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état des lieux de la foret congolaise et les activités anthropiques facteur à  la base du réchauffement climatique.


par Christian EBENGO BOKAKO
Université de Kinshasa - Graduat 2018
  

Disponible en mode multipage

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EPIGRAPHE

Le réchauffement climatique est le défi du XXIème siècle

BAN KI-MOON

DEDICACE

A la merci de mon sauveur et seigneur JESUS-CHRIST.

Que vos oeuvres sont grandes et combien louables ! Recevez la gloire, l'honneur, la louange, l'adoration profondes car vous êtes digne, nous sommes reconnaissant des bienfaits car c'est à vous les mérites pour avoir mis tant des moyens que volontés à notre faveur.

A mes parents biologique papa BERNARD EBENGO et maman BRIGITTE MBOLI pour votre responsabilité, conseils, voilà le fruit de votre fils, et nous nous réjouissons de l'être.

A la mémoire de tous ceux qui ont péris à cause de non protection de l'environnement, aux naufrages, ouragans, nous vous portons à coeur.

A la future dame, à qui nous nous céderons entièrement jusqu'à la mort.

AVANT-PROPOS

Toute notre vie est l'oeuvre de Dieu tout puissant, enfin de quoi, nous le remercions de nous avoir donné le souffle de vie, l'intelligence, le salut jusqu'au siècle présent.

Le présent travail résume en effet, l'évolution de notre savoir scientifique et sanctionne la fin du premier cycle universitaire en sciences.

En effet, cette analyse porte sur la question à jour ; celle de dégager les enjeux et perspectives de la forêt de la RDC dans la question de lutte contre le réchauffement climatique.

Seul, on ne ferait rien ; ce travail accuse la participation de plusieurs personnalités, bien qu'il porte notre propre signature.

A tout seigneur tout honneur, nos remerciements s'adressent au Professeur Dr. Modeste KISANGALA, lui qui, en dépit de ses multiples occupations a accepté la direction de ce travail, soit honoré oh père scientifique ! Nous sommes le fruit de vos entrailles scientifiques.

Nous remercions également monsieur l'assistant Fidel PUELA en qualité d'encadreur, lui qui, en dépit de ses multiples occupations, nous recevait sans aucun obstacle dans son bureau ; les remarques et conseils nous ont été bénéfiques dans l'élaboration de ce travail de fin de cycle, nous devrions exprimer beaucoup des mots à son égard, mais le condensons en un seul en disant merci.

A tous les professeurs, chefs des travaux et assistants de la faculté des Sciences de l'université de Kinshasa en général et ceux du département des Géosciences en particulier pour votre dévouement et sens d'encadreur digne en nous forgeant aujourd'hui tel que nous sommes devenus ; nous reconnaissons vos oeuvres et mérites.

A mes frères et soeurs ; Blaise EBENGO, Éric EBENGO, Yasmine EBENGO, Bénie EBENGO, Ruth EBENGO, Esther EBENGO, Israël EBENGO, Kertys EBENGO, Souzy LIONZO et Junior ILANGA. Nous vous remercions pour la patience, les bons et mauvais moments que vous aviez passés afin de nous voir un jour cadre universitaire. Nous garderons pour toujours la chaleur familiale que nous partageons ainsi qu'un sentiment d'amours et d'affections.

A vous, cher(e) ami(e) et cousin ; Keurena WANI, Reagan MPUTU, Deo MALUNDAMA, Aristote ETULA, Aristote MUNIABE, Dieudonné KATEMBU, Péguy BILE, Robin KADIMA, nous vous reconnaissons une grande part dans la finalité de notre cycle de graduat.

A mes camarades du campus Patrick N'LANDU, Dan KANDALA, Junior KABUMA, Jesper SAMAKUNGU, Alegria MBATU, Jean-Jacques UZELE, Carlito BAMBA, Gédéon BANGANGA, Andy NGALAMULUME, Nabel MUSAU, Sephora MPEYA, Christian TOM'S, Daniel MITANGO, Zena ESSO, Jessica MAMBULU, Moise LOSEMBE, Victoria PEMBA, Ruth KIMBUNGU, Benjamin MAYAKA, Bijoux SADIKI trouvent ici l'expression de notre profonde reconnaissance.

Aux Frères et soeurs de la Paroisse Protestante de l'université de Kinshasa(PPUKIN), merci pour votre encadrement et sens de responsabilité que vous m'aviez offerte. Vos prières et conseils nous a été profitable pour la finalité de ce travail.

Toutefois ; nous n'oublierons jamais nos frères et soeurs du département d'évangélisation de la PPUKIN pour leurs soutient tant moral que spirituel à notre égard.

En effet, nous remercions tous ceux qui, de loin ou de près ont contribué à la finalité de nos études.

0.INTRODUCTION GENERALE

La République Démocratique du Congo, RDC, est un grand pays au coeur de l'Afrique avec 2.345 410 km2 de superficie dont plus de la moitié est couvert des forêts représentant près de la moitié des forêts tropicales d'Afrique et 61% des forêts du bassin du Congo (Eba'a, 2010). L'étendu de ce massif et la diversification de ses facteurs tant écologiques que paléogéographiques, lui confèrent une richesse biologique exceptionnelle et une végétation forestière bien diversifiée (BELESI, 2010).

Les forêts de la RDC ont été considérées comme un patrimoine mondial impliqué dans la diminution des gaz à effets de serre et de lutte contre le réchauffement climatique (Conférence de Copenhague, 2009). Cas cela ne tienne, ces forêts renferment des potentialités énormes exploitables faisant d'elle une source importante des revenues et d'emplois pour le bien être de populations congolaises qui, jusqu'alors restent encore pauvres.

En RDC, pays post conflictuel, la mauvaise gestion et la mauvaise gouvernance restent encore une monnaie courante. Pour assurer la bonne gestion de ses potentialités forestières et environnementale, le pays est doté de la loi N° 011/2002 DU 29 AOUT 2002portant code forestier et laloi N° 11/009 DU 09 JUILLET 2011portant principes fondamentaux relatifs à la protection de l'environnement.

