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à‰valuation de la chaine trophique d'une aire marine protégée en relation avec sa physico-chimie. Cas de Gbezoume dans la commune de Ouidah.

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par COMLAN ACHILLE DEDJIHO
UNIVERSITE D?ABOMEY-CALAVI (UAC) - Diplôme d?Etudes Approfondies (DEA) 2014
  

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1.2.2. Les consommateurs

Les consommateurs sont des organismes hétérotrophes, c'est-à-dire qu'ils consomment de la matière organique provenant d'un autre organisme vivant. Lorsque l'organisme consommé est un producteur, son prédateur est appelé consommateur primaire, également appelé phytophage ou herbivore. Un organisme qui se nourrit d'un consommateur primaire est appelé consommateur secondaire ou du second ordre ou bien un carnivore. Certains animaux se nourrissent indifféremment d'organismes producteurs ou de consommateurs, ils sont appelés omnivores. Les consommateurs sont regroupés en deux grands groupes qui sont les vertébrés et les invertébrés.

1.2.2.1. Les invertébrés

Avant de parler des invertébrés, nous présentons la zonation d'un lac profond afin de nous situer dans le développement qui suit.

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Evaluation de la chaîne trophique d'une aire marine protégée en relation avec sa physico-chimie : cas de
Gbèzoumè dans la commune de Ouidah.

On distingue sur la figure ci-dessous, une zone où prolifèrent des végétaux (ceinture à macrophytes). C'est la zone littorale. Ensuite, nous avons la zone centrale ou pélagique (zone de pleine eau) et dans le fin fond se trouve la zone benthique.

Les écosystèmes limniques désignent l'ensemble des eaux courantes continentales, lacustres et stagnantes (Ramade, 1994). Cette terminologie est subdivisée en deux : les écosystèmes lentiques (lacs, étangs, marécages, gravières, etc.) et les écosystèmes lotiques (rivières, fleuves, torrents, etc.). Les écosystèmes lentiques sont définis comme « des étendues d'eau libre stagnante comblant une dépression naturelle ou artificielle des continents, n'ayant pas de contact direct avec les océans » (Meybeck, 1995).

Figure 2:Zonation spatiale d'un lac profond (Guyard, 1997).

On sépare essentiellement pour des raisons pratiques, les invertébrés des eaux douces en deux grands ensembles: les micro-invertébrés et les macro-invertébrés. Les micro-invertébrés dépassent rarement un millimètre et cet ensemble comprend tous les protozoaires, certains plathelminthes, la majorité des némathelminthes, les rotifères, les tardigrades, les crustacés cladocères, ostracodes et copépodes et les hydracariens. Les macro-invertébrés sont représentés par des organismes dont la taille (en fin de développement larvaire) est souvent supérieure à un millimètre (Illies, 1978).

Le zooplancton joue un rôle déterminant dans les réseaux trophiques aquatiques. En effet, source de nourriture importante pour les poissons et les invertébrés prédateurs, il broute lui-même intensément les algues, les bactéries, les protozoaires... (Balvay, 1990). Plus de 60 % de la production primaire en milieu lacustre peut ainsi être transférée aux alevins de poissons via la seule activité herbivore des espèces zooplanctoniques (Haberman, 1998). Le

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Evaluation de la chaîne trophique d'une aire marine protégée en relation avec sa physico-chimie : cas de
Gbèzoumè dans la commune de Ouidah.

zooplancton constitue ainsi un intermédiaire essentiel entre les nutriments entrant dans le système et les niveaux trophiques supérieurs.

Les bras morts de certains cours d'eaux, pendant la période estivale, forment des zones humides peu profondes caractérisées à la fois par cette hétérogénéité des habitats et par une température de l'eau pouvant être supérieure à 20°C. Celles-ci sont de plus des zones de refuges pour de nombreuses espèces animales notamment pour les alevins de poissons (Brochets: Esox lucius) qui y trouvent les conditions favorables à leur croissance. Les communautés zooplanctoniques y atteignent en effet de fortes densités (Nogrady et al., 1993 ; Dodson et Frey, 2000) et fournissent donc une nourriture abondante aux poissons. Ces milieux jouent ainsi un rôle primordial dans la régulation des populations des cours d'eau. Il est important de connaître les mécanismes de transfert d'énergie entre les différents compartiments de cet écosystème, et les facteurs qui les contrôlent.

L'étude de ces organismes qui constituent des communautés biologiques très diversifiées (Shiel, 1995), est donc nécessaire à l'établissement des modèles de fonctionnement des systèmes aquatiques, en vue notamment de la gestion des ressources halieutiques.

On peut supposer qu'en raison de l'hétérogénéité spatiale des conditions (température, nourriture, lumière...) dans lesquelles se déroulent la compétition entre les espèces qui le composent, le zooplancton intervient différemment sur les bilans de matière et d'énergie. L'une des premières démarches pour tester cette hypothèse consiste à inventorier les espèces présentes et à étudier leur dynamique spatiale et temporelle (Arfi et Patriti, 1987).

