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Gouvernance -ide cas des pays mena.

( Télécharger le fichier original )
par MHADHBI FATMA
faculté de science économique et de gestion de Nabeul  - MASTER DE RECHERCHE en économie des affaires 2015
  

Disponible en mode multipage

Ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique et de la technologie

Université de Carthage

Faculté des sciences économiques et de gestion de Nabeul

Mémoire en vue de l'obtention du Diplôme de mastère recherche

« Economie des affaires »

Sujet : Gouvernance et Investissements directs étrangers: Cas des Pays MENA

Dirigé par : Mr. Le Professeur : Elaboré par :

RIDHA CHKOUNDALI FATMA MHADHBI

Année universitaire : 2015-2016

Remerciement

Au terme de ce travail, je tiens à remercier mes plus sincères remerciement à mon encadreur le professeur Ridha chkoundali pour son aide appréciable et ses conseils forts utiles toute a gratitude pour l'attention qu'il m'a accordée ainsi que sa disponibilité.

Je remercie aussi les membres du jury qui vont assister à la soutenance de ce mémoire, je vous pris de trouver ici l'expression de mon respect et de toute ma gratitude.

Mes remerciements s'adressent également à toutes les personnes qui mon aidé dans mes recherches. Ainsi à tout le cadre enseignant de la faculté des sciences économiques et de gestion de Nabeul qui a favorisé l'enrichissement de mes connaissances.

Dédicaces

Je dédie ce travail à tous ceux qui me sont chers et en particulier :

A ma très chère soeur : ASMA qui a sacrifié sa vie, son âme afin de me voir ce que je suis pour mon éducation et mes études, pour l'amour et la patience qu'elle n'avait cessé de porter à mon égard et dont je ne suis jamais redevable. Merci d'être compréhensive et affectueuse et m'avoir éclairé l'itinéraire de la réussite.

Merci à mes chers parents Hassan et Fadhila qui m'ont encouragé et m'ont donné le soutien moral aux moments les plus difficiles.

Merci à mes chers : ma soeur khawla, Amna, Maissa, et mon petit frère Billel pour leurs estimable soutien et aide.

Merci a tous mes ami(e)s et mes proches, notamment mon amie Yosra Merhbene, , Mrabet Kabil .

Tous mes remerciements

Fatma Mhadhbi

Sommaire

Introduction générale......................................................................................1

Chapitre 1 : Cadre conceptuel et théorique de la gouvernance .......................................7

Section 1 : la gouvernance, définitions et cadre théorique ..........................................9

Section2 : La bonne gouvernance......................................................................29

Section 3 : Les Indicateurs de la gouvernance.......................................................36

Conclusion ................................................................................................43

Chapitre 2 : Débat théorique sur l'investissement direct étrange..................................44

Introduction................................................................................................45

Section 1 : Cadre théorique des IDE...................................................................46

Section 2 : Les Déterminants d'attractivité des IDE.................................................63

Section 3 Les retombées des IDE sur les pays d'accueil .......................................................71

Conclusion................................................................................................78

Chapitre 3 : Relation Gouvernance-IDE..............................................................78

Introduction ..............................................................................................79

Section 1 : Développements empiriques sur les déterminants des IDE...........................79

Section2 : Revue des travaux empiriques et théoriques traitant des effets de la bonne gouvernance sur les IDE.................................................................................83

Section3 : Aperçu sur la qualité de la gouvernance et IDE dans la région MENA.............89

Conclusion ................................................................................................99

Chapitre 4 : l'impact de la Gouvernance sur les IDE..............................................100

Introduction :............................................................................................101

Section 1: Présentation du modèle et définitions des variables.............................................101

Section 2 : Les méthodes d'estimation...............................................................106

Section3 : Résultats de l'estimation ..................................................................107

Conclusion ...............................................................................................119

Conclusion générale.....................................................................................120

Bibliographie.............................................................................................124

ANNEXE ................................................................................................133

Sigles et Abréviations

BM : Banque Mondiale

BAD : Banque Africaine de Développement

CNUCED : Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement.

FDI: Foreign Direct Investment

FH: Freedom House

FMI: Fonds Monétaire International

FMN : Firmes multinationales

IDE: Investissements Directs Etrangers

ICREG: international Country Risk Guide

KKZ: Kaufmann, Art Kraay, Pablo Zoido

MENA : Pays de Moyen Orient et Nord Afrique

NEG : Nouvelle Economie Géographique

NTCI : Nouvelles Théories du Commerce International

OCDE : Organisation de Coopération et de Développement Economiques

OLI : Ownership Location Internationalisation advantages

OMC : Organisation mondiale de Commerce

PAS : Programme d'Ajustement Structurel

PECO : Pays de l'Europe Centrale et Orientale

PIB : Produit Intérieur Brut

PNUD : Programme des Nations Unies pour le développement

UEMOA: Union Economique et Monétaire Ouest Africaine

UE: Union Européenne

WGI: World Wide Governance Indicators

WBES: World business Environment Survey

Liste des figures

Chapitre 2

Figure1 : Complémentarité entre les trois approches de l'attractivité.............................65

Chapitre3

Figure 2 : Evaluation de la qualité gouvernance dans les pays MENA 2000-2014.............90

Figure 3 : Evolution des flux mondiaux d'IDE......................................................92

Figure 4: Flux entrants mondiale période par catégories ...........................................93

Figure 5: flux entrants des IDE en Moyen Orient....................................................95

Figure 6: répartition des flux entrants d'IDE en 2000 .............................................................96

Figure 7: répartition des flux entrants d'IDE en 2012................................................96

Figure 8 : Flux entrants d'IDE dans la zone MENA en pourcentage /des PVD et mondial....97

Figure 9 : Flux entrants d'IDE dans la zone MENA par pays (%).................................97

Figure 11: degré de transfère de nouvelle technologie dans la zone MEN.........................98

Liste des tableaux

Chapitre 2

Tableau 1 : Phases du cycle du produit et modes de pénétration des marchés étrangers.......59

Tableau2 : Les avantages de la multinationalisation des entreprises selon Dunning (1981)...62

Tableau 3: flux des IDE par région en MD .......................................................... 94

Chapitre 4

Tableau 5 : Matrice de corrélation entre les variables.............................................108

Tableau 6 : Statistiques descriptives de l'échantillon..............................................109

Tableau 7: résultat du test de présence des effets individuels....................................111

Tableau 8 : résultat du test d'Hausman..............................................................111

Tableau 9: résultats de l'estimation du modèle à effet fixes .....................................112

Résumé : Cette étude a pour objectif principal d'apprécier l'impact de la gouvernance sur l'attraction des investissements directs étrangers(IDE) dans les pays MENA durant la période 2002-2012 sur la base d'un échantillon de 13 pays, qui se révèle à partir d'une estimation du modèle à effets fixes. Les résultats selon lesquels notre étude a abouti montrent, que la qualité réglementaire, l'ouverture commerciale, le capital humain, l'infrastructure et l'inflation contribuent; à expliquer le choix de localisation des IDE dans la région MENA.

Mots clés : IDE, Gouvernance, les pays du Moyen-Orient et Afrique du Nord, modèle à effet fixes.

Abstract: In this search, we'll try to study the impact of governance indicators and macroeconomic variables on the attractiveness of foreign direct investment in 13 countries in the MENA region, over the period 2002-2012 using fixed effects models. Our results show that variables such as regulatory quality, trade openness, infrastructure quality, human capital, and inflation help to explain the flow of foreign direct investment to the country in the MENA region.

Keywords: Governance, foreign direct investment, Middle East and North Africa countries, fixed effects models.

Introduction générale

Qu'est-ce que la gouvernance ? Nouveau mode de gouvernement, ou bien une forme avancée de gestion.

Depuis le début des années 90, les débats d'ampleur internationale sont consacrés à la gouvernance. La notion fut défini pour la première fois dans le rapport de la Banque mondiale 1992 intitulé «Governance and development »qui traduit la gouvernance comme étant l'exercice de l'autorité économique administrative et politique afin de manipuler les affaires d'un pays à tous les niveaux.

Dans un autre champ, il est obligatoire de présenter le cadre théorique dans lequel nous allons mener notre étude. Notre thème central « gouvernance » s'inscrit dans le cadre de la théorie des contrats, également la théorie d'agence de Jensen et Meckling (1976) et la théorie de coût de transaction de Williamson (1979). Nous avons également eu recours à l'approche institutionnelle (la Nouvelle Théorie Institutionnelle) de North (1990) afin de comprendre le fonctionnement du système institutionnelle.

Le concept de gouvernance fait par ailleurs son apparition dans un autre champ, celui des relations internationales. Le terme de « good governance » est usité par les bailleurs de fonds pour définir les critères d'une bonne gestion publique dans les pays obéissants à des plans d'ajustement structurel(PAS)1(*). Les institutions de prêt internationaux préconisent par le biais de cette conception des réformes institutionnelles nécessaires pour le succès de leurs programmes économiques. D'autre part, ce terme aurait décliné à l'univers organisationnel pour aviser l'entreprise comme un alternatif de coordination et de partenariat différent du marché.

Au cours de dernières années, l'amplification de la notion de gouvernance en cohérence avec l'investissement direct étranger, occupe une place notable dans les débats économiques.

Dans un contexte mondial de plus en plus intégré les investissements directs étrangers (IDE) demeurent « un élément clef de la nouvelle mondialisation2(*) ». Cette vision globale incite les firmes à organiser ses activités dans un univers international. Pour mener bien l'analyse théorique liée aux déterminants des IDE et au choix de localisation des FMN nous avons fait recours à un recueil théorique abondant à savoir : les théories du commerce international( les anciennes théories du commerce international et la nouvelle Théorie du Commerce International (NTCI)), théorie de l'imperfection du marché et de l'oligopole de Hymer (1960), La théorie néo-technologique de cycle de vie (Vernon ,1966), La théorie de l'internalisation et la théorie de Dunning (Paradigme OLI, 1977) et plus récemment l'économie géographique initiée par Krugman (1991).

L'importance croissante des investissements directs a aussi éveillé l'intérêt des économistes, des gouvernements, des politiciens de tenir compte les facteurs susceptibles de favoriser l'attraction de ces flux. La littérature sur l'IDE propose une large gamme des divers facteurs tant économique (taille de marché, disponibilité des ressources humaines et naturelle qualité de l'infrastructure , coûts salariaux coûts de transport ect) , politique (incitation fiscale ect) qu'institutionnels (cadre juridique et réglementaire fiable) susceptibles de justifier le volume des flux d'IDE et le choix de la localisation des firmes multinationales (Lipsey, 1999; Truman et Emmert, 1999 ; Love et Lage-Hidalgo, 2000 ; Charkrabarti, 2001 ; Obwona, 2001; Kamaly, 2003 ; Lim, 2005, Bloningen, 2005 ;Alaya et al, 2007).

La question des conditions de l'attractivité des investissements directs étrangers (IDE) occupe une importance remarquable à la raison de ces opportunités offertes aussi bien pour les pays développés (Ferrara et Henriot, 2004) que pour les pays en développement. Ce fléau désormais une unité de développement économique pour les pays. Il est considérer comme un aqueduc par lequel certains pays d'accueil développent leurs technologies et rattrapent leur retard technologique. L'IDE prend dans ses dimensions plusieurs aspects tels que le transfert technologique, l'externalité de savoir, l'effet d'entrainement, développement de l'appareil productif, les gains d'efficience et l'entrée de nouvelles opportunités de marché. Leur développement joue un rôle singulier dans la stimulation de la croissance économique dans les pays d'accueil. Par ailleurs, les firmes multinationales (FMN) peuvent avoir des conséquences positives sur les économies d'accueil à savoir avec l'amélioration de la compétitive et la productivité des entreprises domestiques pour faire face à la concurrence étranger, la mobilité de la main d'oeuvre (Blomstrom et al. 1994; Borensztein et al. 1998; Lipsey, 2000; Li et Liu, 2005).leurs structures d'implantation sont définies en fonction d'intérêts propres générant de nouvelles règles du jeu ayant effets sur leur pays d'origine et les pays d'accueil.

Suite à l'importance de l'IDE, les pays d'accueil n'ont cessé de créer un environnement favorable pour attirer des IDE à partir d'une meilleure amélioration de ses déterminants. Selon CNUCED (2013), les flux entrants des IDE dans les pays développés sont toujours plus grands que ceux dans les autres catégories des pays. Ainsi, les pays développés (1.322795 MD) occupent la première place par rapport aux pays en développement (591161 MD) en 2007. En revanche, après 2012 nous constatons que les pays en développements sont plus avancés au niveau des quantités des flux entrants des investissements directs à l'étranger par rapport à ceux développés

Pour le cas des pays MENA les flux entrants d'investissement direct étranger ont reconnus une diminution de 60% entre 2010 et 2011, avec des différences importantes entre les pays. Selon la CNUCED (2012) cette chute s'explique par la baisse constatée en Afrique du nord, en particulier les flux vers l'Egypte et la Libye, qui ce sont arrêtés en raison de leur situation politique instable.

De ce fait, comme étant des pays en développement les pays MENA ont essayé de changer leur politique économique en adoptant des politiques et stratégies plus favorables au marché et des économies plus ouvertes et plus libérales. Toutefois, la mauvaise qualité de la gouvernance, tant au niveau des secteurs publiques que privés en raison de la faible qualité institutionnelle. En effet, l'instabilité politique, les insurrections et les conflits tribaux rendre le marché des pays MENA un marché à haut risque pour les investisseurs tant étrangers que pour «les diasporas».De nombreux pays, arabes comme Lebanon, et l'Iraq , plus récemment la Tunisie, la Lybie, la Syrie, L'Egypte, et Yémen, ont connu des conflits armés et des troubles politiques et certains étaient sous les dictatures militaires. La loi a été écartée et les politiques économiques étaient complètement imprévisibles. La corruption est devenue endémique et les atteintes aux droits humains étaient répandues. Ces climats sont risqués et impropres à l'investissement étranger.

La décision d'investir dans un pays peut être motivée par plusieurs facteurs. L'objectif de notre recherche est d'évaluer l'impact de la gouvernance institutionnelle à travers ses différents indicateurs sur les investissements directs étrangers et l'incidence de ces derniers sur l'économie des pays arabes durant la période 2002-2012. La question étant de savoir

: « Quel est l'impact de la gouvernance sur l'attractivité des investissements directs étrangers dans les pays MENA? ».

Notre mémoire de recherche est structuré autour de quatre chapitres divergents. Dans les deux premiers chapitres nous avons dressé notre cadre théorique de différentes notions. Dans le troisième chapitre nous avons essayé de présenter une revue de littérature empirique focalisée sur la relation gouvernance -IDE. Le dernier chapitre présente une étude empirique.

Etant donné le vaste champ théorique dans lequel le concept de gouvernance est pratiqué, il est utile de proposer le cadre conceptuel dans lequel s'inscrit cette étude. C'est ainsi que le chapitre I est consacrés à l'identification de la gouvernance. La première section de ce chapitre présente .origine, signification, cadre théorique, et les différents types de cette notion. La deuxième section vise à identifier les principes de la bonne gouvernance. La dernière section met en lumière les principaux indicateurs pour apprécier cette notion.

Dans le deuxième chapitre nous nous intéressons à exposer les concepts fondamentaux de notre étude sur les investissements directs étrangers (IDE). La première section est consacré, à la mise place de notre cadre théorique en présentant les différentes théories Hymer 1960 ; Vernon 1966 et 1979 ; Dunning 1979,... krugman 1991,...etc.) , auxquelles nous avons eu recours pour justifier le choix de localisation des l'investissement directs étrangers et des firmes multinationales. La deuxième section vise à identifier les déterminants d'attractivité des investissements directs étrangers (économiques, politiques, institutionnels).Enfin la troisième section présente une littérature concise sur les impacts des IDE sur les économies d'accueil.

Dans le troisième chapitre, nous nous focalisons sur la question de la relation entre la gouvernance -IDE à travers une revue de littérature empirique et théorique. Ce chapitre contient trois sections : la première section met en évidence les différents élaborés dans la littérature empiriques sur les déterminants des investissements directs étrangers (revue de la littérature).La deuxième section aura pour objectif d'étudier la relation entre la gouvernance -IDE à travers une revue de littérature empirique et théorique. La troisième section donne un aperçu sur la qualité de la gouvernance et l'évolution des investissements directs étrangers dans les pays MENA.

Le dernier chapitre, nous allons tester empiriquement les données de cette étude sur un échantillon de 13 pays dans les pays MENA. Ce chapitre contient trois sections : la première section concernera la présentation du modèle et définitions des variables. La deuxième section exposera l'estimation de modèle et les différents tests économétriques. Enfin, une troisième section sera consacrée à l'analyse des résultats des modèles estimés tout en dégageant les facteurs explicatifs agissant positivement ou négativement sur l'entrée des flux d'IDE.

La conclusion générale fait l'objet d'une évocation des objectifs de notre mémoire de recherche ainsi que d'une mise en perspective de nos différents apports théoriques et pratiques.

Chapitre 1 : Cadre théorique et conceptuel de la Gouvernance

Introduction

La notion de la bonne gouvernance est un sujet à la mode dans les débats économiques. Elle est envisagée comme un instrument organisationnel qui vise à améliorer l'efficacité de l'Etat dans la gestion des affaires publiques.

Ce concept trouve ses origines dans les travaux de Douglass C. North (1990, prix Nobel) sur les primautés des institutions dans le processus de développement des pays, bien que l'article de Ronald Coase (1937) , sur les coûts des transactions constitue le point de départ de la théorie institutionnelle. Mais ce sont les travaux de Jensen et Meckling (1976), et ceux d'Alchian (1965) et Demsetz (1967), qui ont mis en disposition les fondements théoriques de l'approche néoclassique des institutions. Cependant la limitation du corpus théorique néoclassique on l'associé à Williamson (1979), qui scrute les institutions comme un choix opportun permettent de réduire les coûts des transactions engendré par le marché, de même il a montré la « rationalité limitée » des agents économiques. Vers la fin des années 1980, les institutions financières internationales (BM, FMI, PNUD) ont introduit la notion de bonne gouvernance pour définir les critères d'une bonne gestion des affaires publics surtout dans les pays soumis au plan d'ajustement structurel.

D'autre part, la gouvernance est une notion polysémique, puisqu'elle peut être déclinée à toutes les échelles, on parle de gouvernance territoriale, gouvernance publique, gouvernance d'entreprise et gouvernance mondiale, ce qui n'est pas de nature à faciliter l'établissement d'une définition commune vu la divergence des études concernant ce domaine

Le thème de la bonne gouvernance est bien vaste. Elle paraît, de toute évidence, difficile de définir un outil de mesure pour saisir, dans un chiffre unique, c'est la raison pour laquelle plusieurs indicateurs composites sont nés pour mesurer les différents aspects de la bonne gouvernance.

Ce chapitre sera composé en trois sections : dans la première section nous appelons initialement l'origine de la gouvernance, le cadre théorique tout en donnant les différentes types et significations de ce terme. Dans la deuxième section nous essayons d'identifier la bonne gouvernance .Dans la troisième nous essayons de présenter les principaux indicateurs pour apprécier ce concept.

Section 1 : la gouvernance, définitions et cadre théorique

La gouvernance, une locution qui revient comme un leitmotiv dans la littérature économique renvoie à la manière " d'exercer le pouvoir" .Il est donc indispensable de définir clairement ce concept et d'identifier le cadre théorique associé à notre étude.

I. Définition et Origine de la gouvernance

1) L'origine du concept 

La première utilisation du terme gouvernance remonte à l'ère de la succession Rashidiya3(*) «??????? ÇáÎáÇÉ» ou la gouvernance est la Choura « ÔæÑì ». Signifie dans cette époque l'exécution d'un pouvoir consultatif « ÊÔÇæÑì Íßã » .Tandis que d'autres voient que cette notion est d'origine grecque « Kurbernan » désigne à cette époque « l'action de piloter quelque chose ».

Selon Pierre Gaudin(2002) la notion de la gouvernance est apparue dans la langue française au XIII° siècle. Son explication va se développer grâce aux changements historiques des sociétés :

- La gouvernance médiévale : débutée, au XIII° siècle en France, les expressions de gouvernance, gouverne et gouvernement, ont le même sens, ils ne se distinguent pas sur le plan significatif. Ces notions impliquaient « l'action de piloter quelque chose »4(*).

- La gouvernance de l'âge classique : l'apparition de l'Etat moderne dès le XVI° siècle a conduit à l'indépendance de la notion de gouvernement par rapport à celle de gouvernance.

La notion de gouvernement est s'associée « aux réflexions sur l'autorité de l'Etat comme totalité » 5(*).En même temps, la gouvernance est définie comme la manière de gérer, d'une manière indépendante, tout ce qui public du pouvoir.

-La gouvernance moderne : cette notion est attachée plus à la gestion qu'à celle de pouvoir. Elle se dirige vers la conception des Anglos,-Saxon, notamment les Etats-Unis. Le terme se reporte dans les années 1990 pour « référer à un pilotage pragmatique des pouvoirs »6(*).

Certains discours introduit la gouvernance comme un équivalent de gouvernement (Hufty 2007). En effet,  Pour la science politique française l'idée de la gouvernance reste supplétive du gouvernement ; elle confie à l'Etat le rôle de médiation (Allemand, 2000), alors que, dans l'univers anglo-saxon, la gouvernance est synonyme d'État minimal. Il est pertinent donc d'approfondir la distinction entre le gouvernement en tant qu'institution, instance de régulation, et la gouvernance en tant qu'« art de gouverner ». Mais pour Lamy(2007), la gouvernance destitue plus à l'utopie du « gouvernement sans les gouvernants ».

A la base de cette détermination on peut tirer d'autre signification pour la gouvernance. De ce fait elle désigne la forme postmoderne des organisations politiques auxquelles le gouvernement exerce son rôle de régulation et de contrôle, il doit appliquer et respecter l'état de droit qui ne se limite pas à l'imposition des règles et lois, mais veille de plus à leur achèvement au sein de la vie quotidienne.

En contrepartie Rosenau (1992), délaisse l'identification qui décrit la gouvernance comme un synonyme de gouvernement, selon lui « la gouvernance est un phénomène plus large que le gouvernement ....la gouvernance est donc un système de règles qui reposent tant sur le jeu de relation interpersonnelles que sur des lois et des sanctions explicites ».

Donc pour éviter les confusions entre la notion de « la gouvernance » avec celle du « gouvernement» qui représente l'autorité dans un Etat, Kettl (2002) définit le terme du gouvernement comme étant un ensemble d'institutions qui s'engagent de l'autorité et qui mettent en place des obligations formelles.

Cette différenciation entre les deux notions, gouvernement et gouvernance, donne d'autres significations. En particulier, le gouvernement représente les institutions et le processus formel ou informel qui permet de conserver l'ordre et la sûreté publique (Stoker, 1998).

D'autre annonce que l'origine de cette notion se situe dans l'article de Ronald Coase (1937), « The Nature of the firm » tient compte les causes principales de l'émergence de nouveau mode de gestion de firme qui permet de réduire les coûts de transactions engendrés par les marchés. Cette théorie, développée dans les années 70 par les économistes institutionnalistes, et en particulier par Olivier Williamson (1975), débouche sur des travaux qui décrivent la gouvernance comme un instrument de coordination efficace qui permet de réduire les coûts de transaction (les coûts de recherche d'information, les coûts de négociation et de décision sur les contrats, ainsi que les coûts d'exécution des contrats (Fine et Milonakis, 2009) attachés aux défaillances du marché. Plus récemment, la notion de la gouvernance est importée dans les sciences socio-économiques des organisations, le concept de la gouvernance a été présenter pour « désigner le cadre institutionnel à travers duquel se réalisent les interactions et les transactions, l'idée étant qu'une « bonne gouvernance » est là pour réduire les coûts de transaction » (Ménard, 2000, North, 1991, Williamson, 1996).

Le concept de «gouvernance» s'est imposé au cours des années 80 comme un emblème d'une nouvelle transmission dans les modes de gestion des entreprises (Theys, 2003).

Le sujet de la gouvernance s'est imposé auprès des institutions internationales (FMI, le PNUD, ou l'OCDE). La gouvernance indique ici un ensemble de règles et des mécanismes garantissant la régulation d'activités passant les frontières, ainsi que l'ensemble des instruments de contrôle de ces règles (Frogger, 2001, Lerin, 1997, Sébastien, 2006). La notion de « gouvernance mondiale » ou « global governance » est utilisée dans le champ des relations internationales pour évoquer l'ensemble des règles communes mises en oeuvre pour survenir à une mondialisation structurée. Le discours qui met en avant la bonne gouvernance ou « good governance » est introduit pour identifier les critères d'une bonne gestion des affaires publics dans les pays soumis au plan d'ajustement structurel. Sous ce vocable, on trouve des définitions divers dont les points communs est la manière d'exercer le pouvoir pour gérer les affaires publics d'un pays.

2) Définitions

 

La gouvernance s'accompagne de plusieurs mutations de structure institutionnelle, ce qui bouleverse la structure sociopolitique dans son ensemble et améliore l'efficience économique. Cette évaluation et identique à celle des institutions financières internationales (OMC, OCDE, BM, BAD et FMI) parmi ces définitions on note celle de la Banque Mondiale (1992) qui définit cette notion comme « la manière dont le pouvoir est exercé dans la gestion des ressources économiques et sociales d'un pays en vue du développement ».

Cette identification fournit un aperçu sur l'ambigüité de la gouvernance avec une insistance sur les processus, les mécanismes avec un appui particulier sur le fonctionnement des établissements publics qui permettent aux citoyens d'exprimer des intérêts, et d'avoir des droits et des obligations.

En effet ,il faut proclamer que la gouvernance traduit les critères d'une bonne gestion des institutions publique ou privée afin d'évoquer l'instauration des nouvelles reformes dont le but d'accroitre l'efficacité et stimuler les appareils institutionnels afin de réaliser une stabilité macro-économique et identifier les mesures initiales d'une renaissance économique.

Selon cette observation la gouvernance, a été glosée par l'interaction entre les institutions politiques d'un pays et ses citoyens.la préoccupation de la gouvernance exige l'existence d'un certain nombre de structures juridiques, un système économique efficace capable de créer des richesses et des compétences techniques sur une assise soutenue et autonome , une structure sociale capable d'assurer la justice sociale .

Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) définit la gouvernance dans son document de politique générale de 1997 intitulé « La gouvernance en faveur du développement humain durable » comme étant l'exercice de l'autorité politique, économique et administrative en vue de gérer les affaires d'un pays à tous les niveaux.

L'identification de PNUD traduit la dimension sociale de la gouvernance comme une totalité. Cette dimension détermine le bien être de la société. L'optique de la gouvernance sociale intègre l'ensemble des droits humains, tels que la sécurité, la participation des citoyens à la prise de décision, la solidarité sociale, l'absence de la discrimination sexuelle.

La gouvernance sociale met l'accent sur l'équité en termes de capacité et d'opportunités essentielles pour tous. L'équité porte sur l'accès à l'éducation à la santé et aux droits politiques. D'autre part, pour assurer le respect des ces règles, l'Etat doit enrôler des groupes de citoyens pour qu'ils participent dans la société civile. Cette participation va améliorer le sentiment d'appartenance pour les individus et accroit leur sens de responsabilité en les rendant plus conscients de leurs droits et leurs règles. Tout ce processus s'effectue dans la transparence et en l'absence de corruption.

D'autres introduisent la gouvernance comme un nouveau mécanisme de coordination sociale rendant l'action politique (Frogger, 2001).

Au soubassement de cette détermination on peut tirer d'autre signification pour la gouvernance. De ce fait elle désigne la forme postmoderne des organisations politiques auxquelles le gouvernement exerce son rôle de régulation et de contrôle, il doit appliquer et respecter l'état de droit qui ne se limite pas à l'imposition des règles et lois, mais veille de plus à leur achèvement au sein de la vie quotidienne.

Selon plusieurs auteurs la gouvernance se conçoit comme un mode de gestion d'affaires confus (Pierre et Peters, 2000, Hermet et Kazancigil, 2005). Cela serait particulièrement le cas pour un développement soutenable qui doit tenir compte des interactions dynamiques et embrouillés entre la société, le développement économique, la technologie et la nature (Baker, 2009).

Selon Baron (2003) la gouvernance est un terme « polysémique » qui englobe divers discipline.

Au final, la définition de la gouvernance que nous gardons correspond ainsi aux mécanismes qui permettent de contrôler, de limiter l'opportunisme des dirigeants managériaux (gouvernance privée) ou celui des dirigeants politiques (gouvernance publique) (Charreaux, 1997).

II. Le cadre théorique de la gouvernance

La notion de la gouvernance est une dérivation de la théorie des contrats bien évidemment la théorie de droit de propriété d'Alchian et Demsetz (1972), la théorie d'agence de Jensen et Meckling (1976), et la théorie de coût de transaction de Williamson (1979). Elle peut être observée comme étant un cas curieux de l'approche néo- institutionnelle de North (1990).

1) La théorie de droit de propriété

A.A. Alchian et H. Demestz7(*) (1972) sont considérés comme les fondateurs de ce courant théorique, alors que, leurs origines remontent aux travaux précurseurs, d'Alchian (1959, 1961, 1965), Coase (1960) et Demsetz (1966, 1967) qui dressent le portrait théorique en développent une approche multidisciplinaire des droits de propriété.

