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Perception et pratiques des populations du département sanitaire de Mulundu au Centre- Est du Gabon face au paludisme

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par Franck Rodrigue NDZONDO
Université protestante Edwin Cozzens d'Elat - Master en santé publique 2012
  

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I : CADRE THEORIQUE DE L'ETUDE

I.1: Contexte de l'étude

Le paludisme est une maladie fébrile, fréquente dans les pays tropicaux. L'agent causal est un parasite du type plasmodium transmis par les moustiques femelles du genre anophèles. Pendant la première partie du XXème siècle, de nombreuses initiatives ont été menées au plan international contre cette parasitose. La Fondation Rockefeller a par exemple a mis en place un programme de recherche spécifique dans les années trente, contribuant ainsi à l'élimination des vecteurs sur le continent américain et en Europe [34].

Aussi, la malaria a-t-elle disparu de la plupart des pays occidentaux dès 1946, date de la création de l'OMS qui s'est fixé pour objectif d'éradiquerce fléau. Dans cette optique, la 8ème AMS a lancé en 1955 le PEP (Programme d'Éradication du Paludisme) fondé sur la combinaison de deux outils : la chloroquine, premier antipaludique de synthèse et le pesticide DDT (Dichlorodiphényltrichloroéthane). Cependant, l'orientation technologique et le pilotage vertical de cette campagne ont négligé les réalités locales. Enfin, les résistances croissantes développées par le Plasmodiumet les moustiques ont aggravé les difficultés financières et organisationnelles du PEP qui a connu un échec flagrant, sanctionné publiquement par l'AMS en 1969 [34].

 Dès lors, la maladie semble disparaître de l'agenda international jusqu'aux années quatre-vingt-dix, avant qu'une succession d'initiatives ne permette le redéploiement de l'action antipaludéenne. Citons à cet égard, la conférence d'Amsterdam organisée par l'OMS en 1992 où l'élimination de la parasitose sera inscrite dans les OMD. En outre, la déclaration d'Abuja engage en 2000 les chefs d'État et de gouvernement africains à faire reculer de moitié dans les dix ans à venir, la mortalité due au paludisme. Parallèlement, un nouveau système de coopération est établi, au sein duquel certains acteurs privés  comme la Fondation Gates  occupent une place charnière. Cette configuration favorise le rapprochement avec les firmes transnationales, en particulier les laboratoires pharmaceutiques [34].

Il va se créer autour d'un mode de partenariats public-privé une organisation des structures, avec RBM, MMV (Médecines for Malaria Venture) ou encore MVI (Malaria Vaccine Initiative) qui voient le jour entre 1997 et 1999. Cette évolution concerne également les modalités du financement avec la création du Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la Tuberculose et le Paludisme en janvier 2002 dont le volume s'est accru considérablement. Les efforts conjugués de la Fondation Gates, du Malaria Booster Program, de la Banque mondiale et du PMI (United States President's Malaria Initiative) pourraient bientôt atteindre l'objectif de 5 milliards de dollars par an. Désormais, le Plan d'action mondial contre le paludisme, proposé par RBM en 2008, sert de feuille de route à la plupart des intervenants [34].

Au Gabon l'acquisition des 4eme et 5eme Rounds du Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la Tuberculose et le Paludisme en 2005, les multiples actions dans le cadre du RBM et autres partenaires vont booster la lutte. Mais les résultats et l'impact souhaités n'ont pas été atteints. L'un des axes majeurs de cette bataille à savoir la prévention n'a pas réussi à impacter les populations par un véritable travail de déconstruction en matière de croyances et représentations sociales autour du paludisme.

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"En amour, en art, en politique, il faut nous arranger pour que notre légèreté pèse lourd dans la balance."   Sacha Guitry