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Analyse économico financière du risque et de la rentabilité d'un projet de création d'une firme de production et de commercialisation de champignons (pleurotes) dans la ville de Bukavu (RDC).

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par Gilbert Mugisho Mubalama
Université Evangélique en Afrique - Licence en Economie Rurale 2015
  

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ABSTRACT

In 2008, the explosion in prices of agricultural products has affected the throughout world population and has increased the vulnerability of most poor countries. That crises analysis has brought to the fore new tendencies which have an impact of the food security. Food trades h

bits of the population are therefore reliant on one hand by his purchasing power the availability and the accessibility of healthy food in another hand (Pageau and al., 2008). That?s why mushrooms growing have been shown as the other mean of decreasing poverty and food insecurity being given it possibility of baseline costs production, high profits and it availability (Masarirambi and al., 2011). Being most important in others world regions thanks to all the nutritive advantages and several therapeutics, in 1998, its forming has been introduced in South-Kivu province by some none government organization (N.G.O). but lack of means, expertise, tools and the ignorance of the population, the vulgarization of this farm has not reached as planed popularization (Mulonda, 2009; Ngongo, 2013). So, this work has focused on making a production and sailing unit of mushrooms (mushrooms production and sailing unit).

Indeed, our hypotheses below have been formed: This project should be done, being that it can create a monopole firm, and in additional of that socio-climate condition should be favorable, even its income level could be more high and risks too; but also through the business climate DR Congo and the amount invested could be taken back around less than ten years.

A group of intellectuals operation and means allowed us to research, to demonstrate and to verify followed truth by this work. Three series methods and techniques helped us such as market research, analysis method and PERT method. This category of methods is leaned by financial economics analysis.

So then after meticulous study, we have found that, this initiative of great care making a mushrooms production firm in Bukavu town is feasible, its hoped income is evaluated on 82,14%; its risk level is 44,9% and the capital can be really taken back before ten years. However, the great uncertainty according to the normal realization of firm has activities abide in business climate DRC which still appearing less favorable multicity of administrative worries.

Keywords: Mushrooms, project, profitability, risks and uncertainty of investment.

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INTRODUCTION

Contexte, problématique et justification du sujet

En 2008, la flambée des prix des produits agricoles a affecté l'ensemble de la population mondiale et aggravé la vulnérabilité des pays les plus pauvres. L'analyse de cette crise a mis en évidence les nouvelles tendances qui ont un impact sur la sécurité alimentaire. Les individus en situation d'insécurité alimentaire ont à jongler avec l'inquiétude de ne pas avoir assez d'argent pour se nourrir, tandis que certains doivent avoir recours sur une base régulière à de l'aide alimentaire d'urgence (Europe Aid, 2009 ; Pageau et al, 2006).

A en croire, Richelle(2009), directeur général de la commission européenne, aujourd'hui, une personne sur cinq souffre de la faim et de la malnutrition, avec des conséquences parfois irréversibles sur la croissance physique et mentale des personnes affectées. Inacceptable sur le plan moral, la faim représente aussi un frein pour le développement économique et humain des Etats les plus pauvres. Déjà dramatique, cette situation s'est encore détériorée avec l'effet conjugué des crises récentes, crise alimentaire et économique mais aussi du changement climatique.

La pauvreté est un problème, qui ne peut être ignoré dans la perspective de la sécurité humaine. Selon les estimations, plus de 1,4 milliard d'individus dans le monde vivent au-dessous du seuil de pauvreté de 1,25 dollar par jour. De plus, les catastrophes naturelles, la destruction de l'environnement et d'autres facteurs compromettent sérieusement le maintien des moyens d'existence traditionnels. Certaines populations sont donc extrêmement vulnérables face à la pauvreté (Anonyme, 2013). De plus, en Afrique Subsaharienne, la hausse des prix alimentaires et les crises financières survenues récemment font craindre une augmentation du nombre d'individus risquant de basculer dans la pauvreté et par voie de conséquence dans l'insécurité alimentaire (JICA, 2013).

Les habitudes alimentaires de la population sont donc tributaires, en partie, du pouvoir d'achat des individus ainsi que de la disponibilité et de l'accessibilité des aliments sains (Pageau et al, 2008). Ces facteurs nouveaux incluent la diminution des stocks mondiaux, la volatilité des prix sur les marchés alimentaires et énergétiques, la croissance démographique, les changements d'habitudes alimentaires (liés au développement économique des pays émergents et à l'adoption de nouveaux modes de consommation), la croissance urbaine, l'expansion rapide des agro-carburants, les changements climatiques qui affectent la

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production, et surtout les liens avec les marchés financiers et les mouvements spéculatifs sur les marchés à terme agricoles( EuropeAid, 2009).

