. Après tirage au sort, chaque test a été effectué avec ou sans le port d'un poids de 3,74 kg sur l'épaule, en sachant que si le premier test était fait « avec poids » le deuxième devait être fait « sans poids » et inversement.

L'étude a montré que la différence de distance de marche était statistiquement significative.

Toutefois en se référent à la littérature, elle n'était pas significative cliniquement.

KEY WORDS

COPD

Oxygentherapy

Six-minutes walk test

Conditionning

Exercise tolerance

ABSTRACT

The subject of this prospective study was an intra-individual comparison between two six-minutes walk tests performed by 19 subjects with COPD. Each patient had to either carry a 3,74 kg weight on the shoulder or not, in random order. If the first test was « with weight » the second had to be done « without weight » and inversly.

This study demonstrated that the difference in walk distances was statistically significant.

However in reference to values quoted in the literature, we noticed that the mean difference was not clinically significant.

SOMMAIRE

SOMMAIRE 4

I. INTRODUCTION 5

II. PROBLEMATIQUE 9

III. HYPOTHESES 9

IV. METHODOLOGIE 9

IV.1. TYPOLOGIE DE L'ÉTUDE : 9

IV.2. POPULATION : 10

IV.3. TEST : 11

IV.4. RECUEIL DES DONNÉES : 14

IV.5. STATISTIQUES: 14

V. RESULTATS : 17

V.1. STATISTIQUES DESCRIPTIVES : 17

V.2 STATISTIQUES INFÉRENTIELLES : 27

VI. DISCUSSION 31

VII. CONCLUSION 35

BIBLIOGRAPHIE 36

ANNEXES 38

I. INTRODUCTION

La broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) est une maladie s'installant progressivement après 45 ans et se traduisant par une limitation expiratoire permanente des débits aériens due à une obstruction, conséquente dans plus de 80% des cas au tabagisme. [2]

Elle est un problème majeur de santé publique et représentera la 3e cause de décès dans le monde en 2020, d'après les estimations de l'Organisation Mondiale de la Santé, se situant pour l'instant derrière l'infarctus du myocarde, le cancer et l'accident vasculaire cérébral. En France, on pense que 2600000 personnes souffrent de BPCO (1999), avec une prévalence d'environ 100/100000 chez l'homme (1990). [3]

Les symptômes respiratoires sont très vite corrélés à une atteinte systémique, avec perte de force et d'endurance globale des muscles périphériques [14][23], accompagnés de troubles végétatifs et de dénutrition .

La suite clinique est le stade de l'insuffisance respiratoire, qui se caractérise essentiellement (en aiguë) par une hypoxémie artérielle sévère (PaO2 60mmHg) mettant en jeu le pronostic vital, et traduisant l'incapacité de l'appareil respiratoire à maintenir l'hématose. [4]

 

La progression des symptômes s'accompagne d'une limitation progressive des activités où l'individu s'engage dans le cercle vicieux du déconditionnement 

Les tâches de la vie quotidienne deviennent alors laborieuses voire intolérables. Tout effort devient problématique avec apparition chronique de la dyspnée, qui se caractérise par  la perception pénible d'un désaccord entre la demande ventilatoire et les possibilités mécaniques du système thoraco-pulmonaire [4], et de la sensation de fatigue musculaire respiratoire et périphérique. [16] [5]

Lors de l'effort le sujet BPCO augmente sa demande ventilatoire par rapport au sujet sain.

 

Il existe alors une limitation ventilatoire mécanique (chevauchement des courbes débit/volume).

Le volume courant (Vt) n'augmente pas ou peu : il y a augmentation du volume de fin d'expiration à l'effort (EELV: end expiratory lung volume) et diminution du volume de réserve inspiratoire et de la capacité inspiratoire.

Les conséquences sont une hyperinflation dynamique et par conséquent une augmentation du coût énergétique de la ventilation majorant la dyspnée. [15]

Les indices spirométriques représentent de pauvres indicateurs de la tolérance à l'effort [8], et également nous savons qu'à fonction ventilatoire identique, la tolérance à l'effort est augmentée si la force musculaire est conservée [7].

Handicap respiratoire chronique :

De l'organe au système

Déficience

« impairment »

Capacité- Incapacité

« disability »

Restriction de la participation -Handicap

Qualité de vie - Morbidité - Mortalité

Fonction

pulmonaire

Dyspnée

Locale

Systémique

Fonction u

Douleur

Fatigabilité

Intolérance à l'effort

On retrouve en général les signes de dysfonctionnement musculaires périphériques suivants : atrophie musculaire, faiblesse musculaire, diminution de la proportion des fibres de type I par rapport à celles de types II, diminution de la capillarisation, altération de la capacité métabolique (diminution des concentrations d'ATP, augmentation des lactates musculaires, diminution de l'activité mitochondriale). [13]

L'importance de la déperdition musculaire périphérique devient alors aussi important voire plus que l'incapacité respiratoire. C'est cet aspect que l'on vise alors à améliorer en réhabilitation à l'effort : «La Réhabilitation Respiratoire est un continuum de services multimodaux, dédiés aux patients atteints de maladies respiratoires et à leurs familles, proposés par une équipe multidisciplinaire, dans le but d'une autonomie individuelle maximale au sein de la communauté» [17]. Les composants d'un programme de réhabilitation sont la nutrition, le réentraînement, la kinésithérapie respiratoire, l'accompagnement psycho social, l'optimisation du traitement médical, l'enseignement thérapeutique et l'éducation.

On propose par conséquent de l'oxygène liquide portable à ces patients, qui rehausserait le seuil de tolérance à l'effort. [12]

Le test de marche de six minutes (TM6), est retenue par l'American College of Chest Physician [18] comme étant plus susceptible de faire tendre le sujet BPCO vers la désaturation par rapport au test d'effort maximal classique. Il reste cliniquement l'un des meilleurs moyens diagnostiques de la performance du sujet BPCO en terme de coût, de reproductibilité et de sensibilité.

Entre le début et la fin d'un séjour en réhabilitation respiratoire, on estime en moyenne qu'une augmentation de 54 mètres de la distance de marche lors du TM6 est cliniquement significative des progrès du sujet. Une différence en dessous de ce pallier n'est pas pertinente en théorie, c'est-à-dire que dans ses conditions elle serait trop exposée aux fluctuations aléatoires environnementales et intra individuelles. [22]

Une étude très récente [20] a cherché à analyser les effets de l'utilisation d'un rollator sur la distance de marche en un temps donné. Elle se donne pour objectif de montrer l'effort que peut demander l'un des nombreux moyens facilitant le port du conteneur d'oxygène face à un port plus classique.

En 1977, Legget et Flenley ont fait publié une étude sur l'oxygène portable et la tolérance à l'effort chez des sujets hypoxémiques. [12]

En sachant donc que l'inconvénient majeur de l'oxygénothérapie de déambulation reste son port actif, susceptible de solliciter encore plus un niveau d'activité déjà très diminué, les connaissances actuelles de la littérature nous ont amenés à nous demander si le port du conteneur d'oxygène peut entraver les performances pour une activité aussi vitale que la marche, et s'interroger sur le coût systémique chez des sujets plus ou moins désadaptés à l'effort.

