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Maà®trise de l'énergie au Togo

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par Komlan AMEGASSIVI
Enseignement supérieur d'ingénierie appliquée à  la thermique, l'énergie et l'environnement (ENSIATE ) - MBA management opérationnel de développement durable 0000
  

Disponible en mode multipage

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    Mémoire de fin d'étude

    MBA Management Opérationnel de Développement Durable

    AMEGASSIVI Komlan / ENSIATE 15/09/2012

    DeoTeofes

    C'est avecfierte que je dedie ce travai~ a mes chers parents.
    A mon pere comprehensif et devoue
    A ma chere mere affectueuse et toarante
    A euc deu~, mes respects et mes souhaits de Longue vie et de parfaite sante.
    A mon frere, a ma sceur et mes amis.
    ,fie dedie cet ouvrage que j'espere repondant a ~eur attente.

    7(omran AWEGASSIVI

    REWEReEWEr7

    Que tous ceux ,qui ont bien voufu m'aider a fa reafisation de ce memoire
    soient ici remercies.

    e tiens a remercier speciafement fe corps pro~essoraf de f'ENSIATE pour ses directives et ses conseifs judicieux,.

    e tiens egafement a remercier tous mes camarades de promotion pour fa
    bonne ambiance tout au fong de cette annee

    Enfin, mes remerciements vont egafement a gliessieurs fes membres de jur, pour f' honneur qu'ifs m'ont fait de bien voufoirjuger ce travaif.

    TABLE DES MATIERES

    Dédieaee i

    'eme~eeemect 2

    Introduction 5

    Chapitre 1 : CONTEXTE GENERAL DU PAYS 7

    1.1. Situation géographique 7

    1.2 Situation climatique 7

    1.3. Végétations 8

    1.4. Contexte socio-économique et environnemental 8

    1.5 Situation dans le secteur de l'énergie au Togo 10

    1.5.1. Cadres institutionnel et réglementaire de gestion de l'énergie 11

    1.5.2.1. Eléments de politique générale de l'énergie 12

    1.5.2.2. Politique de l'énergie électrique 12

    1.5.3. Acteurs principaux du secteur de l'énergie 14

    1.5.4. Consommations finales d'énergie au Togo 14

    1.5.5. Offre et demande de l'énergie 15

    1.5.5.1. Situation dans le sous-secteur de l'électricité 15

    1.5.5.2. Situation dans le sous-secteur des hydrocarbures 16

    1.5.5.3. Situation dans le sous-secteur des énergies renouvelables (ER) 17

    1.5.5.4. Situation dans le sous-secteur des énergies traditionnelles 17

    1.6 Problématique de l'énergie 18

    1.6 .1 L'Environnement 18

    1.6.2 Efficacité énergétique et conservation 19

    1.6.3 Recherche, Développement et Formation 21

    1.6.4 Coopération Bilatérale, Régionale et Internationale 22

    1.6.5 Financement de l'Energie. 23

    Chapitre 2 : La maitrise de l'énergie au coeur du développement durable 26

    2.1 Objectif et Thèmes de la CNUDD (Conférence des Nations Unies pour le Développement

    Durable) 26

    2.2 L'Agenda 21 (A21) 26

    2.3 L'économie verte dans le contexte de l'éradication de la pauvreté et du développement

    durable 27

    2.3.1 Politiques utiles pour promouvoir une économie verte 27

    2.3.2 Facteurs de succès 29

    2.4 Proposition de plan d'action pour la maîtrise de l'énergie au TOGO 30

    2.4.1 Plan d'action DE L'ENERGIE TRADITIONNELLE: Objectif global 30

    2.4.1.1 La maîtrise de l'énergie traditionnelle 30

    2.4.1.2 Appui au reboisement 31

    2.4.1.3 Renforcement des capacités du ministère en charge de l'environnement et des ressources forestières 31

    2.4.1.4 Economie d'énergie par la généralisation de l'utilisation des foyers améliorés de charbon de bois et de bois de chauffe. 32

    2.4.1.5 Appui à l'organisation de la filière de charbon de bois et l'amélioration des techniques de carbonisation du bois. 32

    2.4.1.6 Promotion de l'utilisation du gaz butane en substitution aux énergies traditionnelles dans les centres urbains du Togo. 33

    2.4.2 Plan d'action Promotion de l'énergie renouvelable au TOGO: Objectif global 33

    2.4.2.1 Promotion de l'énergie solaire 33

    2.4.2.2 Promotion de l'énergie Eolienne 34

    2.4.2.3 Promotion du biogaz 34

    CONCLUSION 36

    ANNEXES 37

    ANNEXE 1 38

    ANNEXE 2 39

    ANNEXE 3 40

    ANNEXE 4 41

    BIBLIOGRAPHIE 53

    INTRODUCTION

    (1)Depuis les chocs pétroliers des années 1970, la maîtrise de l'énergie constitue une grande préoccupation pour tous les pays du monde, et suscite un intérêt croissant à l'étude de la relation entre consommation d'énergie et la croissance du PIB. En effet Le niveau de développement économique et social d'un pays est souvent lié au niveau de consommation électrique par habitant. Pour le développement d'un tissu industriel compétitif dans les pays en développement, l'énergie à moindre coût est un facteur indispensable (1).

    En effet, entre 1992 et 2006, la consommation d'électricité du TOGO a été multipliée par 2,3 et celle des énergies conventionnelles par 1,8 alors que le PIB n'a été multiplié que par 1,21. Sur la même période, la population a été multipliée par 1,6 mais la consommation d'énergie par tête n'a augmenté que de 10%. Globalement, l'intensité énergétique du TOGO est supérieure à la moyenne mondiale. On estime que la consommation d'énergies conventionnelles a suivi un accroissement plus important que le PIB au cours des deux dernières décennies selon les statistiques de l'Agence Internationale de l'Energie.

    A l'heure actuelle, en plus des problèmes de déficit de l'offre, la substitution énergétique est un concept en vogue principalement pour deux raisons. Premièrement la question de la sécurité énergétique nationale et deuxièmement la préoccupation croissante concernant le réchauffement climatique. Certaines filières énergétiques sont perçues depuis plusieurs années comme solution à cette problématique car elles pourraient se substituer aux sources d'énergie fortement émettrices de gaz à effet de serre en effet, La substitution énergétique est le remplacement d'une source d'énergie par une autre. A l'exception du gaz butane, le secteur des énergies renouvelables de la région est toujours enfermé dans un système de production, de distribution et de maintenance dominés par les institutions publiques et les ONG malgré la présence d'une multitude d'entreprises du secteur informel(1').

    Les biocarburants proposés suscitent la méfiance des populations car l'on redoute une substitution d'un problème de sécurité énergétique par celui de la sécurité alimentaire.

    Ainsi, il convient de répondre aux préoccupations suivantes qui émergent : Quelle est la nature de la relation qui existe entre consommation d'énergie et la demande ? Qu'en est-il vraiment de la substitution énergétique? Y a-t-il éviction de la consommation pétrolière par la consommation d'électricité? En d'autres termes, doit-on parler de conservation ou de substitution d'énergie dans le cas des pays sous-industrialisés ? Une politique globale pour tous les pays en développement est-elle pertinente ?

    Cette étude a pour objectif d'analyser la nature des relations qui existe la consommation d'énergie issue des différentes sources et de mettre en évidence la substitution entre les diverses sources énergétique (énergie pétrolière versus énergie électrique).

    La suite de l'analyse est organisée comme suit : Après une brève présentation de la situation énergétique du TOGO, nous présentons la revue de littérature tant théorique qu'empirique, d'une part sur la relation entre l'offre et la demande en énergies au TOGO, et d'autre part sur la substitution énergétique. Ensuite nous abordons les plans d'action afin de promouvoir les énergies de substitutions et la maîtrise de la consommation énergétique.

    CHAPITRE 1 : CONTEXTE GENERAL DU PAYS

    1.1. SITUATION GEOGRAPHIQUE

    Le TOGO est un pays d'Afrique de l'Ouest qui s'ouvre, au sud, sur le golfe de Guinée par une étroite côte de 56 Km battue par une forte barre. D'une superficie de 56 s'étire sur 660 Km du Nord au Sud entre 6° et 11° de latitude nord pour une largeur maximal de 150 Km entre 0° et 2° de longitude est. Il est limité au nord par le Burkina, à l'est par le Bénin et à l'ouest par le Ghana, le territoire Togolais est subdivisé en cinq régions administratives (voir la Carte 1).

    Carte 1 : Situation géographique et subdivision administrative du Togo

    1.2 SITUATION CLIMATIQUE

    De par sa localisation géographique, le TOGO jouit d'un climat tropical chaud et humide. Le climat au TOGO est commandé par la circulation générale ouest africaine sous la prédominance des influences imputables aux contrastes hydrodynamiques entre la mousson et le harmattan.

    Les balancements du front où s'affrontent ces deux principales masses d'air (FIT) ajoutés continentalité, y déterminent de part et d'autre du septième parallèle nord, deux domaines climatiques aux régimes pluviométriques distincts climat soudanien au nord (figures 1 & 2). La pluviométrie annuelle moyenne est comprise entre 800 (à la côte) et 1500 mm sur les

    Monts Togo, avec des températures moyennes comprises entre 27°C sur la côte et 30°C dans la partie Nord. Ce qui donne une évapotranspiration moyenne élevée d'environ 1540 mm/an. L'humidité relative moyenne est plus élevée dans les régions méridionales (73 à 90%) et faible dans les régions septentrionales (53 à 67%).

    La vitesse moyenne du vent est de 2 m/s avec des maximums de 3 à 4 m/s sur la côte et les montagnes. La durée d'ensoleillement varie entre 2100 H/an au Sud et 2700 H/an au Nord pour une moyenne nationale de 6,62 H/j et apporte une énergie de 4,3 à 4,5 KW/m2/j.

    1.3. VEGETATIONS

    En fonction de la diversité climatique du pays, quatre types de formations végétales caractérisent le couvert végétal togolais. Il s'agit de la savane soudanaise à légumineuses sous climat tropical soudanien, des forêts dense sèche et claire, la savane guinéenne et les forêts denses semi-décidues. Pauvre en formation forestière, le Togo pratique une politique de préservation d'aires protégées dont la superficie totale (en recul), était estimée à 647 000 ha en 1998.

    1.4. CONTEXTE SOCIO-ECONOMIQUE ET ENVIRONNEMENTAL

    (8)Du point de vu démographique, la population togolaise est estimée à 6 millions d'habitants en 2010, dont 43,7% ont moins de 15 ans1 contre 3% pour les plus de 65 ans. Selon la Banque Mondiale, en 2005 le Togo avait un Revenu National Brut par tête de 890 US $, (contre 310 US $ en 2004 et 270 US $ en 2003). D'un PIB/habitant de 362 US $ en 2006, le Togo est classé dans la catégorie des Pays les Moins Avancés (PMA).

    L'encours de la dette intérieure se situe à 274 milliards FCFA, 278 milliards FCFA et 279 milliards FCFA respectivement en 2004, 2005 et 2006. Le poids de cette dette par rapport au PIB est ainsi passé de près de 70% en 1992 à 94% en 2006 ce qui lui a valu son intégration dans le groupe des pays pauvres très endettés (PPTE), depuis 2008(2).