Éradiquer la faim en Afrique subsaharienne et assurer un accès régulier à une alimentation suffisante et de qualité aux 900 millions de personnes qui y vivent aujourd'hui, et qui seront 1,8 milliard dans un avenir proche, nécessite d'agir sur l'ensemble des causes de l'insécurité alimentaire en éradiquant la grande pauvreté et la malnutrition par la création d'emplois décents et des dispositifs ciblés d'aide aux personnes les plus vulnérables ; en améliorant l'efficience des filières agricoles et des marchés vivriers afin d'offrir une alimentation diversifiée, suffisante et de qualité tout au long de l'année, à des prix compatibles avec le pouvoir d'achat des ménages ; en assurant un accès aux services essentiels, comme l'eau potable, l'assainissement, la santé maternelle et infantile et l'éducation de base, qui contribuent au recul de la malnutrition (AFD, 2013).

Par ailleurs, la dépendance croissante de l'Afrique subsaharienne à l'égard des importations de produits alimentaires de base comme le riz, le blé, l'huile et des produits de l'élevage et de la pêche qu'elle peut produire pour la plupart, expose ses consommateurs, urbains et ruraux, aux tensions des marchés internationaux. Quelles que soient les causes de la volatilité des prix agricoles sur ces marchés, l'Afrique subsaharienne peut en réduire les effets sur ses consommateurs en améliorant la productivité de ses filières vivrières. Simultanément, l'Afrique subsaharienne peut tirer avantage de la demande internationale pour des produits tropicaux pour lesquels elle dispose de nombreux avantages (savoir-faire, conditions naturelles, terres cultivables, main-d'oeuvre) même si, sur certains produits, depuis vingt ans, elle a perdu des parts de marché (coton, hévéa, oléagineux) (AFD, 2013).

Depuis plus de trois décennies, la République Démocratique du Congo (RDC), située au coeur de l'Afrique centrale, ne semble échapper à ce scénario : elle connaît une situation alimentaire déficitaire tant dans les zones rurales qu'urbaines causée surtout par l'insuffisance de protéines et énergie. Par référence aux normes FAO/OMS déjà établies de l'ordre de 2 220 calories et 160 g de protéines par personne et par jour. Les apports pour la période allant de 1996 à 2000 couvrent à peine les besoins calorifiques et seulement 55 % des besoins protéiniques. Ces données laissent supposer qu'une proportion importante de la population souffre de déficits calorifiques et protéiniques sérieux (Mobambo, 2004).

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Pour résoudre ce problème, hormis les protéines d'origine animale, il existe dans la nature d'autres sources alimentaires et protéiniques sûres parmi lesquelles figurent les champignons supérieurs comestibles qui sont considérés depuis longtemps comme substituts potentiels de viandes et d'autres produits animaux. Leur culture et leur domestication ont connu un progrès considérable ces dernières années (Olivier, 1995).

En Afrique centrale, les champignons constituent des produits forestiers non ligneux d'une importance capitale, tant du point de vue nutritionnel qu'économique. Les champignons sont particulièrement recherchés en raison de leur valeur nutritive élevée, leur valeur marchande ainsi que pour les nombreux sels minéraux et vitamines qu'ils contiennent (Breene, 1990 ; Vetter, 1994 ; Mattila et al, 2001 ; Ndoye, 2009). Les champignons ont également des vertus médicinales et sont considérés comme idéals pour les patients de l'hypertension, les effets rénaux et les diabétiques (Yip et al, 1987; Chandy, 1997) et sont souvent considérés comme aliments thérapeutiques ayant des propriétés anticholesterolémiques (Bobek et al. 1995, Mattila et al. 2000).

Dans certains villages de la RD Congo, près de 40% des femmes participent à la cueillette des champignons (Degreef, 1990). Cependant, la nourriture obtenue grâce à la cueillette et qui accompagne les produits de base est saisonnière (De Merode et al, 2004).Dès lors, la mise en culture des champignons se révèle être une activité rentable pour les paysans africains. (Ndoye et al, 2007 ; Dibaluka M. et al, 2010).

C'est ainsi que pendant des milliers d'années, la fructification des champignons supérieurs a été connue en tant que source de la nourriture (Mattila et al, 2001). La culture des champignons a été rapportée comme un autre moyen de réduire la pauvreté pour le développement du pays, en raison de sa possibilité d'un faible coût de production, des profits élevés et des retours rapides (Masarirambi et al, 2011). La culture du champignon, permet en plus, la récupération et la valorisation des sous-produits de l'agriculture et des industries agroalimentaires qui sont rejetés quotidiennement en masses importantes et généralement considérés comme source de pollution. Il s'agit de déchets agricoles, tels que feuilles séchées de canne à sucre, la sciure, la paille de maïs et des feuilles de bananier (Beetz et Kustida, 2004; Lourdes et al, 2008).

