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Impact socio-économique des catastrophes naturelles. Cas des inondations du 1er septembre 2009 au Burkina Faso.

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par Aida Myriam Bari Sankara
Université Saint Thomas dà¢â‚¬â„¢aquin - Maitrise en sciences economiques 2013
  

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1.2. Les secteurs productifs

Les inondations du 1er septembre ont entrainés d'importants dommages dans les secteurs productifs, notamment dans celui de l'agriculture et du commerce.

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Au niveau de l'agriculture:

Ce sous-secteur de l'économie du pays a été durement éprouvé par les inondations. Les pluies diluviennes ont provoqué la destruction d'ouvrages hydro agricoles, des inondations de superficies agricoles entrainant la perte d'importantes productions en cours, des destructions de stocks alimentaires, d'intrants et de moyens de travail. Elles ont également touchées plusieurs services techniques du ministère en charge de l'agriculture et de l'environnement.

Environ 22 200 ha25 de superficies inondées ont été inventoriés de façon exhaustive sur toute l'étendue du territoire dont 7.129 ha (32%) consacrées aux productions céréalières et 330 ha (2%) aux cultures maraichères. Sur l'ensemble des superficies inondées, plus de 2 000 ha de superficies aménagées aux abords et avals des barrages (environ 9%) ont été touchées. Des infrastructures du Ministère de l'Agriculture de l'Hydraulique et des Ressources Halieutiques (MAHRH), du Centre National de Semences Forestières (CNSF) ont également été endommagées. Le coût global des dommages est estimé à 8 400 000 000FCFA. Concernant les ouvrages hydro agricoles, les pluies diluviennes ont entrainées la dégradation/détérioration de digues et / ou de déversoirs, le charriage de matériaux terreux et végétaux provoquant un envasement prématuré de cuvette, la détérioration voire la destruction de réseau d'irrigation. Le coût global (valeur de remplacement) des dommages directs du sinistre sur les barrages hydro agricoles est estimé à environ 6 900 000 000FCFA. Le plus important dommage a été la rupture totale de la digue du barrage de Saaba, dans la province du Kadiogo dont dépendent 2 022 producteurs agricoles. Concernant les centres de recherches agricoles et services techniques du MAHRH, leur localisation en zones vulnérables (Situés entre la forêt classée Bangr-Wéogo et le canal de Wemtenga et juste en aval du barrage N° 3) a occasionné d'importants dommages.

Le CNSF a subi des dommages évalués à 302 217 500 FCFA. S'agissant des plantations détruites, ce sont deux (02) ha de papayers et 23,5 ha de bananiers qui ont été emportées par les eaux à Bagré, d'une valeur approximative de 25 500 000 FCFA. Des pertes de plantations de bananiers ont également été signalées à Saaba mais aucune indication sur les superficies n'est disponible.

Les pluies diluviennes du 1erseptembre ont entrainé d'importantes pertes dans le secteur agricole suite aux pertes importantes de productions en cours et de certaines productions futures. L'ensemble des 22 200 ha inondées sur l'étendue du territoire ont entrainé la perte totale ou partielle de productions évaluées à 6 650 000 000de francs CFA. Pour la seule ville de Ouagadougou et ses environs, l'inondation de 330 ha de cultures maraîchères avec une production estimée à 6 500 tonnes de légumes ont produit des pertes de 650 000 000 FCFA (soit environ 11% des pertes nationales). Les

25 MAHRH (20010)

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pertes de productions futures ont été estimées à 1 239 900 000 FCFA. Les pertes globales au niveau des productions agricoles (présentes et futures) ont été estimées à 7 900 000 000 FCFA.

Les sous-secteurs de l'élevage et de la pêche ont également été touchés à travers des destructions totales ou partielles d'infrastructures de production. La valeur de l'ensemble des dommages du sous-secteur de l'élevage n'est pas estimée. Les dommages d'animaux connus ont été estimés à 14 700 000 FCFA26.

Concernant précisément la pêche, l'inventaire des dommages disponibles concerne essentiellement des infrastructures publiques, en l'occurrence les stations piscicoles de Ziga et Bazèga. Au niveau de ces stations piscicoles, les dégâts ont entrainés la dégradation de 68 digues d'étangs d'une valeur de 47 000 000 FCFA. Les dommages de stock aquacoles sont estimés à 27 000 000 FCFA. L'ensemble des dommages enregistrés au niveau des stations piscicoles s'élève à 74 000 000 FCFA.

Industrie et commerce :

Dans le domaine du commerce et de l'industrie, ce sont des activités diverses qui ont été affectées, au nombre desquelles des hôtels, des entreprises de vente de cycles, de matériel électroménagers, de véhicules d'occasion, des compagnies de transport. Ces entreprises ont soit subis des dommages sur leurs marchandises ou sur leurs moyens de production.

Dans le domaine du commerce général, le secteur informel a été particulièrement touché, avec la destruction partielle ou totale d'étalages, de petites boutiques, d'équipements de production artisanale, de stocks de produits/marchandises et de trésorerie.

L'évaluation partielle des dommages subis est estimée à 2 155 830 000 FCFA27. Les Petites et Moyennes Entreprises (PME) et les grandes sociétés enregistrent environ 65% des dommages, les sociétés de transport enregistrent environ 35%28 . Les pertes ont été essentiellement enregistrées dans le secteur du commerce. Ces pertes concernent essentiellement des pertes d'exploitations liées à une interruption ou baisse des ventes ou prestations régulières des unités économiques touchées. Les entreprises touchées ont également des augmentations de charges de fonctionnement, nées des travaux d'évacuation des eaux et de nettoyage après les inondations. L'ensemble des pertes évalué ont été estimées à 1 260 000 000 FCFA29. Ces pertes restent partielles et concernent uniquement les pertes sur chiffres d'affaires des principales unités économiques affectées identifiées.

26 FAO (2009)

27 PDNA (2009)

28 PDNA (2009)

29 PDNA (2009)

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