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Analyse des circuits de distribution des produts vétérnaires dans la région de Diffa.

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par MAMADOU MOUSTAPHA ABBA YACINE
Institut pratique de developpement rural - technicien de developpement rural 2011
  

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1.2. Le milieu humain

1.2.1. Données démographiques

La commune urbaine de Diffa est la plus peuplée de toutes ces communes dudit département. Selon une étude faite par un Projet d'Appui à la Commune Urbaine de Diffa (PACURD), la commune dispose de certains indicateurs de développement, résumés dans le tableau ci-dessous.

Tableau n°1 : Données démographiques :

Nombre de village : 21

Nombre de quartiers : 12

Populations totale : 31 284 habitants

Densité : 136 hts / km2

Nombre de ménages : 4 588

0% enfants de 0 -6ans : 26,16%

0% femmes 48,2%

Taux d'accroissement

0% enfants de 7 - 12 ans : 19,11%

Ration médecin / habitants : 0/31 284 hts

Ratio infirmier /hts 1/3 128

Ratio sage femme /hts 1 / 1 368femmes

Source : PACURD/Diffa

1.2.2. Historique du peuplement 

L'histoire de Diffa se rattache à l'histoire du Sud-est nigérien considéré jusqu'en 1900 comme la partie septentrionale de l'empire du Bornou.

Elle est reconnue comme la région la moins peuplée dans la zone sédentaire du pays.

Les populations qui la composent sont en majorité des Kanouris, avec cependant des caractéristiques culturelles et même physiques propres à chaque sous groupe ethnique; les autres communautés (Toubou, Haoussa, Arabe, Peulh), confèrent à la région sa grande diversité des langues et de cultures. Tout d'abord, il importe de souligner que ces populations étaient d'origine diverse.

En effet, même si on note chez la plupart d'entre elles une prétention à une ascendance Sao et une tendance à faire venir leurs ancêtres du YEMEN, même si en majorité elles sont KANOURIPHONES, la réalité sociale actuelle indique bien que nous avons à faire à des peuples distincts. Aussi, les traditions historiques insistent bien sur le fait qu'ils soient venus d'horizons diverses et à des périodes différentes. Pour la plupart, leur installation à l'Ouest du Lac Tchad semble être postérieure à la conquête du Bornou par les Sefuwa (XVI ème siècle).

Après cet événement, on ne parle plus des Sao (reconnus pourtant comme les maîtres du pays avant la conquête) mais d'un certain nombre de peuples : Kanouri, Mober, Manga, D'Agra (qui tous se représentent comme des sous groupes ethniques de l'ensemble Kanouri phone), Boudouma, Sougourti, Toumari Kuburi, Jetko, Toubou etc....

En dehors du contexte politique et de diversité d'origines qui fait que les populations concernées n'ont pas les mêmes préoccupations, les mêmes modes de vie, les mêmes conceptions politiques, économiques et culturelles, il faut reconnaître que le processus même de l'occupation de l'espace ne contribuait guère à promouvoir la naissance d'entités politiques durables au niveau de la région.

Les mouvements de population qui doivent être perçus comme un phénomène lent, étalé sur plusieurs siècles, sont avant tout, dus à des raisons climatiques et politiques.

Ce sont, en effet le souci d'assurer une base vivrière et la quête d'une plus grande sécurité qui a souvent poussé les hommes à se déplacer en vue de rechercher des terrains propices à leurs activités (agricultures, élevage, chasse, cueillette etc....) et des sites défensifs pour fonder leurs communautés villageoises.

On pourrait de ce fait, expliquer le peuplement assez ancien relativement dense des parties orientales ( contrées riverains du Lac Tchad et de Komadougou , aux terres fertiles et où une paix relative existe grâce à la proximité du pouvoir central bornouan) et occidental ( Mounio et Koutous , zone accidentée , parsemée de collines pouvant servir de refuge en cas d'attaques) de la région et celui plus récent et clairsemé de sa partie centrale , pays de dunes et de cuvettes , où la vie se réduit autour de ces dernières et où les moyens de défense sont limités.

Malheureusement, l'insuffisance de données et l'imprécision de celles disponibles, rendent difficile l'appréciation de la situation démographique à travers l'histoire.

Mais tout incite à penser que la région en général était comme de nos jours, faiblement peuplée, que ses quelques habitants séparés par de vastes espaces incultes, se connaissent à peine, communiquaient très peu entre eux et que la solidarité les limitait tout juste au cadre villageois.

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"Qui vit sans folie n'est pas si sage qu'il croit."   La Rochefoucault