II. PROBLEMATIQUE


Le port actif du conteneur d'oxygène influe-t-il sur la distance parcourue lors d'un test de marche de six minutes?



III. HYPOTHESES

La différence de distance parcourue entre un test avec port du conteneur d'oxygène et un test sans port est significative chez un même sujet.

La différence des fréquences cardiaques maximales et des saturations minimales entre un test avec port du conteneur d'oxygène et un test sans port est significative chez un même sujet.

La différence entre les dyspnées post-test immédiates est significative chez un même sujet.


IV. METHODOLOGIE

IV.1. Typologie de l'étude :

Par cette étude prospective nous avions pour objectif de comparer les distances de marche entre un test avec port actif du conteneur et un test avec assistance. Nous avions relevé chaque minute les paramètres de fréquence cardiaque, saturation en oxygène, ainsi que les dyspnées pré-test et post-test. Nous avions choisi de n'étudier que les patients présentant des incapacités liés exclusivement à la broncho-pneumopathie chronique obstructive.

IV.2. population :

Le recrutement de la population et les mesures ont été réalisés au centre Henri Bazire courant novembre, décembre 2004 et janvier 2005. Il s'agissait d'un échantillon de 19 individus BPCO.

IV.2.1. Les critères d'inclusion:

Sont inclus dans l'étude des patients dont le diagnostic de Broncho-Pneumopathie Chronique Obstructive avait été dressé préalablement par le corps médical selon les critères cliniques et ventilatoires de GOLD [cf annexe].

Au moment du recrutement, nous avions volontairement choisi de ne pas distinguer les individus par la sévérité de leur BPCO, nous étions alors conscient du fait que certains patients étaient oxygéno-dépendants et d'autres non.

IV.2.2. Les critères de non-inclusion:

Ont été écartés de l'étude les patients qui présentaient les caractéristiques suivantes :

- Contre-indications médicales générales liées au TM6. [1]

- Non compréhension de l'utilisation de l'Echelle Visuelle Analogique pour l'évaluation subjective de la dyspnée.

- Altérations anatomiques et/ou physiologiques musculo-squelettiques (ex : arthrose hanche, prothèse genou), cardio-vasculaires (ex : antécédents d'artérite, cardiopathie), neuro-musculaires... induisant des incapacités d'une autre origine que celles qui auraient pu être provoquées par l'affection respiratoire.

- Contre-indications relatives [1] : tachycardie 120/min, TA systolique 180mm Hg, ou TA diastolique 100 mm Hg.

IV.2.3. Les critères d'arrêts des tests:

- Fatigue importante avant ou pendant l'effort (ex: pâleurs, sueurs froides)

- Signes alarmants (ex: douleur articulaire, douleur rétro-sternale, dyspnée intolérable, malaise)

[Remarque : aucun ouvrage ne fait part de critères d'arrêts du TM6, mais il est raisonnable de se fixer certaines limites pour préserver la santé individuelle]

IV.3. test :

IV.3.1. Modalités du test de marche de 6 minutes:

De plus en plus utilisé par les communautés médicales et paramédicales, il a pris une importance considérable dans la prise en charge des patients en cours de réadaptation ou de réhabilitation à l'effort. Il est utilisé pour évaluer la capacité fonctionnelle à un niveau sous maximal, apparaissant donc comme complémentaire à l'ergospirométrie. Le patient est invité à marcher six minutes sur le circuit en parcourant la plus grande distance possible. On préfère réaliser ce test deux fois de suite afin que le patient puisse adapter son effort de manière optimale. La dyspnée au repos et à l'issue du test est évaluée par échelle visuelle analogique (EVA) de 10 cm marqué à un bout comme « pas du tout essoufflé » et à l'autre comme « extrêmement essoufflé ». La surveillance du pouls et de la saturation en oxygène par oxymètre est réalisée tout au cours du test. La distance mesurée est ramenée en pourcentage des valeurs normales, qui prennent en compte la taille, l'âge, et le poids du patient évalué.

L'American Thoracic Society (ATS) a publié ses recommandations [1] concernant les modalités du TM6. Le test doit s'effectuer dans un couloir d'au moins 30 mètres, en intérieur, et à proximité du bureau d'un médecin pour la sécurité du patient. Même s'il est demandé au sujet de marcher le plus possible pendant 6 minutes, le rythme de la marche est librement choisi. Les pauses debout et/ou assise sont tolérées mais ne sont pas décomptées.

IV.3.2. Matériel :

 

Sur le centre Henri Bazire (St Julien de Ratz) il est courant de trouver le sujet BPCO en cours de marche, son conteneur d'oxygène étant tenu par l'épaule grâce à une sangle simple réglable.

Le conteneur d'oxygène liquide à flux continu le plus souvent utilisé sur le centre Bazire est le modèle Companion 1000ml : ce dernier pèse 3,74 kg lorsqu'il est rempli au maximum [source: AGIRdom]. C'est l'effet du port du poids de ce conteneur plein que l'on veut évaluer dans cette étude. A chaque début de test il est alors nécessaire de le remplir à une borne d'oxygène liquide.

La dyspnée est mesurée grâce à une échelle visuelle analogique

 

Un pulsoxymètre (modèle Ohmeda) montre la fréquence cardiaque et la saturation sanguine en oxygène à chaque minute du test, ainsi qu'au début et à la fin.

Les résultats peuvent être sortis directement sur papier sous formes de tableaux et de graphiques.

Un simple chronomètre permet de déterminer la durée du test et de quantifier les pauses prises par le patient.

IV.3.3. Modalités propre à l'étude :

Un tirage au sort permet de déterminer si l'un ou l'autre des tests est effectué en premier.

Le Test avec poids : comme son nom l'indique est le test où l'individu porte lui même le poids tout au long du TM6 par l'intermédiaire d'une sangle adaptable placée autour de la taille.

Le Test sans poids : se réalise au moins 30 minutes après le test avec poids (ou inversement) pour des raisons de récupération physiologiques: ce sera alors l'opérateur du TM6 qui porte le poids.

Les deux tests seront effectués lors de la même demie journée, afin que les conditions expérimentales varient le moins possible.

Dans ce but, chaque patient a été informé que durant ces quelques minutes accordées entre les deux tests, un repos strict était conseillé. La prise d'un broncho-dilatateur était proscrite, sauf cas de force majeur. Si une de ces conditions n'était pas respectée, nous considérions que le test n'était pas valide.

IV.3.4. Paramètres d`évaluation :

Les paramètres mesurés ont été les suivants:

- la distance parcourue en 6 minutes.

- dyspnée avant et après l'effort.

- FC avant, pendant (toutes les minutes) et après l'effort, en notant particulièrement la FC maximale durant le test.

- SaO2 avant, pendant (toutes les minutes) et après l'effort, en notant particulièrement la SaO2 minimum durant le test.

