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L'impact des technologies de l'information et de la communication sur l'entreprise.

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par Mohamed ZAZA
Ecole supérieure de technologie de Laayoune - diplôme universitaire de technologie  2016
  

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organisationnelle :

Ainsi, la société, dans son cadre général ou encore dans le cadre spécifique de l'entreprise, se trouve submergée par ces usages nouveaux aux effets parfois questionnables.

Toutes les tâches administratives dans l'entreprise ont connu depuis les années 80 des changements considérables, que ce soit par rapport à leurs objectifs, les moyens mis en oeuvre ou leur organisation. Ces mutations n'ont pu se faire que par le développement de nouveaux outils qui ont permis une nouvelle organisation du travail. En effet, les fonctions administratives n'avaient pas ou peu été touchées par les bouleversements que le monde de la production a connus depuis le XVIIIe siècle. Depuis cette époque, toute l'histoire de l'entreprise peut se lire comme une recherche constante d'amélioration de l'organisation pour faire des gains de productivité. C'est une suite de changements constants qu'a connu l'atelier.

Dans La Richesse des nations, publié en 1776, Adam Smith décrit l'émergence de cette nouvelle organisation du travail, qui a permis ainsi à une manufacture de produire de plus grandes quantités d'épingles (de 20 épingles par ouvrier avec une organisation artisanale à 4800 avec la mise en place d'une spécialisation des tâches). La première et la deuxième révolution industrielle sont une suite de gain de productivité produisant des volumes de plus en plus importants, avec des ressources de plus en plus réduites et dans des délais de plus en plus courts. Les gains de productivité croissants correspondent à la mécanisation de la production allant de pair avec le développement du taylorisme, puis du fordisme fondés sur l'organisation scientifique du travail.

Par contre, sur cette même période, l'organisation du travail administratif à l'opposé de celle de l'atelier, a connu peu d'évolution hormis l'arrivée du téléphone et de la machine à écrire au début du XXe siècle. Ces deux outils ont permis des gains de productivité dans la production de l'écrit et dans la communication, mais ont renforcé la coupure entre ceux qui concevaient l'information et les exécutants. À partir de la fin des années 70, l'informatisation du travail dans les bureaux allait bouleverser l'organisation de la gestion de l'information.

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Dès la fin des années 80, les outils informatiques allaient être mis en réseau, l'organisation du travail se transforma progressivement en système d'information. En parallèle, l'ergonomie des ordinateurs et leur technologie permirent de mettre à disposition de chacun son ordinateur personnel. Son expansion correspondait à une ergonomie facilitant son utilisation par des non-informaticiens.

Ainsi, après l'atelier, le bureau est entré lui aussi dans un processus de gains de productivité par le développement des TIC associées à une réorganisation du travail.

Toutes les activités administratives connaissent des mutations qui permettent :

· de réduire les délais, voire le temps réel,

· de diminuer les coûts,

· d'automatiser les tâches administratives,

· de développer et créer des services,

· de développer la capacité des utilisateurs à exploiter les informations existantes.

Ces mutations touchent désormais des activités se situant bien au-delà des tâches administratives et les travaux autour de la conception et du développement sont désormais concernés, notamment en recherche et développement, ainsi que la prise de décision.

Les TIC modifient de multiples fonctions de l'entreprise : informations décisionnelles, informations de communication, de création, et de données sociales. C'est ainsi qu'émerge une nouvelle forme d'organisation du travail, centrée notamment sur les activités collaboratives qui constituent une rupture culturelle importante, notamment lorsqu'elles impliquent des personnes situées dans des lieux, des situations hiérarchiques et des temporalités différentes. Cette forme d'organisation est non plus seulement fondée sur l'individu, mais sur la capacité qu'il a de travailler avec d'autres, base de la valeur et de l'innovation pour les entreprises.

Concrètement, il semble que les usages de la messagerie et du courrier électronique aient empiété sur d'autres outils. Le mail phagocyte par facilité, et par inertie d'usage, des fonctions qui devraient passer par d'autres techniques. Il semble par exemple que la pratique du « mail parapluie », qui consiste à faire augmenter le nombre de destinataires pour information, se multiplie. Elle est le signe d'une difficulté à la responsabilisation, et d'une obligation à la

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transparence et à la traçabilité. Cette pratique a également pour conséquence de démultiplier les volumes de mails, car pour une même information, on génère un facteur x de copies, dont l'essentiel n'a aucune utilité et capte un temps précieux de traitement de données.

La multiplication des flux de données impacte directement la performance individuelle des personnes, du fait du temps passé à traiter les informations. Par ailleurs, la nature même de la circulation de l'information a tendance à produire des rythmes de travail saccadés, jugés intrusifs, et peu propices à la concentration ou au suivi d'autres tâches. Le rapport d'augmentation des coûts des technologies sur l'effet de productivité réel est questionné.

La forte présence des TIC dans les entreprises génère également des conséquences sur la santé au travail. Les conséquences sur la santé des salariés sont très différentes des situations antérieures, elles semblent spécifiques aux métiers sédentaires. On note les pressions psychologiques et personnelles sur les salariés (tension, stress, burn out, etc.) générées par le rythme que suscitent les TIC. On remarque également des conséquences physiques néfastes sur les personnes, notamment du fait de la détérioration de l'ergonomie du poste de travail. Le temps de travail de plus en plus long génère de nouveaux risques sur la santé (troubles musculo-squelettiques - TMS, troubles visuels, etc.). Ces nouvelles pénibilités sont relatives à l'allongement de la vie professionnelle.

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