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Performance bancaire en période de crise

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par Abdelkader Derbali
Université de Sousse Tunisie - Mastère en finance et banque 2010
  

Disponible en mode multipage

REPUBLIQUE TUNISIENNE

*****

MINISTERE DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR DE LA RECHERCHE

SCIENTIFIQUE

*****

UNIVERSITE DE SOUSSE

*****

FACULTE DE DROIT ET DES SCIENCES ECONOMIQUES ET POLITIQUES

DE SOUSSE

MEMOIRE DE FIN D'ETUDES POUR L'OBTENTION DU DIPLOME DE MASTERE EN FINANCE ET BANQUE

Préparée et soutenue publiquement par

DERBALI ABDELKADER

Le directeur de recherche

Prof. SLAHEDDINE HALLARA

Liste des abréviations

v ABS : Asset-Backed Securities.

v APTBEF : Association Professionnelle Tunisienne des Banques et des Etablissements Financiers.

v BCE : La Banque Centrale Européenne.

v BCT : La Banque Centrale de Tunisie.

v BVMT : La Bourse des Valeurs Mobilières de Tunisie.

v CD : Credit Derivatives.

v CDO : Collateralized Debt Obligations.

v CDO: Collateralised Synthetic Obligations.

v CMBS: Commercial Mortgage-Backed Securities.

v CMO : Collateralised Mortgage Obligations.

v FED : American Federal Reserve.

v FMI : Fonds Monétaire International.

v MBS : Mortgage-Backed Securities.

v MENA : Middle East and North AfricaMoyen.

v OCDE : Organisation de Coopération et de Développement Economiques.

v PIB : Produit Intérieur Brut.

Introduction générale

L

es institutions financières, bancaires et non bancaires, soumises à des fortes pressions pour répondre à la croissance et au profit des attentes afin de soutenir leur prix de partage. Cet aspect et lui-même n'était pas unique à des services financiers. Dans tous les domaines, les sociétés ont été sous pression intense pour augmenter leurs performances, surtout à un moment lorsque la maximisation de la richesse des actionnaires est dominé par des débats sur la gouvernance d'entreprise (Davis (2009)).

La pression pour les bénéfices et l'assouplissement des règles de financement, cependant, ont autorisé des crédits très grands en volume aux ménages avec une capacité beaucoup plus petite pour les rembourser. En particulier, c'est le cas où les taux d'intérêt sur les prêts sont très faibles (Girouard et Al (2007)).

L'ignorance ou l'irresponsabilité sur les coûts de comportement dangereux touchés non seulement des institutions financières mais aussi des citoyens individuels. Tout comme les institutions financières, les consommateurs américains ont été attirés par les bas taux d'intérêt et la croyance que le prix de logement n'aurait jamais descendre est devenu très exploités (Guillén et Suàrez (2009)).

A cet égard, il apparu le concept de titrisation de la dette et le découpage des prêts hypothécaires pour exposer les institutions financières aux risques d'extension de crédits « Subprimes » aux emprunteurs. Mais, comme la titrisation de la dette est devenue plus populaire, le risque est devenu effectivement plus concentré dans les banques Américaines.

Le succès au début de JP Morgan et Goldman Sachs dans l'innovation dérivée a attiré des émetteurs innombrables, y compris les banques commerciales, les banques d'investissement et les compagnies d'assurance, tant nationaux qu'étrangers. Une question clé à cet égard a été que les émetteurs souvent mal compris les risques et les limites des innovations (Tett (2009)).

Ainsi, le déclenchement de la crise financière 2007-2009 a apporté à la surface les asymétries massive d'informations entre les différents acteurs impliqués dans les activités des institutions financières complexes, y compris les cadres dirigeants, négociants, administrateurs, actionnaires, obligataires, évaluateurs, assureurs, régulateurs, etc. Par ailleurs, les causes sont souvent attribuées aux déséquilibres et aux nouveaux instruments adoptés par l'ensemble des agents économiques (Gerth (2008)).

Depuis le début des années 2000, les systèmes bancaires sont caractérisés par une concurrence accrue et intense en matière de recherche des ressources. La déréglementation a fait explorer le monopole des banques et a laissé la porte ouverte à des nouveaux intervenants qui ont développé une activité bancaire en marge de leur activité. Ainsi, les banques sont demandées à s'adapter à ce nouvel environnement caractérisé par des mutations, des réformes et des nouveaux instruments financiers qui en résulte le déclenchement de la crise financière. Dans cette perspective, ces banques doivent s'exposer à cette crise pour garantir un niveau d'efficience assez important et qui lui permet un bon fonctionnement dans l'économie.

C'est ce qui fera l'objet de ce travail de recherche où nous intéressons à l'étude de l'impact de la crise financière sur la performance des banques.

Dans la plupart des économies, la recherche de la performance bancaire est un objectif adopté par chaque banque. Par ailleurs, la recherche de la création de la valeur a poussé les banques principalement d'élargir leurs parts de marché en maximisant le nombre des clients pour garantir la continuité d'une activité efficiente.

De ce fait, la performance bancaire n'est autre que le résultat d'un ensemble de réformes et de programme de restructuration et de développement adapté par l'ensemble des systèmes bancaires. Mais, à coté de la recherche de la performance il y a l'existence des turbulences financières (crises financières) qui peuvent influencer et impacter les programmes de maximisation de l'efficience des banques (Newman (2009)). D'ailleurs, l'existence des crises propres à des pays permet la transmission de celles-ci aux autres pays principalement en raison de dépendance entre les différentes économies.

Il faut noter que l'ensemble des innovations financières constituées par la techniques de titrisation et la distributions des grands montants de crédits («  les crédits Subprimes ») aux clients qui ne disposent pas des fonds nécessaires pour le remboursements de leurs emprunts. Notamment, le déclenchement de la crise financière 2007-2009 est le résultat de la faible surveillance au niveau bancaire, l'absence d'un bon contrôle au sein du fonctionnement des marchés financiers et l'existence des énormes déséquilibres macro-économiques (Kenc et Dibooglu (2009)). Cette crise a causé une récession à l'échelle internationale des différentes économies principalement dans les Etats Unis et les pays d'Europe. Notons ici, que notre objectif dans ce travail de recherche est d'étudier l'impact de la crise sur la performance des banques commerciales Tunisiennes afin de présenter l'ampleur de la crise sur l'ensemble des systèmes financiers internationaux.

C'est dans ce cadre que s'inscrit la problématique de notre travail qui cherche à vérifier que la crise financière 2007-2009 a affecté la performance des banques. La question qui se pose à ce point est :

Comment peut-on considérer que la crise financière 2007-2009 a touché le système bancaire et en particulier les banques ?

Pour répondre à l'interrogation mentionnée ci-dessus, le plan de ce travail de recherche sera présenté comme suit :

v Dans premier chapitre, nous allons étudier la situation d'instabilité du système financier international. En premier lieu, nous consacrons une première section pour étudier la notion de crise tout en mettant l'accent sur son historique, sa définition, son déroulement, sur l'importance de transmission de la crise par effet de contagion, les caractéristiques de cette crise et les facteurs explicatifs de son déclenchement. En deuxième lieu, nous présentons l'ampleur de la présente crise sur l'économie mondiale et sur les différents systèmes bancaires de l'ensemble des pays.

v Dans le deuxième chapitre, nous évoquons le problème de la recherche de la performance bancaire. Ainsi, dans la première section nous analysons d'une part la notion de la banque par la présentation de son historique, de sa définition, des produits bancaires et des différents risques bancaires. D'autre part, nous étudions le concept de la performance tout en mettant l'accent sur sa définition, ses différents types ses dimensions. Ensuite, dans la deuxième section nous allons faire un aperçu théorique sur les différentes études d'évaluation et de mesure de la performance bancaire.

v Le troisième chapitre sera consacré pour analyser la situation des banques Tunisiennes en période de crise. C'est-à-dire de savoir si les banques Tunisiennes sont affectées par la crise financière Par ailleurs, nous employons une approche empirique basée sur modèle linéaire qui est consacré pour mesuré la performance des banques Tunisiennes. En fait, nous allons consacrer la première section pour la présentation du secteur bancaire Tunisien en rappelant son historique, sa structure, les réformes adoptés par l'Etat Tunisien et l'exposition des banques Tunisiennes à la crise actuelle. Quant à la deuxième section, elle est consacrée pour l'analyse et l'interprétation des résultats empirique obtenus à partir de l'utilisation du logiciel statistique STATA et d'une base de données sur une période de 10 ans. Ses résultats nous a permis de savoir le degré d'influence de la crise financière sur la performance des banques Tunisiennes.

Introduction

La crise financière qui sévit actuellement dans la plupart des pays industrialisés tire son origine de l'effondrement du marché des prêts hypothécaires à risque (« Subprime ») aux Etats Unis. Elle s'apparente plus à la crise japonaise des années 90 qu'à la crise de 1929 (Wheelock (2010)).

De nombreux chercheurs, décideurs, journalists, and other individuals blame the subprime mortgage market and journalistes et autres personnes responsables ont mis l'accent sur le rôle du marché hypothécaire « Subprime » et its collapse for triggering the global crisis; many also wonder how such ason effondrement dans le déclenchement de la crise mondialerelatively small subprime market could cause so much trouble around theglobe, especially in countries that did not get involved with subprime lendingor with investment in subprime securities.. We provide some insights into thisNous fournissons un certain éclairage sur phenomenon.The subprime credit market in the United States largely consists ofle marché du crédit à risque aux États-Unis qui se compose essentiellement des subprime mortgages.prêts hypothécaires « Subprimes ». Le taux de délinquance pour ce type de prêts a exploré à partir de l'été 2006. Ainsi, une crise de confiance sévère a ensuite touché les marchés financiers lorsque les titres garantis par ces créances hypothécaires ont été massivement dévalués.

Chen et Shih (2006), Boyacioglu et al (2008), Demyanyk et Hemert (2008) et Demyanyk et Hasan (2009) ont constaté que la crise actuelle qui s'est accentuée en septembre 2008 avec la faillite de plusieurs établissements financiers, provoquant un début de crise systémique et la mise en difficulté de plusieurs Etats. De plus, elle a entrainé comme conséquence une chute des cours des marchés boursiers et la crise économique de 2008-2009 qui provoque un ralentissement généralisé de l'activité économique voir des récessions dans plusieurs pays à partir de 2008.

Devant une mauvaise rentabilité des différentes banques (précisément les banques Américaines et les banques de la zone Euro), les finances publiques ont été lourdement sollicitées pour résoudre cette crise et le déficit public s'est creusé dans de nombreux pays après un recul du produit intérieur brut (PIB) mondial de 2,2% en 2009 (FMI (2009)). De même, le niveau de croissance économique est indésirable dans les différentes économies.

La question qui se pose à cet égard est : comment le déclenchement de la crise immobilière a dégénéré en crise financière qui a, à son tour, permis d'atteindre l'économie mondiale ?

Dans ce chapitre, nous allons présenter dans une première section un cadre général de la crise financière 2007-2009 tout en mettant l'accent sur la transmission de celle-ci par effet de contagion et enfin nous allons préciser ses différentes caractéristiques et les facteurs explicatifs de son déclenchement.

Dans la deuxième section, nous allons analyser l'ampleur de la crise sur les différentes économies mondiales et nous allons présenter les plans de sauvetage des secteurs financiers et la nouvelle régulation abouties par les différents gouvernements et les autorités de régulation.

The term 'subprimé usually refers to a loan (mortgage,

Section 1. La crise financière internationale

Dans cette section, nous allons analyser tout d'abord le concept de crise financière tout en présentant son historique, sa définition, ses types et l'origine des crises financières. Ensuite, nous montrons le déroulement de la crise financière 2007-2009 ainsi que ses caractéristiques et les facteurs explicatifs de son déclenchement. Enfin, nous allons exposer l'effet de contagion dans la transmission de la crise financière.

1.1. Identification du concept de la crise 

1.1.1. Aperçu historique 

Généralement, la plupart des systèmes bancaires et les marchés financiers dans les économies du monde ont passé par une ou plusieurs périodes de crise. En effet, les crises financières ont une longue histoire, présentent des diverses origines qui peuvent être liées aussi bien à des facteurs macro-économiques qu'aux conditions d'exercice de l'activité bancaire. Les origines se différencient d'une crise à une autre et d'une période à une autre.

Notons dans ce cadre que, la crise de 1929 est considérée comme étant une énorme crise qui s'est largement aggravée depuis son déclenchement et elle a entrainé des conséquences économiques préoccupantes.

L'Amérique Latine a connu des graves crises bancaires au Chili et Venezuela pendant la première moitié des années 90. Ainsi, les pays d'Asie tels que, Corée, Indonésie et Thaïlande ont connu des problèmes bancaires dans les années 90. En 1997, la crise financière Asiatique est éclatée tout d'abord au Thaïlande et ensuite elle est développée dans l'ensemble des pays Asiatiques. Cette crise est caractérisée par plusieurs faillites bancaires et par une perte de confiance des agents économiques. La crise Argentine est datée dans l'année 2001.

En fait, ce type de crise est du à plusieurs origines relatives à l'environnement externe et interne de ces pays. Les politiques de la libéralisation constituent la principale cause du déclenchement des crises bancaires, ainsi que, d'autres causes telles que la privatisation, la globalisation, le non respect des réglementations prudentielles, etc.

Depuis le deuxième semestre de l'année 2006 jusqu'à le début de l'année 2007 un nombre d'économistes ont décidé d'informer et d'alerter les autorités et les marchés sur les risques financiers découlant de la dette croissante dans les Etats Unis et quelques autres pays.

Ainsi, ils ont mis l'accent sur l'insuffisance de l'épargne dans ces pays, sur les dangers potentiels portés par les volumes de crédits « titrisés » et sur les transactions portant sur des instruments financiers complexes dérivés de ces crédits dits « Subprimes1(*) ».

1.1.2. Définitions de la notion de crise  

Généralement, la crise peut être considérée comme étant un choc, un accident ou un élément de danger (risque systémique). Elle est caractérisée par le grippage, l'ampleur des dysfonctionnements, l'incapacité de l'autocorrection, l'échec des mécanismes de marché, le cout de résolution en % du produit intérieur brut (PIB) est important, etc (Sachs et al (1996)).

Selon Fried (2008)2(*), la crise financière 2007-2009 est une crise systémique. En fait, il a défini la crise systémique comme étant « une crise financière qui affecte le bon fonctionnement de l'ensemble des systèmes financiers. Par ailleurs, elle survient lorsque les difficultés d'un nombre significatif de banques se propagent à l'ensemble des banques soit du fait de leur interdépendance provenant de leurs engagements financiers réciproques, soit du fait d'une crise de confiance généralisé ».

Ainsi, Gravereau et Trauman (2009)3(*) ont défini la crise comme suit : « une crise, disent les asiatiques, n'est qu'une dialectique entre un danger et une opportunité ».

Quant à la récente crise (2007-2009), c'est une crise qui a touché en grande partie le secteur financier pour qu'elle, ensuite, s'aggrave et se transforme en crise économique qui affecte l'ensemble de l'économie internationale.

En effet, cette crise est dite à la fois systémique et structurelle :

v Systémique : Elle vient d'un risque systémique qui est le résultat d'un désaccord entre les comportements des différents acteurs au sein des différentes parties des systèmes financiers4(*).

v Structurelle : Chacune des parties du système financier à une structure et un mode de fonctionnement des acteurs.

De plus, la crise financière 2007-2009 a permis l'apparition d'une grave détresse au niveau des banques. En outre, la détresse du système bancaire est considérée comme étant une détérioration dans la qualité des actifs de la banque. En effet, les crises se multiplient mais ne se rassemblent. Cette crise (2007-2009) diffère de celle de 1929 à plusieurs niveaux. Elle est similaire dans son ampleur, très différente dans son contexte et ses mécanismes. La crise de 1929 a démarré par un krach boursier. Pour la crise financière 2007-2009 la chute du marché des prêts immobiliers « Subprimes » a joué le rôle de détonateur et de révélateur.

De ce fait, la comparaison entre les deux crises (la crise de 1929 et la crise de 2007-2009) permet de constater des points de convergences et de divergences entre eux (tableau n°1).

Tableau n°1. La comparaison entre la crise de 1929 et la crise de 2007-2009

Crise 1929

Crise actuelle

v Surproduction.

v Choc réel.

v Intervention tardive des autorités.

v Impact sur le marché de capitaux :

Ø Baisse sur le marché des actions.

Ø Baisse sur le marché des obligations.

Ø Baisse sur le marché de la devise.

v Les agents ont perdus confiance dans le système financier.

v Crédit immobilier : un surplus de crédit.

v Choc financier.

v Intervention rapide des autorités.

v Impact sur le marché des capitaux :

Ø Baisse sur le marché des actions.

Ø Hausse sur le marché de la devise.

v Les agents n'ont pas perdu confiance.

Sources : Wheelock. D. C. (2010).

1.1.3. Types des crises financières

Les crises financières sont diverses selon qu'elles touchent et impactent les systèmes bancaires. Ainsi, les principales crises financières sont les crises bancaires, les crises de change et les crises jumelles. Selon Bordo et al (2001)5(*), ses trois types de crises sont seules qui ont fait l'objet de nombreuses analyses statistiques et économétriques macro-financières.

A. Les crises bancaires

Bordo et al (2000, 2001) définissent les crises bancaires comme étant « une détresse financière qui est suffisamment grave pour entraîner l'érosion de la plupart ou de la totalité du capital dans le système bancaire ». Dans ce cas, l'accent est mis sur l'importance des risques bancaires systémiques. En effet, Bordo et al ont présenté les différentes crises bancaires qui ont une faible ampleur sur les banques6(*).

Caprio et Klingebiel (2003)7(*), ont effectué une analyse sur le phénomène de crises bancaires selon leur ampleur sur les différents systèmes bancaires. Dans ce cadre ses deux auteurs ont exploité une étude empirique sur 117 crises bancaires depuis 1970. Ainsi, selon eux ses crises peuvent être dites crises à caractère systémique qui exigent une recapitalisation quasi générale des banques. Par ailleurs, il existe des crises bancaires profondes (Suède, Norvège, Espagne et Japon depuis 1991) et des crises à faible intensité (les Etats Unis entre 1984 et 1991 et la France entre 1994 et 1995). Notons ainsi, que les crises bancaires ne sont pas identiques car d'une part les banques ne sont pas les mêmes dans les différents pays et d'autre part chaque pays a des règles et normes prudentielles propres à lui même.

B. Les crises de change

Dehove (2004), a établie un approche empirique dans laquelle il défini trois types d'indicateurs utilisés pour les crises de change qui peuvent être regroupés dans deux grandes catégories à savoir les indicateurs de crise effective et les indicateurs de pression spéculative. En fait, les crises de change se déclenchent lorsque les investisseurs perdent confiance dans la monnaie d'un pays particulier et cherchent à échapper à la fois des actifs libellés dans cette monnaie et d'autres actifs dont les revenus pourraient être affectés par le contrôle des changes.

En effet, il y a eu quelques crises de change entre les pays développés telles que la crise dollar en 1973, la crise du Livre sterling en 1975 et la crise du franc en 1990. Ses crises sont différentes dans leurs origines et leurs ampleurs sur les pays. Les crises de change les plus fréquentes depuis 1982 sont les crises dans les pays de l'Amérique Latine et quelques autres pays du monde.

C. Les crises jumelles

Selon Boyer et al (2004)8(*), la crise jumelle est un nouveau phénomène pour les crises financières qui se distingue par un facteur majeur de son gravité. Ainsi, les crises jumelles se manifestent par la combinaison d'une spéculation intense contre la monnaie nationale et une vague de défaillances des institutions bancaires. De plus, Elles associent une méfiance à l'égard de la stabilité des taux de change et à l'égard de la liquidité ou de la solvabilité des intermédiaires bancaires qui rétroagissent l'une sur l'autre en se renforçant mutuellement.

Reinhart et Rogoff (2008)9(*), ont compté l'existence de 18 crises jumelles dans leur étude sur la période 1980-1995 (avant la crise Asiatique). Ainsi, Stone et Weeks (2001)10(*) ont aussi compté six crises jumelles au cours de la période 1992-1999 sur un échantillon de 49 pays.

Au cours de la période 1977-1998 Malaisie, Indonésie, Philippines, Thaïlande, Corée, ont été frappées simultanément par une crise de change et une crise bancaire. En effet, les causes des crises bancaires et des crises de change peuvent être les mêmes comme elles peuvent être se différenciées. En fait, les crises de change peuvent entrainer les crises bancaires (Velasco, 1987), de même pour le cas contraire les crises bancaires peuvent entrainer des crises de change (Stoker, 1994).

1.1.4. Débat sur l'origine des crises financières : une revue de la littérature

Pour Krugman (1979)11(*), Flood et Garber (1984)12(*) et Flood et Morian (1998, 2000)13(*), les crises sont à l'origine d'un déficit budgétaire des pays. En fait, cette idée est basée sur des modèles macro-économiques utilisés par ces auteurs.

En d'autre terme, Obstfeld (1994)14(*) et Jeanne (1997)15(*) considèrent les anticipations auto réalisatrices des agents comme étant la cause principale du déclenchement des crises financières. Leurs analyses se basent sur des modèles à équilibres multiples.

En fait, Kaminsky et Reinhart (1999)16(*) suggèrent que les crises financières sont en grande partie le résultat d'un déficit au niveau des balances de paiement. Dans le même cadre, Chang et Velasco (2001)17(*) et Goldfajen et Valdès (1997)18(*) ont constaté que l'origine d'une crise réside dans un boom bancaire qui se présente par l'apparition des problèmes de liquidité et des faillites bancaires.

Dans le contexte de la crisefinanière 2007-2009, Carney (2008)19(*) le gouverneur de la banque centrale de Canada a montré que celle-ci est expliquée par trois facteurs principaux :

v La liquidité.

v Les lacunes en matière de transparence et de divulgation de l'information.

v La divergence des motivations.

En outre, Kenc et Dibooglu (2009)20(*) ont constaté que la crise financière 2007-2009 est du à plusieurs facteurs tels que : les déséquilibres macro-économiques, la mauvaise pratique de gestion des risques, la réglementation financière, la faible surveillance, la globalisation et la distribution asymétrique de l'investissement intéressant. En fait, la crise de 2007-2009 est le résultat d'un nombre de crédits immobiliers offerts aux ménages en appliquant des taux d'intérêt variables et faibles.

1.2. Le déroulement de la crise financière actuelle

1.2.1. La crise des Subprimes 

Tout d'abord, on va définir la notion des crédits « Subprimes » qui désigne les prêts où ils ne respectent pas les critères usuels d'octroi relativement soit aux caractéristiques de l'emprunteur (Ratio d'endettement ou historique de crédit) ou bien les caractéristiques des prêts (Ratio prêt-valeur). Le prêteur qui analyse le dossier d'un emprunteur peut juger que le niveau de risque est plus élevé lorsque l'historique de crédit est entaché ou bien trop court, ou bien lorsqu'il renferme un niveau d'endettement élevé relatif à son revenu.

Pour ces raisons, les prêts à « Subprimes » ont une probabilité de défaut plus élevé que les prêts conformistes, principalement causée par les caractéristiques propres de l'emprunteur et du prêt. En 2007, la crise des « Subprimes » a été déclenchée. En fait, les prêts « Subprimes » ont octroyé à des particuliers qui disposent des ressources insuffisantes pour assurer les remboursements.

Selon Demyanyk et Hermert (2008)21(*), les prêts « Subprimes » émis en 2001 aux Etats Unis s'élèvent à 94 Milliards de Dollars alors qu'en 2006 ce montant augmente de plus de sept fois pour qu'il être de 685 Milliards de Dollars.

Mais, les prix de l'immobilier tendent à baisser et les défauts de paiement apparaissent dans le premier semestre de l'année 2006. L'afflux des défaillances des emprunteurs et des reventes de leurs maisons hypothéquées a accéléré la baisse des prix de l'immobilier. Ce taux de remboursement sur les crédits « Subprimes » dépassait 15% contre 5% en moyenne à la même époque pour l'ensemble des crédits hypothécaires aux Etats Unis chiffre lui même record depuis 1986.

Les crédits « Subprimes » sont émis sous forme de titre sur le marché boursier. Selon Labidi (2008)22(*), la crise des « Subprimes » a révélé la responsabilité de la titrisation dans la dissémination du risque. En effet, le processus de titrisation se déroule selon trois étapes : Pooling, Offloading et Tranching.

Ainsi, Dell'Ariccia et al (2008)23(*) valident empiriquement l'idée selon laquelle la recherche d'une plus grande rentabilité est l'un des éléments responsable de la crise des « Subprimes ». Leur démonstration repose sur quelques points à savoir :

v L'augmentation du volume des prêts est associée avec une concurrence forte entre les institutions financières.

v L'assouplissement des critères d'attribution est lié à l'essor de la titrisation.

v L'expansion du crédit est plus forte là où l'augmentation des prix de l'immobilier est la plus marquée.

La fin de l'année 2007 a marqué par une annonce des pertes, des grandes banques, liées aux prêts hypothécaires « Subprimes » dans les Etats Unis. Par la suite, les pertes réalisées par les banques ont entamé leurs fonds propres et peuvent aggraver le risque à court terme de concentration de l'offre de crédits si les ratios réglementaires de capital commencent à devenir contraignants. Dans ce cas, le résultat net des grandes banques a diminué jusqu'à des niveaux indésirables (Tableau n°2).