- dyspnée avant et après l'effort.

- le nombre d'arrêts et si possible leur durée.

IV.4. Recueil des données :

A l'occasion de cette étude nous avions construit une fiche de recueil qui regroupait les données des deux tests chez un même individu [annexe] :

Il était nécessaire de noter si le patient avait déjà réalisé un TM6, de lire au patient les consignes relatives au TM6 même s'il en avait déjà effectué un ou plus dans le passé, de tirer au sort (pile ou face) pour savoir lequel des deux tests avait été effectué avec l'assistance de l'opérateur, de prévenir le patient chaque minute du test écoulée, de noter le nombre et la durée des pauses durant les tests.

IV.5. Statistiques:

IV.5.1 Données complémentaires:

En plus du recueil de données des tests ont été recueillis certaines informations du dossier dont les valeurs fonctionnelles du VEMS (Volume Expiratoire Maximal Seconde) et de la CVF (Capacité Vitale Fonctionnelle) : il s'agit des valeurs obtenues lors des épreuves fonctionnelles respiratoires, sans la prise de broncho-dilatateurs au préalable ou tout traitement à base de beta2 mimétiques. Nous avons notés leurs valeurs théoriques et leurs valeurs réelles. Les derniers gaz et du sang (PaO2 et PaCO2) ont été également relevés.

IV.5.2 Typologie des variables:

Le stockage et le traitement des données ont été réalisés grâce au logiciel Microsoft EXCEL® et STATVIEW 5.0®.

Nous avons analysé les données de manière descriptive dans un premier temps puis nous avons fait une analyse sous forme de statistiques inférentielles.

Les valeurs des données anthropométriques, les valeurs fonctionnelles respiratoires, de la saturation, la fréquence cardiaque, la dyspnée et la distance au TM6 ont été exprimées sous la forme suivante :

Moyenne +/- Ecart-type

(minimum-maximum)

Nous avions choisi d'étudier la saturation en oxygène, la fréquence cardiaque et la dyspnée en fin de chaque test ainsi que leur variation au cours de l'effort. La dyspnée étant subjective, elle ne pouvait être mesurée toutes les minutes car ceci impliquait que le patient parle, s'essouffle et s'écarte de nos objectifs.

Nos variables dépendantes concernaient la tolérance à l'exercice, appréciée par la saturation en oxygène, le fréquence cardiaque, la dyspnée durant les tests, et par la distance parcourue.

La saturation est une valeur numérique exprimée en pourcentage d'oxygène dans le sang.

La fréquence cardiaque est exprimée en battements par minute.

L'EVA exprime une valeur numérique comprise entre 0 et 10, et pouvant comporter des décimales.

La distance parcourue au TM6 est exprimée en mètres, ou en pourcentage de la valeur théorique.

Deux équations permettait de calculer la distance théorique d'un sujet, ces équations différaient selon le sexe et faisaient intervenir les données anthropométriques [23] :

Pour les hommes : (7.57*taille(cm))-(5.02*âge)-(1.76*poids(kg))-309(m)

Pour les femmes : (2.11*taille(cm))-(2.29*poids(kg))-(5.78*âge)-667(m)

A partir de la distance parcourue et de la distance théorique, nous avions exprimé la distance parcourue en pourcentage de la distance théorique.

Certaines variables étaient indépendantes : le VEMS et la CVF sont des valeurs fonctionnelles respiratoires par l'intermédiaire desquelles on peut évaluer la gravité du syndrome obstructif des voies aériennes. Elles sont exprimées en Litres ou en pourcentage de la valeur prédite.

Les gaz du sang sont exprimés en millimètres de Mercure.

IV.5.3 Statistiques inférentielles :

Pour des raisons pratiques nous avions attribués les abréviations aux termes suivants :

-Test avec poids = P+

-Test sans poids = P-

Nous avions comme objectif d'essayer de montrer par l'outil statistique si la différence entre la distance effectuée lors du premier et lors du second test était significative ou non.

La distance parcourue était une variable quantitative discrète dans le cadre de notre étude, ce qui signifie que nous avons comparé des moyennes appartenant à deux échantillons appariés par leur variable « distance parcourue », puisqu'il s'agissait de comparer les même individus deux fois dans le temps.

Nous avons effectués nos mesures sur 19 patients, donc n=19 représente le nombre de paires.

Comme 10n30, nous avons utilisés le test non paramétrique de Wilcoxon après s'être assuré que la différence des moyennes ne suit pas une loi normale :

Notre hypothèse était bilatérale :

H0 : u1-u2=0 : « la différence entre les distances est significative »

H1 : u1-u2?0 : « la différence entre les distances est statistiquement trop dépendante des fluctuations aléatoires »

H1 est acceptée si la p-value est inférieure à 0.025 : la différence entre les deux distances est alors significative.

[tables :cf Annexe]

Egalement, nous avons utilisé un test de Wilcoxon pour comparer de la même manière les dyspnées post-effort ainsi que les SaO2 minimales (variable quantitative discrète) et FC maximales (variable quantitative discrète).

Nous avions considérés tout au long du recueil de données, qu'un test effectué dans des conditions « non valides » (c'est à dire qui ne respectait pas les critères que nous avons cités précédemment), était exclu des tests statistiques de distance, mais pas de la discussion. Egalement les individus qui prenaient une pause au moins 20 secondes avant la fin du test, étaient exclu des tests statistiques de distance SaO2/FC. Nous avions donc choisi de suivre une analyse « per protocole » stricte.

V. RESULTATS :

V.1. Statistiques descriptives :

V.1.1. Caractéristiques propres à l'échantillon :

Les sujets qui composaient notre population étaient majoritairement des hommes (68%) :

Age

(années)

65.7 +/- 11.3

(49-84)

IMC : indice de masse corporelle

25.3 +/- 6.3

(15-36)

Répartition par tranches d'âge

31%

26%

32%

11%

40-60

60-70

70-80

80-90

Répartition par sexe

31%

69%

femmes

hommes

2 sujets étaient en insuffisance pondérale (IMC20).

2 sujets étaient considérés comme légèrement obèses (25IMC27).

5 sujets étaient considérés comme modérément obèses (27IMC40).

VEMS

1330 +/- 562

CVF

2590 +/- 642

PaO2

67 +/- 9

PaCO2

40 +/- 2

V.1.2 Valeurs fonctionnelles de tolérance à l'exercice :

Ø Description :

Sur 19 individus, 3 individus était considéré comme ayant une BPCO sévère, correspondant au stade 3 de l'échelle de GOLD.

8 individus appartenaient au stade 2b.

8 individus appartenaient au stade 2a.

Le pourcentage VEMS/VEMS théorique était en moyenne de 59 +/- 18.

Répartition selon la sévérité de la BPCO

42%

42%

16%

Stade 2a

Stade 2b

Stade 3

Ø Analyse de la saturation :

La saturation au repos était mesurée en début de test. Elle était en moyenne de 93 +/- 3.

