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Augmentation du PIB réel en RDC de 2002 à  2014. Croissance intensive et extensive?

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par Daniel DEKASSE DEKASSE
Université de Kinshasa - Graduat 2015
  

Disponible en mode multipage

Augmentation du PIB réel en RDC de 2002 à 2014 : croissance intensive ou extensive ? P a g e | 1

EPIGRAPHE

« Celui qui croit qu'une croissance exponentielle peut continuer indéfiniment dans un monde fini est un fou, ou un économiste »

Kenneth BOULDING

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DEDICACE

A toi notre DIEU le tout-puissant qui, par ta grâce, tu as permis à ce que nous arrivions à ce stade de formation universitaire la tête levée en dépit des multiples difficultés de tout ordre.

A vous mes parents DEKASSE BINGH'O et MUTSHUMBWA MULUMBA Léontine qui par vos sacrifices et efforts consentis, vous aviez montré le sens de responsabilité en nous procurant la formation nécessaire pour faire des nous des personnes utiles à la société, vous qui nous remontiez le morale mentalement et spirituellement.

A vous mes soeurs MWESA DEKASSE Grâce, NGOMBE DEKASSE Naomi et MUBUTSHU DEKASSE Renedi alias rencay qui m'avez soutenu des multiples façons et ma défunte petite soeur ISAKA DEKASSE que je n'oublierais jamais.

Nous dédions ce travail.

DEKASSE DEKASSE Daniel

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AVANT-PROPOS

Au terme de notre premier cycle en Sciences Economiques et de Gestion, nous avons un devoir de remercier très sincèrement ceux qui de près ou de loin, ont contribué à notre formation théorique et pratique. Nous disons avant toute chose un très grand merci à DIEU qui, par sa grâce, ne cesse de nous combler de ses faveurs et bontés.

Nous remercions, d'une manière générale les autorités de la faculté des sciences économiques et de gestion et d'une manière particulière, Monsieur le Professeur NGONGA NZINGA Vincent, qui en dépit ses multiples occupations a accepté de diriger ce travail, mais aussi à l'assistant NSONGOLO SIKATOMISA Walter qui s'est impliqué d'une manière significative en nous encadrant.

Nous tenons à exprimer notre profonde gratitude aux personnes que Dieu a mises à nos côtés et qui nous ont été très utiles. Là nous pensons à nos soeurs Gisèle KABWENDE et Nyota, à nos amies et compagnons Ruth YANGA DIABANZA, Diego DEDE BIEYI, Rony NZUZI MILONGA, à Div NGIMBI MATONDO pour sa générosité, Haris MASONGELE pour son assistance matérielle, Garcin TITI TEDIKA et Joël MAYAMBA NTELA et à ceux qui d'une manière ou d'une notre nous ont soutenues qu'ils trouvent ici l'expression de notre gratitude.

DEKASSE DEKASSE Daniel

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0. INTRODUCTION

Le niveau de développement d'un pays est saisi entre autre par sa capacité à produire des biens et services marchands et non marchands. L'augmentation continue de cette production sur plusieurs années en terme réel traduit la croissance de l'activité économique, celle-ci est l'un des objectifs du carré magique de N. Kaldor, à ce titre, elle est recherchée par chaque gouvernement d'un pays (développés ou en voie de développement). Elle est un indicateur très important pour apprécier les performances des politiques économiques mise en place dans un pays1.

0.1 Problématique

La principale mission d'un Etat est d'assurer le bien-être de sa population. Ce bien-être se manifeste par l'amélioration de la qualité du niveau de vie, celle-ci est tributaire de la croissance de l'activité économique. Cette dernière est donc une cible de toutes les sociétés et de tous les gouvernements, et pour l'appréhender on recourt à un indicateur macroéconomique qu'est le produit intérieur brut (PIB) en terme réel.

Le PIB est d'une grande importance dans la mesure où son augmentation traduit l'amélioration du bien-être, car il produit des effets d'entrainement remarquables sur l'ensemble de l'économie nationale. Elle crée des emplois rémunérés en augmentant le niveau d'investissement, améliore le niveau de vie des habitants en augmentant leurs pouvoirs d'achat si possible leurs consommations diversifiées et de masse, rémunère les facteurs de production, augmente la possibilité d'élargir la chaine de valeur des produits locaux.

Après treize ans (soit de 1989 à 2001) de détérioration de l'activité économique caractérisée par une forte inflation accompagnée d'une récession, la RDC a renoué avec la croissance en réalisant un taux de croissance positif du PIB réel de 3,5%. La moyenne de la croissance du PIB réel est passée de 5,63% entre 2002 et 2011 (croissance faible) à 8,4% entre 2012 et 2015 (forte croissance)2. Le taux d'inflation quant à lui, est passé, en moyenne, de 18,5% entre 2002 et 2011 à 1,44% entre 2012 et 2015.

Ces performances ont un impact sur le social congolais. Notamment le taux d'alphabétisation est passé de... en 2002 à ... en 2014 , l'espérance de vie est passé de 45 ans en 2002 à 50 ans en 2014, le PIB par habitant est passé de 176,26 USD à 478,2 USD, l'indice de pauvreté a drastiquement baissé, passant de 80% en 1990 à 63,4% en 2012, la baisse de la proportion des ménages ayant une consommation alimentaire

1 Ange M. INABANZA, la croissance économique en RDC et la place de la demande internationale de 2002 à 2012, Mémoire, UNKIN/FASEG, 2003, P.1

2Moyennes calculées par l'auteur sur base des données des tableaux des pages 8 et 9 de la leçon académique présentée par MATATA PONYO MAPON dans le cadre de l'obtention du diplôme de docteur honoris causa.

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inadéquate à 38% en 2012 contre 43% en 2007, les taux brut et net de scolarisation dans le primaire ont atteint respectivement 98,4% et 90,5% en 20123 pour ne citer que ceux-là.

Cependant, quand un pays réalise de telles performances, d'après les experts de la banque mondiale (BM), elles peuvent être la résultante de ce qu'ils appellent «chance» ou le hasard et/ ou d'une volonté délibérée manifestée par des bonnes politiques économiques. D'une manière générale quand une économie atteint de tels exploits cela implique qu'il y a des facteurs ou secteurs clés sur lesquels se sont fondés des politiques économiques, des facteurs sur lesquels peut se baser même la question de la soutenabilité de la croissance réalisée.

L'augmentation du PIB peut résulter soit de l'amélioration de l'efficacité des facteurs de production, elle se traduit alors par l'augmentation de la valeur ajoutée par salarié ou par l'accroissement des performances des machines, du fait du progrès technique, elle s'appuie donc sur le gain de productivité c'est ce qu'on appelle croissance intensive ; soit principalement de l'augmentation des quantités de facteurs de production mis en oeuvre (plus de travail, plus de machines et/ou plus de matières premières) c'est la croissance extensive4.

De ce fait, les préoccupations essentielles de cette étude tournent autour des questions ci-après :

? l'augmentation du PIB réel observé en République Démocratique du Congo durant ces quatorze dernières années relève-t-elle d'une croissance intensive ou extensive ?

? Quel(s) est (sont) le(s) secteur(s) porteur(s) de cette croissance ?

0.2 Hypothèses

Par définition, une hypothèse est une réponse anticipée à une question de recherche.

Vue la manière dont l'économie congolaise est structurée et son fonctionnement durant ces dernières années et au regard des questions relevées à la problématique, les hypothèses suivantes sont formulées :

? l'augmentation du PIB réel observée en RDC relève d'une croissance extensive;

? Cette augmentation du PIB réel observée en RDC trouve sa source dans l'exportation des matières premières et de l'agriculture, qui relèvent du secteur primaire. Ce dernier est le principal secteur porteur de la croissance observée depuis 2002.

3MATATA PONYO MAPON, leçon académique, P.16, 19 et 20.

4 Feel clic thoris, les sources de la croissance économique, France, article 2013, P.1

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0.3 Objectif du travail

Un objectif général et deux objectifs spécifiques sont poursuivis dans cette

étude.

1. Objectif général

L'objectif général de ce travail est de montrer si la croissance du PIB réel observée en RDC au cours de la dernière décennie relève de la croissance intensive ou extensive.

2. Objectif spécifiques

D'une manière spécifique nous allons essayer de :

? Identifier les principaux facteurs clés sur lesquels s'est basée l'augmentation du PIB réel congolais ;

? Montrer l'importance ou la pondération de chacun des principaux facteurs dans l'économie nationale.

0.4 Intérêt du sujet

Rechercher les sources de la croissance de l'activité, c'est rechercher les causes, l'origine, ou les facteurs de la croissance, donc c'est rechercher les incitations à la dite croissance. C'était déjà le projet du grand économiste anglais Adam Smith (17231790) lorsqu'il a publié en 1776 Recherche sur les causes et la nature de la richesse des Nations.

Selon les experts du fonds monétaire international (FMI), pour qu'un pays parvienne à l'émergence, il doit réaliser une croissance économique de 7% en moyenne sur 25 ans, en d'autres termes, il doit dans le temps soutenir l'augmentation de son PIB réel pendant 25 années5.

La RDC vient de réaliser des forts taux de croissance du PIB réel ces dernières années, alors ce qui reste c'est le problème de la soutenabilité de la dite croissance. De là notre travail revêt donc un double intérêt.

Sur le plan pratique, vu l'objectif que s'est fixé le pays à l'horizon 2030 celui d'un Congo émergent, les résultats de ce travail aideront les décideurs du pays ou le gouvernement sur les politiques économiques à mettre en oeuvre en vue de soutenir la croissance économique réalisée, et les secteurs et/ou facteurs sur lesquels se fonderont ces politiques.

Sur le plan scientifique, les résultats de ce travail aideront les chercheurs actuels et futurs dans le cadre de leurs investigations en matière de la croissance économique en RDC.