Alchian et H. Demestz (1972) définir la firme comme un noeud de contrats (nexus of contracts). En prenant appui sur l'idée de base qui évalue chaque échange entre agents comme un échange de droits de propriété sur des objets. De même Hart et Moore8(*)(1990) présentent cette conception comme une théorie générale des relations sociales et des institutions La théorie des droits de propriété apparait pour comprendre le fonctionnement interne des organisations en s'appuyant sur les comportements individuels et sur l'efficacité des systèmes économiques.

Cette théorie s'est constituée pour répondre aux thèses de  Berle et Means9(*) sur la séparation entre propriété et décision au sein d'une firme managériale.

En retournent à l'hypothèse d'organisation des tâches et allocation des droits de propriété Alchian et  Demsetz (1972) , etAlchian et Ricketts (1987) ont défini la firme comme une forme d'organisation et de coordination la plus efficiente pour exploiter les gains éventuels de la production en équipe .

2) La théorie d'agence

Cette théorie inspire ces fondements de la théorie de droit de propriété d'Alchian et Demsetz (1972), notamment dans la version associée à la notion de « relation d'agence » .D'autre part, Chabaud et al (2008, p .228) indiquent que la théorie d'agence apparait comme une doctrine de coordination et de surveillance appliquée à la gestion des organisations et centré sur les dirigeants.

En effet, le fait de la séparation entre la fonction propriété et la fonction de contrôle au sein des entreprises managériales américaines évoquer par Berle et Means (1932) constitue le point de départ pour présenter la relation conflictuelle entre les dirigeants et les actionnaires.

Cette relation conflictuelle a été relancée par Jensen et Meckling(1976) qui ont mis en relief la théorie de l'agence.

Cette théorie est fondée sur la relation « principal-agent »10(*)qui unit le dirigeant (agent) d'une firme à ses propriétaires (principal), cette relation s'exprime sous forme « contrat ».

Selon Jensen et Meckling (1976) cette relation conflictuelle a été émergée en raison des problèmes d'agence et des conflits d'intérêts  .Dans cette structure ces auteurs estiment que chacune de parties prenantes à sa « fonction d'utilité »11(*) d'où la divergence des intérêts.

De cette relation provient la notion de « coût d'agence »12(*), coûts qui résultent du comportement opportuniste13(*) des agents (hasard moral) et de l'asymétrie d'information (sélection adverse).

Dans la même structure Fama et Jensen, (1983) suggèrent que le contrôle des problèmes d'agences devient primordial pour la pérennité d'une organisation. Donc la réussite d'une organisation exige la mise en place d'un mécanisme de gouvernance pour surveiller et inciter les dirigeants afin d'unir ces intérêts avec ceux des actionnaires.

1.1 Le courant disciplinaire

Selon ce courant disciplinaire, la firme aperçus comme un instrument de contrôle et de discipline car elle permet de résoudre les conflits des intérêts entre les parties prenantes. (Charreaux, 2004, p.4). Par ailleurs, La représentation de la firme comme « noeud de contrats » couronne par deux approches ; La première est dite actionnariale (financière), la deuxième est partenariale (Charreaux ,2004).

· L'approche disciplinaire actionnariale

L'approche actionnariale ou le modèle financier trouve son origine dans le travail de Berle et Means (1932) associé aux firmes managériales, d'autres travaux suggèrent que cette réflexion emportée de la théorie d'agence de Jensen et Meckling (1976), dans la version particulière associée à la structure financière des entreprises. Dans ce contexte, les conflits d'intérêts se limitent entre deux parties supérieures qui sont, d'un côté, les dirigeants et, de l'autre côté, les actionnaires.

Au départ, cette fécondation théorique associée à la vision légale de la propriété de la firme(les actionnaires sont supposée être les seuls propriétaires). Le modèle actionnarial à pour rôle d'inspecter les dirigeants pour qu'ils optimisent la valeur actionnariale. Les actionnaires étant contemplés comme les seuls créanciers « résiduels14(*) », et les seuls possesseurs de la rente résiduelle après avoir récompensé l'ensemble des parties au noeud de contrats.

Selon Shleifer et Vishny (1997), la gouvernance correspond les systèmes qui peuvent " sécuriser la rentabilité de l'investissement financier " .Il est donc la manière dont un apporteur de capitaux s'assure de l'obtention d'un revenu sur son investissement " (Shleifer et Vishny, 1997)

Charreaux (2002), décrit ce modèle comme un «  toile de fond principale des débats sur les rémunérations des dirigeants et des administrateurs, le rôle, la composition (administrateurs externes ou non), la forme du conseil d'administration, le rôle disciplinaire des offres publiques, le rôle de mesure de la performance du marché financier, le droit d'expression et la protection des petits porteurs ». Dans cette perspective, le mécanisme de gouvernance se focalise sur le marché des dirigeants, Le marché des prises de contrôle afin de diminuer les coûts d'agence engendré par les conflits entre dirigeants et actionnaires.

· L'approche disciplinaire partenariale

L'approche partenariale trouve ses fondements dans la théorie des parties prenantes de Freeman et Reed (1983), et dans le cadre de la théorie des contrats incomplets de Grossman et Hart (1986) et de Hart et Moore (1990), dans la version associée à la notion de « propriété ». Par laquelle la propriété est expliquée par les droits de décision résiduels et par l'appropriation des bénéfices résiduels par tous les partenaires adhérents à l'entreprise

(Du noeud de contrat).

Selon Charreaux (2004), une approche dite partenariale lorsqu'elle intègre l'ensemble des parties prenantes. Dans la même structure, la création de la valeur, la rente organisationnelle au sein d'une firme due à une meilleure répartition du pouvoir décisionnel et la synergie entre les différents partenaires

Dans le cadre de cette approche Charreaux (1997) décrit le système de gouvernance comme " l'ensemble des mécanismes qui ont pour objet de réduire les conflits considérés comme coûteux avec les partenaires de la firme ".De même Hart (1995), aperçoit que la maximisation de la valeur partenariale passe par la mise en place des mécanismes susceptibles de dénouer les conflits entre les différentes parties prenantes et procure une meilleure efficacité organisationnelle au sein d'une firme.

1.2 Le courant cognitif

Selon cette théorie, la firme perçue comme un répertoire d'apprentissage, de connaissance et d'innovation capable de créer des nouvelles opportunités qui conduisent à la création de valeur et l'efficience d'une firme (Charreaux, 2004).

Le courant cognitif de la gouvernance décrit la firme comme une entité de connaissance et d'apprentissage plutôt qu'un noeud de contrats. Dans ce courant la création de la valeur appartient de la recherche et du l'amplification des nouveaux techniques organisationnels et du développement d'un savoir-faire managérial (Wirtz 2006).Cette fécondation théorique place la firme dans un environnement propice, pour facilite la prise de décision, dynamiser les compétences des dirigent et la performance de la firme (Charreaux ,2008).

En résumé, la gouvernance constitue un instrument institutionnel ayant deux fonctions principales : une fonction disciplinaire et une autre cognitive qui conduisent à la création de valeur par l'organisation (Charreaux et Wirtz ,2006. Charreaux ,2009),

En effet, la gouvernance n'est pas la façon avec laquelle les dirigeants exercent leurs autorités  mais plutôt comment eux-mêmes sont gouvernés.la gouvernance est une force éthique à la force de borner et contrôler l'opportunisme de ceux qui ont l'autorité sur ceux qui les ont nommés.

3) La théorie de coût de transaction

La théorie des coûts de transaction issue de l'article de Coase, « The Nature of the Firm » date 1937 .C'est cependant Oliver Williamson (Prix Nobel 2009) qui est considéré comme le fondateur de ce courant théorique. Elle s'attache à expliquer l'existence des organisations économiques fondées sur la hiérarchie par l'existence des coûts de transaction.

Cette tendance postule que les agents sont dotés d'une rationalité limitée (hypothèse comportementale) tout en comportant d'une manière opportuniste.

Pour Williamson (1985), les trois symptômes d'une transaction sont ; l'incertitude (hypothèse environnementale), L'incomplétude des contrats, et la spécificité des actifs.

Dans le même contexte, Williamson (1985) en s'appuyant sur les travaux de Coase (1937).suggère que toute transaction économique engendre des catégories des coûts «Transaction cost economics of ex ante and ex post types are usefully distinguished ,

Williamson, 1985, p. 20 ».

- les coûts ex ante (coûts sont préalables à l'exécution du contrat) sont associés à la recherche d'information, la négociation, la garantie d'un accord (Williamson, 1994, p. 39)

- Dés lors les coûts ex post (coûts après la formalisation de l'accord) ces coûts associés à la mauvaise adaptation, coûts de marchandage, coûts d'organisation et de fonctionnement des instances prévues pour régler les conflits (Williamson, 1994, p. 41)

Récupérant la réflexion de Coase (1937), indique que la firme apparait comme alternative institutionnelle car elle permet de réduire les coûts de transactions, mieux que le marché.

Suite à cette réflexion Williamson(2000), a étudié les institutions de la gouvernance qui comprend le « marché » la « hiérarchie » et la «forme hybride » pour identifier les modes de gestion alternatifs pour particulariser la structure organisationnelle qui encadrent les transactions (Chabaud et al, 2008, p .98).

S'appuyant sur le principe d'efficacité, Williamson(1991) introduit deux types de mécanismes susceptibles de réduire les coûts de transaction : mécanismes spontanés de nature contractuelle liés aux marchés, et mécanismes intentionnels associés à la hiérarchie

4) la théorie néo-institutionnelle

Depuis les travaux pionnière de North (1990) sur la théorie néo-institutionnelle(en référence à la théorie des coûts de transaction fondée par Williamson (1985) plusieurs économistes, politiciens et même des institutions internationales, comme la Banque Mondiale (2002) et le FMI (Rodrik et Subramanian, 2003 ; Edison, 2003 ; IMF, 2005), semblent percevoir la primauté des institutions dans le processus de développement.

Pour comprendre la structure institutionnelle North (1990, p. 3) définit les institutions comme étant « les règles du jeu dans une société, ou plus formellement, les contraintes humainement conçues qui façonnent l'interaction humaine. En conséquence, elles structurent les incitations dans l'échange humain, qu'il soit politique, social ou économique. Le changement institutionnel détermine la manière avec laquelle les sociétés évoluent dans le temps et c'est donc la clef pour comprendre les changements historiques ».

Selon Meisel (2004, p. 75) les « bonnes institutions » sont celles qui seraient « capables de préserver durablement la confiance du public, c'est-à-dire d'anticiper sur les facteurs potentiels de destruction de la confiance ».

Selon cette détermination les « bonnes institutions » se référent à la bonne pratique de la gouvernance qui contribue à renforcer la démocratie, favoriser le développement économique et la justice sociale.

L'intérêt de cette approche et de comprendre, le mécanisme de la gouvernance qui réside dans l'arrangement «organisationnels ou institutionnels ayant pour effet de délimiter les pouvoirs et d'influencer les décisions des dirigeants, managériaux politiques, autrement dit qui « gouvernent » leur conduite et définissent leur espace discrétionnaire » (Charreaux, 1997 ; 2004).

En suivant ces évocations, la gouvernance constitue donc un ensemble des institutions (mécanismes de surveillance) qui vont intervenir dans la relation d'agence afin de limiter le pouvoir des dirigeants. Toutefois, Les institutions de gouvernance peuvent renvoyer à la sécurité des droits de propriété, à la qualité de la gestion, à la responsabilisation.

Pour North et al. (2009, p.259), « les institutions comprennent les règles formelles, les lois écrites, les conventions sociales formelles et les normes informelles de comportement. Les institutions doivent également inclure les moyens par lesquels les règles et les normes sont appliquées ».

III. Les types de la gouvernance 

Le terme est ainsi associé à tout type de politique publique ou privée et décliné à divers échelons, territoriale, entreprise, publique, mondiale.

1) La gouvernance territoriale

La gouvernance territoriale, également appelée gouvernance locale, c'est un système de gouvernance lié à des procédures institutionnelle inclut à la fois des rapports de pouvoir et des modes des gestions publics ou privés formels ou informels qui gèrent l'action politique .15(*)

Ce précepte a été observée comme une condition favorable à l'innovation sociétale et au dynamisme de développement locale, elle s'impose en tant que édifié social multidimensionnel. Dans ce sens, le territoire peut se définir comme un produit des pratiques et des représentations des agents (Pecqueur et Zimmermann, 2002).

Dans la même perspective, le terme « territoire » peut indiquer le territoire national d'un pays, sur lequel l'État (par son administration centrale) exerce sa souveraineté. Cependant et sous l'effet de la décentralisation, ce terme peut désigner aussi, les services décentralisés de l'État, comme les préfectures de région, ou les conseils régionaux (Goux-Baudiment, 2000).

Notons que la notion de territoire englobe trois aspects complémentaires :

- Un aspect identitaire, caractérisée par son nom, ses limites, son histoire et son patrimoine, et par la manière dont les groupes sociaux qui l'habitent se le représentent, se l'approprient et le font exister au regard des autres.

- Un aspect matériel qui scrute le territoire comme un espace doté de propriétés naturelles ou matérielles qui sont caractérisées par leurs structures et leurs dynamiques temporelles et spatiales.

- Une dimension organisationnelle dans laquelle le territoire est une entité dotée d'une organisation d'acteurs sociaux et institutionnels. Ainsi, Laganier, Villalba et Zuindeau (2002) trouvent que cette approche géographique du territoire rejoint la lecture économique du territoire, plus impliquée sur les dimensions matérielles et fonctionnelles du territoire.

Leloup, Moyart et Pecqueur (2005) contemplent que l'évolution du territoire dépend notamment des échanges qu'il entretient avec les autres acteurs du système, national et international. Reste à signaler l'importance de l'utilisation des Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication (N.TIC), perçue par Mucchielli (2002) comme étant une vraie problématique organisationnelle qui touche aux réflexions de la communication interne. Dans cette perspective, un territoire peut être lui-même divisé en plusieurs sous territoires, soit par le type d'État, de culture, de proximité, de civilisation, etc.

B .Pecqueur(2000), définit la gouvernance territoriale comme « un processus institutionnel et organisationnel de construction d'une mise en compatibilité des différents modes de coordination entre acteurs géographiquement proches, en vue de résoudre les problèmes productifs inédits aux territoires »16(*).

La polémique de la gouvernance territoriale apparait comme une forme de régulation institutionnelle liée à la décentralisation et au développement local, qui inclut les différents acteurs au niveau local, allant des autorités locales et des représentants de la société civile au secteur privé.

Selon le PNUD (2004), une gouvernance locale efficace ou performante repose sur plusieurs leviers : des institutions de recevabilités, des mécanismes et des processus qui peuvent garantir : la participation effective des citoyens à la planification, à la mise en oeuvre et à la supervision du processus de décision., le partenariat entre la société civile avec des acteurs clés à l'échelon local, la compétence interdisciplinaire des acteurs locaux, des flux d'information multiples et transparentes.

Leloup, Moyart et Pecqueur (2005) ont signalé que le point commun entre les différentes accès de la gouvernance territoriale réside dans la prise en considération de l'élargissement du champ des acteurs engagés, de l'interdépendance des acteurs et des organisations tant privées que publiques dans le processus de prise de décision et de l'action des divers niveaux de pouvoir, tant infranational que transnational.

La diffusion d'une bonne gouvernance locale repose sur les capacités des communautés et leurs organisations, et des collectivités locales à maitriser leur territoire et à gérer leurs ressources, assurer les mécanismes pour fonctionner comme des institutions participatives, démocratique, et responsables, vis-à-vis les intérêts des citoyens.

D'autre part, La gouvernance territoriale exige, en premier lieu, de dépasser la vision administrative du territoire et de l'appréhender comme un construit social.

D'une façon générale, le concept de gouvernance territoriale révoque aux nouveaux modes d'organisation, de synchronisation et de gestion du territoire et correspond à l'implication grandissante des acteurs publics et privés dans le mouvement de développement d'un territoire donné. Elle peut aussi renvoyer à une saine gestion des affaires publiques suivies par des procédures d'évaluation efficaces.

· La gouvernance territoriale : un processus de coordination

Pour qu'un territoire émerge ou devient attractif, il faut que tous acteurs publics et privés se coordonnent. Pour P. Le Galès (1995) la gouvernance territoriale désigne les interactions entre l'Etat et les représentants de la société civile. Elle est envisagée aussi comme un mode de coopération nécessaire pour améliorer la performance territoriale.

Dans ce sens, Leloup, Moyart et Pecqueur (2005) ont distingué trois types de coordination : une coordination privée où l'acteur dominant est une organisation privée, une coordination institutionnelle ou publique et, une coordination mixte qui est une articulation des deux précédentes. Dans la réalité, les modes de coordination des activités privées ou publiques sont rarement rencontrés car ils sont, le plus souvent, limités à une interaction entre ces acteurs hétérogènes. Cette interaction est rendue nécessaire par le fait qu'aucun acteur, public ou privé, ne dispose seul des connaissances et des moyens et des compétences nécessaires pour résoudre les problèmes territoriaux, on parlera alors de gouvernance mixte ou partenariale (Leloup, Moyart et Pecqueur, 2005).

Cela impose l'activation des jeux de négociation, de compromis locaux, des rapprochements tant géographiques qu'organisationnelles entre différentes entre divers acteurs qui coexistent dans une « organisation territoriale qui met en synergie d'une part, les acteurs privés et leur organisation industrielle, et d'autre part, les acteurs publics et leur organisation institutionnelle » (Guesnier, 2006).

Parler de la gouvernance locale revient donc à la mise en place d'un processus de régulation et de pilotage des actions de des différents acteurs géographiquement proches en vue de formaliser et résoudre les problèmes productifs des territoires Gilly-Wallet (2005).

2) la gouvernance d'entreprise 

Pendant des décennies, les économies et le monde des affaires ont vécu des retournements dans la conjoncture économique et géopolitique marqué par la mauvaise performance et l'écroulement financiers qui ont affecté plusieurs entreprises avec des contractions politiques indéniable. Certes que cette évolution de la scène économique entraine la mise en place d'un nouveau mode de gestion et de contrôle au sein des organisations qui peut être normalisé par la gouvernance d'entreprise.

Le début des polémiques sur la gouvernance d'entreprise, « Corporate governance »  ou encore la gouvernance privée se réfère à l'étude de Berle et Means. Leur ouvrage publié en 1932, « L'entreprise moderne et la propriété privée » constitue une « révolution managériale » qui détermine la gouvernance par la séparation entre propriété et décision.

D'autres annonces que les premiers jalons de cette idée trouve leur origine dans l'analyse, de Ronald H. Coase, retenue en 1937 qui introduit l'entreprise hiérarchique comme alternatif de coordination efficace pour économiser les coûts engendrés par le marché (coût d'information, coût de négociation) nommé par la suite coût de transaction. Cette doctrine est développée depuis 1970 dans le cadre d'école institutionnelle précisément par Williamson(Prix Nobel 2009), qui définit la gouvernance comme étant l'ensemble des dispositifs mise en oeuvre par l'entreprise pour achever des coordinations efficaces c'est-à-dire faire des arrangements institutionnels :contrats de partenariat , les associations temporaires, sous-traitance (Dignam et Lowry, 2006). Donc le choix d'une configuration institutionnelle conduit à l'amélioration de la productivité économique (Coase, 1992).

Dans ce courant théorique, l'analyse et la compréhension des mécanismes de la gouvernance d'entreprise sont issus par l'étude de Jensen et Meckling (1976) , qui scrutent la gouvernance comme un ensemble des règles, et des procédures qui sert à contrôler le comportement d'opportuniste des dirigeants afin de protéger les intérêts des actionnaires. Elle est donc un instrument organisationnel qui peut délimiter les pouvoirs et asservir les dirigeants des entreprises (Charreaux 1997).

La gouvernance d'entreprise traite avec l'ensemble des mécanismes visant à atténuer le problème d'agence qui découlent de la séparation de la propriété et du contrôle dans une entreprise. (Shlelifer et Vishny 1997, La Porta et al 2000, Lin et al 2009).L'efficience de la firme suppose la maximisation de la valeur partenariale17(*). La maximisation de la richesse se fait à travers des mécanismes susceptibles de résoudre les conflits entres les différents partenaires (Hart, 1995)18(*).

La mise en oeuvre de cette conception au sein d'une entreprise permet de créer un processus permanent et efficace de création de valeurs approprié à différentes parties internes et externes et en respect des lois, des prescriptions intérieurs et des principes éthiques.

Lorrain (1998) définit la gouvernance d'entreprise comme étant « ensemble des diapositives mis en oeuvre par les firmes pour mener des coordinations efficaces qui relèvent deux registres, de protocole interne ou contrat de partenariats ».

Selon La Saveur et Changyun, (2011) la gouvernance d'entreprise vise à enlever la différence des profits entre les actionnaires majoritaires, les directeurs et les actionnaires minoritaires, en raison de réduire les coûts d'agence. Les entreprises qui adoptent des méthodes faibles de gouvernance auront d'habitude un niveau inférieur de divulgation d'information et de transparence financière et opérationnelle et il se résulte ainsi une haute asymétrie d'information.

Au sens large, la gouvernance d'entreprise désormais un instrument organisationnel pour la répartition des pouvoirs entre les différentes instances d'une firme. Précisément, c'est l'ensemble des procédures et structures mises en place pour piloter et administrer les affaires d'une entreprise d'une manière qui convoite à réaliser plus d'équilibre et de transparence dans la distribution du pouvoir entre le dirigeant les propriétaires de l'entreprise et leurs délégués à l'assemblée générale, et les administrateurs, afin de créer un mode de gestion plus efficace et une organisation du contrôle basés sur la négociation et le bon fonctionnement .Dans cet ordre d'idée Fama (1980), scrute la gouvernance d'entreprise comme des mécanismes de surveillance managériale, ces mécanismes peuvent être internes ou externes ;

- Les mécanismes internes formés par le conseil d'administration (Fama, 1980), l'assemblée générale (Ma et Tian, 2009), le contrôle par les actionnaires majoritaires (Shleifer et Vishny, 1986) et enfin la surveillance par les créanciers (Gilson, 1989).

- Les mécanismes externes formés, d'un coté, par le système réglementaire (La porta et al ,1998) qui préserve les droits des actionnaires et contrôle les actions des dirigeants, et d'une autre côte, les différents marchés qui assujettissent les dirigeants, Nous trouvons notamment le marché de prise de contrôle (Grossman et Hart, 1980), le marché du travail (Fama ,1980) et le marché de biens et services (Hart, 1983 ; Harris et Raviv 1991).

Ø Au final, les mécanismes internes et externes de gouvernance d'entreprise constituent un ensemble de moyens de contrôle et de discipline des dirigeants pour limiter leurs opportunismes et de s'assurer qu'ils agissent dans l'intérêt des actionnaires.

3) La gouvernance publique

La polémique de la gouvernance publique a été relancée par le gouvernement britannique de Margaret Thatcher, au début des années 80. En effet ce gouvernement a provoqué des réformes visant à limiter le pouvoir des autorités locales, qu'on jugeait corrompus, par le renforcement de la centralisation des pouvoirs et privatisation de certains services publics.

La gouvernance publique, la gouvernance des Etats ou encore la macro gouvernance s'avère donc être un projet, essentiellement économique, de réaménagement du champ de pouvoir des autorités et de synchronisation des organisations décentralisées. Dans ce cas, le système concerné est au niveau de l'État. Par analogie, la gouvernance des Etats convoite à résoudre les conflits entre agents (les élus) et principal (les peuples) par le contrôle et la veille de ceux qui exerce l'autorité. En effet, des problèmes d'agence apparaissent dès lors que mandataires entreprennent des actions non conformes à l'intérêt général et privilèges leur propre intérêt (Labaronne ,2002 a).

La gouvernance publique permet de résoudre les divergences d'intérêt entre les agents et le principal à l'échelle publique à travers des mécanismes démocratiques.

D'après Füssel (2007) le concept de gouvernance publique s'inscrit dans une problématique assez large d'efficacité et d'efficience de l'action publique, et concerne les rapports enchevêtrés entre les gouvernants et les gouvernés.

Cette notion a été développées par les organisations internationales qui sont efforcées de préciser ce domaine, plus particulièrement la Banque Mondiale (1992, p.3, 2003,2005) qui définit la gouvernance publique comme étant la manière d'exécuté le pouvoir dans la gestion des ressources économiques et sociales d'un pays au nom de citoyen et du développement.

Selon cette détermination la gouvernance comporte des traditions et des institutions par lesquelles l'autorité dans un pays est exercée. Cela n'inclut que le processus par lequel les gouvernements sont choisis, expérimentés et remplacés, l'aptitude du gouvernement à préparer et à appliquer d'une façon efficace des politiques saines et le respect des citoyens et de l'État pour les institutions régissant les interactions économiques et sociales entre eux.

Pour FMI (2005) la gouvernance publique est une notion ample qui rattrape tous les aspects de la conduite des affaires publiques, y compris les stratégies de régulation économiques et politiques.

L'OCDE se contente aux sphères économique et juridique des institutions et du service public. En discutant de la gouvernance publique, le comité d'aide au développement de l'OCDE la définit comme étant « l'utilisation de l'autorité politique et l'exercice du contrôle en rapport avec la gestion des ressources d'une société en vue du développement économique et social. »

Selon L'OCDE (2004b, p.61-62) la gouvernance publique se traduit à partir de quatre points à savoir ;

- La modernisation du gouvernement.

- Le maintien de la confiance dans les institutions publique

- La bonne exploitation de l'administration en ligne.

- La modernisation du cadre réglementaire et institutionnel.

En se basant sur cette définition la gouvernance publique constitue un outil par lequel qui détiennent l'autorité sont sélectionnés, contrôlés et remplacés. La gouvernance se rend à la capacité d'un gouvernement à mettre en place des politiques rigoureuses pour gérer les ressources afin d'assurer une répartition équitable de richesse nationale .Enfin la gouvernance retient le respect de l'Etat et les citoyens ainsi que les institutions afin de régir les interdépendances socio-économique.

4) La gouvernance mondiale 

La notion de la gouvernance mondiale se posture dans le champ des relations internationales vers la fin des années 80. L'apparition de cette idée déploie un mode de régulation universelle décrétant des règles d'organisation commune, issue le plus souvent de la coopération internationale.

D'après Hermet (2004, p6) le domaine de la gouvernance mondiale ou Global Governance remonte à l'année 1992, date de la publication de l'ouvrage « Governance without Government » de James Rosenau et Ernst-Otto Czempiel (1992).

Pour Smouts et al(2008), la gouvernance mondiale décrit un modèle d'action publique par interactions entre tous les acteurs.

Selon Stiglitz (2006), le reflet de la gouvernance mondiale se réfère à la notion de bien public mondial. Ce bien est un moyen pertinent qui peut garantir la sécurité internationale, la stabilité macro-économique, droit de l'Homme, et l'avancement des connaissances. Ceci exige l'intervention d'une institution internationale telle que ONU qui peut gérer et préexister les conflits, rétablir et soutenir la paix dans le monde, approuver et défendre les droits élémentaires, de façon plus prosaïque, la nécessité de pouvoir disposer un système à l'échelle mondiale, de contrôler la sécurité planétaire et ses externalités.

En d'autres fins, la gouvernance mondiale traduit l'ensemble des mesures et des règles, des lois mises en oeuvre pour contrôler les flux économiques, gérer les relations internationales. L'enjeu de la gouvernance globale est de peser conjointement sur le destin du globe en disposant un processus de régulation de ces interdépendances qui précèdent l'action des États.

Pour M-C Smouts (1998), on ne peut pas discourir la notion de gouvernance globale étant que la régulation internationale entre un nombre borné d'Etats, de sociétés privées et d'élites distribuant un code de communication identique , celui du libre-échange et de la conception communautaire des droits de l'homme. Dés que nombreux Etats sont écartés de l'édifice de l'ordre mondial. La problématique de la gouvernance mondiale a été monopolisée par des institutions internationales précisément les institutions de Bretton Woods qui en ont rendre un outil au service de l'idéologie néolibérale.

L'orient de la gouvernance mondiale devient inconvenant pour faire face à l'ascension des problèmes globaux comme les alertes autour des difficultés environnementaux planétaires, déséquilibres régionaux et la précarité géopolitiques actuelles.

Ø D'une manière générale, nous intéressons dans ce travail, aux moyens et aux mécanismes, formels et informels rapporter par la gouvernance afin de limiter le pouvoir des dirigeants, qu'ils soient en entreprise ou bien en politique, de les contrôler et de les inciter à privilégiés l'intérêt collectif . Notre accès de la gouvernance allié indissociablement les institutions économiques aux institutions politiques.

Section 2. La bonne gouvernance

Depuis la fin des années 1990, l'accent a été mis sur les allures positives de la bonne gouvernance qui a permis une amélioration notable au niveau de la qualité des institutions qui symbolisent pleinement les citoyens, qui sont accolées par un réseau solide de réglementation institutionnelle et de responsabilité  qui ont pour but d'accomplir le bien-être collectifs. D'ailleurs la bonne gouvernance traduit, les principaux piliers qui contour la gestion des affaires publics. Donc quels indicateurs peut-on utiliser pour l'apprécier ?

I. Définitions

La notion de la bonne gouvernance est une priorité pour les grandes organisations internationales (FMI, BM, OCDE, PNUD,..) et plus particulièrement la banque mondiale qui est le principal diffuseur de cette portée. Celle-ci définit le concept de gouvernance dans un rapport paru en 1992, comme « une affaire de management ou de reformes institutionnelles en matière d'administration, de choix de politique, d'amélioration de la coordination et de fourniture de services publics efficaces ».