La déforestation et la dégradation des forêts sont deux phénomènes qui sont à la base de la mise en oeuvre d'un nouvel instrument d'incitation économique adopté lors de la treizième conférence des Parties (CdP-13) de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, tenue à Bali en 2007 (UNFCC 2007). Ce mécanisme initialement restreint à la seule déforestation, s'est élargi à la dégradation forestière sous le sigle de REDD (Réduction des émissions liées à la déforestation et à la dégradation des forêts). La COP-16, tenue à Cancún en 2010, qui marque la naissance formelle de l'acte juridique de ce mécanisme a, quant à elle, consacré une version de plus large échelle (REDD +) qui intègre la gestion durable des forêts, les plantations et la conservation des forêts.

La déforestation est définie comme l'affectation de la terre forestière à une utilisation différente ou encore la réduction à long terme du taux de couverture de la canopée en dessous du seuil de 10 % (Kanninen et al. 2007).

Le développement de l'agriculture, les infrastructures de transport, l'exploitation forestière, la production du charbon de bois et l'industrie minière sont définies comme les facteurs principaux de destruction de forêt à travers le monde. Cependant le degré d'impact de chaque facteur varie d'un continent à un autre.

La présente étude a pour but d'identifier les causes actuelles et les conséquences futures de la déforestation en République démocratique du Congo. Essentiellement bibliographique, elle s'appuie sur des publications scientifiques et sur une riche littérature grise faite de documents officiels, de mémoires, de thèses, de rapports de recherche ou d'ateliers et de compte-rendu de conférences.

0.1. Problématique

Dans le cadre de ce travail nous partons de l'observation selon laquelle la régulation ou la lutte contre le réchauffement climatique est l'une des préoccupations importantes auxquelles s'intéressent les Etats et exige une nécessaire intervention dont la forêt congolaise fait partie.

En effet, la forêt de la RDC ; espoir de l'humanité toute entière suscite des enjeux dès lors que la communauté internationale braque ses yeux sur les potentialités forestières que regorgent la RDC.

Ces enjeux sont énormes d'autant plus que les composants de l'environnement sont tous pollués.

Les eaux, l'air, la faune, la flore, la biodiversité, et l'écosystème sont parmi tant d'autres composants de l'environnement qui suscitent des problèmes, la superficie de la forêt congolaise se rétrécie du jour au jour, l'exploitation du pétrole et du bois dans la forêt équatoriale. Tels sont des problèmes qui ont éveillé notre curiosité scientifique sur « l'état des lieux de la forêt congolaise et les activités anthropique facteurs à la base du réchauffement climatique ».

L'état de la question nous guidera pour l'aboutissement heureux de ce travail d'autant plus qu'il est l'ensemble des littératures lues, cela signifie que nous ne sommes pas le premier à réfléchir sur la question du réchauffement climatique, plusieurs auteurs s'y sont penché chacun en l'observant de sa façon.

Parmi eux on peut citer : BARUTI NIMBA, dans son travail de mémoire en géologie intitulé « l'impact du réchauffement climatique sur les ressources en eaux souterraines », note que le climat qui constitue un facteur primordial pour tout développement économique risque d'être controversé par les activités anthropiques polluantes.

Son travail est venu balayer les impacts de l'un des issus de ces activités anthropiques sur les êtres vivants, lesquels constituent aussi les éléments de l'écosystème. Ainsi, parmi les causes du réchauffement climatique, il cite les émissions de gaz à effet de serre dans l'atmosphère, les déforestations à différentes échelles, émissions des automobiles et d'autres engins phares utilisant de pétrole et d'autres partent de types de combustibles polluants.

Pour sa part ILUNGA AMBA Floribert, dans son mémoire intitulé « Rôle de la RDC dans la lutte contre le réchauffement climatique » note qu'en RDC, parmi les causes de la déforestation dans la quasi-totalité du pays, la population étant pauvre et n'ayant pas accès à l'énergie électrique ou toute autre forme d'énergie, ce peuple fit recours aux bois pour la fabrication des charbons. Les réflexions de ces auteurs lues sont vraiment pertinentes.

Pour notre part, nous abordons cette question afin de ressortir et analyser les enjeux que suscite la forêt congolaise sur ce fléau à portée continentale et internationale à matière de lutte contre le changement climatique ainsi que les perspectives d'avenir.

0.2. Hypothèse de travail

Comme tentative de réponse à notre problématique, nous pensons que des enjeux sont énormes. La forêt équatoriale connait des dégradations, des déforestations et celles-ci favorisent l'augmentation en quantité de l'émission de dioxyde de carbone dans l'atmosphère qui est responsable du réchauffement climatique.

Dans ces conditions, toute initiative visant à lutter contre le réchauffement climatique doit impérativement prendre en compte les forêts.

Soulignons en passant que les enjeux que suscitent la forêt de la RDC sont d'ordre politique, environnemental, sanitaire, économique et touristique.

0.3. Choix et Intérêt du Sujet

0.3.1. Choix du sujet

Le choix de ce sujet que nous décortiquons ne relève pas du hasard ni de l'arbitraire dans la mesure où il affecte premièrement notre sens entant que sujet et objet de la vie sociale.

Les mutations qui s'opèrent sur la scène internationale et la monté spectaculaire des effets du réchauffement climatique, intéressent les chercheurs en science de la terre. Certains auteurs l'abordent de leur façon, nous avons été attirés par les enjeux que possède la forêt congolaise à matière de lutte contre ce phénomène.

0.3.2. Intérêt du sujet

L'intérêt de ce sujet se situe à deux niveaux, entre autres :

0.3.2.1. Intérêt scientifique

Ce n'est ne pas un fait fortuit que nous avons opéré le choix de ce sujet. C'est pour le simple fait que le secteur forestier constitue depuis un temps un centre d'intérêt particulier pour la république démocratique du Congo.

C'est pourquoi, nous, étant que futur géomaticien, avons porté notre choix sur ce sujet afin d'apporter notre modeste contribution, étant donné que nous sommes intéressés à cette question depuis un temps relativement long. C'est ainsi que, nous appuyons sur les théories

Acquises pendant les années de formation en géomatique, nous essayerons de saisir et de rapprocher les variables du présent travail.