    Victime de la suspension de la coopération internationale de 1992 à 2007, pour raison de déficience démocratique, le Togo fait face à de grandes difficultés économiques.

    Ce contexte économique difficile explique :

    - la faible capacité du pays à utiliser ses ressources humaines ; ce qui se traduit par un fort taux de chômage ;

    - une forte vulnérabilité à la pauvreté lequel phénomène de pauvreté touche 61,7% 2 de la population.

    Du point de vue environnemental le Togo fait face à plusieurs défis environnementaux dont :

    - La déforestation

    D'une superficie de 1 396 200 ha avant 1990, les massifs forestiers connaissent annuellement un déboisement de 15 000 ha à 16 000 ha contre un reboisement de 1000 ha seulement. Les forêts subissent une dégradation annuelle moyenne de 2,6% pour les forêts de montagne, 3,18% pour les recrues forestières et 3,7% pour les forêts denses contre une augmentation des zones de cultures d'environ 0,37%. La dégradation du couvert végétal s'est accentuée avec l'instabilité politique des années1990(2).

    - La désertification

    Le Togo, à l'instar de bien d'autres pays de la sous-région, est confronté à une dégradation continue de ses terres du fait de la trop grande sollicitation dont elles sont victimes et de la pression humaine sur le couvert végétal. Près de la moitié des 36.300 km2 des terres arables est peu fertile et caractérisée par une grande susceptibilité au lessivage.

    La dégradation et la pauvreté des sols sont plus accentuées dans les zones où la pression démographique est forte (Sud-Est de la Région Maritime, l'Est de la Région de la Kara et le Nord-Ouest de la Région des Savanes) et dans les zones montagneuses à sols peu profonds, exposées de façon naturelle à l'érosion pluviale par ruissellement et à l'érosion éolienne. La perte accélérée de fertilité des sols et de fortes menaces d'un début de désertification y sont présents (Lavié, Akata, Danyi, Akposso Kozah, Doufelgou, Tandjouaré). Ce phénomène touche particulièrement la Région Maritime, le Nord-Ouest de la Région des Savanes et la zone Est de la Région de la Kara. D'après l'INS (1996), les zones aux sols non dégradés ne représentent plus que 14,8% du territoire national, contre 62,7% pour les zones aux sols faiblement dégradés, 20,9% pour les zones aux sols moyennement dégradés et 1,6% pour les zones de forte dégradation.

    Du fait de l'aridification progressive du climat au Togo, on observe déjà quelques indicateurs de désertification dans la partie septentrionale du pays en particulier dans la Région des Savanes. En effet, la Région des Savanes, faisant frontière avec le Burkina Faso et jouissant du climat le plus sec au Togo, connaît une intensification inquiétante du ravinement et de l'ensablement des vallées et des bas-fonds. Ce phénomène de désertification affecte les activités agricoles et l'élevage de la zone, intensifiant ainsi la pauvreté qui déjà, touche près de 95% de la population.

    - Les changements climatiques au Togo

    Dans le cadre de la mise en oeuvre de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques, le Togo a procédé à l'inventaire en 1995 de ses émissions de gaz à effet de serre (GES). Selon ces études, le Togo a contribué au réchauffement de la planète par l'émission de 21 242,04Gg de GES (CO2, CH4 et N2O) avec une prédominance des émissions de CO2 comme le montre la figure 3

    Figure 3 : Répartition des émissions de GES directs selon les types de GES(4)

    13 SITUATION DANS LE SECTEUR DE L'ENERGIE AU TOGO

    Le Togo, pays en développement, est un petit consommateur d'énergie avec une consommation annuelle de 0,30 tep/hbt, valeur largement inférieure à la moyenne africaine de 0,50 tep/hbt. Le bilan énergétique national se caractérise par une forte utilisation d'énergies traditionnelles bien qu'elle soit en baisse. D'après le bilan énergétique de 1986, les énergies traditionnelles représentaient 71%, contre 26% pour les hydrocarbures et 3% pour l'électricité. En 2003 la consommation des énergies traditionnelles a baissé à la faveur des hydrocarbures tandis que celle de l'électricité est restée stable. En 2005, selon le Système d'Information Energétique du Togo (SIE-TOGO) la consommation finale par source d'énergie en 2005 était de 73% de biomasse d'origine végétale, 23% de produits pétroliers et 4% d'électricité ; par contre selon le rapport 2007, la consommation de la biomasse énergie a connu une progression en 2006 au détriment des produits pétroliers : 76% de biomasse d'origine végétale, 20% de produits pétroliers et 4% d'électricité.

    Excepté le sous-secteur des énergies traditionnelles où le Togo jouit encore d'une autonomie précaire, le pays dépend de l'extérieur pour l'approvisionnement, tant en énergies fossiles qu'en énergie électrique, pour satisfaire une demande intérieure en constante augmentation. La consommation des produits pétroliers a connu une croissance de 32 % sur la période 1999-2003. Cette croissance est à mettre à l'actif de l'intensification des activités dans le secteur des transports terrestre et maritime. L'énergie électrique consommée, bien que ne

    couvrant que 13% des besoins nationaux, provient à 54% de l'importation à travers la Communauté Electrique du Bénin (CEB). Quant aux énergies nouvelles et renouvelables (solaire et éolienne), elles ne sont qu'au stade d'expérimentation. Cependant, leur potentiel est assez considérable, en particulier celui du solaire.

    La politique de maîtrise de l'énergie au Togo, comme c'est le cas pour la plupart des pays d'Afrique subsaharienne, a longtemps porté presque exclusivement sur les énergies traditionnelles, non seulement à cause de leur poids dans le bilan énergétique national, mais aussi et surtout du fait de la montée des préoccupations environnementales et particulièrement l'intensification de la raréfaction du bois au niveau national.

    La vulnérabilité du secteur de l'énergie s'est manifestée dès le premier choc pétrolier et s'est intensifiée avec la flambée du cours du baril de pétrole et l'avènement, depuis 1998, de la crise énergétique électrique sous régionale qui s'intensifie au fil des ans. Cette crise énergétique est venue accentuer la difficulté d'accès à l'énergie électrique que connaît le pays surtout en milieu rural où la seule source d'énergie qui soit accessible demeure encore le bois. L'approvisionnement en énergie électrique est actuellement très insuffisant et les délestages quotidiens pénalisent gravement les activités économiques du pays et altèrent le bien-être des populations. Il devient, par conséquent, plus qu'urgent d'envisager de bâtir une stratégie nationale de développement énergétique viable.

    1.5.1. Cadres institutionnel et réglementaire de gestion de l'énergie

    Le secteur de l'énergie du Togo est en cours de réorganisation et de restructuration depuis les années 2000. Son cadre réglementaire et institutionnel de gestion est des moins performants de la sous-région, ce qui pose d'énormes problèmes dans la mise en oeuvre des politiques énergétiques communautaires de l'UEMOA et de la CEDEAO. Les défaillances du cadre institutionnel et réglementaire de gestion de l'énergie au Togo sont imputables d'une part, au retard de sa dissociation du secteur de l'eau et au chevauchement des attributions de la Direction Générale des Mines avec celles de la Direction Générale de l'Energie, et d'autre part à une plus grande importance accordée au sous-secteur de l'électricité à travers l'élargissement de la mission de l'Autorité de Réglementation du Secteur de l'Electricité (ARSE) aux dépens de la Direction Générale de l'Energie.

    1.5.2. Éléments de la politique énergétique

    1.5.2.1. Eléments de politique générale de l'énergie

    Persuadées que l'accès aux sources d'énergie moderne est généralement mentionné parmi les clauses de la révolution industrielle et conscientes également que le développement économique et social nécessite une disponibilité d'énergie bon marché et non polluante, les autorités gouvernementales accordent une place importante à l'énergie dans leur stratégie et plan d'action.

    La politique énergétique au Togo vise une préoccupation majeure, celle de permettre à toutes les couches de la population de disposer d'une source d'énergie à moindre coût.

    Sa mise en application a commencé depuis les années 70, quand l'Etat commençait à entreprendre des programmes d'équipement tendant à améliorer les conditions de desserte à l'intérieur du territoire. Pendant trop longtemps, l'on a réduit le secteur de l'énergie au soussecteur de l'électricité. Aussi la politique en matière d'énergie électrique semble-t-elle être plus élaborée. Mais, depuis le début des années 90, le Gouvernement a entrepris un programme d'ajustement et d'assainissement du secteur de l'énergie. Ce renforcement institutionnel et réglementaire devra permettre :

    - la mise en place d'un cadre institutionnel et juridique favorable au développement des activités du secteur et délimitant, de manière claire, les attributions et les

    responsabilités de l'Etat et des différents intervenants ;

    - la satisfaction, en tout temps, à la fois des besoins fondamentaux de la population en

    énergie et ceux des industries pour assurer le développement économique du pays. Cette politique d'accès à l'électricité consiste à électrifier d'abord les chefs-lieux de préfectures pour leur permettre de jouer pleinement leur rôle administratif et de pôle de développement, puis les milieux semi-urbains et enfin la promotion de l'électrification rurale

    - l'approvisionnement efficace du pays en énergie à moindre coût ;

    - l'assurance d'une gestion efficace de l'énergie en réduisant les pertes et les

    gaspillages;

    - la mise en oeuvre d'un plan de développement des sources alternatives prometteuses pour la production de l'énergie électrique (cas des énergies renouvelables).

    1.5.2.2. Politique de l'énergie électrique

    Les éléments de politique en matière d'énergie électrique vise entre autres objectifs à :

    - assurer l'approvisionnement énergétique à moindre coût et améliorer la qualité du service afin de créer des conditions favorables pour le développement économique et social ;

    - renforcer la coopération régionale en vue d'assurer au pays les meilleures conditions d'approvisionnement énergétique et diversifier les sources ;

    - évaluer et exploiter les ressources énergétiques nationales afin de garantir la sécurité énergétique du pays ;

    - encourager une utilisation plus efficace de l'énergie sous toutes ses formes dans l'option de la gestion rationnelle des ressources ;

    - permettre l'accès de la population à l'énergie électrique sur l'ensemble du territoire national ;

    - promouvoir un développement énergétique propre tenant compte de la préservation de l'environnement ; et

    - mettre en place un cadre institutionnel et juridique favorable à la participation du privé au développement du secteur.

    Pour atteindre les objectifs de la politique nationale en matière d'électricité, l'Etat envisage entre autres mesures :

    i. En matière de disponibilité sécurisée de l'électricité :

    - l'accroissement de ses capacités de production ;

    - la promotion auprès des unités industrielles, de l'autoconsommation de l'énergie électrique à travers la mise en oeuvre du projet Gazoduc de l'Afrique de l'Ouest (GAO);

    - le recours aux ER notamment l'énergie solaire ainsi que la réalisation de nouveaux barrages hydroélectriques ;

    - la réalisation de l'interconnexion des réseaux électriques.

    ii. En matière de gestion efficace de l'énergie et de réduction de coûts :

    - la mise en place d'une politique gouvernementale d'économie d'énergie ;

    - la réduction des pertes au niveau de la production, du transport et de la distribution ; - la réduction des gaspillages par la sensibilisation des consommateurs ;

    - l'encouragement à l'utilisation d'appareils et de dispositifs économiques.

    iii. En matière de gouvernance :

    - l'élaboration et l'application dans les plus brefs délais d'un cahier des charges répartissant clairement les responsabilités entre l'Etat et la CEET et régissant leurs relations ; et

    - la révision de l'Accord International et le Code Bénino-Togolais de l'électricité afin de clarifier les champs d'intervention de la CEB et de la CEET.