La saturation la plus basse pendant l'effort était estimée en moyenne à 87 +/- 6.

9 individus présentaient une différence de saturation entre le test P+ et le test P- variant de 6 unités à 1 unité : sur ces 9 individus on retrouvait en moyenne 3 unités de différence.

La variation de la saturation n'était pas homogène, certains sujets désaturaient à l'effort de façon importante (jusqu'à 17 points au maximum), tandis que d'autre se stabilisaient voire augmentaient leur saturation.

Entre les deux tests, chez un même individu, la différence entre la saturation au repos et la saturation minimum pendant le test variait en moyenne de 4 points.

La saturation minimale lors du test P- était en moyenne de 87 +/- 6.

La saturation minimale lors du test P+ était en moyenne de 86 +/- 5.

Histogramme comparatif des Sa02 minimales d'un test à l'autre

75

80

85

90

95

100

1

2

3

4

5

6

7

8

9

10

11

12

13

14

15

16

17

18

19

n° sujets

Sa02min (%)

p-

p+

Ci-dessous les graphiques individuels de la saturation en oxygène au cours du test :

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

(La minute 1 correspond à la minute de la prise de mesure de la saturation de repos, et la minute 7 correspond à la saturation de la dernière minute du test.)

Ø Analyse de la Fréquence cardiaque :

Histogramme comparatif des FC maximales d'un test à l'autre

80

90

100

110

120

130

140

1

2

3

4

5

6

7

8

9

10

11

12

13

14

15

16

17

18

19

N° sujets

FCmax (pulse/min)

P-

P+

La fréquence cardiaque de repos était mesurée en début de test et était en moyenne de 90 +/- 13. Comme la saturation, la fréquence cardiaque variait de façon non homogène d'un individu à l'autre.

Ci-dessous les graphiques individuels de la fréquence cardiaque au cours du test :

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

(La minute 1 correspond à la minute de la prise de mesure de la fréquence cardiaque, et la minute 7 correspond à la fréquence cardiaque de la dernière minute du test.)

La fréquence cardiaque maximale pendant l'effort était estimée en moyenne à 113 +/- 13 sur l'ensemble des tests.

La fréquence cardiaque maximale lors du test P- était en moyenne de 112 +/- 12.

La fréquence cardiaque maximale lors du test P+ était en moyenne de 115 +/- 13.

Un patient était porteur d'un pacemaker et présentait une FC stable à l'effort.

Aucun individu n'a jamais dépassé le pallier de « 220-âge ».

Ø Analyse de la dyspnée:

Il était le facteur à l'origine de tous les arrêts effectués lors des tests de marche, et était décrit différemment d'un individu à l'autre, soit comme une gêne pour rentrer l'air dans les poumons, soit comme un manque de souffle.

La dyspnée de repos variait au maximum d'une unité d'un test à l'autre pour l'ensemble de l'échantillon.

La dyspnée de fin de test quand à elle pouvait varier jusqu'à 3,5 unités au maximum d'un test à l'autre.

Au cours du même test on pouvait noter une augmentation de 10 unités au maximum entre l'effort et le repos.

La différence de saturation entre le début et la fin du test P- était en moyenne de 5,3 +/- 2,5.

La différence de saturation entre le début et la fin du test P+ était en moyenne de 5,6 +/- 2,2.

La dyspnée à la fin de l'effort pour le test P- était en moyenne de 5,9 +/- 2,3.

La dyspnée à la fin de l'effort pour le test P+ était en moyenne de 6,5 +/- 2,3.

Evolution dyspnéique: test P+

0

5

10

1

2

3

4

5

6

7

8

9

10

11

12

13

14

15

16

17

18

19

Début

Fin

 

Evolution dyspnéique: test P-

0

5

10

1

2

3

4

5

6

7

8

9

10

11

12

13

14

15

16

17

18

19

Début

Fin

(Les individus sont numérotés de 1 à 9 sur les cadrans, et les minutes de 0 à 10, la minute 7 étant la fin du test)

 

Histogramme comparatif des dyspnées de fin d'effort:

0

1

2

3

4

5

6

7

8

9

10

1

2

3

4

5

6

7

8

9

10

11

12

13

14

15

16

17

18

19

n° individus

dyspnée (EVA)

P-

P+

Ø Analyse de la distance parcourue:

La distance parcourue au test P- était en moyenne de 380 +/- 102.

La distance parcourue au test P+ était en moyenne de 357 +/- 96.

La différence entre les distances des tests P+ et P- était en moyenne de 28 +/- 21.

Le pourcentage de la distance parcourue par rapport à la distance théorique au test P- était en moyenne de 76 +/- 21.

Le pourcentage de la distance parcourue par rapport à la distance théorique au test P+ était en moyenne de 71 +/- 19.

Les distances parcourues au test P- étaient comprises entre 150 et 505 mètres.

Les distances parcourues au test P- étaient comprises entre 210 et 505 mètres.

L'intervalle de confiance (IC à 95%) pour la distance parcourue au cours du test P- était de 46m.

L'intervalle de confiance (IC à 95%) pour la distance parcourue au cours du test P+ était de 48m.

Histogramme comparatif des distances parcourues d'un test à l'autre

0

100

200

300

400

500

600

1

2

3

4

5

6

7

8

9

10

11

12

13

14

15

16

17

18

19

n° sujet

Distance parcourue (m)

P-

P+

V.2 Statistiques inférentielles :

V.2.1. Variable dépendante : distance de marche effectuée :

Nous avons mis en évidence une différence significative entre les distances parcourues lors des tests P- et P+ :

Tests comparés

Moyenne +/- Ecart-type

P value

P- (sans port de poids)

380 +/- 102

0,0007

P+ (avec port du poids)

357 +/- 96

?S

L'individu 5 a été exclu des résultats car il avait pris un broncho-dilatateur entre deux tests.

V.2.2. Variable dépendante : saturation en oxygène minimale au cours du test:

Nous n'avons pas mis en évidence une différence significative entre les saturations en oxygène minimales obtenues lors des tests P- et P+ :

Tests comparés

Moyenne +/- Ecart-type

P value

P- (sans port de poids)

87 +/- 6

0,286

P+ (avec port du poids)

86 +/- 5

?NS

L'individu 3 a été exclus des résultats car il s'est arrêté à plus de 30 secondes de la fin et a eu le temps de légèrement récupérer, ne préférant plus repartir.

V.2.3. Variable dépendante : fréquence cardiaque maximale au cours du test:

Nous n'avons pas mis en évidence une différence significative entre les fréquences cardiaques maximales obtenues lors des tests P- et P+ :

Tests comparés

Moyenne +/- Ecart-type

P value

P- (sans port de poids)

112 +/- 12

0,087

P+ (avec port du poids)

115 +/- 13

?NS

Pour les mêmes raisons que pour la saturation en oxygène, l'individu 3 a été exclus des résultats.