0.3.2.2. Intérêt social et pratique

Ce travail aidera ceux qui vont le lire à connaitre l'évolution météorologique de ces dernières années età comprendre la situation actuelle du réchauffement climatique en RDC et son impact sur le climat, la végétation, l'agriculture et sur la santé.

Tout travail scientifique part de l'observation d'un fait, d'une situation ou d'une opinion quelconque dans la société et que les chercheurs s'y intéressent pour comprendre et éclairer l'opinion.

Ce travail s'enregistre dans ce cadre, nous sommes motivés par le souci de bien vouloir aider la population à protéger l'environnement car le réchauffement climatique en dépend. Ceci vaut l'intérêt à la communauté congolaise mais à l'effort consentis par tout le monde.

0.4. Objet du travail

0.4.1. Objectif globale

L'objet de ce travail est de vouloir connaitre les enjeux qu'alimente la forêt congolaise sur le réchauffement climatique et finir par dégager les perspectives qui en découlent.

0.4.2. Objectif spécifique

v Etudier, comprendre, et analyser les conséquences du réchauffement climatique sur le plan météorologique, sanitaire, économique, hydrologique, social, et agro-alimentaire.

v Analyser les activités humaines qui concourent au réchauffement climatique.

v Suggérer des méthodes des préventions et des luttes contre ce phénomène

0.5. Méthodologie et technique de recherche

A. Méthodologie du travail

En effet, pour appréhender la question de réchauffement climatique qui fait l'objet de notre étude, nous allons recourir à la méthode structuro-fonctionnelle. Nous considérons la planète terre comme une structure au sein de laquelle s'accomplit différentes activités pouvant bouleverser soit stabiliser son fonctionnement et que la R.D.C faisant partie de la communauté internationale peut arriver à stabiliser ce bouleversement par et à travers sa forêt.

B. Technique de recherche

On recourt ainsi à la géomatique qui est l'ensemble des sciences et techniques qui permettent de modéliser, d'analyser, et de représenter l'espace géographique grâce à l'acquisition et à l'exploitation de données spatiales. Ceciavec le SIG et la télédétection nous permettra à l'élaboration de cartes thématiques, à l'analyse spatiale et au traitement des images satellitaires.

Dès lors on peut se poser la question : la géomatique a-t-elle un apport dans la surveillance des forêts ? On répond sans risque d'être contredit « OUI ».

Notons que, les potentialités du SIG dans l'étude du changement climatique résident dans le fait qu'il permet dans un premier temps d'acquérir les données mais aussi de pouvoir les conclure et d'extraire l'information dont nous avons besoin.

Pour ce qui est de la télédétection, ses techniques permettent le traitement des images en vue d'élaborer la cartographie de l'occupation du sol et de disposer de statistiques.

En outre, Nous avons opté la technique documentaire. Ceci étant, la nature de notre investigation qui nous permettra à avoir de données quantitatives sur l'évolution du climat.

0.6. Délimitation spatio-temporelle

0.6.1. Délimitation spatiale (champ d'investigation)

Notre champ d'investigation est la forêt de la république démocratique du Congo.

0.6.2. Délimitation temporelle

Nos analyses vont de 2002 ; l'année au cours de laquelle la RDC à instaurer le code forestier comme document officiel de gestion et d'exploitation forestière et nous nous limiterons à l'année 2015, question de vouloir dégagez les perspectives d'avoir qui découlent des enjeux qu'alimente la forêt de la RDC.

0.7. Subdivision du travail

Hormis l'introduction et la conclusion, notre travail comprend quatre chapitres :

Premièrement, la généralité sur la forêt de la RDC, deuxièmement, l'état des lieux de la forêt congolaise, troisièmement les activités anthropiques et la problématique du réchauffement climatique et pour finir le quatrième chapitre se portera sur l'impact de la déforestation et changement climatique en RDC.

CHAPITRE I. GENERALITE SUR LA FORET DE LA RDC

Dans ce chapitre, nous présenterons d'une manière plus explicite notre champ d'investigation, la forêt de la République Démocratique du Congo, et nous finirons par dégager les potentialités forestières de la RDC.

SECTION 1.PRESENTATION DE LA ZONE D'ETUDE

§1.1. Situation géographique

Avec sa superficie de 2 345 410 km2, la RDC est l'un des plus vastes pays du monde, le deuxième en Afrique après l'Algérie, et le premier au centre du continent Africain. Son territoire se déploie de 5°30' de latitude Nord 13°50' de latitude Sud et de 12°15' 31°15' de longitude Est.

Le pays est entouré de neufs pays voisins sur une longueur, limites d'Etats, de 10 744 km.

v Au Nord : La RCA (1 577 km) et le Soudan du sud (628 km) ;

v Au Sud : La Zambie (1 930 km) et l'Angola (2 511 km) ;

v A l'Est : L'Ouganda (765 km), le Rwanda (217 km), le Burundi (233 km) et la Tanzanie (473 km) ;

v A l'Ouest : la République du Congo (2 410 km).

Figure 1.La Zone d'étude

I. 2. Climat et végétation

I.2.1. Climat

La RDC possède une grande variété de climats et de paysages. Généralement, toute la République bouge sous la température moyenne annuelle généralement élevée. Les influences de l'océan Atlantique, celles des alizés, de l'océan Indien, celles de la zone équatoriale et celles des régions montagneuses de l'est, principaux éléments du climat congolais font bouger le paysage et le climat du pays.

Dans le nord-est, l'est et le sud-est, régions de plateaux et de montagnes, l'altitude modifie considérablement les conditions climatiques. La température est en moyenne de25°C autour de la cuvette, de26°C sur la côte, de 18 à20°Cà l'altitude de 1 500 mètres, de 16 à17°Cà 2 000 mètres, de11°Cà 3 000 mètres et de6°C à 4 000 mètres.