Cette détermination indique que la bonne gouvernance endosse les principes de l'efficience et de la responsabilisation qui réside dans les actions gouvernementales éventuelle qui exige l'existence d'un cadre institutionnel transparent, dotée d'une bureaucratie imbue d'éthique professionnelle et des pratiques politiques favorables au développement. Elle associe la notion de la bonne gouvernance à une saine gestion des affaires publiques.

Pour qu'on puisse parler de la bonne gouvernance, la Banque Mondiale repose de valeurs universelles : l'exclusivité et la responsabilisation.

· L'exclusivité : désigne les garanties de droits fondamentaux des citoyens notamment ceux liés au droit de participation. Ce critère néglige la discrimination et assure la primauté de droit.

· La responsabilisation : repose sur deux concepts qui sont la transparence et la stabilité. La transparence nécessite la libre circulation des informations. La stabilité promouvait le pluralisme et la désignation égalitaires et équilibrée des agents et des représentants de l'Etat.

Le PNUD (1997) a exhorté l'adaptation d'une bonne gouvernance qui couvre les sphères économiques, politiques et administratives dans la gestion d'Etat .suite à cette définition la gouvernance repose des processus, des mécanismes et des institutions qui permettent aux citoyens d'exprimer leurs intérêts et de respecter l'intégralité, les droits et les besoins de tous au sein d'un Etat.

Selon « le fond monétaire international (FM) », la bonne qualité de gouvernance exige l'instauration d'une meilleur pratique de conduit des affaires publique fondée sur la disponibilité, la fiabilité de l'information et confronter de plus la transparence dans le parcours de prise de décision.

Dans le même contexte, l'OCDE recourt à la transparence, l'efficacité et la primauté de droit comme des indications de base, permettent de concevoir un environnement tonique et propice de l'administration des affaires publiques.

Pour qu'on puisse parler de bonne gouvernance, la Banque Mondiale se base sur deux valeurs universelles qui sont respectivement l'inclusion et la responsabilité. Selon la banque mondiale, l'exclusivité désigne les garanties des droits fondamentaux des citoyens notamment ceux liés au droit de participation dans la prise de décision. Ce critère néglige de ce fait la discrimination et l'exclusion.

La responsabilisation est fondée sur deux concepts qui sont la transparence et la stabilité. La transparence nécessite une bonne circulation des informations pertinentes et fiables, qui donnent une idée claire sur le fonctionnement et le mode de gestion des affaires. De plus, le conte stabilité promouvait le pluralisme et la désignation égalitaire et équilibrée des agents et représentants de l'Etat.

Meisel et Ould Aoudia 19(*)(2008) indiquent que la bonne gouvernance inclut les critères suivants : droits individuels respectés, contrats sécurisés, administration efficace, institutions politiques démocratiques, absence de corruption, transparence, participation, responsabilité.

A la lumière de cette identification les aspects essentiels d'une « bonne gouvernance » c'est l'exercice de la démocratie, l'implication citoyenne dans la prise de décision, et la lutte contre les ennuis (inégalité, corruption, violence discrimination, pauvreté) et si c'était un appui authentique d'une modernisation stratégique efficace voulu afin de progresser la qualité institutionnelle et assurer la complémentarité socioéconomique et politique.

II. Les aspects de la bonne gouvernance

Kaufmann, Kraay et Zoido(2001), définissent la gouvernance comme « les traditions et les institutions par lesquelles l'autorité est exercée dans un pays pour le bien commun. Cela inclut le processus par lequel les gouvernements sont choisis, contrôlés et remplacés ,la capacité du gouvernement à élaborer et mettre en place des politiques judicieuses ,ainsi que le respect des citoyens et l'état des institutions gouvernant leurs interactions économiques et sociales ».

Cette définition énonce les principaux aspects d'une bonne gouvernance à savoir la démocratie, la stabilité politique la lutte contre la corruption.

1) La démocratie

La démocratie constitue un chaînon très utile de la bonne gouvernance qui recouvre les notions d'agrément, de légitimité et de responsabilité devant le peuple. Ces notions sous-tendent à leur tour l'existence d'un Etat de droit.

La démocratie est un processus consistant à élargir le champ des possibilités ouvert aux citoyens.les possibilités essentielles sont celles la dignité et les droits de l'homme, le sentiment d'appartenance, la liberté politique, sociale, économique et culturelle. Il faut proclamer que la démocratie est une approche globale qui sert à améliorer le bien-être humain (Sen et Brumberg ,2002).

Pour Barro (1996), la démocratie est un bien de « luxe » qui aurait aussi besoin de croissance économique.

En effet, L'existence d'institutions démocratiques est supposée pour minimiser les comportements de "prédation». Selon Kaufman (2001) « le régime politique démocratique comme étant le régime qui limite les leaders politiques par des institutions électorales, législatives et juridiques ».

En conclusion, la démocratie peut être définie comme « le gouvernement du peuple, par le peuple ».

2) L'instabilité politique

L'instabilité politique est un concept hétéroclite qui nécessité une clarification, qui rassemble des facteurs indirects tels que l'asthénie des institutions étatiques, la pauvreté et le chômage et des facteurs directs comme la guerre civile « Sri Lanka », la colonisation « Palestine », la révolution « Syrie, Yémen ».

Selon Abessolo (2004), L'instabilité politique dans la littérature économique reprend des événements très divers tels que les assassinats politiques, les coups d'Etat, les révolutions ou les conflits.

Alesina et al, (1996) touche deux critères distincts : les changements réguliers du pouvoir politique dans le respect des formes légales et ceux du pouvoir politique par la violence.

L'insécurité et les situations de conflit sont le fruit d'une violence qui trouve son origine dans l'instabilité politique. Si l'instabilité a des répercussions sur la bonne gouvernance, le contraire est également vrai, à savoir que l'absence de la bonne gouvernance alimente donc l'instabilité et l'insécurité.

Pour Barro (1991) et Londregan et Poole20(*) (1992) et Alesina et Perotti 21(*)(1996), Svensson22(*) (1998) et North, Wallis et Weingast23(*) (2009) l'instabilité et les violences politiques (terrorisme) produisent une détérioration de l'investissement et une faible croissance.

Fosu (1992) prouve que la relation entre l'instabilité politique et la croissance peut être développée par l'accumulation de facteurs de production. En outre, il montre que l'instabilité politique détourne les institutions politiques d'assurer l'accumulation de capital humain, puisque l'instabilité politique pourrait causer l'abandon des compétences .il montre aussi que les coupures dans le processus de production pourraient produire directement la réduction du niveau de PIB .cependant, l'impact sur les facteurs d'accumulation de la production peut également être accompagnée d'une influence négative sur leur productivité.

La stabilité politique semble être une condition préalable importante pour que les pays puissent bénéficier d'un niveau de vie élevé, elle aussi une opportunité susceptible d'attirer les entreprises multinationales.

3) La lutte contre la corruption

Le refrain de lutte contre la corruption amène les experts internationaux à insister sur le volet éthique de cette tumeur espiègle.

Nombreuses sont les définitions accordées au phénomène de corruption. En effet, ce concept indécis présente plusieurs formes et divers pratiques tel que les pots de vin, la fraude, l'extorsion, l'argent destiné à accélérer l'instruction des dossiers, le blanchissement d'argent et les abus de biens sociaux. D'une manière générale, la corruption est une activité illégale et le plus souvent clandestine, elle existe partout dans le monde, et survient dans tous les sphères.

La BM retient deux grands types de corruption qui sont respectivement les grandes corruptions qui s'exercent aux hautes hiérarchies et la petite corruption exercée au niveau institutionnel.

Pour Amundsen (1999),  la corruption est un symptôme de dysfonctionnement de la relation entre l'Etat et la population.

La mauvaise gouvernance est identifiées par la corruption, ces deux notions ont une caractéristique commune et expriment une déviation des normes de comportements (Stieglitz 1996).

Selon Ades et Tella (1997), la corruption réduit la productivité et diminue l'efficacité des politiques industrielles, tout en encourageant le secteur privé à violer les lois et les règlements, elle détériore la qualité des services offerts et biens achetés. Dans ce contexte, Maura, (1995), Shleifer et Vishsy (1993) et Sheh et Schacter (2004) affirment que la corruption  aboutit à l'accroissement des inégalités de revenus et de la pauvreté.

La corruption entrave les bons politiques gouvernementaux, empêche l'équité et la justice, favorise le détournement des ressources normalement destinées aux développements des pays, de plus, elle détériore la transparence du gouvernement et l'application rigoureux du droit ce qui influence négativement la qualité de gouvernement.

L'apparition de cette activité illicite fait référence à un niveau de vie médiocre qui se traduit par la piètre qualité des institutions de services, des faibles salaires, ceci poussent le simple fonctionnaire à accepter la corruption dans le but d'améliorer son bien être .Pour Bardhan (1997) la corruption se traduit par l'utilisation des bureaux publics pour des bénéfices privés cela veut dire que les agents publics utilisent leurs fonctions pour maximiser leurs intérêts individuels plutôt que le bien-être social.

La corruption due principalement à la mauvaise gouvernance est caractérisée par l'émergence d'un cadre législatif imprécis, un système judiciaire fragile et inadéquat et l'absence de responsabilisation et de transparence.

La lutte contre la corruption c'est lutter contre l'abus de pouvoir à des fins lucratives, mais aussi la lutte contre les ennuis socioéconomique et politique qui détraquent la croissance économique.

4) Etat de droit

Il est unanimement reconnu que l'existence d'un Etat de droit constitue un aspect important dans « la gestion des affaires publiques » qui désigne la manière dont l'autorité politique est exercée dans l'administration des ressources économiques et social aux fins du développement. 24(*)

Il se définit aussi comme « un système institutionnel dans lequel la puissance publique est soumise au droit »25(*).

L'existence d'un cadre institutionnel légitime et démocratique assure la participation directe des citoyens dans l'administration des affaires publiques.

Selon Li (2005), la primauté de droit constitue un pivot central pour la bonne gouvernance. De ce fait un Etat de droit requiert la présence d'un système juridique objectif, fiable et indépendant qui peut assurer la sécurité des droits de propriété et garantir les droits et les libertés des citoyens, des lois justes et transparentes appliquées de manière impartiale, une information financière publique fiable ainsi l'existence d'une disposition constitutionnelle prévoyant le plein exercice du contrôle des pouvoirs exécutifs et administratifs.

Dans cette perspective, le recours à la justice doit être possible chaque fois que ces droits sont violés. En effet, l'absence de l'application rigoureuse et stricte du droit compromet directement le développement parce que cela favorise les pratiques de mauvaise gestion et de corruption, ce qui décourage par suite les investissements.

5) Transparence et participation

La transparence et la participation s'imposent comme des mécanismes essentiels à la mise en oeuvre d'une véritable gouvernance sociopolitique, puisque les prémices de cette dernière résident dans l'association des forces vives de la société civile à la prise de décision et à l'action de l'autorité.

· La transparence est le résultat du comportement éthique des organisations, elle constitue l'un des principaux aspects de la bonne gouvernance. Elle s'impose à comme une nécessité sinon une évidence, notamment en regard de la mutation sociopolitique et économique d'aujourd'hui avec la world wide web et les réseaux sociaux.

Lorsqu'on parle de la transparence éthique, il s'agit plutôt de la transparence dans le processus ; c'est-à-dire la sensibilisation, la participation et la consultation des peuples lors de la construction des stratégies nationales.

Indiquons que le principe de transparence n'exige pas de remettre publiques des informations exclusives ; cela n'entraîne pas non plus la mise à disposition d'informations discrètes ou qui contreviendraient à des obligations judiciaires, commerciales ou touchant à la sûreté ou à la vie privée.

Section 3 : Les Indicateurs de la gouvernance 

La traduction de la gouvernance en indicateurs est nécessaire .Il parait, de toute évidence, difficile de définir un outil de mesure pour saisir, dans un chiffre unique, afin d'offrir un aperçu sur la qualité de la gouvernance.

I. L'intérêt spectaculaire pour mesurer la gouvernance

Plusieurs raisons font que les indicateurs de gouvernance sont de plus en plus demandés et que les informations se rendent à des divers domaines. De nombreux organismes pourraient être intéressés par l'évaluation de la qualité de gouvernance et chacun d'entre eux en aura une utilisation divergente de l'autre. Mesurer la gouvernance revient à répondre à deux demandes suprêmes, une institutionnelle et l'autre académique (Razafindrakoto et Roubaud, 2007).

Les premiers utilisateurs des indicateurs ce sont les bailleurs de fonds internationaux. Ces institutions utilisent les indicateurs de gouvernance principalement comme unique critère d'allocation des aides et des prêts aux pays en développement (Dollar ,1997 ; Dollar et Levin, 2004).

Selon l'ONU, le principal indicateur d'une « mauvaise gouvernance », pris en compte par les institutions mondiales dans l'attribution (ou non) d'aides, est le niveau de la corruption.

Aujourd'hui, les pays en voie de développement et notamment les pays du MENA sont conscients que, pour attirer les investisseurs étrangers et continuer à bénéficier les aides au développement accordés par les organismes internationales, il est impératif d'améliorer la qualité de la gouvernance.

Un autre groupe de demandeurs des indicateurs de gouvernance est constitué par les investisseurs internationaux. En effet, la « bonne gouvernance » représente pour eux la principale garantie d'un bon climat d'affaires. Contrairement au premier groupe d'utilisateurs, la principale préoccupation de ce groupe c'est le risque financier lié à leurs investissements dans un pays donné. Ainsi, les indicateurs qui les intéressent ne sont pas toujours les mêmes. Ces investisseurs étrangers s'intéressent principalement à la notation des entreprises ou des pays dans lesquels ils comptent investir.

Selon Doing Business (2011), l'activité économique dans un pays nécessite un cadre juridique solide pour assurer la sécurité des contrats et à la protection des droits des investisseurs. Ainsi, pour être bien classé dans ce rapport, un pays doit veiller à simplifier les procédures pour l'investissement, à favoriser la diffusion de l'information et à sécuriser et à formaliser les transactions et les contrats. Aujourd'hui, un pays mal classé par l'un de ces indicateurs aura très peu de chance d'attirer les investisseurs étrangers.

Les indicateurs de gouvernance peuvent également constituer un instrument d'évaluation pour toute organisation, une entreprise ou un Etat, pour connaitre les insuffisances organisationnelles et réglementaires pour bien allouer les ressources.

II. Les indicateurs de mesure

Il existe plusieurs types de données permettant de mesurer la qualité de gouvernance au sein de pays. Les données les plus utilisées sont construites à partir des enquêtes ou des sondages des experts. Nous présenteront maintenant le six base de données fréquemment utilisée.

1) Le « Country Policy Institutional Assessment » (CPIA)

Le CPIA, publié annuellement depuis 1977, un rapport qui évalue la performance politique et la qualité des institutions des pays emprunteurs de la Banque Mondiale. Ces études sont réalisées par les équipes présentent dans les différents pays objets d'évaluation et qui sont les plus pauvres de la planète.

Cet indicateur comporte un ensemble de critères décrivant les dimensions politiques et institutionnelles qui aident la Banque Mondiale dans ses choix d'allocation des subventions afin de lutter contre les ennuis de la pauvreté, promouvoir une croissance durable.

Cet indicateur attribue une note finale, pour chaque pays concerné par l'étude et par les aides de la Banque Mondiale, qui servira de principale base d'attribution des soutiens. En 2006, l'indicateur CPIA comporte 16 critères qui décrivent 4 pôles. L'évaluation de chaque pays correspond à une note allant de 1(note la plus faible) à 6(note la plus élevée) pour chaque critère, la pondération diffère d'un critère à un autre mais elle est la même pour chacun des 4 clusters.

· La « gestion économique » interprétant 3 critères : la gestion macroéconomique, la politique fiscale et la politique d'endettement.

· Les « politiques structurelles » interprétant également 3 critères : les politiques commerciales, les politiques financières et les cadres réglementaires des firmes.

· Les « politiques pour l'intégration sociale et l'équité », ce groupe comprend 5 critères, l'égalité entre hommes et femmes, éducation, santé, répartition équitable des ressources publiques, la consolidation des ressources et des capacités humaines, la sécurité sociale et enfin les politiques et les institutions qui garantissent le développement durable.

· La « gestion du secteur public » englobe également 5 critères : la gouvernance basée sur la formalisation des règles (droits de propriété principalement), la qualité de la gestion budgétaire et financière, l'efficacité de la mobilisation des ressources, la fiabilité de l'administration publique et enfin la transparence et la crédibilité dans le secteur public.

Selon Charles et al. (2007), le CPIA a été considérablement remodelé avec l'introduction des réformes socio-économique (les politiques de la libéralisation des marchés, de la privatisation du secteur public de la protection des investisseurs) afin d'assurer un climat d'affaires propice.

2) Freedom House

Freedom House est une Organisation non gouvernementale à but non lucratif. Dont le siège est à Washington. Elle fût fondée par Eleanor Roosevelt, Wendell Willkie et d'autres américains en 1941.

Freedom House est un indicateur déterminant pour évaluer la qualité de la gouvernance, elle désormais un levier pour la démocratie et la liberté dans le monde.

C'est la raison pour laquelle FH lance un rapport annuel depuis 1972 pour mesurer le degré de liberté dans le monde.

Les valeurs de cet indicateur s'échelonnent de 1 à 7 ; 1 étant la meilleure situation et 7 la pire. La moyenne des notations permet de qualifier le pays comme « libre » (résultat inférieur à 3), « partiellement libre » (de 3 à 5) ou « non libre » (résultat inférieur à 5).

Des critiques soulignent que cet indicateur est une ONG financé par des fonds privés provenant de fondations prenant le libéralisme et la protection des intérêts américains. Il est plausible donc que l'ascendant idéologique des États-Unis influence cet indicateur dans sa notation. Pour Justin Raimondo, « Les normes de Freedom House sont élastiques, et se plient aux ordres de la politique extérieure des États-Unis ».

Pour Miller (2007) l'indicateur de FH ne tient pas compte de concentration à l'esclavage dans ses rapports. Selon lui, « les démocraties comme l'Allemagne et l'Inde, mais principalement des régimes répressifs, avaient besoin d'être tenus de rendre des comptes pour le manque de rigueur dans l'application des lois contre le trafic humain et l'exploitation de certains travailleurs étrangers ».

Cependant, dans l'étude de Kaufmann, Kraay et Mastruzzi (2003), Freedom House ne semble pas avoir de biais idéologique dans sa notation.

3) « Research data set »international country risk guide (ICREG)

Le risque pays, est une expression mal déterminée et difficilement appréciable est déjà évoquée par Robock (1971), Sargen (1977) et Marois (1990). Son contenu évolue suite aux décombres des crises financières internationales, notamment celle de l'endettement qui a touché les pays d'Amérique Latine dans les années 80.

Le risque pays dérive d'un ensemble complexe et interdépendant de sphères d'ordre économique, financier et politique distincts au pays cible. Elle repose sur les aspects vitaux liés aux déséquilibres macro-économiques et financiers comme elle débouche sur les troubles politiques en mettant en évidence les relations géopolitiques.

L'estimation du risque pays devenue un élément essentiel de la décision d'investissement. A ce propos, political Risk Group lance un indicateur appelé International Country Risk Guide (ICRG) pour évaluer le risque dans un pays.

L'ICREG est l'un des premiers indicateurs de gouvernance institué en 1980 par Political Risk Group (PRG). C'est la raison pour laquelle PRS crée une base de données intitulée   « Research Data Set» pour publier leur évaluation annuelle sur la qualité de la gouvernance.

L'ICRG a pour vocation d'évaluer le risque économique par la mise en évidence les avantages et les inconvénients de la politique économique engagée dans un pays, le risque financière qui se traduit par la capacité d'un pays d'un pays de créer des devises nécessaires pour faire face à ses promesses financières extérieures (Cosset, Siskos et Zopounidis, 1992). Et le risque politique qui reflète le niveau de stabilité d'un pays et l'éventualité d'une exposition aux tensions successibles de toucher sa souveraineté.

4) Transparency international « corruption percetion index CPI »

Depuis 1993, l' ONG  Transparency International publie chaque année un indice de perception de la corruption (CPI) classant les pays selon le degré de  corruption perçu dans le monde.

Le CPI prend une valeur comprise entre 0(corruption maximum) et 10(corruption minimum).Pour chaque pays, la note de l'IPC est accompagnée de son écart-type, des notes minimales et maximales obtenues pour chaque source primaire, ainsi que d'un intervalle de confiance, censé de fournir une mesure de la précision de l'indicateur composite.

5) World business Environment survey (WBES)

La World Business Environment Survey (WBES) a été élaborée en 2000, par la Banque Mondiale. Cette enquête permet d'évaluer la qualité de l'environnement institutionnel, politique, fiscal et juridique de chaque pays, et son impact sur l'activité des entreprises.

La WBES s'intéresse toutes les variétés de la corruption (petite corruption, influence, corruption dans les contrats publics) et leurs caractéristiques.

6) Worldwide Governance Indicators?«?WGI?»

C'est une base donnée créé par la banque mondiale nommée Word Wide Governance Indicateurs appelée aussi KKZ attribués à ses fondateurs Kaufmann, Art Kraay, Pablo Zoido(1996). Sont les premiers à dénombrer une série composée de six indicateurs de gouvernance dont la moyenne constitue une mesure de la qualité de gouvernance dans 215 pays sur la base des sources de données comme International country Risk Guide (ICRG),Country Policy and Institutional Assessment (CPIA) et Transparency International.

Les indicateurs de la gouvernance (KKZ) suivant: Voix et responsabilité, contrôle de la corruption, efficacité du gouvernement, stabilité politique et absence de la violence, qualité de réglementation, état de droit, sont présentés dans leurs unités normales standard, allant d'environ -2,5 à 2,5. Un score plus élevé correspond à une meilleure qualité de gouvernance (Daniel Kaufmann Aart Kraay Massimo Mastruzzi, 2010).

· La voix et responsabilisation : traduit les droits politiques (vote, choix et poursuite du gouvernement) dont jouissent les citoyens. Kaufman et al (2007) considèrent que la nature du régime politique détermine la qualité de gouvernance politique.

La responsabilisation est fondée sur deux concepts qui sont la transparence et la stabilité.la transparence nécessite une bonne circulation des informations pertinentes et fiables, qui donnent une idée claire sur le fonctionnement et le mode de gestion des affaires. De plus le conte stabilité promouvait le pluralisme et la désignation égalitaire et équilibre des agents et des représentants de l'Etat.

· La stabilité politique et absence de violence : mesure la probabilité d'une déstabilisation et d'un renversement de gouvernement par voie institutionnelle ou par recours à la violence. La violence politique représente tout acte violent qu'on peut légitimer dans le but de réaliser un objectif politique .Weber (1895) définit l'Etat comme étant « le monopole de violence légitime ».

· La qualité de la réglementation : ce critère inclut les mesures des politiques qui entravent la régulation de marché, comme le contrôle des prix.

· L'efficacité de l'action publique : peut être déterminée à partir de la qualité des services publics, la qualité de la bureaucratie, la compétence des fonctionnaires, ainsi que leur degré d'indépendance vis-à-vis des pressions politiques.

· Etat de droit : tient compte toutes les règles et les lois dans un pays dans le but de protéger l'intérêt général de tous les citoyens et organiser la vie quotidienne. Dans le même sujet, North (1991) considère que le respect du droit de propriété est similaire d'un bon état de gouvernance. En effet, la primauté de droit permet de créer un environnement favorable avec un cadre juridique clair, des institutions solides, société civile formée qui contribue à l'instauration de l'état de droit et de la responsabilisation des citoyens.

· Le contrôle de la corruption : cet indicateur mesure l'usage des pouvoir publics à des fins d'enrichissement personnel.

Conclusion

Au final, ce chapitre a été l'occasion de revoir le cadre conceptuel, ainsi que les méthodes de mesure pour apprécier la notion de la gouvernance.

La gouvernance fait l'objet d'interprétations différentes dans la littérature spécialisée, car il n'existe pas une définition qui rencontre une totale adhésion entre les différents aspects. Ceci a nécessité le retour à l'origine de ce terme afin de situer le cadre théorique auquel nous faisons référence.

Comme pour la définition de la gouvernance, sa mesure tend également vers une certaine convergence étant donnée les coopérations qui existent entre les différents institutions qui émettent les indicateurs. Vu que la plupart des indicateurs de gouvernance sont basés sur la perception, ce qui témoigne à la fois de l'extrême complexité de la notion de gouvernance et du non consensus sur la définition du concept.

Chapitre 2 : Débat théorique sur les investissements directs étrangers

Introduction

Avec l'accélération de la mondialisation l'IDE devient de plus en plus intensif, ce fléau est favorisé par le phénomène de multinationalisation. Une firme devient multinationale lorsqu'elle dispose d'une ou plusieurs filiales localisées (s) hors de son territoire d'origine. Elle peut adopter différentes modalités allant de la création de filiales, au joint-venture en passant par le rachat d'entreprises déjà existantes.

La vision globale des firmes incite plusieurs théoriciens a incorporé une vaste littérature pour mieux comprendre les IDE en corrélation avec les choix de localisation des firmes multinationales, et d'identifier les principaux déterminants et mécanismes qui poussent une firme à combiner ses activités dans un univers international. Donc Pour mener bien l'analyse théorique liée à ce phénomène nous avons fait recours à un recueil théorique abondant à savoir : les théories du commerce international( les anciennes théories du commerce international et la nouvelle Théorie du Commerce International (NTCI)), théorie de l'imperfection du marché et de l'oligopole de Hymer (1960), La théorie néo-technologique de cycle de vie (Vernon ,1966), La théorie de l'internalisation et la théorie de Dunning (Paradigme OLI, 1977).

Cette abondance théorique est la conséquence d'une variété des questions qui peuvent être posées : « pourquoi une firme choisit-elle de s'investir à l'étranger? Sur qu'elle base la firme choisit son pays d'accueil? Quels sont les facteurs déterminants pour stimuler l'attractivité des investissements directs étrangers? ».

Ce fléau constitue la fameuse unité de développement économique des pays puisqu'il représente un canal de transmission de connaissance, de richesse, de technologie et de savoir-faire. C'est la raison pour laquelle les pays d'accueil n'ont cessé de créer un milieu d'affaire captivant pour l'entrée des IDE sur la base d'une large gamme de facteurs (économique, institutionnelle, politique).

Ce chapitre est organisé comme suit ; dans la première section, nous essayons de définir clairement le concept d'IDE et de présenter son cadre théorique, dans la deuxième section nous allons présenter les principaux déterminants des IDE ,dans la dernière nous avons présenter leurs l'impacts .

Section 1. Cadre théorique des IDE

Les IDEs trouvent leurs assises scientifiques dans plusieurs maximes et écoles de pensée de l'érudition économique à savoir ; les théories du commerce international (les anciennes théories du commerce international et la nouvelle Théorie du Commerce International (NTCI)), théorie de l'imperfection du marché et de l'oligopole de Hymer (1960), La théorie néo-technologique de cycle de vie (Vernon ,1966), La théorie de l'internalisation et la théorie de Dunning (Paradigme OLI, 1977) et plus récemment la Nouvelle Economie Géographique (NEG).

L' épreuve théoriques conduit d'abord à une clarification conceptuelle de domaine des IDE (définition et forme) , ensuite à celle des stratégies de localisation des FMNs et enfin, à la mise en évidence d'un recueil théorique en conjoncture avec le choix de localisation et le processus d'internationalisation des investissements directs étrangers et des firmes multinationales .

I . Caractéristiques des IDE

L'accélération du rythme des IDE, a conduit les économistes à remodeler la définition traditionnelle qui qualifiant l'IDE comme un mouvement des capitaux à l'étranger à celle d'une définition contemporain qui réunis plusieurs paramètres permettant d'obéir les investissements directs étrangers dans la pratique. Pour démêler cette notion nous présenterons deux points :

1. Définition des Investissements Directs Étrangers (IDE)

2. Forme des Investissements Directs Etrangers

1) Définitions des IDE

L'investissement direct étranger en bref, traduction de l'acronyme anglais FDI (Foreign Direct Investment).Au sens étymologique la notion « investissement » a une double provenance, l'une latin et l'autre anglo-saxonne. En effet, de par son origine latin « investir » qui désigne « entourer, encercler ». La deuxième utilisation, de ce terme se réfère à l'approche Anglo-Saxonne « to invest » qui signifie « employer des capitaux en vue d'accroitre la production ou augmenter le rendement d'une entreprise ».

L'IDE est une conception fortement évolutive. Sa définition diffère selon la nature de la source qui l'apprécie. Selon Kojima, (1986) l'IDE se définit comme un mouvement de capitaux impliquant des droits managériaux et/ou un contrôle managérial sur la compagnie, ce qui engendre une possession partielle ou totale de la firme.

