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Mourir au Burundi: gestion de la mort et pratiques d'enterrement (de la période pré- coloniale à  nos jours )

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par Emmanuel NIBIZI
Université du Burundi - Licence en histoire 2005
  

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INTRODUCTION GENERALE

1. Présentation du sujet

D'une manière générale, le sujet du présent travail n'est pas inédit. La situation des cimetières a déjà fait l'objet de beaucoup d'écrits. Cependant, au Burundi, les ouvrages sur le problème des cimetières et de la mort restent encore moins nombreux, voire quasi-inexistants. Certes, dans le monde entier, le sujet des cimetières et, partant le sujet de la mort est « de tous les spectres de ce monde, le plus effrayant»1 mais l'historien que nous sommes pourrait y trouver son intérêt.

2. L'intérêt et motivation du sujet

2.1. L'intérêt du sujet

Le sujet des cimetières touche, en fin de compte à des sensibilités extrêmes et au « tabou de la mort». Mais, nous ne devons pas oublier que les cimetières posent des problèmes réels à la société. A cet égard, il suffit de se rappeler que la Paix confessionnelle d'Augsbourg (Bavière en Allemagne) de 1555, l'Edit de Nantes de 1598 et les Traités de Westphalie de 1648 qui, tous trois avaient pour but de pacifier les catholiques et les protestants en Europe, comportaient des clauses relatives aux cimetières. Ainsi, le droit de disposer des lieux de sépulture appartenait à l'autorité civile. Elle devait pourvoir à ce que toute personne décédée puisse être enterrée décemment2. On comprend que cette clause relative aux cimetières avait pour but de consolider la cohésion nationale et d'assurer la paix confessionnelle entre catholiques et protestants, paix durement mise à l'épreuve par la kulturkampf3 après la proclamation du dogme de l'infaillibilité du pape en 1870.

Et dans certains pays du monde, plusieurs sources font état des pratiques innommables d'irrespect des cimetières, notamment leur profanation dans les Balkans et ailleurs.

1. A. BARRAU, Socio- économie de la mort: De la prévoyance aux fleurs de cimetière, Logiques sociales, l'Harmattan,

2. L'article 53 al.2 de la Constitution Suisse de 1874.

3. Le mot "kulturkampf" désigne l'ensemble des mesures (1871-1878) prises par Bismarck contre la montée du parti du centre, parti des catholiques. L'enseignement devrait par exemple être contrôlé par des laïques, des congrégations, comme celle des Jésuites furent chassées,... Le kulturkampf (" combat pour la civilisation") devait avoir des conséquences sur la politique religieuse de la Suisse et de l'Autriche.

2

Ainsi donc, étant donné que les cimetières constituent une "excellente" et incontournable demeure pour les retraités de l'existence auquel tout le monde est appelé à vivre par le sort, leur violation est un sacrilège. Ce n'est pas là notre problème, l'objet de l'étude étant d'insister sur l'évolution historique des cimetières au Burundi dans la longue durée. Aussi, d'autres aspects de la mort méritent d'être relevés même dans le cas de notre pays.

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