5 Robert M. Solow et joseph Stiglitz, Rapport des études publiépar la banque mondiale

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0.5 Délimitation du travail

Tout travail scientifique bien fait doit être délimité dans le temps et dans l'espace pour ne pas arriver à des conclusions généralisées et/ou erronées. C'est ainsi que nous avons choisi la RDC comme champs d'investigation en ce qui concerne l'espace. Quant à l'horizon temporel, la délimitation choisie est celle qui va de 2002 à 2015, période pendant laquelle le PIB réel de la RDC s'est accru de manière significative.

0.6 Méthodologie de travail

Réaliser un travail scientifique est une tâche âpre et laborieuse qui nécessite une approche méthodologique appropriée. Ainsi, pour réaliser ce travail nous allons recourir à deux méthodes et deux techniques.

1. Méthodes

Par définition une méthode est une voie qui nous permet d'atteindre les objectifs ou de vérifier les hypothèses émises. Dans le cadre de notre travail nous allons utiliser les méthodes analytique et fonctionnelle.

? La méthode analytique nous permettra d'étudier et d'analyser d'une manière détaillée cette augmentation si remarquable du PIB réel de la RDC ;

? La méthode fonctionnelle quant à elle, nous permettra d'analyser la relation qui existe entre l'augmentation du PIB et ses facteurs.

2. Techniques

Une technique, par définition est un moyen qui nous permet d'atteindre un objectif donné. Après avoir déterminé les méthodes à utiliser, nous allons ensuite recourir aux techniques documentaire et d'interview pour la collecte de données qui nous serviront des bases dans notre étude.

? La technique documentaire nous permettra à travers les ouvrages, travaux de fin de cycle, mémoires, journaux, articles, revues et autres sources de réunir la documentation nécessaire et d'avoir accès aux informations afférentes à notre sujet.

? La technique d'interview ou d'entretien ; nous permettra d'avoir des informations sous forme verbale qui nous seront aussi utiles dans notre travail.

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0.7 Canevas du travail

Hormis l'introduction et la conclusion, le présent travail est subdivisé en trois chapitres qui comprendront chacun des sections et des sous-sections.

Le premier chapitre présente le cadre d'analyse conceptuel sur le produit intérieur brut; il est question d'expliquer les différentes notions qui pourront nous servir comme base afin de comprendre la croissance intensive et extensive dans toutes leurs dimensions.

Le deuxième chapitre aborde le cadre théorique, ici, il est question d'analyser les déterminants du PIB en fonction des différents secteurs de l'économie nationale.

Enfin, le troisième chapitre s'attèle sur l'analyse de la croissance du PIB réel de la RDC : croissance intensive ou extensive ?

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CHAPITRE I : CADRE D'ANALYSE CONCEPTUEL SUR LE PRODUIT

INTERIEUR BRUT

Ce chapitre traite le concept du PIB et les autres concepts qui lui sont liés ainsi que les généralités sur la croissance économique et ses différents aspects (intensive et extensive).

Section 1 : Généralité sur le PIB

1. 1. Petite historique du concept PIB

Le PIB a été inventé en 1934 par Simon KUZNETS suite à la demande du congrès américain dans le but de mesurer l'impact de la grande crise de 1929 «grande dépression», mais aussi pour que les gouvernements aient un instrument de mesure efficace pour pouvoir décider des politiques économiques. Sa création va de pair avec la mise au point de la comptabilité Nationale et le lancement des politiques keynésiennes. Depuis la crise de 1929, les économies se sont transformées mais le PIB est resté le seul indicateur.

1. 2. Définition

Le Produit Intérieur Brut (PIB) qu'on appelle en anglais GDP (Gross Domestic Product) mesure, en terme monétaire les richesses ou la valeur de marché de l'ensemble de biens et services finaux produits dans un pays sur une période donnée6. On parle parfois de production économique annuelle ou simplement de production.

Il découle de cette définition quelques précisions ci-après :

? La valeur de marché : c'est pour avoir une mesure unique de la valeur de tous les différents produits ;

? L'ensemble de biens et services : le PIB inclut tous les biens et services légaux dans une économie, qu'ils soient tangibles (aliments, vêtements, voitures, etc.) ou intangibles (coupe de cheveux, visite chez le médecin, nettoyage, etc.) ;

? Finaux : le PIB ne s'intéresse qu'aux produits finaux puisque la valeur des produits intermédiaires est déjà incluse dans celle du produit final, cela se justifie par le fait que l'on évite le double comptage. Quand un produit est stocké en vue d'une utilisation future, il est considéré comme final pendant la période de stockage (on inclut la valeur de stock dans le PIB);

? Dans un pays : le PIB mesure la valeur de la production réalisée à l'intérieur des frontières d'un pays quelle que soit la nationalité du producteur ;

6BAENDE BOFOTA, notes de cours de l'économie politique II, dispensé en deuxième année de graduat, UNIKIN/FASEG, 2014-2015, P. Inédit.

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? Sur une période donnée : dans le calcul du PIB on considère plus l'année ou le trimestre.

Le produit est dit intérieur car on le calcule suivant le critère dit de «territoire». C'est ce qui le différencie du Produit National Brut (P.N.B.). Celui-ci est fondé sur le principe de nationalité des entreprises. On passe du P.I.B. au P.N.B. en ajoutant les revenus reçus de l'étranger et en retirant les revenus versés à l'étranger. Le produit est dit brut car on ne retire pas les amortissements. En d'autres termes, le PNB est l'indicateur qui mesure la richesse créée par les nationaux.

Comme tous les agrégats, le P.I.B. est un instrument de mesure et un indicateur. Puisqu'il mesure la valeur des biens et des services produits sur le territoire dans l'année, il est un indicateur du dynamisme économique du pays. Le rythme de son évolution en terme réel, traduit les périodes d'expansion, de tension et de récession. La plupart des pays industrialisés et comme les pays sous-développés utilisent le P.I.B comme baromètre de leur activité économique, ce qui rend possible et compréhensible les comparaisons de taux de croissance entre les différents pays.

1.3. Approches du Calcul du PIB7

Il existe trois approches de calcul du PIB : (1) approche par la valeur ajoutée ou par la production, (2) approche par la demande ou par la dépense et (3) l'approche par le revenu.

1.3.1 Approche par la production

Selon cette approche, le PIB est égale à la somme des valeurs ajoutées brutes des différents secteurs institutionnels ou des différentes branches d'activités, calculé au prix du marché auquel on ajoute la part de la valeur ajoutée récupérée par l'Etat (TVA et droits de douane) et on retranche les subventions sur les produits (lesquels ne sont pas affectés aux secteurs et aux branches d'activités).

Algébriquement nous disons :

PIB = ?VA + TVA + Droits et Taxes sur les importations- Subventions sur les

produits.

Où VA = PT- CI

VA= Valeur ajoutée

PT= Production totale

CI= Consommation intermédiaire.

7 NKOO MABANTULA, Economie politique I, notes de cours de 1ère année de Graduat, UNIKIN/FASEG, 20132014, P inédit.

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1.3.2 Approche par la Demande

Selon cette approche, le PIB est égal à la somme des emplois finaux intérieurs de biens et services, c'est-à-dire la consommation finale effective (CF), l'investissement (formation brute de capital fixe (FBCF) en jargon statistique), et les variations de stocks (VS). Cette définition se déduit de l'égalité comptable entre les ressources de l'économie (PIB) et les emplois qui sont faits de ces ressources. En situation d'autarcie c'est à dire si l'économie est fermée au reste du monde, on a :

PIB = C + I

PIB = (Cp + Cg) + (Ip + Ig)

Où Cp= consommation publique.

Cg= consommation privée. Ip= investissement public. Ig=investissement privée.

Dans une économie à trois secteurs, c'est à dire. ouverte au reste du monde, les importations (notées M) s'ajoutent à la production locale pour constituer les ressources de la nation en produits et les exportations (notées X) s'ajoutent aux emplois :

Ressources = Emplois

PIB + M = C+ I + X

PIB + M = (Cp + Cg) + (Ig + Ip)

Ou encore

PIB = (Cp + Cg) + (Ig + Ip) + (X - M)

1.3.3. Approche par le revenu

Selon cette approche, le PIB est égal à la somme des revenus bruts de secteurs institutionnels : rémunération des salariés (RS), impôts sur la production et les importations net des subventions (T), excédent brut d'exploitation (EBE), solde de revenu avec l'extérieur (RX).

Algébriquement, cela s'écrit : PIB = RS + T + EBE + RX

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Remarque : pour des raisons pratiques et de disponibilités des données, la RDC utilise principalement les deux premières approches.

Section 2 : Notion sur le PIB

2.1. Types du PIB

Il existe plusieurs catégories de PIB, cette catégorisation est due au besoin de disposer d'un instrument de plus en plus amélioré et qui s'adapte le mieux aux circonstances et contextes dans lesquels on se trouve.

2. 1. 1. PIB marchand et non-marchand

Le PIB récence à la fois la production marchande et la production non-marchande, composée exclusivement de services. De manière générale, le PIB non-marchand est presque exclusivement le fait des administrations publiques (sécurité, justice, santé, enseignement). Par convention, il est évalué à son coût de production.

En bref nous pouvons dire que le PIB marchand est celui qui est destiné à être vendu sur le marché tandis que le PIB non-marchand est composé des services gratuits ou quasi gratuit réalisé avec des facteurs de production obtenus sur le marché8.

2.1.2. PIB nominal, PIB réel, PIB vrai et PIB vert

? Le PIB réel (en volume ou à prix constant) est la valeur du PIB

nominal déflaté. En d'autres termes, c'est le PIB nominal corrigé de l'évolution des prix, c'est-à-dire le PIB dont on a enlevé l'influence de l'inflation. Ce type de PIB a l'avantage de montrer les variations à la hausse ou à la baisse dans les volumes (les quantités) de la production des biens et services. C'est la valeur utilisée lorsqu'on mesure la croissance du PIB. En effet, on ne peut pas savoir uniquement en observant le PIB nominal (en valeur ou à prix courant), si la hausse de l'indicateur provient d'une hausse des prix, d'une hausse de la production ou dans quelles proportions ces deux valeurs se combinent.