Pour Crozet,Y (2001) : « L'investissement direct étranger se définit comme toute opération se traduisant par une création d'entreprise à l'étranger ou une prise de participation dans des firmes étrangères »26(*)

Nous retenons trois définitions opérationnelles de l'IDE adoptées par le FMI, l'OCDE et la BM. Selon le FMI et l'OCDE (2000) « l'investissement direct international traduit l'objectif d'une entité résidant dans une économie d'acquérir un intérêt durable dans une entité résidant dans une économie autre que celle de l'investisseur. La notion d'intérêt durable implique d'une part, l'existence d'une relation à long terme entre l'investisseur direct et l'entreprise et d'autre part, l'exercice d'une influence notable sur la gestion de l'entreprise»27(*). De même, la Banque Mondiale(1999) décrit l'Investissement Direct Etranger comme: « l'acquisition d'un intérêt durable dans la gestion de l'entreprise. L'investissement direct étranger suppose l'intention de détenir un actif pendant quelques années et la volonté d'exercer une influence sur la gestion de cet actif »27(*).

En s'appuyant sur les dernières définitions, nous pouvons conclure qu'un Investissement Direct Étranger effectué par une entité résidente d'une économie dans le but d'acquérir un intérêt durable dans une entreprise résidente d'une autre économie. En insistant, sur la notion. « D'intérêt durable » Avec laquelle la firme étrangère souhaite exercer un pouvoir de gestion et de contrôle durable sur la firme locale. En effet , Cette détermination coïncide avec la définition d'une FMN ;une grande compagnie transnationale possède ou contrôle des unités de production ou de services établies à l'extérieur du pays, et dont la gestion et le contrôle des actions pris par une unité centrale nommé une maison mère qui prend les décisions stratégiques.

2) Les formes des investissements directs étrangers

Le domaine d'IDE suit deux grandes logiques de déploiement international : la première contient les investissements internationaux avec les transferts des capitaux, est concernée par ;

- Les filiales ; Cette forme d'entreprise désigne la création d'une nouvelle unité de production appelée aussi « Green Field » entièrement contrôlées par les apporteurs de capitale, elle était, jusqu'aux années 70, la principale forme des IDE dans le monde. Ce type d'investissement offre l'avantage d'un transfert direct et rapide de la technologie, des lignes de production et de savoir-faire managérial.

- Les fusions - acquisitions ; Dans le cas de la fusion, deux entreprises décident de fusionner leurs activités et organisent un contrôle commun des actifs. Dans le cas de l'acquisition l'une des entreprises rachète l'autre.

- Les joint-ventures (co-entreprises) ; Cette forme reflète l'alliance entre une entreprise multinationale et un partenaire locale sous la forme d'une succursale commune. L'intérêt de cette association et de réduire les apports financiers entrainer par la création d'une joint-venture, en outre elle permet à la firme multinationale de profiter les connaissances et les compétences acquises par son partenaire pour tout ce qui concerne son environnement local.

La seconde logique se traduit par les nouvelles formes d'investissement international qui visent à limiter le transfert des capitaux, et réduire le contrôle sur les activités : sous-traitance, accord de licence, accord de franchisse, contrat de partenariat.

- Le partenariat :C'est une forme de coopération durable entre des entreprises autonomes dans le but de consolider la situation financière , d'innover et de progresser les techniques de recherches et de développement , d'acquérir de nouveaux savoirs faire , de comprendre la culture de l'autre entreprise , d'intégrer d'autres compétences en matière de gestion pour répondre aux attentes de la clientèle tout en adoptant de nouvelles gammes plus performantes et enfin , de conforter les positions sur le marché en améliorant la compétitivité.

- La sous-traitance internationale « faire -faire » : La sous-traitance est contrat par laquelle un investisseur étranger confie, sous sa responsabilité, à une autre personne appelée sous-traitant (producteur local) tout ou partie du sa production, ce type d'investissement est adopté à fin de garantir au producteur local l'écoulement de sa marchandise et permet à l'investisseur étranger de supporter des dépenses en capital beaucoup plus faibles.

La sous-traitance est une sous-entreprise qui se détermine par l'indépendance de l'entrepreneur dans l'exécution du travail.

- La concession de licence : C'est une consonance pour lequel un concédant d'une licence donne au concessionnaire (une entreprise locale) le droit d'accès à une technologie pour une durée de temps limitée. Cette technologie peut être des marques de fabrique et des brevets du savoir-faire.

- La franchise internationale : La franchise est un accord de commercialisation et de distribution qui repose sur un contrat de coopération entre deux entités indépendantes juridiquement.  La F F F27(*), définit la franchise comme « une méthode de collaboration entre une entreprise franchisante d'une part, et une ou plusieurs entreprises franchisées d'autre part ».

Le franchiseur (une entreprise étrangère) donne pour franchisée (une entreprise locale) le droit d'utiliser sa marque de fabrique et un certain savoir-faire28(*), le franchisé obtient une exclusivité de représentation locale dans une zone géographique donnée et l'accès à certains services comme la publicité et l'assistance technologique.

II. Les firmes multinationales ; principales vecteurs des IDE

Les investissements directs étrangers (IDE) attrapent une importance prépondérante avec la mondialisation. Ils constituent, en effet, un élément primordial de la stratégie d'internationalisation des entreprises.

1) Définition d'une FMN

Le phénomène de la multinationalisation des entreprises reste un symptôme central de la mondialisation. Il s'expose aujourd'hui comme une nouvelle force d'organisation qui gravure les processus d'intégration et de la mutation de l'économie mondiale.

L'idéologie d'une FMN est d'instaurer un nouvel ordre économique mondial. Il s'agit là des firmes globales traversant les frontières nationales ont abrégeant les identités dans un marché mondial homogène en adaptant des stratégies planétaires (Porter ,1986. Michalet ,1985.et Levitt, 1983).

Il désormais en vogue de poser les définitions des FMN ;

Les expressions « firmes transnationales » (FTN) ou encore « sociétés transnationales » (STN), « firmes multinationales ou globales » sont quelques-unes des nombreuses locutions utilisées pour qualifier les grandes firmes multinationales.

BYE (1953) définit « Les Grandes Unités Interterritoriales » comme « Un ensemble intégré des organisations de production contrôlées en divers territoires, par un centre unique de décision »28(*).

HYMER(1960), a profondément renouvelé l'étude de BYE en s'appuyant sur l'importance du contrôle comme un emblème spécifique pour définir les Firmes multinationale .selon lui, la firme s'implante à l'étranger pour bénéficier des « avantages monopolistique » qui la distingue de ses concurrents.

Pour Michallet (1985), une « FMN et une entreprise ou un groupe le plus souvent de grande taille, qui à partir d'une base nationale, a implanté à l'étranger plusieurs filiales dans un plusieurs pays, avec une stratégie et une organisation conçue à l'échelle mondiale »

De ces définitions, nous déduisions que la FMN est une entreprise le plus souvent de grande taille qui possède plusieurs filiales dans plusieurs pays, dont les décisions et le contrôle conçue par une maison mère.

2) Stratégies de localisation des firmes multinationales

Au cours des vingt dernières années, les débats d'économie internationale sont consacrés sur les stratégies de localisation des firmes multinationales. Il est admis que le choix de la localisation constitue un avantage concurrentiel et un facteur de compétitivité managériale pour les multinationales (Porter, 1990, 2000) .De ce fait, les stratégies de localisation désormais un appui stratégique pour chaque FMN (Dunning, 2009). En effet, les décisions de localisation s'effectuent en fonction des objectifs suivie par la firme (recherche d'approvisionnements, recherche de nouveaux débouchés pour les produits de la firme à l'étranger, recherche des opportunités pour baisser ses coûts de production).

On associe ces objectifs trois stratégies distinctives exposé par Michalet (1999) à savoir ; la stratégie d'approvisionnement ; la stratégie de marché ; la stratégie de rationalisation de minimisation des coûts.

1.1 La stratégie d'approvisionnement

La stratégie d'approvisionnement constitue un motif très ancien des Firmes multinationales. En effet, l'exploitation des matières premières (pétrole, fer, phosphate, gaz, or,..), et des produits agricoles (café, bois, sucre...) constitue le principal mobile pour la quasi-totalité des multinationales.

La plupart des grands gisements miniers restent largement contrôlés par les multinationales. Le pétrole constitue le champ de prédiction pour les grandes compagnies internationales. Ces empires transnationaux maintiennent encore aujourd'hui sous leurs dominations les circuits de distribution des ressources naturelles.

1.2 La stratégie de marché ou « stratégie horizontale » 

Il consiste à créer des filiales qui produisent toutes des biens similaires. Il vise à faciliter l'accès de l'investisseur à un marché étranger dans l'attente de créer une croissance durable. Dans cette perspective de triomphe, l'investissement étranger vise à satisfaire la demande domestique à travers la création de «filiales relais ». En effet, par le biais de leurs filiales-relais, les multinationales décident de produire directement sur le lieu de commercialisation.

La stratégie horizontale illustre les symptômes de la spécialisation internationale intra-branche. Les flux d'investissements considérés sont de type Nord-Nord déterminés par un niveau de développement similaire entre les pays partenaires.

1.3 La stratégie de rationalisation de minimisation des coûts ou « stratégie verticale »

La multinationale partage les différentes étapes de conception, de production et de commercialisation des produits en implantant dans des pays différents des filiales qui fabriquent des produit finis ou semi-finis différents.

Cette stratégie apparaisse entre des pays différenciés en dotations factorielles (capital, travail), et en taille (inégalité de développement). De ce fait, l'IDE vertical à travers la localisation des activités dans les « filiales ateliers », vise à organiser une division internationale des processus productifs. Dans ce cas, l'activité à l'étranger est un appoint de l'activité de la firme-mère.

Selon la théorie du commerce international, cette stratégie est basée principalement sur le commerce inter- branche. Celle-ci est procédée par la réglementation à l'échelle internationale de la production d'un bien entre plusieurs unités spécialisées.

La multinationale procède alors à l'internationalisation de la production en recherchant l'efficacité productive dans les pays hôtes. Une main d'oeuvre à moindre coûts, des avantages fiscaux, la maîtrise d'un savoir faire, etc.se présentent alors pour la firme comme des opportunités à saisir pour réaliser la production d'une composantes du produit final

3) Le processus de l'internationalisation des FMN

Plusieurs théories ont tenté de conceptualiser le processus d'internationalisation des firmes : particulièrement ; Le modèle Uppsala, Les modèles d'innovation, Le modèle réseau.

1.4 L'internationalisation par étape

Selon Coviello et McAuley, (1999) le phénomène d'internationalisation est un processus progressif composé d'un ensemble d'étapes appelé chaîne d'établissement.

Deux modèles sont exposés pour analyser le processus d'internationalisation : le modèle Uppsala et le modèle d'innovation.

1.4.1 Le modèle Uppsala (U-modèle)

Ce modèle fondé par l'école suédoise (Johanson et Wiedersheim-Paul 1975; Johanson et Vahlne 1977) dans les années soixante-dix. L'U-modèle s'appui sur deux concepts vital qui sont la distance psychologique et l'apprentissage graduel.

· La distance psychologique : Pour Johanson et Wiedersheim-Paul, (1975, p. 308) la distance psychologique peut être envisagée comme des «  factors preventing or disturbing the flows of information between firm and market » .

Cette réflexion se réduit dans un ensemble des différences culturelles et linguistiques ayant une influence sur la circulation de l'information et la prise de décision dans les transactions internationales, (Johanson et Vahlne 1977). L'entreprise s'oriente d'abord vers les pays proches psychiquement.

· L'apprentissage graduel : cette vision considère l'expérience acquise sur les marchés étrangers une clé d'internationalisation (Johanson et Vahlne, 1977).

Selon ce modèle L'internationalisation se présente comme une source de décisions incrémentales.

1.4.2 Le modèle d'innovation

Le modèle d'innovation (I-model) conçoit l'internationalisation comme un processus dont les étapes peuvent être rapprochées à celles d'adoption d'un produit nouveau (Rogers, 1962, cité dans Gankema, et al. 2000 ; Gemser et al. 2004 ; Li et al. 2004).

Gankema et al. (2000 ,2004) considèrent que chaque étape à franchir constitue une innovation pour l'entreprise.

1.4.3 Le modèle réseau

L'approche par les réseaux trouve ces prémisses dans les travaux de l'école d'Uppsala. En effet, Johanson et Vahlne (1990) ont redynamisé leur précédent modèle (1977) pour mettre en avant l'importance de la position de la firme dans son réseau.

En se basant sur les concepts utilisés dans leur modèle original (engagement, connaissance, activités actuelles et prise de décision), l'internationalisation peut être envisagé comme un processus à la fois intra- et inter-organisationnel.

.

L'internationalisation est définie étant que réseau se développant à travers les relations réalisées avec d'autres pays via les trois étapes définies par Johanson et Mattson (1988) : prolongation, pénétration et intégration.

· La prolongation étant la première station effectuée par les entreprises pour incorporer le réseau. Elle est accompagnée par des investissements nouveaux.

· La pénétration se renvois à l'augmentation des ressources et au développement des positions de l'entreprise au sein du réseau.

· L'intégration constitue une étape avancée où la firme est liée à plusieurs réseaux nationaux qu'elle doit coordonner pour élargir t leurs activités en dehors de leur territoire national jusqu'à devenir internationales.

III. Les théories justificatives de localisation des IDE et des FMN

Le phénomène de multinationalisation et IDE deux expressions qui reviennent comme refrain dans la littérature économique, malgré l'abondance théoriques consacrée à ce sujet, il n'existe aucun cadre théorique unifié permettant de justifier le choix de localisation des IDE et des FMN (voir annexe 1).

1) La théorie du commerce international

1.1 Les analyses de l'Ecole classique

Les théories traditionnelles du Commerce international reposent sur les travaux A. Smith « la théorie des avantages absolus », D. Ricardo «La théorie des  avantages relatifs », et la théorie des dotations en facteur de production d'Heckscher-Ohlin-Samuelson. Ces théoriciens tentent à exposer les avantages qui pourraient procurer le libre -échanges pour les nations.

· La théorie des avantages absolus 

Le concept « d'avantage absolu » apparait pour la première fois dans le célèbre livre d'Adam Smith (1723-1790) "La richesse des Nations" publié en 1776. Il est considéré comme le père de l'économie classique.

La maxime d'Adam Smith débouche sur une vision opérationnelle : tous les pays ont tout intérêt à se spécialiser et à développer les échanges avec les autres pays. Selon lui, chaque pays doit valoriser son « avantage absolu », c'est-à-dire se spécialise dans la production pour laquelle il possède l'avantage le plus efficace.

· Les théories des avantages comparatifs

La théorie des avantages comparatifs, fondé par David Ricardo (1772-1823) apparait comme une réponse aux limites de la  théorie de « l'avantage absolu »  d'Adam Smith. Son ouvrage publié en 1817, «Des principes de l'économie politique et de l'impôt » constitue une « révolution d'économie international».

Selon Ricardo (1817), chaque pays a intérêt à se spécialiser dans la production du /des biens pour lesquels il détient un avantage relatif, même s'ils ne disposent d'aucun avantage absolu.

Pour montrer que l'échange qui est sensé d'améliorer les capacités d'enrichissement des Nations, David Ricardo part d'un exemple concret pour déplier cette vision ; des échanges de vin et de drap entre deux pays, l'Angleterre et le Portugal.

1.2 L'analyse néo-classique

· Modèle Heckscher-Ohlin-Samuelson 

Cette analyse néoclassique du commerce international fondé sur l'avantage comparatif de Ricardo, vise à expliquer la présence d'échanges internationaux par les différences de dotations en facteurs de production de chaque pays.

Ce modèle a d'abord énoncé sous une forme plus littéraire par les deux économistes suédoises   Bertil Ohlin, et Eli Heckscher en 1933. Il sera axiomatisé en 1941, par  l'économiste américain Paul Samuelson  (désormais connu sous l'acronyme HOS). À travers ce modèle, les auteurs entendent prouver la supériorité du libre-échange par l'abondance ou la pénurie des divers facteurs de production dont sont dotés les pays.

D'une façon générale, chaque pays doit se spécialiser dans la production pour laquelle il dispose une meilleure dotation en facteurs (capital, travail, ressources...).

1.3 Les modèles de gravité en économie

Un premier essai a été réalisé dans les années 60 avec l'introduction des modèles de gravité en économie par Tinbergen (1962) et Pöyhönen (1963) et prolongés par Linnemann (1966), d'Anderson (1979), Bergstrand (1985 et 1989), Deardorff (1995), et Evenett et Keller (1998). Ces modèles se situent dans le cadre de la concurrence imparfaite et suggèrent que les échanges commerciaux et les IDE sont substituables. Anderson (1979) a donné une généralisation de l'équation de gravité en s'appuyant sur la théorie du commerce international d'Hecksher-Ohlin. Il postule que chaque pays à un avantage comparatif et que les préférences des consommateurs sont similaires entre les pays.

D'autres économistes ont également exploité les modèles de gravité pour expliquer les flux d'IDE internationaux. Eaton et Tarnura (1994), et Kumar (2000) ont explicitement fait référence aux modèles de gravité dans leurs études sur la géographie des IDE. Les fondements des modèles de gravité dans l'explication du flux d'IDE se traduisent par la puissance économique des pays, la richesse et la proximité géographique.

1.4 La nouvelle théorie du commerce international

Pour assimiler les insuffisances de la théorie antique du commerce international des économistes ont développé la nouvelle théorie du commerce international (NTCI) pour déployer l'analyse de la firme multinationale en intégrant des éléments comme la concurrence imparfaite, la différenciation des produits et les économies d'échelle, (Brainard, 1993,). Elle met auparavant un arbitrage des FMNs entre contiguïté et concentration. Les modèles théoriques de la NTCI suggèrent que dans l'arbitrage entre exportations et IDE, les exportations soumises à des quotas de transport. Toutefois, l'investissement direct est soumis à des coûts irrécupérables importants (coûts d'implantation, d'information) graduels avec la distance .D'ou l'apparition de la théorie de l'arbitrage entre les avantages de proximité et les avantages de concentration élaboré par Brainard (1993) comme un déclencheur de la NTCI.

2) La théorie de l'imperfection du marché

La véritable naissance de la théorie des IDEs remonte à 1960 avec la thèse de S.Hymer, (soutenue en 1960 et publiée en 1976)29(*).L'idée centrale de cette théorie repose sur « les imperfections des marchés » (Hymer, 1968). En effet, cette contribution théorique présente deux axes de recherches essentielles : d'une part, Hymer s'intéresse à l'analyse des « avantages monopolistiques » qui ne peuvent être utilisés à l'étranger qu'à travers des investissements directs, d'autre part il considère que l'internationalisation est un moyen de s'affranchir de la concurrence oligopolistique prévalant sur le marché d'origine.

Hymer (1960), suggère que l'IDE exige deux motivations ; les avantages comparatifs de l'entreprise multinationale et le degré d'imperfection des marchés. Ainsi, il considère l'IDE comme un canal de transmission de connaissance, de richesse, de technologie et de savoir-faire, d'où l'existence de rentes économiques et d'effets d'externalité positifs. Nous pouvons Conclure donc, que l'IDE apparait comme une alerte de surveillance qui permet à l'entreprise multinationale de contrôler ses activités de production à l'extérieur de son territoire national.

La réflexion originelle de Hymer a été affinée par plusieurs théoriciens, notamment Kindleberger(1969)30(*), et Caves (1996)31(*), qui ont développé les principes des avantages oligopolistiques dont les déterminants sont ; les imperfections de la concurrence sur le marché des biens (différenciation des produits, image de marque, technique de commercialisation) , les imperfections sur le marché des facteurs de production (techniques de production inaccessibles à d'autres firmes) ,les économies d'échelle , les politiques interventionnistes des gouvernements .

3) La théorie néo-technologique de cycle de vie (Vernon ,1966)

Cette approche vise à interpréter les facteurs d'implantions à l'étranger des firmes transnationales. Vernon (1966)32(*), perçoit le rôle de cycle de vie du produit et l'écart technologique entre les pays comme des éléments indispensables dans la détermination de la décision d'internationalisation.

Vernon(1966), suggère que la vie d'un produit traverse un cycle de quatre phases : « démarrage, croissance exponentielle, ralentissement et déclin, qui correspondent à l'introduction du produit sur le marché, à sa diffusion, à la maturation et à la renaissance ».

Au cours des premières phases la firme exploite son avance technologique sur le marché domestique. Arrivé à un autre stade du cycle de vie, le produit se banalise, la firme risque d'imiter le produit par les concurrents des autres pays développés. Lorsque le produit devient standard et mature, la firme perd son avantage technologique, donc la firme innovatrice décide de délocaliser une partie de ses activités en adressant à des marchés opportuns afin de profiter de facteurs de production moins élevés, de même elle peut mieux contrôler le marché des pays en développement.

Le tableau suivant synthétise les différentes phases de cycles de vie d'un produit.

Tableau 1 : Phases du cycle du produit et modes de pénétration des marchés étrangers

Produit

Croissance

Maturité

Déclin

Pays

Pays leader

Pays développé

Suiveur

Pays en

Développement

Structure de marché

Technologie/

Oligopole

Technologie/

Oligopole

Travail peu qualifié/

Concurrence

Mode de pénétration

Exportation

Investissement direct

Licence/ Sous-traitance

Source : Mucchielli (1998).

En s'internationalisant à l'étranger, l'entreprise adopte à chaque marché une stratégie

(Créant des réseaux de sous-traitance, des fusions, des ententes) pour accroitre sa compétitivité et garder sa position concurrentielle. Comme l'explique Mucchielli « Toute cette stratégie consiste à remplacer l'avantage technologique absolu perdu, ou en passe de l'être, par des avantages relatifs de coûts et de différenciation, afin de conserver une place de leader dans les pays d'accueil»33(*).

4) La théorie de l'internalisation

Cette théorie inspire ces fondements de la théorie de l'imperfection de Hymer (1960,1976), sur la base des intuitions de Coase (1932), et Williamson (1975). Alors, les premiers jalons de cette idée remontent à l'analyse, de Buckley et Casson (1976), Lundgren (1977), et Swedenborg (1979), qui ont expliqué le développement des IDEs par le biais de la théorie des coûts de transactions.

Au terme de cette doctrine, l'anneau entre le processus d'internalisation et la multinationalisation d'une firme quelconque est le suivant : une firme multinationale est développée lorsque l'internalisation des marchés s'opère à travers les frontières du pays d'origine de la firme.

Rappelons que, cette théorie repose sur trois axiomes ; «  l'objectif de la firme est de maximiser son profit dans un univers de concurrence imparfaite ; la firme créée son propre marché interne afin de contourner les imperfections sur le marché de biens intermédiaires aussi bien que sur le marché de produit final (limitation de la circulation des produits à cause des barrières douanières et quotas) ; l'internalisation à travers les frontières nationales génère les multinationales » (Buckley et Casson,1976).

En garantissant sa position sur le marché interne la firme décide de choisir entre servir un marché extérieur par l'exportation ou par la création du réseau de sous-traitance, ou bien localiser une partie de ses activités sur un autre marché en créant des filiales afin de minimiser les coûts de transactions , et de même contourner les imperfections des marché.

En effet, l'acquisition des ressources, l'internalisation et la traduction d'informations sur les marchés étrangers sont des conditions préparatoires à l'internationalisation (Liesch et Knight, 1999). Ultérieurement, Buckley et Casson (1996) suggèrent que le partenariat accélère la cadence de l'innovation technologique et la mondialisation des marchés.

Pour conclure, Buckley et Casson(1976) Stipulent que la firme multinationale est une entreprise qui préfère internaliser ses activités avec l'étrangers, (exporter, céder une licence de fabrication, faire faire à l'étranger et importer ensuite,...etc.).

5) Le modèle OLI (Ownership, Location and Internalisation avantage)

Le thème de l'IDE se retourne aux idées développées par l'économiste Dunning (1977) qui traduit une approche globale des facteurs explicatifs de l'investissement direct (paradigme OLI ou approche éclectique) dans laquelle apparaissent des éléments comme la concurrence imparfaite, les avantages comparatifs (brevet par exemple) ou l'internalisation des coûts de transaction. D'un point de vue microéconomique, le modèle OLI (Ownership, Location and Internalisation avantage), permet d'assembler les conditions qui doivent être satisfaites pour qu'une entreprise s'engage dans un IDE.

Le paradigme OLI contour une composition d'avantages qui conduit une firme à investir à l'étranger. Une firme multinationale décide de s'implanter à l'étranger si trois types d'avantages sont assemblés

· Les avantages Spécifiques (O : Ownership) 

Une compagnie multinationale détient des avantages spécifiques vis-à-vis des firmes concurrentes fondées sur la possession d'actifs tangibles ou intangibles : avantage technologique, brevet, savoir-faire ou connaissances spécifiques. Ces actifs lui permettent de simplifier ses coûts et de dominer le marché.

La littérature théorique sur l'investissement stratégique se réalise sur ce type d'argument pour montrer que l'Investissement Direct Etranger constitue pour la firme multinationale un engagement crédible. Elle devient capable de contrôler l'arrivée de concurrents potentiels et peut se trouver en situation de préemption sur son marché (Motta M., 1992).

· Les avantages de localisation (L : Location advantages)

Les avantages particuliers permettent à la firme d'exporter, mais pas d'investir à l'étranger ; seuls les avantages liés à la localisation constituent une exigence nécessaire pour l'IDE.

Le choix de positionnement se rapporte essentiellement aux caractéristiques propres aux pays. Les motivations des firmes multinationales sont liées à la recherche de profits : réduire les coûts de transaction et de production en prenant en compte les diverses possibilités offertes par chaque pays, en exploitant les potentialités de réaliser des économies d'échelle ou encore d'entrer à de nouveaux marchés.

· Les avantages d'internalisation (I : Internalization specific advantages )

En s'implantant à l'étranger, l'entreprise multinationale parvient à internaliser les coûts de transaction. Elle détale ainsi de passer des accords de coopération ou de remettre une licence à une ou plusieurs firmes locales.

Le choix de l'internalisation dépend de facteurs particuliers aux secteurs industriels notamment, les coûts d'implantation, la nature des activités et des facteurs institutionnels telle que la structure des marchés en présence d'asymétrie d'information.

Tableau2 : Les avantages de la multinationalisation des entreprises selon Dunning (1981)

Avantages de propriété

Avantages de localisation

Avantages d'internalisation

Propriété technologique

Taille, économie d'échelle

Différentiation des produits

Dotations spécifiques

Accès aux marchés

Multinationalisation antérieure

Prix des inputs

Qualités des inputs

Coûts de transport

Coût de communication

Distance culturelle

Baisse des coûts de transaction

Réduction de l'incertitude

Contrôle de l'offre et qualité

Contrôle de l'organisation

Source: Dunning (1981), Economic analysis and multinational entreprises, édition Allen & Unwin, Londres, p.69

6) La nouvelle théorie géographique de Paul Krugman (1991)

Sous l'influence de la nouvelle  théorie du commerce internationalPaul Krugman (prix Nobel 2008)  redynamise la  science régionale en proposant le modèle de centre-périphérie qui devient, au cours des années 1990 la  Nouvelle économie Géographique.

Cette nouvelle approche tient une tentative de synthèse sur les grands mécanismes de localisation, de concentration et de spécialisations spatiales.

Les réflexions de cette nouvelle théorie se fondent sur deux catégories de forces antagonistes :

· les forces d'agglomération ou « les forces centripètes » incitent les firmes à se concentrer à proximité des marchés et des fournisseurs, ainsi pour profiter l'existence d'externalités pécuniaires et technologiques, et à la présence de facteurs de production dont une main d'oeuvre qualifiée avec des faibles couts, une infrastructure de qualité pour réduire les coûts de transport.

· Les forces centrifuges favorisent la disparition des activités économique vers les centres périphéries.

Section 2 : Les Déterminants d'attractivité des IDE

L'intensification accélérée des flux internationaux d'investissement direct étranger lors de ces trois dernières décennies a foulé plusieurs théoriciens à s'interroger sur les facteurs susceptibles de favoriser leur attraction.

La littérature sur l'IDE propose une liste « ouverte » des divers facteurs tant industriels (coûts de transport, coûts d'implantation, coûts salariaux, avantages technologiques, agglomérations d'activités...), commerciaux (taille du marché, proximité de la demande, barrières à l'échange) qu'institutionnels (politique fiscale ou commerciale, dispositions législatives en matière de rapatriement des capitaux ou politique de mouvement de capitaux, risque pays, interdépendance à une zone d'intégration) susceptibles d'expliquer le volume des flux d'IDE. (Lipsey, 1999; Truman et Emmert, 1999 ; Love et Lage-Hidalgo, 2000 ; Charkrabarti, 2001 ; Obwona, 2001; Kamaly, 2003 ; Lim, 2005, Bloningen, 2005 ;Alaya et al, 2007).

L'attractivité des investissements directs étrangers est devenue, un impératif stratégique pour les politiques économiques des pays34(*).

Donc pour accroître l'attractivité territoriale, les Etats doivent mettre en place une gamme très large des déterminants d'IDE de point de vue économique, politique et institutionnel suivant les stratégies de localisation des firmes multinationales.

I. Définition de l'attractivité territoriale

1) Définition de l'attractivité

L'attractivité d'un territoire trouve sa légitimité dans le choix de la localisation des firmes multinationales35(*). L'attractivité du territoire se définit donc « comme la capacité d'un territoire à être choisi par un acteur comme zone de localisation (temporaire ou durable) pour tout ou partie de ses activités »36(*) (Gérardin et Poirot, 2010 : 27-41).

L'investisseur peut évaluer l'attractivité territoriale par « la capacité d'un territoire à leur offrir des conditions d'implantation de leurs activités » avantageuses, qui les exhortent à se localiser sur ce territoire (Gérardin et Poirot, 2010 : 32).