Tableau 1. Répartition de la température

ALTITUDES (m)

TEMPERATURES (°C)

Pourtour de la cuvette

25-26

1500

18-20

2000

16-17

3000

11

4000

6

Au-delà de 4000

0

La République démocratique du Congo bénéficie, généralement, de deux saisons, c'est-à-dire sèche et pluvieuse. La répartition des saisons ne se répartit pas de la même façon dans tout le territoire et n'est ni égale en termes de durée.

Dans la partie nord du pays, les saisons de pluies durent du mois d'Avril à la fin du mois de juin et du mois de septembre à la fin du mois d'octobre. Les saisons sèches durent de début novembre à fin mars (grande saison sèche) et de début juillet à fin août (petite saison sèche).

Au sud de l'Équateur, le rythme des saisons est exactement inversé. Dans les régions montagneuses de l'est, les deux saisons sèches ne durent qu'un mois, en janvier et en juillet. Dans le sud et le sud-est du Katanga, la saison des pluies commence à la mi-octobre et se prolonge jusqu'à la mi-mai. Dans le Nord- Katanga et le Sud- Kasaï, les pluies commencent début octobre pour cesser fin Avril, mais une petite saison sèche s'intercale au mois de janvier.

En général, la RDC dispose des trois types principaux de climats : le climat équatorial, le climat tropical et le climat de montagne.

- Dans les régions de l'équateur, règne un climat chaud et équatorial tout au long de l'année. Cette région correspond approximativement la cuvette centrale, couverte par la grande forêt équatoriale.

- Le pourtour de cette cuvette est dominé par un climat tropical.

- Dans le Nord-est et Sud-est, régions des plateaux et de montagnes, règne un climat de montagne tempéré dont la température s'abaisse au fur et à mesure que l'on prend de l'altitude.

Ce qui caractérise également la RDC, ce sont les précipitations en quantités suffisantes, doublées d'un important réseau hydrographique et d'un large ensoleillement. Toutes ces conditions font qu'il est possible de réaliser 3 à 4 récoltes annuelles pour ce qui concerne les cultures vivrières au pays.

Source : Wikipédia

Figure 2. La répartition du climat par zone

I.2.2. Végétation

La république démocratique du Congo occupe le 3e rang mondial et la 1ère place en Afrique en ce qui concerne la surface boisée. Elle occupe la partie la plus humide de la zone tropicale et l'encercle presque entièrement.

La savane herbeuse se localise au fur et à mesure qu'on s'éloigne de la forêt et de l'équateur vers le Nord-Est et le Sud-Est, la savane se transforme en brousse et la végétation s'éclaircit. De hautes herbes (3 à 4 m) s'étendent à perte de vue. La monotonie est coupée par quelques arbustes de petites tailles. Cela est dû au climat, mais aussi au relief. En terrain plat, on rencontre des savanes arborées (étendues herbeuses parsemées de bouquets d'arbres) où le temps est continuellement brumeux.

La savane et la brousse congolaise sont le domaine des herbivores : éléphants, antilopes, buffles et autres ; et les grands carnassiers, principalement le lion y règnent en maître.

La végétation de montagne varie au fur et à mesure qu'on monte vers le sommet. Par étage successifs, nous rencontrons : la forêt, la savane, les bambous, les arbustes, les herbes, puis la végétation de 4 000 m.

Figure 3. Carte de Végétation de la RDC

Cette carte nous montre que la végétation dominante de la RDC est la forêt équatoriale qui couvre à en elle-même une superficie de 872.251, 16 Km2 soit 37% de la superficie totale du pays.

I.3. Relief et géomorphologie

Le relief de la république démocratique du Congo est nettement caractérisé. La cuvette centrale est une immense dépression, drainée par le fleuve Congo et ses affluents. Elle a une altitude moyenne de 400 mètres, son point le plus bas (340 m) est situé dans la région des lacs Tumba et Mai-Ndombe.

Plutôt étroite, la plaine côtière est formée par l'estuaire du Congo et les terres alluviales déposées par ce fleuve, le deuxième d'Afrique par la longueur. Sur le plan géologique, on note une prédominance de roches gréseuses et calcaires. Elles ont été abandonnées par la mer.

À l'Est, d'importantes chaînes montagneuses ou de puissants massifs montagneux le long de grands lacs d'Afrique - notamment : lacs Tanganyika, Kivu, Édouard et Albert - constituent la bordure occidentale. En raison de séisme et de guerre, ce coin de la RDC est moins peuplé que d'autres.

Cette partie montagneuse continue vers le Sud-Est du pays avec des montagnes, comme l'Ougoma, les Virunga le long de la frontière rwandaise dont certains sommets atteignent de 3 100 à 4 500 mètres. Dans la même partie sud-est, on dénombre de bourrelet périphérique s'élevant au-dessus de 1 000 mètres, d'une part entre les rivières Kwango et Kwilu, d'autre part au sud du Katanga où les monts Kundelungu, à l'ouest du lac Moero, atteignent 1 600 mètres d'altitudes.

Figure 4. Carte hypsométrique

SECTION 2. DESCRIPTION DE LA FORET CONGOLAISE

Les forêts de la RDC couvrent une superficie estimée à 1.280.042,16 km2 (dont 99 millions d'ha de forêts denses humides), soit 54,57 % du territoire national dont la superficie est d'environ 2.345.410 Km2. Dans le bassin du fleuve Congo se niche une immense forêt tropicale, la seconde plus vaste de la planète.

La RDC abrite une des plus grandes forêts naturelles intactes de la planète (La forêt équatoriale). Ces forêts sont inestimables : au-delà de la richesse de leur biodiversité et de leur rôle crucial pour atténuer le réchauffement climatique.

1. ASPECT DEFINITIONNEL : la forêt quid ?

1.1. Etymologie

L'origine du mot forêt est complexe. Il est attesté en français avant le XIIe siècle sous la forme forest « vaste étendue de terrain peuplée d'arbres ». L'anglais forest est un emprunt au français, l'allemand Forst « forêt exploitée ».

1.2. Définition

Du point de vue botanique, une forêt est une formation végétale, caractérisée par l'importance de la strate arborée, mais qui comporte aussi des arbustes, des plantes basses, des grimpantes et des épiphytes.