    Etant donné que la politique énergétique du Togo est généralement sectorielle, les acteurs du cadre de gestion de l'énergie diffèrent selon que l'on va d'un sous-secteur à l'autre. Dans cet ordre d'idée, le Gouvernement envisage l'électrification décentralisée avec les ER.

    1.5.3. Acteurs principaux du secteur de l'énergie

    Plusieurs acteurs institutionnels relevant tant du secteur public que du secteur privé interviennent dans le secteur de l'énergie au Togo. Cependant, ce sont les institutions de l'Etat qui tiennent le principal rôle.

    1.5.4. Consommations finales d'énergie au Togo

    D'après le rapport 2007 du Système d'Information Energétique du Togo (SIE-TOGO) la consommation finale par source d'énergie en 2006 était de 76% de biomasse d'origine végétale, 20% de produits pétroliers et 4% d'électricité.

    Figure 4 : Bilan énergétique 2006 au Togo(4)

    Il apparaît que, jusqu'ici, la biomasse demeure la principale source d'énergie consommée.

    Elle représente 67% des consommations totales et sert à l'approvisionnement des secteurs domestique et de l'artisanat. Le bois et le charbon de bois constituent l'essentiel de ces énergies mais la part des résidus agricoles n'est pas négligeable.

    Dans le cas particulier des ménages, ces formes d'énergie représentent 97% de la consommation énergétique, dont 62% de bois de chauffe, 21% de charbon de bois et 14% de résidus agricoles (figure 7).

    L'électricité et le pétrole lampant ne représentent respectivement que 2% et 1% de la consommation énergétique finale des ménages. Les rafles de maïs tout comme les tiges de sorgho et de mil et les pailles sont largement consommées puisqu'elles font entre 30 000 et

    40 000 tonnes équivalent pétrole (tep) par an. C'est la principale source d'énergie pour les usages domestiques dans les régions où le bois de chauffe se raréfie.

    Figure 5 : Consommation finale d'énergie au niveau des ménages(4)

    Les énergies conventionnelles, pour leur part, interviennent essentiellement dans les secteurs d'activités modernes avec 30% des consommations finales pour les produits pétroliers et près de 3% pour l'électricité et servent surtout à l'approvisionnement des industries, des transports et des services, les consommations domestiques étant faibles.

    1.5.5. Offre et demande de l'énergie

    Les ressources énergétiques du Togo peuvent être classées en quatre catégories : les énergies traditionnelles, l'électricité, les hydrocarbures et les énergies renouvelables.

    1.5.5.1. Situation dans le sous-secteur de l'électricité

    La production d'énergie électrique au Togo est d'origine hydraulique et thermique. Le pays dépend de l'extérieur en matière de fourniture de l'électricité. Plus de la moitié de la consommation électrique du pays est fournie par la Compagnie Electrique du Bénin (CEB).

    En 2003, aux 293 GWh produits s'est ajouté un complément de 341 GWh entièrement importés, soit 54% de la consommation nationale. Ces importations proviennent de la Volta River Authority (VRA) au Ghana et de la Compagnie Ivoirienne d'Electricité (CIE) de la

    Côte d'Ivoire. Malheureusement, cette disponibilité en électricité couvre à peine 4% des besoins nationaux en électricité(9).

    Pour assurer sa sécurité énergétique, le Togo s'est engagé à renforcer ses capacités propres de production d'électricité à travers des actions stratégiques de diversification des sources d'approvisionnement. Entre autres actions stratégiques, la réalisation du projet Gazoduc d'Afrique de l'Ouest (GAO), pour fournir du gaz naturel (propre à la production de l'électricité thermique) à partir du Nigeria à destination du Ghana, du Bénin et du Togo, le projet de construction du barrage hydroélectrique d'Adjarala et l'ouverture du secteur de production d'électricité aux acteurs professionnels privés. La réalisation de l'interconnexion CEB-NEPA (Nigerian Electricity Production Authority) dans le cadre du Système d'Echanges d'Energie Electrique Ouest Africain, vient clôturer la liste de ces actions.

    1.5.5.2. Situation dans le sous-secteur des hydrocarbures

    Les produits pétroliers consommés au Togo sont entièrement importés par les sociétés pétrolières de la place (TOTAL, TEXACO, SHELL, MOBIL, OANDO, SUN-AGIP, CAP). Les produits importés sont : l'essence sans plomb, le gas-oil, le gaz butane, l'essence d'aviation (AVGaz), le kérosène (jet A1), le bitume et enfin les lubrifiants. L'importation des produits pétroliers reste un poste important dans la balance commerciale du pays où pas moins de 15% des recettes d'exportation sont consacrés à la facture pétrolière qui a dépassé en 2006 les 100 milliards de F CFA, soit un facteur de multiplication de 4 par rapport à son niveau de 1999.S'agissant du cas particulier du gaz butane au Togo, si son introduction date des années 1980,sa pénétration n'a réellement commencé que dans les années 1990, avec la construction par la société TOTAL, d'une usine de conditionnement du gaz en 1998, d'une capacité de 70 m3.Dès lors la demande en gaz butane a connu une forte progression de 15 à 20% annuellement pour atteindre 2400 tonnes en 2006. Cet accroissement de la demande en gaz butane a contraint la société TOTAL à augmenter sa capacité de stockage, avec la construction d'une seconde cuve d'une capacité de 200 m3 auquel s'ajoute un camion-citerne sur place de 30 m3de capacité. Avec la progression de la demande, la consommation de gaz au Togo pourra, grâce à des actions incitatives dépasser les 5000 tonnes.

    1.5.5.3. Situation dans le sous-secteur des énergies renouvelables

    (ER)

    Le potentiel des énergies renouvelables est constitué d'énergie solaire, d'énergie éolienne et de biomasse humide. On estime l'énergie solaire globale moyenne rayonnée sur un plan horizontal à 4,4 kWh/m2/j pour Lomé, 4,3 kWh/m2/j pour Atakpamé et 4,5 kWh/m2/j pour Mango, les puissances pouvant dépasser 700 Wc/m2 surtout en saison sèche quand le ciel est clair et le taux d'humidité de l'air bas. Le gisement éolien n'est pas important bien que des pointes instantanées de vent atteignent des valeurs élevées, jusqu'à 4 m/s dans certaines régions. Seule la Zone Côtière du pays présente des indices favorables.

    Le potentiel de biogaz peut être constitué par le prélèvement sur les déchets végétaux d'Agriculture et les matières fécales animales du cheptel togolais. Les déchets urbains peuvent contribuer également à ce potentiel.

    Des études plus approfondies sur les potentiels d'ER au Togo doivent être diligentées afin de jeter les bases d'une politique réaliste de leur exploitation.

    1.5.5.4. Situation dans le sous-secteur des énergies traditionnelles

    La biomasse végétale consommée à des fins énergétiques se compose des ressources forestières et des déchets agricoles.

    (4)En 1980, les forêts naturelles productives non exploitées couvraient une superficie de 47 mille hectares, tandis que les savanes arborées non exploitées couvraient 150 mille hectares. Les productivités de ces différentes formations végétales ont été estimées par le Programme d'Action Forestier Tropical de 1990, respectivement, entre 3 à 5m3/ha/an pour les forêts denses, 1 à 1,5 m3/ha/an pour les forêts claires et 0,5 à 1 m3/ha/an pour les savanes arborées.

    Du point de vue potentiel, le stock national de bois énergie renouvelable est estimé à

    4 368 500 m3 pour un potentiel annuel cumulé bois d'oeuvre et bois-énergie de 5 138 000 m3. Les formations naturelles renferment 96% des réserves de combustibles ligneux tandis que les plantations n'en fournissent que 4%.

    Les formations naturelles sont en mesure de produire annuellement 4,9 millions de mètres cubes de bois, dont 4,2 million de mètres cubes peuvent être affectés aux besoins énergétiques nationaux.

    A cette végétation naturelle s'ajoutent les formations artificielles. En effet, sur les 36 mille
    hectares de plantations, plus de 22 mille hectares peuvent être affectés à la consommation en
    bois énergie estimé à : 151 000 m3/an pour les plantations de bois énergie et 17500 m3/an pour

    les plantations de bois d'oeuvre (les plantations de teck). Un accent particulier est à mettre sur les plantations industrielles d'essences à croissance rapide à des fins énergétiques composées essentiellement d'eucalyptus, que l'on évalue à plus de 6 000 ha avec des rendements de 8 à 12 m3/ha/an. Ces différentes sources contribuent à accroître la disponibilité annuelle du bois de chauffe estimée entre 4,7 et 11,3 millions de m3. Malheureusement, avec la tendance actuelle à l'augmentation des besoins nationaux en bois énergie, ce potentiel sera largement insuffisant pour couvrir les besoins nationaux dans les prochaines années. En effet, ce potentiel en bois s'amenuise au fil des années selon un rythme de 21 000 à 30 000 ha de forêt chaque année. Déjà en 1999, on évaluait à moins de 500 000 ha les forêts de production pour une productivité d'environ 3 374 218 m3/an. Déjà la raréfaction de bois énergie amène les carbonisateurs à exploiter toutes les essences ligneuses même les essences utiles telles que le Karité (Vitellaria paradoxa) et le Néré (Parkia biglobosa).

    1.6 PROBLEMATIQUE DE L'ENERGIE

    1.6 .1 L'Environnement

    Les principaux problèmes environnementaux liés à la production, distribution et consommation d'énergie dans le pays sont principalement la déforestation et la pollution. Les réserves de bois pourraient être épuisées très rapidement entraînant des impacts négatifs sur l'environnement, tels que l'érosion des sols, la désertification, la perte de biodiversité, des micro-changements climatiques et des inondations. La plupart de ces impacts sont déjà évidents dans différentes zones écologiques du pays, s'élevant à des pertes économiques énormes.

    La pollution est l'autre préoccupation majeure de l'environnement. La combustion de combustibles fossiles, en particulier dans le secteur des transports et de l'industrie, contribue grandement à la pollution de l'air dans les villes. Les produits de combustion (CO2, N2O, etc.) sont des gaz à effet de serre (GES) et conduisent au réchauffement climatique avec des conséquences négatives sur l'agriculture, l'approvisionnement en eau, les ressources forestières, l'élévation du niveau de la mer, santé, etc. En plus de la pollution de l'air, il y a une pollution importante de l'eau et des sols.

    En raison de ces impacts négatifs possibles, il est nécessaire d'intégrer des considérations environnementales dans le développement et les usages énergétiques du pays.

    Politique

    - Les ressources énergétiques du pays doivent être exploitées d'une manière écologiquement sûre et durable.

    - Objectifs

    - S'assurer que dans le cadre de la production, la transformation, le transport et l'utilisation de l'énergie, l'environnement est convenablement protégé.