2) Les différentes approches théoriques de l'attractivité territoriale

Pour mieux appréhender la polémique d'attractivité, F Hatem (2004) expose cinq grandes catégories d'approches : l'approche par l'image du territoire, l'approche par les processus de décision, l'approche « macro » par les indicateurs globaux, l'approche « méso » par l'offre territoriale différenciée et l'approche « micro »

Au-départ, l'approche en termes d'image et l'approche par les processus de décision reflètent une observation managériale de l'attractivité. En ce sens, l'approche en termes d'image augure une démarche marketing appuyée sur un processus stratégique dont provient la valorisation du territoire dans une perspective de diversification afin d'accroître sa capacité à attirer des activités convoitées (Van den Berg et Braun, 1999). Tandis que L'approche par les processus de décision se canalise sur l'analyse des différentes étapes conduisant un investisseur à formuler un choix de localisation.

· L'approche « macro »tente à expliquer la compétitivité territoriale par rapport aux déterminants globaux de localisation (dotation factorielle d'un territoire, environnement d'affaire, taille de marchés, infrastructures) privilégiés par les entreprises multinationales.

· L'approche « méso » s'intéresse aux effets d'agglomération sur une zone géographique donnée.

· Pour l'approche « micro », il s'agit de déterminer le meilleur site de localisation possible pour un projet particulier.

Le schéma qui suit récapitule la complémentarité entre les trois dernières approches de l'attractivité territoriale.

Figure1 : Complémentarité entre trois approches de l'attractivité

Source : Fabrice Hatem 2004, « Le Marketing territorial : Pourquoi, comment ? », Revue Interrégions, n°257

II. Les déterminants d'ordre institutionnel

L'IDE et les institutions sont devenus deux concepts indissociables pour booster la croissance économique. On peut donc traduire les institutions comme l'ensemble des règles qui encadrent et régulent les comportements dans la coordination de l'activité économique.

En renouant les termes de North (1990), la banque mondiale définit les institutions comme « l'ensemble des règles formelles (constitutions, lois et règlements, système politique (...) et informelles (systèmes de valeur et croyances, représentations, normes sociales...) régissant les comportements des individus et des organisations, ces dernières étant des groupes d'individus qui poursuivent des buts communs (entreprises, syndicats, ONG...) » (World Bank, 1998).

L'apparition d'une approche institutionnelle vise à diminuer les coûts de transaction engendrés par le marché .Par coûts de transaction, Coase (1960, 1937) désigne les coûts attachés au système de prix de marché ; ils incluent les coûts de recherche d'information, les coûts de négociation et de décision sur les contrats, ainsi que les coûts d'exécution des contrats (Fine et Milonakis, 2009). Donc le choix de cet environnement institutionnel est sans doute important pour la productivité d'une économie (Coase, 1992).

Selon Bevan et al (2004), Les ambitions d'internationalisation incitent l'investissement de mettre davantage l'accent sur la qualité institutionnelle lors de localisation.

Il y a de fortes raisons de supposer un environnement institutionnels et juridique basés sur des organismes rationnels et solide(Bengoa et Sanchez-Robles, 2003), qui s'opposent de toute forme des faraudes et de corruption, la bureaucratie, et la propriété sécurisée de l'homme devraient attirer davantage d'IDE. En effet, l'intérêt principal des institutions et de réduire les apports financiers nécessaire à un lancement d'investissement ainsi que les risques économique et commercial encouru. Toutefois, les changements de politique ont un impact asymétrique sur l'implantation de l'IDE.

Pour North (1990), l'existence d'un cadre institutionnel inefficace peut affecter l'environnement économique d'entreprises, réduire la compétitive et l'ouverture des marchés à l'extérieur et donc un effondrement sûr pour l'IDE. De ce fait, nous pouvons cités les déterminants suivants comme agissant de façon considérable dans l'attraction des IDE.

Longeron (1999) suggère que l'IDE dans le secteur primaire ne peut pas être sensible à la qualité institutionnelle dans le pays d'accueil tant que la recherche de ressources par l'IDE dépend de la disponibilité des matières premières par rapport à d'autres types d'IDE.

Asiedu (2002) explique l'insignifiance du risque politique comme un déterminant essentiel pour l'IDE par le fait que les IDE primaire, par exemple dans le secteur du pétrole, est très rentable même s'il y a turbulence politique. Dans le même démarche Busse (2004) affirme que la démocratie est plus important pour les IDE dans la fabrication et services, mais moins pour les IDE primaire. Selon Busse (2004) les sociétés transnational soutiennent des régimes répressifs à la liberté politique ; exemples les activités d'investissement de Shell au Nigeria, des Uncoal au Myanmar, de la Colombie- Petroleum en Colombie

À l'appui de son hypothèse, Busse (2004) montre que la démocratie n'est pas un facteur compatible avec tous les secteurs des IDE.

III. Les déterminants d'ordre politique

1) La stabilité politique et sociale 

Cette dernière constitue le plus souvent un des déterminants miré par les investisseurs, ces derniers perçoivent rassurer d'investir dans des environnements économiques stables et promoteurs. Étant toute fois donnée les situations d'instabilités politiques et sociales qui prônent dans les pays d'accueils, la situation est loin d'être satisfaisante en matière d'attraction d'IDE. Car investir dans un pays instable avec un risque pays élevé n'est pas assez rassurant d'où une forte nécessité d'amélioration des cadres politique et sociaux est nécessaire dans les pays récepteurs.

Selon Lucas (1993) l'instabilité politique est une préoccupation des investisseurs étrangers dans les pays en développement. Cette instabilité s'exprime généralement par la confiscation des biens, la désagrégation des structures de production, le changement dans la gestion macroéconomique et surtout l'environnement réglementaire.

2) Les politiques fiscales

Les allégements fiscaux voire les exonérations, en réduisant l'imposition sur les bénéfices, sur le chiffre d'affaires, sur la valeur ajouté, la réduction des taxes à l'importation et à l'exportation, la réduction sur de cotisation sociale assises sur le travail, ect, constituent une des motivations d'attractivité des IDE.

IV. Les déterminants d'ordre économique

Les Etats ont cherché à attirer les IDE en leur offrant un environnement économique propice ; L'implantation à l'étranger se justifier par la recherche de coûts moindres (main-d'oeuvre, impôts, financement) et de meilleures conditions de production (infrastructures, approvisionnement, site technologique, proximité de consommateur ...etc.), avec un marché promoteur sur le plan de l'effectif de la population et de la croissance de son niveau de vie moyen. Ces déterminants obtenus par les économistes comme Aisenman (1992), Froot et Stein (1991), Klein et Rosengen (1994), Cushman (1988), Pindyck (1994), Darby et al. (1999).

1) La recherche de matière première 

La rareté des ressources naturelles constitue un obstacle à contourner du fait que les compagnies des pays hôte rencontrent un goulet d'étranglement pour accroitre leurs productions à l'échelle du pays d'origine. Elle peut alors dépasser cet obstacle en implantant des filiales d'approvisionnement dans des pays dotés en ressources naturelles. C'est la raison, qui pousse les pays d'accueils de mettre en valeur leur stock de matière première disponible en vue d'attirer les investisseurs.

2) Capital Humain

Est un facteur déterminant pour les IDE dans la stratégie de localisation des entreprises multinationales pour tirer profit de la disponibilité des facteurs de production, notamment, la mobilité de la main-d'oeuvre constitue donc un facteur clef d'attraction des IDE (Blomstrom et al, 1994; Borensztein et al, 1998; Lipsey, 2000; Li et Liu, 2005). En effet, les multinationales recherchent de plus en plus de la main d'oeuvre de très bonne qualité dans la mesure où ces entreprises s'intéressent davantage à la production de biens intensifs en capital et en technologie (Noorbakhsh et Paloni, (2001), Ainsi, une main-d'oeuvre à coût bas et de bonne qualité permet d'accroître à la fois la productivité et le rendement des IDE.

3) Le développement des infrastructures 

La qualité des infrastructures constitue « une condition indispensable pour les stratégies d'intégration complexes est la capacité à relier les filiales spécialisées dans des réseaux mutuels d'activités à travers des installations d'infrastructures adéquates. De telles installations comprennent des moyens de télécommunication de haute qualité ainsi que des systèmes de transport fiables, notamment pour les filiales étrangères qui font partie d'un processus de production en flux tendu mais aussi pour les sièges sociaux régionaux »37(*).

.Selon Campos et Kinoshita (2008)38(*) ainsi que Goodspeed, Martinez-Vasquez et Zhang (2006)39(*), les pays qui offrent une meilleure couverture par leur réseau de télécommunication recueilleraient davantage d'IDE.

Les décisions des IDE sont affectées par le nombre et la qualité des ports, des routes et des réseaux de communication, donc la disponibilité d'infrastructure dure et des services publics à moindre coût constituent un avantage certain pour les IDE en termes de coûts.

4) La taille du marché 

L'un des déterminants les plus importants de l'IDE. Elle est généralement liée à l'effectif de la population et au niveau de revenu. Plusieurs études empiriques ont montré que l'augmentation du PIB incite les investisseurs de s'implanter dans les pays d'accueil. L'augmentation des revenus sont un signe d'une augmentation de la taille du marché et le pouvoir d'achat. Kravis et Lipsey (1982) ont trouvé une relation significative entre la taille du marché dans les pays d'accueil et la décision de délocalisation des multinationales.

En effet, une grande taille de marché peut générer des économies d'échelle et une spécialisation de la production ainsi qu'une allocation optimale des ressources .Par ailleurs, un marché large implique une plus grande demande des biens et services, ce qui donne au pays d'accueil une meilleure attractivité.

-Taille de marché local :

Ce facteur est considéré comme le motif principal qui pousse a investir dans les pays en voie de développements .En premier lieu Altomonte et Resmini, (2001)., considèrent que les investissements directs à l'étranger de pénétration sont plus sensibles à l'amplification de la concurrence et que la concentration des investissements dans las pole préexistantes engendre leur dispersion afin d'empêcher la concurrence grandissante.

Selon Kurz (1998), la présence étrangère doit cibler le marché local ayant bénéficié de la vente des firmes locales réputées dans le pays et que les occasions de rachats sont rare qui va freiner les IDE de pénétration .Ainsi, Meyer(1998) constate que les investisseurs ayant racheté des entreprises locales dans l'intention de les intégrer dans leur réseau de production ont souvent dû commencer par les restructurer car leur production n'était pas adaptée aux standards de l'UE.

- Taille des marchés voisins :

Lorsque le marché local est réduit les investisseurs cherchent des marchés voisins aussi .Dans ce contexte, Pearce(2004) dans ses études ce facteur en deuxième position parmi les facteurs de motivation des investissements directs à l'étranger. De même Reiljan (2002) a affirmé que cet effet existe lors des IDE des biens de consommation ou aussi bien dont les pays à petit marché qui va être saturé rapidement.

- La proximité du marché d'origine :

Reste le facteur de la distance des marchés d'accueils par rapport les marché principales l'un des facteurs essentiel qui influe sur le choix des multinationales ou vont faire leur investissement direct à l'étranger. Dans ce contexte, Bevan et Alii (2004) constate que la distance constitue un facteur de freinage pour les IDE et aussi si deux pays ont la même frontière donc aucune influence de la distance ne soit faite

.

5) Le degré d'ouverture commerciale

L'attractivité des IDE est aussi assujettie par le degré d'intégration à l'économie mondiale. L'ouverture d'une économie est mesurée par les flux des importations et des exportations par rapport au PIB, elle tient compte du fait que les économies plus ouvertes tendent à être plus vulnérables à la perte de l'accès au financement extérieur (Agénor 2001, p 35). Ainsi, la diminution des politiques restrictives sur les transactions commerciales avec l'extérieur permet à augmenter les IDE horizontaux dans les pays d'accueil. Cependant, l'IDE vertical qui est considérée comme un investissement qui ne cherche pas le marché ; dans ce cas, les firmes multinationales préfèrent s'installer dans des économies plus ouvertes.

6) La stabilité macroéconomique :

- Le taux de change : Influence les décisions des investisseurs, en fait, il indique la valeur de la monnaie locale par rapport à celle internationale, il commande les conditions financières de profit et de rémunération des IDE, c'est-à-dire les évolutions attendues du taux de change influencent le mode de financement de l'investissement et les perceptions de profit.

Aussi, le taux de change renseigne sur la compétitivité du pays. Selon Edwards (1989), la politique de change robuste assure la stabilité de la monnaie locale et par suite minimise le risque de change et améliore le niveau de la compétitivité des exportations ce qui attire les IDE.

- Inflation :désigne l'augmentation continue du niveau général des prix, qui est définie généralement par l'indice général des prix ou par l'indice des prix à la consommation donc le taux d'inflation durant une période donnée peut être mesuré par le taux de croissance de cet indice pendant cette période, en effet, le taux d'inflation permet d'évaluer le degré de stabilité macro-économique. Dans ce cadre, Andres et Hernardo (1998) ont étudié l'impact de l'inflation sur l'investissement, ils ont conclu que l'inflation a affecté négativement le niveau de l'investissement.

Pour Schneider et Frey40(*) : « un taux d'inflation élevé est le signe de tension économique interne et de l'incapacité, ou la réticence, du gouvernement et de la Banque Centrale à équilibrer le budget et à limiter l'offre de monnaie ».

Section3 : Les retombées des IDE sur les pays d'accueil

En théorie, les IDE constituent un levier du développement économique pour les pays d'accueil notamment via, la transmission de la connaissance et le savoir-faire, la création de la richesse, la création de pôle de compétitivité par des phénomènes d'agglomération d'activité, des transferts de technologie et de qualifications, et des créations d'emplois dans des pays à fort taux de chômage. Les IDE favorisent également les dynamiques de croissance en renforçant les processus concurrentiels, et les compétences managériales sur les marchés d'accueil, ce qui conduit à une allocation optimale des ressources.

1) IDE et croissance

Selon la théorie néoclassique l'IDE désormais une unité de développement économique pour les pays. Il est considérer comme un réacteur pour la croissance économique par lequel certains pays d'accueil développent leurs technologies et rattrapent leur retard technologique. L'IDE prend dans ses dimensions plusieurs aspects tels que le transfert technologique, l'externalité de savoir, l'effet d'entrainement, développement de l'appareil productif, les gains d'efficience et l'entrée de nouvelles opportunités de marché [(Balasubramanyan, Salisu, et Sapsford, 1996 ; Borenztein, de Gregoric et Lee, 1998; Grossman et Helpman, 1991); (Markusen et Venables, 1999; Wei, 1995; Zhang, 2001)]

2) IDE et investissement local 

En premier lieu, nous mettons l'accent sur l'effet des IDE sur l'investissement au sein des pays d'accueils. Plusieurs travaux ont examiné cette relation dans différents pays.

Child (1994) a montré que les investissements directs à l'étranger permettent aux sociétés locales de se bénéficier de technologies avancées et d'améliorer leurs compétences.

Dans ce contexte, Dunning (1993) a approuvé que les effets de démonstration suite à l'adhésion de filiales étrangères en associations commerciales avec des entreprises locales, permettent d'améliorer la productivité.

Markusen et Venables (1999), ont affirmé qu'il existe une complémentarité entre les investissements directs à l'étranger et l'investissement domestique. Selon CNUCED (2001), les entreprises étrangères peuvent stimuler l'investissement domestique travers l'accroissement de la concurrence, la transmission technologique et le savoir faire. De même, Soya et Oneal (1999) ont montré que l'effet d'entrainement dépend de la stratégie suivie par ces FMN sur la production pour le marché local ou exportation.

Agosin et Mayer (2000), ont montré que l'IDE permet à stimuler l'investissement local en Asie. De même, ils ont trouvé effet neutre en Afrique.

En revanche, Kumar et Pradhan (2002) ont affirmé que la présence étrangers peut affecter négativement les firmes domestiques en exerçons leur pouvoir de marché en termes des techniques de marketing et d'avantages technologiques.

3) IDE et transfert technologique

Au-delà de son impulsion macro-économique initiale sur le stock de capital, l'IDE affecte positivement la croissance du pays d'accueil en améliorant la productivité totale des facteurs, grâce au transfert de technologie accompagnant l'IDE. P. Romer (1993) suggère que l'IDE entrant peut faciliter les transferts de technologie et de savoir-faire en gestion dans le pays hôte , non seulement dans les succursales investies, mais aussi dans l'ensemble des entreprises du pays d'accueil par des phénomènes de propagation. L'IDE entrant doit également faciliter l'accès au marché d'exportation et contribuer à une amélioration de la compétitivité des entreprises domestiques.

Dans ce cadre, Gregorio, Lee et Borensztein (1995) évoquent que l'IDE est un essentiel véhicule de transfert technologique des pays les plus avancés vers les pays les moins développées, en effet, lorsque les entreprises étrangères investissement dans les pays MENA, elles transfèrent un capital à effets multiples. L'introduction de nouvelles technologies très développées et des équipements du pays étrangères vers les pays MENA, ainsi ces auteurs constatent que le transfert de ces nouvelles technologies conduit à utiliser des méthodes de production plus efficaces que celles des firmes des pays d'accueil ce qui améliore le niveau de production et par suite accroît la croissance économique.

Par le biais de l'IDE, des nouvelles technologies sont transférées aux pays MENA, l'IDE est un véhicule d'une technologie étrangère avancée, ce transfert constitue pour ses pays un avantage important se traduit par des améliorations technologiques qui contribuent à l'augmentation de la qualité et la quantité de la productivité, ce qui améliore la croissance économique.

Dans ce cadre, Rodrigo et Clar (1996) constatent que l'arrivée des entreprises multinationales dans un territoire a pour effet d'augmenter la capacité du pays d'accueil à se spécialiser dans la production des inputs intermédiaires à haute technologie.

Selon Kokko (1994), le transfert de technologie n'est pas toujours couronné de succès, il affirme que le succès de ce transfert est conditionné de certains préalables et que l'absence de ses préalables rend difficiles la diffusion de la technologie.

Chang et Lu (2012), affirment que le sucée des investissements directs étranger dans les pays de sud dépend de développement des technologies des firmes multinationales et la distance de la frontière technologique.

Pour un échantillon de groupe de pays MENA, Sadik et Bolbol (2001) ont étudié l'effet de la présence étrangère sur la productivité globale par des renversements technologiques au Maroc, la Jordanie, l'Égypte, l'Arabie Saoudite, la Jordanie, l'Oman et la Tunisie au cours d'une période de 20 ans de 1978 à 1998. Ces résultats montrent que l'IDE n'a pas eu de renversements positifs considérables sur la technologie car l'investissement étranger est concentré dans des secteurs technologiques bas comme le textile, l'extraction de quelques ressources naturelles et l'immobilier

Donc un effort de sélection et d'adaptation des technologies s'imposent aux pays MENA qui doivent mettre un système d'innovation cohérent, un niveau d'instruction plus élevé et une formation plus importante afin de favoriser le transfert de technologie et promouvoir la croissance économique.

Le transfert de technologie représente une des raisons majeures pour laquelle les pays souhaitent attirer les IDE sur leur territoire.

4) IDE et emploi

Lorsque les entreprises multinationales s'implantent dans un pays, elles embauchent des employés du pays d'accueil, donc l'IDE devrait avoir un impact positif sur l'emploi, L'implantation des entreprises multinationales représente un élément essentiel de la création d'emplois, cette implantation permet aux entreprises locales de rester compétitives. La création d'emplois est donc une des principales raisons qui poussent les pays MENA de chercher à attirer l'IDE.

Lall (1995) constate que plus une société transnationale n'augmente rapidement le niveau technologique de l'entreprise affiliée, plus la productivité et la compétitivité augmentent vite dans les pays d'accueil, ce qui engendre des effets positifs sur la qualité et la quantité des emplois créés.

5) IDE et commerce international

Les firmes multinationales ont joué un rôle important dans l'augmentation des exportations dans les pays d'accueil, en effet, ces firmes étrangères ont une forte propension à exporter et sont plus orientées vers les exportations que les entreprises locales. Muchielle (2002) affirme que les IDE peuvent agir directement sur les exportations des pays d'accueil puisque ces derniers constituent une plate-forme de réexportation vers les pays d'origine.

Notons que les firmes multinationales ont une forte tendance à importer des équipements, des biens et des services nécessaires.

En plus, il est à signaler que le commerce constitue un vecteur important de l'apport technologique et de connaissances. Dans ce cadre, Helpman et Coe (1995) ont montré que les petits pays qui font beaucoup des échanges avec les grands pays sont ceux qui bénéficient des retombés les plus importantes.

6) IDE et amélioration du capital humain

L'incidence de l'IDE sur le capital humain tient au fait que les entreprises multinationales assurent plus de formation et d'autres formes d'amélioration du capital humain que les entreprises locales en pratiquant une formation interne et un apprentissage sur le tas, par ailleurs, l'influence bénéfique d'une formation assurée par le biais d'IDE peut compléter, mais non remplacer une amélioration générale des niveaux de qualification.

Plusieurs travaux ont mis l'accent sur l'effet des investissements directes à l'étranger sur le capital humain dans les pays d'accueils et contrairement.

Selon Blomstrom et Kokko (2003) les firmes multinationales ont un rôle indispensable dans l'amélioration du capital humain. En effet, sur l'enseignement, les FMN encouragent les gouvernements à investir dans l'enseignement supérieur qui améliore la qualité de capital humain de pays offre un climat favorable à l'IDE.

Ramos (2001), affirme que la concentration des investissements directs étrangers pour le Mexique dépend de la concentration du capital humain dans cette région et les flux IDE ont suivis par un accroissement de taux de scolarisation en secondaire.

Ritchie (2001), montre que la présence étrangère dans la zone de l'Asie de Sud-est peut affecter l'offre de travail par l'influence sur les institutions éducatives du pays hôtes et que les qualifications transmettes sont limités à des processus de production bas de gamme et aussi le savoir faire partagé par les FMN ne soit pas nécessairement diffusé au sein d'entreprises domestiques.

Ritchie (2001), confirme que les investissements à l'étranger peuvent fournir un savoir faire explicite mais avant qu'une technologie étrangère soit transférée dans un pays d'accueil le savoir faire tacite doit être développé de la manière endogène au préalable.

Selon OCDE (2002), les avantages des investissements directs étrangers sur l'amélioration du capital humain ne se limitent pas dans l'amélioration de l'enseignement en général.

Bomstrom et Kokko (2001), constatent que l'accroissement de la productivité est du par l'amélioration de la qualification du travail local et ceci se manifeste lorsque les pays les bien dotée en capital humain peuvent attirer les investissements étrangers intensifs en technologie.

De même, l'efficacité des retombés des investissements directs étrangers dans les pays d'accueils dépend de l'amélioration de capital humain.

Blomström et Kokko (2003), ont postulé que la dotation en capital humain joue un rôle de catalyseur dans les effets des IDE sur les indicateurs de la productivité des firmes locales par son effet positif et significatif sur cette productivité.

Wang (1990), a constaté que les investissements directs à l'étranger favorisent à leur retour l'accumulation de capital humain dans les pays d'accueils et améliore la productivité et le taux de croissance économique à long terme.

Blomstrom (1989), constate que pour les pays à retard technologique, l'accumulation de capital humain et le développement des activités d'apprentissage sont indispensables pour qu'ils puissent bénéficier au mieux des retombées positives des flux d'IDE en utilisons le proxy de la qualité du travail mesurée par le rapport entre le travail intellectuel et manuel dans chaque secteur.

7) IDE et concurrence

L'IDE peut engendrer des effets positifs sur la concurrence. Lorsque la firme multinationale produit à des coûts faibles et stimule les entreprises nationales, la concurrence se trouvera améliorée. En plus, elle incite les firmes locales à utiliser la technologie existante d'une manière efficace ou de rechercher des technologies alternatives pour faire face à l'entreprise étrangère, ce qui améliore la qualité de leur production.

Autrement, certains économistes suggèrent que l'IDE a des effets négatifs sur la concurrence, les firmes multinationales, en ayant de bonnes gestions, de commercialisation, des techniques de production plus performantes et des technologies supérieures peuvent mettre en difficulté les entreprises nationales. En effet, l'arrivée d'entreprises étrangères sur un marché peut entrainer une intensification de la concurrence qui peut conduire à la fermeture des entreprises les plus faibles. Selon l'OMC (1996) et Kokko (1994), l'IDE a des effets négatifs qui engendrent la fermeture des entreprises de pays d'accueil.

Conclusion

Tout long de ce chapitre nous avons fait le tour des principaux déterminants susceptibles de stimuler l'attractivité d'un territoire, c'est-à-dire sa capacité à attirer et conserver les activités économiques. A l'issus de ce chapitre, nous pouvons conclure que l'attractivité territoriale une conception qui a séduit l'attention de plusieurs théoriciens. Chacun d'eux l'appréhende en se retournant à son règlement.

Sur le plan théorique, nous nous sommes intéressés tout d'abord à l'identification de domaine des IDE et le phénomène d'internationalisation des firmes (définitions, formes des IDE, stratégies de localisation des FMN). Nous avons, par la suite présenté les différentes théories économiques accès sur le phénomène de la localisation des IDE et des FMN.

Par la suite nous avons exposé les retombées des IDE sur les économies d'accueil à savoir le transfert technologique l'externalité de savoir, développement de l'appareil productif, les gains d'efficience et l'entrée de nouvelles opportunités de marché.

Chapitre 3 :

Relation Gouvernance - IDE

Introduction

L'élévation rapide des IDE et son affluence globale avait éveillé de nombreuses études portant sur la relation entre l'IDE et la bonne gouvernance. En effet, au cours des dernières décennies, l'alliance entre l'attractivité des IDE et la gouvernance a été largement discutée dans les controverses économiques. Néanmoins, il n'existe pas une approche théorique qui tient compte le rôle de la gouvernance dans l'attraction des IDE, il est difficile donc de méconnaitre le rôle de cette doctrine institutionnelle sur l'attractivité de tels flux d'investissements, d'où l'importance de ce chapitre.

Section 1 : Développements empiriques sur les déterminants des IDE

Les déterminants des IDE dans les pays en développement ont fait l'objet de plusieurs travaux empiriques, tel que les études de Morisset (2001), Dupuch (2004), et Asiedu41(*) (2002, 2003, 2004 et 2006) qui dénombrent les déterminants éventuels des IDE les plus testés dans les travaux empiriques. Toutefois, en dépit de l'importance croissante prise par les investissements internationaux dans les économies, et les différents accès théoriques adoptés selon les écoles de pensée, il n'existe aucun cadre théorique coalisé permettant de comprendre et d'identifier les déterminants des IDE. La littérature existante coordonne des aspects institutionnels (politique fiscale, croissance et la stabilité de la croissance, l'inflation, risque pays, lutte contre la corruption, la démocratie, l'exécution des contrats, le processus de privatisation, l'ouverture de l'économie), industriels (coûts de transport, coûts d'installation, coûts salariaux, avantages technologiques, la proximité de marché, agglomérations) (Dumludag, Saridogan & Kurt 2009).

Wei (1997), à travers des données en coupe transversale d'IDE bilatéraux, a exposé que l'augmentation du niveau de la corruption dans le pays hôte affecte négativement l'écoulement des d'IDE. L'auteur a conclu qu'à long terme, la corruption réduit les flux d'IDE entrants.

Compte tenu de l'absence d'un cadre théorique associé, les différentes études sur les déterminants des IDE aussi bien du point de vue des pays d'origine que des pays hôtes, détiennent principalement deux types d'approches : la théorie dite de « pull factors » en renvoi aux facteurs spécifiques aux pays d'accueil, et la théorie dite de « push factors » pour tenir compte des caractéristiques macroéconomiques des pays d'origine des capitaux. En effet, les « pull factors » sont des facteurs captivants des IDE et reflètent les différentes opportunités qu'offrent une économie et les risques encourus par les investisseurs. Ils sont spécifiques à l'économie de réception et déterminent la structure géographique des investissements étrangers, (Bouklia et Zatla, 2001)42(*). Quant aux « push factors », ce sont des variantes se rapportant aux facteurs spécifiques aux pays d'origine et déterminent l'offre des IDE. Ils exposent le coût d'opportunité des IDE en direction des pays hôtes et décrivent l'environnement macroéconomique de l'investisseur. Du point de vue des économies d'accueil, ce sont des facteurs décourageants, affligeant les investisseurs étrangers.

La littérature sur les déterminants des investissements directs dans les pays en développement est également dense. Selon Asiedun (2002), Kinda (2006), les facteurs explicatifs des IDE dans les pays d'Afrique subsaharienne, l'UEMOA, portent sur une bonne infrastructure, ouverture commerciale et l'instabilité politique. Parallèlement, Dje (2007), à partir d'une analyse économétrique sur données de panel, durant les années 1980-2002, prouve que certains déterminants traditionnels, notamment l'ouverture de l'économie aux échanges internationaux, le taux d'investissement public, le capital humain, sont indispensables dans l'analyse des flux d'IDE visée vers l'UEMOA.

Koupko (2005), affirme le capital humain et l'ouverture économique constituent les facteurs les plus important de l'IDE afin d'assurer une bonne croissance pour les pays de l'UEMOA à partir d'une étude en données de Panel sur la période 1996-2003.

