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Agriculture et croissance économique dans les pays de l'UEMOA ( Union économique et monétaire ouest-africaine )

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par Anata KOSSI
Université de Lomé Togo - Master en économie du développement 2012
  

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2.3.2. Politiques agricoles nationales

Les politiques et stratégies nationales agricoles en vigueur de nos jours dans les pays de l'UEMOA sont similaires.

Au Bénin c'est le Plan Stratégique pour la Relance du Secteur Agricole (PSRSA) qui constitue depuis 2006 le document de référence en matière de développement du secteur agricole. Dans ce plan, les objectifs visés sont d'abord d'accroître les productions végétales, animales, halieutiques, et promouvoir filières porteuses, ensuite d'améliorer la productivité et la compétitivité agricoles et enfin, d'améliore l'environnement institutionnel, financier, juridique et politique du secteur agricole.

Au Burkina-Faso et au Niger, c'est Stratégie de Développement Rural (SDR) à l'horizon 2015 qui donne une orientation à l'agriculture. Elle a pour objectif global d'assurer une croissance soutenue du secteur rural en vue de contribuer à la lutte contre la pauvreté, au renforcement de la sécurité alimentaire et à la promotion d'un développement durable. Spécifiquement elle vise à i) accroître les productions agricoles, pastorales, forestières, fauniques et halieutiques grâce à l'amélioration de la productivité ; ii) augmenter les revenus grâce à une diversification des activités économiques en milieu rural ; iii) renforcer la liaison production/marché ; iv) assurer une gestion durable des ressources naturelles ; v) améliorer la situation économique et le statut social des femmes et des jeunes en milieu rural; et vi) responsabiliser les populations rurales en tant qu'acteurs de développement.

En Côte d'Ivoire, les grandes orientations du développement en général et celles du secteur agricole en particulier, étaient jusqu'en 1985 fixées dans le cadre de plans quinquennaux, lesquels étaient entérinés par une loi, dite « loi plan ».

Avec l'abandon des plans quinquennaux, la nécessité de définir les orientations et les choix politiques au sein même des Départements Ministériels s'est imposée. Ainsi, démarrait en 1990 les travaux de réflexions ayant abouti à l'approbation en Conseil des Ministres le 2 juillet 1993 du "Plan Directeur du Développement Agricole (PDDA) 1992-2015" dans lequel ont été définies les grandes lignes de la politique agricole ivoirienne. Les objectifs majeurs qui y figurent, visent : (i) l'amélioration de la compétitivité, notamment par l'accroissement de la productivité, (ii) la recherche de l'autosuffisance et de la sécurité alimentaires, (iii) la diversification poussée des productions agricoles ; (iv) le développement des pêches

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maritimes, lagunaires et continentales ; (v) la réhabilitation du patrimoine forestier. Le Plan Directeur du Développement Agricole constitue depuis lors le document de référence voire l'instrument de politique en matière d'agriculture, d'élevage, de pêche et de forêts.

Mais le Plan Directeur du Développement Agricole, source de ces lois spécifiques, n'a pas fait l'objet d'adoption par le Parlement et il se pose dès lors un problème de cohérence. La logique commande, en effet, qu'il existât au préalable une loi à caractère général. La Loi d'Orientation Agricole (LOA) en Côte d'Ivoire se présente donc comme un cadre de référence et d'application de toutes les politiques et stratégies de développement agricole. C'est un outil politique et juridique qui impulse oriente et réglemente les actions, les textes et les décisions.

La LOA a pour objectif de devenir un outil important qui permettra d'intégrer les mutations actuelles, telles que la décentralisation, ainsi que les perspectives d'intégration régionales et internationales. Pour l'élaboration de cette loi, il est donc important de tenir compte des engagements régionaux et internationaux (UEMOA, CEDEAO, NEPAD), de s'assurer de la compatibilité de la stratégie de développement agricole avec la politique agricole régionale mais également avec les accords de partenariats économiques (OMC, Cotonou).