Du point de vue de l' écologie, la forêt est un écosystème complexe et riche, offrant de nombreux habitats à des nombreuses espèces et populations animales, végétales, fongiques et microbiennes entretenant entre elles, pour la plupart, des relations d'interdépendance.

Du point de vue légal, le code forestier congolais définit la forêt comme étant les terrains recouverts d'une formation végétale à base d'arbres ou d'arbustes aptes à fournir des produits forestiers.

Pour notre part, la forêt ou massif forestier est une étendue boisée, relativement dense, constituée d'un ou plusieurs peuplements d' arbres et d'espèces associées.

2. TYPOLOGIES DES FORETS

Une large typologie de forêts existe ; L'affectation se fait sur base d'une classification des forêts suivant des procédures et techniques juridiques classique et selon les grands types de forêts. Des forêts dites primaires, aux forêts dites urbaines, avec les gradients intermédiaires, des forêts paysannes.

2.1. LES MODES DE CLASSIFICATION

2.1.1. Classement paysager

Selon cette classification des forêts ; celles-ci sont reparties en forêts claires et celles denses ; c'est-à-dire selon la formation arbustralle des forêts.

I. Forêts denses humides ou forêt ombrophile tropicale

Il y a deux types :

a. Forets dense humides ou ombrophile qui reçoit 1500 à 5000 mm de pluies par an, sans saison sèche bien marquée ;

b. Forêts denses semi décidues ou mésophile : ces forêts ont comme précipitation 1200 à 1500 mm de pluies par an et à trois mois de saison sèche marquée.

II. Les mangroves

C'est une forme particulière de forêt dense humide qui colonise les rivages marins intertropicaux dont les eaux saumâtres sont suffisamment chaudes, types de reptation confiné aux régions exposées aux marins. La RDC présente les mangroves sur une petite distance de la côte atlantique ; la formation forestière de Muanda.

III. Forêts denses sèches ou forêts dense tropophile

Elles répondent à un climat de type tropical, une longue saison sèche (cinq à neuf mois), et la pluviométrie souvent très irrégulière variant entre 400 et 1000 mm. Cette formation végétale est la plus menacée au monde du fait qu'elle est sensible aux feux de brousse.

IV. Forêt de montagne tropicale

Les massifs montagneux les plus importants sous les tropiques, avec des sommets culminants situent en Afrique de l'est (Kilimandjaro, Ruwenzori, mont Kenya.

Forme biologique exclusive des hautes montagnes tropicales, celles des stipes ligneux terminés par une rosette de feuille. Notons à ce point que de telles forêts se trouvent à l'Est de la RDC.

V. Forêt claire

Comme le nom l'indique, la forêt claire est la forêt où le paysage est clair. Les arbres et herbes ne sont pas serrés. Ces forêts permettent une bonne aération des êtres qui y vivent.

2.1.2. Classement juridique : selon le code forestier

Le domaine forestier comprend les forêts classées, les forêts protégées et les forêts de production permanente.

a. Les forêts classées :

Les forêts classées font partie du domaine public de l'Etat. Sont donc forêts classées :

Ø Les réserves naturelles intégrales ;

Ø Les forêts situées dans les parcs nationaux ;

Ø Les jardins botaniques et zoologiques ;

Ø Les réserves de faune et les domaines de chasse ;

Ø Les réserves de biosphère ;

Ø Les forêts récréatives,

Ø Les arborera ;

Ø Les forêts urbaines ;

Ø Les secteurs sauvegardés.

b. Forêts protégées :

Elles font partie du domaine privé de l'Etat et constituent le domaine forestier protégé. Les produits forestiers de toute nature se trouvant sur le domaine forestier protégé, à l'exception de ceux provenant des arbres plantés par des personnes physiques ou morales de droit privé ou par des entités décentralisées, appartiennent à l'Etat.

c. Forêts de production permanente :

Elles sont composées des concessions forestières et des forêts qui, ayant fait l'objet d'une enquête publique, sont destinées à la mise sur le marché. Elles sont quittes et libres de tout droit. Elles sont instituées par arrêté conjoint des ministres ayant les forêts dans ses attributions.

Voici le tableau synthétique des types des formations végétales rencontrées en R.D. Congo.

Tableau 2. Types des Formations végétales en RDC

FORMATION VEGETALE

SUPERFICIE (km2)

% FORET

% TERRITOIRE

FORET DENSE HUMIDE (Forêt sempervirente et semi-décidue)

872.251,16

68.14

37.20

FORET DE MONTAGNE

- Forêt dense de montagne

- Forêt de bambous

38.612,39
1.666,72

3.01
0.13

1.65
0.07

FORET DENSE SECHE DEGRADEE

- Forêt dense tropophile

- Forêt claire (Miombo)

51.946,17
102.225,61

4.06
7.99

2.22
4.36

FORETSUR SOL HYDROMORPHE

88.614,05

6.92

3.78

GALERIES FORESTIERES

2500.08

0.19

0.11

FORET DE MANGROVES

555.57

0.04

0.02

FORET SECONDAIRE

121.670,70

9.54

5.19

MOSAIQUE FORET-SAVANE

165.838,83

 

7.07

PLANTATIONS

555.57

 

0.02

SAVANES HERBEUSES ET ARBUSTIVES

768.358,82

 

32.77

TOTAL FORET

1.280.042,46

100

54.57

Ce tableau nous renseigne que le pays compte plusieurs types de forêt où nous nous rendons compte que celles denses humides occupent une grande superficie forestière (37,20% de forêts que regorge le pays), et une grande étendue du territoire national (872.251,16 km2).

En effet, le Congo compte 1.280.042,16 km2 de formations essentiellement forestières qui se répartissent à travers les différentes régions du pays.

Soulignons tout au début que la forêt de la RDC a des multiples fonctions dans la lutte contre le réchauffement climatique. ; Ainsi le point suivant nous permettra d'aborder avec aisance la portée de la fonction forestière.

Figure 5. Forêt dense humideFigure 6. Savane herbeuse.

