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Analyse diagnostic de la mise en place de l'apm nosy ve-androka dans le littoral sud de Toliara (région du sud ouest de Madagascar)

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par Tolojanahary RAKOTONIRINA
Institut halieutique et des sciences marines (IH.SM ) , Université de Toliara-Madagascar - Diplôme d'études approfondies en océanologie appliquée 2011
  

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3. DISCUSSION

3.1. Opportunités de création et zonages préliminaires 3.1.1. Opportunités de création

Les résultats de cette étude nous ont permis d'identifier des opportunités qui devront être valorisées pour la création de l'APM, notamment durant la phase de sensibilisation et de négociation des limites. Les opportunités concernent les aspects suivants :

l'émergence des « mpizaka » est une structure traditionnelle mais devenue un outil de gestion de conflits au niveau de la commune ;

des sites touristiques sous exploités existent dans la zone mais ils sont faciles à valoriser avec l'existence de quelques infrastructures déjà en place (cas de Fanambosa, Ambohibola, Itampolo, Tariboly, Ambola, Ambatomifoke, Limbeitake) ; les Tanalana s'impliquent davantage dans le domaine de la pêche, facilitant par exemple la sensibilisation sur la diversification des activités ; un axe est déjà connu dans le domaine de l'écotourisme, notamment la complémentarité avec le Parc National Tsimanampesotse ; des exemples réussis de culture maraîchère et de pépinière dans quelques localités pouvant servir de base de diffusion de nouvelles activités génératrices de revenus. des structures villageoises, notamment les « komitindriake » existent déjà dans chaque village facilitant la sensibilisation et la négociation.

3.1.2. Zonages préliminaires

3.1.2.1. Première ébauche de zonage

Les études faites en 2007 par WWF dans la zone du système récifal corallien de Toliara ont permis de proposer un zonage de l'APM au Sud de Toliara. Les experts ont été élaborés ce zonage selon une approche multicritères où les aspects écologiques et les aspects socio-économiques ont été tenus en considération tout en suivant les principes de base de gestion d'une APM.

Aire de Nosy Satrana : l'aire englobe l'île de Nosy Satrana, les mangroves au Sud, ainsi que l'ensemble du récif frangeant. Elle a une superficie de 2600ha environ. Cette parcelle aura des objectifs de gestion prioritaires tels que l'écotourisme et la gestion durable des ressources (zone d'usages contrôlés). Les zones de conservation stricte resteront restreintes.

Aire de Beheloke Nord : d'une superficie de 1.690 ha, elle intègre des sites de bonne diversité et sera proposé en co-gestion au village de Beheloka. Elle intègre également un passe, qui est proposé en tant que zone d'usages contrôlés de 500 ha.

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La figure 23 montre la première ébauche de zonage.

Figure 21: Ebauche de zonage en 2006

Source : Ranaivomanana, 2007

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Aire d'Ambola Nord : cette aire couvre 4.000 ha. A côté de cette aire, il est proposé d'installer deux Zones d'Usages Contrôlés de 2.000 ha en tout. Les communautés de base d'Ambola ou éventuellement des villages encore non déterminés seront sollicités pour jouer un rôle actif dans la co-gestion de cette parcelle.

Aire d'Ambola Sud : l'objectif de gestion de cette zone d'une superficie de 6.280 ha sera la conservation, car les pressions de pêche sont encore largement absentes. Au Nord et au Sud de la parcelle, deux Zones d'Usages Contrôlés de 2.000 ha en tout seront installées. Ces dernières auront aussi une fonction de tampon pour mieux protéger la zone centrale.

Aire d'Itampolo : l'Aire d'Itampolo resterait encore à définir. La population semblerait cependant très motivée pour protéger leurs ressources marines, notamment contre des plongeurs de concombres de mer.

Les sous zones proposées au titre de zones de gestion : le récif frangeant entre la parcelle de Nosy Satrana et celle de Beheloka Nord sera proposé au titre de zone de gestion des ressources (1.500 ha). Au Nord le village de Maromena et au Sud le village de Befasy seront engagés dans ce processus qui leur permettra de mieux contrôler l'exploitation de certaines ressources clés pour leur mode de vie et leurs revenus.

L'objectif primaire des zones de gestion n'est pas l'octroi d'un droit exclusif, mais l'application de règles durables valables pour tous et contrôlés par les communautés de base locales. Ainsi les deux villages gardent le contrôle sur l'évolution de leur récif.

Le récif situé devant le village de Beheloka et comprenant deux passes sera proposé aussi comme zone de gestion pour la communauté de base de Beheloka. Il en est de même pour le récif frangeant directement devant le village d'Ambola pour la COBA d'Ambola (500 ha). Les zones de gestion comprennent généralement tout le transect de la ligne de plage jusqu'au piedmont de la pente externe de récif. Au Sud, le village de Lanivato bénéficiera d'une zone de gestion de récif frangeant sur environ 700 ha.

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"Je ne pense pas qu'un écrivain puisse avoir de profondes assises s'il n'a pas ressenti avec amertume les injustices de la société ou il vit"   Thomas Lanier dit Tennessie Williams