V.2.4. Variable dépendante : dyspnée en fin de test:

Nous n'avons pas mis en évidence une différence significative entre les dyspnées obtenues à la fin des tests P- et P+ :

Tests comparés

Moyenne +/- Ecart-type

P value

P- (sans port de poids)

5,9 +/- 2,4

0,065

P+ (avec port du poids)

6,5 +/- 2,3

?NS

V.2.4 Régressions linéaires :

Nous avons recherché s'il existait des régressions linéaires entre les distances de marche effectuées au test P- et P+, et le VEMS et son pourcentage calculé par rapport à la théorie :

Ø Régression VEMS - Distance effectuée au test P-:

La distance effectuée lors du test P- n'est pas corrélée au VEMS.

Ø Régression VEMS - Distance effectuée au test P+:

La distance effectuée lors du test P+ n'est pas corrélée au VEMS.

Ø Régression VEMS % théorique - Distance effectuée au test P-:

La distance effectuée lors du test P- n'est pas corrélée au pourcentage du VEMS par rapport à la théorie.

Ø Régression VEMS % théorique - Distance effectuée au test P+:

La distance effectuée lors du test P+ n'est pas corrélée au pourcentage du VEMS par rapport à la théorie.

VI. DISCUSSION

VI.1. Commentaires et interprétations des résultats obtenus :

Notre population était constituée de patients BPCO présentant un stade avancé dans la maladie. En effet la majorité des individus était classifiée BPCO sévère sur l'échelle de GOLD. Sur 19 sujets, 8 étaient sous oxygénothérapie de longue durée, qui est un facteur traduisant la gravité de la maladie. [24]

L'analyse des paramètres de tolérance à l'effort nous a permis de retrouver une différence significative pour les distances de marche entre un test avec le conteneur d'oxygène liquide et un test sans (p<0,025), et une tendance significative pour les dyspnées de fin d'effort (p=0,065). Nous avons trouvé une différence de distance de marche de 28 mètres en moyenne. La dyspnée était le facteur à l'origine de tous les arrêts effectués par les patients, ce qui confirme le fait que l'essoufflement à l'effort reste le facteur le plus limitant et le plus dérangeant décrit par le patient BPCO en général [9].

Dans notre étude, seule la différence de distance de marche nous a permis de constater que le test avec le conteneur portable est plus sollicitant qu'avec les bras libres, ce qui validait notre première et principale hypothèse. Cependant nous nous attendions à obtenir un résultat également significatif pour la différence des saturations en oxygène, ce qui n'était pas le cas. Ceci s'expliquerait par le fait que, en se fiant à l'étude de M. Poulain [18], chaque individu est susceptible de désaturer à l'effort ou pas, et/ou de monter leur fréquence cardiaque de façon notable. Nombre de paramètres comme l'état de fatigue, l'émotion, l'ambiance atmosphérique, la prise d'un traitement broncho-dilatateur, le mode de respiration à l'effort... auront un impact plus ou moins important sur les variables respiratoires et cardio-vasculaires. Nous jugions superflu de tester statistiquement les données de chaque individus. Il aurait été toutefois envisageable d'effectuer un test de permutation sur un échantillon de moins de 10 individus, qui se serait plus rapproché du cas par cas.

D'autre part, nous n'avons pas retrouvé de corrélation entre le degré de sévérité de la BPCO et la distance parcourue sur les deux tests de marche.

VI.2. Critiques émises sur la méthodologie employée :

Tout d'abord les 19 individus inclus dans notre étude représentaient un effectif limité, qui nous avait poussé à employer des tests statistiques non paramétriques, et qui ne nous permettaient pas de constituer un échantillon suffisamment représentatif de la pathologie respiratoire obstructive et de la désadaptation systémique.

La variabilité interindividuelle du VEMS signifiait l'hétérogénéité en terme de degré d'obstruction des voies aériennes distales. En effet 3 degrés d'obstruction différents sont représentés dans l'échantillon, or nous savons que la gravité de l'obstruction est fortement corrélée à la tolérance à l'effort. [21]

Nous avons contrôlé la prise de broncho-dilatateurs et inclus cette possibilité dans le protocole de l'étude, ce qui nous permettait d'évaluer davantage l'incapacité d'origine respiratoire. [11]

Nous avons également contrôlé si le patient effectuait l'arrêt définitif avant les 30 dernières secondes du test pour qu'il n'y ait aucun moyen de récupération après l'évaluation finale de la dyspnée. Nous n'avons pas retrouvé d'étude qui traite sur le temps de récupération du sujet BPCO. 30 secondes était un temps que nous avons choisi instinctivement et sans niveau de preuve.

La dyspnée demeure une sensation très subjective, difficile à faire comprendre dans un premier temps, et difficile à évaluer, sans omettre son importante variabilité d'un jour à l'autre. De ces faits découlent des biais non négligeables.

Les temps de repos entre les tests variaient entre 30 minutes et 1 heure, ce qui pouvait être un temps de récupération insuffisant pour certains de nos sujets les plus sévères et pas pour d'autres.

Nous avons laissé chaque patient au moins 5 minutes assis sur une chaise avant chaque test, et mesuré la saturation et la fréquence cardiaque de repos en position assise.

VI.3. Références à la bibliographie et tentatives d'explication des résultats :

D'après Rendelmeyer [22], on estime positif une différence de 40 mètres de distance de marche entre deux TM6 (en moyenne, 54 mètres est la distance significative). Malgré que notre test statistique soit significatif en terme de distance, nous avons retrouvé 28 mètres en moyenne seulement.

Concernant les individus sous oxygénothérapie, nous n'avons pas augmenté les débits gazeux, bien que nous sachions que ces derniers ont un effet sur les paramètres de performance lors du test de marche [11]. Nous partions sur la base de l'individu à l'état de repos, sans vouloir anticiper ses réserves cardio-respiratoires à l'exercice.

Une étude de 1977 de Leggett et Flenley [12] montrait que si un sujet qui a une tolérance à l'exercice limité de façon sévère, le fait de porter une masse pesant 4 à 5 kg suffisait pour complètement annuler le bénéfice obtenu grâce à une aide oxygénative de 2 à 4 litres par minute pendant la marche. Le protocole de cette étude était à peu prêt similaire au notre. La différence de distance entre les deux tests était toutefois relativement restreinte (59 +/- 42 mètres), en n'omettant pas le fait qu'il s'agissait d'un test de marche de 12 minutes et non de 6.

Une autre étude [20] comparait de la même façon un test avec rollator et un test sans. La distance était augmentée avec le rollator de 46 (IC à 95% : 39 m sans rollator, 53 m avec rollator). La dyspnée était signicativement moins importante avec le rollator.

VI.4. Intérêts de notre étude pour la pratique clinique :

Le TM6 permet au praticien d'apprécier les capacités de tolérance d'un individu à l'effort et l'évolution de celles-ci dans le temps.

Nous avons montré dans notre étude que la distance de marche était signicativement diminué si le patient BPCO est contraint de porter lui-même le conteneur d'oxygène.

D'autre part, nous avons également montré que cette distance n'était pas assez importante pour faire la différence en pratique.

