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Analyse des initiatives et innovations paysannes et leurs effets sur la sécurité alimentaire des ménages dans les terroirs de Damama et Elguéza dans le département d'Aguié au Niger.

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par Chaibou SALEY BOUGI
Abdou Moumouni Niamey - Ingénieur des Techniques Agricoles 2004
  

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4-1-2-3 Avantages tirés par catégories sociales

Au niveau du village de Damama, déjà à sa première année d'exercice le comité de gestion de la banque céréalière a livré le stock aux adhérents à titre de crédit à un taux d'intérêt de 30 %. Chaque groupement a eu 200 kg de mil. Les présidents des groupements ont procédé au partage du stock pour les adhérents.

C'est dire que la gestion de la banque céréalière telle qu'elle s'est faite à Damama cette année n'a pas été au service de toute la population du village. L'un des objectifs visés à travers son implantation qui est d'assuré la sécurité alimentaire villageoise est loin d'être atteint. Par contre au niveau d'Elguéza, au-delà même des adhérents proprement dits, la gestion de la banque céréalière était au service de tout l'ensemble des populations du village. Seulement concernant les spéculations les adhérents profitent d'une réduction sur les prix de cession fixés. A titre d'exemple cette année la réduction était de 50 f CFA sur le prix de vente de la « tia » du mil. 4.1.2.4 Evolution en terme d'adhésion par catégories sociales

A l'instar de l'exploitation des champs collectifs, l'implantation des banques céréalières a suscité un grand engouement de la part de la population tant qu'à Damama qu'à Elguéza. Les tableaux 13 et 14 mettent en relief cette dynamique au niveau des deux villages.

Tableau 13 : Evolution des adhésions à la banque céréalière au niveau de Damama.

Ethnies

Année 2002

Année 2003

Haoussa

Adhérents

Catégorisation

Pourcentage

Adhérents

Catégorisation

Pourc-entage

PV

MV

TV

EV

PV

MV

TV

EV

Hommes

5

5

29

9

31,5 %

Hommes

10

19

49

17

37,5%

Femmes

2

20

48

14

55%

Femmes

3

22

77

21

48,5%

Jeunes

-

-

-

-

-

Jeunes

-

2

9

3

5%

Vieux

9

2

4

-

10%

Vieux

11

2

4

-

7%

Peul

Hommes

1

1

3

-

3 ;5%

Hommes

1

1

3

-

2%

Total : 152

17

28

84

23

100%

Total=254

25

46

142

41

100%

VNA ( % )

36,69

Tableau 14 : Evolution des adhésions à la banque céréalière au niveau d'Elguéza ;

Ethnies

Année 2002

Année 2003

Haoussa

Adhérents

Catégorisation

Pourcentage

Adhérents

Catégorisation

Pourcentage

PV

MV

TV

EV

PV

MV

TV

EV

Hommes

1

-

3

-

31%

Hommes

1

1

1

1

25%

Femmes

1

1

1

-

23%

Femmes

1

1

-

2

25%

Jeunes

-

2

-

2

30%

Jeunes

-

2

1

2

31,5%

Vieux

2

-

-

-

16%

Vieux

2

1

-

-

18,5%

Total : 13

4

3

4

2

100%

Total=15

4

5

2

5

100%

VNA ( % )

13,33

Au vu de ces tableaux nous remarquons qu'en une année d'exercice à Damama, de 152 adhérents on a passé à 254 soit une variation de 36,69% comparativement à Elguéza où en deux années d'exercice on a passé de 13 adhérents à 16 adhérents soit une variation de 13,33 %.

Cette faible adhésion à Elguéza peut s'expliquer par le fait que la population n'est pas confrontée à une pénurie de produits agricoles de manière aiguë. Aussi les exploitations agricoles d'Elguéza semblent bien gérer leurs stocks céréaliers plus que celles de Damama , toute chose qui ne les obligent pas à dépendre de la banque céréalière en vue de la résorption des problèmes liés au manque ou à l'insuffisance des vivres. Toutefois, les populations des deux villages sont unanimes que la banque céréalière joue un rôle important dans l'instauration de la sécurité alimentaire villageoise surtout pendant les années déficitaires. A l'instar des adhésions aux champs collectifs, on note une absence des peuls aux activités des banques céréalières. Seul la banque céréalière de Damama possède cinq peuls comme adhérents en 2003 sur 254 adhérents soit 2% de l'effectif total. Cette situation pourrait être due à leur faible intégration dans la communauté haoussa.

Les plus vulnérables adhèrent plus aux banques céréalières que les moins vulnérables. A titre illustratif à Damama en 2003 il y avait sur un effectif de 254 adhérents 183 plus vulnérables contre 71 moins vulnérables en matière d'adhésion à la banque céréalière. Ceci s'explique du fait que ce sont eux qui possèdent ( les plus vulnérables ),les exploitations chroniquement déficitaires sur le plan alimentaire ,par conséquent astreints à développer les stratégies en vue de réduire leur degré de vulnérabilité .

En fin en prenant en compte le sexe, on note une adhésion massive aux banques céréalières des femmes par rapport aux hommes surtout à Damama où les femmes en 2003 représentaient 48,5% de l'effectif total (254) contre 37,5 % pour les hommes. Ceci s'explique par le fait que dans beaucoup d'exploitations après la campagne agricole, leurs maris partent en exode. En adhérant aux champs collectifs, elles arrivent à apporter un appoint pour la prise en charge du foyer à l'absence des chefs d'exploitations.

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