Soit Pit. Le prix d'un bien i au cours d'une période t (par exemple, un trimestre) et Qi, t la quantité produite de ce bien au cours de la période t ; alors :

PIB nominal, t = ?Pi,t . Qi,t

Le PIB réel est constitué par la valeur des biens i produits au cours de la période t mesuré à prix constants (année de base notée to), soit :

PIB réel, t

8 KABEDI KABAMBA G, analyse des déterminants de la croissance économique par l'approche de la valeur ajoutée de 2002 à 2012 : cas de la RDC, Mémoire, UNIKIN/FASEG, 2013, P.14.

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Le déflateur du PIB équivaut au rapport entre le PIB nominal et réel.

? Le PIB vrai est le PIB réel corrigé des imperfections des calculs

dues aux méthodes de la comptabilité nationale qui aboutissent à compter, en plus tous les maux générés par la croissance. On tentera ainsi de déduire du PIB tout ce qui ne correspond pas à une amélioration des conditions de vie ou qui détruit les richesses naturelles et donc l'environnement.

? Le PIB vert soustrait du PIB les dégradations ou les externalités

négatives causées à la nature lors du processus de production. Généralement l'activité industrielle cause des dommages à l'environnement, c'est ainsi que les économistes ont pensé à mesurer la valeur de ces dommages au travers cet indicateur. Une telle méthode de comptabilisation permettrait de mieux savoir si une activité économique accroit ou fait baisser la richesse nationale lorsqu'elle utilise des ressources naturelles. Cependant, ils estiment qu'il serait très difficile de mesurer correctement un tel indicateur.

2.1.3. PIB/habitant et PIB/PPA

Les économistes utilisent plusieurs expressions dérivées du PIB soit pour saisir certains faits, soit pour permettre la comparaison entre différentes entités macroéconomiques et cela dans différents contextes.

2.1.3.1. PIB par habitant

Le PIB/habitant ou per capita (par tête) est la valeur du PIB divisée par le nombre d'habitants d'un pays. Il est plus efficace que le PIB proprement dit pour mesurer le développement d'un pays. Cependant, il n'est qu'une moyenne donc il ne permet pas de rendre compte des inégalités de revenu et de richesse au sein d'une population.

Alors que le PIB sert d'indicateur de l'activité économique d'un pays, le PIB par habitant, quand à lui, sert de l'indicateur du niveau de vie en donnant une valeur indicative du pouvoir d'achat. Lorsque la croissance du PIB dépasse celle de la population, le PIB par habitant/an reflète la croissance du niveau de vie. En général, un pays est considéré comme «développé» lorsque son PIB par habitant dépasse les 20 000 dollars US, par an.

2.1.3.2. PIB en parité du pouvoir d'achat

La parité de pouvoir d'achat (PPA) en anglais purchasing power ratio est un taux de conversion monétaire qui permet d'exprimer dans une unité commune les pouvoirs d'achat des différentes monnaies. Ce taux exprime le rapport entre la quantité

d'unités monétaires nécessaire dans des différents pays pour se procurer le même panier de biens et de services.

Il permet de saisir la valeur d'une monnaie en fonction du montant de biens et services qu'elle permet d'acquérir. Il s'agit donc d'un outil qui permet de mesurer une monnaie en fonction de son pouvoir d'achat interne. Selon l'Institut National de Statistiques Economiques Européennes (INSEE), la PPA est un taux de conversion monétaire qui donne la possibilité d'exprimer dans une unité commune les pouvoirs d'achat des différentes monnaies. La monnaie généralement utilisée comme référence est le dollar américain. Ce taux de conversion du PIB en PPA n'est pas à confondre avec la parité du taux de change. Le pouvoir d'achat d'une quantité donnée d'argent dépend en effet du coût de la vie, c'est-à-dire du niveau général des prix. La PPA permet de mesurer combien une devise permet d'acheter de biens et services dans chacune des zones que l'on compare.

2.2 Type de croissance du PIB réel

On distingue la croissance intensive, la croissance extensive, la croissance introvertie, la croissance extravertie et la croissance équilibrée. Ces notions illustrent la manière dont on a obtenu la croissance des biens et services marchands et non-marchand.

2.2.1 Croissance intensive

La croissance est dite "intensive" lorsque le volume de la production augmente plus que proportionnellement au volume des facteurs de production et des consommations intermédiaires. En d'autres termes, c'est l'augmentation par des gains de productivité (réinvestissement) de la production en volume.

Cette croissance résulte donc, de l'augmentation de la production provenant d'un usage efficient et efficace des facteurs de production existants. Ce type de croissance ne crée pas d'emplois supplémentaires, détruit souvent les écosystèmes et de ce point de vue, elle ne tient pas compte du développement durable.

2.2.2 Croissance extensive

La croissance est dite "extensive" lorsque le volume de la production augmente proportionnellement aux facteurs de production et des consommations intermédiaires utilisés pour l'obtenir. En d'autres termes, c'est l'augmentation des quantités de facteurs de production (culture des nouvelles terres, ouverture des nouvelles usines, l'accroissement du facteur travail, etc.).

La croissance extensive est nécessaire pour maintenir le niveau de vie d'une population en croissance : il faut davantage d'écoles, de logements, de produits. Seule la croissance intensive, nourrie par les progrès de productivité, permet l'augmentation des niveaux de vie. Cette distinction est partiellement formelle dans la mesure où, comme

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l'indique A. Sauvy, les investissements démographiques nécessaires pour assurer le maintien des niveaux de vie incorporent nécessairement les progrès économiques généraux9.

2.2.3 Croissance introvertie

Appelé aussi croissance autocentrée10, ce type de croissance trouve sa dynamique à l'intérieur même du système productif.

2.2.3.1 Croissance extravertie

Quant à ce type de croissance, il révèle d'une ouverture à l'extérieur.

2.2.3.2 Croissance équilibrée

Est le type de croissance qui respecte les équilibres macroéconomiques, notamment l'équilibre des prix (inflation maitrisée), sur le marché du travail (plein emploi de la main d'oeuvre) et même sur les finances publiques où on a l'équilibre budgétaire c'est-à-dire le niveau de dépenses publiques couvert par celui des recettes fiscales.

2.3 Limites du PIB

Bien que le PIB soit un indicateur le plus utilisé en économie, il y a quand même certains secteurs d'activités économiques que cet indicateur n'arrive pas à saisir et qui sont pourtant très significatifs économiquement dans certaines économies, surtout dans celles des pays en voie de développement et c'est là où résident ses faiblesses.

Ces limites peuvent être ramenées en trois :

- Il ne mesure pas le travail bénévole, le travail domestique, l'économie souterraine (l'économie informelle appelée travail au noir, activités illégale. c'est à ce titre qu'Alfred. Sauvy disait qu'il suffirait d'épouser sa cuisinière pour faire baisser le PIB11 ;

- Il ne renseigne rien sur la répartition des richesses nationales car, le PIB/Habitant n'est qu'une moyenne qui n'indique pas comment sont réparties les richesses, ce que fait l'indice de Gini (du nom du statisticien économiste italien Colorado GINI) ;

- Le problème des comparaisons internationales12 :

Les performances économiques des pays du globe sont généralement faites sur base de leur PIB ou de leur PIB par habitant. Or, les comparaisons d'un pays à l'autre posent

9 Article publié par Feel clic toris, op cit.

10 KABEDI KABAMBA G, op. cit, P.25

11 La boutade d'Alfred Sauvy.

12 www.cours.fr mise à jour le 2 aout 2016.

problème pour plusieurs raisons. D'une part, elles sont généralement faites sur la base d'une évaluation en dollar. Or, les fluctuations de cette monnaie d'une année à l'autre peuvent rendre les comparaisons dans le temps hasardeuses et d'autre part, la richesse des pays en développement est souvent mal évaluée du fait de l'absence d'un outil statistique fiable et de l'importance de l'économie informelle (dons, services gratuits...) ; de plus, l'utilisation des taux de change officiels sous-estiment leur richesse nationale. C'est la raison pour laquelle on calcule de plus en plus leur PIB en parité de pouvoir d'achat. Les effets de l'inflation sont aussi éliminés par le calcul du PIB réel. Vu ces limites, les économistes ont développés ces dernières années les autres indicateurs et cela dans le but de palper la réalité de l'activité économique. Comme le Produit National Brut (PNB).

Il est certes de noter que l'utilisation de PIB ou PNB dépend d'une économie à une autre, en RDC on utilise le PIB car une grande partie de la production nationale est le fruit des IDE (investissement direct étranger), ce qui veut dire que l'utilisation du PNB par une telle économie sous-estimerait la production. Mais par contre aux USA on utilise plus le PNB car la majeure partie de la production nationale est l'oeuvre des nationaux

SECTION 3. LA CROISSANCE ECONOMIQUE

Etymologiquement le mot croissance économique vient du latin « crescere » qui signifie croître ou grandir. Il existe toute une panoplie des définitions de la croissance dans la littérature économique, mais nous nous sommes limités qu'aux deux définitions suivantes qui ont retenues notre attention.

3.1. Définition et Mesure 3.1.1. Définition

Selon François Perroux, la croissance économique est l'augmentation soutenue pendant une ou plusieurs périodes longues d'un indicateur de dimension, pour une nation, le produit intérieur brut en termes réels13.

Selon Kuznets, la croissance économique d'un pays est une hausse de long terme de sa capacité d'offrir à sa population une gamme sans cesse élargie des biens économiques. Cette capacité de croissance est fondée sur les progrès techniques et les ajustements institutionnels et idéologiques qu'elle requiert.