Figure 7. Mangrove Figure 8. Végétation de montagne

3. FONCTIONS DE LA FORET

1.3. De l'importance pour l'équilibre de la planète

Les forêts sont plus qu'un stock de bois ou qu'une simple matière première (protection environnementale). Elles sont un élément clé de la régulation du climat : elles absorbent le dioxyde de carbone et libèrent de l'oxygène. Elles constituent d'immenses puits de carbone et leur destruction dégage donc d'énormes quantités de CO2. Une métaphore qualifie souvent la forêt de « poumon de la planète ». Néanmoins, la forêt a des fonctions essentielles micro- et macro-climatiques et pour la qualité de l' atmosphère, en termes d'équilibre thermo-hygrométrique et de pureté de l'air.

Les forêts ont un rôle essentiel à la fois pour l'environnement et le développement. Leur capacité à piéger le carbone de l'atmosphère et à le stocker, en fait un moyen essentiel de l'atténuation climatique. Tandis que leur rôle en tant qu'habitat pour la biodiversité en fait également une clé pour l'adaptation au changement climatique.

En dépit de cela, la forêt remplit quatre fonctions essentielles : écologique, économique, culturelleet sociale.

1.4. Fonction écologique

La ripisylve d'une forêt équilibrée et non fragmentée protège l'eau, l'air et le sol. La forêt abrite une grande part de la biodiversité des continents, participe au contrôle naturel du climat et desmicroclimats. Elles sont pour cette raison étudiées et parfois classées en réserves biologiques, naturelles, etc. Parmi les fonctions écologiques de la forêt on y ajoute celles de :

Ø Protection contre certains risques naturels ( avalanches, inondations, sécheresse, désertification) ;

Ø Production d'une quantité significative de l'oxygène de l'air sur les continents, elle a une capacité extraordinaire à fixer les poussières ;

Ø Protection des sols (lutte contre l'érosion) : la forêt est un lieu de restauration du sol si elle n'est pas surexploitée. Elle favorise l'écoulement vertical de l'eau (infiltration).

1.5. Fonction économique

La forêt est la source de richesse (Économie forestière), parfois surexploitée. Le bois compte pour une part importante du PIB de la République Démocratique du Congo. L'emploi forestier (hors industrie de transformation et emplois informels) décline régulièrement relativement au tonnage extrait des forêts qui lui n'a cessé d'augmenter. La première source de revenus, la vente du bois, assure ce rendement, puisque la valeur d'un arbre et d'une forêt augmente du seul fait de sa croissance biologique.

L'Europe est le premier importateur de bois en provenance d'Afrique centrale, en l'occurrence la RDC. Afromosia, wengé, sapelli, okoumé, iroko : ces essences très recherchées servent à fabriquer les parquets, fenêtres, contreplaqués ou meubles ; à qualité technique et durabilité équivalentes.

1.6. Fonction sociale

Les forêts Congolaises sont d'habitats de l'homme, lieu nourricier et cynégétique.

Plus d'un million d'humains vivent en forêt ou à ses abords et en dépendent directement. Même quand elle n'est plus habitée, elle reste un lieu traditionnel de cueillette et de chasse (aux grands animaux surtout, qui ont disparu ou régressé dans les plaines cultivées et habitées).

La forêt constitue un enjeu d'avenir pour cette république par son potentiel économique et social. Elle rend de nombreux services à la société. En plus de ses fonctions écologiques et économiques.

1.7. Fonction culturelle, symbolique : Loisirs

Les forêts sont des lieux privilégiés de loisirs, de détente, de tourisme, de découverte de la faune et de la flore et des paysages. Chaque année, les forêts Congolaises reçoivent des centaines de millions de visites.

SECTION 3.LES POTENTIALITES FORESTIERE DE LA RDC

Les potentialités de la forêt Congolaise et la répartition de forêts par province sont autant de point que nous allons analyser dans cette section.

§.1. LES POTENTIALITES DE LA FORET CONGOLAISE

La RDC est un scandale géologique disait Jules CORNET ; il est un pays nanti des ressources minières dans la quasi-totalité de ses provinces. Aux ressources minières s'ajoute les ressources forestières dont il n'existe pas encore un inventaire exhaustif, même s'il est de bon d'afficher quelques produits phares, liés à l'exportation, figurant parfois dans les statistiques.

a) De la flore

Après l'Afrique du Sud, la RDC possède la flore la plus riche du continent, avec plus de 11.000 espèces de plantes supérieures dont 3.200 espèces endémiques (29%). Des 30 centres d'endémisme végétal identifiés en Afrique, 12 sont situés partiellement ou entièrement en RDC, 8 coïncident avec des parcs nationaux.

Cette diversité est liée à la grande diversité des conditions climatiques et des formations végétales, mais elle est inégalement répartie : les zones les plus riches sont celles qui bordent le Rift Albertin à l'est, tandis que la Cuvette centrale serait plus pauvre. Cette inégalité est probablement réelle et trouve son origine dans les grandes variations de l'extension des forêts et des savanes liées aux variations climatiques des deux derniers millions d'années.

Par ailleurs, moins de 10% des 500.000 plantes recensées sur la planète ont été étudiées en vue d'une utilisation médicale. Or, les deux tiers des 3.000 plantes ayant des effets actifs en pharmacologie proviennent des forêts Congolaise. Un arbre comme le Moabi est par exemple employé dans plus de cinquante utilisations médicinales. L'homme n'a fait qu'entrouvrir une porte sur ce savoir inouï. En détruisant ces forêts, on détruit aussi la pharmacie de demain.

b) De la faune

Les forêts congolaises comptent 415 espèces de mammifères, 11.000 sortes de plantes, 1.117 espèces d'oiseaux et près de 1.000 variétés de poissons d'eau douce. Gorilles, bonobos, chimpanzés, éléphants de forêts et okapis sont parmi les espèces les plus emblématiques de cette extraordinaire biodiversité.

