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La maladie de Basedow: rôle du système immunitaire

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par Karim CHAJAI
Université Abdelmalek EssaàŻdi ; faculté des sciences Tétouan - Licence d'études fondamentales en sciences de la vie biologie cellulaire et moléculaire 2013
  

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1.2. Définition

En 1897, le microbiologiste allemand Paul Ehrlich découvrait l'une des caractéristiques fondamentales du SI : son pouvoir de discriminer le "soi" du "non-soi". Par l'expression horror autotoxicus, il était le premier à définir la capacité du SI de rejeter les substances étrangères tout en laissant intactes les structures de l'organisme. Ehrlich postulat alors que toute anomalie dans la reconnaissance du "soi" et du "non-soi" pouvait déclencher l'apparition d'une réaction immunitaire contre un ou plusieurs des constituants de l'organisme, entrainant son auto-destruction. Ehrlich venait de définir la pathologie auto-immune (Bernard et batteux, 2003).

Les réponses auto-immunes sont une conséquence naturelle des répertoires étendus des récepteurs des cellules B et T, ce qui leur permet de reconnaître n'importe quel pathogène. Bien que ces répertoires soient purgés de la plupart des récepteurs qui se lient avec une forte affinité aux Ag du "soi" rencontrés au cours de leur développement, ils contiennent toujours des récepteurs de faible affinité qui réagissent contre certains Ag du "soi". Les experts ne savent pas exactement ce qui déclenche l'auto-immunité pathologique, mais des facteurs environnementaux et génétiques, particulièrement le génotype du CMH, sont couramment mentionnés. C'est seulement lorsque les réponses auto-immunes sont prolongées et qu'elles causent des lésions tissulaires durables qu'elles attirent l'attention du corps médical (Janeway et Travers, 2003). Ainsi, une MAI est une lésion tissulaire ou l'altération d'une fonction physiologique causée par une réaction auto-immune. Il importe de faire cette distinction car des réactions auto-immunes peuvent survenir en absence de maladies ou en présence de maladies relevant d'autres mécanismes (comme l'infection). La preuve que l'auto-immunité cause une maladie particulière doit répondre à un certain nombre de critères, comme dans les postulats de Koch à propos de l'implication de micro-organismes dans des pathologies infectieuses (Tab.1.) (Chapel et al., 2004).

L'auto-immunité constitue une cause importante dans le large répertoire des pathologies. On a estimé qu'au moins 1 à 2% de personnes souffrent de MAI dans les pays développés, alors que la prévalence parait s'élever dernièrement. Toutefois, dans de nombreux cas, des maladies associées à des réponses immunitaires incontrôlées sont qualifiées d'auto-immunes sans que des réponses contre des Ag du "soi" aient été clairement démontrées (Chapel et al., 2004).

Tableau. 1. Critères qu'une réponse auto-immune particulière doit satisfaire pour être considérée responsable d'une maladie auto-immune (Chapel et al., 2004).

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