Tableau n°2. Le résultat net des grandes banques (En Milliards de Dollars)

Principales banques Américaines et Européennes

Résultats

Variations en %

4ème trimestre 2007

3ème trimestre 2007

3ème trimestre 2006

3ème trimestre 2006-2007

Les banques Américaines :

Bank of America

Goldman Sachs

JP Morgan

Citigroup

Merill Lynch

3,3

3,22

3

-9,83

-7,8

3,7

2,85

3,3

2,4

-2,24

5,44

1,59

3,24

5,58

3

-32

79

2

-57

-174,7

Les banques Européennes :

UBS

Société Générale

Deutsche Bank

Fortis Banque

BNP Paribas

Crédit Agricole

-7,57

-3,35

0,77

-

1

-

-0,495

1,12

1,4

0,8

2,03

0,95

1,4

1,27

1,2

0,9

1,68

1,15

-135,4

-11,8

16,7

-11,1

20,8

-17,4

Sources : Natixis.

En fait, les ménages Américaines insolvables sont saisis mais la vente à bas prix de leurs maisons ne suffit plus à rembourser leurs prêts. L'excès de vente fait baisser les prix de l'immobilier accentuant rétroactivement cet effet (Graphique n°1).

Graphique n°1. La variation du prix de l'immobilier aux EU et en Europe

Sources : Datastream et Natixis.

Cette chute des prix a influencé l'évolution des valeurs de l'immobilier. En quelques semaines, 200000 Milliards d'Euro de capitalisation boursière ont disparu. La chute des prix a permis le déclenchement de la crise bancaire qui est une crise de liquidité. Par ailleurs, l'existence d'une crise de crédit avec le freinage de la distribution de crédit, surtout après la faillite de Lehman Brothers.

1.2.2. La crise financière 

Généralement, la crise financière s'est développée depuis l'été 2007, s'est déroulée en trois temps ; les marchés, les banques et l'économie réelle. On a, en effet, passé d'un problème de marché (« les subprimes ») à une crise financière puis à une crise bancaire et enfin à des répercussions macro-économiques.

En effet, cette crise a éclaté et prolongé dans la majorité des pays du monde. Ainsi, selon Loukoianova (2008) l'efficacité des marchés accrue à l'heure de la déréglementation suite aux résultats obtenus d'une comparaison des secteurs bancaires dans l'ouest de l'Europe, les Etats Unis et le Japon en fonction de la spécialisation des banques.

Toutes fois, de nombreux auteurs ont d'accord qu'une intégration financière accrue a intensifié les effets de contagion sur les marchés pour qu'elle soit l'origine des pertes bien sévère dans des grandes régions géographiques. Ainsi, selon Demirgue-Kunt et Detragiache (1999)24(*)et Kaminsky et Sergio (2002)25(*), les crises financières sont précédées d'une libéralisation financière.

Dans le même sens, Sachs et al (1996)26(*) et Shamin et al (2006) suggèrent que les crises sont précédées par des apports de capitaux excessifs qui permettent l'existence des bulles dans les marchés et des grandes extensions de crédit domestiques. La crise 2007-2009 s'est muée à un rythme extrêmement rapide d'une crise financière locale liée au secteur immobilier aux Etats Unis en une crise financière et économique mondiale.

En fait, cette crise a permis l'existence de plusieurs systèmes bancaires caractérisés par une fragilité très importante en valeur et en volume. Cette fragilité a été doublement dissimilée par l'abondance de liquidité et l'action de certains intermédiaires de marché, en particulier les agences de notation et certains organismes d'assurances à savoir les assurances monolines27(*).

Par ailleurs, cette crise a permis la diminution de l'investissement des entreprises et la diminution du pouvoir d'achat dans les économies fondées sur l'endettement qui en résulte la baisse de la demande des crédits.

Selon Demyanyk et Hermert (2008)28(*) l'excès d'octroi des crédits à des ménages caractérisés par leurs insolvabilités et l'existence d'un forte concurrence entre les agences bancaires. De plus, suite à un éclatement de la bulle immobilière dans de nombreux pays (les Etats Unis, la France, le Royaume-Uni, l'Espagne) le taux de croissance du PIB a été diminué (graphique n°2).

Graphique n°2. Taux de croissance du PIB

Sources : Eurostat, 2009.

D'ailleurs, la période de crise est caractérisée par trois aspects principaux :

v La poursuite des pertes d'emplois, d'autant plus fort que surtout en Europe.

v Le freinage des salaires nominaux avec la monté du chômage.

v La remonté de l'inflation par la perte de base due aux prix des matières premières, donc le freinage des salaires réels.

1.3. Les caractéristiques de la crise financière 2007-2009 

1.3.1. La baisse des marchés d'actions

Après la faillite de plusieurs banques on ait devant un énorme krach boursier qui échappe les marchés des actions. Ainsi, la crise des « Subprimes » relatives à la titrisation puis à la spéculation des crédits hypothécaires aux Etats Unis ébranle l'imaginaire collectif et secoue le spectre de la récession à l'échelle mondiale.

En quelques semaines, 200000 Milliards d'Euro de capitalisation boursière ont disparu. Aux Etats Unis ou en Grande Bretagne, près d'un ménage sur deux détient des actions dont la valeur baisse de 10%. Comme aux Etats Unis les marchés boursiers de la zone Euro ont été influencés par la crise de 2007-2009. Les turbulences caractérisant les marchés financiers mondiaux ont affecté par une propagation et une transmission importante les marchés des actions aux Etats Unis et en Europe. Le total des dix premières capitalisations boursières est de 330 Milliards de Dollars en 2009 contre 900 Milliards de Dollars à la fin de 2006.

La part des banques dans la capitalisation boursière totale est en récession continue durant les trois dernières années (2007, 2008, 2009). Les pertes constatées dans le secteur boursier de quelques pays Européen entre juin 2007 et janvier 2009 sont 33% à Paris, 21% à Londres et 25% à Frankfort.

Ainsi, entre le 01 janvier 2008 et le 24 octobre de la même année la chute des cours s'accentue avec la crise financière. En effet, le CAC 40 (France) baisse de 43,11%, le Dax (Allemagne) baisse de 46,75%, le FTSE 100 (Royaume-Uni) baisse de 39,86%, le Nikkei (Japon) baisse de 50,03% et le Dow Jones (Etas Unis) baisse de 36,83%.

1.3.2. La titrisation et les nouveaux instruments 

Le modèle traditionnel, où la banque initie les crédits et assume les risques, a laissé la place à un nouveau modèle ou instrument pour lequel la banque initie les crédits et se débarrasse des risques contre des commissions. La titrisation c'est l'émission des titres adossés à des actifs spécifiques. Cette technique permet à un établissement financier de transformer un lot de créance (immobilier, consommation, etc.) en titres commercialisables dans le but de transférer à un tiers le risque de non remboursement du crédit initial. Le but de l'opération de la titrisation est de dégager le maximum de marge. Ainsi, l'évaluation des agences de notation et le rehaussement des monolines ont été déterminants. En fait, plus le produit structuré est bénéficie d'une bonne notation, plus il peut dégager un excess spread. Ajoutant ainsi, qu'il existe plusieurs types de produits structurés tels que :

v ABS : Asset-Backed Security29(*).

v CDO : Collateralised Debt Obligations30(*).

v CMBS: Commercial Mortgage-Backed Securities31(*).

v CD : Credit Derivatives32(*).

v MBS : Mortgage-Backed Securities33(*).

La titrisation se déroule en trois étapes : pooling, offloading et tranching :

v Pooling : Lors de cette étape, la banque d'investissement achète des crédits hétérogènes auprès des banques pour les transformer en produits structurés : ABS, MBS, CDO, etc.

v Offloading : Dans cette étape, ces produits seront logés dans des structures spéciales appelées conduits et SIV qui ne sont autres que des banques de marchés non supervisés et non régulés, et ils seront commercialisés par la suite à des hudges funds, à des gérants d'actifs et aussi à des banques.

v Tranching : Pendant cette étape, les titres seront hiérarchisés selon leur rating.

1.3.3. La baisse des prix des matières premières 

La crise financière actuelle (2007-2009), qui a pris une ampleur spectaculaire au cours des années 2007, 2008 et 2009, a entrainé une grande volatilité des prix des matières premières. Ainsi, l'aversion extrême au risque et le manque de liquidité poussent de nombreux investisseurs de réduire leurs investissements dans le secteur des ressources. En fait, l'effet le plus durable de la débâche financière Américaine est qu'elle confirme le ralentissement économique mondial pour un temps assez long. Par ailleurs, la demande de nombreux produits de base se poursuivra donc de faiblir suite à la récession de l'économie mondiale.

Selon, Dupuis et D'Anjou (2008)34(*), ces principaux indices de prix des matières premières ont baissé d'environ de 15% suite aux turbulences internationales. En fait, la chute a touché généralement tous les produits de base sauf l'or qui a profité de son statut de valeur refuge.

En février 2008, le prix de baril de pétrole a dépassé 100 Dollars mais il a baissé jusqu'à moins de 35 Dollars le baril fin de la même année.

Selon Kilduff (2007), la transmission de la crise dans les pays du monde réside d'un effet de contagion. De plus, ce qui se passe sur les marchés financiers a causé un assèchement des liquidités et oblige plusieurs acteurs comme les « Hudges Funds » à quitter le marché de l'énergie et à liquider leurs positions. Par ailleurs il va influencer les prix des matières premières sur les marchés (tableau n°3).

Tableau n°3. Les prix des matières premières

 

2006

2007

2008

2009

Pétrole WTI*

($ US / Baril)

66

72

107

90

Gaz naturel

($ US / MMBTU**)

6,73

6,97

9,15

8,5

Or

($ US / Once)

604

697

890

850

Indice LMEX***

Métaux de base

3396

3847

3600

3100

*West Texas Intermediate. **Million British Thermal Unit. *** London Metal Exchange Index.

Sources : Datastream et Desjardins. Etudes économiques.

1.3.4. La récession de l'économie mondiale

Suite à un éclatement de la bulle immobilière, la plupart des pays industrialisés sont touchés par la crise financière et ils sont entrés en récession. Quant à la croissance économique, elle a été caractérisée par une baisse importante dans l'Allemagne, la France, le Royaume-Uni et les Etats Unis. La croissance du PIB est caractérisée par une forte chute.

Ainsi, Artus (2009)35(*) a démontré le recul du niveau de l'économie mondiale. A cet égard, il y a une poursuite des pertes d'emplois jusqu'à un niveau en dessous de celui à l'état normal. De plus, la remonté du taux de chômage et surtout en Espagne est de 17% fin de 2008. En outre, après la crise l'économie mondiale est caractérisée par le freinage des salaires réels et la remonté du taux de l'inflation.

Afin d'étudier les différentes caractéristiques de la récente crise, la question qui se pose à ce point est : d'où vient la crise ? C'est-à-dire quels sont les facteurs explicatifs du déclenchement de la crise financière 2007-2009 ?

1.4. Les facteurs explicatifs du déclenchement de la crise financière  

Sornette (2002) a affirmé que : « Imaginez une règle tenue verticalement sur votre doigt : cette position très instable devrait conduire à sa chute, au moindre mouvement de la main ou en raison d'un très léger courant d'air. La chute est liée fondamentalement au caractère instable de la position, la cause immédiate de la chute est, elle, secondaire ».

Par ailleurs, la crise financière 2007-2009 peut être se justifiée par deux propositions ; la première met l'accent sur les dérèglements qui se sont amplifiés tout au long de 2007. La deuxième considère que les évènements relatifs à la crise se sont produits à partir d'une base elle-même fragile.

Ainsi, selon Carney (2008) « la crise est dû à trois facteurs principales à savoir la liquidité, les lacunes en matière de transparence et de divulgation de l'information et de la divergence des motivations »36(*).

Brunnermeier (2008)37(*) a tenté d'expliquer les mécanismes économiques qui ont causé

the housing bubble and the turmoil in the financial markets.la bulle immobilière et des turbulences sur les marchés financiers. According to theSelon l'author, there are three factors that led to the housing expansion.auteur, il y a trois facteurs qui ont conduit à l'expansion du logement. The first isLa première est a low interest-rate and mortgage-rate environment for a relatively long un taux d'intérêt réduit sur les crédits hypothécaires pendant un temps relativement long in the United States, likely resulting from large capital inflows from abroaux États-Unis, résultant probablement d'importantes entrées de capitaux de l'étranger (especially from Asian countries) and accompanied by the lax interest (surtout des pays asiatiques) et accompagnée par le taux d'intérêt laxiste policy of the Federal Reservissue de la Réserve Fédérale. Second, the Federal Reserve did not moveDeuxièmement, la Réserve Fédérale n'a pas bougé to prevent the buildup of the housing bubble, most likely because it fearedpour éviter l'accumulation de la bulle immobilière, très probablement parce qu'il craignait une possible deflationary period following the bursting of the Internet stock bubbleéventuelle période de déflation après l'éclatement de la bulle Internet. Third, and most importantly, the US banking system had been transformeTroisièmement, et plus important encore, le système bancaire Américain avait été transformé from a traditional relationship banking model, in which banks issue loans anà partir d'un modèle traditionnel de relation bancaire hold them until they are repaid, to an 'originate-to-distribuin which loans are pooled, tranched and then sold via securitizatiooù les prêts sont mis en commun, par tranches, puis vendus par le biais de la titrisation.

Kenc et Dibooglu (2009) ont constaté que cette crise est due à plusieurs facteurs38(*). Généralement, ces facteurs sont: les déséquilibres macro-économiques, la mauvaise pratique de gestion des risques, la réglementation financière, la faible surveillance, la globalisation financière, la distribution asymétrique de l'investissement intéressant.

Plus précisément, les causes immédiates39(*) de cette crise sont : les abus de la profession bancaire dans la distribution de prêts immobiliers à des ménages mal informés, l'irresponsabilité générale créée par la dissémination des risques consécutive à la cession des « paquets » de crédits immobiliers à des fonds spéculatifs (la titrisation), la complaisance des agences de notation chargées de l'évaluation de ces risques, les moyens insuffisants des autorités de surveillance bancaire (Durand (2008)).

ThisDiamond et Rajan (2009)40(*) ont analysé également les causes de la récente crise financière dans les États-Unis financial crisis and provide some remedies for it.et fournissent quelques moyens d'y remédier.According to the authors, Selon ses auteurs, the first reason for the crisis was a misallocation of investment, which occurredla première raison de la crise était une mauvaise répartition de l'investissement.because of the mismatch between the soft information loan off decisions on and the hard information (like credit scores) the securitagencies used to rate moThis was not a big problem as houseHowever, when house prices began to decline anToutefois, lorsque les prix des maisons ont commencé à diminuer et defaults started increasing, the valuation of securities based on loans becamles défautslmlles défauts ont commencé à augmenter, la valorisation des titres fondés sur des prêts est devenu a big problem (as the ratings may not truly capture the risk of loans within un grand problème.thThe second reason for the crisis was excessive holdings of La deuxième raison de la crise était l'exploitation excessivethese securities by banks, which is associated with an increased default risk. des titres par les banques, qui sont associés à un risque de défaut très élevé.To solve or mitigate the crisis, Diamond and Rajan first suggest that the Pour résoudre ou d'atténuer la crise, Diamond et Rajan suggèrent d'abord que lesauthorities can offer to buy illiquid assets through auctions and house them autorités peuvent proposer de racheter des actifs illiquides, par enchères, les logerin a federal entity. dans une entité Fédérale. The government should also ensure the stability of the Le gouvernement devrait aussi veiller à la stabilité du financial system by recapitalizing those banks that have a realistic possibilitysystème financier en recapitalisant les banques qui ont une chance réaliste of survival, and merging or closing those that do not. de survie, et en fusionnant ou en fermant celles qui n'en ont pas. Brunnermeier (2008) tries to explain the economic mechanisms that caused

1.4.1. L'accumulation de la liquidité 

La désintermédiation, la déréglementation et la libéralisation financières sont probablement les évolutions les plus marquantes observées sur les marchés des capitaux au cours de la dernière décennie. Elles ont affecté le paysage financier et le contour de la liquidité41(*). Ainsi, Hervo (2008) considère que la liquidité est la capacité d'une institution financière à financer des augmentations d'actifs et à faire face à ses engagements lorsqu'ils arrivent à l'échéance42(*). Dans ce cas, les banques sont demandées à faire une gestion efficace de leurs liquidités. C'est pour cette raison, Clerc (2008) a considéré cette crise comme une crise de liquidité43(*).

Par ailleurs, le système bancaire n'est plus le seul à offrir du crédit et de la liquidité. Cournède et al (2008) ont proposé qu'à coté de la liquidité traditionnelle, que l'on mesure par les agrégats monétaires ou les crédits, se développe une seconde composante qui dépend des montants que les intermédiaires financiers non bancaires désirent s'échanger44(*).

Une situation de surliquidité mondiale s'en est suivie, comme en témoignent des taux de croissance de la masse monétaire de l'ordre de 8 à 10 % par an (graphique n°3).

Graphique n°3. L'accumulation de la liquidité et des réserves de change

Sources : Datastream.

La crise de liquidité bancaire a conduit les banques centrales, principalement la Banque Centrale Européenne (BCE) et la Réserve Fédérale des États-Unis (Fed), à procéder à des massives injections de liquidité sur le marché interbancaire afin de permettre aux établissements de refinancer leur activité et d'éviter le déclenchement d'une crise systémique (crise de tout le système). La première intervention a eu lieu le 9 août 2007, lorsque la BCE a injecté 94,8 milliards d' Euros dans le système financier Européen pour accroître les liquidités qui manquaient au marché. Il s'agit de la plus grande mise à disposition de fonds faite en un seul jour par la BCE, dépassant le prêt de 69,3 milliards d'euros fait après les attentats du 11 septembre 2001. Le même jour, la Fed injecte 24 milliards de dollars Américains dans le système financier de son pays.

1.4.2. Les déséquilibres macro-économiques 

La crise financière 2007-2009 est à due proportion de la situation de fragilité qu'avait développé l'économie mondiale. Une fragilité masquée par ses succès : la libéralisation globale des marchés financiers, l'intégration des économies, l'action victorieuse des banquiers centraux dans leur lutte contre l'inflation.

En fait, le monde a connu une période de forte croissance permettant de tirer certains pays de la pauvreté. Dans la même période l'inflation est restée contrôler et les progrès technologiques sont très importants. Aux Etats Unis, la croissance économique rapide a été soutenue par une politique monétaire laxiste. Les taux d'intérêts bas ont favorisé d'une part un endettement excessif et d'autre part la recherche de placements alternatifs que les placements classiques. Par ailleurs, les prix des actifs ont connu un gonflement important. Les ménages Américains étaient endettés en 2007 à hauteur de 141% de leur revenu annuel. Ses crédits ont constitué un complément des revenus de ces ménages face à des salaires de niveaux faibles durant une période assez longue. Par la suite, la montée des profits et la baisse du poids des salaires ont provoqué un désajustement entre l'offre et la demande.

De plus, les années antérieures à la crise ont connu des innovations financières. Celles-ci visaient à réduire les risques et ont pris notamment la forme des produits dérivés dont deux types ont été au coeur de la crise financière :

v Les produits liés à des crédits immobiliers.

v Les produits destinés à assurer contre leur risque de défaut (les crédits default Swaps). La période de croissance s'est accompagnée de déséquilibres macro-économiques. Dans certains pays, il y a des soldes de transactions courantes lourdement déficitaires alors que d'autres pays accumulaient des réserves de change et donc des actifs à placer.

Enfin, l'impact macro-économique dans l'apparition de la crise s'explique par les facteurs suivants :

v Le transfert des actifs des banques aux marchés.

v La création des actifs complexes et opaques.

v Les défaillances des régulateurs et des superviseurs à corriger les failles.

1.4.3. La faible surveillance 

Avec l'apparition des nouveaux produits financiers, la gestion des risques est devenue très difficile. Réellement, ces spéculations n'avait absolument aucune valeur et n'était pas des investissements, c'était plutôt des instruments financiers appelés produits dérivés et selon certains se sont des armes de destruction financière massive. Ainsi, l'application du principe de juste valeur a un caractère pro-cyclique qui conduit à un renforcement des croyances du marché que ce soit à la hausse ou à la baisse. Ce principe est considéré comme l'un des causes de la crise financière actuelle. En fait, les normes comptables internationales sont analysées et appliquées indépendamment des autres normes qui régissent le comportement des établissements bancaires, et particulièrement les normes de Balle II qui déterminent les exigences des fonds propres en fonction des risques assumés.

Selon Artus (2007), c'est bien la combinaison d'une politique monétaire excessivement et durablement expansionniste et des conséquences inévitables de la « finance de Ponzi »45(*), assise sur des innovations financières (produits structurés), qui est responsable de la crise actuelle (2007-2009)46(*). Les « Ponzis » adoptent alors une stratégie très risquée et se trouvent en permanence dans une situation d'insuffisance de liquidités : ils sont donc totalement dépendants des banques quant au renouvellement de leurs crédits. Pour eux, les taux d'endettement sont par conséquent croissants47(*).

Généralement, selon Abaoua et al (2008) la crise actuelle c'est le résultat de plusieurs dimensions qui sont réparties en deux types de dimensions48(*) :

v Dimension externe : La gouvernance ou plus précisément les normes et réglementations prudentielles.

v Dimension interne : La structure de propriété et le conseil d'administration.

De ce fait, la gouvernance bancaire peut être considérée comme l'un des facteurs principaux de la crise. Les banques ont utilisé davantage des ressources liquides (dépôts, certificats de dépôts, ressources interbancaires) pour financer des actifs illiquides (crédits à long terme, actifs financiers complexes donc peu liquides) ce qui va augmenter le risque de liquidité.

Mian et Sufi (2008)49(*) montrent que la titrisation est associée à une augmentation des prêts « Subprimes » et les défauts ultérieurs. Plus précisément, les auteurs ont montré que les zones géographiques avec plus d'emprunteurs qui avaient rejet de demande de crédit d'une décennie avant la crise (en 1996) avaient plus de remboursements des prêts en 2006 et 2007.

1.4.4. La gestion des risques bancaires 

Comme d'ailleurs à l'occasion de chaque crise financière majeure, la mesure et la gestion des risques ont montré récemment leurs limites avec le déclenchement de la crise des « Subprimes ». Selon Crouhy (2006), tous les agents concernés, qu'ils s'agissent des banques, des agences de rating, des assureurs-monolines, des investisseurs ont largement sous-estimé les risques encourus. Selon cet auteur, il y a une énorme défaillance des systèmes de mesure des risques. Tout d'abord, l'approche classique de mesure des risques, le modèle de value-at-risk (VAR), qui s'est imposé comme le nouveau standard dans l'industrie bancaire dans les années quatre-vingt-dix. Ensuite, et à la lumière des turbulences récentes, cette approche est insuffisante pour mesurer les risques encourus au cours de l'activité bancaire. En outre, la VAR est une mesure utile et essentielle au pilotage des banques dans des conditions normales de marché. Par conséquent, la VAR ne se prête pas bien à la mesure des risques dans un contexte de marché exceptionnel non anticipé, précisément quand on a le plus besoin d'une mesure fine des risques encourus. En effet, La VAR doit être complétée et accomplie par des méthodes d'analyse de stress et de scénarios afin d'appréhender l'étendue des pertes qui peuvent être réalisées dans des conditions de marché extrêmes, peu probables, mais somme toute réalistes.

Ainsi, avec les nouveaux produits financiers dits de première génération comme les swaps et les options simples dites « vanilles » : caps, floors, calls et puts, etc. La VAR semble une mesure de risque insatisfaisante. Dans ce cas, on ait obligé de savoir chercher une bonne maitrise collaborée avec des nouvelles méthodes et techniques de gestion des risques résultant d'un rythme accéléré de l'innovation financière et la complexité des produits financiers proposés par les banques aux investisseurs.

1.4.5. Le rôle suspicieux des agences de notation

Dans la crise des « Subprimes », les agences de notation ont été critiquées. D'une part, parce que les agences ont un rôle essentiel dans la mécanique des crédits « titrisés ». D'autre part, parce qu'elles jouent maintenant un rôle dans le dispositif de contrôle prudentiel des banques.

Par ailleurs, la principale critique est la relation particulière qui existe entre les agences de notation et les émetteurs (clients) qui débouche parfois sur des conflits d'intérêt. Si l'agence est rémunérée par l'entreprise émettrice, ce qui est plus souvent le cas, nous pouvons douter de l'indépendance de son jugement. En effet, les agences sont payées par ceux qu'elles notent. Pendant la dernière décennie (2000-2009), les notations dans ces opérations (appelées notations de produits structurés) ont représenté jusqu'à 50 % de leur chiffre d'affaires. De plus, les agences de notation ont pu donner des meilleures notes à des paquets de crédits contenant des crédits «Subprimes ». En fait, les agences de notation ne sont finalement pas très expertes dans l'évaluation du risque de crédit et du risque de liquidité, qui auraient dû être au coeur de leur analyse.

Ainsi, pour pouvoir dégager un prix aux actifs financiers il faut traiter les différentes informations disponibles sur les marchés. Notons ici, que les agents économiques n'ont pas tous la même capacité d'analyser le flot d'information disponible.

En fait, les investisseurs n'ont pas la même capacité à effectuer une analyse détaillée, complète et actualisée du risque de crédit. Dans ce cas, ils sont engagés à dépenser des frais de traitement des informations et d'analyser le risque de crédit. Ceci dépend une meilleure compétence accrue d'un ensemble de méthode et technique pour l'analyse du risque. Cette tache est offerte par les agences de notation aux investisseurs. Plus précisément, ses investisseurs vont disposer collectivement d'information simple, lisible et synthétique sur le risque de défaillance d'un émetteur. Dans ce cas, la notation accompagne le développement des grands marchés liquides profonds et internationaux. Ainsi, avec le développement des produits structurés la notation fait même partie intégrante de leur conception. Dans cette perspective, les agences de notation ne sont pas des simples intermédiaires de notation mais elles sont devenues des quasi-régulateurs de la titrisation et des produits structurés alors même qu'elles pouvaient être sujettes à des conflits d'intérêts entre les émetteurs (leurs clients) qui apportent le cout de cette notation et les investisseurs utilisateurs des notations.