En analysant ces définitions nous remarquons que l'on ne peut parler de la croissance économique qu'à long terme et Simon Kuznets va même au-delà en affirmant qu'il y a croissance lorsque la croissance du PIB est supérieure à la croissance de la population. Il sied de noter aussi que la croissance économique est différente de

13 François PEROUX dictionnaire économique, HATIER, 1990.

Augmentation du PIB réel en RDC de 2002 à 2014 : croissance intensive ou extensive ? P a g e | 17

l'expansion qui est l'augmentation des biens et des services sur une courte période. Il ne faut pas non plus la confondre avec le développement, bien que la croissance soit à l'origine du développement économique et social mais celui- ci est un phénomène plus large que la croissance, Il se traduit par une transformation des structures économiques et sociales, par des progrès de l'espérance de vie, et des taux de scolarisation ou des réductions de l'inégalité.

3.1.2. Mesure

Pour mesurer la croissance économique on utilise le taux de croissance économique, celui-ci désigne la variation relative du PIB réel par habitant entre deux périodes données. Soit PIBt-1 produit intérieur brut à la date t-1 et PIBt produit intérieur brut à la période t alors :

Le taux de croissance économique

3.2. Différence entre croissance économique et croissance de l'activité

économique

Très souvent les gens confondent le concept de croissance économique et celui de la croissance de l'activité économique, et dans le cas de notre travail, c'est à nous qu'incombe la charge de nuancer ces deux notions et d'enlever ainsi l'ambiguïté qui se vit tout autour de ces concepts.

En effet, la différence qui existe entre la croissance économique et la croissance de l'activité réside au niveau des indicateurs d'appréciation et de la maturité de production14, c'est ainsi que la croissance économique est la variation positive du PIB réel par habitant à LT et MT tandis que la croissance de l'activité économique est la variation positive du PIB réel qui n'est qu'un phénomène conjoncturel c'est-à-dire de court terme.

14 KABEDI KABAMBA Grace, op. cit, P.26

Augmentation du PIB réel en RDC de 2002 à 2014 : croissance intensive ou extensive ? P a g e | 18

Augmentation du PIB réel en RDC de 2002 à 2014 : croissance intensive ou extensive ? P a g e | 19

CHAPITRE II : CADRE D'ANALYSE THEORIQUE

Ce chapitre est axé sur l'analyse des déterminants du PIB; c'est à dire les facteurs de la croissance de l'activité économique en fonction des différents secteurs de l'économie nationale. Il est question de donner un aperçu sur les différents secteurs et activités de l'ensemble de l'économie.

Section 1. Nomenclature et secteurs d'activité

1.1. Nomenclature

L'expression nomenclature désigne un classement de tous les secteurs, de toutes les branches d'activés et de tous les produits en vue de faciliter l'organisation de l'information économique et sociale15. Un tel classement varie naturellement d'un pays à un autre et cela en fonction de la structure économique d'un pays. Il faut noter qu'en dépit de plusieurs classifications qui existent sur le niveau tant national qu'international, nous avons opté pour celle donnée par la banque centrale du Congo (BCC) parce qu'elle nous parait plus claire, détaillée, complète et adaptée à l'économie congolaise.

Selon la dite classification, nous avons les différentes branches d'activités

suivantes :

· Agriculture commercialisée, elle comprend la production agricole destinée à être vendue. C'est notamment le cas de la production du parc agroindustriel, Congo futur etc.

· Extraction minière et métallurgie, dans cette branche on classe l'activité minière brute, c'est-à-dire en aval de tout processus de transformation et certains traitements ;

· Industries manufacturières, elle comprend les industries de transformation des biens, mais aussi la réparation et l'installation d'équipements industriels ainsi que des opérations en sous-traitance ;

· Bâtiments et travaux publiques, on insère dans cette branche, les activités liées à la construction des infrastructures socio-économique des bases. Notamment les routes, les écoles, les hôpitaux, etc.

· Electricité et eau qui englobent la production énergétique du pays, on y trouve des entreprises comme SNEL et REGIDESO.

· Transport et télécommunication, cette branche comprend l'activité de transport dans sa globalité c'est-à-dire on y trouve les réseaux terre (transport routier et ferroviaire), eau (transport maritime, fluviale et lacustre et l'aire (transport aérien) ;

15 G.B NKWEMBE UNSITAL, géographie économique, notes de cours de IIème graduat, UNIKIN/FASEG, P.78

? Commerce, qui comprend les activités de négoces des biens dans leur globalité ;

? Services, ici on met la production en termes des services c'est les biens immatériels ;

? Production bancaire, ici on retrouve les services rendus par les institutions d'intermédiations financières;

? Agriculture non commercialisée, dans cette branche d'activité on classe la production agricole vivrière c'est-à-dire destiné à la consommation et non à la vente ;

? Construction non commercialisée, on classe dans cette branche, les travaux de l'Etat destinés à aider la population.

1.2. Secteurs

Les branches d'activités énumérées ci-haut, sont ensuite regroupées dans les trois principaux secteurs de l'économie à savoir le secteur primaire, secondaire et tertiaire.

La RDC recourt à la classification de Colin et Clark16 très utilisée dans les divers rapports de la BCC, elle se présente de la manière suivante :

- Secteur primaire, concerne la collecte et l'exploitation de ressources naturelles

(matériaux, énergie, et certains aliments) et comprend les branches d'activités

suivantes :

- Agriculture commercialisée et non commercialisée ;

- Sylviculture ;

- Elevage ;

- Chasse ;

- Pêche.

- Secteur secondaire, implique les industries de transformation des matières

premières et comprend les activités de

- Métallurgie et industrie extractive ;

- Autres industries manufacturières ;

- Energie et eau ;

- Bâtiments et travaux publics.

- Secteur tertiaire, regroupe les industries du service (essentiellement immatériels : conseil, assurance, intermédiation, formation, études et recherches, administration, services à la personne, sécurité, nettoyage, etc.). et comprend quant à elle, les activités de :

16 Colin et Clark, cité par G.B NKWEMBE UNSITAL, Op. cit, P.78.

Augmentation du PIB réel en RDC de 2002 à 2014 : croissance intensive ou extensive ? P a g e | 20

- Transports et télécommunications ;

- Commerce de gros et de détail ;

- Services marchands dont le service financiers (y compris les hôtels et

restaurant) ;

- Services non marchands

Notons que de plus en plus, on utilise l'expression `'secteur quartenaire» pour désigner la partie la plus moderne du secteur tertiaire, celle qui est en relation avec l'information : communication, l'informatique, la recherche, l'enseignement, etc.17

Il arrive également que ces différentes activités soient regroupées en deux secteurs : celui des biens englobant le primaire et le secondaire et celui des services comprennent l'ensemble du tertiaire.

Section 2 : Facteurs et déterminants de la croissance de l'activité

économique

Pour produire des biens et services, chaque Etat recourt aux facteurs de production dont il dispose. Ces facteurs peuvent être en quantité abondante ou rare et sont soit matériels ou immatériels. La contribution de ces facteurs dans la production des biens et services s'avère très importante et est à l'origine d'un accroissement considérable de la production donc de la croissance.

Dans une combinaison optimale, l'augmentation des facteurs matériels permet un accroissement considérable de la production bien qu'elle présente des rendements décroissants à des quantités additionnelles d'un facteur de production. On parle de rendements décroissants lorsqu'à l'accroissement des inputs (ce qui entre dans le processus de production) correspond un accroissement moins que proportionnel des outputs (ce qui sort du processus de production).

De même, l'amélioration des facteurs immatériels permet de produire efficacement, c'est-à-dire obtenir une grande quantité de la production en utilisant moins de facteurs de production matériels et de favoriser un cadre propice au bon fonctionnement de l'activité économique.

17G.B NKWEMBE UNSITAL, Op. cit.

Augmentation du PIB réel en RDC de 2002 à 2014 : croissance intensive ou extensive ? P a g e | 21

2.1. Les facteurs matériels de la croissance économique

Dans cette catégorie nous pouvons regrouper les facteurs comme les ressources humaines, du capital et les ressources naturelles.

2.1.1. Les ressources humaines

Elles sont composées des travailleurs capables, c'est-à-dire donc la population active (l'ensemble de la population à l'âge travail), de participer efficacement à la production. Cette efficacité est appréhendée en termes du niveau de productivité du facteur travail. Lorsque cette main d'oeuvre est quantifiée, elle permet d'obtenir de grandes quantités de produit à l'aide d'une infinie quantité de facteurs de production.

Il en résulte donc que la qualité du produit et le volume de la production dépendent de la quantité de la main d'oeuvre. D'où la nécessité pour chaque Etat qui s'engage sur la voie de la croissance économique :

- De veiller à la qualité, au nombre, à la discipline et à la rémunération conséquente de la main d'oeuvre ;

- Et de créer un cadre favorable à son épanouissement pour l'utiliser au maximum à son profit vu sa mobilité non seulement à l'intérieur de l'Etat mais également entre les Etats, mobilité souvent expliquée par une rémunération élevée de ce facteur.

En outre, un tel Etat considère les ressources humaines comme une source de prospérité dans la mesure où elles lui permettent de réaliser un taux élevé d'accroissement du volume de la production. Elles lui évitent aussi le gaspillage des ressources disponibles souvent très rares et lui permettent enfin le gain de temps. Concernant l'augmentation de la production, les ressources humaines constituent, de par leurs tailles et leurs compétences, un facteur très important de la croissance économique18.

2.1.2. Le capital

Le capital est considéré comme étant l'ensemble de capital productif et des structures économiques et sociales. De ce fait, le capital est constitué des biens durables utilisés dans le processus de production en vue de produire d'autres biens et services.

Ce capital productif autrement appelé « biens capitaux » permet à chaque Etat d'accroitre le volume de production des biens à usages alternatifs. D'où, la nécessité de recourir à ces biens dans le processus de production pour arriver à créer la richesse et donc à réaliser la croissance économique.

18 P. Samuelson et Wilson, cité par TSHIMUANGA T, les secteurs porteurs de la croissance économique en RDC de 2000 à 2005, travail de fin de cycle UNIKIN/FASEG, 2007, P. 29.

Augmentation du PIB réel en RDC de 2002 à 2014 : croissance intensive ou extensive ? P a g e | 22

Cependant, il faut noter que la capacité de ce facteur à participer efficacement au processus de production réside dans son intensité capitalistique, c'est-à-dire dans la quantité de capital disponible par travailleur. Elle est d'un apport significatif lorsqu'elle croit plus rapidement que la force de travail.