    Axes Stratégiques

    - Assurer l'existence de normes environnementales adéquates pour toute production d'énergie majeure, son transport et son utilisation.

    - Renforcer les organismes de réglementation compétents afin d'assurer le respect des normes établies et appropriées. Fixer des objectifs appropriés pour la réalisation de réels progrès dans l'atténuation et le contrôle des grands problèmes environnementaux liés à l'énergie.

    - Mettre en place des programmes appropriés pour assurer la réalisation des objectifs fixés pour l'atténuation et le contrôle des grands groupes énergétiques liés aux problèmes environnementaux.

    - Assurer la surveillance des paramètres vitaux de l'environnement dans la production, la transformation et l'utilisation de l'énergie.

    - Procéder à des évaluations d'impact environnemental des grands projets énergétiques.

    - Offrir des alternatives viables au bois de feu afin de minimiser la déforestation et ralentir le rythme de l'avancée du désert, l'érosion et la déforestation.

    - Utiliser les technologies appropriées dans l'exploitation des diverses ressources énergétiques afin de minimiser les effets nocifs sur l'environnement.

    - Encourager la R & D dans l'utilisation optimale des différentes sources d'énergie afin de minimiser les impacts environnementaux négatifs associés.

    - Encourager l'utilisation des sources d'énergie écologiques.

    1.6.2 Efficacité énergétique et conservation

    Actuellement, l'utilisation de l'énergie dans l'économie nationale est loin d'être efficace. Outre
    les pertes directes, l'utilisation de l'énergie de façon inefficace a trois implications principales

    sur l'économie nationale, à savoir, les investissements dans les infrastructures de fourniture d'énergie supérieurs à ce qui est requis avec des équipements plus efficaces et pratiques ; l'augmentation des problèmes environnementaux et l'augmentation des coûts des marchandises.

    Le potentiel d'économies d'énergie dans l'économie togolaise est important, surtout dans les trois principaux secteurs de la demande énergétique, à savoir des ménages, l'industrie et les transports. Dans le secteur des ménages, il y a des pertes d'énergie considérables en raison de l'inefficacité des foyers traditionnels, utilisés pour la cuisson principalement dans les zones rurales.

    De même, il existe des possibilités considérables pour la conservation de l'énergie dans les industries du Togo et dans les bâtiments de l'administration togolaise. En outre, le secteur des transports a d'importantes possibilités d'économies, plus particulièrement le transport routier.

    Il est donc impératif de promouvoir la conservation de l'énergie et l'efficacité énergétique dans tous les secteurs de l'économie.

    Politique

    La conservation de l'énergie doit être encouragée à tous les niveaux d'exploitation des ressources énergétiques du pays.

    Le pays doit favoriser le développement et l'adoption de méthodes efficaces dans l'utilisation de l'énergie.

    Objectifs

    - Assurer l'exploitation prudente des ressources énergétiques non renouvelables. - Renforcer la sécurité énergétique et l'autonomie.

    - Réduire les impacts négatifs de l'utilisation de l'énergie sur l'environnement.

    - Éliminer les investissements évitables dans les infrastructures d'approvisionnement énergétique.

    Axes Stratégiques

    - Assurer le strict respect de la réglementation de l'industrie pétrolière, et les agences

    pertinentes sur l'exploitation des ressources énergétiques et l'environnement.

    - Établir des arrangements institutionnels et des incitations pour la promotion de la

    conservation de l'énergie et de l'utilisation de méthodes économes en énergie.

    - Développer les codes du bâtiment afin que les bâtiments soient conçus pour tirer parti des conditions climatiques et réduire la consommation d'énergie.

    - Favoriser l'importation des équipements et machines plus économes en énergie.

    - Réduire la consommation d'énergie par l'amélioration et l'expansion du transport de masse et des systèmes de communication dans tout le pays.

    - Promouvoir les activités de R&D en matière de conservation et d'efficacité énergétique, y compris le développement et la fabrication d'équipement et de machines peu gourmands en énergie.

    - Encourager la production et l'utilisation de foyers améliorés, plus efficaces.

    - Prendre les mesures appropriées pour réduire les pertes d'énergie de stockage, de transport et de distribution.

    - Promouvoir la sensibilisation du public sur les avantages de l'efficacité énergétique améliorée.

    1.6.3 Recherche, Développement et Formation

    La dépendance cruciale de l'avancement socio-économique durable de toute nation dans les domaines de la recherche, du développement et de la formation est désormais universellement reconnue. Cette dépendance est applicable également au développement de secteurs vitaux de l'économie nationale, y compris le secteur de l'énergie. Pour ce secteur, il est donc important que la recherche, le développement et la formation fassent l'objet d'une attention suffisante à l'égard de points clés tels que le développement et l'utilisation des ressources énergétiques.

    Politique

    Les ressources énergétiques du pays doivent être développées et utilisées sur une base durable via la recherche, le développement et la formation.

    Objectifs

    Initier et promouvoir la recherche de nationaux dans la recherche et les programmes de développement dans tous les domaines de l'énergie : exploration, développement et utilisation.

    Axes Stratégiques

    Développer et promouvoir les compétences locales dans les centres et instituts de recherche du pays pour la conception et la fabrication de dispositifs économes en énergie et les technologies pour l'utilisation des ressources énergétiques renouvelables.

    Promouvoir la démonstration et la diffusion des systèmes et des technologies d'énergie renouvelable pour leur adoption et leur pénétration du marché.

    Suivre et évaluer les développements technologiques internationaux dans tous les domaines de l'énergie, et susciter et entretenir les compétences locales pour leurs applications dans tous les secteurs de l'économie.

    Initier et promouvoir des programmes éducatifs et des activités de recherche d'énergie dans les instituts de recherche.

    Encourager la recherche axée sur les résultats et le développement dans le secteur de l'énergie en fournissant des crédits d'impôt.

    Établir des programmes de formation pour le développement d'une main-d'oeuvre spécialisée dans le domaine de l'énergie.

    1.6.4 Coopération Bilatérale, Régionale et Internationale

    Le Togo est impliquée dans des arrangements bilatéraux, régionaux et internationaux dans le domaine de l'énergie dans le cadre des relations économiques avec d'autres pays et les institutions multilatérales. Cette collaboration est destinée à compléter les efforts nationaux pour une plus grande sécurité énergétique du pays. L'approvisionnement en énergie, la gestion conjointe et la participation dans le développement de sources énergétiques sont des aspects importants d'accords de coopération bilatéraux et multilatéraux avec d'autres pays africains(3).

    Le pays appartient à des organisations sous régionales, régionales et internationales telles que la CEDEAO, l'UEMOA, l'UA, l'ONU et l'AIEA lui fournit l'occasion de jouer un rôle actif dans leur agenda énergétique. Il est nécessaire de favoriser cette coopération multilatérale pour le développement économique rapide national. Des expériences passées vers l'intégration économique, il est clair qu'une approche étape par étape, basée sur des intérêts communs et la mutualisation des ressources offre les meilleures perspectives pour une intégration réussie et durable. À cet égard, le secteur de l'énergie offre des opportunités mutuellement bénéfiques pour les projets qui peuvent être mises en oeuvre à court et à moyen terme.

    Politique

    Le Togo doit mettre l'accent sur la promotion et le renforcement de la coopération énergétique et l'intégration au sein de la CEDEAO.

    Objectifs

    - Initier et promouvoir la recherche et les programmes de développement liée à l'énergie et veiller à ce que ces programmes soient orientés application et marché.

    - Promouvoir la participation de nationaux dans la recherche et les programmes de développement dans tous les domaines de l'énergie : exploration, développement et utilisation.

    Axes Stratégiques

    - Travailler sur une approche coordonnée de la planification énergétique régionale et sous régionale, basée sur la coopération et la consultation entre les pays membres de la CEDEAO et de l'UEMOA.

    - Faciliter l'établissement de mécanismes au sein de la CEDEAO et de l'UEMOA pour renforcer le commerce de l'énergie et l'échange de technologies et d'informations pertinentes.

    - Promouvoir des relations commerciales favorables aux pays membres de la CEDEAO et de l'UEMOA qui faciliteront le financement de l'approvisionnement énergétique et d'autres projets énergétiques.

    - Travailler sur des arrangements de coopération viables pour permettre la distribution facile de pétrole et de gaz dans la région.

    - Mobiliser des capitaux nationaux au sein de la communauté et créer un climat d'investissement favorable pour attirer des financements internationaux sur des projets de développement énergétique.

    - Assurer la participation active du Togo dans des organisations régionales et internationales relatives à l'énergie.

    - Mettre en commun les ressources humaines disponibles par le biais de réseaux de formation nationale de l'énergie et des centres de recherche.

    1.6.5 Financement de l'Energie.

    Financement

    Les besoins de financement pour l'ensemble du secteur énergétique sont considérables. De
    nouveaux investissements sont nécessaires pour les activités d'exploration et d'exploitation.
    Le financement est nécessaire à long terme et implique des ressources en financement à la fois

    étrangères et nationales. Cependant, les investissements étrangers, en complément d'investissements nationaux fournissent la plus grosse part des fonds nécessaires.

    Considérant l'élément « risque » présenté par les projets énergétiques, les investissements dans le sous-secteur devrait être capable de produire des rendements élevés et des retours sur investissement rapides afin d'attirer les investisseurs. Grâce à d'autres besoins concurrents, le gouvernement seul ne peut pas continuer à fournir les financements majeurs pour les activités du secteur de l'énergie. La participation du secteur privé est donc nécessaire et impérative. Pour attirer les investissements étrangers dans le secteur de l'énergie, certaines conditions nécessaires devront être respectées. Il s'agit notamment de

    - L'amélioration de la performance financière des entreprises d'approvisionnement énergétique dans le pays.

    - Un environnement propice à l'investissement qui protège aussi les intérêts nationaux.

    Politique

    - Le pays devra explorer et adopter toutes les options de financement viable à partir de sources locales et internationales pour l'exploitation rentable de ses ressources énergétiques.

    - Les investissements dans le secteur de l'énergie doivent avoir une priorité élevée dans le secteur économique.

    - Le gouvernement encourage les investissements privés, tant nationaux qu'étrangers, dans le secteur de l'énergie.

    Objectifs

    - Assurer la disponibilité de fonds suffisants pour le secteur de l'énergie.

    - Assurer la continuité dans le financement de projets dans le secteur de l'énergie.

    - Attirer les investissements étrangers d'un marché financier international très concurrentiel.

    - S'assurer que les options d'approvisionnement énergétique adopté sont les plus rentables pour le pays.

    - Encourager le développement local des technologies de l'énergie en vue de minimiser les coûts des projets énergétiques.

    Axes Stratégiques

    - Consacrer un certain pourcentage des revenus du pays à partir du sous-secteur des énergies conventionnelles pour soutenir la formation, la recherche, de développement et l'acquisition de technologies dans le secteur

    - Fournir des incitations fiscales pour les investisseurs potentiels dans le secteur de l'énergie.

    - Revoir les lois et règlements en vigueur pour l'exploitation des industries du secteur de l'énergie afin d'accroître la participation du secteur privé dans les industries.