La notation AAA accordée aux produits est suffisante pour les investisseurs et ne dépend pas d'une circulation à analyser plus en détail la nature d'une telle notation. Sur le marché mondial, on a marqué l'existence de trois principales agences de notation. Celles-ci sont : Moody's50(*), Standards & Poors51(*) et Fitch52(*).

Les produits structurés de crédit notamment les produits issus de titrisation ont constitué plus de la moitié du chiffre d'affaire de ces agences. La titrisation concernait initialement des prêts hypothécaires (on parle dans ce cas de mortgage-backed securities, MBS), mais rapidement d'autres types de crédits ont servi de supports : crédits automobiles, prêts étudiants, encours de cartes bancaires... (On parle alors d'asset-backed securities, ABS). Et comme pour les produits dérivés de manière générale, les ingénieurs financiers n'ont pas cessé de proposer de nouveaux produits, toujours plus sophistiqués (compliqués) : collateralised mortgage obligations (CMO), collateralized debt obligations (CDO), collateralised synthetic obligations (où les sous-jacents sont des dérivés de crédit : CDO²).

1.5. La transmission de la crise par effet de contagion

1.5.1. Analyse de la contagion en période de crises financières : aperçu théorique

D'une manière générale, le phénomène de contagion fait référence à la diffusion des perturbations des marchés financiers des autres pays. En fait, dans la littérature théorique il existe deux principales formes de contagion :

v Une contagion manifesté en présence des liens économiques et financiers entre pays (contagion par les fondamentaux selon Kaminsky et Reinhart (1999))53(*).

v Une contagion pro cyclique marquée par l'absence des liens économiques entre pays (contagion pure selon Masson (1999)54(*) ou « Shift Contagion » selon Forbes et Rigobon (2000)).

Dans ce cadre, plusieurs économistes et chercheurs ont donné plusieurs définitions à la notion de la contagion. Selon Forbes et Rigobon (2000)55(*), la contagion désigne « une augmentation significative des liens entre les marchés financiers due à un choc spécifique à un pays ou à un groupe de pays ». Ces liens peuvent être mis en évidence de plusieurs façons, par le biais de plusieurs statistiques telles que : la corrélation entre les rendements des actifs, la probabilité d'attaque spéculative ou bien par une simple mesure de volatilité.

Restant dans le même lignée, Edwards (2002)56(*) a défini la contagion comme « des situations où l'étendu et la magnitude avec laquelle un choc est transmis à d'autres pays excède ce qui avait été anticipé exante ».

Forbes et Rigobon (2002)57(*) ont utilisé la méthode de correction des biais suggérée par Rigobon pour qu'ils aboutir à la conclusion de la non existence de la contagion lors des crises boursières de 1987, la crise asiatique de 1997 (Hongkong) et la crise mexicaine de 1994.

Ils affirment radicalement : La non existence de la contagion = No contagion, Only interdependence.

Rigobon (2002)58(*) a utilisé la méthode dite « Latent Factor Model » pour faire une étude sur des données journalières 36 marchés d'actions nationaux. Cette étude est moins catégoriques que dans l'étude précédente, l'auteur confirme que la crise mexicaine n'a pas engendré de « Shift contagion », il se montre plus dubitatif en ce qui concerne la crise Russe et franchement favorable à la thèse de la contagion pour la crise Thaïlandaise.

Par ailleurs, Gorsetti et al (2002) ont remet en cause la méthode utilisée par Forbes et Rigobon pour corriger les biais d'hétéroscedasticité et concluent mettant en oeuvre un « Simple Factor Model of Asset Returns » que la crise de la bourse de Hongkong a eu des effets de contagion sur les marchés de Singapour, de France, d'Italie, des Philippines et du Royaume-Uni.

Mauro et Sandra (2009)59(*) ont considéré la crise financière de 2007-2009 comme un évènement unique plutôt car il expose les deux caractéristiques d'un accident normal :

v Complexe : par opposition à linéaire.

v Etroit : par opposition à faiblement couplé.

Ainsi, Matei (2010)60(*) a constaté que la sévérité et l'ampleur de cette crise aussi que la vitesse de sa propagation à travers le monde vienne de remettre en avant les préoccupations pour le phénomène de contagion.

En effet, nous allons faire une analyse comparative des différentes études concernant la présence de la contagion dans quelques crises. Ainsi, cette analyse sera abordée dans le tableau ci-dessous :

Tableau n°4. L'étude de la contagion en période de crises

La crise

Origine

Période de crise

Etude

Résultat de l'étude

Krach américain

Octobre 1987

Etats Unis

17/10/87

04/12/87

Forbes et Rigobon

(2002).

Pas de contagion.

Crise asiatique

Octobre 1997

Hong Kong

17/10/97

17/11/97

Forbes et Rigobon

(2002).

Pas de contagion.

Crise technologique

Avril 2000

Etats Unis

17/03/00

09/03/01

Hon, Strauss et

Yong (2007).

Contagion vers le Japon et Hong Kong.

Crise du 11

Septembre 2001

Etats Unis

11/09/01

11/12/01

Hon, Strauss et

Yong (2004).

Contagion vers le Royaume-Uni, Allemagne, Suisse,

Canada, Japon, Hong

Kong et Corée du Sud.

Crise des subprimes juillet 2006

Etats Unis

01/07/07

31/12/09

Rose et Spiegel (2009)

Contagion vers la plupart des pays du monde

Source. Bensafta. M. K. Semedo. G. (2008).

1.5.2. L'effet de contagion dans la crise financière 2007-2009 

Toute fois, Allen et Gale (2000)61(*) ont démontré également que les chocs extrêmes peuvent conduire à une dégradation des postes de bilan qui peut alors se propager dans toutes les régions (la définition classique de la contagion).

Dans le même sens, Gros et Micossi (2008)62(*) ont noté que de nombreuses banques Européennes se trouvent exposées à des pays étrangers en raison des activités de leurs filiales sur ces pays. Bien que leurs bilans aient été formellement séparés, ces banques centralisent leurs actifs et passifs en assurant que les difficultés de ses filiales seront trouvées leur chemin dans les pays d'accueil.

Longworth (2008)63(*) a soutenu que les marchés interbancaires internationaux sont la source de contagion et de la transmission mondiale des chocs. Ces marchés sont caractérisés par l'absence de garantie et la présence de l'aléa moral qui est souvent mis en place grâce à des garanties implicites du gouvernement. Ceci conduit ces marchés à faire des affaires dans ce marché dans des conditions de faible liquidité et de mauvaise information.

Ainsi, le déclenchement de la crise financière 2007-2009 a été expliqué par l'existence de plusieurs causes et facteurs de la propagation de celle-ci à l'échelle internationale. De ce fait, Rose et Spiegel (2009)64(*) ont étudié les causes de transmission de la crise financière de 2009 en utilisant le modèle de MIMIC basé sur un échantillon de 85 pays pour une période allant de 2006 jusqu'à 2008 et en se référant à une estimation par STATA. Ils ont conclus que la contagion financière ne peut pas constituer la cause de transmission de la crise dans les différents pays de l'échantillon considéré. Donc, il existe d'autres canaux de transmission de la crise.

A ce point, Eichengreen et al (2009)65(*) ont trouvé que la sensibilité aux chocs ordinaires a augmenté des pics de volatilité pour les crédits bancaires default swaps spreads et ceci en utilisant des données pour 45 grandes banques en Europe et aux Etats Unis.

De plus, la source la plus directe de contagion sur le plan financier est par détérioration d'un bilan d'un pays en raison des pertes en capital sur les actifs à l'exposition international.

Dans le même sens, Gros et Micossi (2008)66(*) ont noté que de nombreuses banques Européennes se trouvent exposées à des pays étrangers en raison des activités de leurs filiales sur ces pays. Bien que leurs bilans aient été formellement séparés, ces banques centralisent leurs actifs et passifs en assurant que les difficultés de ses filiales seront trouvées leur chemin dans les pays d'accueil.

Tant qu'il existe plusieurs canaux de transmissions de la crise financière dans les pays du monde. A ce point, nous allons étudier les conséquences de l'effondrement de la crise Américaine à l'ensemble des pays du monde.

Section 2. Les conséquences de la crise financière sur l'économie mondiale 

La crise financière initiée en 2007 aux Etats Unis est marquée par une crise de liquidité interbancaire, une crise de crédit et la récession des activités industrielles. Ainsi, cette crise est due à plusieurs facteurs, principalement, le dégonflement de bulles économiques et l'existence des pertes importantes subissent par les établissements financiers qui ont provoqué par la crise des « subprimes ». De même, Fitoussi et Laurent (2007) ont constaté que l'ampleur de la crise financière (ou les conséquences de la crise financière 2007-2009) sur l'économie réelle va dépendre étroitement des politiques monétaires menées par les banques centrales, en particulier, la FED et la BCE67(*).

Cette a entrainé la faillite de plusieurs établissements financiers (Lehman Brothers, Merril Luynch, Bear Stearns...) et par la suite, la mise en difficulté de plusieurs Etats (pays d'Europe, pays d'Asie, pays d'Afrique et pays d'Amérique). Ainsi, cette crise a affecté les cours boursiers et elle a permis l'apparition d'une crise économique mondiale (2008-2009). En fait, cette crise a entrainé des faillites bancaires et des déséquilibres macro-économiques. Nous allons analyser dans cette section l'impact de la crise sur les différentes économies dans le monde entier et les perspectives économiques relatives à cette crise.

2.1. La récession de l'économie Américaine 

La fameuse crise des crédits hypothécaires risqués (« subprimes ») ne cesse à ce jour de produire, par ricochet, des effets négatifs touchant les grandes places financières partout dans le monde.

Ainsi, une des caractéristiques clés de la crise a été sa rapide répartis dans le monde entier en termes de réduction de la croissance économique et de chômage croissant. Dans la plupart des pays, la chaîne causale conduisant à des problèmes financiers et économiques n'avait pas principalement impliquent une incidence directe de produits financiers toxiques aux Etats Unis.

La crise actuelle a affecté les salaires unitaires, la croissance du PIB (produit intérieur brut) aux Etats Unis et le volume du déficit public.

Tableau n°5. La croissance du PIB et du déficit public aux Etats Unis

Année

2007

2008

2009

2010

Variation de la croissance entre 2007 et 2009

Variation du déficit public entre 2007 et 2009

Croissance du PIB en volume (en%)

2,1

0,4

-2,5

-

-4,69

-

Déficit public en % du PIB

-1,2

-3,1

-9,9

-9,5

-

-8,7

Sources : Datastream, prévisions Natixis.

Quant au secteur boursier les grands investisseurs qui détenaient une bonne part des actions des fonds engagés dans le crédit immobilier ont vendu leurs actions dont le cours s'effondrait. Ils ont vendu une partie des actions des grandes groupes bancaires qu'ils détenaient la valeur de ses actions baissait alors rapidement68(*). De plus, les banques donnent moins de crédit donc on ait dans le cas d'un tarissement du crédit. Cela va se traduire pour les ménages par une baisse de leur consommation, et une baisse de l'investissement pour les entreprises. Cet effet a entraîné un effondrement du cours des banques. Et par la suite, l'effondrement des marchés de titres hypothécaires (les créances pourris, douteuses).

Dans le même contexte et Suite à la crise financière, les pertes des banques Américaines sont très importantes et représentent 56% des pertes mondiales (Tableau n°5). Ainsi, les pertes de ceux-ci ont influencé le volume des crédits accordés aux secteurs privé et public.

Tableau n°6. Les principales pertes des banques Américaines (en milliards de dollars)

Banques Américaines

Merrill Lynch 56,6

Bank of America 27,4

Citigroup 67,2

National City 26,2

Morgan Stanley 21,5

Wachovia 96,7

Lehman Brothers 18,2

JP Morgan Chase 20,5

Whashington 45,6

 

Sources : Easy bourse, le 07 mars 2009.

Le rendement des fonds propres des entreprises non financières et des banques avait convergé vers un objectif très élevé. Ainsi, dans les différentes études antérieures le ROE (l'une des mesures de la performance d'une banque) mesure la rentabilité financière d'une banque. En fait, les banques Américaines ont une rentabilité financière décroissante qui explique bien l'incapacité des fonds propres détenues par ces banques pour faire face à ces besoins (Tableau n°7).

Tableau n°7. Le rendement des fonds propres des banques Américaines (en %)

Année

2002

2003

2004

2005

2006

2007

2008

2009

ROE des banques

13.03

15.64

17.43

12.79

15.59

15.43

10.24

-2.48

Sources : Datastream, NATAXIS.

2.2. La récession de l'économie des pays d'Europe 

La perte d'activité due à la crise en 2009 est très variable selon les pays. La crise a affecté le déficit public par une augmentation entre 2007 et 2009 dans les différents pays de la zone Euro qui est à son tour influencé la croissance du PIB (Tableau n°8).

Tableau n°8. La croissance du PIB et du déficit public dans la zone euro

Année

2007

2008

2009

2010

Variation de la croissance entre 2007 et 2009

Variation du déficit public entre 2007 et 2009

Croissance du PIB en volume (en%)

France

Allemagne

Espagne

Danemark

Pays Bas

Italie

Royaume- Uni

2,3

2,6

3,6

1,6

3,6

1,5

2,6

0,3

1

0,9

-1,2

2

-1

0,6

-2,3

-4,8

-3,7

-4,5

-4,3

-4,8

-4,6

-

-

-

-

-

-

-

-4,56

-7,38

-7,24

-6,17

-7,93

-6,28

-7,20

-

-

-

-

-

-

-

Déficit public en % du PIB

France

Allemagne

Espagne

Danemark

Pays Bas

Italie

Royaume- Uni

-2,7

-0,2

2,2

4,5

0,3

-1,6

-2,7

-3,4

-0,1

-3,8

3,4

1

-2,7

-7,1

-8

-3,5

-10

-2,5

-4,1

-5,4

-12,9

-8,3

-5,8

-9,7

-5,4

-5,6

-5,7

-13,2

-

-

-

-

-

-

-

-5,4

-3,3

-12,2

-6,9

-4,4

-3,8

-10,2

Sources : Datastream, prévisions Natixis.

En effet, le secteur boursier Européen est aussi touché par la crise financière et le recul des marchés financiers a été plus fort encore en Europe qu'aux Etats Unis.  

Cependant, la crise financière a influencé le volume des crédits accordés au secteur privés dans la zone Euro. Le secteur bancaire Européen est touché par cette crise et ceci par les grandes pertes réalisées par l'ensemble des banques Européennes (Tableau n°9).

Tableau n°9. Les principales pertes des banques Européennes (en milliards de dollars)

Banques européennes

UBS 48,5

Credit Agricole 4,9

HSBC 33,1

Fortis 4,6

Deutsche Bank 7,7

Société Générale 4,5

Bayern LB 14,8

Barclay's 3,3

RBS 16,5

IKB 14,1

Sources : Easy bourse, le 7 mars 2009.

De même, les banques Européennes ont une rentabilité financière décroissante qui explique bien l'incapacité des fonds propres détenues par ces banques pour faire face à ces besoins (Tableau n°10). Cela, explique bien l'impact de la crise sur la performance des banques dans la zone Euro.

Tableau n°10. Le rendement des fonds propres des banques Américaines (en %)

Année

2002

2003

2004

2005

2006

2007

2008

2009

ROE des banques

9,78

8,71

9,32

12,17

13,95

15,50

13,58

5,01

Sources : Datastream, NATIXIS.

Quant à la capitalisation bancaire des banques, elle est marquée par une dépréciation assez importante durant la période de crise.

2.3. Les pays d'Asie face à la crise financière

Généralement, l'entrée en récession de la plupart des économies industrialisées au tournant 2008-2009 contribue en Asie au ralentissement de la croissance engagée au cours de l'année 2008.

Faleh (2009) a constaté qu'à la différence des crises précédentes, trois canaux ont été à l'origine de la transmission des turbulences au cours de cette crise69(*). Premièrement, le rapatriement des capitaux par les investisseurs des pays développés au second semestre 2008. Deuxièmement, le renchérissement des conditions de financement à l'étranger et les placements hasardeux par les investisseurs des pays émergents, notamment dans le secteur immobilier, vont peser sur la croissance. Enfin, la crise se transmet par le biais des exportations et des investissements qui se traduisant par un ralentissement de la demande interne.

La configuration de la crise financière 2007-2009 est, à plusieurs égards, très différente de celle 1997-1998. En 2008, les canaux de transmission de la crise sont différents. En effet, en Asie émergente la stabilité macro-économique était principalement menacée en début d'année par la hausse des prix des matières premières. Les pays les plus touchés sont la Corée du Sud, Singapour, Taiwan, Hong Kong. La chine reste moins touchée que les autres et affiche une croissance de 9.1% en 2008 (Tableau n°11). Tableau 1 : Zone Asie

Tableau n°11. Zone Asie Détaillée : résumé des prévisions du PIB

Variations par rapport à la période précédente, en %

 

Poids

2007

2008

2009

2010

Corée du Sud

Asie Rapide

6,8

20,3

5,0

5,7

2,5

2,3

-5,2

-2,8

-0,3

1,6

Taïwan

3,9

5,7

0,1

-8,0

-0,3

Hong Kong

1,5

0,3

-8,0

-3,5

-0,1

Singapour

0,9

7,8

1,1

-5,9

-0,3

Thaïlande

3,6

4,9

2,6

-6,4

-0,3

Indonésie

6,0

6,3

6,0

1,7

3,3

Malaisie

1,7

6,3

0,0

-4,3

3,3

Philippines

2,6

7,2

4,6

1,8

3,4

Chine

Inde

48,5

24,4

13,0

9,3

9,1

8,0

4,2

4,9

7,1

5,8

Asie hors Chine

51,5

7,3

5,0

0,5

3,3

Total

100,0

10,1

7,0

2,3

5,2

Sources : FMI, Global Insight, prévision OFCE avril 2009.

Quant aux banques Asiatiques on remarque que leurs ROE 70(*)(Return On Equity71(*)) entre 2003 et 2008 est décroissant (Tableau n°12). En fait, Cette décroissance est expliquée par le degré avec lequel les pays d'Asie sont touchés par la crise financière. Dans ce cas, les banques Asiatiques présentent une rentabilité financière décroissante. Ce qui explique l'incapacité des fonds propres détenues par les banques pour faire face à leurs besoins suite aux pertes résultées par la crise.

Tableau n°12. Le Return On Equity (ROE) des banques Asiatiques (En %)

Pays

2003

2004

2005

2006

2007

2008

India

18,8

20,8

13,3

12,7

13,2

12,5

Indonésie

26,6

34,5

26,4

30,2

25,7

26

Japon

-2,7

4,1

11,3

8,5

6,1

1,5

Philippines

8,5

7,1

8,8

10,6

10,8

9,6

Singapore

8,7

11,6

11,2

13,7

12,9

11,9

Sources : FMI 2009.

2.4. L'Amérique latine devant les menaces de la récession économique mondiale 

L'Amérique Latine parait avoir été davantage frappée par les conséquences de la crise financière 2007-2009 sur l'économie réelle que par la crise financière elle-même. Les économies des pays de l'Amérique Latine sont devenues plus solides face à des chocs monétaires externes et une décennie d'ajustement monétaire et budgétaire. Elles ont favotisé une réduction sensible de la dette extérieure : 32% du PIB en 2008 contre 59% en 2003 selon le FMI.

En outre l'activité des différents pays reste perturbée. Selon Rifflart (2009), la plupart des pays qui sont entrés en récession dans la période de crise ont encore un taux de croissance négatif et ceci sous l'effet des différents facteurs72(*) :

v Chute de la demande étrangère73(*).

v Baisse des termes d'échanges sur les matières premières alimentaires et industrielles.

v Dégradation des anticipations74(*).

v Contraction des demandes intérieures75(*).

Dans le contexte de l'impact de la crise sur les économies de l'Amérique Latine, les soldes courants sont améliorés alors que les importations sont baissées plus que les exportations. Entre le deuxième trimestre de 2008 et le deuxième trimestre de 2009. Le solde est passé de -1.5% à -0.6% au Brésil, de 0.9% à 5.6% en Argentine, de 0.3% à 2.9% au chili (Tableau n°13).

Tableau n°13. Amérique Latine : résumé des prévisions

 

2007

2008

2009

2010

PIB

Argentine Brésil Mexique

5,5

8,7

5,7

3,3

3,9

6,7

5,0

1,4

- 3,0

1,1

-0,7

-8,4

2,4

2,9

3,1

1,6

Importations Exportations Demande adressée

11,9

6,3

6,3

7,2

-1,1

1,5

-17,8

-16,4

-15,4

7,0

7,4

6,7

Variations par rapport à la période précédente, en % Sources : FMI, calculs et prévision OFCE octobre 2009

D'ailleurs, la crise financière s'est propagée aux économies émergentes par un mécanisme de contagion financière. Ainsi, l'effondrement du marché des « subprimes » suivi par la faillite de Lehman Brothers ont eu pour conséquence une brusque et profonde perte de confiance vis-à-vis des institutions financières qui s'est propagée de manière globale aux systèmes bancaires (économies émergentes ou non), se traduisant par un effondrement des marchés boursiers et le gel sur des marchés de crédit, en particulier interbancaires. Les conséquences réelles de la crise actuelle sont une récession économique d'ampleur historique.

D'un point de vue global, les banques des pays Latinos Américains sont touchées par la crise financière. En fait, la plupart des banques ont enregistré des rendements décroissants suite à la propagation de la récente crise (2007-2009). Au final, il apparaît au vu des mesures prises de façon généralisée pour indiquer que les systèmes bancaires des pays Latinos Américains ont subi une crise provoquée par la pénurie de liquidité76(*).

Tableau n°14. La rentabilité des banques de l'Amérique Latine (ROE en %)

Les pays

2005

2006

2007

2008

Argentine

12,3

11

7,56

2,13

Brésil

8,33

7,49

4,32

1,09

Chili

10,72

9,11

3,41

-0,13

Colombie

6,4

4

2,8

0,66

Uruguay

7,81

7,23

2,77

-1,17

Mexique

11,63

10,51

5,12

1,43

Source. Natixis, Datastream, 2009.

2.5. Les situation des pays d'Afrique suite à la propagation de la crise financière

La crise financière 2007-2009 a prolongé l'économie mondiale dans un profond ralentissement. En fait, la croissance mondiale devrait ralentir de presque 3.5% en 2008 à Près de 0.5% en 2009, avant d'amorcer une relative reprise en 201077(*).

Les études réalisées par le FMI mettent en évidence que, par le passé, un ralentissement de 1 point de la croissance mondiale se traduisait par un ralentissement d'environ 0.5 point en Afrique (FMI (2009)). On marque des grandes disparités entre les pays ; les exportateurs de pétrole sont les mieux touchés. Ainsi, le déséquilibre de l'économie mondiale a pour conséquence la perturbation des déséquilibres intérieurs et extérieurs des pays d'Afrique qui en résulte un impact sur le taux de croissance et sur la balance budgétaire (Tableau n°15).

Tableau n°15. La variation du taux de croissance et de la balance budgétaire

 

Taux de croissance (en %)

La balance budgétaire (en % du PIB)

Les pays d'Afrique par région

2007

2008

2009

2007

2008

2009

Afrique Centrale

4

5

2,8

5,46

10,73

3,26

Afrique de l'Est

8,8

7,3

5,5

4,43

4

-1,02

Afrique du Nord

5,3

5,8

3,3

3,51

2,98

-6,15

Sud de l'Afrique

7

5,3

0,4

2,47

2,32

-3,46

Afrique de l'Ouest

5,4

5,4

4,2

-0,54

-0,08

-9

Source : Bankscope database (2009)

De plus, la capitalisation boursière de l'Afrique est très faible et ne représente que 2,09 % de la capitalisation mondiale. En fait, les actifs bancaires africains ne représentent que 0,87% des actifs bancaires mondiaux comparé à 58,15% pour les 15 pays de la zone Euro ou 15,09 % pour les Etats Unis78(*). Notons ainsi, que l'effondrement financier observé dans les pertes de capitalisation boursière des banques mères n'a pas été transmis à leurs filiales africaines. Certaines filiales des maisons mères étrangères ont même vu leur capitalisation boursière augmenter considérablement. Alors que celle des maisons mères s'effondrait. En effet, aucun pays africain n'a annoncé un programme de sauvetage bancaire de l'ampleur de ceux signalés dans la majorité des pays développés. Généralement, la crise financière a une influence sur la rentabilité des banques Africaines mesurée par le ROE (Return On Equity ou la rentabilité des capitaux propres des banques). Cependant, depuis le début des années 200, les banques des pays d'Afrique ont une rentabilité volatile mais décroissante depuis 2007 (Tableau n°16).

Tableau n°16. La rentabilité des banques Africaines (ROE en %)

Le pays

2001

2002

2003

2004

2005

2006

2007

2008

L'Afrique du Sud

13,4

-2,73

14,91

5,89

6,39

17,55

19,41

18,58

Soudan

16,55

14,75

12,98

14

17,12

16,86

5,81

-10,22

Cote d'Ivoire

1,56

1,47

0,68

0,79

4,01

17,12

7,10

3,35

Benin

3,94

9,89

6,80

5,54

7,30

6,04

5,32

4,23

Nigéria

6,4

5,72

5,62

3,77

3,63

5,68

4,84

4,29

Kenya

6,18

8,91

5,44

6,11

12,44

3,42

3,12

1,94

Source. Bankscope 2009.

2.6. Les perspectives économiques suite à la crise financière 

2.6.1. Les perspectives de croissance 

Avec les menaces de faillite des systèmes bancaires, qui financent l'économie, les pouvoirs publics des différents pays ont été poussés à intervenir pour empêcher la continuité de la situation de faillite. Dans ce cas, les autorités vont retrouver les solutions possibles pour aboutir à une situation bancaire et financière saine.

