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Automatisation du secteur bancaire et sécurisation des transactions: de la monnaie fiduciaire à  la monnaie électronique

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par Naima A.
INSAG - Ingénieur commercial. 2010
  

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3) Bancarisation de l'économie :

La mise en oeuvre des activités économiques donne lieu à des recettes et des dépenses suite aux échanges effectués entre les différents agents. De ce fait, certains vont réaliser des excédents qu'ils vont chercher à employer, d'autres des déficits qu'ils vont vouloir combler, cette complémentarité des besoins explique l'existence du système financier, plus particulièrement des banques dont le rôle principal est de drainer les ressources des agents à capacité de financement pour les proposer aux agents à besoin de financement au moyen d'instruments de paiements (chèque, virement, effets de commerce, carte bancaire, ...) et de produits financiers (actions, obligations, ...).

La bancarisation de l'économie se définira alors comme étant la prédominance de l'utilisation, par les agents économiques, de ces instruments de paiement (monnaie scripturale) à la place de la monnaie fiduciaire dans les échanges monétaires.

Cette bancarisation va s'accroître au fur et à mesure que se généralisera l'utilisation de la monnaie scripturale dans le règlement des transactions commerciales, ce qui permettra la baisse de la circulation de la monnaie fiduciaire dans l'agrégat monétaire7(*) M2 (circulation fiduciaire + dépôts à vue + dépôts à terme) diminuant ainsi le recours des banques au refinancement auprès de l'institut d'émission. Par ailleurs, une forte bancarisation implique que la grande majorité des particuliers disposent d'un compte bancaire ce qui facilite le contrôle fiscal ainsi que la lutte contre le blanchiment d'argent.

Cas de l'Algérie :

En ce qui concerne l'Algérie, Le taux de bancarisation de la population est moyen et serait d'une agence bancaire pour 28 000 habitants selon le président de l'ABEF.

Les infrastructures, les services de paiement et ceux destinés à la clientèle subissent en ce moment une réforme en Algérie.

85% des chèques interbancaires, (soit des millions), sont maintenant traités sous la nouvelle plate-forme électronique. Les délais ont été totalement réduits par exemple de 1 mois à 5 jours. Certains problèmes persistent néanmoins sur quelques zones.

Cette infrastructure fournit, le confort à la clientèle, sécurité car le paiement cash va reculer et servira de base pour la bancarisation de l'économie des ménages. Ainsi, la bancarisation en Algérie suivra selon Abderahmane Benkhalfa, délégué général de l'ABEF (Association des banques et établissements financiers).

Reste que des insuffisances liées aux procédures et les systèmes d'information doivent se développer pour donner une réactivité aux banques. La fonction commerciale des banques doit, en outre, se développer.

Malheureusement, les insuffisances du système bancaire, notamment les difficultés d'accès aux financements, constituent, du reste, le terreau à l'économie informelle qui représente 35% de la richesse nationale.

Le marché informel est évalué à 55 milliards de dinars, soit l'équivalent de 900 millions de dollars.

Il existe aujourd'hui 450 marchés informels à travers le territoire national avec plus de 90 000 intervenants, soit un taux de 9% du nombre global des inscrits au registre du commerce.

De ce fait, le Climat des affaires en Algérie souffre non seulement de problèmes de financement bancaire mais aussi de foncier industriel, et de corruption.

L'Algérie est perçue comme un pays qui souffre d'un handicap institutionnel. La réforme des institutions tarde à produire ses effets et constitue un écueil pour une croissance économique durable.

Le secteur le plus concerné est celui de la justice, considéré comme lent et inefficace.

Son application souffre d'une insuffisance de procédures, de magistrats qualifiés dans le domaine du droit commercial (notamment le droit des obligations et des contrats) et d'une capacité administrative et technique d'évaluation et de mise en oeuvre des décisions de justice. Le renforcement de la capacité technique des magistrats en matière de droit commercial apparaît comme une nécessité. Le financement est l'autre contrainte majeure du climat des affaires. Un investisseur potentiel doit attendre quatre mois en moyenne pour connaître le sort d'une demande d'un crédit d'exploitation et près de six mois pour un crédit d'investissement. Le recours au financement externe (bancaire et autre) intervient à raison de 25% dans l'exploitation et à 30% dans l'investissement.

La faiblesse de ces taux révèle celle de la bancarisation de l'économie algérienne et de l'intermédiation bancaire, ainsi que des problèmes relevant à la fois des conditions de l'offre de crédit (fonctionnement du système bancaire et financier) et de la demande de crédit (comportement des entreprises). Le système de paiement est extrêmement lent ; ce qui incite aux transactions en espèces même pour des montants importants. La moitié de la masse monétaire au sens large est détenue en espèces. L'inexistence d'un marché de capitaux à risque est une caractéristique majeure du marché financier algérien quand on aborde la question du financement de l'investissement. N'étant pas configurées pour prendre des risques, les banques préfèrent s'orienter vers des marchés lucratifs et moins risqués.

Néanmoins, quelques mesures ont été prises, certaines d'entre elles commencent à être appliquées. L'ouverture prochaine de 51% du capital du Crédit populaire d'Algérie (CPA) va améliorer les capacités globales de la place grâce à une diffusion du management et du savoir faire dans le domaine, et, par voie de conséquence, améliorer son attractivité sachant que deux autres banques, la Banque nationale d'Algérie (BNA) et la Banque de développement local (BDL) sont concernées par la privatisation et l'ouverture de leur capital aux investisseurs étrangers. Les mesures de modernisation ont commencé à se concrétiser en 2006 par : la mise en place, en février 2006, du système Arts (Algerian Real Time Settlement) qui permet aux banques d'exécuter, en temps réel, des ordres de virements de gros montant, et la mise en route du système de télé compensation bancaire, en mai 2006.

Depuis peu, le paysage financier des petites et moyennes entreprises (PME) et de l'artisanat s'est enrichi d'un Fonds de garantie (Fgar) et d'une Caisse de garantie des crédits d'investissements (CGCI) pour les PME, dotée de 30 milliards de dinars. Au 30 juin 2006, l'intervention du Fgar a été modeste : 35 garanties apportées pour un montant de 318 millions de dinars, soit un peu plus de 9 millions en moyenne par projet et une couverture de 35% environ des crédits accordés.

* 7 _ Les agrégats monétaires sont des grandeurs synthétiques de classement des moyens de paiement selon leur degré de liquidité (de M1 à M3).

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