L'American Thoracic Society recommande [1] aux praticiens d'imposer le port du conteneur au patient. Il parait logique que pour des individus sous oxygénothérapie de longue durée, il est nécessaire d'évaluer leurs capacités dans les véritables conditions de leur autonomie.

VII. CONCLUSION

Notre étude, qui avait pour but d'étudier la tolérance des sujets BPCO lors d'un test de marche de 6 minutes avec poids de 3-4 kg et un test sans poids, a mis en évidence une différence significative de la distance parcourue.

Pour les autres paramètres comme la saturation en oxygène, la fréquence cardiaque et la dyspnée de fin d'effort, nous n'avons pas pu mettre en évidence une différence valable. Aucune corrélation entre la sévérité de la BPCO et la distance de marche n'a été retrouvée.

Pour les individus sous oxygénothérapie de longue durée (environ 5000 individus sur le réseau ANTADIR en France) qui désaturent significativement d'un test à l'autre et qui augmentent tout autant leur fréquence cardiaque, il serait intéressant après avoir identifier ces individus de savoir si un apport supplémentaire en oxygène augmenterait leur distance de marche. De plus, nous pourrions comparer de la même façon dans une autre étude la distance effectuée avec le port d'un conteneur à valve économiseuse.

Il serait également intéressant à l'avenir d'affiner ce type d'étude en ne se fiant pas seulement à l'échelle de GOLD, mais en utilisant également d'autres évaluations qui ont fait leurs preuves comme des questionnaires sur la qualité de vie validés qui pourraient également nous orienter : l'un des plus reconnu actuellement est le questionnaire St George.

Nous pourrions aussi bien évaluer la facilitation engendrée par des aides techniques qui augmenteraient éventuellement le périmètre de marche d'individus à capacités limitées, en toute autonomie. Si la différence de marche entre les tests avec et sans le port du conteneur d'oxygène s'avérait supérieure à 50 mètres, on pourrait alors proposer une aide de ce type.

Nombre de directions s'offrent ainsi à nous et nombre d'investigations semblent en conséquence possibles dans la lignée de ce travail de recherche.

BIBLIOGRAPHIE 

[1] American Thoracic Society: ATS Statement: Guidelines for the Six-Minutes Walk Test; American Journal of Respiratory and Critical Care Medicine Vol 166 pp. 111-117 AJRCCM 166(1): 111.

[2] Brugiere O, Fournier M: Bronchopneumopathies chroniques obstructives. Encycl Med Chir (Paris), 1999; 6-030-A-10.

[3] Coltey B, Lantuejol S, Pison C, BPCO: Fléau silencieux. In: Forum Santé Grenoble 2002; 5-14.

[4] Delplanque D, Antonello M: Comprendre la kinésithérapie respiratoire: du diagnostic au projet thérapeutique. Masson, Paris 2001.

[5] Gosselink R, Troosters T, Decramer M: Peripheral Muscle Weakness Contributes to Exercise Limitation in COPD; Resp CCM, Mar 1996; 153(3): 976-980.

[6] Guyatt G H, Pugsley S O, Sullivan M J, Thompson P J, Berman L B, Jones N L, Fallen E L, Taylor D W: Effect of encouragement on walking test performance; Thorax, 1984; 39: 818-822.

[7] Hamilton AL, Killian KJ, Summers E, Jones NL : Muscle strenght, symptom intensity, and exercice capacity in patients with cardiorespiratory disorders. Am JResp Crit Care Med 1995; 152: 2021-31.

[8] Jones et col: In N S Cherniack , editor COPD; 1ed Saunders Philadelphia, 1991; 196-206.

[9] Kinsman RA, Yaroush RA, Fernandez E, Dirks JF, Scocket M, Fukuhara J: Symptoms and experiences in chronic bronchitis and emphysema; Chest 1983; 83: 755-61.

[10] Knox A J, Morisson J F J, Muers M F : Reproducibility of walking test results in chronic obstructive airways disease; Thorax, 1988; 43: 388-392.

[11] Leach RM, Davidson AC, Chinn S, Twort CHC, Cameron IR, Batemen NT: Portable liquid oxygen and exercise ability in severe respiratory disability; Thorax, 1992; 47: 781-789.

[12] Leggett R J E, Flenley D C : portable oxygen and exercise tolerance in patients with chronic hypoxic cor pulmonale; British medical journal, 1977; 2: 84-86.

[13] Maltais F, Leblanc P, Jobin J, Casaburi R: Peripheral muscle dysfunction in chronic pulmonary disease; Rev Mal Respir, 2002; 19: 444-453.

[14] Man WD, Soliman MG, Nikoletou D, Harris ML, Rafferty GF, Mustfa N, Polkey MI, Moxham J: Non-volitional assessment of skeletal muscle strength in patients with chronic obstructive pulmonary disease. Thorax, 2003 Aug; 58(8): 665-9.

[15] Marin M, Santiago J, Gascon M, Sanchez A, Gallego B, Bartolome R: Lung Functions during the 6-Min Walk Test in COPD; Am J Respir Crit Care Med, 2001; Vol 163. p.1395-1399.

[16] Meek PM, Lareau SC: Critical outcomes in pulmonary rehabilitation: assessment and evaluation of dyspnea and fatigue; J Rehabil Res Dev; 2003 Sep-Oct; 40: 13-24.

[17] NIH, Am J Respir Dis Crit Care Med, 1994; 149: 825-33.

[18] Poulain M, Durand F, Palomba B, Ceugniet F, Desplan J, Varray A, Préfaut C: 6-Minute Walk Test is more sensitive than Maximal Incremental Cycle Testing for detecting oxygen desaturation in patients with COPD; Chest, 2003; 123: 1401-1407.

[19] Préfaut C : L'oxygénothérapie de déambulation est-elle justifiée et justifiable ? In : 78ème Congrès de Pneumologie de Langue Française 2003.

[20] Probst VS, Troosters T, Coosemans I, Spruit MA, Pitta Fde O, Decramer M, Gosselink R: Mechanisms of Improvement in Exercise Capacity Using a Rollator in Patients With COPD. Chest; 2004 Oct; 126(4):1102-7.

[21] Rabinovitch RA, Roca J : Evaluation de la tolerancia al ejercicio en pacientes con EPOC; Prueba de marcha de 6 minutos; Archivos de Bronconeumologia, 2004; 40: 80-85.

[22] Redelmeier DA, Guyatt GH, Goldstein RS : Interpreting small differences in functional status: the 6 ' Walk test in chronic lung disease ; Am J Respir Crit Care, 1997; 155: 1278-82.

[23] Serres I, Gautier V, Varray A, Préfaut C : Performance musculaire périphérique chez le BPCO : Relation avec le niveau d'activité physique et la fonction respiratoire. Rev Mal Respir, 2001 Apr; 18(2): S17-9.

[24] Wedzicha JA, Bestall JC, Garrod R, Garnham R, Paul EA, Jones PW : Randomized controlled trial of pulmonary rehabilitation in severe chronic obstructive pulmonary disease patients, stratified with the MRC dyspnea scale; Eur Respir J; 12: 363-369.