Noyer (2008) a constaté que la crise a mis en évidence la nécessité de repenser les fondements de la régulation des systèmes financiers et à raviver les discussions sur l'architecture de leur supervision79(*).

En outre, les systèmes financiers sont demandés à adopter des solutions à court terme et à long terme80(*) :

v A court terme :

Les banques centrales doivent prendre des mesures pour éviter les ajustements des cours, essentiellement, due à des motifs spéculatifs.

v A long terme :

· Le renforcement du cadre prudentiel.

· La supervision et l'encadrement des agences de notation.

· Le renforcement des exigences en fonds propres pour les produits complexes.

· L'examen approfondi du régime prudentiel en vigueur pour les banques, des systèmes comptables et des périmètres de consolidation.

Bourven et Zehr (2009)81(*) ont proposé certaines solutions pour lutter contre la crise financière 2007-2009, à savoir :

v Les banques doivent revenir à leur métier de base : financer les agents économiques.

v L'importance des restructurations bancaires et financières.

v Renforcer le contrôle interne : Tant que les normes prudentielles de Balle II accordent une grande importance au contrôle interne. Les établissements financiers doivent s'assurer qu'ils disposent des outils adéquats de contrôle des différents risques et les autorités de régulation vérifient cette adéquation.

v La bonne utilisation du contrôle externe.

v Utiliser des méthodes adéquates au niveau de l'analyse des dossiers de crédits pour lutter contre le risque de crédit et de solvabilité.

v Respecter les différents ratios issus des réglementations prudentielles pour s'exposer contre le risque de liquidité.

2.6.2. L'action fournie par les banques centrales 

Depuis le déclenchement de la crise 2007-2009, les banques centrales ont fait preuve d'une grande réactivité et ont mis en oeuvre une coordination renforcée de leurs actions (Banque Centrale Européenne (BCE), Réserve Fédérale Américaine (FED), Banque d'Angleterre) : des opérations coordonnées en dollars ont été effectuées, de même que des accords de swap.

Dans ce cadre, les Etats ont prévu de lancer des politiques de relance pour réduire l'ampleur de la crise financière :

v La solution américaine par le plan PAULSON (en septembre 2008): L'Etat Américain rachète auprès des banques tous leurs crédits douteux en leurs accordant 700 milliards de dollars. Ainsi, Une partie des crédits seront remboursés, pour les autres, l'Etat est propriétaire des biens immobiliers. De ce fait, pour réduire les conséquences négatives de la crise, la FED a baissé progressivement ses taux directeurs d'un demi-point son taux directeur principal, ramené de 5,25 % à 4,75 %.

v  Le 14 octobre 2008 l'Australie a annoncé un plan de relance de 65 Milliards de dollars Américains.

v Le 30 octobre 2008, le Japon a annoncé un plan de relance de 260 Milliards de dollars Américains. 

v Le 5 novembre 2008, l'Allemagne a annoncé un plan de 63 Milliards de Dollars Américains. 

v Le 24 novembre, le gouvernement du Royaume-Uni a annoncé un plan de relance de 30 Milliards de Dollars Américains.

v La solution Britannique est de nationaliser en partie les banques en les recapitalisant.

v La solution de la France a été de dire aux banques: on vous assure tous vos crédits douteux, mais sans les racheter.

2.6.3. Les perspectives de réévaluer la performance des banques 

En réalité, une des conséquences de la crise financière actuelle est que beaucoup de pays ont commencé pour réévaluer leurs systèmes financiers et reconnaître ses lacunes et ses inconvénients. Selon Newman (2009), en raison de la récente crise financière 2007-2009 et comme les banques étant l'un de ses principaux acteurs, de nombreux pays ont commencé à chercher des modèles de banques plus prudents et transparents afin de surmonter les failles critiques du système bancaire classique actuel qui récemment devenus apparente.

De plus, le secteur bancaire est particulièrement important pour la stabilité des systèmes financiers. Le rôle essentiel d'un système financier est celui de la répartition efficace de l'épargne nationale pour les investissements. Le système financier doit assurer l'exploitation des possibilités de diversification, ainsi que la possibilité de parvenir à un compromis à partir du point de vue macroéconomique entre les récompenses et les risques en termes de répartition du capital. En effet, la stabilité du système financier est d'une importance cruciale, non seulement pour l'ensemble du développement économique mais aussi pour l'efficacité et l'efficience des banques.

Selon Ramlall (2009)82(*), après la crise actuelle (2007-2009) l'accent mis sur les déterminants de la rentabilité pour le secteur bancaire des différents pays est souligné par le fait que la plupart des pays ont un système financier basée sur les banques. En fait, la littérature sur les déterminants de la rentabilité de la Banque reste très vaste.

Conclusion

Le présent chapitre a été consacré à l'étude de la situation d'instabilité du système financier international. Ainsi, dans la première section, nous avons présenté le cadre général de la crise financière 2007-2009. Tout d'abord nous avons définie la notion de crise financière et ses types. Ensuite, nous avons montré les différentes caractéristiques de cette crise. Enfin nous avons identifié les différentes causes du déclenchement de cette crise tout en mettant l'accent sur le phénomène de transmission de la crise financière du pays d'origines aux autres pays par effet de contagion.

Dans la deuxième section, nous avons étudié dans un premier lieu les conséquences de la crise sur les différents pays du monde entier tout en se concentrant sur les pays les plus touchés. En deuxième lieu, nous avons présenté les plans de sauvetage des secteurs financiers et la nouvelle régulation adoptés par les différentes les autorités de régulation dans les différents pays.

Il semble que, la crise qui a débuté en 2007 trouve son origine dans deux facteurs principaux à savoir les déséquilibres macro-économiques et la responsabilité des différents acteurs dans l'économie nationale. En 2006, la Fed a augmenté son taux directeur de 1% à 5% afin de réduire les pressions inflationnistes grandissantes. Cette hausse du taux directeur a provoqué un éclatement de la bulle immobilière Américaine de 2007 et a entrainé un renchérissement des mensualités de remboursement des crédits immobilières.

L'impact de cette crise sur les systèmes bancaires des Etats Unis et de la zone Euro a été très dramatique. Ainsi, les pertes des différentes banques étaient très importantes. De plus, une situation de ralentissement de l'économie mondiale et surtout dans les pays développés suite à la transmission de la crise du pays d'origine (les Etats Unis) aux autres pays.

Par ailleurs, les différentes autorités de régulation, principalement les banques centrales, ont concerné pour trouver un plan de sauvetage des différentes institutions en situation de faillite pour amortir le niveau de déficit.

Dans ce cas, les banques centrales ont demandé à procéder à un plan de sauvetage qui n'évoque pas des situations indésirables au niveau bancaire en particulier et au niveau économique en général. Ainsi, on ait dans un cas où les autorités et les responsables sont demandés à trouver des solutions pour améliorer la performance des banques et maximiser le niveau de rentabilité. Par la suite, l'analyse de la performance bancaire sera basée sur des modèles et des études d'évaluation et de mesure de la performance bancaire dans la littérature.

Introduction 

En raison de la récente crise financière (2007-2009) et tant que, les banques étant l'un de ses principaux acteurs, de nombreux pays ont commencé à chercher des modèles de gestion bancaire plus prudent et transparent. Leurs objectifs s'est fixé afin de surmonter les failles critiques des systèmes bancaires classiques actuels (Badreldin (2009)).

Dans le développement rapide des marchés financiers, les banques sont face à une concurrence intense. La gestion des performances classiques semble être insuffisante sur la façon de mesurer et d'évaluer la performance complète pour répondre aux besoins bancaires de développement stratégique (Zhang et Li (2009)).

Les déterminants de la rentabilité des banques sont généralement constitués par des facteurs internes et externes. Les facteurs internes se concentrent sur les fonctionnalités spécifiques à une banque telles que la taille, le capital, l'efficacité et le risque de crédit (Akhavein et al (1997) et Demirguc-Kunt et Maksimovic (1998)).

Les facteurs externes sont constitués par des variables macro-économiques et les caractéristiques de l'industrie telles que le taux d'intérêt le niveau de développement économique et la capitalisation boursière (Demirguc-Kunt et Huizinga (2001), Bikker et Hu (2002), Havrylchyk et al. (2006)).

Ainsi, les Changements dans les conditions économiques et leurs résultats peuvent influencer les systèmes de mesure et d'évaluation de la performance bancaire (Gimzauskiene et Valanciene (2009)).

La question qui se pose à cet égard est comme suit : quelles sont les différentes études d'évaluation et de mesure de la performance bancaire ?

Tout au long de ce chapitre nous allons essayer dans une première section de présenter la nature particulière des institutions bancaires tout en mettant l'accent sur les spécificités des activités bancaires et les différents risques bancaires. Ensuite, nous allons étudier le concept de performance bancaire par l'identification de sa définition, ses types et ses dimensions. Dans la deuxième section on va présenter les différentes études d'évaluation et de mesure de la performance bancaire dans la littérature.

Section 1. La recherche de la performance d'une banque

Dans cette section, nous allons étudier la nature particulière des banques par la présentation des spécificités de leurs activités, l'importance de l'institution bancaire dans l'économie, l'étude de la rentabilité bancaire et l'énumération des différents types de risques bancaires. Ainsi, nous allons analyser la notion de performance tout en présentant ses définitions, ses types et ses dimensions.

1.1.  La nature particulière des institutions bancaires

1.1.1. Les spécificités des activités bancaires

La banque peut être considérée comme étant le secteur économique qui regroupe les activités de conception, de production et de commercialisation des services offerts par elle-même. En effet, elle exerce un ensemble d'opérations qui sont considérées comme des services offerts à des personnes physiques et morales. Ses opérations sont :

v L'octroi de crédit sous toutes formes.

v La réception des dépôts du public qu'elle qu'en soient la durée et la forme.

v L'exercice à titre d'intermédiaire des opérations de bource et de change.

v Mise à la disposition de la clientèle et la gestion des moyens de paiement.

La banque peut aussi effectuer des opérations liées à son activité telle que le conseil et l'assistance en matière de gestion financière et d'une manière générale tous les services destinés à faciliter la création, le développement et la restructuration des entreprises.

De façon plus générale et simplifiée, on peut classer les banques en deux familles telles que la banque commerciale et la banque d'investissement.

Tableau n°17. Les métiers des banques

La banque commerciale

La banque d'investissement

v Banque des particuliers

- Collecte

- Crédits

- Services

v Banques des PME et professionnels

- Financement

- Moyens de paiement et trésorerie

- Services spécialisés

v Produits d'assurances

- Vie

- Prévoyance

- Dommages

v Financements spécialisés

- Crédit-bail

- Location opérationnelle

v Banques d'affaires

- Interventions en fonds propres :

· Prises de participations

· Capital-investissement

- Ingénierie financière :

· Conseil en fusions et acquisitions

· Financements structurés

· Montages d'émissions de titres

v Banques financières

- Gestion mobilière :

· Gestion privée

· Gestion collective

· Gestion de l'épargne salariale

· Gestion institutionnelle

- Intervention sur le marché :

· Intermédiation boursière

· Commercial sur marché et dérivés

Source : Pinson. K. (1999).

Cependant, les banques participent activement à la vie économique du pays, et des erreurs dans leur gestion qui peuvent avoir des conséquences économiques et monétaires graves et indésirables. Par la suite, il vient l'importance des préoccupations en matière de sécurité et de solidité des institutions bancaires.

1.1.2. L'importance des banques dans l'économie

Depuis le 18ème siècle, Melon83(*) et Cantillon84(*) ont pris en compte des avantages qui tire une société des institutions bancaires. Lewis (1992) assimile que la banque est un producteur de service85(*). Il s'agit, soit des services d'information, soit des services de liquidité.

En premier lieu, la production des services d'information génère des couts de diverses natures. Il s'agit des couts de recherche86(*), des couts d'évaluation des projets pour s'assurer des capacités futures de remboursement de l'emprunteur87(*), des couts de suivi et de contrôle88(*) pour éviter aux banques de subir les effets d'aléa moral liés aux comportements de certains investisseurs.

En deuxième lieu, la banque est un producteur des liquidités, « Liquidity insurers »89(*), elle transforme des dépôts reçus des agents à excédent des ressources en crédits auprès des investisseurs qui en manifestant les besoins. Cette fonction ne peut connaitre de succès que s'il y a adéquation entre les termes de dépôts et ceux des crédits.

Cycliquement, les banques s'interrogent sur leur avenir et leur stratégie en fonction des turbulences de l'environnement et les fluctuations de leurs résultats. Mais, lorsqu'on parle des stratégies de la banque c'est pour évoquer des opérations sur les marchés financiers, des fusions-acquisitions, pour penser à des changements techniques et des nouveaux produits et pour atteindre une meilleure performance par l'intermédiation d'une transformation progressive90(*) de leurs activités, de leurs produits et de leurs métiers. A ce point, se pose la question de la recherche de la performance d'une banque.

1.1.3. L'étude de la rentabilité d'une banque 

Le secteur financier est considéré comme essentiel pour assurer une économie saine et vigoureuse répondant aux besoins et aspirations des principaux acteurs économiques. Il remplit un grand nombre de fonctions importantes dans l'économie.

Ainsi, la rentabilité d'une banque représente son aptitude à dégager de son exploitation des gains suffisants après déduction des couts nécessaires à cette exploitation dont le but est de poursuivre durablement son activité.

L'étude de la rentabilité revêt également une double dimension :

v Une dimension historique : Il s'agit à cet égard d'analyser les résultats de l'exercice ou des exercices écoulés pour dégager les facteurs principaux à l'origine des bénéfices ou des pertes.

v Une dimension prévisionnelle : Il s'agit d'établir sur la base d'un ensemble des hypothèses, le montant du gain ou de la perte que la banque devrait réaliser au cours de la période à venir.

Cette étude prospective repose nécessairement sur un ensemble d'hypothèses relatives aux volumes traités mais aussi aux prix. Ces hypothèses sont bien définies à partir du positionnement concurrentiel de l'établissement et de la stratégie qui est mise en oeuvre : elles intègrent également des données macro-économiques (niveau du taux d'intérêt ou du taux de change).

La littérature économique regroupe les déterminants de la rentabilité bancaire en facteurs externes et facteurs internes à la banque. L'estimation de la plupart des facteurs internes indiqués par la littérature se fait à partir de données difficilement généralisables. En effet, on peut trouver des données pour une zone donnée qui ne sont pas comparables de façon internationale (Haslam (1968)). D'autres variables dont les données sont disponibles et suggérées par la littérature sont les ratios de capital et de liquidité, les prêts / Dépôts, les pertes sur emprunts d'exploitation et certains frais généraux (Short (1979)). Ce sont en général des facteurs liés à la gestion. Des études plus récentes de Halkos et al. (2004), Hauner (2005), Fries et Taci (2005), Hahn (2005), Drake et al. (2006), Havrylchyk (2006), Bos et Kool (2006), Pasiouras (2008), ont considéré le cas d'autres variables internes aux banques et spécifiques au marché, pouvant expliquer les différences de performance entre les banques, à coté des variables environnementales.

Quant aux facteurs externes, ils ne sont pas sous le contrôle direct de la gestion mais sous celui d'autres institutions. La littérature suggère plusieurs facteurs susceptibles d'influencer la rentabilité des banques. Les principaux restent les facteurs de régulation (Jordan (1972)), les risques bancaires (Edwards et Heggestad (1973)), la taille de la banque et les économies d'échelle (Benston et al. (1982), Short (1979)), la concurrence (Tschoegl (1982)), la concentration (Schuster(1984), Bourke (1989)), la part de marché (Short (1979)), les taux d'intérêt comme indicateur de faiblesse de capital (Short (1979)), la participation de l'Etat (Short (1979)), L'inflation et la demande de monnaie (Bourke (1989)). De plus, Miller et Noulas (1996), Dietsch et Lozano-Vivas (2000), Grigorian et Manole (2002) et Christopoulos et al. (2002), Ho et Tripe (2002), Williams (2003), Pasiouras et Kosmidou (2007), Kosmidou et al. (2007), Athanasoglou et al. (2007), Pasiouras et al. (2007), Kosmidou et Zopounidis (2008), Albertazzi et Gambacorta (2008), Sufian (2008), ayant tenté d'étudier les effets des variables environnementales sur la performance bancaire.

1.1.4. Les risques bancaires

A. Le risque de crédit 

Il s'agit d'un risque inhérent à l'activité d'intermédiation traditionnelle et qui correspond à la défaillance de la contrepartie sur laquelle est détenue une créance. La banque subit alors une perte en capital supérieur au gain qu'elle aurait pu espérer sur cette même contrepartie non défaillante.

Chaque banque présente un profil de risque différent qui dépend de ses activités et de la nature des engagements, par exemple, une banque à l'activité internationale et une banque à activité domestique ne présentent pas le même profil de risque. Ce profil dépend également de la nature des engagements :

v Selon le type de crédit accordé, la mobilisation de créances est moins risquée que les crédits de trésorerie.

v Selon la durée des crédits accordés, ceux à court terme étant considérés comme moins risqué que les ceux à moyen et long terme.

v Selon les garanties dont sont assortis les crédits.

B. Le risque de taux d'intérêt 

Le risque de taux d'intérêt désigne le risque de dégradation du résultat de la banque à cause des évolutions défavorables du taux d'intérêt. De plus, les activités de financement, de prêt et de placement de la banque donnent lieu à un risque de taux d'intérêt. Pour ces activités, l'impact des Variations des taux d'intérêt se reflète dans le revenu d'intérêts net.

C. Le risque de liquidité 

Ce risque est défini comme étant le risque d'absence des actifs liquides pour faire face à des besoins inattendus tels que les avoirs des déposants. C'est le risque de tomber dans une situation d'illiquidité extrême.

D. Le risque de change

Le risque de change de la Banque découle des activités de négociation, des activités de change et des investissements dans les filiales étrangères. Dans ses activités de négociation, la banque achète et vend des devises sur les marchés au comptant, les marchés à terme et les marchés des options, autant pour les besoins de ses clients que pour son propre compte.

E. Le risque lié aux marchés des actions 

La banque négocie des actions pour ses clients et pour son propre compte. Le risque lié aux actions découle des changements dans la valeur d'un placement dans un titre donné ou des fluctuations globales du marché boursier, dans le cas d'opération sur les indices boursiers.

F. Le risque lié aux produits dérivés

Les produits dérivés constituent un important outil de gestion du risque, tant pour la Banque que pour ses clients. La Banque utilise des produits dérivés pour gérer le risque de marché lié à ses activités de financement et de placement. Pour gérer le risque de taux d'intérêt dans ses activités de prêt à taux fixe, la Banque fait appel à des swaps de taux d'intérêt, à des contrats à terme normalisés, à des contrats de garantie de taux d'intérêt et à des options. Elle a recours aux swaps, aux contrats et aux options pour gérer le risque de change.

G. Le risque systémique

Le risque systémique est défini comme étant la probabilité d'occurrence d'un dysfonctionnement paralysant l'ensemble du système financier dans une vaste zone ou dans le monde entier, par le biais des engagements croisés, première étape avant des faillites en chaîne. Ainsi, cela conduirait à un effondrement du système financier mondial. Il s'oppose au risque non-systémique, qui décrit les risques apparaissant lorsque l'économie mondiale doit faire face à un événement extérieur majeur (tel qu'une guerre). Cependant, l'existence de plusieurs définitions à la notion du risque systémique, qui sont utilisées dans les travaux théoriques et empiriques des économistes, conduit à proposer une distinction entre :

v Le risque systémique au sens étroit : correspond à la probabilité d'un choc ou d'un dysfonctionnement d'une institution financière, qui en résulte l'annonce de sa faillite suite à une chute des cours sur un marché financier, qui sont à l'origine d'un phénomène de contagion avec des effets négatifs sur une ou plusieurs autres institutions financières ou marchés.

v Le risque systémique au sens large : correspond à la probabilité d'un choc macro-économique qui a un effet sur l'ensemble de l'économie et ayant des effets sur un nombre important d'institutions financières et de marchés.

1.2. La notion de performance : définitions et types 

Depuis le début de la révolution industrielle, les entreprises sont des machines à faire de l'argent. Mougin (2003)91(*) a déclaré un jour: « Faire fortune, ce n'est pas compliqué il suffit d'acheter bon marché et de vendre cher ».

De plus, l'activité de l'entreprise est guidée par un souci d'efficacité et aussi par un souci d'économiser les ressources disponibles. Cette efficacité n'est obtenue qu'avec l'utilisation des méthodes adéquates au sein de l'organisation qui permettent de favoriser une efficience remarquable de l'activité de l'entreprise.

En effet, on a le souci d'avoir le bon résultat avec une économie de moyens et d'énergies. Ainsi, il apparu la notion de la performance qui a remplacé une autre notion la dite productivité (efficacité). La performance est à l'origine de l'apparition de division scientifique du travail à l'époque de Taylor. Elle nous apparait comme une notion plus complète que l'efficacité, car elle signifie aussi un dépassement et un exploit. De plus, elle englobe parfois l'efficacité et souvent l'efficience.

Cependant, les chercheurs, les responsables des entreprises et les consultants ont toujours un objectif primordial ; c'est comment rendre l'entreprise performante avec l'apparition des évènements imprévus de l'environnement interne et externe de celle-ci.

1.2.1. Définitions 

Comme souvent, il est intéressant de connaitre c'est quoi la performance ; car ce terme représente un indicateur sur la situation de l'entreprise. En matière de gestion « la performance est la réalisation des objectifs organisationnels »92(*).

Cette définition met en évidence trois caractéristiques fondamentales de la performance :

v Elle se traduit par une réalisation (ou un résultat).

v Elle s'apprécie par une comparaison.

v La comparaison traduit le succès de l'action.

Khemakhem (1976) a considèré la performance comme étant un accomplissement d'un travail, d'un acte, d'une oeuvre ou d'un exploit et la manière avec laquelle un organisme atteint les objectifs qui lui étaient désignés. Sa manière d'analyse se base sur deux critères :

v L'efficacité qui défini dans quelle mesure l'objectif est atteint, quelques soient les moyens mis en oeuvre.

v La productivité qui compare les résultats obtenus aux moyens engagés.

Bouquin (1986) a souligné qu'il y a trois dimensions habituellement prises en compte pour définir la performance : économie, efficience et efficacité. En effet, l'efficience se mesure par le rapport entre les ressources mises en oeuvre par les acteurs et les résultats obtenus. Ainsi, l'efficacité se mesure par l'écart les objectifs affichés et les résultats obtenus93(*).

Machesnay (1991)94(*) a défini la notion de performance comme étant « le degré de réalisation du but recherché et préfixé par une entreprise ». En fait, l'analyse des buts fait apparaitre trois mesures de la performance à savoir :

v L'efficience : est le résultat obtenu par rapport aux moyens mis en oeuvre.

v L'efficacité : désigne le résultat obtenu par rapport au niveau du but recherché.

v L'effectivité : désigne le niveau de satisfaction obtenu par rapport au résultat obtenu.

Chandler (1992)95(*) a défini la performance comme étant « une association entre l'efficacité fonctionnelle et l'efficacité stratégique ». Concernant la performance fonctionnelle, elle consiste à améliorer les produits, les services, le processus de production et de commercialisation et la gestion des ressources humaines. Tant que, la performance stratégique consiste à devancer les concurrents en se positionnant sur un marché en croissance.

Brabet (1993) a avancé « qu'avec la métaphore de l'entreprise, organisme vivant, la performance a été neutralisée ».

Au-delà, et selon Lorino (1998) « ...est performance dans l'entreprise tout ce qui, et seulement ce qui, contribue à atteindre les objectifs stratégiques ... » et « ...est donc performance dans l'entreprise tout ce qui et seulement ce qui, contribue à améliorer le couple valeur/cout ».

Doriath et Gonjet (2002) ont ajouté que la performance est relative, multiple et subjective.

Ainsi, on trouve une correspondance entre la définition de la performance et les dimensions utilisées pour sa mesure, ce qui a été retracé par Morin et al (199496(*))

Tableau n°18. Les conceptions de la performance et les dimensions de mesure

Définition de la

Performance

Cadre théorique sous-jacent

Dimensions à mesurer

Degré d'atteinte d'objectifs

v Rationnel économique

v Relations humaines

v Economiques et financières

v Humaines

Capacité d'acquisition de ressources

v Systémique

v Contingence

v Adaptation à l'environnement

v Efficience

v Complémentarité des sous-systèmes

Satisfaction de groupes variés

v Politique

v Autant de dimensions que d'acteurs concernés

Source : Morin. E. M. (1996).

D'après ce tableau, il parait à priori souhaitable de se rattacher à une définition particulière de la performance pour ensuite choisir sa mesure. Cependant, certaines définitions suggèrent des solutions de mesure plus ou moins praticables.

Toute fois, le problème de définition de la performance est résolu il vient de mieux comprendre la notion de la recherche de la performance qui est un comportement naturel et logique.

Ainsi, l'intérêt d'une entreprise, d'une banque ou d'une association est de travailler mieux et de produire plus de richesses dans des conditions pour la planète et pour le futur. Donc, la recherche de la performance c'est produire plus de résultats avec moins de ressources.

1.2.2. Types de performance

La performance de l'organisation est appréciée différemment selon les acteurs ; clients, salariés, actionnaires, managers et prêteurs de fonds puisqu'ils ont des objectifs à réaliser différents (acteurs de performance internes et externes). On distingue ainsi :

v La performance externe qui s'adresse de façon générale aux acteurs en relation contractuelle avec l'organisation. Elle est trouvée principalement vers les actionnaires et les organisations financières. Elle porte sur le résultat présent ou futur et nécessite de produire et de communiquer les informations financières. En plus que ça, elle génère l'analyse financière des grands équilibres et donne lieu à début entre les différentes parties prenantes.

v La performance interne concerne essentiellement les acteurs de l'organisation. Elle est tournée vers les managers et porte sur le processus de construction du résultat à partir des ressources de l'organisation. Ainsi, elle nécessite de fournir les informations nécessaires à la prise de décision et aboutie à la définition des variables d'action.