Dans le même ordre d'idées, Meddeb et Ben Abdallah (2001) ont constaté à partir d'une analyse empirique sur un échantillon de 61 pays pendant la période 1984-1997 que l'IDE et l'ouverture commerciale ont contribué à la croissance économique, ce qui indique l'importance de la politique d'ouverture en matière de capital étranger et d'afflux de technologie et le rôle moteur de l'IDE dans le processus de croissance économique des pays en développement.

De sa part, Arturo Ramos (2001) affirme que l'IDE augmente l'accumulation du capital humain puisque l'IDE accroît les motivations offertes aux individus afin de poursuivre leur éducation post scolaire, ce qui conduit à une accélération du capital humain, ce mécanisme est un signal d'un processus de croissance future.

Borensztein et al (1995) ont affirmé dans leur modèle à partir d'une estimation des données de panel sur un échantillon de 69 pays en développement pendant la période 1970-1979 et 1980 -1989 que l'IDE a un effet positif sur la croissance économique et que son impact dépend du niveau de capital humain disponible dans les pays développement, et par suite un niveau plus élevé du capital humain dans le pays hôte entraine un effet plus élevé de l'IDE sur le taux de croissance de l'économie.

Dans le cadre des économies en transition Garibaldi & C043(*) (2001) suggèrent que les principaux déterminants des IDE sont des variables macroéconomiques (la taille de marché, les taxes, l'inflation, le régime de change, les réformes économiques, l'ouverture commerciale, les dotations en ressources naturelles, la libéralisation des ID E et. la bureaucratie) à partir d'une analyse économétrique sur données de panel de 26 économies de transition, durant les années 1990-1999.

Pour le cas des pays développés, Dupuch et Milan (2005) montrent que les investisseurs sont captivés par la faiblesse du coût de la main d'oeuvre, ainsi que le niveau de qualification. Ils soutiennent aussi que les écarts de rémunération entre les pays de l'Est ne sont pas déterminants dans le choix de positionnement des firmes mais le différentiel de coûts salariaux existant entre les Pays d'Europe Centrale et Orientale (PECO) et ceux de l'Union Européenne (UE). Pour Dupuch (2004), les IDE dans les nouveaux pays adhérents à l'UE période 1993-2001, montre que les perspectives d'intégration à l'UE ont favorisé la taille des marchés, la proximité géographique et l'intensité technologique des pays d'origine comme principaux déterminants des flux Ouest-Est.

Quant aux « push factors » relatifs aux pays d'accueil, Asiedu (2003), montre à travers une étude sur données de panel pour 22 pays d'Afrique subsaharienne sur la période 1984-2000, apprécie l'impact du risque politique, le cadre institutionnel et la politique gouvernementale sur les flux d'IDE. Elle souligne que l'instabilité macroéconomique, les restrictions d'investissement, la corruption et l'instabilité politique ont un impact négatif sur les IDE en direction de l'Afrique, tandis que la stabilité macroéconomique, des institutions efficaces, la stabilité politique et un bon cadre réglementaire ont un impact positif sur l'IDE.

Diaw et Guidime44(*) (2012), se penchent sur les déterminants de l'IDE dans les pays de la Communauté Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), durant la période (1995 - 2010), en utilisant un modèle économétrique estimé dans un panel dynamique avec la Méthode des Moments Généralisés. Les résultats obtenus par ce modèle montre que les principaux déterminants qui ont un agissement positive sur les flux d'IDE dans cette zone sont : la taille de marché, l'ouverture de l'économie sur l'extérieur, la qualité de la main d'oeuvre, celle des infrastructures et l'effet d'agglomération. A l'inverse, le niveau de développement financier, l'instabilité du taux de change, et l'absence d'une politique économique viable et commune pour l'attraction des capitaux étrangers ont un impact défavorable sur les flux d'IDE.

Soltani et ochi45(*) (2012) ont monté a travers une étude pour la Tunisie pendant la période 1976-2009 en se basant sur un modèle de série temporelle traditionnelle des données annuelles que l'impact de l'IDE est significatif sur un nombre de variables de croissance économique à savoir le développement financier et le capital humain.

L'étude menée par Clarke et Logan (2008) montrent que les flux d'IDE sont plus élevés dans les pays qui ont moins de risque politique et une bonne infrastructure physique. Contrairement à la plupart des études, ces auteurs affirment que les écoulements d'IDE sont plus importants pour les pays à monnaie faible et de plus petites populations. En outre, ils consignent que les flux d'IDE sont orientés vers les secteurs où l'exploitation des actifs est plus plausible, par exemple en cas de la privatisation des actifs dans les télécommunications, ou lorsqu'il existe un grand potentiel pour gagner des devises dans les secteurs du tourisme, des mines et du pétrole.

Syed Mohammed Alavisab46(*) (2013) tente à examiner les déterminants économiques de l'IDE en Iran à partir d'une étude en données de Panel (la méthode des moindres carrés) durant les années 1991-2009. Les résultats obtenus montre que les facteurs économiques qui agissant positivement sur les entrées d'IDE sont : la croissance du PIB réel, la part des importations dans le PIB, le retour sur l'investissement et les infrastructures sur les IDE. Néanmoins, l'effet de la consommation publique sur les flux d'IDE a été trouvé insignifiant avec un signe positif imprévu.

Section2 : Développements empiriques qui traitent les interactions entre gouvernance et IDE

L'objectif de cette section est d'examiner les résultats de la littérature empirique sur l'impact de la gouvernance sur l'IDE. En effet, bien que l'importance des institutions ne soit pas un thème nouveau dans la théorie économique, les travaux empiriques ont pris du retard et n'ont connu une croissance accélérée qu'au cours des années 1990, notamment avec l'apparition d'un nombre croissants d'indicateurs sur les mesures des différentes dimensions de la gouvernance. Ces travaux ont permis de clarifier l'anneau entre gouvernance et IDE

I. L'impact de la bonne gouvernance sur l'IDE

De nombreux travaux empiriques et théoriques ont analysé l'impact de la bonne gouvernance sur l'IDE dans les pays en développement et les pays émergents sans aboutir à un schéma unificateur satisfaisant. Alors que certaines études soutiennent la thèse selon laquelle, les aspects de la gouvernance ont un effet suprême sur l'attraction des IDE vers les pays récepteurs, d'autres par certains estiment que les IDE constituent une panacée pour les ennuis socioéconomiques et un levier pour la croissance et le développement dans les pays d'accueil notamment ,les équilibres macroéconomiques, (Bouklia et Zatla, op.cit) et les créations d'emplois (Mainguy, 2004) , d'autre part, ces effets portent sur les transferts technologiques entre firmes étrangères et firmes locales (Blomström et Kokko, 1998). Certaines études ont même cherché à déterminer les prés requis ou conditions initiales (stabilité politique, les droits de propriété, le niveau de la corruption, infrastructures) pour que la gouvernance puisse empêcher les marchés de fonctionner de manière optimale, et donc d'attirer les multinationales de s'implanter dans les pays d'accueil (Kinda, 2010).

Donc l'amélioration de la qualité de la gouvernance en particulier les politiques (la protection des droits de propriété, les traitements non-discriminatoire des investisseurs étrangers) d'investissement affecte positivement les flux d'IDE (OCDE, 2011; APD, 2005).

Adhikary (2011), Kim (2010), Caerano et Galego (2009) et Basu et Srinivasan (2002) ont conclu qu'il y a une forte relation entre qualité de gouvernance et investissement direct étranger, en effet la bonne gouvernance y compris la transparence et la crédibilité donne aux investisseurs une évaluation claire des risques d'investissement et des différents coûts à supporter, de plus, elle améliore la prévisibilité des réglementations et réduit les incertitudes ce qui encourage les investisseurs étrangers à investir.

La relation entre la qualité des institutions et l'IDE a fait l'objet d'un foisonnement de travaux théoriques et empiriques.

Amal, Roboch et Thiago (2010) ont étudié l'impact des facteurs institutionnels et macroéconomiques sur les IDE en Amérique latine durant la période 1996-2008 en utilisant un modèle de données de panel, parmi les six variables institutionnelles (stabilité politique, efficacité de gouvernement, Etat de droit, qualité de règlementation, voix et responsabilité et le contrôle de corruption) il y a que la stabilité politique qui a un coefficient positif et significatif sur l'IDE et l'efficacité du gouvernement qui a un coefficient significatif et négatif, les autres variables ont des coefficients n'ont pas significatif.

Dans la même structure, Keefer et Knack (1997) suggèrent que les cadres politique et institutionnel pourraient être parmi les contraintes à la convergence des pays marginalisés. Selon ces auteurs, les évanouissements institutionnels peuvent léser à l'investissement et réduire la capacité d'un pays à bénéficier des avancées technologiques des pays développés.

En se basant sur un certain nombre de déterminants se rapportant à la relation entre les IDE et la bonne gouvernance (tel que la qualité des institutions, la stabilité politique, qualité de réglementation, contrôle de corruption, etc.) , l'étude de Adkikary et Mengistu (2011) a conclu que l'effet de la bonne gouvernance sur les entrées d'IDE pendant la période 1996-2007 dans un échantillon de 10 pays en voix de développement et 20 pays développés en utilisant un modèle de données de panel avec effets fixes, le résultat montre que les six indicateurs de gouvernance y compris Stabilité et absence de violence, efficacité du gouvernement, primauté du droit, contrôle de corruption, qualité de règlementation et responsabilité ont une grande influence sur l'attraction des IDE.

Kolstad et Villanger (2008) montrent à travers une étude de 57 pays pendant la période 1989-2000 que la qualité institutionnelle et la démocratie se sont des facteurs fascinants pour l'attraction des IDE plus que la stabilité politique.

Samimi et Ariani (2010) ont étudié l'effet de la bonne qualité de la gouvernance sur l'investissement direct étranger. L'étude porte 16 pays du Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA) pendant la période 2002-2007. Ils ont utilisé trois indicateurs de gouvernance à savoir le contrôle de la corruption, la stabilité politique et la règle de droit publié par l'Institut des Ressources Mondial. Ils ont conclu que ses trois variables ont amélioré la qualité de la gouvernance et ils ont un effet positif sur les entrées des flux d'IDE dans les pays MENA.

La littérature économique consacrée à déterminer le positionnement des IDE aborde l'élément démocratique dans le sens large du terme.

Sur la base de la littérature persistante, la majorité des études empiriques soutient l'idée selon laquelle les investissements multinationaux permanents seraient attirés par la consolidation de la démocratie. Harms et Ursprung (2002) ont étudié l'impact de deux éléments démocratiques sur les investissements transnationaux durables entrants de 62 pays en développement entre 1989 et 1997. Ils aboutissent, pour leur part, à un coefficient significativement positif des « droits politiques » et des « libertés civiles » à travers leurs régressions. En outre, les résultats de ces auteurs soutiennent que, plutôt que d'agir comme un frein, le taux de syndicalisation d'une économie lui permettrait de recevoir plus d'IDE.

Contrairement au résultat précédente ,Jakobsen et de Soysa (2006) trouveront une relation inverse à partir des mêmes données en ajoutant simplement 46 pays d'accueil à l'échantillon retenu tout en changeant la variable dépendante sous forme logarithmique.

En effet, un système institutionnel efficace et transparent réduit l'incertitude dans l'environnement des affaires et améliore la prévisibilité des réglementations ce qui renforce les investisseurs à investir. Selon le rapport sur le développement dans le monde (2003) « les institutions sont les règles et les systèmes d'organisation qui favorise une coordination des comportements humains et la suivit d'un développement durable et équitable ».

II. L'impact de la mauvaise gouvernance sur l'IDE

l'entrée d'IDE aux pays MENA a révélé la voilé sur la fragilité institutionnelle et gouvernementale , la piètre qualité des infrastructures de services dans la majorité des pays, le manque de diversification économique vue que la plupart des pays investis dans les secteurs primaires sans faire des modernisations à l'appareil productif en raison de la richesse naturelle en outre ,ces secteurs reste toujours dynamique et ne dépend pas les allures de la bonne gouvernance notamment, la démocratie, la lutte contre la corruption et même la stabilité politique ,mais restent dépendants à la demande du marché international.

Banerjee (1997) prouve que la bureaucratie gouvernementale, la corruption, le manque d'incitations et la présence d'asymétrie de l'information constitue une apologie pour une mauvaise gouvernance par un bienveillant gouvernement. D'autre auteurs scrutent que la corruption augmente les couts d'administratifs et par conséquent chassent l'entrée des IDE (J. Morisset et O. Lumenga, Neso (2002)).

Vue de cet angle, Meon et Sekkat (2004) ont étudié l'impact de la qualité des institutions sur les exportations des produits manufacturés et sur l'IDE dans les pays de la région MENA, ils ont conclu que la corruption et la bureaucratie dégrade la crédibilité et la stabilité de gouvernement, par conséquent elle augmente les coûts administratifs ce réduit l'entrée des IDE.

1) L'instabilité politique et IDE

Wang et Swain (1997) ont montré que l'instabilité politique affecte négativement les entrées de sociétés multinationales et leurs filiales. En effet, L'instabilité politique, la corruption, le manque de la transparence est lié à la corruption qui indique l'absence de la bonne gouvernance ce qui soumettre les entrées d'IDE.

Dutte et Roy (2008) ont conclu une relation négative entre la stabilité politique et investissement puisque selon eux un niveau élevé de stabilité politique peut absorber les bénéfices des flux d'IDE de façon plus efficient ce qui réduit les IDE

Dans le même ordre d'idées, Romalay (2003) a conclu selon son modèle à correction d'erreur que l'instabilité politique a un effet négatif sur les flux d'IDE et que le taux d'investissement exerce un impact positif sur les IDE.

Feng (2004), affirme que l'instabilité politique et l'incertitude provoquent des problèmes économiques par l'affaiblissement des taux d'investissement.

Dans le même contexte, une étude de force internationale d'assistance et de sécurité (F.I.A.S, 1995) sur 15 pays, montre que l'instabilité politique présente un obstacle pour l'entrée des flux d'IDE et par suite peut empêcher l'accroissement de la croissance économique.

2) Corruption-IDE

Il paraît clair que la corruption a une influence sur l'IDE, en effet il existe une littérature théorique et empirique abondante entre ces deux éléments.

2.1 La corruption comme « grabbing hand »  pour les IDE

Selon North (1990), les bureaucraties abusifs pourraient retarder l'octroi des permis et des licences, ce qui conduit à freiner le processus par lequel les progrès technologiques s'intègre dans de nouveaux équipements ou dans des nouveaux procédures de production.

Mauro (1995) a étudié a travers une étude en données de panel portant 18 pays africains durant la période 1960-1985 l'impact de la corruption sur l'investissement, la croissance économique et les dépenses publiques, l'auteur a conclu que la corruption provoque un décroissement de l'investissement et de la croissance économique, il remarque qu'une déviation de 2,38 points vers l'amélioration de l'indice du contrôle de corruption a provoqué une augmentation de l'investissement de 5 points de pourcentage et fait accroître le taux de croissance économique par 0,5 point de pourcentage.

Selon Smarzynska et Wei (2000), une corruption élevée peut considérer comme un obstacle à la réalisation de l'investissement étranger, il réduit l'efficacité du gouvernement et des entreprises car les personnes sont embouchées a travers le patronage plutôt que le mérite, en plus, elle représente un facteur d'instabilité dans le processus politique, donc les investisseurs peuvent rencontrer des difficultés à faire de manière efficace des projets dans des pays dont la corruption est élevée.

La corruption aboutit à des résultats économiques inefficaces, elle a des incidences néfastes sur l'investissement étranger à long terme qui défavorise le climat des affaires par l'effet de l'externalité négative. En effets, en présence de la corruption, les droits de propriété ne seront pas protégés, la crédibilité de la gouvernance sera dégradée, ce qui conduit à la réduction des IDE car les investisseurs préfèrent généralement la stabilité politique et la crédibilité dans le pays d'accueil.

En plus, puisque la corruption accroît les coûts de transaction ainsi que l'incertitude et peut imposer des impôts régressifs qui pèsent lourdement sur les activités de commerce, cela conduit à la fuite des investisseurs vers les autres pays.

Selon Ades et Tella (1997), la corruption réduit la productivité et diminue l'efficacité des politiques industrielles, tout en encourageant le secteur privé à violer les lois et les règlements, elle détériore la qualité des services offerts et biens achetés. Dans ce contexte, Maura, (1995), Shleifer et Vishsy (1993) et Sheh et Schacter (2004) affirment que la corruption  aboutit à l'accroissement des inégalités de revenus et de la pauvreté.

Tanzi (1998) constate que l'impact négatif de ce phénomène sur la croissance économique est observé par la réduction des revenus et l'accroissement des dépenses publiques qui provoquent des déficits fiscaux et rendent difficiles la pratique d'une politique fiscale adéquate, l'augmentation de la pauvreté et d'inégalité, la distorsion des marchés et l'inefficacité du gouvernement à effectuer des services importants comme l'éducation et la santé, la diminution de l'habilité gouvernementale à imposer les règlementations nécessaires pour corriger les échecs du marché et l'allocation inefficace des ressources car le système administratif donne des revenus illicites.

Dans le même ordre d'idées, Meon et Sekkat (2004) ont étudié l'impact de la corruption sur les exportations des produits manufacturés et sur l'IDE dans les pays de la région MENA, ils ont conclu que le niveau élevé de corruption et de bureaucratie contribue de façon significative à la décision des entreprises à investir à l'étranger.

Enfin, Il est à signaler que les incidences néfastes de ce phénomène conduit à une perte de revenus pour l'Etat au profit de l'individu, une mauvaise affection des crédits publics, une augmentation des coûts rapportés à la conduite des affaires de l'Etat, une diminution du respect au gouvernement et réduction de l'application rigoureux du droit ce qui déclenche les conflits et l'instabilité politique. Les effets négatifs de la corruption sur les différentes sphères (économique, politique, sociale, institutionnelle) conduisent à la réduction de la croissance économique.

1.2 La corruption comme « grabbing hand » pour les IDE

Contrairement aux études théoriques précédents, Eger et Winner (2005) constatent un effet positif de la corruption sur l'IDE à partir d'une étude de 73 pays développées et moins développées pendant la période 1995-1999, cette relation positive entre IDE et corruption montre que les fonctionnaires du gouvernement utilisent les contrôles administratifs afin de tirer parti des profits des IDE.

D'après une étude de tanzi et Dawoodi (1997) portant sur l'effet de corruption sur l'investissement public. Ils ont conclu que la corruption fait accroître les nombres de projets à entreprendre et aboutit à l'extension de leurs tailles, la corruption fait augmenter la part de l'investissement public dans le PIB mais fait baisser la qualité de l'investissement public mise en place, selon Tanzi et Dawoodi, bien que l'investissement public accroisse avec la corruption suite au comportement des particuliers qui profitent des différences entre les coûts enregistrés et les coûts réels, la baisse de sa qualité influence négativement l'environnement des affaires et cet effet se transmet à l'investissement privé et à la croissance économique.

Section 3. Aperçu sur la qualité de la gouvernance et IDE dans les pays MENA

La région MENA est une zone globalement en voie de développement qui comporte à la fois de riches économies pétrolières du Golfe (les pays du Golfe, ou CCG) et des pays pauvres en ressources par rapport à leur population, tels que l'Egypte, le Maroc et la Tunisie. Ces pauvres économies disposaient un matelas de réserves de change grâce aux revenus du tourisme et aux entrées de capitaux étrangers (l'Egypte, le Maroc et la Tunisie).

Par ailleurs, cette zone possède beaucoup de ressources naturelles, dont le pétrole qui représente actuellement un enjeu considérable tant du point de vue économique que du point de vue géopolitique. L'or noir fait référence à une opportunité, un moyen de richesse, un atout, une arme pour se faire ouïr sur la scène internationale et une résilience aux chocs économiques, mais également une malédiction rapporte à l'idée d'un cercle enflammé, dans lequel le pétrole qui semble a priori être une richesse serait un facteur de crises et de tensions géopolitique

III. La qualité de la gouvernance

Pour pouvoir étudier l'état des pays MENA en matière de bonne gouvernance, nous avons procédé à une appréciation descriptive pour les six dimensions des WGI entre 2002 et 2014.

Figure 2 : Evaluation de la qualité gouvernance dans les pays MENA 2000-2014

Source : estimation de l'auteur fondée sur des données de la Banque mondiale (base de données en ligne des indicateurs de la gouvernance dans le monde WGI)

1) Stabilité politique et absence de violence

L'échec des politiques préconisées par les régimes dictatorial a montré, d'une part, les limites de la définition du la démocratie .D'une part le recul socio-économique et le sous-développement, ainsi que les turbulences politiques et la violence dans les pays MENA semble expliquée par une omission en matière de gouvernance. D'autre part, Ce qui semble important pour la région MENA, n'est pas la naissance de la transition, mais son maintien. Il s'agit là d'un exercice difficile car il nécessite la construction sur le long terme d'une base institutionnelle saine afin de pouvoir maintenir la dynamique de la stabilité et amortir les chocs politiques.

2) La corruption

La corruption est souvent considérée comme étant une intimidation à l'investissement étranger pour plusieurs raisons: elle altère la situation économique et financier, elle réduit l'action du gouvernement et des entreprises en permettant à des individus d'atteindre à des positions de force en utilisé le patronage plutôt que le mérite.

La corruption est fortement marquée par un régime indivisible de gouvernance caractéristique de cette région. Ce phénomène est profondément enraciné dans la structure politique des Etats CCG47(*) qui adoptent essentiellement des dictatures militaires, des monarchies ou des régimes autoritaires.

A partir de cette étude statistique les niveaux élevés de la corruption dans les pays de la région résultants du faible contrôle notamment après la révolution politique dans les pays de printemps arabes également la Tunisie et l'Egypte en 2014. Ces niveaux élevés sont traduits par l'augmentation de la bureaucratie ou encore certains fonctionnaires cherchent à créer des procédures bureaucratiques supplémentaires contre des « pots de vin ».

Par ailleurs, la corruption constitue une menace à la protection des droits de propriété parce qu'elle « permet aux gens d'assumer des positions de pouvoir par patronage plutôt que la capacité. Plus explicitement, le patronage facilite l'expropriation de l'investissement par le gouvernement, ce qui peut causer des conflits directs avec les patrons et les investisseurs » (Mina, 2012 :4).

3) Etat de droit

Un pays assure la sécurité des droits de propriété en absence des changements arbitraires dans la politique de gouvernement en présence d'un système judiciaire indépendant.

Les pays MENA ont connu des résultats flottantes pour l'indicateur d'État de droit entre 2002-2010 marqué par l'absence de l'application rigoureuse et stricte du droit compromet directement le développement parce que cela favorise les pratiques de mauvaise gestion et de corruption, ce qui décourage par suite les investissements.

La situation s'est améliorée entre 2010 et 2014 généralement l'Etat de droit dans cette période des pays MENA étudié est moyen et stable, ce qui reflète le respect de règle de droit et l'efficacité du système judiciaire, et ce également pour le cas de la Tunisie qui à réussi sa transition démocratique.

4) Responsabilité et liberté de parole

D'une façon générale, l'indice de responsabilité et liberté de voix dans les pays MENA étudié dans cette période reflète la faible responsabilité de gouvernance et l'absence de liberté de parole.

IV. Aperçu sur l'évolution des investissements directs étrangers

Les flux d'IDE vers les pays Arabes sont essentiellement tournés sur les secteurs primaires (pétrole, fer, gaz, phosphate), comme moteur de la croissance économique puisque ces produits représentent l'essentiel des recettes d'exportation et du budget de l'Etat. Alors que d'autres pays comme l'Egypte, la Jordanie, le Maroc et la Tunisie disposent d'un tissu économique plus ou moins varié, dépassant les simples produits primaires.

D'abord, nous allons analyser l'évolution des flux des investissements directs étrangers à l'échelle mondiale puis dans les pays de Moyens Orient et d'Afrique de Nord.

1) Evolution des IDE à l'échelle mondiale

Figure 3 : Evolution des flux mondiaux d'IDE

Source : Auteur à partir de CNUCED

Selon CNUCED (figure 3), l'évolution des flux des investissements direct à l'étranger a connu quatre phases. D'abord, une croissance régulière entre 1990 et la fin de 2000 pour atteindre un niveau de 1414999 millions d'USD.

Ensuite, nous remarquons une courbe descendent et un déclin au niveau des flux des IDE après l'année 2000. Puis, a connu une deuxième croissance régulière entre 2004 et la fin de 2007 pour atteindre un niveau de 2000000 millions d'USD.

Puis, une baisse remarquable après la crise de 2008. Ensuite, une relance des flux des IDE durant la période 2009-2011. Enfin, un déclin de 6 % pendant la fin d'année 2012.

Figure 4: Flux entrants mondiale période par catégories

Source : CNUCED

Dans un deuxième temps, nous présentons l'évolution des flux entrants des investissements directes à l'étranger dans le monde selon les catégories des pays entre la période 1990 -2012 (Figure 2) .

Selon CNUCED (2013), les flux entrants des IDE sont les plus élevés dans les pays économies par rapport aux autres catégories des pays. Ainsi, ce phénomène se poursuivit jusqu'à l'année 2011. Par exemple en 2007 les économies développées atteignent un niveau de 1.322795 MD contre un niveau de 591161 MD pour les pays en développements.

En revanche, après 2012 nous remarquons le renversement de ce phénomène. Ainsi, les pays en développements deviennent les plus avancés par rapport à ceux développés ou à ceux en transition en terme des flux entrants des investissements directs à l'étranger. En 2013 les pays en développements un niveau de 778372 MD contre un niveau de 565626 MD pour les pays développés.

Pour une projection effectuée par CNUCED 2014, Les flux d'IDE vers les pays en développement ont résisté beaucoup mieux en définitive que les flux à destination des pays développés, enregistrant leur deuxième niveau le plus élevé les entrées d'IDE dans les pays en développement ont atteint pic, à 778 milliards de dollars en 2012, soit 54 % du total mondial et conservent leur avance pour une projection pour les années 2015 et 2016. Dans ce contexte, nous constatons que les flux entrants des IDE augmentent peut à peut dans les pays en développements.

Tableau 4 : flux des IDE par région en MD

Région

Entrée d'IDE

Sorties d'IDE

 

2011

2012

2011

2012

Pays développés

51,8

38,8

71

63,3

Union européenne

28,8

16,2

34,2

17,7

Amérique de Nord

15,5

15,3

25,6

31,4

Pays en développement

42,6

54,8

24,7

32,7

Afrique

2,8

4,1

0,4

0,9

Asie

25,3

31,2

17,8

22,4

Asie de l'Est et de Sud Est

19,6

25,1

15,8

20,3

Asie de Sud

2,6

2,4

0,8

0,7

Asie occidentale

3,1

3,6

1,3

1,4

Amérique latine et Caraïbes

14,3

19,2

6,5

9,2

Océanie

0,1

0,2

0,1

0,1

Pays en transition

5,6

6,4

4,3

4

Pays les moins avances

1,3

1,8

0,3

0,3

Pays en développement sans littoral

2,1

2,5

0,4

0,2

Petits Etats insulaires en développement

0,4

0,5

0,1

0,2

 
 
 
 
 

Source: CNUCED, World Investment Report 2014

D'après le tableau ci-dessus, nous constatons que l'Asie reste la région en développement recevant le plus d'investissements, nettement devant l'union européen, qui attire habituellement la plus grande part d'IDE mondial. Les entrées d'IDE ont également évolués dans les autres grandes régions en développement comme l'Afrique qui sont doublés et +6 % en Amérique latine et dans les Caraïbes. En Asie occidentale, les flux d'IDE tendent à la baisse pour l'année 2012.

2) Evolution des IDE dans la zone MENA 

Dans un deuxième temps nous s'intéresserons à analyser l'évolution des IDE dans la zone MENA.

Figure 5: flux entrants des IDE en Moyen Orient

Source : UNCTAD 2014

Pour la zone Moyen Orient, nous remarquons que les flux entrants sont très faibles au départ et se sont concentrés généralement dans l'Arabie saoudite. En revanche, à partir 2003 nous constatons un changement substantiel des flux des investissements à l'étranger vers les pays de moyen orient. Selon UNCTAD, les flux des IDE vers cette zone se relancent à partir de 2005, plus précisément pour Emirats Arabe Unis Qatar et l'Arabie Saoudite.

1.1 Evolution des IDE en Afrique de Nord 

Pour analyser l'évolution des IDE entrants dans la zone de l'Afrique de Nord, nous effectuons une comparaison entre la répartition de 2000 et de 2012.

Figure 6: répartition des flux entrants d'IDE en 2000

Source : Auteur à partir de CNUCED

Cette figure présente une coupe instantanée de répartition des flux entrants des investissements directs à l'étranger dans la zone d'Afrique de Nord précisément en 2000 avec des données d'UNCTAD. Les résultats sont donnés en pourcentage, donc la plupart des flux entrants sont vers l'Egypte de 43 % et la Tunisie en deuxième place de 27 % tandis que la Libye obtient une marge très faible des flux entrants en 2000.

Figure 7: répartition des flux entrants d'IDE en 2012

Source : Auteur à partir de CNUCED

Pour une coupe instantanée une deuxième fois mais maintenant pour l'année 2012. Nous remarquons que l'Egypte garde sa position avancée pour les flux entrants des IDE dans la zone d'Afrique de Nord par 45 %. En revanche le pourcentage des flux est baissé par apport l'année 2000 et il ya une augmentation pour le Maroc qui atteint 27 % de flux et prend la deuxième place en 2012.

1.2 Evolution des flux dans la zone MENA

Figure 8 : Flux entrants d'IDE dans la zone MENA en pourcentage des PVD et mondial

.