ANNEXES

ANNEXE 1

Classification GOLD
(Global strategy for the diagnosis, management, and prevention of chronic obstructive lung disease)

Stade : Caractéristiques

0 : à risque de BPCO spirométrie normale, symptômes chroniques : toux, expectoration

I : BPCO légère VEMS/CVF < 70% et VEMS 80% th. ; avec ou sans symptômes chroniques 

II : BPCO modérée VEMS/CVF < 70% et 30% VEMS < 80% th. ; avec ou sans symptômes chroniques (IIA : 50% VEMS < 80% th.) (IIB : 30% VEMS < 50% th.)   

III : BPCO sévère VEMS/CVF < 70% et VEMS < 30% th., ou la présence d'une insuffisance respiratoire*, ou d'une insuffisance cardiaque droite

* PaO2 < 8 kPa (60mm Hg), avec ou sans PaCO2 > 6,7 kPa (50,3mm Hg) à l'air ambiant.

ANNEXE 2

Formulaire de consentement

GRAF Pierre

32 boulevard Foch

38000 GRENOBLE

06-26-37-30-19

Je participe à une étude qui porte sur le test de marche de 6 minutes (TM6), et plus précisément sur « l'influence du port du conteneur d'oxygène liquide Companion C 1000 sur les paramètres de performance du sujet BPCO lors du TM6 ».

Pierre GRAF, investigateur de cette étude, ou tout kinésithérapeute participant à cette étude m'a bien fourni toutes les informations nécessaires à ma bonne compréhension et aux modalités de ma participation.

Je reconnais avoir pu poser toutes les questions à Mr Pierre GRAF, étudiant en 3ème année de kinésithérapie du CHU de Grenoble, ou à un kinésithérapeute du centre Henri Bazire participant à l'étude.

J'ai été informé que je pouvais me retirer de cette étude à tout moment sans préjudice.

L'ensemble des données pouvant être exploité pendant cette étude, tout du moins celles me concernant restent ma propriété et je peux en disposer librement. Ces données étant informatisées, il m'a été précisé que celles-ci resteraient anonymes ou codées et protégées par la loi informatique et liberté (CINL, 1978).

J'autorise toutes les personnes habilitées par le ministère de la santé ou de la région sanitaire à utiliser ces données dans un but de recherche, toujours dans le respect de la loi informatique et liberté.

En raison de cette information, je reconnais donner par la présente mon consentement libre et éclairé pour participer à cette étude. Je reconnais qu'un formulaire de consentement a été réalisé en double exemplaire dont un m'a été remis.

Fait à: Fait à:

Le: Le:

Prénom, Nom: Prénom, Nom:

Signature de l'opérateur: Signature:

ANNEXE 3

Feuille explicative

Je suis actuellement amené à effectuer un mémoire de recherche concernant un test de marche que vous connaissez peut-être déjà ou que vous découvrirez au cours de votre séjour dans le centre de réhabilitation Henri Baire à St Julien de Ratz:

Lors du test de marche de 6 minutes, vous marcherez comme son nom l'indique durant 6 minutes le plus vite possible sans courir, tout en gérant votre effort et sans vous laisser perturber par des éléments extérieurs. Ceci est important, car le résultat de ce test fait partie intégrante de votre prise en charge, il représente un des moyens pour nous thérapeutes d'évaluer vos performances et la progression que vous êtes susceptible de réaliser.

Vous pouvez à tout moment cesser le test si par exemple vous éprouvez des douleurs ou simplement prendre une pause pour repartir ensuite.

Ce test sera réalisé à deux reprises dans la même demi-journée, à au moins 30 minutes d'intervalle qui sera consacrée au repos.

Les résultats seront ensuite inscrits dans l'étude statistique de mon mémoire et ne seront utilisés qu'à des fins purement professionnelles tout en préservant votre confidentialité.

En vous remerciant de votre confiance.

GRAF Pierre

Etudiant en 3ème année

Ecole de kinésithérapie

CHU Grenoble

ANNEXE 4

Consignes au patient avant un test de 6 min:

« Le but de ce test est de marcher le plus possible pendant 6 minutes. Vous marcherez aller et retour dans ce couloir. Marcher 6 minutes, c'est long, et donc vous devrez faire un effort. Vous allez probablement vous sentir hors d'haleine et fatigué. Vous pouvez donc ralentir, vous arrêter ou vous reposer si nécessaire. Vous pouvez vous appuyer contre le mur pendant le repos mais reprendre la marche dès que possible. Vous parcourrez le couloir aller et retour en faisant demi-tour à mon signal. Pendant le test vous ne pouvez pas parler car cela influence vos performances. Je vous indiquerai le temps restant toutes les minutes. »

ANNEXE 5

Recueils de données:

TEST DE MARCHE DE 6 MINUTES

Date :

Nom /Prénom :

Age : Taille : IMC(P/ T^2):

Sexe : Poids :

Débit O2 pour le test :

Distance th :

FC th (0.8*220-âge) :

Opérateur :

Eléments du dossier 

Derniers EFR :

VEMS= VEMSth=

Derniers Gaz du sang :

PaO2= PaCO2=

O2 en permanence ?

oui  / non

1ER TEST

Premier test jamais effectué ? oui non

Assistance (tirage au sort) : avec sans

Dyspnée début :

Test

Repos

1min

2min

3min

4min

5min

6min

SaO2

 
 
 
 
 
 
 

FC

 
 
 
 
 
 
 

[Résultats Ohmeda] SaO2 min : Fcmax : Courbes : (à attacher ici)

Dyspnée fin :

Distance parcourue :

Distance % th :

Commentaires (nb arrêts/origine ?) :

2e TEST

Assistance : avec sans

Dyspnée début :

Test

Repos

1min

2min

3min

4min

5min

6min

SaO2

 
 
 
 
 
 
 

FC

 
 
 
 
 
 
 

[Résultats Ohmeda] SaO2 min : Fcmax : Courbes : (à attacher ici)

Dyspnée fin :

Distance parcourue :

Distance % th :

Commentaires (nb arrêts/origine ?) :

