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Impact socio-économique des catastrophes naturelles. Cas des inondations du 1er septembre 2009 au Burkina Faso.

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par Aida Myriam Bari Sankara
Université Saint Thomas dà¢â‚¬â„¢aquin - Maitrise en sciences economiques 2013
  

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2. Les effets macroéconomiques de l'inondation

A l'issue de l'évaluation, il s'est avéré que l'effet le plus néfaste est observé dans le secteur productif (agriculture, commerce et industrie), suivi des secteurs de l'infrastructure et des services sociaux.

2.1. Contexte général

Les inondations du 1er septembre 2009 sont intervenues dans un contexte de crise financière globale où l'économie du pays était fragilisée par un affaiblissement de la demande mondiale de coton36. Avant le sinistre, les prévisions des performances économiques du Fonds Monétaire International et du Ministère de l'Economie et des Finances avaient été révisées au cours de l'année 2009 et prévoyaient une baisse des revenus à l'exportation du coton suite à une rétraction de la demande globale à court et moyen terme. Le scénario de base de l'évaluation de l'impact macro-économique de l'inondation du 1er septembre 2009 se porte sur les simulations faites en Juillet 2009, avant la survenue de l'inondation et celles de Décembre 2009, après l'inondation. L'approche retenue consiste à isoler, céteris paribus, l'impact de l'inondation, des effets de tout autre choc externe (crise alimentaire, financière internationale ou pétrolière) sur les agrégats macroéconomiques du Burkina Faso. Cet exercice se propose ainsi de capturer l'impact de l'inondation du 1er septembre 2009 sur l'ensemble de l'économie Burkinabè.

2.2. Impact de l'inondation du 1er Septembre 2009 sur la croissance économique

La baisse occasionnée par les inondations en 2009 sur le taux de croissance économique de 2009 est estimée à 1,4%, ramenant le taux de croissance économique à 1,8% 37(confère annexe 4). Le total des dommages représente en lui-même un montant élevé mais c'est en le remettant dans le contexte national que l'on comprendra mieux son impact sur le développement économique et les conditions de vie des populations. Les dommages totaux représentent 1,7% du PIB national et un peu plus de 20 % des recettes d'exportations du pays de l'année précédente (2008). Répartis dans tous les secteurs de l'économie, les dommages les plus importants sont intervenus dans les secteurs productifs surtout au niveau du secteur primaire entrainant une baisse de la valeur ajoutée de ce secteur de 5,65% par rapport aux projections sans l'inondation pour l'année 2009.L'agriculture vivrière pratiquée par les ménages a titre de consommation a connu une baisse de sa valeur ajoutée de 12,88% par rapport aux

36 Ministère de l'Economie et des finances (2010)

37 DGEP/DPAM « simulations de l'IAP » juillet, décembre 2009

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BARI SANKARA Aida Année Académique 2012- 2013

projections antérieures. La production céréalière estimée à 350 142,4 FCFA avant l'inondation est passée à 299 424,9 FCFA après l'inondation. Le sous-secteur du commerce, gravement touché par l'inondation suite à la destruction des biens des petits commerçants, a connu une baisse de sa contribution à la croissance du PIB de 2009 de 5,5%38. La majeure partie des investissements pour la réhabilitation étant planifiée pour 2010 (62 420 870 643FCFA), un taux de croissance légèrement inférieur aux projections initiales du Ministère de l'économie et des finances a été enregistré pour cette année. Les activités de reconstruction immédiates ont eu un impact positif sur la croissance économique pendant les deux premières années de reconstruction, ce gain en taux de croissance est estimé à 0,37% du PIB en 2010 et 0,39% du PIB en 2011 (confère annexe 5).

Les inondations de 2009 n'auront pas eu d'impacts significatifs sur les finances publiques de l'état et n'ont pas changé la situation fiscale du gouvernement en terme de baisse de recettes fiscales. Les secteurs formels pourvoyeurs de recettes n'ont pas été affectés par l'inondation et une bonne partie de l'activité économique touchée se trouve dans le secteur informel, échappant aux circuits de perception de l'administration centrale. Cependant la détermination de l'impact sur les finances des collectivités locales aurait permis d'estimer les pertes au niveau de la perception des taxes locales. Ces pertes correspondent principalement aux taxes non-perçues sur les marchés, gare routières, gare des taxis, et autres activités informelles de commerce (équipements économiques inondés/problèmes pour effectuer la collecte). Cela n'a pas été possible par manque de données.

Les travaux d'urgence sur l'inondation ont générés des dépenses additionnelles pour le gouvernement. Le coût total des besoins a été estimé à 125 537 813 935 FCFA39. Ces besoins ont été financés à hauteur de49 260 000 FCFA par le budget national. Le déficit du compte courant (dons inclus) a augmenté de 5.8% du PIB par rapport aux projections pré- inondation du Ministère de l'Economie et des Finances.

Comme pour le secteur fiscal, l'impact de l'inondation sur le secteur extérieur n'a pas été significatif.

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