MENA / pays en voie de développement -------- MENA / monde ______

Source : UNCTAD

Nous allons analyser l'évolution de la part des flux entrants des investissements directs à l'étranger dans la zone MENA par rapport au pays en voie de développement (Figure 7).

Figure 9 : Flux entrants d'IDE dans la zone MENA par pays (%)

Source : CNUCED

La répartition des flux entrants des investissements directs à l'étranger dans la zone MENA selon les pays par une coupe pour l'année 2010, montre que l'Arabie saoudite est en première place de 41.4 % de total des flux devant l'Egypte par 9.4 %.

1.3 Degré de transfère des nouvelles technologies par IDE 

Figure 10: degré de transfère de nouvelle technologie dans la zone MENA

Source: World Economic Forum, Executive Opinion Survey

En ce référant à cette figure qui illustre une comparaison entre les pays Arabes selon le degré de transfert de nouvelles technologies par les investissements directs à l'étranger pour chaque pays. Selon cet échelle de 1 à 7 si on approche de 1 donc les IDE n'apportent plus des nouvelles technologies et si on approche de 7 donc les investissements directes à l'étranger est une source clé transfert de technologie. Ainsi, nous remarquons que la moyenne pondérée de l'Emirats Arabes Unis est de 5.8, donc elle est plus proche de 7 d'où les nouvelles technologies sont apportés à l'aide des investissements direct étrangers aussi Qatar par 5.6. Pour la zone MENA presque tout les pays reçoit des nouvelles technologies grâce aux IDE.

Conclusion

Ce chapitre s'est également penché sur la relation gouvernance -IDE cette relation d'importance majeure, mise en étude par plusieurs économistes. Certains l'ont qualifié de positive par contre d'autres ont montré qu'elle est de mauvaise nature.

En effet, la bonne gouvernance permet à travers ses valeurs de primauté de droit, de responsabilité, de transparence, de stabilité et de crédibilité peut créer un climat des affaires favorable à l'investissement étranger, alors que la mauvaise gouvernance qui comporte la corruption et l'instabilité politique, la bureaucratie,  et le manque de la transparence conduit à la fuite des investisseurs vers les autres pays et réduit par la suite la croissance économique.

Dans ce contexte, les pays d'accueil doivent posséder un niveau minimum d'instruction afin qu'ils puissent attirer l'IDE, elles doivent avoir la capacité nécessaire d'absorber ses transmissions technologiques.

Dans le chapitre suivant, nous allons étudier cette relation empiriquement, en choisissant la région MENA comme champs d'application.

Chapitre 4 :L'impact de la Gouvernance sur les IDE ; Validation empirique

Introduction

En tant que source de richesses, l'IDE est un stimulant pour l'emploi, il est perçu comme un moyen permettant aux pays en développement d'acquérir la technologie de pointe, les nouvelles méthodes de gestion, et d'avoir accès aux marchés des pays développés (Noorbakhsh et al, 2001). L'importance de l'IDE pousse les pays MENA à opter pour ce fléau et de prendre conscience de leur l'importance qui représente la carte gagnante qu'elles essayent de la profiter pour atteindre un niveau de croissance économique élevé et durable. C'est la raison qui incite ces pays d'instaurer des réformes structurelles et institutionnelles, afin de créer un environnement propice à l'investissement. Comme le suggère la théorie de l'adaptation institutionnelle, chaque pays à la possibilité d'identifier et de développer des facteurs de compétition pour amplifier sa part dans l'investissement direct étranger.

Ce chapitre est structuré comme suit, dans la première section nous présenterons le modèle économétrique définissant les variables des modèles Dans deuxième section nous présenterons les différentes méthodes économétriques utilisées dans l'estimation du modèle en panel. La dernière section fera l'objet d'une investigation empirique qui étudier l'impact de la gouvernance sur l'attractivité des IDE dans les pays MENA.

Section 1 : Présentation du modèle et définitions des variables

Pour débattre l'impact (positif ou négatif) de la gouvernance (indicateurs de la gouvernance) sur l'attractivité de l'investissement direct l'étranger dans les pays MENA. Nous essayerons de tester cette relation sur la base d'un échantillon de 13 pays (voir  annexe2 durant la période 2002 - 2012. Les estimations de ces données de panel ont été effectuées par le logiciel STATA 12. Les données ont été obtenus à partir de la base de données « World Developpement indicator » de la Banque Mondiale et worldwide governance indicators (the world bank groupe).

I. Choix d'un modèle à estimer

Cette étude se fonde essentiellement sur les travaux empiriques de, [Dunning (1979) ; Gastanaga, Nugent & Pashamova (1998) ; Bouklia-Hassane & Zatla (2001); Adhikary (2011) ;Kim (2010) ;Caerano et Galego (2009) ;Basu et Srinivasan (2002) ; Globerman et shapiro (2002) ;Asiedu(2005), Adkikary et Mengistu (2011) ;Baptiste (2005), Charkrabarti (2001) ; Hussain et Kimul (2012) ; et Rogmans (2011) ; Samimi et Ariani (2010) Amal, Roboch et Thiago (2010) ] pour tester l'impact (positif ou négatif) de la gouvernance sur l'attractivité des IDEs .

À partir d'une analyse économétrique sur données de panel de 13 économies des pays MENA, durant les années 2002-2012. Le choix du panel a été effectué pour prendre en prévision la dimension régionale dans les pays MENA et rechercher ainsi les facteurs conjoints à tous les pays de la région.

Pour estimer notre modèle nous avons fait recours à deux catégories de variables, macroéconomiques et institutionnelles. Conformément à la disponibilité des données. Premièrement, nous allons estimer notre échantillon.

L'équation à estimer sera de la forme :

Yit = ái + â iX it + á Zit +?it

Yit = variable à expliquer

X it = variables explicatives

Zit : les variables de contrôle

Avec ;

i : l'indice de pays

t : le nombre des années

ái : est la constante,

ßi : sont les coefficients associés aux différentes variables explicatives

?it : Terme d'erreur

II. Définition des variables

Pour tester l'ampleur de l'impact des indicateurs de gouvernance sur les entrées des IDE, nous avons utilisé certaines variables qui seront présentée en détail comme suit.

ü Variables dépendante :

· IDE-pib: flux nets des 'investissements directs étrangers des pays d'accueils en pourcentage du PIB

ü Variables indépendante

Ce groupe de variables comportent, Les indicateurs de la gouvernance (KKZ) suivant: Voix et responsabilité, contrôle de la corruption, efficacité du gouvernement, stabilité politique et absence de la violence, qualité de réglementation, état de droit, sont présentés dans leurs unités normales standard, allant d'environ -2,5 à 2,5. Une valeur plus élevée correspond à un meilleur résultat.

· SPAV : La stabilité politique et absence de la violence

La stabilité politique tient compte la transparence, la crédibilité de la gouvernance et l'absence de violence.

Cette indicateur y compris ainsi la perceptions de la probabilité pour un Etat en place d'être instable renversé par des moyens illicites et anticonstutionnels qui se matérialisé par des guerres civils, crimes organisés , népotisme48(*), des coup d'Etat, terrorisme .

· ED : Etat de droit

Cette variable comporte plusieurs indicateurs tels que l'efficacité du système judiciaire, la capacité d'élaborer les contrats et le respect de la règle du droit. Elle permet de mesurer le niveau de confiance des citoyens au rôle du droit dans la société et au respect du droit. Cette variable permet de mettre une base solide pour la croissance économique et garantir l'application équitable de droit.

· CC : la lutte contre la corruption 

Cet indicateur mesure la capacité du gouvernement de faire face aux différentes formes de la corruption et son aptitude de lutter contre ce fléau. La corruption comporte les pots de vin, l'abus de pouvoir pour des fins privés, l'argent destiné à accélérer l'instruction des dossiers et la fraude, toutes les formes de corruption détériorent l'environnement des affaires et conduisent à la fuite des investisseurs vers les autres pays, pour cela la lutte contre la corruption permet de créer un environnement d'affaire plus stable et transparent, ce qui contribue a l'attraction des IDE et l'accroissement de la croissance économique, son signe attendue est positif.

ü Les variables de contrôle sont liées à quatre facteurs macro-économiques à savoir :

· INF : Le taux d'inflation

Le taux d'inflation est mesuré par la croissance annuelle de l'indice des prix à la consommation. Cette variable est utilisée comme proxy pour mesurer la stabilité macroéconomique globale [Asiedu (2002), Busse & Hefeker (2007)].

· OUV : L'ouverture économique

Est estimée par l'intensité commerciale mesurée par le rapport de la somme des exportations et des importations dans le PIB. Ce rapport est souvent interprété comme la quantification des restrictions commerciales. À générale, l'impact de l'ouverture commerciale est lié au type de l'investissement étranger. Dans la littérature sur les investissements directs, Bouklia et Zalta (2001), Kinda (2006) et Gje (2007), montrent que les pays qui sont plus ouverts au commerce extérieur captivent davantage d'IDE. Le signe espéré est alors positif. En termes de stratégie économique, cette dépendance signifie que les pays qui convoitent attire davantage d'IDE devraient accroître le volume de leurs échanges commerciaux.

· CRED-pib : Le crédit domestique accordé au secteur privé en % PIB réel du pays d'accueil.

C'est un indicateur de développement financier domestique, potentiellement important dans le développement de la finance internationale (Anyanwu, 2012). Il convient de mentionner que les sociétés financières qui fournissent ces crédits sont, notamment, les banques de dépôt, les sociétés d'assurances, les compagnies de leasing. Ces ressources financières sont fournies à travers les prêts, les achats de titres non participatifs, et les crédits commerciaux.

Imen Mohamed Sghaier et Zouheir (2013), et Greenwood et Jovanovic (1990) affirment que l'attractivité d'un territoire pour les IDE exige la présence d'une instruction financière domestique pour assurer le financement des PME, de l'immobilier et des besoins de trésorerie des entreprises et d'un marché de capitaux efficient capable de drainer une épargne longue vers le secteur productif .En effet, un système financier assurant décemment le crédit nécessaire à l'activité des entreprises privées peut être envisagé comme un proxy du développement financier et un éveil aux investisseurs étrangers.

· INFRA: Les dotations en infrastructures du pays d'accueil

Nous utilisons le nombre de lignes téléphoniques par 100 personnes pour rendre compte des dotations en infrastructures physiques du pays d'accueil. La télécommunication s'avère un facteur utile pour attirer les investisseurs étrangers. Dans notre modèle, nous nous prévoyons à ce que cette variable ait un impact positif sur les flux d'IDE dans les pays MENA.

· KH : capital humain :

Dans notre travail, le capital humain est mesuré par le taux brut de scolarisation au secondaire. Ce proxy semble moins approprié pour capter la qualification de la main d'oeuvre, la disponibilité d'un stock de capital humain dans les pays accueil constitue un facteur d'attractivité des capitaux étrangers. Nous présumons a priori que les pays relativement bien dotés en capital humain auraient plus de éventualité à captiver sur leurs territoires les flux d'IDE intensifs en technologie. Le signe attendu est positif

· La taille de marché (PIB) :

La taille de marché domestique est l'un des facteurs les plus susceptibles pour attirer les capitaux étrangers vers les pays d'accueils. Cette variable est généralement mesurée par le PIB par habitant [Singh et Jun (1995), Morrissey et Rai (1995)]. En effet, la recherche de marché constitue une opportunité décisive pour les investisseurs du fait que les FMN se décentralisent le plus souvent vers des pays proposant une forte demande.

· Taux de change :

Un indicateur de la stabilité monétaire .Le signe attendu est de ce fait indéfini a priori

Section 2 : Les méthodes d'estimation.

Cette section présente les différentes méthodes économétriques utilisées dans l'estimation d'un modèle en panel statique. Pour ce faire, nous allons commencer par tester l'homogénéité de notre échantillon, c'est à dire de vérifier s'il y a ou non des effets individuels spécifiques. En second lieu, nous utiliserons le test d'Hausman (1978) pour savoir si notre modèle est spécifié à partir d'un panel avec effets fixes ou effets aléatoires.

1) Modèle à effets fixes

Le modèle à effets fixes présume que les relations entre la variable dépendante et les variables explicatives sont similaires pour tous les individus. Si l'on considère N individus, observés sur Ti périodes de temps et K variables explicatives, le modèle s'écrit alors :

Pour k= 4, le modèle s'écrit ;

?i ; Représente la spécification individuelle

2) Modèle à effets aléatoires

On peut aussi modéliser les effets individuels spécifiques d'une manière aléatoire variant autour d'une moyenne.

L'existence des effets spécifiques conduit à une auto-corrélation temporelle des erreurs pour le même individu mais pas entre les individus.

Afin de choisir entre la modélisation à effet fixe ou aléatoire, on va passer par le test d'Hausman.

3) Test d'homogénéité de Fisher

Le test d'homogénéité de Fisher permet de tester les effets spécifiques dans notre l'échantillon.

Nous rappelons les hypothèses de ce test :

H: ái = á et âi = modèle homogène

H1: ái ? á et âi =â+ modèle hétérogène

4) Test d'Hausman

Le test d'Hausman (1978) est un test de spécification qui permet de déterminer si les coefficients des deux estimations (fixes ou aléatoire) sont statiquement différents.

Soit ;

- H: E (ui / X) ? 0 H0 indique que le modèle peut être spé

- cifié avec effets individuels fixes

- H: E (ui / X) = 0 H1 indique que le modèle est considéré avec effets individuels aléatoires.

La statistique du test est la suivante :

Section3 : Résultats de l'estimation

Dans le contexte actuel de l'internalisation des économies, les indicateurs de la gouvernance sont apparus comme un pivot crucial de croissance et de développement économique, en raison des effets de report qu'ils engendrent sur le choix de la localisation et l'internationalisation des IDE et FMN. Mais quels peuvent être les effets de la gouvernance sur les entrées d'IDE dans les pays MENA?

Dans cette section, nous effectuerons, en premier lieu, le test de spécification afin de mieux spécifier notre modèle de base. En second lieu, nous utiliserons le test d'Hausman (1978) pour savoir si notre modèle est spécifié à partir d'un panel avec effets fixes ou effets aléatoires.

I. Etude de corrélation entre les variables

Tableau 5 : Matrice de corrélation entre les variables

Var

IDE-pib

SPAV

QR

ED

CC

OUV

INF

INFRA

kh

CRED-

PIB

Tx change

IDE-pib

1.000

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

SPAV

-0.2770

1.000

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

QR

0.1041

0.6221

1.000

 
 
 
 
 
 
 
 
 

ED

-0.0846

0.8216

0.8640

1.000

 
 
 
 
 
 
 
 

CC

-0.2326

0.8502

0.7394

0.8603

1.000

 
 
 
 
 
 
 

OUV

0.0708

0.4656

0.7662

0.5863

0.4786

1.000

 
 
 
 
 
 

INF

0.0307

-0.0961

-0.4269

-0.2941

-0.1682

-0.4058

1.000

 
 
 
 
 

INFRA

-0.1150

0.3328

0.3932

0.3911

0.3179

0.4944

-0.0131

1.000

 
 
 
 

Kh

0.0063

-0.3663

-0.3596

-0.4964

-0.3284

-0.2021

0.1899

0.0170

1.000

 
 
 

CRED

0.0185

0.1267

0.2291

0.1355

0.1037

0.2920

-0.0834

0.0912

0.0900

1.000

 
 

PIB

-0.2620

0.7065

0.4981

0.6360

0.7103

0.4287

0.0304

0.4583

-0.2220

0.0607

1.000

 

Txchange

0.2763

-0.4878

-0.5225

-0.5853

-0.5159

-0.4885

0.3727

-0.2783

0.4451

0.2060

-0.4914

1.000

Source : Calculé par l'auteur en utilisant STATA.12

A partir des résultats du tableau de corrélations il est remarquable que la relation entre la variable dépendante et les variables de la gouvernance, est négative. Ceci peut être expliqué par la faiblesse des institutions, l'instabilité politique qui règne dans les pays MENA ou encore par les niveaux élevés de la corruption et la faible protection des droits de propriété.

· Nous soustrayons une corrélation négative entre les l'IDE et SPAV (-0.2527).Ce résultat est appropriée à ceux de Wang et Swain (1997), ils trouvent une corrélation négative entre les flux d'IDE et l'instabilité politique ce qui rendre le marché des ces pays un marché à haut risque pour les investisseurs tant étrangers que pour «les diasporas»Nous remarquons qu'il y a une forte corrélation entre l'état de droit et les autres indicateurs de gouvernance. Ces résultats témoignent les conclusions de Globerman et Shapiro49(*) (2007) et Busse et Hefeker50(*) (2007).

· Nous constatons une corrélation négative entre l'IDE et CC (-0.2240), Cette corrélation affirme la conclusion de MAURO (1995).

· Il y a aussi une relation positive entre le ratio d'ouverture commerciale OUV et l'investissement direct étranger IDE (0.0708), en harmonie avec la conclusion de [Morisset (2000) et Chakrabarti (2001)] qui ont trouvé une affiliation positive entre les deux variables.

· L'investissement direct étranger est négativement corrélé avec le PIB (la taille de marché), le coefficient de corrélation entre IDE et PIB est de -0.2620.

·  Nous remarquons ainsi, que la corrélation située entre les variables de la Gouvernance et l'indice de l'ouverture commercial OUV .Cette corrélation positive reflète le rôle clé de la gouvernance et des institutions dans la réussite de la libéralisation commerciale. Inversement, l'ouverture peut influencer la gouvernance dans la mesure où la concurrence internationale incite les agents économiques pour apprendre de l'expérience de leurs partenaires commerciaux en adaptant ou imitant
des institutions et des règlements efficaces.

II. Statistiques descriptives des variables

Tableau 6 : Statistiques descriptives des variables retenues dans l'analyse (2002-2012)

Variable

Observation

Moyenne

Ecart type

Minimum

Maximum

IDE_pib

143

4.492862

4.636115

-0.325117

23.53736

SPAV

143

-0.2532016

0.7848946

-2.13

1.21

QR

143

-0.0285956

0.5996009

-1.730492

1.116117

ED

143

0.0884223

0.5198446

-0.983999

1.032392

CC

143

0.0694857

0.6383974

-0.9913518

1.722849

OUV

143

84.78808

33.44959

6.975529

169.621

INF

143

5.292844

5.287939

-4.863278

27.35739

KH

143

78.31151

45.75114

1.382262

194.5124

INFRA

143

28.05971

10.54452

12.83501

80.80708

CRED-pib

143

49.66299

19.23183

5.363813

88.12547

PIB

143

15408.82

20298.18

0.7089998

94407.41

TauxDECHANGE

143

2391.606

3278.557

0.2688284

12175.55

Source : Calculé par l'auteur en utilisant STATA.12

D'après le tableau ci-dessus, les statistiques descriptives montrent que le nombre d'observations des différentes variables sont identique.

· Nous remarquons que la moyenne de chacun des 6 indicateurs est très faible. La moyenne de la variable SPAV est la plus faible (-0.2532016). Ce constat est profondément ancré dans la structure politique de l'Etat (essentiellement des dictatures militaires, des monarchies ou des régimes totalitaires). De façon générale, l'écroulement des autorités dans les pays « printemps arabe » nourrit la prolifération de la corruption aux niveaux institutionnels, les droits de propriété ne sont pas cuirassés efficacement ce qui procure un climat d'affaire défavorable aux investisseurs étrangers. Par ailleurs, la faiblesse dans la qualité de la gouvernance publique au sein de la région MENA. Plus explicitement, cette faiblesse peut s'expliquer par l'absence de la responsabilisation ou encore les citoyens sont sujettes à des régimes autoritaires, leur privent de demander des comptes aux gouvernements et de leurs droit d'accès à l'information relatives à ces derniers. Par conséquent, la corruption s'élève surtout que la protection des intérêts est assurée par des mécanismes de contrôle des services publics qui sont dépendants de l'intérêt des responsables des gouvernements.

· Le niveau moyen du CRED-pib est de 49 %. Ceci pourrait indiquer que le secteur financier est moyennement développé dans la région. Autrement dit, les pays de la région MENA sont caractérisés par des systèmes financiers dominés par les banques, et l'intermédiation financière est encore à un stade de développement moyen selon les normes internationales. En outre, la majorité des crédits est à court terme, ils sont liés au commerce et destinés surtout aux grandes entreprises ainsi les PME sont privées, généralement, de l'accès au financement.

· Nous déduisons que la forte moyenne pour PIB est de (15408,82) .Ce résultat confirme que la taille du marché est un déterminant robuste des IDE dans la région.

III. Tests de validation de l'estimation du modèle

1) Test d'homogénéité de Fisher

Tableau 7: résultat du test de présence des effets individuels (voir annexe 2)

F (12, 119)

Prob> F

17.20

0.0000

Source : Calculé par l'auteur en utilisant STATA.12

A partir de ce tableau, nous déduisons la présence des effets individuels puisque la statistique de Fisher est significative au seuil de 5%, donc on confirme la présence d'une hétérogénéité individuelle.

2) Test Hausman

Tableau 8 : résultat du test d'Hausman (voir annexe 4)

P-Value

Chi2 (11)

0.0000

89.48

Source : Calculé par l'auteur en utilisant STATA.12

Le test de Chi-Deux est à 9 degrés de libertés car il y'a sous H0. La P-value= 0.000 <5%, donc l'hypothèse nulle est rejetée, nous utilisons par conséquent les estimations du modèle à effets fixes qui sont non biaisés.

IV. Présentation des résultats des régressions

Conformément aux résultats des tests de spécification, les régressions de notre échantillon a été effectué par un modèle à effets fixes (voir annexe 2). S'écrit comme suit :

IDE-pibit = ái+ + â1SPAV+ â2QRit+â3EDit+ â4CCit +â5OUVit+â6INFit + â7KHit + â8INFRA+ â9CERD-pibit +â10PIBit+â11TAUXDECHANGEiti +?it

Tableau 9: résultats de l'estimation du modèle à effets fixes

Variables

Coefficient

Ecart-type

SPAV

-1.403386

0.8308354*

QR

3.778058

1.565896 ***

ED

-0.73118

2.383802

CC

1.341656

1.232057

OUV

0.0765084

0.0207039***

INF

0.1403449

0.0632174

KH

0.087269

0.0348392**

INFRA

0.0157949

0.0074022**

CRED-pib

-0.0840663

0.0254877***

PIB

-0.0001005

0.0000363***

Taux de change

-0.0016172

0.0003325***

Constante

2.893432

2.034598

F(11.119)

5.45

Prob >F

0.0000


Source
: Calculé par l'auteur en utilisant STATA.12

***, **,* indiquent respectivement les seuils de significativité 1%, 5% et 10

v Interprétation des résultats

ü Interprétation des variables de la « Gouvernance »

La lecture économétrique nous permet de déduire que les' indicateurs de la gouvernance de la introduit dans le modèle agisse négativement et positivement sur les afflux des IDE dans les pays MENA. Ce résultat est inattendu, surtout que la littérature existante et la majorité des études empiriques sur la relation entre les IDE et la gouvernance prônée par la Nouvelle Economie Institutionnelle (North, 1990 ; Williamson, 1993), montrent bel et bien l'impact positif de la gouvernance sur l'attractivité et la localisation des IDE dans les pays MENA.

· Notre résultat peut s'expliquer par les bouleversements politiques qui ont affecté négativement les flux et la composition des IDE et créé un autre oblique des flux en faveur des industries extractives relativement moins créatrices d'emplois. Parallèlement, ces désordres ont contribué également réduire les IDE de qualité en direction des industries de sous-traitance à forte intensité de main-d'oeuvre (le rapport Middle East and North Africa51(*)2012).

Dans cette optique Feng (2004) affirme que l'instabilité politique provoque des encombrements économiques par l'affaiblissement des taux d'investissement. En effet, nos résultats prouvent que l'instabilité politique à un impact négatif et statistiquement non significatif, l'augmentation de 1% de dite variable entraîne, toute chose égale par ailleurs, une baisse de -1.403386 % des flux d'IDE (en % du PIB). Ce qui contribuera à freiner les flux d'investissement et baisse la croissance économique, en témoignent par les troubles politiques qui règnent en Tunisie, en  Égypte et les attentats réguliers exécutés par Daech ou al Qaïda en Arabie Saoudite et L'Algérie.

· La qualité de la régulation est significative et  présente un impact positif sur l'IDE, ce résultat reflète la bonne qualité de la gestion et le bon fonctionnement du marché et des politiques adoptées telles que le contrôle des prix et le contrôle bancaire en appliquant des réformes institutionnelle avant de se lancer dans le processus de libéralisation des échanges. En effet, cet impact positive explique la capacité des gouvernements de la région MENA d'appliquer des réglementations favorables au développement du secteur privé ce qui influence positivement l'entrée des IDE.

· Nous constatons ainsi que la variable Etat droit agisse négativement sur l'entrée des IDE. Nos résultats ne sont pas conformes aux arguments classiques de [Huntington et Dominguez (1975)52(*)] et Bastiaens (2013) dans leurs études sur les politiques des IDE sous les régimes autocratiques de la Jordanie et la Syrie. Ils ont affirmé que l'autocratie peut être plus stable que la démocratie. Plus précisément, elle est apte d'adopter des réformes rigoureuses mais efficaces et peut fournir une meilleure protection des droits de propriété mieux que les régimes démocratiques. Dans ce sens, la plus part des pays MENA ont été sous des régimes politiques autocrates avant les révolutions du printemps arabes mais les ex-gouverneurs ont pu attirer un nombre important des investisseurs étrangers. C'est le cas de la Tunisie pendant le régime de Ben Ali quand les IDE entrants ont atteint leur plus grand montant (3,24E+09 Dollars) en 2006 alors qu'il a diminué jusqu'au plus de la moitié en 2012 (1,55E+09 Dollars). L'Egypte à son tour a enregistré le plus haut niveau des entrants des IDE en 2007 (1,16E+10 Dollars).

Dans le même ordre d'idées, un nombre important des institutions démocratiques protégeant les investisseurs peut augmenter le risque politique pour les firmes multinationales. Ceci a été également prouvé dans la littérature sur les cycles de l'économie politique. Deux principaux mécanismes sont à l'origine de l'augmentation du risque politique, à savoir, l'instabilité politique et la capacité des groupes d'intérêts concurrents d'influencer la politique du gouvernement (Jensen, 2008). A propos du premier mécanisme, il s'agit de la mise en oeuvre des politiques monétaires et budgétaires par les gouverneurs en place conduisant à des politiques instables avant les élections. Par exemple, ils peuvent changer et mener des politiques qui conduisent à augmentation de la dette publique, par la suite, une dégradation des résultats macroéconomiques. Autrement dit, les préférences individuelles des politiciens peuvent conduire à des positions politiques pour la survie électorale et qui sont probablement nuisibles aux investisseurs.

· les niveaux élevés de la corruption dans les pays de la région résultants du faible contrôle affectent l'entrée des flux des IDE. Ces niveaux élevés sont traduits par l'augmentation de la bureaucratie ou encore certains fonctionnaires cherchent à créer des procédures bureaucratiques supplémentaires contre des « pots de vin ». Cette constatation est conforme à l'hypothèse de la corruption « grease the wheels » examinée par Leys (1965) ; Huntington (1968) ; Méon et Sekkat (2005) ; Méon et Weill (2007). Plus explicitement, la corruption facilite l'entrée des firmes étrangères de telle sorte que « les pots de vin » pourraient donner une incitation aux bureaucrates pour accélérer la création de nouvelles entreprises. En outre, même si il ya un contrôle et des lois anti-corruption imposées, ça ne veut pas dire que les lois sont respectées. Dans cette optique, Mina (2012) a trouvé que l'amélioration du contrôle de la corruption de 1% diminue les flux des IDE de 0,7% dans une estimation à effet aléatoires en étudiant l'impact des réformes institutionnels sur les flux des IDE dans la zone MENA.Par ailleurs, la corruption constitue une menace à la protection des droits de propriété parce qu'elle « permet aux gens d'assumer des positions de pouvoir par patronage plutôt que la capacité. Plus explicitement, le patronage facilite l'expropriation de l'investissement par le gouvernement, ce qui peut causer des conflits directs avec les patrons et les investisseurs » (Mina, 2012 :4). Dans ce sens, TI (2012), a indiqué que le népotisme est répandu dans l'Égypte, Jordanie, Maroc, Tunisie et Saoudite Arabie et spécifiquement dans la Tunisie et l'Egypte. En outre, selon le rapport de Human Rights (2010), dans la Jordanie, les décisions et les actions judiciaires sont influencées par les membres de l'exécutif. De ce fait, le pouvoir est centralisé ainsi la responsabilisation du gouvernement par le peuple est faible.

D'autres parts, les salaires très bas des fonctionnaires et la centralisation des procédures administratives liées à des mécanismes de travail faiblement informatisé dans certains départements publics favorisent la corruption dans la région.

Il convient de signaler que certains nombre de pays du MENA ont opté pour des lois anti-corruption. C'est également le cas de l'Algérie, l'Egypte et l'Emirats Arabes Unis qui ont essayé de faire preuve de leur volonté politique pour lutter contre la corruption en poursuivant les cas très médiatisés de la corruption impliquant de hauts fonctionnaires. Tandis que le Maroc et le Jordanie ont adopté des lois anti blanchiment d'argent. Récemment, le Maroc est allé plus loin comme le Jordanie et a adopté une législation sur l'accès à l'information en 2011 et la considère comme un droit constitutionnel (Transparency International, 2013).