Au sein de l'institution bancaire, Venkatroman et Romanujan (1986) ont distingué trois conceptions concernant le concept de la performance : la performance financière, la performance opérationnelle et la performance organisationnelle.

Aussi, Lallé (1992) a ajouté d'autres types de performances telles que la performance économique, technique, managériale, commerciale et sociale.

A. La performance économique

Généralement, la performance économique désigne celle engendrée en réduisant ses couts par la maximisation du chiffre d'affaire, du profit, de la rentabilité des investisseurs et de son produit net. Ce type de performance est mesuré selon deux composantes97(*) :

v Une composante à court terme évaluée à partir d'indicateurs de résultats immédiats choisis spécifiquement pour rendre compte de l'activité de l'entreprise.

v Une composante à moyen et à long terme correspondant à des objectifs de création de potentiel relatif à des actions auront des effets positifs dans l'avenir : formation du personnel, insertion des nouvelles techniques ou innovation-produit.

B. La performance sociale 

Au niveau des organisations, la performance sociale est souvent définie comme le rapport entre un effort social et l'attitude des salariés. Cependant, ce type de performance est difficile à mesurer quantitativement.

Selon Bayed (1992), la performance sociale est définie comme le niveau de satisfaction atteint par l'individu participant à la vie de l'organisation. En effet, la performance sociale est la réduction des dysfonctionnements qui affectent les conditions de vie au travail prises au sens large. Le niveau de performance sociale a été apprécié en fonction de l'évaluation des salaires. La performance sociale dépend des conditions de vie au travail des salariés et des actions mises en oeuvre par l'entreprise pour les transformer.

En fait, la performance sociale est obtenue en réduisant les dysfonctionnements qui peuvent affecter six domaines d'activités : les conditions de travail, l'organisation du travail, le système de communication-coordination-concertation qui caractérise le système formel et informel d'information, la gestion du temps qui analyse la charge du travail, la formation en adéquation avec les besoins de l'entreprise et les souhaits des personnels et la mise en oeuvre stratégique.

Notons que les principaux indicateurs de la performance sociale sont présentés principalement dans deux critères à savoir ; le climat social et la satisfaction du personnel.

Dans ce cadre, il y a des critères qu'on peut les utiliser afin d'évaluer la performance sociale :

v La nature des relations sociales et la qualité des prises de décisions collectives.

v Le niveau de satisfaction des salariés mesurés par les sondages et les enquêtes d'opinion.

v Le degré d'importance des conflits et des crises sociales : grèves, absentéisme, accidents de travail, etc.

C. La performance financière 

La performance financière désigne la capacité de l'entreprise à maitriser ses modes de fonctionnement ; c'est-à-dire la manière avec laquelle l'entreprise transforme les intrants en extrants de la façon la plus optimale possible. Ainsi, ce type de performance se présente comme étant la manière avec laquelle l'entreprise formule une stratégie, la communique et à fixer des objectifs tout en respectant tous les moyens humains, matériels et financiers disponibles.

Généralement, les outils traditionnels de mesure de performance sont la comptabilité analytique, le contrôle budgétaire, le contrôle de gestion, etc. D'ailleurs, ces outils sont insuffisants98(*), ils appariaient des autres outils financiers qui sont adoptés aux changements de l'environnement.

En fait, la performance financière est mesurée par plusieurs ratios :

v Le ratio de rentabilité des capitaux propres (ROE) : Ce ratio rapporte des indicateurs de résultats à des indicateurs relatifs au montant des ressources mises en oeuvre.

ROE (Return On Equity) = Résultat de l'exercice / Capitaux propres

v Le ratio Q de Tobin : Ce ratio mesure l'ensemble des rentes anticipées sur un horizon infini. Ce ratio se fait en rapportant la somme des valeurs des titres détenus par les investisseurs financiers au montant des capitaux qu'ils ont investis99(*). Ainsi, la valeur des capitaux investis est mesurée par les couts de remplacement des actifs financiers.

Q de Tobin = Valeur de marché (capitaux propres + Dettes financières) / Couts de remplacement des actifs

v Le ratio de Marris : Ce ratio repose sur la même logique que le ratio Q de Tobin mais ne retient en compte que les capitaux directement investis par les actionnaires. Il se calcule par le rapport entre la capitalisation boursière et la valeur comptable des capitaux propres.

Ratio de Marris = Capitalisation boursière / Valeur comptable des capitaux propres

Les déterminants de la performance financière doivent être adoptés au secteur d'activité, à l'environnement concurrentiel et à la stratégie de l'unité concernée (l'entreprise ou plus précisément la banque). En fait, les indicateurs de la performance financière sont :

v L'accroissement du chiffre d'affaire.

v La déduction des couts et l'amélioration de la productivité.

v La meilleure utilisation de l'actif.

v La réduction du risque.

D. La performance technique 

Dans la littérature moderne, la performance technique désigne la manière avec laquelle l'entreprise utilise efficacement les ressources disponibles, le degré d'innovation dans le système de gestion, le processus de production et enfin les produits et services produits par elle même. Ainsi, la performance technique a mis en évidence deux facteurs : le facteur humain et le facteur technique. De ce fait, l'entreprise est demandée à maximiser la profitabilité, la croissance des ventes, l'augmentation des gains de productivité en produisant plus et à faible cout, ainsi qu'avec l'utilisation du même taux de travail et de capital.

Selon Rambhujan (1994), avec des moyens techniques utilisés et pour des raisons stratégiques, l'entreprise doit être compétitive et en même temps rentable.

En effet, ce type de performance est mesuré selon plusieurs critères :

v Veille technologique et bilans périodiques des innovations introduites dans les stages d'information et de formation sur les innovations et dans les projets.

v Ajustements périodiques de l'organisation et des procédures en fonction du développement de l'entreprise et de ses projets.

E. La performance managériale 

Selon Frioui (2001), la performance managériale peut être définie à travers la capacité du manager à répartir son temps et à coordonner les trois principaux éléments à savoir l'esprit de conception, l'habilité d'exécution et la conciliation et la gestion des contradictions.

De plus, ce type de performance est défini comme étant la capacité du manager et de l'équipe dirigeante à atteindre les objectifs fixés. L'évaluation de la performance managériale exige la présence de cinq critères100(*) tels que :

v La direction des subordonnés : développement, aide, autorité, etc.

v L'entrepreneurship : efficience, efficacité, pro activité, etc.

v Le leadership : logique de raisonnement, confiance en soi, communication, etc.

v La gestion des ressources humaines : gestion des processus et des groupes.

v Des autres compétences : Contrôle de soi, objectivité relative, énergie et capacité d'adaptation.

F. La performance organisationnelle 

Kalika (1988) a défini la performance organisationnelle comme étant « les mesures portant directement sur la structure organisationnelle et non pas sur ses conséquences éventuelles de nature sociale ou économique101(*) ». Dans ce cadre, cet auteur a expliqué l'efficacité organisationnelle en utilisant quatre facteurs :

v Le respect de la structure formelle. 

v Les relations entre les services.

v La qualité de la circulation de l'information.

v La flexibilité de la structure.

G. La performance stratégique 

Dans la structure organisationnelle moderne, la performance stratégique constitue un objectif primordial. Pour ce faire, l'entreprise doit fixer des objectifs stratégiques appropriés à savoir l'amélioration de la qualité des produits, l'adoption d'un marketing original ou l'adoption d'une technologie de fabrication plus performante. Par ailleurs, le souci majeur d'une organisation est de communiquer ses objectifs stratégiques au personnel et d'assurer leur transformation en objectifs opérationnels afin d'atteindre la performance stratégique. Tant que, ce type de performance est considéré comme équivalent à celle à long terme, elle est associée à :

v La capacité à remettre en cause les avantages stratégiques acquis.

v La définition d'un système de volontés visant le long terme.

v La capacité de l'entreprise à développer un avantage compétitif durable.

v La capacité de l'entreprise à trouver des sources de valeur créatrices de marge.

v L'excellence à tous les niveaux de l'entreprise.

H. La performance commerciale

La performance commerciale peut être considérée comme étant la capacité d'une entreprise à satisfaire les besoins de sa clientèle en offrant des produits et services conforme aux attentes des consommateurs. Dans ce cadre, l'objectif de l'entreprise est la satisfaction des besoins de sa clientèle afin de prendre en compte les stratégies des concurrents et en assurant la conservation et le développement d'une meilleure part de marché. Pour mesurer ce type de performance on doit faire recours à plusieurs indicateurs tels que :

v La part de marché.

v La fidélisation de la clientèle.

v La satisfaction des clients.

v La rentabilité par client, par produit, per marché, etc.

1.3. Les dimensions de la performance 

Plus généralement, on trouve une correspondance entre la définition de la performance et les dimensions utilisées pour sa mesure ce qui est retracé par Morin et al 1994. Ses auteurs ont affirmé que la mesure de la performance nécessite en grande partie la particularité102(*) de la définition de celle-ci.

Dess et Robinson (1986) ont étudié la convergence entre évaluations subjectives de la performance et données objectives de la performance. Ses auteurs ont développé l'idée pour laquelle l'évaluation de la performance soit directe et ceci en faisant des interviews avec les dirigeants et les cadres d'une entreprise pour y permettent une véritable évaluation de la performance de celle-ci. De plus, on remarque l'existence de plusieurs auteurs qui ont donné de multiples dimensions à la performance.

Tableau n°18. Les différentes dimensions de la performance dans les différentes études 103(*)

Etudes

Dimensions

J.P.Campbell (1977)

v Rationnelle

v Humaine

W.R.Scott (1977)

v Rationnelle

v Humaine

v Systémique

K.S.Cameron (1978)

v Rationnelle

v Humaine

v Systémique

v De processus interne

R.E.Quinn et J.Rohrbaugh (1983)

v Rationnelle

v Humaine

v Systémique

v De processus interne

H.Bouquin (1986)

v Objective de processus

R.S.Kaplan et D.P.Norton (1992,1998)

v Financière

v D'apprentissage et d'innovation

v De clients

v De gestion interne

E.M.Morin, A.Savoie et G.Beaudin (1994)

v Economique

v Systémique

v Politique

v Sociale

C.H.D'Arcimales (1995)

v Economique

v Sociale

D.Bessire (1998)

v Objective

Source : Kébé. P. I. (2006).

Campbell (1977) considère que la mesure de la performance se passe à travers la fixation de critères qui sont quantitatifs et/ou qualitatifs. En fait, il a proposé une liste qui comporte trente critères de la performance tels que ; efficacité, efficience, profit, productivité, croissance, turn over, aptitudes rationnelles du management, etc.

Ainsi, les critères cités par Campbell sont très hétérogènes. Par ailleurs, il y a un groupe de critères se réfèrent aux facteurs sociaux et humains (57%), un deuxième groupe de critères est lié à des aspects financiers et économiques (30%) et le troisième groupe de critères est lié à la stratégie, à la productivité et à l'environnement.

Scott (1977) a effectué une synthèse de l'étude élaborée par Campbell. Selon lui, la performance a trois dimensions ; la première concernant le modèle rationnel où l'efficacité économique est le nerf du système. La deuxième concernant le modèle naturel dans laquelle on s'intéresse à la cohésion et au moral des acteurs. La troisième est systémique qui concerne la flexibilité et la réactivité.

Cameron (1978) a ajouté aux dimensions citées de la performance par Scott (1977) une quatrième relative au processus interne. Pour cet auteur, une organisation efficace et performante est celle qui ne présente pas de caractéristiques majeures d'inefficacité. Mais, en 1986, il a noté qu'il n'y a pas d'une conceptualisation claire et précise de l'organisation performante.

Quin et Ruhrbaugh (1983) ont se référé aux critères de Campbell pour qu'ensuite identifier quatre dimensions de la performance. Ils ont effectué la synthèse la plus complète de l'idée développée par Campbell.

Pour Bouquin (1986), la mesure de la performance est entendue comme « une évaluation ex-post des résultats obtenus ».

Kaplan et Norton (1992,1998) ont proposé que « pour compléter la mesure de la performance du système de production, il faut la mise en place des indicateurs physiques ». En effet, la performance est multi-acteurs, multicritères et multi-étapes. Donc, la performance est globale.

Morin et al (1994), ont proposé quatre dimensions pour la performance. La première c'set l'efficience et l'efficacité économique. La deuxième c'est la dimension systémique qui vient de la favorisation de la pérennité de l'entreprise. La troisième est celle de la légitimité de l'organisation auprès de l'environnement extérieur. Enfin, la valeur des ressources humaines qui implique une dimension sociale.

Section 2. L'évaluation et la mesure de la performance bancaire

Avant de clarifier le terme évaluation, il faut tout d'abord faire une distinction entre le terme évaluation et mesure. D'après les travaux de L'Ecosip (1990), évaluer signifie « assigner une valeur bonne ou mauvaise ou pire à une chose ou à un évènement. ». De ce fait, l'évaluation ce n'est pas de mesurer la valeur intrinsèque des objets mais plutôt d'établir un ordre de préférence.

Monnier (1987) a considèré l'évaluation comme un processus qui peut aller jusqu'à la remise en cause des objectifs et des moyens. Ce processus englobe trois étapes principales :

v Formulation ou théorie de l'action.

v La mise en oeuvre des moyens ou actions.

v L'évaluation ou observation des effets.

Nanni et al (1992) ont affirmé que les systèmes d'évaluation de la performance doivent orienter les actions afin que la stratégie se concrétise et éventuellement s'adopte.

Figure n°1. L'harmonie Stratégie - Actions - Mesures (Nanni et al. 1992)

Stratégie

Actions Mesures

Tout au long de cette section, nous allons présenter les différentes études d'évaluation de la performance bancaire dans une première partie. Dans la deuxième partie, nous allons identifier les différentes études empiriques concernant la mesure de la performance des banques.

2.1. L'évaluation de la performance bancaire : une aperçue théorique

2.1.1. L'étude de Campbell (1977)

Selon Campbell (1977)104(*) la mesure de la performance nécessite l'utilisation d'un ensemble de critères quantitatifs et/ou qualitatifs à savoir : l'efficacité, l'aptitude de management, l'éthique, l'efficience, l'information management et communication, le conflit ou Cohésion, la qualité, l'évaluation par des entités externes, la planification et l'établissement des projets, la croissance, la participation et l'influence des actionnaires, l'intériorisation des objectifs de l'organisation, le Turn Over, l'accomplissement, les aptitudes relationnelles du management, la motivation, la productivité, le readiness, le contrôle, le profit, l'utilisation de l'environnement, la flexibilité, l'accident, la stabilité, le consensus sur les objectifs, l'absentéisme, la valeur des ressources humaines, la congruence entre rôles et normes, la satisfaction au travail et l'importance accordée à la formation.

En fait, ces critères sont caractérisés par une hétérogénéité car on peut catégoriser ceux-ci en trois catégories105(*). La première catégorie est celle relative aux facteurs humains et sociaux (57%). La deuxième est celle relative à des aspects économiques et financiers (30%). La dernière est relative à plusieurs facteurs tels que la stratégie, l'environnement et la production (13%). Le modèle de Campbell est caractérisé par un manquement au niveau des critères identifiés. Ainsi, il existe d'autres critères que cet auteur a les négligé comme : les critères d'ordres technologiques, les critères de performance internationale et les critères de notoriété.

2.1.2. L'étude de Steers (1977)

Dans son étude, Steers (1977) a proposé une perspective multidimensionnelle qui fait relire les trois concepts suivants :

v L'optimisation des buts.

v La perspective systémique.

v L'importance des employés.

En effet, le modèle de Steers (1977)106(*) comporte vingt neuf facteurs qui sont regroupés en 4 groupes :

v Les caractéristiques de l'organisation :

Ø La structure : la décentralisation, la spécialisation, la formalisation, l'unité de commandement, la taille de l'organisation et la tailles des unités.

Ø La technologie : les opérations, les matériaux et les connaissances.

v Les caractéristiques de l'environnement :

Ø Interne : les réalisations, les employés, les récompenses ou les punitions, la sécurité ou le risque et l'ouverture ou la défensive.

Ø Externe : la complexité, la stabilité et l'incertitude.

v Les caractéristiques des employés :

Ø L'attachement : l'attraction, la stabilité et l'engagement.

Ø La performance : la motivation, le but, les besoins, les habilités et la clarté des rôles.

v Les politiques et pratiques de gestion :

Elles comportent la définition d'objectifs stratégiques, l'acquisition et l'utilisation des ressources, la création d'un environnement propice à la performance, le processus de communication, le leadership et la prise de décision, l'adaptation et l'innovation organisationnelle.

2.1.3. L'étude de Welge et Fressman (1980)

En se basant sur des études théoriques et des études empiriques ainsi que d'autres fondées sur l'exploitation des données secondaires, Welge et Fressman (1980)107(*) ont proposé un modèle d'évaluation de la performance qui comporte 22 critères dont 12 parmi eux sont relatifs aux aspects humains et sociaux et 7 sont relatifs aux aspects économiques.

Les critères cités par ces deux auteurs sont : la productivité, l'approvisionnement et l'utilisation efficace des ressources, la flexibilité, la cohésion du groupe, la fluctuation, la coopération, le profit, l'intégration, le chiffre d'affaires ou les quantités produites, la communication, l'absentéisme, la motivation, l'évitement des conflits, la valeur de l'entreprise pour la société, la satisfaction au travail, la réalisation des objectifs, la qualité, le moral, les coûts ou l'économie des coûts, l'importance et la qualité du management, la croissance ou le taux de croissance, la satisfaction des collaborateurs.

2.1.4. L'étude de Quinn et Rohrbaugh (1983)

Tant qu'il existe un nombre de critères assez important relatifs à l'évaluation de la performance organisationnelle cité par Cambpell (1977). Quinn et Rohrbaugh (1983) 108(*)ont décidé de mieux spécifier les critères d'évaluation de la performance. Ces deux auteurs ont procédé aux deux modèles dont le but est la réalisation des orientations générales. Ces deux modèles sont le modèle rationnel de contrôle et le modèle du système naturel relatif à la flexibilité.

Ainsi, les deux auteurs ont réduits les critères de Cambpell jusqu'à 16 critères suivant deux visions internes et externes relatives à la flexibilité et au contrôle :

v La flexibilité interne : La cohésion, le moral et la valeur des ressources humaines.

v La flexibilité externe : L'acquisition des ressources, le soutien extérieur, la flexibilité et la réactivité.

v Le contrôle interne : La stabilité, le contrôle, la gestion de l'information et la communication.

v Le contrôle externe : La productivité, l'efficience, la planification, la fixation des objectifs et l'évaluation.

2.1.5. L'étude de Peters et Waterman (1983)

Peters et Waterman (1983)109(*) ont formulé un modèle tout en se référant à une étude des meilleures entreprises Américaines. Ainsi, à coté des sept S (Stratégie, structure, système, valeurs partagées, savoir faire, staff, style de direction) les deux auteurs ont proposé huit facteurs qui sont utilisés dans l'évaluation de la performance des organisations :

v L'orientation vers l'action.

v Rester à l'écoute des clients.

v Favoriser l'autonomie et l'esprit innovateur.

v La productivité par la motivation du personnel.

v La mobilisation autour des valeurs partagées (clés).

v S'en tenir à ce qu'on sait faire : c'est-à-dire ne pas faire de la diversification au niveau de l'activité.

v L'utilisation d'une structure simple et légère.

v La souplesse dans la rigueur.

2.1.6. L'étude de Cameron (1984)

Dans le cadre des études relatives à l'évaluation de la performance, Cameron (1984)110(*) a défini une organisation performante comme étant une organisation qui ne présenté aucune caractéristique majeure d'inefficacité. Ainsi, cet auteur a proposé quatre approches concernant l'efficacité de l'organisation a savoir :

v L'approche centrée sur les ressources.

v L'approche centrée sur les processus interne.

v L'approche centrée sur les objectifs.

v L'approche centrée sur les acteurs constitutifs stratégiques.

Ces approches sont modifiées et devenues 5 approches selon Payette (1988) :

v L'approche centrée sur les ressources.

v L'approche centrée sur les personnes.

v L'approche centrée sur les structures.

v L'approche centrée sur les acteurs stratégiques.

v L'approche centrée sur les clients de l'entreprise.

2.1.7. L'étude de Morin et al (1994)

Dans le même sens des études qu'on a déjà cité ci-dessus, le présent modèle fait intervenir quatre grandes approches à savoir :

v L'approche économique.

v L'approche sociale.

v L'approche systémique.

v L'approche sociale.

De ce fait, Morin et al (1994)111(*) ont proposé un modèle fondé sur quatre dimensions  telles que :

v La valeur des ressources humaines : La mobilisation du personnel, le moral du personnel, le rendement du personnel et le développement du personnel.

v L'efficience économique : L'économie des ressources et la productivité.

v La légitimité de l'organisation auprès des groupes externes : La satisfaction des bailleurs de fonds, la satisfaction de la clientèle, la satisfaction des organismes régulateurs et la satisfaction de la communauté.

v La pérennité de l'organisation : La qualité de produit, la rentabilité financière et la compétitivité.

2.1.8. L'étude de Sainsaulieu et al (1998)

Généralement, il existe une grande diversité dans le fonctionnement des entreprises ainsi que dans les modes d'évaluation des performances de celles-ci. Selon Sainsaulieu et al (1998)112(*), l'évaluation de la performance des organisations repose sur quatre dimensions pour lesquelles on affecte des indicateurs qui sont considérés comme des variables d'analyse de la performance. Les dimensions et leurs indicateurs sont présentés comme suit :

v La performance commerciale : Le chiffre d'affaire, le volume des ventes et la part de marché.

v La performance économique : La profitabilité, la rentabilité, la capacité d'autofinancement et le respect des budgets.

v La performance productive : La productivité du travail, la qualité, le respect des délais, le taux de panne des machines et le taux d'utilisation de l'outil de production.

v La performance sociale : L'absentéisme, le taux de rotation du personnel, le taux de grève et le climat social.

2.1.9. L'étude de Frioui (2000)

Dans cette étude la performance est considérée comme étant la capacité à obtenir les meilleurs résultats en utilisant le minimum d'effort et avec l'adaptation d'un comportement adéquat. Ainsi, pour Frioui (2000)113(*) l'évaluation de la performance a été fondée sur trois principaux aspects :

v Les résultats atteints : Ils comprennent les résultats tangibles (chiffre d'affaire, profit, part de marché, productivité, etc.) et les résultats intangibles (qualité, notoriété, etc.).

v L'effort fourni pour atteindre les résultats : Il comprend l'effort individuel, l'effort collectif, l'effort continu, etc.

v Le comportement adopté : Il peut être : diligent, négligeable, passif, actif, conformiste, etc.

2.2. La mesure de la performance bancaire 

La mesure et l'analyse de la performance répondant aux questions suivantes :

v La banque a-t-elle été performante ?

v Quels facteurs ont agi sur cette performance ?

v Quelles décisions, quelles actions permettront d'améliorer cette performance ?

En fait, le processus de mesure et d'analyse de la performance se présente comme suit114(*) :

Ce processus permet d'évaluer de la performance, d'en expliquer les causes afin de permettre une meilleure maitrise des résultats obtenus.

Selon Zghal et Chaabouni (1992), la performance d'une banque se traduit par115(*) :

v Une structure financière saine et équilibrée.

v Une croissance continuelle sur tous les plans.

v Une gestion rationnelle du capital humain.

v Une facilité d'intégration dans le marché.

v Une capacité d'adaptation à son environnement industriel, commercial et social.

v Pour la mesure de la performance d'une banque plusieurs travaux et études sont développées.

Le problème de mesure de la performance bancaire est bien traité dans la littérature par plusieurs auteurs tels que Haslem (1968), Short (1979), Arshadi et Lawrence (1987), Bourke (1989), Molyneux et Thornton (1992), Jasim Yusuf Ali (1994), Demirgüç-Kunt et Huizinga (1999), Bashir( 2000), Demirgüç-Kunt et Huizinga (2000), Demirgüç-Kunt et Huizinga (2001), Abreu et Mendes (2002), Ben Naceur (2001), Ben Naceur et Goaied (2003) . Notant, ici que toutes les études sont portées sur l'analyse des différentes variables qui peuvent influencer la performance bancaire telles que les variables internes à la banque (la taille, les salaires, etc.) , les variables macro-économiques et le développement de la structure du marché financier116(*).

2.2.1. L'étude empirique de Short (1979)

Dans son étude, Short (1979)117(*) a utilisé des données empiriques pour examiner la relation entre les taux de bénéfice de 60 banques au Canada, l'Europe de l'ouest et le Japon et la concentration des systèmes bancaires dans tous ces pays au cours de la période 1972-1973. Ainsi, il a préparé cette étude avec l'utilisation d'une régression linéaire.

Devant l'existence de plusieurs mesures de la concentration, Short a utilisé deux types de variables explicatives :

v Des variables explicatives uniques pour chaque pays :

Ø Le taux d'escompte (DR) est considéré comme une variable indépendante. En conséquence, quand les taux d'escompte sont hauts, les taux du bénéfice des banques commerciales sont aussi hauts.

Ø Le taux d'intérêt sur des valeurs de gouvernement à long terme (LR).

v Des variables explicatives uniques pour chaque banque :

Ø La taille de la banque  qui a été convertir en millions de dollars à la fin de 1973 tout en respectant l'économie et la déséconomie de balance.