Ainsi, l'Etat qui décide d'accroitre les investissements des biens capitaux, prend en fait une décision de créer les conditions favorables à l'accroissement des quantités de stock de capital par travailleur. Il en résulte donc une augmentation non seulement de la productivité et des salaires, mais également l'accroissement des produits par travailleurs, du moins dans les secteurs bénéficiaires de ces investissements.

En outre, il est aussi important de signaler le rôle que jouent les infrastructures dans ce fameux processus de production des biens et services. En effet, la capacité pour une économie de produire de manière efficace et efficiente dépend des infrastructures sociales, donc de la superstructure selon Max WEBER19.

Les infrastructures façonnent l'environnement économique au sein duquel la production et les échanges se réalisent. Une économie est plus prospère, les infrastructures du pays sont favorables à la production et attractives pour les investissements direct étrangers(IDE).

2.1.3. Les ressources naturelles

La production des biens nécessite également que l'on dispose des facteurs naturels qui la rendent possible. Ces facteurs sont principalement constitués des ressources naturelles dont les plus importantes sont :

? Les terres cultivables ;

? Les minerais ;

? Les forets ;

? L'eau ;

? Les ressources énergétiques (pétrole et gaz).

Un Etat disposant des réserves stratégiques en ressources naturelles peut en faire usage dans le cadre d'une politique de spécialisation et bénéficier ainsi des avantages comparatifs dans les échanges internationaux. Par cette dotation en ressources naturelles et grâce à une combinaison technique efficace, un Etat peut arriver à accroitre sa production. Ainsi, l'accroissement de la production obtenue à partir de ce facteur de façon continue aboutit à la réalisation de la croissance économique.

19 NZANDA-BUANA M, histoire économique générale et du Congo, notes de cours 3ième graduat/UNIKIN/FASEG, 2015-2016, inedit.

Augmentation du PIB réel en RDC de 2002 à 2014 : croissance intensive ou extensive ? P a g e | 23

2.2. Les facteurs immatériels de la croissance de l'activité20

Ces facteurs découlent essentiellement du fruit de l'esprit de la créativité et de l'ingéniosité de l'Etat dans la recherche du bien-être. C'est donc la façon dont un Etat s'organise, met en place des mécanismes, des règles et cadre idéal, crée des structures et recourt aux différents procédés techniques en vue d'accroitre la production et contourner enfin les aléas de la vie. Ce qui suppose une organisation, une capacité de l'Etat à utiliser efficacement les facteurs disponibles, qui peuvent être matériels ou immatériels.

Contrairement aux facteurs matériels qui concourent directement à la production des biens et services, les facteurs immatériels, quant à eux, contribuent également à la croissance de la production mais de façon indirecte à travers la manière de combiner, les règles et les innovations techniques. Grâce à ces facteurs immatériels, l'Etat peut donc amplifier ou accélérer la production et réaliser ainsi de façon rapide la croissance économique.

A travers cette sous-section ; il est question non seulement de chercher de présenter quelques facteurs immatériels mais aussi de saisir la manière dont ces facteurs sou tendent la production. Ainsi, nous pouvons citer les facteurs tels que :

? Les institutions ;

? La technologie ;

? Le capital humain (l'éducation)

2.2.1 Les Institutions

Il a été constaté en grande Bretagne que la croissance réalisée a été boostée par des institutions fortes. Dans la recherche perpétuelle de la prospérité et donc du bien-être par la création des richesses, l'Etat s'organise au tour des idéologies consistant à limiter le cadre dans lequel le processus de production ou des activités de la communauté sont rendues possibles.

C'est ainsi qu'au cours de l'histoire de l'humanité, deux systèmes de production ont principalement dominé le mode de production. Il s'agit :

? Du capitalisme, caractérisé par la propriété privée des moyens de production, le rôle du marché, le salariat et l'industrie ;

? Du socialisme dont la caractéristique principale est la propriété collective des moyens de production et de la planification de l'économie.

20 Tiré essentiellement de T. TSHIMUANGA, op cit.

Augmentation du PIB réel en RDC de 2002 à 2014 : croissance intensive ou extensive ? P a g e | 24

Il en découle qu'un système est pour ainsi dire un ensemble cohérent des institutions juridiques et sociales et des règles généralement édictées par les pouvoirs publics qui servent de cadre à l'exercice de l'activité économique21. Il existe donc deux blocs, d'une part ceux qui prônent le libéralisme économique comme moyen efficace de la production et ceux qui pensent le contraire et soutiennent la régulation de l'économie c'est à dire le contrôle par l'Etat du processus de production d'autres part.

Maintenant, le problème qui se pose pour ces deux systèmes est celui de savoir lequel permet une éclosion de la production. Le choix du meilleur système entre les deux s'avère très difficile. Mais au-delà de l'exception observée dans le régime socialiste à travers la chine qui a réalisé une forte croissance économique, on constate que le libéralisme surplombe le régime des économies planifiées. Cela se justifie par le fait que les pays démocratiques ont réalisé des résultats plus performants que les pays aux régimes dictatoriaux.

Cette efficacité économique serait expliquée par le respect des règles de gestion, la recherche individuelle du fait de la protection de l'initiative privée, le respect du droit d'expression ou de libre opinion et de l'intervention de l'Etat dans l'activité économique.

Ce qui différencie le capitalisme actuel de celui qu'on a vécu autres fois c'est l'existence du capitalisme sauvage semble se diluer dans la technostructure, dans le développement de l'actionnariat. Ainsi le rôle technique et social de l'Etat devient de plus en plus important.

2.2.2. La Technologie

La réalisation des performances économiques implique de la part de chaque nation un sacrifice ou un effort considérable dans le processus de production. Cet objectif pousse chaque nation à recourir aux voies et moyens lui garantissant une efficacité de production. Efficience entendue bien sûr comme une possibilité pour chaque nation de produire abondamment et à moindres coût.

Cela se fait nomment :

- En utilisant moins de facteurs de production qu'avant ;

- En mettant moins de temps possible pour produire une unité de biens et services considérés qu'avant ;

- Enfin, en mettant à la disposition de la population des produits de meilleure qualité à moindre coût.

Ainsi, l'un des moyens qui rendent possible une telle efficacité est sans doute le progrès technologique. En effet, le progrès technique dont il est question ici

21 TSHIMUANGA Trésor op. Cit.

Augmentation du PIB réel en RDC de 2002 à 2014 : croissance intensive ou extensive ? P a g e | 25

comprend l'innovation sous toutes ses formes (organisation du travail par exemple).Ce progrès technologique joue un rôle très important dans la réalisation de la croissance économique.

Il est de ce fait considéré non pas comme un simple processus de production des biens, mais comme un processus qui conduit à l'amélioration des possibilités de production. Par ses divers avantages qu'il offre à la nation, le progrès technologique dévient ainsi un des facteurs déterminant dans la réalisation de la croissance économique, notamment dans l'amélioration des conditions vie de la population et donc du bien-être social. Actuellement, il est nécessaire pour chaque gouvernement désireux d'atteindre efficacement de telles performances de disposer d'une technologie de pointe.

Il ressort clairement des éléments ci-hauts que le progrès technologique permet non seulement d'expliquer les différences de niveau de vie et de degré de développement observés entre les nations, mais également de conduire à la réalisation de la croissance économique par les uns et les autres22.

2.2.3 Le Capital humain

Il sied de souligner la nécessité qu'il y a pour chaque nation de disposer d'un capital humain de qualité qui s'obtient par une éducation et une formation continue. Ce dernier constitue une ressource importante pour la réalisation de la croissance économique laquelle est essentiellement liée à l'action et à l'esprit de créativité d'un peuple.

C'est donc l'oeuvre d'un gouvernement déterminé à travers les différentes périodes de sa survie à vaincre la pauvreté pour atteindre le bien-être social. Il nécessite de ce fait une considération particulière et exige en outre une amélioration des conditions de vie.

Le développement économique étant un phénomène social et global, elle implique la notion de l'individu dans son aspect économique et son degré de réalisation dépendra largement de la qualité de sa population. Considérée comme un processus continu et de création des richesses, elle doit être réalisée par un peuple instruit et formé selon les besoins de la nation.

D'où, la nécessité pour chaque nation de s'intéresser à la formation et à l'éducation de son peuple. Un peuple ainsi éduqué permet une utilisation plus efficace et efficience des ressources disponibles et une création des technologies nouvelles ou tout au moins l'adaptation de nouvelles à son environnement. Par l'éducation et la formation

22 TSHIMUANGA Tresor. Op cit, P.

Augmentation du PIB réel en RDC de 2002 à 2014 : croissance intensive ou extensive ? P a g e | 26

continue qu'elle assure à son peuple, la nation prend ainsi l'option de disposer d'un peuple gouvernable, responsable, serviable et rentable.

Ces atouts du peuple s'appréhendent par l'aptitude de ce dernier à faciliter l'exécution du programme social et à contribuer efficacement au processus de création des richesses. Ce qui explique en fait l'engouement qu'à chaque nation de participer activement à la formation et à l'éduction de son peuple en vue de disposer d'une ressource humaine de bonne qualité (c'est-à-dire former et instruit). Mais, pour que la nation profite au maximum du travail de la main d'oeuvre qualifiée, elle doit lui garantir un salaire décent avec le travail rendu.

Il est vrai de dire qu'il est difficile voire impossible, d'assurer au peuple le bien être lorsqu'une nation n'a pas encore atteint un certain niveau de croissance économique. Il faut noter que cette dernière n'est pas en soi une finalité mais juste une étape ou un stade pour atteindre le développement et nécessite de ce fait des actions concrètes de la part des membres de la communauté telles que : l'engagement, la volonté, l'ambition, la croissance, des politiques économiques appropriée et le choix des responsables à tous les niveaux ainsi que des facteurs de production capables d'impulser une croissance durable et continue.