Bien que cette culture soit d'une grande importance dans d'autres régions du monde à cause de ses avantages nutritionnels et thérapeutiques énormes, en 1998, sa culture fût introduite dans la province du Sud Kivu par certaines organisations non gouvernementales et couvrait

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les territoires de Walungu, Kalehe et Kabare. Mais faute de moyens, d'expertise, manque des matériels et l'ignorance de la population, la vulgarisation de cette culture n'a pas eu gain de cause (Mulonda, 2009, Ngongo , 2013).

Toutefois, il faut relever que, les champignons comestibles consommés couramment à Bukavu proviennent des cueillettes saisonnières et sporadiques dans les forêts et savanes qui n'assurent qu'un apport dérisoire. Or, la récolte des champignons dans nos brousses et forêts est aléatoire et saisonnière, car la formation des carpospores ne peut intervenir seulement que sous certaines conditions à savoir une humidité relative élevée, température favorable et un milieu lignicole. Les activités dévastatrices de l'homme (feu de brousse, mode de culture, etc.) rendent beaucoup d'espèces de champignons de plus en plus rares (Anonyme, 2007).

C'est pourquoi la domestication et la culture des champignons s'avèrent nécessaires à Bukavu pour pérenniser sa consommation dans le ménage chaque fois que le besoin se fait sentir d'autant plus que les conditions climatiques y sont favorables notamment la température, la photopériode et l'humidité. La culture de pleurote peut par ailleurs jouer un rôle socio-économique important comme source de revenus et de protéines de qualité proche de viandes et accessible à toute la population de la ville de Bukavu.

Ainsi donc, ce présent travail étant le premier qui se donne la charge de mettre en place une unité de production et de commercialisation des champignons, se démarque d'autres travaux (Degreef J. et al., 1990 ; Dibaluka M. et al., 2010 ; Bisimwa B., 2014 ) dans le sens où en plus qu'il retrace une généralité sur les champignons, fournit une analyse minutieuse de la faisabilité de la production et de la commercialisation de champignons dans un milieu urbain. Ce faisant, nous nous sommes servis de quelques interrogations qui nous ont menées à fond dans cette étude.

Questions de recherche

Cette étude, visant à analyser le risque et la rentabilité liés à cet investissement, s'articule autour des questions suivantes :

- Le projet de création d'une firme de production et de commercialisation de champignons comestibles dans la ville de Bukavu est-il faisable et rentable?

- Ce projet est-il ou non risqué ?

- A quel moment l'investisseur récupérera-t-il son capital ?

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Objectifs du travail

Objectif Général

Contribuer à la réduction de la pauvreté et permettre de lutter contre l'insécurité alimentaire en effectuant une analyse économico-financière du risque et de la rentabilité d'un projet de création d'une firme de production et de commercialisation de champignons comestibles.

Objectifs Spécifiques

Spécifiquement, il s'agira de :

- élaborer un projet de création d'une entreprise de production et de commercialisation des champignons comestibles ;

- analyser les facteurs de la rentabilité et du risque inhérents audit projet, dans le but de ressortir un projet adéquat pouvant être recommandé aux communautés locales et aux opérateurs économiques de la place ;

- ressortir des arguments pouvant susciter l'envie des hommes et femmes d'affaires, scientifiques et paysans à investir suffisamment dans ce secteur ;

- déterminer la durée réelle de récupération du capital investi dans des tels investissements.

Hypothèses de recherche

En guise de réponses aux questions de départ, que nous nous sommes posées, les hypothèses suivantes sont émises:

- Ce projet parait être faisable vu qu'il procèdera à la création d'une firme en monopole mais également les conditions socio-climatiques en sont favorables. Ce projet aura un niveau de rentabilité qui serait important ;

- Ensuite, pensons-nous que ce projet serait trop risqué vu que les revenus futurs ne sont pas certains.

- Enfin, croyons-nous que le capital investi serait récupéré dans moins de dix ans, en tenant compte de la durée de vie des équipements qui seront utilisés dans ledit projet.

Choix et intérêt du sujet de recherche

En portant notre attention à ce sujet, c'est juste pour tenter d'apporter une solution aux problèmes de pauvreté et de l'insécurité alimentaire que les habitants de la province du Sud Kivu et plus particulièrement ceux de la ville de Bukavu rencontrent lors du choix de leur panier de consommation. Le but n'est pas seulement d'apporter la solution à ces problèmes

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mais aussi de mettre à la disposition de toute personne qui désire se lancer dans ce secteur une documentation soutenue, si pas un guide pratique qui lui permettra de s'y lancer sans beaucoup de peine et à moindre coût.

Aux étudiants, chercheurs, opérateurs économiques et autres, cette étude sera pour eux une source documentaire.

Subdivision du travail

Ce travail comportera, hormis l'introduction et la conclusion, quatre chapitres dont la revue de la littérature théorique et empirique, milieu et la méthodologie, cadre conceptuel du projet et enfin l'analyse économico-financière du projet.

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"Là où il n'y a pas d'espoir, nous devons l'inventer"   Albert Camus