La diversité en primates est la plus haute après celle du Brésil avec 37 espèces. En effet, les forêts congolaises sont par définition les forêts des grands singes : elles sont l'habitat de quatre espèces de grands primates : le bonobo Pan paniscus (endémique de la Cuvette centrale), le chimpanzé, le gorille de l'ouest et le gorille de l'est. Le rhinocéros blanc, qui n'existe qu'en RDC (parc national de la Garamba), mais dont la survie est actuellement gravement menacée.

Elles abritent également 14 autres espèces de singes ; la savane est le domaine des grands herbivores comme l'antilope et de carnassiers tels que le lion, le léopard, etc.... qui attiraient non seulement des touristes, mais aussi les scientifiques de la planète. Tout cela constitue un atout indéniable pour l'essor de l'industrie du tourisme Congolais.

Figure 9. L'OkapiFigure 10. Le bonobo

§2. REPARTITION DES FORETS PAR PROVINCES

La République Démocratique du Congo regorge d'énormes forêts. Traitant de la forêt congolaise, nous allons dans ce paragraphe présenter d'une manière brève la répartition des forêts en RDC. En dépit de la grande forêt équatoriale, cette république regorge d'autres forêts par exemple celle de Miombo au Katanga, le plateau d'Ibi Batéké au Bas-Congo.

Tableau 3. Répartition des superficies forestières par province.

PROVINCES

SUPERFICIE FORESTIERE (km2)

SUPERFICIE TERRITORIALE (km2)

Bandundu

120.000

295.658

Bas-Congo

10.000

53.855

Equateur

402.000

403.292

Kasaï-Occidental

40.000

156.967

Kasaï-Oriental

100.000

168.216

Katanga

10.000

496.865

Kinshasa

-

9.965

Nord, Sud Kivu et Maniema

180.000

256.662

Province Orientale

370.000

503.239

TOTAL

1.280.42,16

2.345.410

Ces différentes formations forestières constituent le principal habitat de nombreuses espèces animales. Elles représentent 54,57 % du territoire national.

La province de l'équateur est le poumon forestier de la RDC, elle regorge en elle-même 99,7% de formation forestière, sur 403.292 km2 de l'espace totale de la province, 402.000 km2 n'est que forestiers. Elle est suivie par la province orientale (73,5%), du Kasaï orientale (59,4%), Bandundu (40,6%), Kasaï occidental dont 25,5%, et les autres suivent.

CONCLUSION PARTIELLE (Chapitre I)

Dans ce premier chapitre que nous avons intitulé « Généralités sur la forêt de la RDC » notre objectif était de présenter d'une manière générale la forêt congolaise. Ici nous avons commencé par présenterl'écosystème congolais, nous avons défini la forêt, ses fonctions dans la régulation du climat. Nous avons présenté les potentialités que regorges ces forêts.

L'étendue forestière de la RDC couvre 54,57% de l'espace national, la forêt équatoriale est la plus grande du pays, elle abrite 11.000 espèces de plantes supérieurs (grande hauteur), sa faune est plus riche, elle comprend des espèces diverses adaptées chacune aux conditions climatiques. 1.117 espèces d'oiseaux, des gorilles de montagnes chimpanzés, éléphants (espèces rares).

La communauté internationale à des considérations plus espérées sur la forêt de la RDC. L'Europe est le centre de commercialisation des bois forestiers de cette république.

La forêt équatoriale considérée aujourd'hui de bien public de l'humanité. Ceci à cause de la problématique du réchauffement climatique.

En dépit de ceci, la République Démocratique du Congo est le possesseur originaire de sa forêt. Elle se trouve sur son étendue nationale, elle est régie par le code forestier qui est le document officiel ayant à sa charge la gestion, le mode d'exploitation... de la forêt congolaise.

Ceci nous pousse à aborder le chapitre suivant qui portera sur l'état de lieux de la forêt congolaise.

CHAPITRE II. ETAT DES LIEUX DES FORETS EN RDC

Dans notre contexte, un état des lieux est un inventaire, une description détaillée d'un corps ou d'un espace.

Ce chapitre présente l'état du couvert forestier, du niveau de déforestation, de dégradation des forêts, ainsi que de la contribution de ce secteur dans le développement durable de la RDC.

En effet, il est question de l'impact des activités humaines, de la gestion et de l'exploitation forestière en RDC.

SECTION 1. ETAT DES LIEUX DE GESTION ET EXPLOITATION DES FORETS

§1. DE LA GESTION FORESTIERE EN RDC

1. I. Fondements du code forestier

Le code de 2002 s'appuie sur deux éléments qui en constituent la clé de voute : il s'agit d'une part du principe d'aménagement durable (maintien de la ressource par une exploitation durable) et du principe d'adjudication de la valorisation de la forêt pour une meilleure gestion, qui devient la règle pour l'attribution des concessions.

En effet, la notion d'exploitation durable introduit de nouvelles charges liées à la préparation et à la mise en oeuvre des aménagements forestiers. L'aménagement forestier durable est un élément du développement durable. Aucun de ces deux concepts ne saurait être considéré comme un état ou une condition.

1. II. Du champ d'application du régime forestier et sa nature

La loi du 29 août 2002 portant code forestier institue un régime forestier applicable à la conservation, à l'exploitation et à la mise en valeur des ressources forestières sur l'ensemble du territoire. Il s'applique « également à la sylviculture, à la recherche forestière, à la transformation et au commerce des produits forestiers ».

1. III. Cadre institutionnel de gestion forestière

En matière de conservation, le ministère de l'Environnement, Conservation de la Nature et du Tourisme gère les aires protégées ainsi que l'Institut National pour la Conservation de la Nature (INCN) qui devint l'Institut congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN). L'institut des Jardins Zoologiques et Botaniques du Congo (IJZBC) est quant à lui chargé de la conservation ex situ.

Il sied de noter que pour réussir la certification, il faut compter avec les concessionnaires et la Société civile. Il a souligné l'importance de la certification qui est un moyen de sécuriser, à long terme, les forêts de la RDC.