    - Garantir un retour sur investissement raisonnable grâce à une tarification de l'énergie reflétant les coûts réels.

    - Définir des programmes de remboursement garanti et fiable pour les prêts investis dans les projets énergie.

    - Établir un climat d'investissement favorable pour attirer les investissements dans le secteur de l'énergie.

    - Fournir des infrastructures adéquates pour les entreprises impliquées dans le développement du secteur de l'énergie

    - Encourager la création d'unités bancaires offshore pour attirer les fonds d'investissement offshore, ainsi que des activités de banques d'investissement internationales et les firmes de courtage.

    CHAPITRE 2 : LA MAITRISE DE L'ENERGIE AU COEUR DU
    DEVELOPPEMENT DURABLE

    2.1 OBJECTIF ET THEMES DE LA CNUDD (CONFERENCE DES NATIONS UNIES POUR LE DEVELOPPEMENT DURABLE)

    Elle a eu lieu à Rio de Janeiro, au Brésil, en 2012, commémorant le 20e anniversaire de la Conférence de Rio de 1992 (CNUED), et le 10e anniversaire du Sommet Mondiale sur le Développement Durable (WSDD), tenu en 2002 à Johannesburg, en Afrique du Sud. L'objectif de cette Conférence est de sécuriser le renouvellement des engagements politiques internationaux en faveur du développement durable, établir un bilan des progrès accomplis à ce jour et les lacunes à combler dans la mise en oeuvre des documents finaux des sommets importants tenus sur le développement durable; mais aussi en adressant les nouveaux défis émergents.

    Les thèmes principaux défendus lors de cette conférence sont:

    - l'économie verte dans le contexte de l'éradication de la pauvreté et du développement durable;

    - le cadre institutionnel du développement durable

    2.2 L'AGENDA 21 (A21)

    L'Agenda 21 (A21) est un programme compréhensif et détaillé du développement durable, adopté par consensus au CNUED à Rio de Janeiro en 1992. Le Plan de mise en oeuvre du Sommet Mondial du Développement Durable a été adopté au Sommet Mondial pour le développement durable tenu à Johannesburg en 2002. Il s'appuie sur A21 en concentrant son attention sur la mise en oeuvre, particulièrement en introduisant des moyens additionnels pour réduire la fragmentation et intégrer les trois dimensions du développement durable dans des politiques de groupe, a permis de jeter ultérieurement, les bases du programme de travail de la Commission du Développement Durable (CDD)(5).

    Un important cadre probablement le noyau pour évaluer les progrès est la mesure dans laquelle les objectifs économiques, sociaux et environnementaux (les «trois piliers» du développement durable) commencent à converger. En effet, le message cohérent du développement durable est que ces piliers représentent, non pas trois objectifs séparés, mais un seul objectif intégré. L'objectif ultime du développement durable, est la convergence entre les trois trajectoires de la croissance économique, du développement social, et de la protection

    de l'environnement. À cet effet, la CNUDD fournit une importante opportunité d'évaluer ce qui a, et ce qui n'a pas fonctionné.

    2.3 L'ECONOMIE VERTE DANS LE CONTEXTE DE L'ERADICATION DE LA PAUVRETE ET DU DEVELOPPEMENT DURABLE

    Le concept de l'économie verte (5) est un des quelques concepts étroitement liés qui ont émergé ces dernières années pour renforcer la convergence entre les trois piliers du développement durable. Bien que l'idée présente un certain intérêt intrinsèque, des questions ont été soulevées concernant sa clarté conceptuelle, sa définition précise, et ses implications pour les objectifs économiques et sociaux clés.

    Une question spécifique se rapporte à la différence entre le concept idéal « d'économie verte et les implications à court et moyen termes de la «transition vers une économie verte ».

    Dans la littérature, la plupart des textes invoque le terme dans le but de tracer le contour des éléments et actions qui seraient normalement décrits comme «écologisation de l'économie». L'objectif étant donc de chercher à réunir sous une seule enseigne une vaste gamme de politiques économiques reliées à l'atteinte du développement durable.

    La notion d'économie verte est encore récente au Togo et un débat national spécifique sur cette question n'est pas encore engagé. Toutefois, le Togo en tant que membre de plusieurs organisations sous régional s'aligne sur les positions des pays africains sur la question. En effet, la troisième Conférence ministérielle africaine sur le financement du développement (mai 2009), la session de la Conférence ministérielle africaine sur l'environnement (CMAE) de juin 2010, la première Conférence panafricaine sur la biodiversité (septembre 2010), le septième Forum pour le développement de l'Afrique (octobre 2010) et, plus récemment, la 18e session ordinaire du Conseil exécutif de l'Union africaine (janvier 2011) ont permis aux états d'Afrique d'avoir une position commune sur l'économie verte.

    2.3.1 Politiques utiles pour promouvoir une économie verte

    Il est urgent d'élaborer des politiques ou stratégies permettant de lancer le processus de transition vers l'économie verte et d'y faire participer des acteurs clefs et des personnages influents, de sorte qu'à la longue, les avantages l'emportent sur les coûts de transition que provoque à court terme la transformation de tout système socioéconomique. Les politiques

    doivent être opportunes et inclure des outils de transformation (mesures fiscales, investissements publics et privés, règles de passation des marchés, règles commerciales, recherche développement entre autres). Il devrait aussi y avoir des politiques sectorielles spécifiques, notamment pour les énergies renouvelables, l'efficacité énergétique, l'agriculture durable, le développement industriel, l'exploitation des mines et des forêts, la gestion des déchets, et les transports publics.

    De façon transversale, pour accompagner la transition de l'économie nationale vers l'économie verte et réduire la pauvreté afin de remplir les objectifs de développement durable, il faudra investir largement dans le renforcement des capacités de tous les acteurs pertinents (institutions gouvernementales, secteur privé et experts), moderniser et affermir les institutions et fournir une aide financière ciblée

    Les politiques énergétiques

    L'énergie et l'accès à l'énergie sont indispensables au développement des économies en développement comme celle du Togo. Si le pays est doté d'un vaste potentiel en matière d'énergies renouvelables notamment solaire, hydroélectrique et éolienne il souffre de sérieuses lacunes dans les investissements relatifs aux infrastructures énergétiques. Cette situation offre d'importants tremplins pour la promotion de l'énergie verte et de réduction des pressions sur les ressources forestières (la biomasse énergie représente près de 70 à 80% du bilan énergétique national et la troisième cause de la déforestation au Togo) Les énergies renouvelables peuvent jouer un rôle non négligeable dans une stratégie d'élimination de la pauvreté énergétique. Les possibilités d'améliorer l'efficacité énergétique sont également très importantes, tant au niveau de la production (Carbonisation), de la distribution que de l'utilisation finale. L'efficacité énergétique et à un plus large recours aux énergies renouvelables, peut créer des emplois supplémentaires tout en fournissant une énergie concurrentielle.

    La politique agricole

    L'importance de l'agriculture dans l'économie togolaise n'est plus à démontrer. Elle représente plus de 30% du PIB et emploie plus de 70% d'une population en constante expansion.

    Une transformation structurelle du secteur agricole est nécessaire pour augmenter la
    Productivité et la valeur ajoutée, et elle doit s'accompagner de politiques de diversification

    économique qui mettent en lumière les liens et les relations de dépendance intersectoriels dans le cadre d'une approche intégrée. Cependant, toutes les incidences de cette transformation structurelle doivent être prises en considération, par exemple les effets négatifs potentiels de la concession de grandes surfaces agricoles à des sociétés étrangères, les impacts environnementaux et sociaux, etc.

    La politique forestière doit davantage mettre à profit les nouveaux types d'opportunités que peuvent offrir les forêts, par exemple celles liées aux marchés carbones, au maintien de la quantité et de la qualité de l'eau, à la fourniture de moyens de subsistance et à la génération de recettes locales. La gestion des forêts par les communautés a notamment pour avantage de créer des emplois et générer des revenus ainsi que d'assurer une production durable de bois d'oeuvre. Le ralentissement de la déforestation et l'augmentation du reboisement restent de mise du point de vue économique et sont favorables à l'agriculture et aux moyens d'existence des populations rurales.

    La politique minière doit se tourner davantage vers la transformation locale pour plus de valeur ajoutée à l'économie nationale. Elle doit être plus regardante sur les questions de protection de l'environnement et la défense des intérêts des populations riveraines, le niveau de la production (Carbonisation), de la distribution que de l'utilisation finale. L'efficacité énergétique et à un plus large recours aux énergies renouvelables, peut créer des emplois supplémentaires tout en fournissant une énergie concurrentielle.

    2.3.2 Facteurs de succès

    Au rang des politiques efficaces sur l'économie verte, on peut citer: les politiques de promotion des énergies renouvelables, d'efficacité énergétique, la politique de gestion durable des forêts, la politique d'assainissement et d'hygiène du milieu, la gestion et recyclage des déchets.

    Ces différentes politiques ne sont pour la plupart qu'à leur phase de démarrage au Togo et les résultats sur l'éradication de la pauvreté ne sont pas encore perceptibles.

    2.4 PROPOSITION DE PLAN D'ACTION POUR LA MAITRISE DE L'ENERGIE AU TOGO

    2.4.1 Plan d'action DE L'ENERGIE TRADITIONNELLE: Objectif global

    Le plan d'action à la maîtrise des énergies traditionnelles et des énergies renouvelables s'inscrit dans le cadre des stratégies nationales de gestion saine et durable des ressources naturelles et de l'environnement en relation avec les conventions sur la lutte contre la désertification, sur la diversité biologique et celle sur les changements climatiques au Togo.

    Il vise la réduction de la consommation du bois-énergies à travers l'amélioration des procédés de carbonisation, une large diffusion des foyers et fourneaux améliorés ainsi que l'utilisation domestique plus large du gaz butane et la promotion des énergies propres et renouvelables.

    Ce programme a pour finalité, l'amélioration de l'efficacité énergétique au plan domestique et concilie l'utilisation de l'énergie et la politique environnementale en ce sens qu'il préconise l'utilisation de l'énergie dans le respect de l'environnement. Il consiste en la réalisation de deux (02) grandes composantes :

    - la maîtrise des énergies traditionnelles au Togo ;

    - la promotion des énergies renouvelables (ER) au Togo.

    2.4.1.1 La maîtrise de l'énergie traditionnelle

    L'état des lieux dans le sous-secteur des énergies traditionnelles révèle la fragilité de l'équilibre offre/demande en bois-énergie au Togo, situation caractérisée par un léger excédent et un reboisement insignifiant(4). Etant donné que la demande en bois-énergie constitue la principale cause de la destruction des ressources ligneuses des forêts, il est essentiel, pour prévenir un déficit chronique en bois-énergie et éviter de précipiter le pays dans une crise écologique irréversible, d'entreprendre des actions pour non seulement augmenter la disponibilité en bois-énergie (agir sur l'offre), mais également des actions pour infléchir la demande en bois-énergie, particulièrement le charbon de bois (maîtriser la demande).

