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Portage vaginal et profil de sensibilité du streptocoque du groupe b chez la femme enceinte à  l'hôpital gynéco-obstétrique et pédiatrique de Yaoundé

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par Chatté ADAWAYE
Université de Yaoundé I - Diplôme de master en sciences biomédicales 2009
  

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CHAPITRE V

DISCUSSION

Portage vaginal et profil de sensibilité du Streptococcus agalactiae aux antibiotiques chez la femme enceinte à HGOPY

1. Fréquence des germes rencontrés dans les PCV

Le germe le plus rencontré dans notre série est Candida albicans comme on pouvait toujours s'y attendre et représente pour lui seul 45,16% des germes rencontrés en culture mono microbienne et 77,79% avec Gardnerella vaginalis en culture poly microbienne. Fari A et al. affirment que ce germe est en effet celui qui est le plus souvent rencontré dans les vaginites même en dehors de la grossesse.

Cette fréquence de Candida albicans trouvée dans notre étude est légèrement inferieure à celle trouvée par Maniatis AN. et al. qui est de 54.1% chez 6226 femmes enceintes. Par contre elle avoisine celle rapportée par Foumane à l'HGY (48,45% des patientes sur 192 femmes enceintes). B. Balaka et al. au Togo trouvent un taux de 33,3% qui est inferieur au notre.

Les autres germes rencontrés en culture mono microbienne chez les femmes enceintes sont : Gardnerella vaginalis qui représente 22,58%. Ce taux avoisine celui de Maniatis AN. et al. qui est de 27.2% ; le SGB occupe la troisième place avec 8,60% et Escherichia coli occupe la 4ième place avec 4,30%. En culture poly microbienne le SGB et Candida albicans occupe la deuxième place avec 11, 11% et 5,55 % avec Enterobacter cloacoe.

Le taux élevé de Candida albicans, Gardnerella vaginalis et la présence des autres germes peut être expliqué par les conditions de vie difficiles rendant beaucoup des femmes sujettes à des conditions d'hygiènes dérisoires, créant ainsi des vaginites facilitées par l'usage intempestif d'antiseptiques qui baisse le PH du vagin, ce qui entrainera la montée des germes vers le haut appareil d'emblé stérile. Soit par une mauvaise hygiène ; soit par l'utilisation abusive des antibiotiques à large spectre.

Portage vaginal et profil de sensibilité du Streptococcus agalactiae aux antibiotiques chez la femme enceinte à HGOPY

2. Taux du portage vaginal du SGB

Au terme de notre étude, un taux de portage vaginal du SGB de 7,7% a été retrouvé chez les femmes enceintes. Ce taux est moins important que celui retrouvé au Canada par Seaward PG et al. en 1998 qui est de 11%; Il est de 12 % en Belgique pour SCHUCHAT A. et al. en 2000; Ce chiffre est aussi moins important que celui retrouvé en France par l'ANAES en 2001 qui est de 10% [ANAES;2001] alors qu'en 2003, le taux est rapporté à 9,6% par Joelle Loulergue et al. Par contre, Feriani A. et al. ont trouvé quant à eux un taux de 13% en Tunisie en 2006. La plus part des auteurs donnent un taux de portage vaginal variant entre 10 et 40% [Bevilacqua et al.;1999; Clay LS et al.;1996; Horvath B et al.;1998; Maniatis AN et al.;1996], d'autres par contre donne un taux de prévalence qui oscillent entre 12 et 15 % [Rosa F et al. 1999 ; Gil EG et al.; 1999 ; Claeys G et al.;2001; Cueto M et al.;1995].

Par contre le taux trouvé dans notre série avoisine celui de 6,70% [35] trouvé par Foumane à l'Hôpital Général de Yaoundé ; il est par conséquent cohérent avec la prévalence obtenue en Abidjan par A. Kacou et al. qui est de 7.3% et est aussi proche de celle de Schmidt et al. en Ethiopie qui est 9% ; Bagnani A et al. ont trouvé aussi un taux de prévalence avoisinant le notre qui est de 8,18%. En France, dans une étude multicentrique (23 centres) ayant fait une étude de prévalence et d'antibiogramme sur le SGB en 2003, Joelle Loulergue et al. rapportent que la prévalence varie selon les centres et se situe entre [5,1 à 22,5%], les centres N° 6, 7 et 8 ont trouvé des taux de prévalence semblables au notre avec respectivement 7% (sur 127 femmes enceintes) , 7,6% (sur 52 femmes enceintes) et 7,7% sur 195 femmes enceintes.

Dans la mesure où les différentes études n'ont pas suivi un même protocole au sens strict pour l'identification du SGB, l'utilisation des différentes méthodes pourrait bien expliquer les variations des prévalences constatées. Ainsi, si un élément technique explique ces variations, il faut probablement le chercher dans

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la qualité du prélèvement, de la mise en culture et des techniques d'identifications.

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