> Les cladocères

Les cladocères sont des animaux de petites tailles dont les longueurs s'échelonnent entre 0,2 et 3 millimètres et atteignent exceptionnellement 15 millimètres chez une seule espèce (Amoros, 1984). Le corps est parfois transparent, translucide ou parfois coloré. L'ordre des cladocères se subdivise en 11 familles regroupant 65 genres et 450 espèces environ.

Les cladocères sont des petits crustacés très fréquents dans tous types d'eaux douces à l'exception des eaux courantes rapides où on ne les trouve que lorsqu'ils sont entraînés par les courants à partir des zones plus calmes. L'importance des cladocères est variable selon les

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Evaluation de la chaîne trophique d'une aire marine protégée en relation avec sa physico-chimie : cas de
Gbèzoumè dans la commune de Ouidah.

biotopes. Cette importance peut être mesurée par le rôle qu'ils jouent dans la nutrition des poissons : elle est bien connue dans les étangs de pisciculture en Europe (Amoros, 1973). Ils assurent une fonction très importantes dans les transfères de matières et d'énergie de bon nombre d'écosystèmes d'eau douces (Pourriot et al., 1982). La qualité nutritionnelle des algues joue un rôle important dans les traits d'histoire de vie des cladocères (Masclaux et Schmaltz, 2006).

En suite au niveau des poissons, ils interviennent non seulement dans l'alimentation des espèces planctophages ou omnivores mais également dans celle des alevins et des jeunes de nombreux autres espèces. Des invertébrés (Hydres, Copépodes, Insectes) s'en nourrissent aussi. Il existe environ onze familles de cladocères. Deux des ces familles, les Podonidae et les Cercopagidae, comprennent des formes uniquement marines. Les autres sont les Leptodoridae, les Polyphéridae, les Holopépidae, les Bosminidae, les Chidoridae, les Daphnidae, les Sididae, les Macrothricidae , les Moinidae etc...qui sont décrits dans (Amoros, 1984).

> Les rotifères

Si l'on en croit Meglitsch (1973), les rotifères ont des analogies avec les femmes, « parfois belles, souvent capricieuses et toujours fascinantes ». Ils ont une taille de 0,1 à 1 millimètre et l'apparence générale, avec la présence de cils vibratiles vers l'avant de l'animal. On dénombre actuellement environ 2000 espèces de rotifères, rassemblées en trois sous-classes d'après la structure de leur glande génitale. Nous avons : les Monogonontes, Digonontes et les Séisoniens (Pourriot et Francez, 1986).

> Les copépodes

Le terme copépode provient du grec `kope', qui signifie la rame, et `podos' le pied. Les copépodes sont de petits crustacés qui se développent dans tous les milieux aquatiques. Ils sont en nombre d'individus, les animaux les plus abondants de la planète et représentent l'une des principales composantes du zooplancton permanent. Les copépodes rassemblent 9 ordres totalisant plus de 200 familles et plus de 14000 espèces. Deux des 9 ordres sont constituées d'espèces parasites ou commensales.

Avec plusieurs milliers d'espèces connues, principalement libres, les harpacticoides, les cyclopoides, et les calanoides sont les groupes de copépodes les mieux représentés. Les autres ordres étant moins représentés.

Selon les espèces, les saisons, les milieux ou encore l'âge des individus, l'alimentation des copépodes est très variable. Ils peuvent être herbivores, carnivores ou

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Evaluation de la chaîne trophique d'une aire marine protégée en relation avec sa physico-chimie : cas de
Gbèzoumè dans la commune de Ouidah.

omnivores. Les copépodes herbivores se nourrissent principalement de plancton végétal (diatomées, mais aussi dinoflagellés, chrysophycées ou cryptophycées) qu'ils filtrent. Les copépodes carnivores, a contrario, capturent leurs proies (larves, autres espèces de zooplancton). Les macroinvertébrés benthiques (MIB) sont des organismes qui vivent dans le fond d'un cours d'eau ou qui ne s'en éloignent que de peu durant la majeure partie de leur vie. Dépourvus de colonne vertébrale, ils sont visibles à l'oeil nu. On retrouve dans cette catégorie les larves d'insectes aquatiques, quelques insectes aquatiques adultes, les crustacés, les mollusques et les vers. Les principaux ordres d'insectes aquatiques appartenant à cette catégorie d'organismes sont les suivants : Éphémères, Plécoptères, Trichoptères, Diptères, Coléoptères, Mégaloptères, Hémiptères, Odonates et Lépidoptères (Gagnon et Pedneau, 2006).

1.2.2.2. Les vertébrés

La zone littorale et la zone pélagique des écosystèmes lentiques offrent de multiples habitats aux vertébrés. Sont recensés ici, des batraciens, des reptiles, des poissons herbivores et carnivores. La richesse spécifique des peuplements piscicoles des écosystèmes lentiques des zones tempérées est le plus souvent très faible (Juget et al., 1995). La zone littorale des lacs offre des habitats temporaires à un certain nombre de vertébrés terrestres.

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"Qui vit sans folie n'est pas si sage qu'il croit."   La Rochefoucault