Ø Le taux de croissance des capitaux ou RGA (le taux annuel composé de la fin de 1971 à la fin de 1974) a été considéré comme une variable explicative parce que quelques banques pourraient se développer plus rapidement afin de gagner des bénéfices plus élevés et en raison d'augmenter leur part de marché.

Les résultats de cette régression ont permis de conclure que les variables relatives à la propriété du gouvernement est le seul groupe de variables explicatives uniques à chaque banque qui est significatif dans toutes les régressions. Néanmoins, les niveaux de signification des coefficients et les coefficients de corrélation partiels permettent de soutenir la vue que la concentration a un certain effet sur la performance d'une banque.

2.2.2. L'étude empirique d'Arshadi et Lawrence (1987)

Arshadi et Lawrence (1987) ont utilisé des données empiriques pour analyser la performance des nouvelles banques installées aux Etats Unis au cours de la période 1980-1984. Ses deux auteurs ont utilisé une analyse de corrélation canonique pour tester la relation entre la mesure de performance et une série de variables financières endogènes118(*). En fait, quatre mesures de performance119(*) ont été utilisées :

v ROA : C'est le taux de rendement qui est le rapport bénéfice net / total actif.

v INTREV : C'est le ratio qui exprime le rapport intérêts reçus sur prêts/ total des prêts.

v INTEXP : C'est le ratio qui exprime le rapport intérêts payés sur dépôts / (total des dépôts à terme + dépôts d'épargne).

v MKTSHR : C'est le ratio qui exprime le rapport total des crédits des banques de l'échantillon / total des crédits à l'économie.

A coté de ces mesures Arshadi et Lawrence ont utilisé aussi des variables endogènes et exogènes à savoir les salaires et la taille des banques. Ainsi, selon eux le cout des opérations bancaires, la taille des banques et la structure des crédits bancaires sont des variables qui expliquent mieux la performance des banques.

2.2.3. L'étude empirique de Bourke (1989) 

Bourke (1989) a réalisé une étude dans laquelle a identifie les différents facteurs qui peuvent influencer la performance des banques commerciales (90 banques) en Europe, en Amérique du Nord et en Australie120(*). En fait, une période de 10 ans (1972-1981) est satisfaisante selon lui pour effectuer une évaluation de la situation des systèmes bancaires des Etats.

Dans cette étude l'auteur a utilisé une fonction linéaire de la forme :

y = c + a1x1 + a2x2 + ... + anxn

y est la variable dépendante, c est la constante, ai (i = 1, ..., n) les coefficients des variables xi et xi (i = 1, ..., n) les variables indépendantes.

v Les variables dépendantes : (NPBT = bénéfice net avant impôt ; NPAT = bénéfice net après impôt).

Ø BTCR : NPBT comme % de capital et des réserves.

Ø ATCR : NPAT comme % de capital et des réserves.

Ø BTCRTB : NPBT comme % de capital et des réserves + emprunts totaux.

Ø BTTA : NPBT comme % de capitaux totaux.

Ø BTSETA : NPBT + dépenses de personnel comme % de capitaux totaux.

Ø BTSEPLTA : NPAT + dépenses + disposition de personnel pour des pertes de prêt comme % de total des capitaux.

v Les variables indépendantes :

Ø DISPARAISSENT VT : Une variable factice : représente la propriété du gouvernement (1 quand une banque est possédée par un gouvernement, et zéro lorsqu'elle est possédée par des personnes autre le gouvernement).

Ø CONCENTRÉ : Le Taux de concentration de trois banques,

Ø INTERNE : Le taux à long terme pour chaque pays et pour toutes les années (FMI).

Ø MON : La Croissance de la masse monétaire pour chaque pays pour toutes les années(FMI).

Ø CRTA : Le Capital et les réserves comme % de capitaux totaux.

Ø CBINVTA : Les Valeurs d'argent au comptant et dépôts+investissement comme % de total capitaux.

Ø CPI : L'augmentation de pourcentage d'index de prix à la consommation pour chaque pays et pour toutes les années (FMI).

Ø SE : Les Dépenses de personnel comme % de capitaux totaux.

Il est intéressant de noter que Bourke a utilisé trois meures de performance bancaire telles que :

v ROC : Return On Capital qui désigne le rapport entre le revenu net avant et après impôt et capital total comprenant toutes les réserves. Le rapport des bénéfices après imposition au capital était utilisé par Short (1979).

v ROA : Return On Assets (Rendement des actifs) qui désigne le rapport entre le revenu net avant impôt l'actif total.

v VAROTA : Value Added Return On Total Assets (le retour à la valeur ajouté sur l'actif total) est exprimée par deux ratios :

Ø Le ratio exprimé par le rapport du revenu net avant les taxes + les dépenses du personnel et l'actif total.

Ø Le ratio exprimé par le rapport du revenu net avant les taxes + les dépenses du personnel + les créances douteuses et l'actif total.

Afin que, Bourke a examiné les différents déterminants interne (dépenses de personnel, les rapports des capitaux, le ratio de liquidité) et externe (le taux de concentration, la propriété de gouvernement, le taux d'intérêt, la croissance du marché, l'inflation) de la performance des banques. La conclusion a tiré est que le ratio de liquidité et le ratio de concentration pour chaque pays sont significatifs dans la détermination de la profitabilité et l'amélioration de la performance des banques commerciales.

2.2.4. L'étude empirique de Molyneux et Thornton (1992) 

Ces deux auteurs ont procédé à une étude portée sur les banques des dix-huit pays Européens pour une période de quatre ans (1986-1989). Cette étude est concernant la détermination de la performance des banques121(*). Ainsi, Molyneux et Thornton (1992) ont utilisé la même méthodologie de Bourke (1989) pour que les résultats trouvés soient conformes aux résultats de celui-ci et non conformes avec les résultats de Short (1979).  Selon eux (Molyneux et Thornton), il existe six mesures de la performance122(*) des banques :

v Le rapport bénéfice après impôts et taxes / capital + réserves.

v Le rapport profit net / capital.

v Le rapport bénéfice après impôts et taxes / capital + total prêts.

v Le rapport bénéfice après impôts et taxes / total actifs.

v Le rapport bénéfice après impôts et taxes + cout d'administration / total actifs.

v Le rapport profit net + cout d'administration / total actifs.

Après l'affectation de ses mesures, ses deux auteurs ont conclus que la relation entre la concentration et chacune de ses mesures de la performance est significativement positive. Plus le marché bancaire est concentré, plus la banque est performante.

2.2.5. L'étude empirique d'Ali (1994) 

Cet auteur a effectué une étude de la performance des banques commerciales au Bahrain. L'échantillon est composé de six banques sur une période de sept ans (1984-1991). En fait, il utilise la méthode de Panel et totalise à cet effet quarante-deux observations. L'étude faite par celui-ci est traduite à travers deux méthodes de régression avec les deux variables expliquées suivantes :

v Le Ratio de Rentabilité de l'Actif Total ou le «Return On Assets »(ROA) : ce ratio est mesuré par le rapport du résultat (ou bénéfice) net au total actifs (total bilan). C'est le rendement de l'actif, il exprime la rentabilité économique. Ce ratio est utilisé par d'autres auteurs dans le même cadre tels que : Barro (1990), Yan (1998), Hirschey (1999), etc.

v Le Ratio de Rentabilité des Capitaux Propres ou le « Return On Equity »(ROE) : ce ratio est mesuré par le rapport du résultat (ou bénéfice) net aux fonds propres. Il exprime la rentabilité financière. C'est le rendement de point de vue des actionnaires puisqu'il met en évidence le rendement de leurs investissements.

Au-delà, cet auteur a utilisé dix variables explicatives telles que :

v La gestion du capital des banques mesurée par le rapport valeur des actions/ total actifs.

v Le contrôle des dépenses mesuré par le rapport fonds de roulement/ total dépôts.

v La structure des dépôts bancaires mesurée par le ratio des dépôts privés/ total des dépôts.

v Le ratio de liquidité mesuré par le rapport (réserves auprès de la banque centrale + dépôts à vue)/ total actifs.

v La taille des dépenses mesurée par le logarithme naturel du total des actifs.

v La variable muette « DUMMY » relative à la crise du Golfe. Le « DUMMY » représente les années 1990 et 1991. Il prend la valeur 1 pour les banques ayant perçu une subvention du gouvernement et 0 dans le cas contraire.

v L'indice de concentration de deux banques (Bank of Bahrain and Kuwait, National bank of Bahrain). Il est mesuré par le rapport entre les dépôts de ces banques et la somme de tous les dépôts des banques en activité au Bahrain.

v La variable muette « DUMMY » relative à l'origine du capital social des banques. Elle est égale à 1 si la banque appartient à l'Etat et est égale à 0 si elle appartient aux privés.

v La structure du crédit bancaire qui est égale total crédits/ total actifs.

v Le risque bancaire qui est égale total crédits/ total dépôts.

L'approche utilisée par cet auteur est multi-variable ; elle se base sur les fonctions de régression suivantes :

ROA = á + +

ROE = á + +

Où:

v ROA, ROE : mesures de performance des banques.

v á : Constante.

v : Les variables indépendantes.

v  : Les coefficients des variables.

v : Les résidus.

Les résultats obtenus permettant de conclure que d'une part la crise du Golfe, le rapport prêts / dépôts, les dépenses d'exploitation et la taille des banques sont inversement liées aux deux mesures de performance. D'autre part, la concentration du ratio prêts / total actifs, du ratio de dépôts individuels / total dépôts, le ratio action / actif total et la part des actions du gouvernement dans le capital sont directement liés à la profitabilité des banques.

2.2.6. L'étude empirique de Demirguç-Kunt et Huizinga (2000)

Demirguç-Kunt et Huizinga (2000)123(*) ont effectué une étude sur la relation entre la structure du marché financier et la performance bancaire. Cette étude est élaborée pendant la période 1990-1997 pour un échantillon qui comporte tous les pays de l'OCDE et quelques autres pays en voie de développement. Le cadre empirique de cette étude prolonge le travail de Demirguç-Kunt et Huizinga (1999) sur les déterminants de la marge d'intérêts et de la performance des banques pour inclure des index de la structure financière. Les deux auteurs ont utilisé une régression linéaire de la forme suivante :

Iij=á + âBi + ãXj + äSj + åij

Où : Iij : La variable indépendante (Profit /Total Assets ou Net Margin /Total Assets).

Bi : Les variables de banque pour la banque i.

Xj : Les variables de pays pour le pays j.

Sj : Les variables de développement de la structure financière pour le pays j.

åij : Le terme d'erreur.

á, â, ã et ä : Des constantes.

Ainsi, cette équation constitue une mesure de la performance d'une banque. En fait, l'évidence empirique de ses deux auteurs suggère que les banques aient des bénéfices plus élevés et les marges d'intérêts plus importantes dans les systèmes financiers sous-développés. En outre, la meilleure information et plus facilement disponible sur les marchés boursiers permet également à des banques d'évaluer mieux le risque de crédit. Ceci peut mener à une amélioration de la performance bancaire. Plus précisément, le développement de la structure du marché financier peut affecter la performance des banques dans certains temps. Cependant, la structure financière intrinsèque n'a pas une influence significative et indépendante sur la performance bancaire et sur la marge d'intérêts.

2.2.7. L'étude empirique de Bashir (2000)

Bashir (2000) a effectué une étude sur les déterminants internes et externes de la performance des banques islamiques pour un échantillon qui comprend huit pays durant une période de six ans (1993-1998)124(*). Selon cet auteur, la performance bancaire est expliquée par plusieurs variables telles que :

v Internes : la taille, la propriété, les placements à court terme, les prêts, les frais généraux.

v Externes : l'effet de la propriété étrangère, les impôts, la capitalisation boursière.

Dans cette étude l'auteur a utilisé une équation linéaire de la forme suivante :

Lijt = á0 + áiBit + âjXjt + ãtMti + äjCj + åijt

Bit : Les variables de banque pour la banque i dans le pays j à l'instant t.

Xjt: Les variables du pays pour le pays j à l'instant t.

Mti: Les variables du marché boursier dans le pays i à l'instant t.

Cj : La variable Demmy du pays j.

á0, ái, âj, ãt et ä: Des constantes.

åijt  : Le terme d'erreur.

Quatre mesures de performances sont employées dans cette étude à savoir:

v NIM (Net Interest Margin) : C'est la marge nette d'intérêt.

v BTP/TA (Before Tax Profit / Total Assets): C'est le rapport entre le benefice avant impôts et l'actif total.

v ROA (Return On Assets) : C'est le rapport entre le revenu net et l'actif total.

v ROE (Return On Equity): C'est le ratio du rendement des capitaux propres.

Les résultats de cette étude indiquent que les grands prêts aux rapports de capitaux mènent à une rentabilité plus élevée. Ainsi, les banques d'appartenance étrangère sont plus profitables que leurs contreparties domestiques. Ajoutant aussi, que les impôts implicites et explicites affectent les mesures de la performance bancaire négativement. En outre, les conditions macro-économiques affectent positivement les mesures de la performance bancaire. Enfin, les marchés boursiers sont complémentaires avec les banques pour assurer le bon financement de l'économie.

2.2.8. L'étude empirique de Ben Naceur et Goaied (2003)

Généralement, la plupart des études sur la performance bancaire ont été établis sur des échantillons de banques Américaines et quelques pas sur des banques Européennes telles que Berger (1995), Neeley et Wheelock (1997) et Angbazo (1997). Pour les autres systèmes bancaires des pays on met l'accent sur quelques études effectuées en Colombie (Barajas et al, 1999), en Brésil (Afanasieff et autres, 2002), en Malaisie (gourou et al, 2002) et en Tunisie (Ben Naceur, 2001 et Ben Naceur et Goaied (2003)).

En fait, l'étude effectuée par Ben Naceur et Goaied (2003) est relative à la mesure de la performance des banques commerciales Tunisiennes125(*). Les données utilisées dans ce travail empirique ont été extraites à partir de la base de données de la BCT. L'échantillon inclue les principales banques commerciales en Tunisie (10 banques) au cours de la période 1980-2000. Ses deux auteurs ont utilisé une équation linéaire de la forme suivante:

Perijt = f (BCijt + Mt + FSt)

Perijt : Représente deux mesures de performance de la banque j à l'instant t

Cijt : Les variables de banque pour la banque j à l'instant t.

Mt: Les variables macro-économiques à l'instant t.

FSt : Les mesures des indicateurs de la structure financière à l'instant t.

Pour ses deux auteurs il existe deux mesures de la performance bancaire:

v Le ROA (Return On Assets) qui désigne le rapport entre le revenu net et l'actif total.

v Le NIM (Net Interest Margin) qui désigne le rapport entre le revenu net des intérêts et les capitaux totaux.

Afin, d'étudier l'impact des caractéristiques de la banque, de la structure financière et des indicateurs macro-économiques sur les marges nette d'intérêt et la performance des banques Tunisiennes pour la période concernée. Tout d'abord, les différentes caractéristiques des banques expliquent une partie substantielle de la variation de la marge d'intérêt net et la performance de la banque. La marge nette d'intérêt et la performance élevée tendent à être associées aux banques qui détiennent un montant de capital relativement élevé.

D'autres déterminants de la performance de banque relatifs à la marge nette d'intérêt sur les crédits bancaires qui ont un impact positif et significatif. Ainsi, la taille a un coefficient de significativité négatifs sur les marges d'intérêt net. Ce dernier résultat peut simplement refléter des inefficacités de balance. Ensuite, les indicateurs macro-économiques tels que l'inflation et taux de croissance n'ont aucun impact sur les marges d'intérêts et la rentabilité bancaire.

Enfin, la structure financière a un impact sur la performance bancaire et sur la marge nette d'intérêt. En fait, la concentration est moins salutaire aux banques commerciales Tunisiennes que la concurrence. De plus, le développement du marché boursier a un effet positif sur la performance des banques. Ceci reflète les complémentarités entre la performance de banque et la croissance du marché boursier. Par ailleurs, la désintermédiation du système financier Tunisien est favorable à la performance du secteur bancaire.

2.2.9. L'étude empirique de Ben Naceur et Omran (2008)

Ben Naceur et Omran (2008)126(*) ont examiné l'influence des réglementations de banque, de la concentration, du développement financier et institutionnel sur la marge nette d'intérêt et la rentabilité des banques commerciales à travers un échantillon (173 banques) des pays (10 pays) de Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord (MENA). Ils ont couvris la période 1989-2005 et la commande pour une grande sélection des caractéristiques macro-économiques, financières et de banque. En fait, ces deux auteurs ont utilisé un modèle d'équation linéaire de la forme suivante :

Performanceikt = f (Cit , Bikt , Rit , Mit , Fit , Iit)

Où:

v Performanceikt : La performance de la banque k dans le pays i à l'instant t.

v Cit : La mesure de la concentration de banque dans le pays i à l'instant t.

v Bikt : C'est le vecteur des caractéristiques spécifiques de la banque k dans le pays i à l'instant t.

v Rit : C'est un vecteur des politiques de régulation des banques dans le pays i à l'instant t.

v Mit : C'est le vecteur des variables macro-économiques dans le pays i à l'instant t.

v Fit : C'est le vecteur des variables relatifs aux indicateurs financiers dans le pays i à l'instant t.

v Iit : C'est le vecteur des indicateurs de développement institutionnel dans le pays i à l'instant t.

v k : Désigne la banque avec k = 1... 173.

v i : Désigne le pays avec i = 1... 10.

v t : Désigne la période (année) avec t = 1...17.

Pour se faire, ces deux auteurs ont employé trois measures de la performance bancaire:

v NIM (Net Interest Margin): C'est la marge nette d'intérêt qui égale à des produits d'intérêts moins les dépenses d'intérêts s'est divisé par les actifs productifs d' intérêts. Les marges d'intérêts nets mesure la difference entre ce que la banque paye aux bailleurs de fonds et ce qu'elle obtient des sociétés et d'autres utilisateurs des credits bancaires.

v ROA (Return On Assets): C'est la rentabilité économique de l'actif qui égale au rapport entre le résultat net et l'actif total. La rentabilité d'une banque peut être vue comme indicateur de l'efficacité des systèmes bancaires (Demirguç-Kunt et Huizinga (1999)).

v COSEFF (Costs Efficiency): C'est l'efficacité des operations bancaires qui égale au rapport entre les frais d'exploitations totaux et la somme des actifs lucratifs et des dépôts totaux. Ainsi, les deux mesures ROA et NIM sont employées pour commander à l'efficacité dans la gestion des dépenses.

De plus, les deux auteurs ont employé un ensemble de variables explicatives telles que on cite comme exemple: la taille (SIZE), les capitaux propres (EQUITY), le risqué de credit (CREDIT_RISK), le taux d'inflation (INF), le taux de croissance du PIB (GROWTH), les indicateurs financiers (MARKET_CAP, CREDIT_PRIVATE), la concentration et la densité des banques (CONC, DENS), la politique de régulation (COST_RESERVES, DEPiNS) et les contraintes institutionnelles de la concurrence (GDPCAP, LAW, COR).

Les résultants empiriques de cette étude nous permettent de constater que les caractéristiques spécifiques aux banques, en particulier, la taille de banque et le risque de crédit ont un impact positif et significatif sur la marge nette d'intérêt et sur l'efficacité et la rentabilité économique. Quant à l'impact des indicateurs macro-économiques et financiers sur la performance des banques, ses deux auteurs ont conclu que ces variables n'ont aucun impact significatif que sur la marge nette d'intérêt par la variation du taux d'inflation. Cependant, les chocs d'inflation semblent être passés principalement par les taux créditeurs.

En outre, les résultats suggèrent que les banques abaissent leurs frais d'exploitation dans un environnement bien développé du secteur bancaire. En effet, la variable de développement de marché boursier est toujours positive et significative dans toutes les caractéristiques, suggérant que les banques qui opèrent dans un environnement bien développé de marché boursier tendent à avoir de plus grandes occasions de bénéfice. Les variables de régulation institutionnelle semblent avoir un impact sur la performance des banques pendant que les résultats suggèrent que la corruption augmente les marges nettes d'intérêt et l'efficacité économique tandis qu'une amélioration de la variable de régulation et d'ordre diminue le coût d'efficacité sans affecter la performance.

Conclusion 

Nous avons étudié dans la première section de ce chapitre la nature particulière des institutions bancaires par la présentation des spécificités des activités bancaires, l'importance des banques dans l'économie et les différents risques bancaires. Ainsi, nous avons définir la notion de la performance tout en présentant ses différents types et les différentes dimensions de la performance bancaire.

Dans la deuxième section, nous avons présenté les différentes études concernant l'évaluation et la mesure de la performance bancaire. En effet, nous avons remarqué l'existence d'une littérature riche concernant l'étude de la notion de la performance bancaire.

Il semble de cette étude de la notion de la performance que la fonction d'intermédiation d'une banque dans l'économie peut être un indice de sa part de marché. Mais, le problème qui se pose c'est comment la banque peut effectuer la fonction de la recherche de la performance tout au long de son activité et en présence de plusieurs risques bancaires. Car la dite performance est multidimensionnelle et elle a plusieurs mesures. Dans ce cas la banque va maximiser son degré d'efficience qui vient d'une bonne utilisation des ressources disponibles.

En fait, la littérature nous montre qu'il existe plusieurs études concernant l'évaluation et la mesure de la performance bancaire tout en mettant l'accent sur les déterminants internes et externes de celle-ci. Ces études sont principalement portent sur les banques pays développés, surtout les Etats Unis et quelques pays Européens, avec une importance accordée aux facteurs relatifs à l'environnement interne et externe de la banque.

Notant ici, que cette performance peut être empêchée ou influencée par un ou plusieurs facteurs et/ou évènements tels que, la privatisation, le conseil d'administration, la libéralisation, les nouvelles techniques d'information et de communication, la crise financière, la déréglementation, la désintermédiation, la taille, etc.

Dans le chapitre suivant on va s'intéresser à l'étude de l'impact de la crise 2007-2009 sur la performance des banques commerciales Tunisiennes.

Introduction

La création du système bancaire Tunisien remonte à 1958 lorsque la banque centrale a été créée en plus de deux institutions publiques. L'existence d'une politique économique prudente et d'une libéralisation graduelle de l'économie a permis d'avoir un environnement macro-économique très favorable dans la Tunisie. En fait, le système bancaire Tunisien est caractérisé par un processus de réformes depuis 1986.

Cependant, le paysage bancaire Tunisien est caractérisé par un changement considérable : du secteur protégé et fermé à un secteur ouvert, développé et dynamique dans l'économie Tunisienne. Ainsi, les réformes entreprises dans le secteur bancaire Tunisien ont impacté positivement les rentabilités des banques en termes d'actifs, de passif et de ratios de rentabilité.

En outre, et devant l'instabilité du système financier international, la recherche de la performance est considérée comme étant un objectif primordial pour les banques. Dans ce cadre, notre recherche sera consacrée à l'étude de la performance des banques dans le contexte de la crise financière 2007-2009.

Cette proposition de recherche devra, en principe, répondre à la problématique de ce travail qui la suivante : la crise financière 2007-2009 a-t-elle un impact sur la performance bancaire ?

De ce fait, le présent chapitre sera réparti en deux sections :

v Dans la première section, nous allons faire une présentation du secteur bancaire Tunisien tout en mettant l'accent sur sa structure, ses réformes et son exposition à la crise actuelle.

v Dans la deuxième section, nous allons présenter la méthodologie de recherche en montrant l'échantillon de notre recherche, le modèle exploité, les différentes variables retenues, l'hypothèse de recherche et enfin la discussion des résultats statistiques obtenus.

Section 1. Présentation du secteur bancaire Tunisien

Tout au long de cette section, nous allons faire une présentation du secteur bancaire Tunisien. D'abord, nous exposons l'historique et la structure du système bancaire Tunisien. Ensuite, nos montrons les différentes réformes du système bancaire. Puis, nous analysons la performance des banques Tunisiennes. Enfin, nous identifions comment les banques Tunisiennes s'exposent à la crise financière.

1.1. Historique et structure du système bancaire Tunisien

1.1.1. Aperçu historique

La création d'un système bancaire dans la Tunisie date de la deuxième moitié du dix-neuvième siècle. Le 19 septembre 1958 a marqué par la création de la banque centrale de la Tunisie (BCT). Cet établissement est doté de la personnalité civile et de l'autonomie financière. Ainsi, son capital est apporté par l'Etat Tunisien. Elle n'est autre que le pourvoyeur de fond du dernier ressort. De plus, la BCT est la banque de l'Etat dans la mesure où elle définit et met en oeuvre la politique monétaire. Ses missions sont les suivantes :

v Assurer la tenue du compte courant des banques.

v Assurer la tenue du service de compensation.

v Assurer la tenue du service information par le biais des centrales des chèques impayés et des risques.

Durant les premières années qui suivent l'indépendance, un grand nombre d'institutions financières opèrent sur le territoire Tunisien. Tout au long de la période comprise entre 1956-1986, le système bancaire Tunisien est caractérisé par plusieurs mutations qualifiées par profondes. L'intervention de l'Etat dans le fonctionnement du système bancaire a fait éviter l'exposition des institutions qui le composent à des crises financières et économiques.

Après l'indépendance le système bancaire Tunisien a évolué progressivement et d'une manière remarquable. En fait, il a été organisé et modernisé suite aux différentes et diverses mutations.

Par ailleurs, la concentration et la consolidation du système bancaire ont été accélérées par l'arrivée d'opérateurs étrangers qui à son tour a occasionné l'ouverture de nouvelles succursales non représentées dans le pays jusqu'à cette date. Durant la période du fonctionnement du système bancaire Tunisien plusieurs opérations de fusion et d'acquisition ont été mises en place. Ainsi, en 1961 et suite a ses opérations on a marqué l'existence de plusieurs établissements tels que l'UBCI, l'UIB, la BEIT et la BAT.