Il est à noter qu'il existe plusieurs types de facteurs ou déterminants de la croissance selon différents auteurs. Cependant, l'énumération faite ci-haut n'est que synthétique. D. Acemoglu23 va même loin en incluant la culture, les institutions (ici on voit leur efficacité) et la chance surtout pour les économies de rente comme l'économie congolaise.

Pour des raisons de simplicité et de disponibilités des statistiques, nous pouvons résumer les facteurs cités ci-haut en deux facteurs traditionnels qui sont le capital noté K et le travail noté L (du Labor en anglais) d'où la fonction de production suivante :

Y=F(K, L)

Le facteur capital est appréhender par la formation brut du capital fixe et le facteur travail est saisie par le niveau de la population. Il faut noter que la population dont on fait allusion ici est celle qui est active c'est-à-dire celle qui travaille.

Cependant ces deux facteurs seuls n'expliquent pas en totalité l'accroissement du PIB réel, car les études menées par Denilson, démontrent que K et L ne contribuent qu'à 30%, la technologie qu'il appréhende par le résidu contribue à 18% et les 52% sont apporté par le capital humain.

23Daron ACEMOGLU, an introduction to the modern economic growth, 2008

Augmentation du PIB réel en RDC de 2002 à 2014 : croissance intensive ou extensive ? P a g e | 27

CHAPITRE III : ANALYSE DV PIB EN TERME REEL EN RDC

Le présent chapitre est axé sur l'analyse du PIB réel en RDC. Il est question d'analyser d'une part la contribution ou l'apport de chaque secteur et branche d'activité pendant la période considérée et cela pour voir de quelle manière ces derniers ont contribué à la dite augmentation et d'autre part de décomposer le taux de croissance de l'activité afin de savoir lequel de facteur a contribué plus à l'augmentation du PIB réel. Le schéma ci-dessous nous donne à titre illustratif un aperçu des sources de l'augmentation de PIB réel.

Schéma. sources de la croissance du PIB

La lecture du schéma ci-haut nous montre que l'accroissement de la production (PIB) peut résulter soit de l'accroissement de la quantité de facteurs de production, soit par l'accroissement de leur efficacité.

Dans le premier cas c'est là où on parle de la croissance extensive où le facteur travail peut être représenté par les actifs et le facteur capital par les investissements ; le second cas traduit la croissance intensive dont les éléments propulseurs sont l'organisation de la production et les innovations technologiques d'une part, et l'éducation, la formation et recherche et développement d'autre part.

Donc, la croissance extensive c'est utiliser plus de facteurs et la croissance intensive c'est utiliser mieux les facteurs. La mesure de la part revenant à chacune des deux modalités de croissance est délicate et repose sur une méthode de décomposition du taux de croissance discutable, c'est ce que nous allons faire un peu plus haut.

Augmentation du PIB réel en RDC de 2002 à 2014 : croissance intensive ou extensive ? P a g e | 28

Ainsi, le présent chapitre est subdivisé en trois sections, la première section analyse la contribution des différentes branches et différents secteurs dans la production, la deuxième porte sur la décomposition de la croissance du PIB réel en croissance intensive et extensive et la dernière s'attèle sur la vérification des hypothèses.

Section 1. Contribution des différentes branches d'activité et de différents secteurs dans la production

Toute au long de cette évolution, nous allons essayer de voir les contributions de chaque branche et de chaque secteur dans la formation du PIB.

1.1 Contributions des différentes branches d'activité dans la

production

Dans cette sous-section, il est question de voir comment les branches d'activités de l'économie ont contribué à la croissance.

Tableau I. contribution des différentes branches d'activité dans la production
(En millions de CDF à prix constant)

Augmentation du PIB réel en RDC de 2002 à 2014 : croissance intensive ou extensive ? P a g e | 29

Branches d'activités

 
 
 
 
 
 
 

ANNEES

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

2002

 

2003

 

2004

 

2005

 

2006

 

2007

 

2008

2009

 

2010

 

2011

 
 

2012

 
 

2013

 
 

2014

moyennes

en %

AGRICULTURE, sylviculture, et

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

141

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

autres

141

563,90

141

563,90

141

563,90

141

563,90

141

563,90

141

563,90

141

563,90

141 563,90

 

563,90

141

563,90

 

141

563,90

 

141

563,90

 

141

563,90

141 563,90

5,22%

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

74

 

1 842

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Industries extractives

33

830,50

38

300,00

44

583,90

50

643,70

51

075,80

52

376,60

58

359,00

59818

 

503,80

 

454,10

2

022

209,10

2

226

479,70

2

658

511,50

708 703,52

26,13%

Industries

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

17

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

manufacture.

12

657,70

12

234,80

15

175,20

16

029,30

16

171,50

16

995,50

17

461,40

17699,2

 

975,40

1502188,9

 

1613189,2

 

1804933,3

 

2011272,9

544 152,64

20,06%

Electricité, Gaz et

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Eau

2

636,60

2

856,40

2

645,70

2

690,20

2

807,10

2

856,90

2

717,80

2674,7

2

696,20

55

690,70

 

59

491,30

 

63

775,40

 

67

783,40

20 870,95

0,77%

Bâtiments et Travaux

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

41

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Publics

14

914,70

18

459,70

22

610,20

28

068,70

31

776,20

33

483,00

34

754,60

37916,9

 

468,90

297

487,10

 

342

531,90

 

390

908,00

 

395

452,10

129 987,08

4,79%

commerce de Gros

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

99

 

1 122

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

et de Détail

54

764,20

56

674,80

59

908,40

65

828,80

71

719,80

81

104,30

91

080,10

94970,1

 

151,40

 

474,30

1

248

576,30

1

350

938,30

1

413

460,60

446 973,18

16,48%

Transport et

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

28

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

communication

12

350,50

15

781,10

17

563,50

19

335,10

21

746,60

24

126,40

26

153,00

26913,7

 

265,90

992

482,10

1

050

624,70

1

150

781,00

1

220

218,40

354 334,00

13,06%

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

27

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Services marchands

17

424,90

18

500,00

20

001,80

21

693,20

23

319,80

24

940,20

26

137,40

27057,2

 

883,30

751

967,60

 

784

186,60

 

835

326,10

 

926

114,30

269 580,95

9,94%

Services

financier(SIFIM)

 

435,6

-1

310,70

 

540,00

 

619,2

 

694,8

 

772,2

 

847,9

1 352,90

1

394,20

-58

437,30

 

-59

768,30

 

-56

190,20

 

-64

471,50

-17 963,17

-0,66%

Services non marchands

5

645,90

6

458,40

7

205,50

6

954,20

7

357,30

7

811,60

8

140,90

6266,4

6

272,70

344

872,00

 

340

760,10

 

355

261,10

 

382

749,70

114 288,91

4,21%

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

2 712

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

480

 

7 936

 
 
 
 
 
 
 
 

10 092

 
 

PIB

300

914,40

318

341,20

339

478,90

365

960,80

386

386,00

410

565,10

435

835,80

447 925,60

 

124,40

 

395,20

8

498

839,50

9

219

707,40

 
 

596,30

491,96

100,00%

Source : rapports annuels de la BCC 2010 et 2014.

Augmentation du PIB réel en RDC de 2002 à 2014 : croissance intensive ou extensive ? Page | 30

Graphique I. Contribution des différentes branches d'activité dans la production

(En millions de CDF à prix constant)

0,3

26,13%

 
 

Série1
Série2

0,25

20,06%

 
 

0,2

0,15

 

16,48%

13,06%

 

Titre de l'axe

 

9,94%

 

0,15,22% 0,05

 

4,79%

 

0,77%

 
 

0

-0,05

 
 

-0,66%

 
 
 

Auteur, sur base des données du tableau no1

Analyses et interprétation

A partir du tableau I et du graphique I, nous pouvons faire la lecture suivante : d'une manière générale entre 2002 et 2010 le dynamisme de l'économique nationale a été soutenu par la branche «Agriculture, sylviculture, chasse, pêche et élevage » avec une contribution graduelle de 2,5% en moyenne dans la production nationale. Mais il ressort que certaines branches, ont porté aussi une contribution significative tout au long de cette sous période et qui mérite une analyse et une attention particulière de notre part.

L'analyse de l'évolution du PIB durant la première année montre qu'il ressort de ces chiffres que le gouvernement a axé plus d'efforts dans la construction des infrastructures, plus précisément celles de base. Dans la deuxième année nous remarquons que la branche ayant le plus propulsé la croissance en cette année à part l'agriculture est d'extraction minière et l'industrie métallurgiques. Cette dernière faisant partie du secteur secondaire, a bénéficié des investissements nouveaux plus précisément dans le secteur du diamant.

En 2004, nous remarquons que c'est la branche commerce de gros et de détail qui s'est montré plus vigoureuse grâce à l'expansion de ce secteur dans plusieurs domaines de la vie, sachant que son bon comportement est le fruit de l'amélioration de l'environnement économique à la suite de la mise en oeuvre des programmes

Augmentation du PIB réel en RDC de 2002 à 2014 : croissance intensive ou extensive ? P a g e | 31

économiques et financiers du gouvernement depuis 2001, plusieurs commerçant ont embrassé ce secteur.

En 2005, nous voyons que c'est la branche bâtiments et travaux publics qui a le plus boosté la croissance suivi de commerce de gros et de détails, cela montre la volonté du gouvernement d'axer plus d'effort en investissement de base, en réhabilitant des anciennes infrastructures et construisant des nouvelles. L'apport de la branche « Bâtiments et travaux publics » s'explique principalement par l'intensification des travaux de réhabilitation des infrastructures routières et des bâtiments publics ainsi que par les constructions des ménages et des entreprises. L'amélioration des activités de commerce de gros et de détail reflète l'augmentation des importations des biens en provenances de l'union européennes (EU), de l'Afrique du sud et de l'Asie du sud Est.

