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Connaissances des étudiants des sciences de la santé de l'UPN sur les facteurs favorisant l'infection à  virus Ebola et ses moyens de prévention.

( Télécharger le fichier original )
par Annie MBUYI NTITA
Université pédagogique nationale - Licencié en Sciences de la Santé  2015
  

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II.2. INTERPRETATION DES RESULTATS

A. ANALYSE MONO-VARIEE

a. Ages

La majorité des enquêtés soit 42,4% avaient l'âge de 19 à 26 ans, suivie de 38,4% qui en avaient de 27-34 ans et enfin, 19,2% avaient l'âge de 35 à 42 ans.

Ces résultats se justifient par le fait que bon nombre des gens préfèrent aussitôt terminer les études secondaires à 18 ans, se lance directement aux études supérieures.

b. Sexe

Sur les 255 sujets enquêtés, la majorité (soit 51,8%) était du sexe masculin contre 48,2% du sexe féminin.

Ces résultats se justifient par le fait que les garçons ont répondu favorablement à l'enquête que les filles.

c. Promotion

Bon nombre d'étudiants soit 28,2% étaient en première licence, suivis de 25,1% en troisième graduat, ensuite, e 20,8% en deuxième licence et une minorité étaient respectivement en deuxième et premier graduat avec 16,5% et 9,4%.

Il sied de signaler que les classes de recrutement battent le record par rapport aux effectifs que les classes montantes. Lors des investigations, les étudiants de classes montantes étaient dans les activités de stages et pratiques professionnelles. Ce qui justifie ces résultats.

d. Orientation d'études

La majorité des enquêtés (soit 41,6%) sont des étudiants des Sciences Infirmières, suivis de 30,2% de Nutrition et Diététique et enfin, 28,2% de Biologie Médicale.

Ces résultats se justifient par le fait que les Sciences Infirmières représentent la majorité des effectifs au sein de ce département.

e. Connaissances sur l'infection à virus Ebola et source d'information

Tous les étudiants enquêtés ont déjà entendu parler de l'infection à virus Ebola. Parmi eux, 33,7% l'avaient entendu par les médias, suivi de 29% à l'hôpital, ensuite de 17,6% à l'école de formation, de 10,6% dans les églises et les autres éléments sont minoritaires.

En effet, Ebola est une épidémie la plus récente à battre le record et les bruits liés à cette pathologie font l'alarme des médias. Vu l'ampleur de la maladie et sa recrudescence, ceci justifie que la maladie soit proclamée dans les programmes de médias et de formation.

f. La représentation d'Ebola selon l'enquêté

Un grand nombre d'enquêtés (soit 81,6%) pensent que la maladie est dangereuse, contagieuse, grave et mortelle, suivi de 13,3% qui ont dit que c'est une sanction divine, ensuite de 3,5% ne voudraient pas parler et enfin, de 1,6% ont dit qu'Ebola ne représente rien.

Selon CECODE (2013), plus de 72% des personnes interviewées trouvent la maladie« dangereuse, contagieuse, grave et mortelle ». Par contre, pour 24% des enquêtés, l'épidémie Ebola ne représente rien ; et 4% des personnes interviewées reste perplexes.

On relève dans ces propos ce qui suit :

- « L'épidémie Ebola n'existe pas. Je ne crois pas à ce que les gens disent ».

- « Cette maladie ne représente rien pour moi parce que je ne comprends rien »

- «  Je ne suis pas sûr de l'existence de la maladie ».

- « J'ai des inquiétudes d'aller à l'hôpital, j'ai peur »

- « Cette maladie est créé par les USA, les blancs ».

- « Je ne comprends rien de cette maladie ».

- « C'est un châtiment de Dieu ».

- « L'inquiétude ».

- « C'est pour protéger les intérêts du gouvernement »

- « Je vois à la télé des gens masqués soi-disant pour soigner la population ».

- « Je ne veux pas en parler ».

- « C'est un grand qui m'a dit que cette maladie ne vient pas de la forêt sinon nous allons tous périr ».

- « Sanction divine ».

Par ailleurs, il sied de comprendre que la maladie représente un véritable fléau le plus meurtrier de l'Histoire.

g. Connaissances et type des facteurs favorisant la maladie

Les résultats montrent que 99,2% des sujets enquêtés connaissent un des facteurs, parmi eux, la majorité soit 45,5% souligne le contact direct avec des animaux sauvages, ensuite 29,4% ont cité la manipulation ou consommation de viande contaminée, suivi de 13,3% qui ont évoqué la proximité avec la zone à risque et enfin, 4,3% le rapport sexuels avec le sujet infecté.

Selon une étude de chercheurs de l'université d'Oxford, il n'existe aucune preuve scientifique que les animaux soient le facteur de transmission du virus, selon les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) américains.

Ce n'est que lors d'épidémies précédentes que certains animaux ont pu être infectés ou transmettre Ebola : les chauves-souris, suspectées d'être le "réservoir naturel" du virus car il ne provoque pas de maladie chez elles, les chimpanzés, gorilles ou autres singes, ainsi que les antilopes des bois et les porcs épics. Plus de 22 millions de personnes vivent dans des régions d'Afrique où il existe un risque de transmission du virus à l'homme via ces animaux locaux.