    L'action à mener sur le terrain afin d'augmenter la disponibilité en bois-énergie dans le pays consiste à promouvoir et intensifier le reboisement. Quant à la maîtrise de la demande en énergies traditionnelles, elle passe par la généralisation de l'utilisation des foyers améliorés de charbon de bois et de bois de chauffe standardisés, la vulgarisation de procédés de carbonisation plus rentables et l'appui à la promotion de l'utilisation à des fins domestiques du gaz butane dans les grandes villes du pays.

    2.4.1.2 Appui au reboisement

    La Direction des Eaux et Forêts du TOGO, au vu de l'évolution de la demande en boisénergie, a estimé les besoins en reboisement à 150 mille ha. Cette superficie de plantations forestières sera susceptible de garantir au Togo un potentiel important de bois-énergie à l'horizon 2050(4).

    Afin d'améliorer la disponibilité en bois par le reboisement communautaire de15 mille ha sous la responsabilité des Comité Villageois de Développement (CVD) plusieurs actions doivent être menées. Il s'agira essentiellement de :

    - Renforcer des capacités des différentes parties prenantes au reboisement ; - Faire le reboisement de 15 mille hectares

    - Former des exploitants et des carbonisateurs aux bonnes techniques de conduite de peuplements forestiers

    - Appuyer l'éducation environnementale de la population, des acteurs de la filière et des agents de l'Etat en charge de la gestion des ressources naturelles sur le nouveau mode de gestion des ressources forestières et pour un sens accru d'écocitoyenneté par le biais des médias, des sketchs et des guides pratiques.

    2.4.1.3 Renforcement des capacités du ministère en charge de l'environnement

    et des ressources forestières

    Les ressources forestières productives (forêts denses) du Togo évaluées en 1990 à 449 000 ha n'ont cessé de régresser au fil des années et selon le Plan d'Action Forestier National (PAFN, 1999), elles n'étaient plus que de 140 000 ha en 2009.

    Cette dégradation forestière s'est aggravée à partir des années 1994 en dépit des mesures répressives et la multiplication des contrôles et patrouilles forestières. De plus, entre 1999, année de réalisation du diagnostic du secteur forestier et aujourd'hui, la situation des ressources forestières s'est dangereusement aggravée.

    Il est urgent d'envisager une amélioration de la gouvernance en matière de gestion des ressources forestières.

    - Renforcement du Système National de collecte, saisie, traitement et diffusion des Statistiques sur la Forêts et le Bois ;

    - Renforcement des capacités en gestion participative des ressources forestières ; - Elaboration des textes d'application et faire connaître le nouveau code forestier togolais.

    2.4.1.4 Economie d'énergie par la généralisation de l'utilisation des foyers améliorés de charbon de bois et de bois de chauffe.

    La plupart des projets visant l'économie d'énergie sont réalisés à partir des années 80 pour minimiser les impacts négatifs du déboisement à des fins d'énergie domestique sur le couvert végétal. Malheureusement ces projets n'ont eu qu'un faible impact sur l'économie d'énergie et la demande en bois-énergie.

    Pour maîtriser la consommation des énergies traditionnelles il va devoir agir sur la consommation des centres urbains.

    - Etablissement d'un état des lieux sur la stratégie de vulgarisation passée des foyers améliorés;

    - Identification et caractérisation des types de fourneaux et de foyers les plus performants et les moins coûteux ;

    - Appui à la vulgarisation des foyers et fourneaux améliorés ; Sensibilisation à l'économie d'énergie.

    2.4.1.5 Appui à l'organisation de la filière de charbon de bois et l'amélioration des techniques de carbonisation du bois.

    Du fait de l'accélération du phénomène d'urbanisation, la carbonisation s'est accentuée. Les procédés actuels de carbonisation ont des rendements faibles de l'ordre de 15%. Ces procédés, peu performants, occasionnent des pertes énormes en bois vert de l'ordre 85%. Aussi, ne sontils pas de nature à assurer une gestion durable du couvert végétal. Autrement dit, pour avoir 15 kg de charbon, il faut carboniser 100 kg de bois vert. Il devient alors indispensable, si l'on veut sauvegarder les formations forestières au Togo, de professionnaliser la filière de production et de vente de charbon de bois et de promouvoir des procédés de carbonisation écologiquement plus rentables, voire appuyer la reconversion des carbonisateurs à d'autres activités aussi lucratives que la carbonisation.

    - Identification des techniques de carbonisation performante ;

    - Vulgarisation des systèmes de carbonisation les plus performants ;

    - Appui à la reconversion des carbonisateurs.

    2.4.1.6 Promotion de l'utilisation du gaz butane en substitution aux énergies traditionnelles dans les centres urbains du Togo.

    La mise en oeuvre de cette action devrait donc permettre de lever les derniers blocages afin d'étendre l'utilisation du gaz butane à tous les urbains même aux plus sceptiques, afin de réduire la consommation en bois énergie des centres urbains (ANNEXE 1,2,3).

    - Appuyer l'accessibilité aux foyers à gaz butane ;

    - Vulgarisation des fourneaux à gaz ;

    - Sensibilisation des ménages sur l'utilisation sécurisée (sans risque) et bénéfique du gaz butane ;

    - Appui à la promotion de mille fourneaux à gaz sur une période d'un an.

    2.4.2 Plan d'action Promotion de l'énergie renouvelable au TOGO: Objectif global

    L'état des lieux qui a été fait du sous-secteur des énergies renouvelables révèle un haut niveau dans le domaine de la recherche, mais un faible niveau d'application sur l'échiquier national. Cependant, elles ne représentent pas grand-chose dans le bilan énergétique national à cause de leur pénétration trop limitée. Pour que l'utilisation de ces formes d'énergie se répande, il est indispensable de les promouvoir.

    Développer la recherche et favoriser un plus grand accès aux ER de sorte que leur part atteigne 5% dans le bilan énergétique national à l'horizon 2012. Ceci, afin de réduire considérablement les émissions nationales de GES et répondre à une partie de l'accroissement de la demande d'énergie surtout au plan domestique.

    2.4.2.1 Promotion de l'énergie solaire

    L'utilisation moderne de l'énergie solaire au Togo n'est qu'à ses débuts et se limite à quelques projets d'installation de chauffe-eau solaires au niveau des maternités et des hôtels et de panneaux photovoltaïques observables sur les toits de quelques ONG, représentations religieuses et gares du réseau ferroviaire. Cette forme d'énergie n'est même pas prise en compte dans le bilan énergétique national. Les actions proposées sont les suivantes :

    - Organisation des acteurs du sous-secteur de l'énergie solaire ;

    - Appui au développement de la recherche et renforcement des capacités des ONG et Associations ;

    - Appui à la vulgarisation de l'utilisation de l'énergie solaire (solaire thermique et

    photovoltaïque). (ANNEXE 1,2,3).

    2.4.2.2 Promotion de l'énergie Eolienne

    L'énergie éolienne connaît un début timide au Togo par rapport à l'énergie solaire. La seule utilisation qui en est faite jusqu'ici reste le pompage de l'eau souterraine. Sous d'autres cieux, cette forme d'énergie connaît des usages plus variés jusqu'à l'électrification. Les premières prospections avaient conclu que le gisement éolien togolais n'est pas intéressant. Cependant, au regard du niveau actuel des techniques d'exploitation du vent à des fins énergétiques et de l'identification de quelques sites éoliens rentables au Togo, il serait profitable pour le pays d'approfondir les recherches en la matière afin de diversifier et de rentabiliser son exploitation. Les actions proposées sont les suivantes :

    - Développer la recherche sur l'énergie éolienne au Togo ;

    - Organisation des acteurs du sous-secteur de l'énergie éolienne ;

    - Appui à la phase recherche-développement dans le domaine de l'énergie éolienne ; - Appui à la vulgarisation de l'utilisation de l'énergie éolienne.

    2.4.2.3 Promotion du biogaz

    Le biogaz issu de la fermentation anaérobie de la matière organique peut se substituer directement au gaz naturel pour la production de l'électricité, la cuisson des aliments et le chauffage, cogénération, carburant.... Celui-ci peut être produit grâce à des unités de méthanisation, des digesteurs familiaux et des décharges (piégeage du biogaz).

    Au Togo, abonde de la biomasse inutilisable (mauvaises herbes terrestres et aquatiques) à laquelle s'ajoutent la proportion fermentescible/biodégradable des ordures ménagères et les excréments d'animaux (bouses de vaches, lisier de porcs, excréments de petits ruminants et des volailles) ainsi que d'autres déchets végétaux. Toutes ces matières organiques auxquelles peuvent s'ajouter les déchets biodégradables des usines alimentaires, constituent une matière première importante pour la production du biogaz à usage domestique ou public (production d'électricité). La valorisation des déchets connaît une bonne progression au Togo sous l'impulsion du Laboratoire de Gestion, de Traitement et de Valorisation des Déchets de l'Université de Lomé.

    - Organisation des acteurs du domaine ;

    - Appui à la phase de recherche-développement sur la production et l'utilisation du biogaz ;

    - Vulgariser l'utilisation du biogaz ;

    - Organiser des ateliers de sensibilisation et de démonstration ;

    - Mener des essais pilotes de production électrique à partir de centrales thermiques fonctionnant au biogaz dans le cadre de la diversification des sources d'énergie et de l'électrification rurale ; (ANNEXE 1,2,3).

    - Valoriser économiquement les déchets après piégeage du biogaz.

    D'autres facteurs restent à prendre en considération comme la promotion des biocarburants, le renforcement des capacités du ministère en charge de l'énergie etc.

    CONCLUSION

    Les principales idées développées dans ce mémoire sont la relation entre l'offre et la demande en énergies au TOGO, et d'autre part sur la substitution énergétique, les plans d'actions pour la maîtrise de l'énergie.

    Une situation de répartition pas obligatoirement harmonieux solidaire durable au niveau de la population mondiale, une zone de contrainte en terme de consommation, une offre relativement limitée, de ce fait une question climatique qui s'accélère, l'énergie est un point central d'une part pour le mode de développement de notre société, d'autre part pour l'équilibre.

    Le développement harmonieux et d'autant plus dès lors consommer dans une perspective de Développement Durable qui soit être soutenable adaptée pour les générations futurs et aussi pour assurer le bien-être de tous.

    Pour définir la maîtrise de la demande en énergie, il ne peut y avoir qu'une impulsion politique. Les politiques sont le préambule indispensable à une politique mis en oeuvre efficace. Cette politique doit s'instrumentaliser d'une part dans le cadre d'une coopération internationale.

    Une fois cette impulsion politique, il y a une richesse de ce qui peut être créée au niveau d'un territoire, d'un pays avec à la fois de la formation, des transferts de technologie, à la fois la mise en oeuvre donc des Energies renouvelables mais aussi de la maitrise de la demande en énergie alternative avec de l'efficacité énergétique et de la sobriété énergétique.

    Cette dynamique fait qu'a un moment donné, on a une organisation territoriale différente tournée vers la performance et de là, on met en oeuvre ce mixte Energétique Durable qui permet de répondre aux trois (3) enjeux du Développement Durable qui à savoir : L'économie, le social et l'Environnement.