En Guinée Bissau, c'est la Nouvelle Lettre de Politique de Développement Agricole (NLPDA) 2006-2015. Elle vise à (i) améliorer l'efficacité et l'efficience des exploitations familiales et des marchés, (ii) promouvoir l'entreprenariat agricole grâce à la stimulation de l'initiative privée et (iii) améliorer l'efficacité des exportations. Elle va s'appuyer sur les dynamiques d'investissement privé, de production et de recherche de productivité dans l'agriculture. Son impact devra se mesurer par : a) l'amélioration de la sécurité alimentaire à travers la diversification des productions vivrières et la réduction des importations de riz ; b) l'amélioration progressive de la balance des paiements.

Au Mali, c'est le schéma directeur du secteur développement rural (SDDR). Ce schéma a pour objectifs : le développement des infrastructures rurales et des équipements agricoles, la valorisation des filières agricoles et amélioration de leur compétitivité, la relance des exportations des produits agricoles, forestiers, d'élevage et de pêche, l'intensification et la diversification des productions agricoles, le renforcement de la sécurité alimentaire, la promotion du crédit et de financement du secteur rural, la gestion rationnelle des ressources naturelles en vue d'un développement rural durable. Il est suivi de la lettre de politique de développement institutionnel (LPDI) et d'une loi d'orientation agricole, ainsi que d'un programme spécial sur l'intensification de la culture du riz dénommé initiative riz.

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Au Sénégal, c'est la Loi d'Orientation Agro-Sylvo-Pastorale (LOASP) de 2004 qui donne une orientation stratégique globale pour l'agriculture sénégalaise sur un horizon de 20 ans, orientation fondée sur le renforcement des exploitations familiales. La LOASP remplace l'ensemble des politiques agricoles sectorielles au Sénégal. Elle est suivie du Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (D.S.R.P. II), du plan REVA (Retour vers l'Agriculture) en 2006, dont l'objectif étant de créer les conditions d'un retour massif et durable à la terre : plus de producteurs mieux implantés, c'est une production plus importante, et une sécurité alimentaire mieux maîtrisée, ce qui est un préalable à tout développement économique futur, et de la GOANA (Grande Offensive Agricole pour la Nourriture et l'Abondance) en 2008 qui se donne des objectifs de production ambitieux pour atteindre la sécurité alimentaire et qui est orientée autour de cultures stratégiques, céréalières et vivrières : maïs, riz paddy, manioc.

Au Togo, les politiques agricoles sont inscrites dans plusieurs documents à l'instar du document de Stratégie nationale de développement à long terme (SND) 2006-2015, de celui de la Stratégie de Développement du Secteur agricole (SDR) validé en 2004, de la Note de politique agricole (NPA) pour la période 2007-2011 qui vise à actualiser la déclaration de politique de développement agricole (DPDA) et de la Stratégie de relance de la production agricole (SRPA) - Plan d'urgence période 2008-2010. La SND et la SDR se complètent et ont pour objectifs, d'une part :

- d'améliorer la productivité agricole et les disponibilités alimentaires ;

- d'améliorer le niveau d'accès des groupes vulnérables aux aliments de qualité et promouvoir des activités génératrices de revenus en milieu rural ;

- d'améliorer le niveau nutritionnel de la population vulnérable ;

- et de sensibiliser la population sur l'impact d'une bonne alimentation sur son état de santé.

Et d'autre part :

- d'améliorer la productivité des productions vivrières ;

- de développer et consolider les cultures traditionnelles d'exportation et promouvoir de nouvelles filières d'exportation ;

- de structurer le monde rural, afin de permettre la responsabilisation et la prise en charge progressive du développement par les communautés de base ;

- d'améliorer l'efficacité des services d'appui à la production ;

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- de prévenir, voire inverser les phénomènes de dégradation des ressources naturelles ; - de promouvoir le secteur privé agricole et rural ;

- et d'améliorer l'équipement rural.

2.4. Financements agricoles

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