Étant donné que le réservoir naturel du virus Ebola n'a pas encore été complètement identifié, la manière selon laquelle le virus apparaît d'abord chez un être humain, au début d'une épidémie, est encore inconnue. Cependant, les chercheurs ont émis l'hypothèse que le premier patient devient infecté par contact avec un animal infecté.

Lorsque l'infection ne se produit chez les humains, il existe plusieurs moyens par lesquels le virus peut être transmis à d'autres. Ceux-ci comprennent:

ï Le contact direct avec le sang ou les sécrétions d'une personne infectée ;

ï L'exposition à des objets qui ont été contaminés par des sécrétions infectées (tels que des aiguilles),

Les virus Ebola se propagent souvent parmi les membres de la famille et les amis, car ceux-ci peuvent être en contact étroit avec les sécrétions infectieuses quand ils s'occupent de personnes malades.

Pendant les épidémies d'Ebola, la maladie peut se propager rapidement dans les établissements de soins de santé (comme un hôpital). L'exposition aux virus Ebola peut se produire dans les établissements de soins de santé où le personnel de l'hôpital ne porte pas un équipement de protection approprié, tels que masques, blouses et gants.

Le nettoyage approprié des instruments et la gestion des déchets, tels que les aiguilles et les seringues, sont également importants. Si les instruments ne sont pas jetables, ils doivent être stérilisés avant d'être réutilisés. Sans stérilisation adéquate des instruments, la transmission du virus peut continuer et amplifier une épidémie.

h. Connaissances sur la prévention de la maladie et types de mesures

Les résultats montrent que 86,7% des étudiants reconnaissent qu'Ebola peut être prévenue. Parmi eux, la majorité (soit 22,0%) ont cité « se laver les mains après les toilettes », suivi de 18,8% des  étudiants qui ont dit d'éviter de manipuler le corps des victimes, ensuite de 10,2% qui ont évoqué le fait d'éviter le contact direct avec les inconnus et les autres mesures sont minoritaires et moins connues.

Ces résultats vont de pair avec le Centre National des Maladies Infectieuses Emergentes et Zoonotiques qui stipule que la prévention du virus Ebola présente de nombreux défis. Parce que l'on ne connaît pas tous les modes d'infection mais les mesures de prévention primaire sont bien connues.

Lorsque des cas apparaissent, il y a un risque accru de transmission dans les établissements de soins de santé. Par conséquent, les professionnels de la santé doivent être en mesure de reconnaître un cas d'Ebola. Ils doivent également avoir la capacité d'effectuer des tests de diagnostic et être prêts à employer les précautions pratiques d'isolement ainsi que les techniques appropriées lors de soins.

i. Signes évocateurs de la maladie

Bon nombre des enquêtés ont cité la diarrhée à 27,1%, suivis de 22,4% qui ont cité les vomissements, ensuite de 11,8% qui ont cité le maux de tête. Et les autres signes ont été moins cités.

La diarrhée a été beaucoup plus cité par les enquêtés pace qu'elle repense l'essentielle de la maladie.

B. ANALYSE BIVARIEE

j. Relation entre Source d'information, Représentation d'Ebola, Mesures les plus efficaces, Signes évocateurs de la maladie et le Sexe des enquêtés

Les résultats indiquent des différences statistiques très significatives et significative entres les sources d'information, la représentation d'Ebola, les mesures les plus efficaces, les signes évocateurs de la maladie et le Sexe des enquêtés, car les chi-carrés calculés respectivement (38,799 ; 24,709 ; 32,960 et 16,545) sont supérieurs aux tabulaires à 5, 3, 10 et 8 degrés de liberté aux seuils respectifs de 1% et 5%.

Ceci veut dire que le sexe est un déterminant des connaissances par rapport à un sujet d'étude.

k. Relation entre Sources d'information, Représentation d'Ebola, Types de facteurs favorisant la maladie et l'âge des enquêtés.

Les résultats montrent des relations statistiques très significatives entre la source d'information, la représentation d'Ebola, les types de facteurs favorisant la maladie et l'âge des enquêtés, car les chi-carrés calculés respectivement (62,945 ; 40,496 et 32,023) sont hautement supérieurs aux tabulaires à 10, 6 et 8 degrés de liberté aux seuils respectifs de 1%.

Il sied de signaler le fait d'appartenir à une promotion supérieure influence grandement l'acquisition des connaissances sur un événement.

Selon ATUNGALE (2014), le fait d'avoir un niveau d'étude bon, facilite l'apprentissage de plusieurs notions.

l. Relation entre Sources d'information, Connaissances des types de facteurs favorisant la maladie, Représentation d'Ebola, Types de facteurs, Connaissances sur la prévention de la maladie et Promotion des enquêtés

Les résultats dévoilent des liens statistiques très significatifs entre les sources d'information, la connaissance des types de facteurs favorisant la maladie, la représentation d'Ebola, les types de facteurs, les connaissances sur la prévention de la maladie et la promotion des enquêtés, car les chi-carrés calculés respectivement (90,291 ; 19,402 ; 63,612 ; 87,837 et 32,076) sont hautement supérieurs aux tabulaires à 20, 4, 12, 16 et 4 degrés de liberté aux seuils respectifs de 1%.

Ces résultats vont de pair avec l'âge des enquêtés exerçant une relation avec les variables ci-haut développées.

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"Ceux qui vivent sont ceux qui luttent"   Victor Hugo