En dépit des conceptions de textes législatifs et les efforts employés par les associations professionnelles, l'impact reste marginal en matière de la lutte et le contrôle de la corruption. Plus explicitement, les investisseurs étrangers rencontrent encore des obstacles au niveau de l'accès à certain nombre de marchés de la zone MENA ; le secteur privé est concentrée dans un petit nombre de grandes entreprises ont le pouvoir d'influer sur les règles à leur avantage et sont bénéficiaires des protections gouvernementales.

Même à ce niveau faible de gouvernance, les pays de la zone ont pu séduire les investisseurs étrangers. Toutefois, il ne s'agit pas seulement de concevoir des législations et des principes de règles pour lutter contre la corruption dans la région mais aussi de veiller à ce qu'ils soient respectés et mis en application correctement. Ça nécessite également un pouvoir judiciaire indépendant et doté de ressources suffisantes.

ü Interprétation des variables mesurant les déterminants classiques des IDE

· La variable ouverture commerciale est positivement corrélée avec l'investissement direct étranger. Le signe attendu est significatif comme élément d'attractivité. En effet, Une augmentation de 1% de l'ouverture engendre une augmentation de 0.0765084 des flux d'IDE (en % du PIB). Ce résultat traduit une présomption d'économie libérale et une meilleure compétitivité correspondant à un niveau d'ouverture suffisant dans certains pays de la région dont le Bahreïn, l'Emirats Arabes Unis, Koweït Jordanie et le Maroc qui ont fait le choix d'une ouverture sur l'économie mondiale (Doing Business 2015).

En effet, la position géographique stratégique de cette zone pour la mise en valeur de potentiel d'investissement, la proximité géographique au marché Européen, pareillement le lien étroit entre les pays du Moyen-Orient dominent le marché des hydrocarbures et les grands empires industriels sont tous des facteurs stratégiques qui font de cette région, un des territoires ouvert pour la localisation des IDEs, notamment les investissements étrangers orientés vers l'exportation [Martin et al. (2014) et Amal et al (2010)].

Inversement à nos résultats, Zagha et al (2006), suggèrent que les réformes de commerce exigent des conditions spécifiques à chaque pays et de la manière dont le processus de libéralisation est mise en oeuvre, pour ces théoriciens l'ouverture commerciale est une opportunité et non pas une garantie et c'est ingénu de penser que l'ouverture simple d'une économie ou la réduction des droits de douane conduit directement et automatiquement à la croissance économique

· Nos résultats suggèrent que l'inflation (INF) à un impact significatif sur les flux d'IDE. Nos résultats ne sont pas appropriés aux conclusions théoriques de (Schneider et Frey (1985), Yung et al. (2000) et Urata et Kawai (2000) et par Ngouhouo (2005)).De même l'instabilité macroéconomique dans certains pays de la région dont (la Tunisie, et l'Egypte) dû à l'augmentation des produit alimentaires et l'augmentation de prix de pétrole n'est pas conformes à nos résultats.

· Le niveau des infrastructures semble être un facteur suprême dans le positionnement des investissements directs vers la zone MENA. Selon Campos et Kinoshita (2008)53(*) ainsi que Goodspeed, Martinez-Vasquez et Zhang (2006)54(*), les pays procurant une meilleure couverture par leur réseau de télécommunication recueilleraient davantage les flux des IDE. Nos résultats prouvent que cette variable à un effet positif et fortement significatif. En effet L'augmentation de 1% de la variable INFRA entraine, toute chose égale par ailleurs, une augmentation de 0.0157949 % des flux d'IDE (en % du PIB). Ce résultat est expliqué par les efforts déployés par certains pays pour l'amélioration de la qualité de l'infrastructure. Selon  le rapport « Global competitivness 201555(*) » publié par World Economic Forum 55(*) l'Emirats Arabes Unis qui détient le hitparade des meilleures infrastructures au monde en étant à la tête du classement (3ème),et le Maroc qui dispose les meilleures infrastructures en Afrique du Nord.

· Le capital humain (KH)  a un impact positif et statistiquement positif à niveau de 5% sur l'entrée des IDE. Ce résultat montre que le capital humain recensé dans la littérature économique comme un facteur  captivant pour les investisseurs étrangers (Noorbakhsh et al. 1999).

· le crédit domestique accordé au secteur privé (CRED) a un impact négatif et statistiquement significatif sur l'entrée des IDE. Ceci peut s'expliquer par les niveaux faibles du développement financier enregistrés dans la région. A leur tour, ces niveaux faibles peuvent être dus à la mauvaise gouvernance.

· La taille de marché (PIB) est négative et significative à 1%. Ce résultat contredit les résultats de Jabri et al. (2008)  et Khoury et Wagner (2008).

· Le taux de change  à un impact négatif sur l'attraction des IDE dans les pays MENA. Ce résultat nié les conclusions de Jabri et al. (2008) et Jabri et al. (2012). Il peut se justifier par la substitution des IDE de l'exportation. En effet, une implication peut être tirée est que l'augmentation du taux de change peut pousser les firmes multinationales à servir les marchés étrangers des pays hôtes à travers l'installation de production locale au lieu des exportations. Par conséquent, elles isolent les pays d'accueil contre le risque de change Osinubi (2009) et Markusen (1995). Cet argument prouve, également, que l'appréciation du monnaie dans les pays MENA peut stimuler les IDE axés sur le marché plutôt que ceux axés sur les coûts qui seront dissuadés suite à cette appréciation. Mais, suivons ce raisonnement, une appréciation de la monnaie dans un pays de la région MENA peut conduire à l'augmentation des coûts de production. Par ailleurs, une devise forte encourage les futures prévisions de bénéfices pour plusieurs investisseurs étrangers et agit sur leurs décisions d'investissement

Conclusion

A travers ce chapitre, nous avons mené notre propre étude économétrique Pour avoir une meilleure perception de l'impact de la gouvernance sur l'attraction des DE dans la région MENA durant la période 2002-2012. Pour ce faire, Nous avons compté une batterie de onze variables pour expliquer la dépendance entre accroissement des flux des IDE et amélioration du la qualité institutionnelle dans la région MENA, qui révèle à partir d'une estimation du modèle à effets fixes.

A partir des résultats obtenus, nous pouvons conclure que la gouvernance agit négativement sur l'entrée des IDE. Ce constat dû à la dilatation de l'instabilité politique qui règne dans la région, ainsi les niveaux élevé de la corruption sous des régimes autoritaires qui a empêché la localisation des IDE dans la région. D'autre part, nos résultats montrent que les investisseurs étrangers portent une grande attention aux variables macroéconomiques sur l'attractivité des IDE dont l'ouverture commercial, le capital humain, l'infrastructure et l'inflation du pays potentiel d'accueil des capitaux avant la prise de leur décision de localisation.

.

Conclusion générale

Cette étude a pour objectif principal d'apprécier l'impact de la gouvernance sur l'attraction des investissements directs étrangers dans les pays MENA durant la période 2002-2012. Cette dépendance entre accroissement des flux des IDE et amélioration du la qualité institutionnelle a été constamment prise en considération par les pays de la région qui se livrent, parfois, à de rudes concurrence pour attirer ces investissements dont les effets induits sont considérables. Plusieurs facteurs contribuent à l'attractivité d'un pays par rapport à un autre, dont l'existence de ressources naturelles importantes notamment énergétiques, l'ouverture commerciale, la qualité de l'infrastructure, la stabilité macroéconomique, et la qualité réglementaire.

La question relative à la relation entre la gouvernance l'attractivité des IDE est devenue l'un des principaux thèmes de recherche en économie internationale. Jusqu'à présent, le sujet a surtout été parvenu à travers une dense littérature portant sur les aspects de la bonne gouvernance et les déterminants des investissements directs étrangers. Pour ce faire nous avons présenté un balayage des acceptions théoriques afférentes à l'aspect avantageux de la gouvernance dans la détermination des IDE. Pour cela, les gouvernements mettent en rivalité plusieurs conditions pour renforcée et améliorée la qualité de la gouvernance, alliée à des mesures incitatives, tels que les accords commerciaux libres, la liberté économique, la libéralisation du cadre réglementaire, un système éducatif et des infrastructures solides, stabilité politique, dans la préparation d'un environnement crédible pour les investisseurs étrangers. De même Nous avons jeté la lumière sur les variables macroéconomique dans le choix de localisation des flux étrangers. Nous avons notamment estimé le rôle joué par les indicateurs de la gouvernance KKZ sur l'attractivité des investissements. Il convient de retourner un peu plus en détail sur les tributs et les résultats de ce travail avant d'en déduire les implications éventuelles en termes de politique économique à suivre.

Dans le premier chapitre, nous avons jeté la lumière sur le cadre théorique et conceptuel de la notion de la gouvernance. Dans un premier temps, nous avons présenté les définitions variées du concept de la gouvernance selon des organisations internationales. Puis Nous avons effectué un survol de littérature succinct les principales approches théoriques de la gouvernance dont l'approche institutionnelle. L'accent a été mis ensuite sur les principaux aspects de la bonne gouvernance notamment la protection de droit de propriété, la transparence, la stabilité politique et la lutte contre la corruption. Dans la dernière étape nous avons faits appels aux principaux indicateurs pour apprécier la notion de la gouvernance.

Dans le second chapitre, nous avons dressé un état de l'art des différentes théories de localisation des activités économique. Nous avons centralisé notre attention sur les déterminants de localisation, notamment celles qui concernent les investissements directs étrangers.

L'identification des déterminants de localisation et d'attractivité des IDE a suscité l'intérêt de plusieurs théoriciens et différentes disciplines [(les théories du commerce international, la théorie de Dunning (Paradigme OLI, 1977) et l'économie géographique (1991)]. De même, nous avons exposé un survol de littérature succincte l'impact de l'IDE dans les économies hôte.

Dans le troisième chapitre, nous avons nous avons présenté un balayage des acceptions empiriques afférentes à l'aspect avantageux de la gouvernance dans la détermination des IDE.par la suite nous avons fait un aperçu sur le profil de la région MENA en matière de gouvernance et, d'autre part, les caractéristiques des IDE dans la région MENA.

Enfin, nous avons exposé une analyse empirique menée dans le contexte de la région MENA, qui divulgue à partir d'une estimation du modèle à effets fixes. A partir des résultats obtenus, nous pouvons conclure que la gouvernance agit négativement sur l'entrée des IDE. Ce constat dû à la dilatation de l'instabilité politique qui règne dans la région, les niveaux élevés de la corruption et la fragilité institutionnelle, sont devenus comme une prémonition qui a empêché la localisation des IDE dans la région. D'autre part, nos résultats montrent que les investisseurs étrangers portent une grande attention aux variables macroéconomiques sur l'attractivité des IDE dont l'ouverture commercial, le capital humain, l'infrastructure et l'inflation du pays potentiel d'accueil des capitaux avant la prise de leur décision de localisation.

Pour améliorer leur attractivité vis-à-vis de l'IDE, les autorités publiques de la région MENA doivent avoir pour objectif de corriger les disfonctionnements de leurs Etats et instaurer des réformes structurelles et institutionnelles pour améliorer la qualité de la gouvernance et assurer leurs viabilité économique avant de se jeter dans le processus de libéralisation des marchés.

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Online at http://mpra.ub.uni-muenchen.de/37326/ MPRA Paper No. 37326, posted 20. April 2012 01:40 UTC

Annexes

Annexe 1

Les 13 pays MENA

Tunisie

Algérie

Egypte

Maroc

Liban

Qatar

Emirat

Arabie saoudite

Bahreïn

Jordanie

Kuwait

Oman

Iran

Annexe2

Annexe3

Annexe 4

Table des matières

Introduction générale 1

Chapitre 1 : définition Cadre conceptuel de la gouvernance.....................................................7

Introduction ...............................................................................................................8

Section 1 : la gouvernance, définitions et cadre théorique. 9

I. Définition et Origine de la gouvernance ...........................................................................9

1. L'origine du concept .........................................................................................9

2. Définition ......................................................................................................12

II. Le cadre théorique de la gouvernance................................................................13

1. La théorie de droit de propriété........................................................................13

2. La théorie d'agence ........................................................................................14

2.1 Le courant disciplinaire...................................................................................15

2.2 Le courant cognitif .........................................................................................17

3. La théorie de coût de transaction ......................................................................18

4. la théorie néo-institutionnelle...........................................................................19

III. Les types de la gouvernance............................................................................20

1. La gouvernance territoriale...........................................................................20

2. la gouvernance d'entreprise...........................................................................23

3. La gouvernance publique....................................................................................26

4. La gouvernance mondiale..............................................................................28

Section2 : La bonne gouvernance ...............................................................................28

I. Définition.......................................................................................................29

II. Les aspects de la bonne gouvernance..................................................................31

1. La démocratie...............................................................................................31

2. L'instabilité politique.....................................................................................32

3. La lutte contre la corruption............................................................................33

4. Etat de droit.................................................................................................35

5. Transparence et participation..........................................................................35

Section 3 : Les Indicateurs de la gouvernance.............................................................36

I. L'intérêt spectaculaire pour mesurer la gouvernance........................................36

II. Les indicateurs de mesure ............................................................................37

1. Le « Country Policy Institutional Assessment » (CPIA): Banque Mondiale..............37

2. Freedom House.............................................................................................38

3. « Research data set »international country risk guide (ICREG).............................39

4. Transparency international « corruption percetion index CPI ».............................40

5. World business Environment survey (WBES)................................................................41

6. Worldwide Governance Indicators?«?WGI?».......................................................41

Conclusion ............................................................................................................43

Chapitre2:débat théorique sur IDE............................................................................44

Introduction...........................................................................................................45

Section 1:Cadre théorique des IDE............................................................................46

I. Caractéristiques des IDE................................................................................46

1. Définitions des IDE........................................................................................46

2. Les formes des investissements directs étrangers.................................................48

II. Les firmes multinationales ; principales vecteurs des IDE..................................50

1. Définition d'une FMN....................................................................................50

2. Stratégies de localisation des firmes multinationales ..........................................51

2.1 La stratégie d'approvisionnement ...................................................................51

2.2 La stratégie de marché ou « stratégie horizontale » ...........................................51

2.3 La stratégie de rationalisation de minimisation des coûts ou « stratégie verticale »..52

3. Le processus de l'internationalisation des FMN ..................................................53

3.1 L'internationalisation par étapes.....................................................................53

3.1.1 Le modèle Uppsala (U-modèle) ....................................................................53

3.1.2 Le modèle d'innovation................................................................................54

3.1.3 Le modèle réseau........................................................................................54

I. Les théories justificatives de localisation des IDE et des FMN..............................55

1. La théorie du commerce international................................................................55

1.1 Les analyses de l'Ecole classique ...................................................................55

1.2 L'analyse néo-classique .................................................................................56

1.3 Les modèles de gravité en économie.................................................................56

1.4 La nouvelle théorie du commerce international............................................57

2. La théorie de l'imperfection du marché ..............................................................57

1. La théorie néo-technologique de cycle de vie (Vernon ,1966)................................58

2. La théorie de l'internalisation.........................................................................59

3. Le modèle OLI (Ownership, Location and Internalisation avantage)......................60

4. La nouvelle théorie géographique de Paul Krugman (1991).................................62

Section 2: Les Déterminants d'attractivité des IDE........................................................63

I. Définition de l'attractivité territoriale ................................................................63

1. Définition de l'attractivité ..............................................................................63

2. Les différentes approches théoriques de l'attractivité territoriale...........................64

II. Les déterminants d'ordre institutionnel.............................................................65

III. Les déterminants d'ordre politique...................................................................67

1. La stabilité politique et sociale ........................................................................67

2. Les politiques fiscales ....................................................................................67

VI. Les déterminants d'ordre économique............................................................................67

1. La recherche de matière première....................................................................68

2. Capital Humain ..............................................................................................68

3. Le développement des infrastructures ...............................................................68

4. La taille du marché .......................................................................................69

5. Le degré d'ouverture commerciale ..................................................................70

6. La stabilité macroéconomique ........................................................................70

Section3 : Les retombées des IDE sur les pays d'accueil................................................71

1. IDE et croissance..........................................................................................72

2. investissement local ......................................................................................72

3. IDE et transfert technologique.........................................................................73

4. IDE et emploi...............................................................................................74

5. IDE et commerce international .......................................................................74

6. IDE et amélioration du capital humain.............................................................75

7. IDE et concurrence........................................................................................76

Conclusion.............................................................................................................77Chapitre 3 : Relation Gouvernance-IDE................................. ....................................78

Section 1:Développement empiriques sur les déterminants des ID....................................79

Section2 : Revue des travaux empiriques et théoriques traitant des effets de la bonne gouvernance sur les IDE..........................................................................................83

I. L'impact de la bonne gouvernance sur l'IDE ................................................83

II. L'impact de la mauvaise gouvernance sur l'IDE.............................................86

1. L'instabilité politique et IDE....................................................................86

2. La corruption-IDE ...............................................................................87

2.1 La corruption comme « grabbing hand »  pour les IDE....................................87

2.2 La corruption comme « grabbing hand » pour les IDE....................................89

Section 3. Aperçu sur la qualité de la gouvernance et IDE dans les pays MENA...............89

I. La qualité de la gouvernance ....................................................................90

1. Stabilité politique et absence de violence ...................................................90

2. La corruption ....................................................................................91

3. Etat de droit ......................................................................................91

4. Responsabilité et liberté de parole............................................................92

II .Aperçu sur l'évolution des investissements directs étrangers..............................92

1. Evolution des IDE à l'échelle mondiale ....................................................92

2. Evolution des IDE dans la zone MENA ......................................................95

2.1 Evolution des IDE en Afrique de Nord ......................................................95

2.2 Evolution des flux dans la zone MENA......................................................97

2.3 Degré de transfère des nouvelles technologies par IDE......................................98

Conclusion .................................................................................................99

Chapitre 4 : L'impact de la Gouvernance sur les IDE..................................................100

Introduction..........................................................................................................101

Section 1: Présentation du modèle et définitions des variables..............................................101

I. Choix d'un modèle à estimer...............................................................101

II. Définition des variables .....................................................................103

Section 2: Les méthodes d'estimation ........................................................................106

1. Modèle à effets fixes...........................................................................106

2. Modèle à effets aléatoires.....................................................................106

3. Test d'homogénéité de Fisher..........................................................................107

4. Test d'Hausman.................................................................................107

Section 3 : Résultats de l'estimation .........................................................................107

I. Etude de corrélation entre les variables.........................................................108

II. Statistiques descriptives des variables..........................................................109

III. Tests de validation de l'estimation du modèle.................................................111

1. Test d'homogénéité de Fisher.........................................................................111

2. Test d'Hausman................................................................................111

VI. Présentation des résultats des régressions......................................................111

Conclusion ...........................................................................................................119

Conclusion générale...............................................................................................120

Bibliographie........................................................................................................124

ANNEXE .............................................................................................................133

* 1 Le FMI définit les PAS comme étant une « politique d'ajustement accompagnée de réformes structurelles visant à améliorer durablement la position des paiements extérieurs d'un pays et à accroître les capacités de l'économie sur le plan de l'offre en éliminant les rigidités et les déséquilibres structurels. Ces réformes peuvent prévoir la libéralisation du régime de commerce, de l'investissement et d'une politique agricole protectionniste et la suppression du contrôle des changes et des prix et comprendre une réforme de la fiscalité ».

* 2 Stiglitz, J. E. (2002), «La grande désillusion», Editions Fayard, p. 101

* 3 al-Khulafâ'u r-Râshidûn: Abou Bakr As-Siddiq (632-634), Omar ibn al-Khattâb [(634-644), Othmân ibn 'Affân (644-656) et Alî ibn Abî T_âlib (656-661).

* 4 Jean-Pierre Gaudin, Pourquoi la gouvernance ?, Paris, Presses de la FNSP, coll. La bibliothèque du citoyen, 2002, p.27.

* 5 Opcit, p.28.

* 6 Opcit p.30.

* 7 Production, Information Costs and Economic Organization », 1972

* 8Oliver Hart et John Moore, « Property Rights and the Nature of the Firm »,  The Journal of Political Economy, Vol. 98, No. 6 (Dec., 1990), pp. 1119-1158 " [1] [ archive]"

* 9 A. et Means C., 1932, " The modern corporation and private property ", MacMillan

* 10 Jensen et Meckling (1976) définissent une relation d'agence comme étant " un contrat par lequel une personne ou plusieurs (principal) engage une autre personne (agent) dans le but de fournir des services en sa faveur, invoquant une délégation de prise de décision pour l'agent

* 11 Jensen et Meckling, (1976, p.308) supposent que l'intérêt de chaque partie est la maximisation de sa propre fonction d'utilité, d'où la divergence des intérêts « Si les deux parties recherchent la maximisation de leurs utilités, il y a de bonnes raisons de croire que l'agent n'agira pas toujours dans le meilleur intérêt du principal ».

* 12Jensen et Meckling(1976) affirment que la résolution de ces conflits provoquent des coûts devisés en trois catégories : Les coûts de contrôle et de surveillance, qui sont supportés par le principal pour tenter de limiter le caractère opportuniste de dirigeant ; Les coûts d'obligation ou de motivation des frais engagés par l'agent pour monter qu'il agit dans l'intérêt de principal ; Les coûts résiduels sont des frais inévitables à la divergence des intérêts entre le principal et l'agent.

* 13 Williamson et al. (1975, p. 258), scrutent l'opportunisme comme « un effort (du dirigeant) pour réaliser des gains individuels par manque de sincérité ou d'honnêteté dans les transactions. C'est une variété (...) de l'hypothèse de la recherche de l'intérêt personnel généralement employée en économie ».

* 14 Un droit ou un gain est « résiduel » s'il n'est pas prévu et défini explicitement par les contrats ou par la loi.

* 15 G. Hermet (sous la dir .de) et al, Dictionnaire de la science politique et des institutions politiques,6e édition,2005,Armand Colin, pp.138-139.

* 16 B.Perqueur, le développement local, Syros ,2 e édition revue et augmentée, 2000.

* 17 La valeur partenariale peut se mesurer par la différence entre la somme des revenus évalués au prix d'opportunité et celle des coûts d'opportunité pour les différents facteurs de production (Charreaux, 2002).

* 18 Hart A., 1995, " Corporate governance, some theory and implications ", Economic Journal, n°430

* 19 Meisel N. et Ould Aoudia J. (2007), «Une nouvelle base de données institutionnelles: Profils institutionnels 2006», Documents du travail de la DGTPE, Numéro 2007/09, septembre.

* 20 Londregan J-B et Poole K-T, (1992), «The Seizure of Executive Power and Economic Growth: Some Additional Evidence», Political Economy, Growth and Business Cycles, Cambridge, Mass: MIT Press.

* 21Alesina A. & Perotti R., (1996) «Political Instability and Economic growth», Journal of Economic Growth.

* 22Svensson J. (1998) «Investment, property rights and political instability: theory and evidence», European Economic Review, vol. 42, pp. 1317-1341

* 23 North D.C., Wallis J. et Weingast B. (2009), «Violence and Social Orders: A Conceptual Framework for Interpreting Recorded Human History», London: Cambridge University Press

* 24 Comité du Développement de la Banque Mondiale, « Renforcement de l'Action du Groupe de la Banque pour Promouvoir la Gouvernance et Lutter contre la Corruption », Conakry, Année ? , 46P

* 25 Site Wikipidia

* 26 Yves Crozet (2001), « Les grandes questions de l'économie internationale », Nathan, p.118.

* 17Banque Mondiale (1999), p.2.

18Banque Mondiale (1999), p.6.

* 27 Fédération Française du Franchisage

* 22Mendez M & Lehnisch J P(1989) : «Comment réussir en franchise », Bordas, Pari

* 28 Bye Maurice (1987), « Relations économiques internationales », 5éme Edition, Ed DALLOZ, p. 694.

* 29 Hymer S.H. (1976), «The International Operations of National Firms: A Study of Direct Foreign Investment», édition MIT Press, Cambridge (thèse de doctorat, department d?économie, MIT, 1960).

* 30 Kindleberger C.P (1969), «American Business Abroad: Six Lectures on Direct Investment», édition New Haven Yale University Press

* 31 Caves R. (1996), «Multinational Enterprise and Economic Analysis», édition Cambridge University Press, New York.

* 32 Vernon R. (1966), «International Investment and International Trade in the Product Cycle», Quarterly Journal of Economics, vol.80, pp.190-207

* 33 Mucchielli J-L (1998), «Multinationales et mondialisation».Editions Seuil, Paris, Mai, p. 379.

* 34 Charles-Albert Michalet: «  Le renforcement de l'attractivité: Tunisie », in, « IDE et développement industriel méditerranéen », Bertrand Bellon et Ridha Gouia, Economica, 1997.

* 35 F.Hatem, «l'attractivité du territoire : De la théorie à la pratique », Revue de l'OFCE, n°94, 2005, pp.269-283.

* 36 GERARDIN, H., POIROT, J., (2010), « L'attractivité des territoires : un concept multidimensionnel », Mondes en Développement, vol.38, n°149, pp. 27-41.

* 37 CNUCED (1998), op. cit, pp.114-115

* 38 Campos Nauro F., Kinoshita Yuko (2008), «Foreign Direct Investment and Structural Reforms: Evidence from Eastern Europe and Latin America», IZA Discussion Paper Series, No 3332, February, pp. 01-37

.

* 39 Goodspeed Timothy J., Martinez-Vasquez Jorge, Zhang Li (2006), «Attracting FDI: Are Other Government Policies More Important than Taxation in Attracting FDI ?», Andrew Young School of Policy Studies Research Paper Series, Georgia State University, Department of Economics International Studies Program, Working pp. 06-28, March.

* 40 Schneider Friedrich, Frey Bruno S. (1985), «Economic and Political Determinants of Foreign Direct Investment», World Development, Vol. 13, Issue 2, p. 165.

* 41 Asiedu E. (2002), «On the Determinants of Foreign Direct Investment to Developing Countries: Is Africa Different?» World Development, vol.30 No.1, pp.107-119.

* 42 Bouklia-Hassane R. et Zatla N. (2001), «L?IDE dans le Bassin Méditerranéen: Ses Déterminants et son Effet sur la Croissance Économique», Les Cahiers du CREAD, No.55, pp.118-143.

* 43 GARIBALDI, Pietro; MORA, Nada; SAHAY, Ratna e ZETTELMEYER, Jeromin (2001). What moves capital to transition Economies. IMF Staff Papers, vol 48, Special Issue,International Monetary Found

* 44 Adama DIAW et Camille Dètondji GUIDIME 2012, «Une tentative d'explication des flux d'Investissements Directs Etrangers dans les pays de la Communauté Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) », Revue Economique et Monétaire, No 11 - Juin 2012.

* 45 Saidi, Y ; Soltani, H et Ochi, A 2012 :«Gouvernance, investissement direct étranger et croissance économique dans la région MENA», International Conference on Business, Economics, Marketing & Management Research (BEMM'13), 2 :71-75

* 46 Syed Mohammed Alavisab (2013), «Determinants of foreign direct investment in Iran», International journal of Academic Research in Business ans social Science, 2013 ; 3(2), pp. 258-269

* 47 Le Conseil de coopération des États arabes du Golfe Arabique ( arabe : ãÌáÓ ÇáÊÚÇæä áÏæá ÇáÎáíÌ ÇáÚÑÈí) ou Conseil de coopération du Golfe Arabique (CCG) ( arabe :ãÌáÓ ÇáÊÚÇæä ÇáÎáíÌ ÇáÚÑÈí) est une organisation régionale regroupant six pétromonarchies  arabes et  musulmanes du  golfe arabique : l' Arabie saouditeOman, le  KoweïtBahreïn, les  Émirats arabes unis et le  Qatar.

* 48 La faveur de l'ascension des membres de la famille par certains dirigeants et décideurs dans l'hiérarchie qu'ils dirigent sans considération du mérite, de l'équité ou de leurs capacités.

* 49 GlobermanS et Shapiro D (2007), «Global foreign direct investment flows: The role ofgovernance infrastructure», World Development, 30(11), pages 1899-1919

* 50 BusseM etHefeker C (2007), «Political risk, institutions and foreign direct investment», European Journal of Political Economy, 23(2), pages 397-415

* 51 Investing in Turbulent Times cible principalement les investissements étrangers directs (IED).

* 52 Huntington, Samuel P., and Jorge I. Dominguez. 1975. Political Development. In Handbook of Political Science, edited by F. I. Greenstein and N. W. Polsby: Addison-Wesley.

* 53Campos Nauro F., Kinoshita Yuko (2008), «Foreign Direct Investment and Structural Reforms: Evidence from Eastern Europe and Latin America», IZA Discussion Paper Series, No 3332, February, pp. 01-37.

* 54 Goodspeed Timothy J., Martinez-Vasquez Jorge, Zhang Li (2006), «Attracting FDI: Are Other Government Policies More Important than Taxation in Attracting FDI ?», Andrew Young School of Policy Studies Research Paper Series, Georgia State University, Department of Economics International Studies Program, Working pp. 06-28, March.

56 Le Global Competitiveness Report (1979) mesure la compétitivité des pays et des économies

* 55 Le Forum économique mondial (FEM) est une  fondation à but non lucratif , basée à  Cologny ,  Genève. Ce forum est connu pour sa réunion annuelle à  Davos.







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