    ANNEXES

    ANNEXE 1

    ANNEXE 2

    ANNEXE 3

    ANNEXE 4

    Questionnaire pour les États Membres sur les
    Expériences, Facteurs de Réussite, Risques et Défis

    Par rapport à l'Objectif et aux Thèmes de la Conférence des Nations-Unies sur
    le Développement Durable (CNUDD)

    I. Introduction

    1. Ce questionnaire a été préparé en réponse aux décisions prises lors du Premier Comité Préparatoire (Prépcom1) tenu du 17 au 19 mai 2010, qui invita les États Membres à contribuer aux processus de préparation, notamment, sur les expériences, les facteurs de réussite, les défis et les risques. Les contributions et informations récoltées vont permettre la préparation d'un Rapport de Synthèse qui sera discuté lors de la première Intersession préparatoire qui est prévu du 10 au 11 Janvier 2011 à New-York

    II. Objectif et Thèmes de la CNUDD

    2. La Conférence est organisée, à la suite de la Résolution A/64/236 de l'Assemblée Générale des Nations-Unies tenu le 24 Décembre 2009.Elle aura lieu à Rio de Janeiro, au Brésil, en 2012, commémorant le 20e anniversaire de la Conférence de Rio de 1992 (CNUED), et le 10e anniversaire du Sommet Mondiale sur le Développement Durable (WSDD), tenu en 2002 à Johannesburg, en Afrique du Sud.

    3. L'objectif de cette Conférence est de sécuriser le renouvellement des engagements politiques internationaux en faveur du développement durable, établir un bilan des progrès accomplis à ce jour et les lacunes à combler dans la mise en oeuvre des documents finaux des sommets importants tenus sur le développement durable; mais aussi en adressant les nouveaux défis émergents.

    À cette fin, l'accent sera mis sur deux thèmes: (a) l'économie verte dans le contexte de l'éradication de la pauvreté et du développement durable; et (b) le cadre institutionnel du développement durable.

    III. Questionnaires pour fournir des Contributions

    4. Des questionnaires séparés ont été préparés en rapport à l'objectif et aux deux thèmes de la Conférence (Voir Annexes A-E).Une liste de ces questionnaires est fournie ci-dessous.

    Document A

    Questionnaire :

    Susciter un engagement politique renouvelé pour le développement durable

    I

    . Introduction

    L'objectif de la CNUDD est de renouveler le soutien politique pour le développement durable, en évaluant les progrès réalisés à ce jour et les lacunes à combler dans la mise en oeuvre des documents finaux des grands sommets sur le développement durable, et en adressant les nouveaux défis émergents.

    La question du renouvellement des engagements politiques sera adressée dans un contexte plus ou moins à long terme sur comment l'accord entre les gouvernements et les autres Parties prenantes à la CNUDD pourrait permettre d'accélérer les progrès, notamment: (i) l'objectif démographique de stabiliser la population mondiale; (ii) l'objectif de développement d'étendre les bénéfices du développement équitablement entre tous les segments de la société globale; et (iii) l'objectif de découplage de veiller à ce que l'utilisation de matériaux et de production de déchets se trouve dans les capacités de régénération et d'absorption de la planète.

    II. Questionnaire

    Les États Membres sont invités à fournir leurs contributions sur leurs expériences, facteurs de succès, défis et risques liés à l'objectif de la CNUDD «Renouveler l'engagement politique au Développement Durable» en réponse aux questions suivantes, développées en se basant sur les discussions qui ont eu lieu lors du premier PrepCom.

    Expériences

    1.

    Existent-ils des moyens objectifs de mesurer l'engagement politique? Quels en sont les indicateurs principaux? Selon vous, quels indicateurs sont les plus utiles? (exemples: Nouvelle Législation, Politiques publiques, le soutien et l'allocation budgétaire, la Proéminence des institutions compétentes, le niveau d'intérêt des medias, etc.)

    L'engagement politique de l'Etat en faveur du développement durable peut être objectivement mesuré par:

    - l'allocation croissante des ressources au profit des institutions en charge de la promotion du développement durable;

    - les investissements publics durables c'est-à-dire les investissements publics dans des domaines aptes à stimuler le verdissement des secteurs économiques;

    - l'adoption de lois, politiques ou stratégie spécifique de développement durable.

    2. En se basant si possible sur ces indicateurs, comment évaluerez-vous l'engagement politique du gouvernement national aujourd'hui sur la question du développement durable comparé à 1992? Et celui de la communauté internationale?

    L'engagement politique du gouvernement togolais peut être évalué à trois sur une échelle de cinq (3/5) Le pays dispose d'une stratégie nationale de développement durable et d'un cadre global de planification (DSRP-C) qui intègre moyennement les piliers du développement durable. Les investissements publics dans les secteurs environnement et social sont de plus en plus significatifs..

    L'engagement de la communauté internationale en faveur du développement durable depuis 1992 si l'on devait l'évaluer, recevrait une note de deux sur cinq (2/5). D'abord parce que les trois conventions de Rio et l'Agenda 21 n'ont connu que très peu de mise en oeuvre depuis près de vingt ans. Très peu de pays ont mis en place des stratégies nationales de développement durable.

    L'allocation des ressources dans le monde s'est faite au détriment de secteurs porteurs de la croissance verte. Selon le PNUE, «au cours des deux dernières décennies, des volumes importants de capitaux ont été investis dans l'immobilier, les combustibles fossiles et les actifs financiers incorporant des produits dérivés, mais relativement peu dans les énergies renouvelables, l'efficacité énergétique, les transports publics, l'agriculture durable, la protection des écosystèmes et de la biodiversité et la préservation des sols.»

    Les engagements des pays développés en matière d'aide au développement ne sont pas suivis d'effet. Depuis 1992 la pauvreté dans le monde n'a pas reculée au contraire elle s'accentue dans certaines parties du monde sous l'effet conjugué de nouveaux défis tels que les crises

    alimentaires, énergétiques et financières, la pénurie d'eau potable et de terres productives sur une toile de fond de changement climatique, d'événements météorologiques extrêmes et de raréfaction des ressources naturelles.

    Document D Questionnaire sur

    L'économie verte dans le contexte de l'éradication de la pauvreté et du développement durable

    I. Introduction

    Le concept de l'économie verte est un des quelques concepts étroitement liés qui ont émergé ces dernières années pour renforcer la convergence entre les trois piliers du développement durable. Bien que l'idée présente un certain intérêt intrinsèque, des questions ont été soulevées concernant sa clarté conceptuelle, sa définition précise, et ses implications pour les objectifs économiques et sociaux clés.

    Une question spécifique se rapporte à la différence entre le concept idéal «d'économie verte et les implications à court et moyen termes de la «transition vers une économie verte».

    Dans la littérature, la plupart des textes invoque le terme dans le but de tracer le contour des éléments et actions qui seraient normalement décrits comme «écologisation de l'économie».

    II. Questionnaire

    Les États Membres sont invités à fournir des contributions sur leurs expériences, facteurs de succès, défis et risques pertinents au thème de la CNUDD «l'économie verte dans le contexte de l'éradication de la pauvreté et du développement durable» en réponse aux questions suivantes qui ont été développées en se basant sur les discussions tenues lors du premier PrepCom.

    Expériences

    1. Existe-il un consensus entre les décideurs politiques de votre pays sur une définition précise du terme «économie verte dans le contexte de l'éradication de la pauvreté et du développement durable»? Si oui, comment est-il défini? (si pertinent, fournir toutes publications officielles ou études analytiques sur le concept de l'économie verte ou ses implications opérationnelles et sociales, le tout accompagné d'un petit résumé).

    La notion d'économie verte est encore récente au Togo et un débat national spécifique sur cette question n'est pas encore engagée. Toutefois, le Togo en tant que membre de plusieurs organisation sous-régionale s'aligne sur les positions des pays africains sur la question. En effet, la troisième Conférence ministérielle africaine sur le financement du développement (mai 2009), la session de la Conférence ministérielle africaine sur l'environnement (CMAE) de juin 2010, la première Conférence panafricaine sur la biodiversité (septembre 2010), le septième Forum pour le développement de l'Afrique (octobre 2010) et, plus récemment, la 18e session ordinaire du Conseil exécutif de l'Union africaine (janvier 2011) ont permis aux etas d'afrique d'avoir une position commune sur l'économie verte.

    Est-ce que la pauvreté et d'autres impacts sociaux probables sont-ils explicitement considérés dans la conception des politiques d'économie verte? Si oui, comment?

    Pour le moment le pays ne dispose pas de politique spécifique liée à

    l'economie verte.

    2. Ces politiques sont-elles mises en oeuvre comme faisant partie d'une stratégie d'économie verte cohérente ou d'une croissance verte?

    Non

    .

    . Quels sont les principaux bénéfices à tirer de la mise en oeuvre d'une stratégie nationale pour l'économie verte?

    Les principaux bénéfices d'une stratégie nationale d'économie verte sont: le renforcement et l'amélioration du capital naturel de la terre,

    l'optimisation des bénéfices économiques,

    la réduction au minimum des inégalités sociales et du gaspillage des ressources.

    .

    . Quels secteurs économiques considérez-vous comme les plus importants pour construire une économie verte dans le contexte de l'éradication de la pauvreté et du développement durable?

    Les secteurs économiques les plus importants pour construire une économie verte au Togo sont l'énergie (énergies renouvelables et efficacité énergétique), l'agriculture, les ressources en eau, les biens et services environnementaux, la foresterie, la pêche, les ressources minérales, les industries manufacturières et la gestion des déchets y compris leur recyclage.

    Comment est-ce que ces politiques ont contribué à l'éradication de la pauvreté, ou à d'autres objectifs spécifiques au développement durable?

    Ces différentes politiques ne sont pour la plupart qu'à leur phase de démarrage au Togo et les résultats sur l'éradication de la pauvreté ne sont pas encore perceptibles.

    Selon vous, quelles sont les raisons principales de ce succès? (disponibilité d'aptitudes institutionnelles et techniques pertinentes, un fort soutien politique, un vaste engagement de la société civile et des hommes d'affaires, un soutien international, autres)

    L'économie verte n'est qu'à ces débuts. Elle ne jouit pas encore d'un soutien fort des politiques, de la société civile ou du secteur privé.

    Quelles mesures et actions ont été prouvées efficaces dans la construction dans un engagement politique et populaire pour les mesures liées à l'économie verte? Aucune

    Défis

    9. Existent-ils des études dans votre pays qui identifient les facteurs de succès, défis ou risques associés aux politiques liées à l'économie verte soulignées à la Question 1? Pour chacun, fournir un article original ou un lien internet, accompagné d'un petit résumé.

    Il n'existe pas encore au Togo des études pour identifier les facteurs de succès, défis ou risques associés aux politiques liées à l'économie verte.

    10. En se basant sur toutes les informations ci-dessus, quel(s) est (sont), selon vous, le(s) résultat(s)-clé(s) qui vont émerger de la Conférence des Nations-Unies sur le Développement Durable en 2012 (Rio+20) par rapport à la question de «l'économie verte dans le contexte de l'éradication de la pauvreté et du développement durable»?

    Selon moi le résultat clé que la planète toute entière doit attendre de la conférence de Rio+20 par rapport à l'économie verte dans un contexte d'éradication de la pauvreté et du développement durable est un engagement politique au plus haut niveau de tous les pays du monde en faveur de l'économie verte et pour une fois le respect par les pays développés de leurs engagements.