La restructuration du secteur se traduit par des mouvements de concentration, d'alliances, d'ouverture du capital et de croissance interne et externe.

1.1.2. La structure du système bancaire Tunisien 

Le système bancaire Tunisien comprend 14 banques commerciales, 6 banques de développement, 2 banques d'affaire et 8 banques Off-shore. Ainsi, l'ensemble de ces banques est chapeauté par la Banque Centrale de Tunisie (BCT). Le système bancaire a connu une évolution très remarquable dans sa structure.

En effet, et tout au long des dernières décennies, le système bancaire Tunisien a connu plusieurs mutations et des programmes de restructuration et de modernisation dont l'objectif est de permettre aux banques tunisiennes, d'assainir leurs portefeuilles de créances non performantes, de consolider leurs assises financières, d'accroître leurs niveaux d'efficience et de s'aligner avec les exigences d'un paysage financier plus libéralisé.

Ainsi, l'environnement bancaire a marqué par une forte évolution qui vient de la recherche d'amélioration du degré d'efficience et de performance des banques Tunisiennes. Cette évolution est le résultat de l'existence des nouvelles réglementations utilisé au sein du paysage bancaire Tunisien telles que :

v L'existence d'un ratio moyen de solvabilité exigé par la BCT qui égale à 9,8% depuis la fin de l'année 2002. En fait ce ratio est supérieur à celui qui émane des réglementations internationales. Actuellement, le nombre des banques qui respectent ce ratio est égal à 14.

v La BCT exige un montant minimum égal à 20 millions de dinars pour la création d'une banque.

v Rendre les banques comme les principales sources de financement de l'économie pour garantir la continuité d'une forte croissance économique.

v La BCT exerce un contrôle sur place et sur pièces des activités bancaires en se basant sur des règles de gestion et de surveillance.

v L'existence d'un nombre assez important des banques qui sont cotées en bourse (11banques cotées à la BVMT).

Dans le cadre des programmes de modernisation et de restructuration du secteur bancaire Tunisien, on va mettre l'accent sur la privatisation des banques au cours des années 2000. Ainsi, la société générale détient 52% du capital de l'UIB en 2002, le BNP Paribas a acquis 50% du capital de l'UBCI et enfin la Banque tuniso-koweïtienne a été reprise à la fin de l'année 2007 par le Groupe Caisse d'épargne127(*)[]. En fait, le secteur public contrôle seulement 45 % du secteur tels que 53% du capital de la Société tunisienne de banque, 67% du capital de la Banque nationale agricole et 58% de celui de la Banque de l'Habitat128(*).[

Avec le développement de l'économie mondiale, la BCT avait lancé un vaste programme destiné à mettre à niveau les institutions financières en général et l'ensemble du secteur bancaire en particulier par le développement de la monétique, la télé compensation et les systèmes de paiement, la sécurisation des transferts de fonds, le centrale d'information (ex-centrale des risques) et des impayés, la création de sociétés de recouvrement des créances et la possibilité de procéder à des opérations de titrisation.

1.2. Les réformes du secteur bancaire de la Tunisie

Généralement, nous avons marqué l'existence d'une gestion administrative au sein des banques Tunisiennes pendant une période assez longue. Ainsi, la BCT et le ministère des Finances ont un rôle dominant dans le déroulement de l'activité bancaire. Ces deux autorités de régulation ont défini des règles et des normes que chaque banque est obligée de les respecter. Les dites règles sont établies dans le cadre des méthodes de gestion, des produits proposés par les banques, des conditions de leurs commercialisations, des taux d'intérêt, des crédits octroyés aux clients, des règles de la concurrence et la politique bancaire.

La BCT et le ministère des Finances interviennent dans la fixation des taux, l'encadrement du crédit, l'accord pour l'octroi du crédit et l'imposition de taux d'emplois des liquidités bancaires. Bien que, l'intervention de la BCT et du ministre des finances a empêché le développement du paysage bancaire. L'année 1987 a connu un important programme concernant les réformes du marché financier Tunisien pour modérer la législation bancaire.

Par ailleurs, les nouvelles réglementations bancaires ont été mises en place dont le but est de garantir une certaine sécurité et stabilité au système bancaire. Mais les objectifs visés sont surtout un accroissement de la performance des banques, une exposition aux risques bancaires, la création d'un environnement plus concurrentiel entre les institutions financières et un renforcement de l'assise financière des banques.

Ainsi, les réformes institutionnelles bancaires sont comme suit129(*) :

v La levée de l'encadrement du crédit :

Ø La libéralisation des taux d'intérêt.

Ø La suppression des taux institutionnels d'emploi des liquidités bancaires.

Ø Suppression autorisation préalable et accord de refinancement.

v La libéralisation de l'activité bancaire :

Ø L'institution de règles prudentielles (règles de couverture et de division des risques selon normes comptables internationales admises).

Ø Le rôle de la Banque Centrale mieux défini par le biais d'un contrôle à posteriori.

v La politique de refinancement des banques révisée :

Ø La fin des facilités de réescompte auprès de la Banque Centrale de Tunisie.

Ø La réactivation de la réserve obligatoire.

1.3. La performance des banques Tunisiennes

Depuis 1997, les réformes du secteur bancaire Tunisien ont positivement impacté l'efficience et la rentabilité des banques Tunisiennes en terme d'actifs, de passifs et de ratios de performance. En effet, Le taux d'évolution de la masse monétaire au sens strict (M2) a diminué en 2008 par rapport aux années précédentes, soit 3,5% en 2008 contre 13,5% en 2007 et 12,2% en 2006. L'agrégat M1, correspondant aux billets, pièces et dépôts à vue, a augmenté de seulement 3,5% (contre 12,3% en 2007) pour atteindre 12 404 MDT et la quasi monnaie (mesuré par les dépôts à termes inférieurs ou égaux à 2 ans et les dépôts assortis d'un préavis de remboursement inférieur ou égal à 3 mois) a varié de 3,6% à 18 864 MDT.

Afin que la Tunisie a limité l'inflation nationale, la liquidité a diminué tenant compte de la baisse des réserves obligatoires suite à l'exposition de la crise financière internationale. En termes de crédits octroyés par les banques Tunisiennes, la part des prêts en pourcentage du PIB s'élève à 57,3% en 2008 contre 56,1% en 2006. Ce taux est égale à 58% dans la région MENA. En matière des dépôts, le taux de pondération s'élève à 51,6% en 2008 contre 48,5% en 2006. Ce taux est égal à 79,1% au Maroc, 64,% au Kuwait et à 68,3% à Qatar.

Les ressources des banques Tunisiennes ont affiché un taux de croissance moyen de 10,6% pour la période 2003-2008. Le taux d'évolution des emplois (crédits) s'élève à 13,7% entre la période 2007-2008. Ceci est expliqué par le fait que les crédits aux professionnels ont évolué de 14,8 en 2008 par rapport à l'année 2007 contre une évolution de 6,5% pour la période 2006-2007 et l'évolution des crédits aux particuliers qui ont affiché aussi un taux de croissance de 14,5% durant la période 2007-2008 contre 20% entre 2006 et 2007130(*).

Selon Lahyani et al (2009)131(*), qui ont étudié l'efficience des banques commerciales Tunisiennes entre la période (1989-2006), le niveau moyen d'efficience a passé de 86,23% en 1989 à 91,98% en 2006. Par ailleurs, l'amélioration de l'efficience du secteur bancaire tunisien peut s'expliquer par les actions et les réformes de restructuration et de modernisation qui ont été entreprises par les autorités monétaires pour libéraliser le système bancaire en Tunisie.

1.4. Les banques Tunisiennes face à la crise : faible exposition

La crise financière actuelle a affecté la plupart des systèmes bancaires des pays développés. L'impact négatif de cette crise est expliqué par plusieurs facteurs à savoir la faible surveillance, la désintermédiation, la titrisation et la mauvaise application de la gestion des risques bancaires. Pour le secteur bancaire Tunisien n'a pas affecté par la crise car celui-ci est faiblement exposé aux capitaux étrangers ainsi que les crédits et les dépôts sont locaux.

Cependant, Ceci a conduit à avoir une bénédiction et une protection pour les banques en Tunisie puisque ça leur a permis de rester complètement à l'abri de la crise financière mondiale. En effet, les autorités de régulation Tunisiennes ont exigé des contrôles réglementaires strictes sur le change à savoir des limites sur les emprunts auprès des institutions financières et des entreprises, les restrictions sur les marchés de change et les produits dérivés, l'interdiction d'investir dans les marchés de capitaux étrangers, a entraîné une exposition limitée des banques locales aux marchés financiers internationaux. La part des devises dans les avoirs des banques est de 8% en 2008. Les dépôts des clients ont accru une augmentation assez importante car ils représentent la principale source de financement des banques Tunisiennes.

Le taux de participation des étrangers dans le capital des banques Tunisiennes s'est élevé à 37,36% après la crise pour les banques cotées à la date du 12/12/2008 contre 38,04% avant le déclenchement de la crise financière actuelle. Cette participation est de 38,4% à la date du 07/08/2009. Suite à la récession de l'économie mondiale, seuls les secteurs du tourisme, du textile et des industries des composants électriques et électroniques qui sont les plus touchés.

En 2008, la Tunisie a pu enregistrer un taux de croissance positif dans une conjoncture internationale pas très favorable. Ce taux de croissance s'est élevé à 4,6%. Aussi, le volume des investissements a augmenté de 14,8%, pour atteindre 24,9% du PIB. Ainsi, les banques ont poursuivi les efforts tendant à consolider leurs assises financières. C'est parce que leurs fonds propres se sont élevés à 3,9 milliards de dinars en enregistrant une hausse de 12,6% pour porter comme indicateur de couverture des risques de 11,7%.

Section 2. Méthodologie de recherche et interprétation des résultats empirique

Cette section sera consacrée à la présentation de la méthodologie de recherche d'une part et l'analyse et l'interprétation des résultats empiriques d'autre part. En fait, dans la méthodologie de recherche nous allons présenter l'échantillon de notre étude, l'hypothèse de recherche et le modèle retenu pour la mesure de la performance des banques. Ainsi, dans la deuxième partie, concernant l'exploitation des résultats, nous allons faire une analyse des statistiques descriptives des variables du modèle en premier lieu. En second lieu, nous allons étudier la corrélation entre les variables explicatives. En dernier lieu nous allons vérifier l'hypothèse de recherche.

2.1. La méthodologie de recherche

2.1.1. La présentation de l'échantillon

Notre but dans la recherche empirique est de valider la proposition de recherche émanant de la partie théorique. Les données utilisées dans le travail empirique ont été extraites à partir de la base de données de la Banque Centrale de Tunisie (BCT), de l'Association Professionnelle Tunisienne des Banques et des Etablissements Financiers (APTBEF), l'Institut Nationale des Statistiques (INS) et la Bourse des Valeurs Mobilières de Tunisie (BVMT). Ainsi, notre échantillon inclue les principales banques commerciales en Tunisie (10 banques) au cours de la période 1999-2000. L'étude que nous élaborerons concernera les banques cotées à savoir :

v Amen Bank (AB).

v Arab Tunisian Bank (ATB).

v Bank Attijari de Tunisie (BAT).

v La Banque de l'Habitat (BH).

v La Banque Internationale Arabe de Tunisie (BIAT).

v La Banque de Tunisie (BT).

v La Banque Nationale Agricole (BNA).

v La Société Tunisienne des Banques (STB).

v L'Union Bancaire du Commerce et de l'Industrie (UBCI).

v L'Union Internationale des Banques (UIB).

En fait, nous avons choisi ces banques car elles représentent ensemble plus de 82% du total des actifs des banques commerciales en 2007 et 88% des crédits distribués à l'économie.

Par ailleurs, l'essai empirique est concerné par la mesure de l'impact de la crise financière 2007-2009 sur la performance des banques commerciales Tunisiennes. D'une part, nous allons employer le rapport capital, les frais généraux, les prêts et les taux de liquidité comme procurations pour les indicateurs internes. D'autre part, nous allons utiliser les facteurs macro-économiques et les indicateurs de la structure financière comme des facteurs externes.

2.1.2. L'hypothèse de recherche

La présente recherche concerne l'étude de l'impact de la crise financière 2007-2009 sur la performance des banques commerciales Tunisiennes. Cet impact peut se traduit par plusieurs variables tels que les variables relatives à la structure de la banque, les variables macro-économiques et les variables relatives à la structure financière. Dans ce cadre, l'hypothèse à tester est celle qui vérifie l'existence ou non d'un impact de la crise sur la performance des banques commerciales Tunisiennes.

En effet, l'hypothèse de notre recherche :

v Hypothèse : La crise financière 2007-2009 a un impact sur la performance des banques commerciales Tunisiennes.

2.1.3. Présentation du modèle retenu pour la mesure de la performance des banques

Le problème de l'étude de la performance des banques s'est développé par plusieurs chercheurs et économistes. D'une part, il y a des études sur les systèmes bancaires relatifs et propres à des pays tels que Colombie (Barajas et al, 1999), Brésil (Afanasieff et al, 2002), Malaysia (Guru et al, 2000 et Sufian, 2009132(*)), la Tunisie (Ben Naceur, 2001) et. D'autre part, il existe des études comparatives sur un ensemble de pays tels que les banques Européennes (Molyneux et Thornton, 1992; Abreu et Mendes, 2002), les pays des la zone MENA (Bashir, 2000), les pays développés et en voie de développement (Demerguç-Kunt et Huizingha 1999, 2001) et les pays de la zone MENA (Ben Naceur et Omran (2008)). L'ensemble de ses études est élaboré en se basant sur plusieurs méthodes et techniques de recherche et d'investigation des données tout en mettant l'accent sur les différentes mesures de la performance bancaire telles que le ROE (Return On Equity), le ROA (Return On Assets) et le NIM (Net Interest Margin) et en exploitant plusieurs variables explicatives internes et externes à la banque.

Dans notre recherche empirique nous avons utilisé une équation linéaire (Ben Naceur et Goaied, 2003)133(*) de la forme suivante:

Où :

v : Représente deux mesures de performance de la banque j à l'instant t.

v  : Les variables i pour la banque j à l'instant t.

v : Les variables macro-économiques à l'instant t.

v : Les mesures des indicateurs de la structure financière à l'instant t.

Ainsi, ce modèle doit être estimé par des données de panel puisqu'il existe deux dimensions:

v une dimension individuelle.

v une dimension de temps.

Pour cette analyse empirique nous avons choisi deux mesures de la performance des banques. En effet, ses deux mesures seront estimées par deux modèles qui se présentent comme suit :

Où :

v  : Les coefficients des variables explicatives (i = 1, ..., 11).

v  : La constante.

v i : L'indice relatif à chaque banque (i = 1, ..., 10).

v t : L'instant t.

v  : Le terme d'erreur.

Dans ce cadre, nous allons présenter les différentes variables dépendantes et explicatives comme suit :

A. Les variables dépendantes

v Le (Return On Assets) : c'est le rendement de l'actif qui désigne le rapport entre le revenu net et les capitaux totaux. Il exprime la rentabilité économique.

v Le (Net Interest Margin) : c'est la marge d'intérêt nette  qui désigne le rapport entre le revenu net des intérêts et les capitaux totaux.

Le NIM et le ROA ont été employés pour l'étude et la mesure de la performance dans la plupart des banques. En fait, le ROA (Hirschey (1999), Barro (1990), Yan (1998)) mesure le bénéfice gagné des capitaux et reflète à quel point l'utilisation d'une bonne gestion des investissements productifs de la banque conduit à l'obtention des ressources pour produire des bénéfices. Tandis que, le NIM (Demerguç-Kunt and Huizingha (1999), Abreu and Mendes (2002)) est concentré sur le bénéfice gagné sur des activités qui apportent des intérêts.

B. Les variables explicatives

Les variables explicatives sont réparties en trois catégories :

v Les variables qui représentent des indicateurs propres à la banque (BCijt):

· OVERHEADit : C'est le rapport entre les frais généraux et l'actif total.

· CAPit : C'est le rapport entre les fonds propres et l'actif total.

· BLOANit : C'est le rapport entre les prêts bancaires et l'actif total.

· NIBAit : C'est le rapport entre les actifs non portant des intérêts et l'actif total.

· LNSIZEit : C'est le Logarithme des actifs bancaires.

Comme déjà mentionné ci-dessus il existe cinq variables explicatives relatives aux caractéristiques internes à la banque. Pour la variable OVERHEAD, il est employé pour fournir des informations sur la variation des couts de la banque. Il reflète l'emploi aussi bien que le montant total des salaries payés par la banque. On s'attend à ce que les frais généraux aient un impact négatif sur la performance parce que les banques efficaces et performantes fonctionnent avec des faibles coûts.

Notons ainsi que, la source principale des revenus de la banque vient des intérêts sur les crédits octroyés aux clients. Par ailleurs, les crédits ont un impact positif sur la performance bancaire. En effet, plus les dépôts sont transformés en prêts, plus la marge d'intérêt et les bénéfices sont importants. En outre, les crédits bancaires sont la source de revenu principale, nous comptent que les actifs non-productifs d'intérêt ont un impact négatif sur les bénéfices. Nous comptons également que, dans la majeure partie de la littérature des finances, tous les actifs des banques sont employés comme procuration pour la taille de banque.

Cependant, depuis les autres variables dépendantes dans des modèles tels que ROA ont été dégonflés par les actifs totaux. Pour isoler les effets des caractéristiques de la banque sur la performance, il est nécessaire de commander pour d'autres facteurs qui ont été employés comme des variables déterminantes de la rentabilité des banques. Deux ensembles de commandes peuvent influencer la performance bancaire à savoir les variables macro-économiques et ceux relatives à des indicateurs de la structure financière.

v Les variables qui représentent des mesures macro-économiques (Mt) :

· INFit : C'est le taux d'inflation.

· GDPit : C'est le taux de croissance du Produit Intérieur Brut (PIB).

Comme déjà noté ci-dessus, deux variables macro-économiques sont employées : l'inflation (INF) et le taux de croissance du PIB (GDP). En effet, les études précédentes ont indiqué une association positive entre l'inflation et la performance bancaire. En outré, des taux d'inflation élevés sont généralement associés à des taux d'intérêt élevés sur des prêts, et donc, des revenus élevés. La croissance du PIB a un impact positif sur la performance de la banque.

v Les variables qui représentent des indicateurs de la structure financière (FSt) :

· SBSit : C'est le rapport entre la capitalisation boursière et le total des dépôts bancaires. Il mesure l'importance du financement bancaire de l'économie.

· MCAPit : C'est le rapport entre la capitalisation boursière et le Produit Intérieur Brut (PIB).

· RSIZEit : C'est le rapport entre la capitalisation boursière et l'actif total de la banque.

· CONCit : C'est le rapport entre l'actif total d'une banque et le total des actifs bancaires détenus par les trois grandes banques commerciales du pays.

Nous allons examiner également comment la performance du secteur bancaire est liée au développement des banques et des marchés boursiers. Les deux variables MCAP et SBS peuvent également indiquer les complémentarités ou la substituabilité entre la banque et le financement de bourse des valeurs mobilières à revenu variable. Cependant, Tous les deux influencent franchement la performance de la banque. La concentration d'une banque (CONC) est égale à la fraction des actifs bancaires tenus par les trois plus grandes banques commerciales dans le pays.

C'est ainsi que, l'ensemble des données exploitées dans le calcul des variables sont obtenues à partir des rapports annuels de la Banque Centrale de Tunisie (BCT), l'Association Professionnelle Tunisienne des Banques et des Etablissements Financiers (APTBEF), l'Institut National des Statistiques (INS) et la Bourse des Valeurs Mobilières de Tunisie (BVMT).

La majeure partie de l'évidence sur la performance bancaire est consacrée aux opérations bancaires des USA qui fournissent des résultats généralement contradictoires. Alternativement, Smirlock (1985) a constaté que les diffusions de taux d'intérêt sont plus étroites dans le secteur bancaire concentré, alors que Keeley et Zimmerman (1985) ont trouvé le cas contraire. Berger (1995)134(*) a conclu que le rapport entre la concentration de banque et l'exécution aux USA dépend en critique de ce que d'autres facteurs sont jugés constants.

2.2. Analyse et interprétation des résultats

2.2.1. Les statistiques descriptives des variables retenues

Dans cette partie nous allons analyser et interpréter les différents résultats obtenus des estimations effectuées sur les deux mesures de la performance des banques commerciales Tunisiennes (NIM et ROA). Nous avons constaté que les probabilités du test de Hausman dans les différentes estimations du modèle ROA sont inférieures à 5% dans ce cas le modèle à effets fixes est préférable au modèle à effet aléatoire. Ainsi, les probabilités du test de Hausman dans les estimations du modèle NIM sont supérieures à 5%. Dans ce cas, ce test ne permet pas de différencier le modèle à effets aléatoires du modèle à effets fixes (Annexe n°10).

Tout d'abord, nous avons effectué une analyse de la statistique descriptive des variables dépendantes utilisées dans le modèle développé. Cette analyse concerne les caractéristiques des différentes variables tels que la moyenne et l'écart type qui sont présentées dans l'annexe n°2. Cependant, la rentabilité de l'actif des banques de notre échantillon a été en légère amélioration passant de 0,7% en 2003 à 0,9% en 2007 et 1% en 2008. Comme pour la rentabilité financière, la BT a surperformé les réalisations de ses pairs.

En effet, la BT s'est toujours détachée du lot avec une structure plus saine du bilan. Elle a réalisé en 2008 un ROA de 2,6% contre 1% pour la moyenne des banques étudiées. En 2008, la marge nette d'intérêt moyenne des banques étudiées a progressé de 14,8% en absolu et de 0,5 points en termes de pourcentage du PNB (Produit Net Bancaire) pour passer de 58,5% en 2007 à 59%. Généralement, ceci est dû à la hausse de 13,8% des intérêts et revenus assimilés et notamment les revenus sur les opérations de crédit en liaison avec l'évolution de l'encours moyen des crédits.

Quant à la variation du ROA et de la NIM, (Annexe n°3 et Annexe n°4) nous avons constaté que pour la période de crise seule l'UIB est la plus touchée. Ainsi, son ROA baisse de 10% entre l'année 2006 et 2007. En 2006, le taux de rendement des actifs bancaires de l'ABT a diminué de 8% pour qu'il atteigne une valeur de zéro en 2007. De plus, cette diminution est causée par le phénomène de privatisation. La seule banque qui un rendement des actifs bancaires plus important est la BT qui un ROA qui passe de 2% en 2006 à 3% en 2007 mais il est caractérisé par un légère baisse en 2008 pour atteindre un taux de 2,8%.

Pour la marge d'intérêt nette, nous avons constaté que le taux de rendement des actifs de l'ATB baisse de 2,5% en 2004 jusqu'à 1% en 2007. De plus, jusqu'à l'année 2005 la NUM la plus élevée est celle de l'UBCI. A partir de l'année 2006 la marge d'intérêt nette a diminué pour atteindre 3,1%. Pendant la période de crise la marge d'intérêt la plus élevée est celle de la BT. L'UIB est la plus touchée pendant la crise financière actuelle. La faible marge d'intérêt est celle de l'ATB 1% en 2008.

2.2.2. La corrélation entre les variables explicatives

Dans la présente recherche, nous avons effectué un test de corrélation entre les différentes variables explicatives. De plus, nous avons s'intéressé aux variables qui ont une forte corrélation puisque celle-ci doit être significative (Annexe n°5). En fait, nous avons constaté que les deux variables SBS et RSIZE sont fortement et positivement corrélées (0,9872) ce qui explique bien la part accrue par les banques sur le marché boursier. De plus, il existe une forte corrélation positive (0,8552) entre les deux variables LNSIZE et CONC ce qui reflète l'importance du volume des actifs bancaires, c'est-à-dire plus l'actif d'une banque est augmente plus sa part de marché augmente (taux de concentration). Ainsi, nous avons remarqué une forte corrélation positive (0,7448) entre les deux variables MCAP et SBS. Ceci est expliqué par le fait que si le PIB augmente alors le volume des ressources bancaires (dépôts) augmente. Dans ce cas, la capitalisation boursière d'une banque augmente puisque son capital va accroitre. Les deux variables MCAP et RSIZE sont corrélées positivement (0,7603). Cette corrélation se justifie par le fait que si la banque a un total actif élevé alors le volume des dépôts collectés sera automatiquement élevé. Par la suite, elle aura un taux de concentration élevé. Nous pouvons ajouter aussi l'existence d'une corrélation positive (0,6322) entre les deux variables SBS et CAP qui explique bien que lorsque le total actif d'une est élevé, alors ces fonds propres seront élevés. Par ailleurs, la banque dispose d'une capitalisation boursière très importante.

