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Analyse comparative de la solvabilité au sein des institutions bancaires: cas de la TMB, Rawbank et BCDC.

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par Pascal NTIBAMENYA
ISC Goma - grade 2014
  

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0. INTRODUCTION

0.1 ETAT DE LA QUESTION

L'univers de recherche scientifique est beaucoup plus illimité sur le point de vue de son contenu et de toutes ses formes. Tout problème qui se poserait pour y trouver solution apparait une étoile dans l'infinité de l'univers de vérité scientifique.

C'est dans cette optique que nous avions voulu résoudre l'unde ces problèmes.

En appui, nous citons à titre d'exemple, GAPARATA HAVUGHA Etienne1(*), qui avait travaillé sur l'analyse de la structure financière d'une institution bancaire cas de la BCDC de 2011 à 2012. Ce chercheur qui tâchait de trouver la performance de la BCDC du point de vue économico-financier et si la solvabilité dégagée était soutenued'une rentabilité saine. Au bout de ses analyses, il a trouvé que le FRN était positif durant le temps de sa recherche. Ce qui implique que les capitaux permanents finançaient la totalité des immobilisations et une partie de l'actif circulant, il y a respect de l'équilibre financier minimum. Ensuite, il constate que les ratios d'indépendance financière et de liquidité avaientprouvé que la BCDC a présenté une bonne santé financière durant cette période.

En plus nous citons aussi OSIRIRE MULIMBWA Elois2(*), il a voulu étudier les principaux déterminants de la rentabilité au sein de la BCDC. A la fin de son étude, il a trouvé que les principaux déterminants de la rentabilité sont les fonds propres, la liquidité, les charges d'exploitation et que la concurrence des banques est expliquée par la part de 0,94% pour la RAWBANK, 41,55% pour la BCDC, 18,96% pour la BIC et 2,39% pour la CRUCHE BANQUE.

Ce présent travail se diverge de ces précédents du fait qu'il parle de l'analyse comparative de la solvabilité dans les institutions bancaires cas de la RAWBANK et de la TMB, à travers ce thème il sera utile de déterminer le degré de solvabilité de ces banques.

0.2 PROBLEMATIQUE

Toute organisation du domaine humain, économique, philanthropique exige durant son existence des moyens performants concernant les ressources humaines, matérielles voire les ressources financières. Ces dernières ont de plus en plus d'importance capitale, elles permettent la réalisation de toutes les activités de l'entreprise en matière pécuniaire.

Le financement de ces activités produit des conséquences qui se manifestent durant toute l'existence de l'entreprise et parfois elles peuvent influencer les décisions de gestion et d'appréciation desesactivités.

Toute entreprise qui se veut performante doit avoir une gestion efficace et efficiente mais aussi elle doit respecter certaines règles ou principes de la gestion plus précisément les règles de l'analyse financière, un des meilleurs outils de la gestion. L'une de ces règles découle du postulat qui stipule que les capitaux utilisés pour financer une immobilisation, un stock ou une autre valeur de l'actif doivent rester à la disposition de l'entreprise pendant un temps au moins égale à la durée de cette valeur de l'actif.

Suite aux implications énormes qui sont l'étude de la structure du bilan et de son évolution, l'étude de l'interdépendance des postes du bilan, l'étude des comptes de formation du résultat, la surveillance de liquidités et de la trésorerie, la surveillance des marchés de capitaux et le choix de procédés de financements à court, à moyen ou à long terme, l'étude du risque en matière de crédit. La gestion financière se veut un de principaux soucis des gérants de l'entreprise qui doit disposer d'une organisation financière et comptable éminente, fonctionnelle procurant à son tableau de bord tous les renseignements synoptiques, clairement élaborés et suffisamment prompts pour l'efficacité de ses décisions3(*).

En matière de surveillance des marchés de capitaux et de choix des procédés de financement et l'étude des risques du crédit, l'analyse financière permet à l'entreprise de choisir un mode de financement favorable selon sa situation actuelle, un mode de financement qui ne pourra pas ruiner l'entreprise.

Les capitaux provenant des crédits obtenus auprès des obligataires et autre ne prennent pas part aux aléas favorables de l'entreprise, dans le futur ces fonds constituent d'une part une charge liée aux intérêts et d'autre part une trésorerie de mois liée au payement du principal que l'entreprise supportera durant toute l'existence de cette dette. De toutes les façons, l'entreprise ne pourra pas prospérer qu'en disposant des moyens appropriés en quantité et en temps voulu, car pour répondre favorablement à ses engagements liés à l'emprunt ou au crédit, celle-ci doit disposer des liquidités lors du payement. Certes la banque n'est pas épargnée de la notion de rentabilité voire de la solvabilité, par ailleurs celle-ci ne fonctionne, en grande partie, qu'avec les fonds d'autrui reçus en quasi-totalité sous forme des dépôts de ses clients et des dettes obtenues sur le marché du refinancement ou le marché interbancaire ; de ce fait la rentabilité et particulièrement la solvabilité constituent une des caractéristiques utiles à la survie de toute banque.

En effet, la solvabilité est définie généralement comme l'aptitude d'un agent économique à rembourser ses dettes lorsque celles-ci viennent à l'échéance4(*). Etre solvable c'est donc être capable d' « honorer sa signature », de « faire face à ses échéances »,de respecter ses engagements financiers.

Selon Edouard B. « l'argent c'est comme des femmes, pour le garder il faut s'en occuper un peu ou alors...il va faire le bonheur de quelqu'un d'autre »5(*),alors pour mesurer les enjeux associés à la solvabilité ; nous devons montrer que les conséquences émanant de la défaillance d'un agent économique peuvent conduire au redressement ou à la liquidation de ce derniers, une situation que n'importe quelle entreprise ne peut jamais désirer. Dans le cas des particuliers, les biens de ceux-ci peuvent être confisqués par les créanciers ou leurs salaires.

Dans le casd'une institution bancaire, une seule simple fausse rumeur d'insolvabilité peut amener d'une part les clients possédant des fonds dans la banque à venir demander leurs fonds d'un coup et d'autre part les créanciers de la banque se précipiterons tous d'être payés alors cette situation poussera une banque dans une insolvabilité généralisée alors qu'au départ sa trésorerie était positive. Cette insolvabilité peut alors déclencher un redressement judiciaire et dans le cas contraire, une liquidation judiciaire c'est-à-dire une disparition totale de la banque. La solvabilité constitue alors un impératif absolu dans la gestion d'une banque sur le point de vue financier.

C'est dans ce contexte que le présent travail de fin de cycle cherche à comparer le niveau de solvabilité des deux institutions bancaires et dégager leurs niveaux de performance. De ce fait, nous nous sommes posé les questions suivantes:

1. Ces deux banques sont-elles solvableset rentables, laquelle est meilleure?

2. Ces deux banques maîtrisent-elles l'équilibre financier?

* 1GAPARATA HAVUGHA Etienne, Analyse de la structure financière d'une institution bancairecasde la BCDC, TFC inédit, ISC-GOMA, 2011-2012

* 2OSIRIRE MULIMBWAElois, Analyse de l'incidence de la concurrence bancaire à Goma, cas de laBCDC, mémoire inédit, ISC-GOMA, 2010-2011

* 3A.R. François, Manuel d'organisation 2, Edition d'organisation, Paris, 1983, pp236-237

* 4Elie COHEN, Dictionnaire de gestion, 3ém Ed, la Découverte, Paris, 2001, p345

* 5Cité par, Elie COHEN, idem

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