    Risques

    11. Quelle est la relation entre les politiques liées à l'économie verte et les autres politiques ou domaines politiques (pauvreté, croissance, emploi, commerce, etc.)? S'agit-il de cas de conflits et, si oui, quelles sont les mesures prises pour y faire face?

    Les relations entre les politiques liées à l'économie verte et les autres politiques ou domaines politiques sont pour la plupart divergentes dans leurs objectifs et dans leurs stratégies de mise en oeuvre. La principale mesure prise par le gouvernement pour y faire face est l'élaboration participative de la Stratégie Nationale de Développement Durable (SNDD) et la mise en place de la Commission Nationale de Développement Durable pour orienter les politiques sectorielles vers l'intégration des trois piliers du développement durable.

    Document E

    Questionnaire sur le Cadre Institutionnel du Développement Durable I. Introduction

    Le soutien institutionnel pour le développement durable fonctionne horizontalement à travers différents domaines, agences, ministères, groupes de fonction, et pays, alors que l'organisation traditionnelle de l'autorité est verticale, précisément selon les lignes directives des mêmes agences et ministères et autres groupes spécialisés. Dans ce cas-ci, le défi est donc d'identifier les éléments institutionnels qui vont faciliter l'intégration, sur une base continuelle, à travers les différentes lignes d'autorité et les structures de programme, sans les miner ou les déplacer.

    Au niveau international, le CNUDD a permis l'établissement de trois principales structures institutionnelles: la Commission du Développement Durable (CDD), le Comité Inter-Agence de Coordination du Développement Durable (IACSD) pour la coordination au sein du système de l'ONU, et le Conseil Consultatif de Haut Niveau pour le Développement Durable (HLB) pour l'orientation intellectuelle. Le CDD reste toutefois la principale institution décisionnelle sur la question du développement durable au sein du système des Nations-Unies, les deux autres structures ayant été abandonnées.

    Depuis Rio, plusieurs corps des Nations-Unies et des organisations internationales ont accompli leur travail en se basant sur les principes du développement durable, qui est mentionné dans le Document final du Sommet

    Mondial de 2005 (Résolution Assemblée Générale A/RES/06/1) comme «un élément-clé du cadre général des activités des Nations-Unies».

    Aux niveaux nationaux, les premières innovations comprennent les conseils nationaux de développement durable (CNDD), et les stratégies intégrées. L'expérience avec les CNDD a besoin d'être évaluée pour en identifier les leçons à tirer, autant au niveau des réussites, qu'au niveau des échecs. Le processus de développement des stratégies intégrées a bien pris racine, notamment sous la forme de stratégies nationales de développement durable (SNDD); toutefois, il est nécessaire d'examiner cette expérience pour évaluer quelle est la manière la plus efficace pour atteindre cette intégration, et particulièrement, si la présence de plusieurs processus de stratégie en compétition les uns avec les autres (DSRP, plan de développement, stratégie nationale de conservation) risque de nuire à l'objectif même de l'intégration.

    Aux niveaux locaux, les Agendas 21 locaux ont été développés par les institutions locales et les municipalités urbaines, et ici encore, il est nécessaire de tirer des leçons de cette expérience.

    II. Questionnaire

    Les États Membres sont invités à fournir des contributions sur leurs expériences, facteurs de succès, défis et risques pertinents au thème de la CNUDD sur «le cadre institutionnel du développement durable» en réponse aux questions suivantes qui ont été développées en se basant sur les discussions tenues lors du premier PrepCom.

    Expériences

    1. Différents changements dans le cadre institutionnel global du développement durable ont été discutés. Selon vous, quelle est l'importance de ces différentes avenues pour une réforme?

    1. Renforcer les institutions existantes

    2. Améliorer la coordination entre les institutions existantes

    3. Établir de nouvelles institutions

    L'état actuel de la gouvernance internationale du développement durable a montré ses limites dans la mise en oeuvre des engagements internationaux en la matière. Principalement les engagements environnementaux n'ont pas été suffisamment mis en oeuvre à tous les niveaux à cause notamment de la faiblesse des institutions en charge de la coordination et la gouvernance de

    l'environnement ainsi que des ressources financières et humaines mises à leur disposition.

    Expliquez vos choix svp, en indiquant quelles sont les mesures concrètes qui doivent être considérées à cet effet.

    La décision de l'Union Africaine à sa septième session ordinaire tenue à Malabo du 30 juin au 1erjuillet 2011 par laquelle l'Assemblée a reconnu que les structures actuelles des institutions n'ont pas répondu pleinement aux besoins de l'Afrique en matière d'environnement, de développement durable et de changement climatique. Le Togo estime nécessaire de renforcer, de consolider et de transformer le Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE) en une institution internationale spécialisée de l'environnement, basée à Nairobi, au Kenya.

    2. Comment est-ce que le cadre institutionnel assure-t-il des synergies efficaces entre le CDD et les autres instruments et processus intergouvernementaux existants, y compris les différents accords multilatéraux, les programmes et fonds des NationsUnies et les processus régionaux?

    Le cadre institutionnel actuel n'assure pas assez les synergies efficaces entre les différents acteurs du développement durable.

    3. Comment est-ce que le cadre institutionnel assure-t-il de manière effective la coordination et les synergies entre les différentes agences et organisations responsables des aspects du développement durable?

    La coordination et les synergies sont faibles entre les différentes agences et les organisations du développement durable.

    4. Votre pays possède-t-il un conseil national de développement durable (CNDD) (ou un équivalent) ? Oui/Non Pensez-vous qu'un CNDD actif peut faciliter la préparation de votre pays à la CNUDD? Si oui, comment?

    Oui, le Togo dispose d'une commission nationale de développement durable (CNDD). Active, celle-ci va jouer le rôle de comité multisectoriel dans le cadre de l'élaboration et la validation du rapport national qui sera versé au secrétariat de la CNUDD comme contribution du Togo au processus de préparation de Rio +20.

    1.

    Quel rôle le gouvernement local et les sous-nationaux (infranationaux) de votre pays ont-ils joué dans la mise en oeuvre du développement durable depuis Rio?

    Le gouvernement national a signé ou ratifié les principaux accords multilatéraux sur l'environnement, élaboré des stratégies, plans et programmes de leur mise en oeuvre, élaboré une stratégie Nationale de Développement Durable, créé une commission nationale et des commissions locales de développement durables et instituer les évaluations environnementales préalables à tous projets ou programme de développement.

    7. Depuis la Conférence de Rio de 1992, est-ce que la participation des principaux groupes majeurs et autres Parties Prenantes dans les processus décisionnels nationaux sur le développement durable a-t-elle augmenté? Oui/Non Indiquez svp laquelle des formes d'engagement des grands groupes dans la prise de décision sont utilisées dans votre pays (les classer selon l'ordre d'importance avec 1 = plus important):

    1. participation dans les politiques de développement

    2. partenariats

    3. consultations multilatérales pour des réunions internationales

    4. inclusion dans les délégations internationales

    5. comités scientifiques

    6. audiences publiques

    8. Nommez les principaux groupes avec lesquels le gouvernement possède des collaborations étroites? Pour chacun, décrivez les principales caractéristiques de la collaboration.

    Les grands groupes avec lesquels le gouvernement possède des collaborations étroites sont: les organisations des femmes, les agriculteurs, les organisations religieuses, la communauté scientifique, les autorités locales, les ONG, les populations autochtones; le secteur privé, les médias, les jeunes et les partenaires techniques et financiers.

    Le rôle de chacun de ses grands groupes est clairement défini dans la stratégie nationale de développement durable (SNDD)

    Facteurs de réussite

    9. Existent-ils des exemples, soit dans le domaine de développement durable ou dans des domaines reliés aux politiques de développement durable (OMD, autres), où un cadre institutionnel international a contribué positivement de manière significative des résultats au niveau national? Au niveau international?

    Le programme de lutte contre le SIDA et IST

    9.

    Comment est-ce que les leçons de telles réussites peuvent être utilisées pour améliorer l'efficacité du cadre institutionnel de développement durable? Ces leçons sont-elles pertinentes pour la CDD?

    Le cadre institutionnel de l'ONUSIDA pourrait inspirer le CCD

    10

    .Comment est-ce que les leçons tirées de telles réussites peuvent être utilisées pour améliorer l'efficacité de l'orientation de la politique/gouvernance environnementale internationale?

    Les campagnes de sensibilisations des acteurs publics et privés, l'engagement politique et des ONG dans les mêmes proportions pourraient améliorer l'efficacité de l'orientation et des actions en matière de développement durable.

    12. Selon votre expérience, quels ont été les moyens les plus efficaces pour renforcer la participation des groupes majeurs et des principales parties prenantes dans les efforts nationaux de développement durable?

    Les moyens les plus efficaces pour renforcer la participation des groupes majeurs sont les ateliers de formations et de sensibilisations à leurs intentions.

    Défis

    1.

    Quels sont les défis les plus importants auxquels font face les institutions internationales chargées de promouvoir le développement durable?

    Au nombre des grands défis aux institutions internationales chargées de promouvoir le développement durable on peut citer : la non compréhension par les différentes parties prenantes du concept de développement durable, la faiblesse de ressources financières.

    14.

    Quels sont les défis majeurs auxquels font face les institutions nationales chargées de promouvoir le développement durable dans votre pays?

    Les défis majeurs des institutions nationales :

    Les conflits de compétences entre les départements ministériels La faible volonté politique

    Risques

    5.Quelles décisions la CNUDD devrait-elle chercher à atteindre la question relative au cadre institutionnel du développement durable?

    Quels sont les principaux risques qui menaceraient un succès de la CNUDD sur cette question?

    La conférence de Rio+20 devrait rechercher la coordination et la synergie d'action dans le système de gouvernance internationale du développement durable. Plus spécifiquement dans le pilier environnemental du développement durable, le CNUDD devrait créer une institution spécialisée chargée de coordonner toutes les AME. Le PNUE renforcé pourrait être cette institution.

    Ministère/Organisation affiliée: Ministère de l'Environnement et des Ressources Forestières

    Autres Ministères/Organisations consultés dans la préparation du questionnaire: Ministère auprès du Président de la République chargé de la Planification, du Développement et de l'Aménagement du Territoire.

    BIBLIOGRAPHIE

    (1) Convention cadre Etats Unies 95

    (2) Bilan Energétiques TOGO 2011

    (3) PNUE : Vers une économie verte pour un développement durable

    (4) Programme d'appui à la maitrise de l'énergie traditionnelle au TOGO

    (5) Cours Développement Durable de Patrice ZANA

    (6) Questionnaire pour les États Membres sur les Expériences, Facteurs de Réussite, Risques et Défis Par rapport à l'Objectif et aux Thèmes de la Conférence des NationsUnies sur le Développement Durable (CNUDD) RIO+20

    (7) Consommation d'énergies et croissance du PIB dans les pays de l'UEMOA : Une analyse en données de panel

    (8) Traitement de l'Information pour des Politiques Énergétiques favorisant l'Écodéveloppement (TIPEE)

    (9) Rapport énergétique CEB






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"Un démenti, si pauvre qu'il soit, rassure les sots et déroute les incrédules"   Talleyrand