2.2.3. La vérification de l'hypothèse de recherche

Nous avons présenté les résultats de l'estimation de la NIM et du ROA return on asset variables, respectively.respectivement dans les tableaux n°21 et n°22. The tables include several specifications, with the basicCes tableaux comprennent plusieurs spécifications specification including a set of bank characteristic variables.à savoir une estimation des variables dépendantes en utilisant les variables relatives aux caractéristiques d'une banque. Subsequently, we add the Par la suite, nous ajoutons lesmacroeconomic variables and the financial structure variables. variables macro-économiques dans un premier temps et les variables de la structure financière dans un deuxième temps. The estimation technique is the

Tant que la structure du panel est homogène. Donc, nous pouvons appliquer la méthode de moindre carré ordinaire qui permet un meilleur ajustement en minimisant la somme des carrés des résidus. Ainsi, nous avons estimé deux modèles où nous avons adopté les deux mesures de la performance ROA et NIM comme variables expliquées. Les résultats de l'estimation par MCO de ces deux modèles adoptés pour la mesure de la performance bancaire sont reportés dans les deux tableaux suivants :

Tableau n°21. L'estimation de la variable Return On Assets (ROA)

Variable dépendante : ROA Période d'estimation : 1999 - 2008

Variables explicatives

Estimation 1

Estimation 2

Estimation 3

Estimation 4

Constante

-0.0452463

(-1.01)

-0.0448899

(-1.00)

-0.0269269

(-0.30)

-0.0026721

(-0.02)

OVERHEAD

0.379409

(2.75)

0.367551

(1.72)

0.466707

(3.55)

0.457753

(2.88)

CAP

0.3081927

(6.78)

0.3054855*

(6.68)

0.312637*

(6.28)

0.3135437*

(4.84)

BLOAN

-0.0229395

(0.33)

-0.0228196

(0.31)

-0.0223968

(0.13)

-0.0220881

(0.98)

NIBA

0.1082182

(1.90)

0.0983856

(1.67)

0.0984779

(1.44)

0.0828046

(1.23)

LNSIZE

0.0037105

(1.29)

0.0040183

(1.37)

0.0026262

(0.40)

0.0008361

(0.10)

INF

 

-0.0499586

(-0.29)

-0.0308469

(-0.17)

-0.0346297*

(2.19)

GDP

 

-0.0564561

(-0.58)

-0.0483697

(-0.49)

-0.0606917

(-0.59)

SBS

 
 
 

-0.0965839

(-1.10)

MCAP

 
 
 

-0.0551924

(-0.09)

RSIZE

 
 
 

-0.0551924

(0.91)

CONC

 
 

0.0091232*

(5.27)

0.0227943*

(3.58)

Nombre d'observations

100

100

100

100

Adj R2

0.7814

0.7830

0.6480

0.6483

Test de Hausman

0.0125

0.0383

0.0256

0.0397

· Les valeurs entre parenthèses représentent les T-Student.

· * représente le seuil de significativité de 5%.

Tableau n°22. L'estimation de la variable Net Interes Margin (NIM)

Variable dépendante : NIM Période d'estimation : 1999 - 2008

Variables explicatives

Estimation 1

Estimation 2

Estimation 3

Estimation 4

Constante

0 .1027313

(3,03)

0.1089927

(3.12)

0.0887641

(3,88)

0.0882198

(4.11)

OVERHEAD

0.66765

(1.03)

0.41869*

(5.02)

0.550257*

(4.60)

0.5079207*

(5.93)

CAP

0.0441486*

(1.94)

0.0468066*

(2.99)

0.0591661*

(2.60)

0.0243591

(0.03)

BLOAN

-0.0026438

(-0.59)

-0.0027668

(-0.61)

-0.0049764

(-1.12)

-0.0077316

(1.50)

NIBA

0.0942625

(3.56)

0.0949563

(3.55)

0.1017134*

(3.92)

0.0797989*

(2.57)

LNSIZE

-0.005765

(2.90)

-0.006332*

(3.01)

-0.0039481

(-1.77)

-0.0059063

(-1.59)

INF

 

0.0506012

(0.86)

0.0250608

(0.43)

0.0079949

(0.15)

GDP

 

0.0093206

(0.28)

0.0064334

(0.21)

0.0066385

(0.22)

SBS

 
 
 

0.1329953

(3.27)

MCAP

 
 
 

0.5413009

(1.81)

RSIZE

 
 
 

-0.1691879

(-2.32)

CONC

 
 

-0.1076363

(-4.18)

-0.1189946

(-4.55)

Nombre d'observations

100

100

100

100

Adj R2

0.4532

0.4583

0.5534

0.6101

Test de Hausman

0,7937

0,9391

0,3782

0,4015

· Les valeurs entre parenthèses représentent les T-Student.

· * représente le seuil de significativité de 5%.

D'abord, nous avons remarqué que la valeur de R2 ajustée (coefficient de détermination) est égale à des valeurs élevées (0,7814, 0,7830, 0,6480, 0,6483, 0,4532, 0,4583, 0,5534, 0,6101) ce qui nous permet de conclure que notre modèle a une bonne qualité d'ajustement linéaire.

Ensuite, nous avons analysé la The first bank-level variable is the equity variable (CAP).variable CAP. Buser et al. Buser et al (1981) argue in(1981) plaident entheory that banks generally have an optimal capitalization ratio and need to remain well théorie que les banques ont généralement un ratio de capitalisation optimale et doivent rester bien capitalisées quand ils ont une valeur élevée de franchis. capitalized when they have a high franchise value.Berger (1995) and Dermerguç-Kunt and Berger (1995) et Dermerguç-Kunt and Huizingua (1999) constatent qu'il existe une relation positive entre la performance des banques et de la capitalisation.Consistent with the previous evidence, we confirm the positive relationship whether we use Conformément à la preuve précédente, nous avons confirmé la relation positive entre la variable CAP et la performance des banques (ROA) et la marge d'intérêt nette (NIM) au seuil de 5%. Cela peut indiquer que les banques bien capitalisées ont profit de réduire les couts de faillite attendus pour eux mêmes et pour leurs clients, ce qui réduit le cout du capital des banques. Par ailleurs, les quatre premières banques en termes d'actifs comptent 56,2% du total des dépôts, chapeautées par la BIAT avec une part de 17,3%. La BH et la STB ont perdu chacune 0,6% de leur parts respectives soit 9,5% et 14,4 % alors que la BNA a maintenu sa part de marché à 15%.

En 2008, les dépôts de l'ensemble des banques ont enregistré une augmentation de 15,4% pour passer de 24 862 Millions de dinars en 2007 à 27 862 Millions de dinars en 2008. En fait, la majorité des banques a affiché une évolution à deux chiffres à l'exception de la BH et l'UIB. Attijari Bank, UBCI et BT ont été les plus agressives en termes de collecte de dépôts avec des progressions respectives de 24,1%, 22,9% et 21,3%.

Ensuite, il y a un coefficient positif et significatif pour le rapport entre les frais généraux (OVERHEAD) et l'actif total dans les estimations de la marge nette d'intérêt (NIM) et le rendement des actifs (ROA). Les frais généraux ont un coefficient estimé de 0,5079 dans l'équation de la NIM.

En fait, la marge nette d'intérêt est caractérisée par un taux de croissance de 16,9% en 2006. Ce taux est diminue à 13,8 en 2007 et s'accroit en 2008 pour atteindre 14,7%. La Banque Attijarie de Tunisie et l'UIB sont seules qui enregistrées des diminutions au niveau du taux de croissance de la rentabilité. Cette relation positive signifie que l'existence du personnel plus motivé est favorable à la performance des banques car les frais généraux sont composés principalement par les salaires. Ainsi, les pertes subissent par les différentes banques pendant la période de crise exprime bien l'impact de la crise financière actuelle sur la performance des banques Tunisiennes.

Next, there is a positive and significant coefficient on the overhead to assets ratio variable Ensuite, les indicateurs macro-économiques (inflation (INF) et la croissance économique (GDP)) sont négligeables dans la régression de la NIM. Cependant, l'inflation a un impact positif sur la régression de la ROA. Cela nous a permis que les banques aient tendance à profiter des augmentations de l'inflation en augmentant leurs marges tandis que cet effet s'annule dans la mesure des rendements de l'actif (ROA). In addition, economic growth does not reflect any aspects of banking regulationsEn outre, la croissance économique (GDP) ne reflète pas tous les aspects de la réglementation bancaire mais il exprime bien le degré de progression technologique dans le secteur bancaire.

Notons ainsi, que les banques en Tunisie constituent la seule source de financement de l'économie Tunisiennes par le niveau élevé des crédits accordés aux ménages Tunisiens. Donc, l'importance est accordée à la favorisation d'un environnement convenable pour l'ensemble des banques. En fait, la présence d'une énorme récession au niveau de l'économie mondiale a influencé l'existence d'un environnement bancaire et économique favorable dans la Tunisie.

Ainsi, nous avons effectué des estimations incluant les différentes variables relatives à la banque, les variables macro-économiques et les indicateurs de la structure du marché financier. Dans ce cas, nous avons mesuré la performance bancaire tenant compte le développement du marché financier. Ces variables peuvent tenir compte de la relation entre la banque et le marché boursier.

En ce qui concerne la concentration du marché (CONC), nous avons vu que le taux de concentration a un effet positif et impact significatif sur la performance des banques. Comme l'explique Demsetz (1973) et De Young (1998), cette relation positive entre la concentration et la performance semble être le résultat d'un management supérieur par les banques et d'une efficacité élevée dans le processus d'intermédiation sur le marché et l'offre des services. Les autres indicateurs de la structure financière ont un impact faiblement significatif sur la rentabilité des banques commerciales Tunisiennes. Dans ce cadre, Dermerçuc-Kunt and Huizingua (1999) indiquent que ces variables ont une incidence moins importante sur les prêts des banques commerciales et sur leurs clients par rapport aux autres clients. La capitalisation boursière par rapport au PIB a un impact positif sur la performance des banques commerciales Tunisiennes. C'est-à-dire les banques qui ont une capitalisation la plus grande, ont la possibilité d'accroitre leurs rentabilités. Lorsque les marchés boursiers s'agrandissent, la disponibilité de l'information est améliorée dans le but d'accroitre le potentiel des nombres de clients d'une banque en facilitant l'identification et le suivi des emprunteurs.

Enfin, nous avons constaté que la crise financière actuelle a un impact négatif sur la performance de certaines banques commerciales Tunisiennes (UIB, UBCI et BIAT). D'ailleurs, les banques commerciales Tunisiennes cotées ont affiché une croissance de deux chiffres de leurs cours à l'exception de l'UBCI. Ainsi, le gouvernement de la BCT a décidé de rassurer et de rendre la situation financière et économique des banques Tunisiennes saine. En revanche, la crise financière actuelle présente un impact négatif sur la performance des banques commerciales Tunisiennes donc on accepte l'hypothèse de notre recherche selon laquelle les banques Tunisiennes sont impactées négativement par la crise financière 2007-2009.

Rappelons ainsi, que la Tunisie et principalement son marché financier ont été faiblement impactés par les turbulences des marchés financiers internationaux. Ceci, n'est justifie que par l'existence d'une situation macro-économique solide dans la Tunisie. De plus, la crise financière a un impact sur le secteur des textiles en Tunisie.

Conclusion

L'étude de la performance bancaire s'identifie par la présence de plusieurs facteurs à savoir, l'environnement, la structure du marché et la réglementation bancaire. Ces facteurs sont considérés comme les déterminants de la performance bancaire et ils doivent être se développer avec d'autres facteurs tels que la privatisation, la libéralisation, la gouvernance et la crise.

Ainsi, tout au long de ce chapitre nous avons étudié dans une première section la structure du système bancaire Tunisien. Dans cette section, nous avons présenté l'historique du secteur bancaire Tunisien, la structure de celui-ci, les différentes réformes du système bancaire, la performance des banques Tunisiennes et l'exposition de ceux-ci aux turbulences financiers.

Dans la deuxième section nous avons validé empiriquement l'impact de la crise financière sur la performance des banques commerciales Tunisiennes. Notre étude empirique a été menée sur un échantillon de dix banques pour une période de dix ans.

Ainsi, les deux mesures de performance (ROA et NIM) que nous avons utilisée dans notre étude empirique seront estimées par la méthode des moindres carrés ordinaire (MCO). Dans ce cadre, nous avons vérifié l'hypothèse selon laquelle la crise financière a affecté la performance des banques Tunisiennes. Toute fois, la marge d'intérêt assez importante ce qui est justifiée par le niveau des crédits accordés et le niveau des dépôts collectés. En fait, la part des placements auprès des banques internationales est réduite de 75% du total des réserves avant la crise à 39% actuellement.

En fait, les résultats empiriques obtenus ont permis d'affirmer que pendant la crise présente un faible impact négatif sur la performance de certaines banques commerciales Tunisiennes (UIB, BIAT, UBCI). La performance accrue par les banques Tunisiennes reflète en grande partie le contrôle prudentiel exercé par la banque centrale de la Tunisie. Par ailleurs, la récession au niveau des marchés financiers internationaux n'a pas impacté le fonctionnement du marché financier Tunisien.

Pour ce qui est des banques Tunisiennes, il convient de signaler qu'elles ne sont autorisées à placer sur les marchés internationaux que les avoirs en devises des non-résidents. Notons ainsi, que toutes les banques tunisiennes disposent d'un programme d'ouverture de nouvelles agences à travers le pays afin d'améliorer leurs performances.

Ainsi, les banques en Tunisie constituent la principale source de financement de l'économie. En outre, il existe des évolutions prévisibles qui entraînent nécessairement des investissements significatifs financiers, technologiques, organisationnels et humains. De plus, l'impact de ces changements diminue la rentabilité des banques. Pour les financer, il faut envisager des fusions entre banques nationales ou des alliances ou des partenariats avec des banques étrangères pour réaliser des économies d'échelles, pour accroître la productivité, pour élargir les offres de produits et services bancaires et pour attirer et motiver du personnel qualifié. Ce qui permettra de dégager une meilleure rentabilité tant qu'elle constitue une source de création de valeur. Pour conclure, nous pouvons dire que le système bancaire tunisien est dominé par les banques commerciales, sa mise à niveau a été imposée par la BCT et non par le marché. Aussi, les banques Tunisiennes feront face à plusieurs impératifs courant les prochaines années à savoir la diversification des produits, la modernisation des systèmes d'information, la gestion des compétences et la réduction des coûts, en plus, des mouvements de concentration et de rapprochement entre les différentes banques pour atteindre des seuils de compétitivité et pour garantir la performance des banques et l''exposition de tous les risques bancaires et des différents turbulences des marchés internationaux.

Conclusion générale

L

a succession de plusieurs crises dans le paysage économique international a une diversité au niveau des degrés d'affectation des marchés financiers. Les récentes crises financières se produisent souvent en raison desbooms in macroeconomic sectors; the crises are revealed following 'identifiable estacades dans les secteurs macro économique et dans les secteurs bancaires. Importantly, the underlying distortionsCependant, les distorsions sous-jacentesof economic markets build up for a long time before the crisis is identified des marchés économiques sont construites pour un temps avant de la période de crise. En effet, La propagation de la crise financière, débutée aux Etats-Unis au milieu de l'année 2006 a été connue par sa rapidité de transmission vers les autres pays du monde. La contagion représente le principal canal de transmission de la crise.

De ce fait, le paysage réglementaire a évolue rapidement durant la période 1990-2000 (Guillén et Suárez (2009)). Entre-temps, les évolutions réglementaires aux États-Unis étaient l'innovation financière et la prise de risques et rendre le système financier plus complexe et plus étroitement couplé. Ainsi, une des caractéristiques clés de la crise a été sa rapide répartis dans le monde entier en termes de réduction de la croissance économique et de chômage croissant. Dans la plupart des pays, la chaîne causale conduisant à des problèmes financiers et économiques n'avait pas principalement impliquent une incidence directe des produits financiers toxiques U S.

Plus important encore, selon plusieurs auteurs la réglementation et la surveillance devraient être à nouveau renforcé afin de prévenir une telle crise dans l'avenir. En fait, nous avons présenté les différentes caractéristiques de la récente crise telles que : la baisse des marchés d'actions, la titrisation et les nouveaux instruments et la baisse des prix des matières premières.

Dans ce travail de recherche nous avons étudié dans le premier chapitre la propagation de la crise dans le monde entier. En fait, nous avons identifié le concept de crise financière ainsi que ces principaux facteurs de déclenchement qui s'articule autour de l'accumulation de la liquidité, des déséquilibres macro-économiques, la faible surveillance et la mauvaise gestion des différents risques bancaires. De plus, nous avons exposé les conséquences de cette crise sur les différents pays. Ainsi, nous avons constaté que seules les banques Américaines et Européennes qui ont enregistré des énormes pertes et une dégradation au niveau de leurs rentabilités. Dans le deuxième chapitre, nous avons étudié le concept de la performance bancaire dans la littérature. Ainsi, nous avons identifié la définition et les différents types de la performance bancaire. Aussi, nous avons développé un aperçu théorique sur l'évaluation et la mesure de la performance bancaire. Cependant, l'objectif de travail de recherche est d'étudier l'impact de la crise sur la performance des banques Tunisiennes.

Dans ce cadre, nous avons développé un approche empirique dans laquelle nous avons vérifié si la crise financière 2007-2008 a affecté ou non la performance des banques commerciales Tunisiennes. Notre investigation empirique a été élaborée par l'estimation d'un modèle de régression linéaire (Ben Naceur et Goaied (2003)). Ce modèle présente deux mesures de performance à savoir le ROA et la NIM qui seront expliquées par des variables relatives à la banque, des variables macro-économiques et des indicateurs de la structure financière. L'estimation des modèles sera effectuée par la méthode MCO sur des données de panel. Ce travail de recherche est basé sur des données collectées auprès des rapports relatifs à des organismes collectifs nationaux telles que la BVMT, la BCT, l'INS et l'APBTEF.

A partir des résultats obtenus nous avons constaté que la crise financière 2007-2009 a un impact sur la performance des banques commerciales Tunisiennes. Dans ce cas, nous avons accepté l'hypothèse de notre recherche qui vérifie l'existence d'une influence sur la rentabilité des banques Tunisiennes par la récente crise. Notons ici que la crise a faiblement affecté la rentabilité des banques Tunisiennes. L'impact faible de la crise se justifie par plusieurs causes à savoir la politique de contrôle exigée par la Banque Centrale de la Tunisie, l'indépendance du marché financier Tunisien des autres marchés internationaux, la bonne gestion des risques bancaires et l'absence des mouvements de capitaux vers l'étranger.

En fait, les actions fournisses par les autorités de régulations en Tunisie chapeautées par la BCT sont assez importante au niveau du fonctionnement des banques. Cela est considéré comme important pour garantir la bonne croissance au niveau de l'efficience des banques Tunisiennes ainsi que de rendre la situation des banques saine.

Aussi, il faut à noter que la recherche de la performance bancaire constitue un objectif primordial pour l'ensemble des banques. Cependant, la forte concurrence entre les banques Tunisiennes est bien remarquable. Généralement, pour s'exposer contre le risque issu des turbulences financières, il faut adopter un ensemble de réformes de l'architecture du système financier international. Ces réformes doivent renforcer la cohérence mondiale et la qualité des normes réglementaires, renforcer la coordination internationale entre les autorités de surveillance financière, renforcer la surveillance macroéconomique et la prévention des crises en regroupant les aspects macro et micro-prudentiels, consolider la stabilité financière, développer des systèmes d'alerte rapide et renforcer les capacités de gestion des turbulences financières et de règlement des chocs aux niveaux national.

Donc, la crise financière 2007-2009 a touché la majorité des économies mondiales. Mais, ce qui est à noter c'est que l'ampleur de la crise se différencie d'un pays à un autre selon le degré de dépendance à l'économie des Etats Unis.

Résumé :

La crise financière déclenchée en 2007 est marquée par une crise de liquidité interbancaire et une crise du crédit. Elle trouve son origine dans l'éclatement des bulles économiques, les lacunes en matière de transparence et de divulgation de l'information et la faible surveillance. Elle s'est accentuée également en 2008 avec la faillite de plusieurs établissements financiers, provoquant un début d'une crise systémique et la mise en difficulté de plusieurs États. En outre, elle a comme conséquence un ralentissement généralisé de l' activité économique, voire des récessions dans plusieurs pays. En fait, dans ce travail de recherche nous avons étudié les différentes causes de cette crise, ainsi que son impact sur la performance des banques des pays du monde entier. Nous avons montré les différentes études relatives à l'évaluation et la mesure de la performance bancaire. D'ailleurs, nous avons analysé l'impact de la crise financière 2007-2009 sur la performance des banques commerciales Tunisiennes. Nous avons utilisé un modèle de régression linéaire simple pour la mesure de la performance bancaire. Enfin, nous avons conclu que le système bancaire Tunisien a été faiblement exposé aux effets de contagion de la crise financière à cause de son non compétitivité et de sa faible intégration dans les marchés financiers internationaux.

Mots clés : Subprimes, Crise financière, systémique, Contagion, récession économique, performance bancaire.

Summary:

           The financial crisis started in 2007 is marked by an interbank crisis of liquidity and a crisis of the credit. It finds its origin in the bursting of the economic bubbles, the gaps transparency information disclosure and the weak monitoring. It was also accentuated in 2008 with the bankruptcy of several financial institutions, causing a beginning of a systemic crisis and the setting in difficulty of several States. Moreover, it has like consequence a generalized deceleration of the economic activity, even of the recessions in several countries. In fact, in this research task we studied the various causes of this crisis, like its impact on the performance of the banks of the countries of the whole world. We showed the various relative studies with the evaluation and the measurement of the banking performance. Moreover, we analyzed the impact of the financial crisis 2007-2009 on the performance of the Tunisian trade banks. We used a model of linear regression simple for the measurement of the banking performance. Lastly, we concluded that the Tunisian banking system was slightly exposed to the effects of contagion of the financial crisis because of sound not competitiveness and its weak integration in the international financial markets.

Key words: Subprimes, Financial crisis, systemic, Contagion, economic recession, banking performance.  

* 1 _ Le crédit subprime : est un Crédit immobilier (Gagé sur le logement, Taux variables, Indexés sur le taux directeur de la banque centrale (Fed), à haut risque (Segment limité du marché du crédit immobilier, 20% des ménages les plus pauvres, Avec défaut de paiement) et Montant négligeable des actifs physiques et financiers.

* 2 _ Fried. M. (2008), « De la crise des Subprimes à la crise financière », Les Cahiers Lasaires, N°35, Avril.

* 3 _ Gravereau. J. Truman. J. (2004), « crises financières » PP 175.

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* 5 _ Bordo. M. et al. (2001), « Is the crisis a problem Growing More Severe ?, Economic Policy, 50-82.

* 6 _ Ce type de crise est appelé border line and smaller ou non systémiques selon Bordo et al.

* 7 _ Caprio. G. Klingebiel. D. (2003), « Episodes of Systemic and Borderline Financial Crises ». World Bank.

* 8 _ Boyer. R. Dehove. M. Plihon. D. (2004), « Les crises financières », La Documentation Française, Paris.

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* 27 _ Les compagnies d'assurance dites monolines (Financial Garanty Insures) effectuent de l'assurance crédit sur des obligations émises par des collectivités locales essentiellement américaines ou sur des tranches de produits structurés. Les monolines couvrent deux types de titres tels que ; les obligations émises par des collectivités locales ou municipal bonds les produits structurés incluant les Asset-Backed-Securities (ABS) et les collateralised debt obligations (CDO).

* 28 _ Demyanyk. Y. Hermert. O.V. (2008), « Understanding the subprime mortgage crisis », Working Paper, Federal Reserve Bank of St Louis.

* 29 _ Désigne la titrisation d'actifs refinancés à moyen terme qui qualifie le refinancement moyen terme et de type obligataire.

* 30 _ Désigne la titrisation de créances financières telles que les prêts ou les obligations d'entreprise. Le but de cette titrisation est de recréer de la liquidité ou de se défaire sur un tiers d'un risque de non-remboursement.

* 31 _ Des titres adossés sur des créances hypothécaires commerciales.

* 32 _ Instruments des marchés des capitaux conçus pour transférer le risque de crédit d'une partie à une autre.

* 33 _ Des titres adossés à des prêts hypothécaires.

* 34 _Dupuis. F. D'Anjou. M. (2008), « Tendances des matières premières : La crise financière amplifie la correction des prix des matières premières », Etudes Economiques, Octobre, PP 1-4.

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* 45 _ Le maintien durable de bas taux d'intérèt, combiné aux innovations financières porteuses des mécanismes de la « finance de Ponzi ». Le financement « Ponzi » (Charles Ponzi était un escroc américain qui avait trompé 30 000 investisseurs sur la base d'un projet fictif dans les années 20). Il caractérise les individus et les firmes qui, pour financer les intérêts de leur dette, sont dans l'obligation de s'endetter de nouveau puisqu'ils parient sur des projets d'investissement à très long terme dont le rendement ne génère pas entre temps des revenus suffisants pour couvrir les intérêts de l'emprunt.

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* 50 _ C'est une agence Américaine implantée en France spécialisée dans la notation des établissements de crédits, des entreprises commerciales et industrielles, des compagnies d'assurance, etc.

* 51 _ C'est une agence américaine qui a pour objectif la notation industrielle.

* 52 _ C'est une agence de notation Française spécialisée dans la notation des activités des principaux secteurs économiques.

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* 70 _ Le rendement des fonds propres des entreprises non financières et des banques.

* 71 _ C'est le Ratio de Rentabilité des Capitaux Propres qui est mesuré par le rapport du résultat (ou bénéfice) net aux fonds propres. Il exprime la rentabilité financière.

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* 73 _ Entre le troisième trimestre de 2008 et le deuxième trimestre de 2009, les exportations régionales ont baissé de 22% en volume, les pays les plus ouverts ou les plus spécialisés étant davantage frappés que les autres.

* 74 _ Sur un an, les créances au secteur privé ont continué d'augmenter jusqu'à l'été de 2009 mais à un rythme deux fois moins rapide au Brésil, en Argentine et au Venezuela. Ils baissent au Mexique et stagnent au Chili et en Colombie.

* 75 _ La consommation des ménages a baissé dans plusieurs pays tandis que l'investissement s'effondrait de près de 20% sur un an au Brésil, au Chili, au Mexique et en Argentine.

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* 122 _ NPBT= Net profit before tax; NPAT=Net profit after tax

BTCR =NPBT as per cent of capital and reserves

A TCR =NPAT as per cent of capital and reserves

BTCRTB =NPBT as per cent of capital and reserves and total borrowings

BTTA =NPBT as per cent of total assets

BTSETA = NPBT+staff expenses as per cent of tota assets

BTSEPLTA = NPAT+staff ex~nses+provision for loan losses as per cent of total assets.

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