ANNEXE 6

Données des tests (1):

numero

date

N° test

poids

Sexe

Age

O2

distance

diff d tests

distance th

% th

dyspnée 0

dyspnée 7

IMC

1

41109

1

0

M

56

3

370

30

519

71

0

7

23

2

41109

2

1

M

56

3

340

30

519

66

0

8

23

3

41109

1

1

M

65

2,5

450

30

505

89

0

5

19

4

41109

2

0

M

65

2,5

480

30

505

95

1

6

19

5

41110

1

0

M

57

1,5

400

30

690

58

2

7

20

6

41110

2

1

M

57

1,5

370

30

690

54

3

7

20

7

41110

1

1

M

49

1

505

0

600

84

1

4

26

8

41110

2

0

M

49

1

505

0

600

84

1

4

26

9

41117

1

0

M

54

1

150

X

651

23

1

7

21

10

41117

2

1

M

54

1

210

X

651

32

0

6

21

11

41118

1

0

F

62

X

500

40

507

99

0,5

7

27

12

41118

2

1

F

62

62

460

40

507

91

0,5

9

27

13

41119

1

1

F

74

X

220

45

369

60

4

8

36

14

41119

2

0

F

74

X

265

45

369

72

0

5,5

36

15

41123

1

1

M

80

3

230

40

505

46

4

9

20

16

41123

2

0

M

80

3

270

40

505

53

4

6

20

17

41123

1

1

F

76

X

270

60

415

65

0

6

29

18

41123

2

0

F

76

X

330

60

415

80

0

5

29

19

41130

1

0

M

78

X

500

25

641

78

0

5

15

20

41130

2

1

M

78

X

475

25

641

74

0

6

15

21

41130

1

1

M

67

X

410

10

475

86

1

7

23

22

41130

2

0

M

67

X

420

10

475

88

1

5

23

23

41130

1

0

M

66

X

405

0

420

96

0

10

36

24

41130

2

1

M

66

X

405

0

420

96

0

10

36

25

41207

1

1

M

66

X

410

45

482

85

0

9,5

30

26

41207

2

0

M

66

X

455

45

482

94

0

10

30

27

41207

1

0

F

76

3

215

20

432

50

0

3

23

28

41207

2

1

F

76

3

195

20

432

45

0

3

23

29

41214

1

0

F

40

4

355

45

645

55

2

7

21

30

41214

2

1

F

40

4

310

45

645

48

2

7

21

31

41214

1

1

M

84

X

330

10

438

75

0

2

23

32

41214

2

0

M

84

X

340

10

438

78

0

2

23

33

41216

1

0

M

70

X

480

70

478

101

0

9

20

34

41216

2

1

M

70

X

410

70

478

86

1

8

20

35

50113

1

1

F

57

X

435

5

474

92

0

4

35

36

50113

2

0

F

57

X

440

5

474

93

0

1

35

37

50113

1

0

M

71

X

345

0

451

75

0

6

34

38

50113

2

1

M

71

X

345

0

451

75

0

5

34

ANNEXE 7

Données des tests (2):

Sao2 0

1

2

3

4

5

6

FC 0

1

2

3

4

5

6

SaO2 min

FC max

1

94

85

82

80

80

83

84

105

114

113

118

125

128

121

79

128

2

97

94

91

89

88

89

88

92

105

107

112

119

120

118

87

120

3

85

83

80

79

77

77

77

115

118

112

94

129

128

129

76

130

4

98

96

97

96

97

97

97

93

105

101

100

99

100

99

96

104

5

92

89

85

83

85

90

84

98

105

95

93

94

96

100

83

105

6

94

91

89

90

89

90

90

82

109

112

112

120

119

120

89

120

7

95

95

92

93

92

92

92

90

90

110

120

120

122

128

92

128

8

90

90

87

85

86

86

86

85

110

116

127

118

117

127

85

128

9

93

94

93

93

93

93

93

90

100

106

105

106

106

106

93

106

10

95

94

91

91

90

90

90

62

109

107

106

112

110

110

90

113

11

90

90

86

85

86

85

86

83

97

106

110

112

114

115

85

115

12

96

89

87

87

86

85

85

81

96

99

100

108

99

100

85

110

13

94

92

92

92

93

93

94

78

84

90

90

90

90

90

92

90

14

93

93

93

92

92

92

93

98

105

105

105

100

102

100

92

105

15

94

91

88

84

85

84

83

112

119

99

103

112

111

119

83

120

16

95

95

94

94

94

95

94

86

72

102

106

114

98

83

94

106

17

93

91

89

87

85

80

76

90

96

100

99

102

103

100

76

100

18

96

93

93

92

91

91

94

69

90

96

94

105

107

95

91

94

19

92

91

87

87

88

88

89

64

88

99

93

96

97

88

86

99

20

93

91

87

85

84

83

83

104

112

120

120

120

123

120

80

128

21

93

91

85

84

86

86

86

98

101

105

122

110

114

116

82

122

22

84

86

82

84

83

83

82

110

88

94

93

107

94

96

77

110

23

98

96

95

97

96

97

96

84

108

100

104

108

112

109

94

115

24

92

90

86

84

86

83

84

100

116

105

105

105

106

107

83

116

25

93

84

83

90

89

88

89

83

115

125

120

128

129

131

83

131

26

96

95

94

94

94

93

93

95

113

122

128

129

133

138

93

138

27

89

87

82

83

88

85

82

101

97

125

129

128

130

125

80

130

28

93

93

93

93

93

93

92

86

97

103

105

105

105

107

92

107

29

95

92

90

91

90

91

91

86

105

106

105

105

100

100

90

106

30

93

90

87

85

86

85

86

90

109

112

113

117

112

114

85

121

31

89

91

90

89

90

91

91

115

100

107

106

112

105

109

89

115

32

94

93

92

92

93

93

93

75

77

83

81

80

80

80

92

83

33

94

91

90

89

89

90

90

88

100

100

96

100

100

101

89

101

34

94

89

86

86

86

86

86

112

82

120

109

100

98

110

86

120

35

94

94

94

95

95

94

92

81

90

80

78

94

100

95

92

100

36

92

87

88

87

83

81

79

96

101

109

109

98

106

117

79

117

37

97

93

91

90

88

87

88

75

95

106

100

117

120

116

88

120

38

93

90

87

88

88

88

88

76

85

91

94

91

94

92

87

99

ANNEXE 8

Données des dossiers :

sujet

VEMS L

VEMS % TH

CVF L

CVF %TH

PA02

PACO2

PH

VEMS/CVF

1

 
 
 
 
 
 
 
 

2

1830

72

3180

98

68,5

36,5

7,39

57,58

3

1310

 

3410

 

47,5

56

7,38

38,42

4

2900

85

3560

82

79,5

32

7,43

81,46

5

880

24

3310

73

54,5

41

7,4

26,59

6

920

36

2650

87

68

42,5

7,42

34,72

7

730

43

1220

58

69,5

32

7,42

59,84

8

890

 

3310

96

64

51,5

7,44

26,89

9

1240

68

2050

92

73

39,5

7,43

60,49

10

590

 

1850

 

70

40

7,39

31,89

11

1190

 

2620

 

62,5

44

7,31

45,42

12

1690

62

2380

68

63

36

7,41

71,01

13

1510

54

2400

67

61

37

7,43

62,92

14

1350

71

2210

96

63

35,5

7,43

61,09

15

 
 
 
 
 
 
 
 

16

1740

73

2756

84

82,5

35,5

7,48

63,13

17

960

 

2300

 

60,5

41,5

7,39

41,74

18

 
 
 
 
 
 
 
 

19

1550

56

2230

 

77,5

42,5

7,44

69,51






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"Ceux qui rĂªvent de jour ont conscience de bien des choses qui échappent à ceux qui rĂªvent de nuit"   Edgar Allan Poe