Entre 2006 et 2009, nous remarquons qu'à part la branche agriculture en générale, c'est celle de commerce de gros et de détails qui est venu renforcer la donne pour soutenir l'augmentation du PIB avec une contribution en moyenne de 9.7%. Les résultats macro-économiques se sont maintenus en cette période en dépit des conditions sociales difficiles de la population liées à plus de deux décennies de destruction des richesses intérieures difficile à compenser par cinq années consécutives de la croissance de l'activité économique.

Entre 2011 et 2014 d'une manière générale, la croissance de l'activité économique a été soutenue principalement par la vigueur de l'activité des industries extractives, donc la branche « extraction minière et métallurgie » a été le moteur avec une contribution moyenne de 12,8% en moyenne. Comme dit plus haut ici aussi on remarque qu'il y a des branches qui, à part celle de l'extraction, ont contribué d'une manière significative et dont l'agriculture, le commerce de gros et de détails, le transport et communication.

Augmentation du PIB réel en RDC de 2002 à 2014 : croissance intensive ou extensive ? P a g e | 32

1.2 Contributions de différents secteurs dans la production

Il est question dans cette section de considérer non pas les branches d'activités mais plutôt de secteurs dans leur ensemble, voire de quelle manière ils ont eux aussi contribué à l'augmentation du PIB, cela pour avoir une vue d'ensemble sur le fonctionnement même de l'économie nationale. Le tableau suivant présente la contribution des différents secteurs dans le PIB de 2002 à 2014.

Augmentation du PIB réel en RDC de 2002 à 2014 : croissance intensive ou extensive ? Page | 33

Tableau II. Contribution de différents secteurs dans la production (En millions de CDF constant)

Secteur d'activité

 
 
 
 
 
 

ANNEES

 
 
 
 
 
 
 
 
 

Observation

 
 

2002

 

2003

 

2004

 

2005

 

2006

 

2007

 

2008

 

2009

 

2010

 
 

2011

 

2012

 
 

2013

 
 

2014

MOYENNES

EN %

secteur

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

141

563,90

143

291,80

144

219,80

148

358,90

153

175,80

158

154,00

162

914,40

167

818,20

172

869,50

3

348

156,40

3 579

904,80

3

850

312,10

4

359

309,90

 
 
 

primaire

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

1 271

542,27

43,39%

secteur

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

64

039,50

71

850,90

85

015,00

97

432,00

101

830,50

105

712,10

113

292,80

118

108,90

136

644,30

1

208

122,40

1 301

608,00

1

444

709,10

1

551

625,90

 
 
 

secondaire

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

492

307,03

16,80%

secteur

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

90

185,50

97

414,30

104

679,20

113

811,30

124

143,60

137

982,50

151

511,40

155

207,30

161

573,20

3

153

358,80

3 364

379,50

3

636

116,20

3

878

071,50

 
 
 

tertiaire

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

1 166

802,64

39,81%

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

10 092

 
 
 

PIB

300

914,40

318

341,20

339

478,90

365

960,80

386

386,00

410

565,10

435

835,80

447

925,60

480

124,40

7

936

395,20

8 498

839,50

9

219

707,40

 
 

596,30

2 930

651,94

100,00%

Source : BCC, rapports annuels, 2010 et 2014, P.39 et 40.

Augmentation du PIB réel en RDC de 2002 à 2014 : croissance intensive ou extensive ? P a g e | 34

Augmentation du PIB réel en RDC de 2002 à 2014 : croissance intensive ou extensive ? P a g e | 35

Augmentation du PIB réel en RDC de 2002 à 2014 : croissance intensive ou extensive ? P a g e | 36

Graphique II. Contribution de différents secteurs d'activité

(En millions de CDF constant)

 

50,00%

 

45,00%

 

40,00%

 

43,39%

 
 
 
 
 

39,81%

 

35,00%

 
 
 
 
 

30,00%

 
 
 
 
 

25,00%

 
 
 
 
 

Série1

20,00%

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

15,00%

 
 
 

16,80%

 
 
 

10,00%

 
 
 
 
 
 
 

5,00%

 
 
 
 
 
 
 

0,00%

secteur primaire secteur secondaire secteur tertiaire

 

Source : auteur, sur base des données du tableau no. 2 Analyse et interprétation

La lecture du tableau II et du graphique II nous montre noir sur blanc que le dynamisme de l'économie nationale a été soutenu par le secteur primaire avec une variation de 43,39% en moyenne, puis suivie par le secteur tertiaire avec 39,81%.

Quant au secteur tertiaire son apport dans cette augmentation s'explique par l'intensification des travaux de réhabilitation des infrastructures routières et des bâtiments publics ainsi que par la construction des ménages, mais aussi cet apport est consécutif notamment au rétablissement de la libre circulation des biens et des personnes rendue possible par la réunification du pays, au dynamisme des activités de la téléphonie mobile et par l'amélioration du climat des affaires observé depuis la mise en oeuvre des mesures du PEG et de la pacification du pays.

A ce niveau le secteur primaire a montré sa robustesse en se basant plus sur sa branche agricole. L'intensification des activités dans les chantiers d'exploitation forestière pour répondre principalement à la demande intérieure et les investissements réalisés dans cette branche au cours de deux dernières années ont permis de relever significativement les productions de quelques cultures à savoir les bois en légumes et

le caoutchouc tout cela a été rendu possible grâce à l'intervention dans les milieux ruraux des organismes internationaux et des ONG spécialisés en matière de formation et de lutte contre les maladies des plantes , ce qui a permis aux paysans d'accroitre leur production.

Par ailleurs, nous constatons une grande accélération de la contribution de ce secteur soit 1836% entre 2010 et 2011, ceci tient essentiellement au regain de l'exploitation forestière suite à la reprise du trafic des biens et des personnes sur la voie fluviale, ça s'explique aussi par le caractère très attractif de ce secteur pour les nouveaux investissements plus précisément dans l'activité minière.

Cette croissance est le fait du maintien de l'activité économique dans tous les secteurs économiques. Hormis le secteur primaire la contribution la plus significative à la croissance a été réalisée dans le secteur des services (tertiaire). En effet, son activité s'est améliorée de 11,2 % contre 9,2 % en 2006 grâce notamment au dynamisme observé dans les branches « Commerce de gros et de détail » ainsi que« Transports et communication » dont les variations ont été respectivement de 13,1 % et 11,0 %.

La vigueur de l'activité économique, selon l'approche de l'offre, est consécutive essentiellement au bon comportement affiché par les secteurs primaire et tertiaire. Selon cette approche, l'analyse de la croissance révèle que la fermeté de l'activité économique en RDC a été principalement acquise grâce à la robustesse des secteurs primaire et tertiaire, lesquels ont contribué à la croissance à hauteur de 3,4 points de pourcentage et 3,0 points respectivement. Le secteur secondaire a aussi contribué à la croissance, mais dans une moindre mesure, à raison de 1,7 point de pourcentage.

La vigueur du secteur primaire en 2013 est en relation avec le raffermissement des activités de ses deux composantes, à savoir les activités extractives et agricoles. A la faveur de l'évolution croissante des activités minières, une contribution significative de 2,7 points de croissance a été relevée dans la branche « Extraction » en 2013, impulsée par les performances particulièrement encourageantes du volume de production du cuivre.

En effet, la production cuprifère a atteint son niveau record de 919,6 milliers de tonnes en 2013 après 619,9 milliers en 2012. La branche « Agriculture, forêt, élevage, chasse et pêche », par contre, a connu un relèvement, quoi que faible, de ses activités, attesté par sa contribution de 0,7 point de pourcentage à la croissance contre 0,6 point une année auparavant. Cette évolution tient des efforts consentis par le gouvernement pour la relance de cette branche à travers la réhabilitation des infrastructures routières et la réalisation des campagnes agricoles, en cultures vivrières, tant à Kinshasa qu'à l'intérieur du pays.

Au niveau du secteur secondaire, la contribution à la croissance a été de 1,7 point de pourcentage contre 1,2 point l'année précédente. Ce comportement est expliqué, d'une part, par un impact plus important des « Industries alimentaires, boissons et tabac » sur l'activité économique dont la contribution s'est située à 1,2 point de pourcentage en 2013, venant de 0,8 point en 2012 et, d'autre part, par la poursuite des activités de construction dans le cadre de la révolution de la modernité avec une contribution à la croissance de 0,6 point.

Dans le secteur tertiaire, l'activité a également été décisive avec une contribution de 3,0 points de pourcentage à la croissance, consécutive notamment au dynamisme du « Commerce » et des « Transports, entrepôts et télécommunications » dont les parts contributives se sont établies respectivement à 1,2 point de pourcentage et 0,9 point. Cette situation procède des effets induits du bon comportement de l'activité minière et des mesures douanières visant à désengorger les ports de Matadi et de Boma, pour la première branche. L'amélioration des infrastructures routières dans le cadre de la modernisation du pays et l'apport de nouveaux investissements dans la téléphonie mobile justifient l'évolution de la seconde.

La consolidation de la croissance économique, en République Démocratique du Congo, s'est poursuivie en 2014. En effet, les estimations de l'activité économique renseignent une progression de 9,5 % du produit intérieur brut réel, après une réalisation de 8,5 % en 2013. Cette vigueur de l'activité économique est en grande partie soutenue par le secteur primaire, même selon l'approche par l'offre.

En cette année, l'analyse sectorielle de l'activité économique indique que le secteur secondaire est demeuré le moteur de la croissance. En effet, la contribution de ce secteur à la croissance a été de 5,5 points dont 4,7 provenant des activités extractives. Par rapport à l'année 2013, la progression de sa valeur ajoutée a été de 13,2 % contre 7,6% au paravant. Ce dynamisme des activités extractives s'explique par une augmentation sensible de la production de l'or, dont le niveau s'est accru de 285,1 % entre 2013 et 2014, atteignant 23,5 milliers de Kg, suite au lancement des projets d'extension de deux grandes entreprises du secteur. En outre, il convient de relever une augmentation de 15,9 % de la production du cuivre, grâce au maintien des cours mondiaux à un niveau encore favorable.

Le taux de croissance économique en RDC a connu un recul de 1,8% en 2015, s'établissant à 6,9% contre 9,5% en 2014. Cette croissance reste soutenue par le secteur primaire, en dépit de sa faible contribution de 3,4% au Produit intérieur brut (PIB). Le secteur tertiaire vient en seconde position avec une contribution de 3,1% grâce au dynamisme des activités des commerces, de transports et télécommunication alors que le secteur secondaire, lui, sa contribution reste très marginale au produit intérieur brut.

Augmentation du PIB réel en RDC de 2002 à 2014 : croissance intensive ou extensive ? P a g e | 37

Section 2. Contributions de différents facteurs dans la production

Dans cette section, il est question de voir les contributions des différents facteurs dans l'augmentation du PIB de la RDC. Ces facteurs tels que résumé dans le point 2.2.3 du présent travail aux quels nous ajoutons le résidu.

Le résidu est la part de la croissance de la production (mesurée en pourcentage) qui n'est pas expliquée par l'augmentation de la quantité (du volume) des facteurs de production c'est-à-dire. C'est une mesure résiduelle qui peut être considérée comme une indication des effets du progrès technique sur la croissance de la production (croissance intensive). Donc, dans notre entendement, la technologie sera saisie par le résidu. Pour calculer ce résidu statistique on fait l'hypothèse que le taux de croissance de la production est décomposable arithmétiquement :

Cependant, pour des raisons de non-exhaustivité des données sur l'emploi, nous allons faire des analyses à ce niveau d'une manière synthétique, nous allons d'abord décomposer l'augmentation du PIB réalisé en deux périodes. La première sous-période (de 2002 à 2011) qui est marqué par le renouement de l'économie avec la croissance et dont le taux était en moyenne faible et la deuxième sous-période caractérisée par la consolidation de la croissance avec des taux élevés..

Les données sur l'emploi dont nous disposons et sur lesquelles nous allons calculer nos moyennes vont de 2010 à 201324, en le subdivisant en deux périodes nous aurons une première sous-période qui va de 2010 à 2011 et un deuxième sous-période qui va de 2012 à 2013. Alors, nous allons calculer le PIB moyen dans la première-sous période et dans la deuxième sous-période, car nous estimons que cela représente l'évolution de l'ensemble. Le facteur travail sera appréhendé par le nombre d'emploi crées et le facteur capital par l'agrégat le niveau d'investissement, comme illustré dans le tableau III.

24 INS, Annuaire statistique 2014, Juillet 2015, P P. 231-232.

Augmentation du PIB réel en RDC de 2002 à 2014 : croissance intensive ou extensive ? P a g e | 38

Tableau III. Contribution des facteurs dans l'augmentation du PIB

RUBRIQUES

Périodes

2010 - 2011

2012 - 2013

PIB réel moyen (en millions de CDF)

4208259,8

8859273,45

Nombres d'emploi crées en unités physique)

1856070*

1510092*

Niveau d'Investissement

2536333,25*

3912390*

*moyennes calculées sur base des données du tableau 2.173, P.231 de l'annuaire statistique et 2014 de l'INS et du rapport annuel de la BCC 2014, tableau I.20, P.46.

Dans le tableau ci-haut nous constatons d'une part que la moyenne de nombre d'emplois crées a diminué de la première sous-période à la deuxième passant de 1.856.070 à 1.510.092 et d'autre part nous constatons une augmentation sensible du niveau d'investissement passant de 2.536.333,25 à 3.912.370, c'est donc cet accroissement des investissements qui a soutenu l'augmentation du PIB durant les périodes sous analyse.

Tableau IV. Décomposition du PIB en %

RUBRIQUES

Périodes

2010 - 2011

2012 - 2013

Travail

44,1

17

Capital

26,21

44

Résidu

29,69

39

PIB

100

100

Croissance extensive

70,31

61

Croissance intensive

29,69

39

Source : calcul fait l'auteur sur base des données du tableau N°3

Pour simplifier les choses retenons que les facteurs travail et capital mis ensemble nous donnent la croissance extensive et que le résidu à partir duquel nous saisissons le progrès technique représente la croissance intensive. Il ressort de ce tableau les faits suivants :

concernant le facteur travail, il a soutenu la croissance de l'activité économique à hauteur de 44.1% durant la première sous-période mais a vu sa part être diminuée très sensiblement pendant la période suivante pour tomber à 17%, bien qu'il y a eu des fortes performances économiques de la part du gouvernement en cette période, cette diminution sensible s'explique par le fait que cette forte croissance économique en cette période a été soutenu par les nouveaux investissements dans la branche de l'extraction minière qui demande plus de l'équipement que de la main d'oeuvre.

Augmentation du PIB réel en RDC de 2002 à 2014 : croissance intensive ou extensive ? P a g e | 39

Quant au facteur capital, sa croissance a presque doublé de la première à la deuxième sous-période, passant de 22 à 44%, cette croissance qui a soutenu l'augmentation du PIB durant la deuxième sous-période est imputable à la vigueur des industries extractives. Et en général comme nous le voyons dans le tableau ci-haut, 70.31% de l'augmentation du PIB réel observé en RDC sont imputable à la croissance extensive durant la première sous-période et que 61% les sont en deuxième sous-période.

Dans l'ensemble de la période sous étude, la croissance extensive a été à la base de l'augmentation du PIB réel à hauteur de 65,66% en moyenne et que la croissance intensive l'a été qu'à hauteur de 34,35%. Cette très faible part de la croissance intensive est du fait que la grande partie du pays n'a pas accès aux nouvelles innovations et technologies.

Section 3. Vérification des hypothèses

La présente et dernière section de notre travail a pour objectif d'affirmer ou d'informer les hypothèses qui ont été formulées dans l'introduction.

3.1 Vérification de la première hypothèse

Notre de notre première hypothèse a été formulée comme suit :

« L'augmentation du PIB réel observée en RDC relève de la une croissance extensive ».

Les analyses effectuées à la section 2, principalement sur le tableau IV du présent travail, nous montrent que l'augmentation PIB observé en RDC de 2002 à 2014 était issue de la croissance extensive. De ce fait la première hypothèse de cette étude est vérifiée et affirmée.

3.2. Vérification de la deuxième hypothèse

La deuxième hypothèse de cette étude a été formulée comme suit :

« Cette augmentation du PIB réel observée en RDC trouve sa source dans l'exportation des matières premières et de l'agriculture, qui relèvent du secteur primaire. Ce dernier est le principal secteur porteur de la croissance observée depuis 2002».

Les analyses effectuées aux points 3.1.2 et 3.1.3 de notre travail nous amènent à dire que le secteur qui a propulsé l'augmentation du PIB réel est le secteur primaire avec sa branche de « extraction minière et métallurgie » qui a soutenu cette augmentation. De ce fait la deuxième hypothèse de la présente étude est aussi vérifiée et affirmée.

Augmentation du PIB réel en RDC de 2002 à 2014 : croissance intensive ou extensive ? P a g e | 40

CONCLUSION GENERALE

Le présent travail a porté sur « l'Augmentation du PIB réel en RDC de 2002 à 2015 : croissance intensive ou extensive ? ». Il était question dans cette étude de savoir si cette augmentation du PIB réel observée en RDC relevait de la croissance extensive ou intensive d'une part, et lequel des secteurs et/ou ou branches d'activité a le plus a le plus contribué dans sa formation d'autre part.

Pour ce faire, nous avions recouru aux méthodes analytique et statistique. Ces méthodes ont été appuyées par des techniques documentaire et d'interview. A l'issue de nos analyses, nous avions trouvé que la croissance économique de la RDC était extensive, se basant sur le secteur primaire dans l'extraction minière. Cependant, cette augmentation ne peut se faire dans le même rythme qu'avant être continuelle dans les années qui viennent. Elle n'est plus soutenue car, elle a été butée aux faits suivants :

la fin du boom des matières premières qui est imputable entre autre au retour de l'Iran sur le marché international après la levée des sanctions américaines, qui fait que les recettes de l'Etat soient revues à la baisse ; la politique du rééquilibrage de la croissance chinoise. Car la croissance chinoise a été déséquilibrée (basée sur les exportations) ; les autorités chinoises veulent la rééquilibrer c'est-à-dire passer d'une croissance tirée sur les exportations à une croissance issue de la consommation intérieure. En d'autres la chine réduit ses exportations, ainsi diminué sa production donc diminuer sa consommation intermédiaire dont le cuivre congolais. Cette mesure a comme corolaire la diminution des recettes de la RDC, car 41% des exportations du cuivre de la RDC vont vers la chine qui constitue le gros acheteur.

Ainsi, pour que cette croissance soit durable et soutenue, il faudrait alors que le facteur abondant T (ressources naturelles) qui est non renouvelable et sur lequel se base la croissance économique soit remodelé et retravaillé pour être d'un apport important dans le processus de production.

C'est d'ailleurs pour cette raison que nombreux sont ceux qui pensent que la possession des ressources naturelles ne concourt pas nécessairement à la prospérité (malédiction des ressources). L'extraction ou la ventes des produits à l'état brut est sujette à l'évolution des cours de produits sur la scène internationale. Pour mettre à profit ce facteur de production afin de réaliser la croissance rapide et durable, il faudrait donc arriver à l'étape de la transformation, à partir de laquelle on réaliserait la valeur ajoutée donc, vendre même la main d'oeuvre congolais.

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Pour cela, il faut que le gouvernement mette en place des mesures visant à diversifier l'économie c'est-à-dire élargir les bases productives de l'économie pour tirer l'économie congolaise à sa dépendance à l'activité minière. C'est seulement de cette façon que l'utilisation de ressources naturelles sera efficace dans le processus de la croissance. Nous suggérons au gouvernement de développer même le secteur de tourisme compte tenu des potentialités touristiques dont dispose le pays.

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- Rapports annuels de la BCC 2002 ; 2003, 2004, 2005, 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2015.

3. liens consultés

http://www.lesterminales.com www.cours.fr

www.radiookapi.net







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