§2. DE L'EXPLOITATION DE FORET

2. I. L'exploitation

Au Congo, l'exploitation forestière de bois d'oeuvre se déroule selon la méthode sélective. Elle consiste à récolter les belles tiges des essences commerciales recherchées, laissant derrière une forêt écrémée. Le risque d'épuisement de ces espèces prisées est donc permanent dans ce type d'exploitation, surtout lorsqu'elle est répétitive.

Elle provoque un déboisement annuel de l'ordre de 6.000 hectares. Toutefois, les superficies définitivement déboisées, représentées par les routes ouvertes, les beach (parcs à bois), les camps et autres ouvrages d'exploitation sont estimées à 2.000 hectares par an. Une telle exploitation n'est en soi que peu préjudiciable à l'écosystème forestier.

Les conséquences de l'exploitation de ces forêts sur la conservation des ressources de la biodiversité sont de plus en plus évidentes, étant donné l'existence des interrelations étroites entre le monde végétal et le monde animal. Ainsi, les conséquences néfastes de cette exploitation se manifestent sur la faune sauvage à la suite de la disparition d'arbres nourriciers et d'arbres refuges.

2. II. La régénération

La régénération forestière, c'est-à-dire la reproduction des arbres se fait selon deux approches, soit par :

v Rejets (ou drageons) : cette méthode exploite la capacité de nombreuses essences de feuillus à rejeter à partir d'une souche. Elle est surtout utilisée pour les taillis ;

v Semences : cette méthode nécessite, au moins pour certaines essences un niveau d'éclairement suffisant du sol, ce qui justifie des coupes d'éclaircies pour les uns et de larges coupes pour d'autres.

§3. IMPACT DES ACTIVITES HUMAINES

Les activités anthropiques ayant un impact sur l'écosystème congolais concernent la récolte du combustible ligneux, l'agriculture, l'exploitation forestière, la récolte des produits forestiers non ligneux, l'exploitation minière, la chasse et la pêche.

3.1.a. Impact de la récolte des combustibles ligneux

L'énergie-bois représente environ 88 % de la consommation totale d'énergie dans les secteurs domestiques, industriels et de transport face aux autres formes d'énergie (pétrole, électricité et charbon). Au regard des potentialités forestières énormes du Congo, on serait porté à croire qu'il ne peut y avoir une pénurie d'énergie-bois.

3.1.b. Impact de l'agriculture

Près de 60 % de la population congolaise seraient constitués des ruraux. Ces derniers pratiquent essentiellement une agriculture de subsistance. Pour ce faire, le milieu forestier leur procure un meilleur rendement que les conditions de savane. Par ailleurs, plusieurs cultures destinées à l'exportation ou au marché intérieur (café, cacao, palmier, etc.).

L'agriculture extensive est préjudiciable au maintien des forêts, surtout en zones de forte densité où le raccourcissement de la période de jachère ne permet plus à la forêt de se reconstituer.

Cette pratique appauvrit les sols et oblige les agriculteurs à chercher de nouvelles terres en forêt. Les pratiques agricoles modernes s'imposent de plus en plus en faisant appel à des variétés cultivées mises au point par la biotechnologie, au détriment des variétés locales mieux adaptées. L'usage de plus en plus répandu d'engrais biologiques et chimiques pour accroître les rendements des cultures ainsi que l'utilisation des pesticides peuvent entraîner la contamination des sols, des cours d'eau et des nappes phréatiques et provoquer des problèmes de santé chez les populations.

Par ailleurs, le surpâturage et la transhumance des troupeaux provoquent une dégradation rapide des sols spécialement sur les terrains accidentés. Cette situation est particulièrement grave dans le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Bas-Congo, la province orientale et le Katanga.

3.1.c. Impact de l'exploitation forestière

Au Congo, l'exploitation forestière de bois d'oeuvre se déroule selon la méthode sélective. Elle consiste à récolter les belles tiges des essences commerciales recherchées, laissant derrière une forêt écrémée. Le risque d'épuisement de ces espèces prisées est donc permanent dans ce type d'exploitation, surtout lorsqu'elle est répétitive.

Elle provoque un déboisement annuel de l'ordre de 6.000 hectares. Toutefois, les superficies définitivement déboisées, représentées par les routes ouvertes, les Beach (parcs à bois), les camps et autres ouvrages d'exploitation sont estimées à 2.000 hectares par an. Une telle exploitation n'est en soi que peu préjudiciable à l'écosystème forestier.

Le bois couvre environ les trois-quarts des besoins énergétiques de la République Démocratique du Congo. En termes de charbon de bois, par exemple, les besoins annuels estimés pour Kinshasa sont de l'ordre de 400 à 500 000 tonnes. Cette situation entraîne un déboisement aigu dans les régions périurbaines et provoque une surexploitation des espèces préférées par les producteurs de charbon de bois.

3.1.d. Impact des autres formes

Les formes de pression que subissent les ressources naturelles ne sont pas les moindres du point de vue de la conservation des ressources de la biodiversité. Elles sont ainsi regroupées simplement par le fait d'un manque de données chiffrées, fiables pour rendre compte de leurs impacts.

a. De la récolte des produits forestiers non ligneux

Les produits forestiers non ligneux comprennent tous les produits tirés de la forêt à des fins autres que l'utilisation conventionnelle de la matière ligneuse. Ces produits, servant tant à la pharmacopée traditionnelle qu'à l'alimentation humaine, sont parfois localement exploités

b. De la pratique des feux de brousse

Le feu est l'outil privilégié des agriculteurs traditionnels pour l'installation de leurs champs après défrichement de la forêt. Pour l'éleveur, l'utilisation de feu favorise l'apparition des jeunes repousses des graminées vivaces très appréciées par le bétail.

Les principaux effets de ces feux de brousse sont l'accélération de l'érosion, particulièrement en zones accidentées et à forte pluviosité, la destruction de l'humus conduisant à la perte de la fertilité des sols et l'appauvrissement de la flore par la destruction des graines des plantes annuelles.

c. De la chasse et pêche

Au Congo, on estime qu'environ 75 % des protéines animales proviennent de la chasse, régulièrement pratiquée autour des villages et le long des voies de communications.
La chasse de subsistance est moins nocive et participe même à la préservation de la ressource cynégétique dont la forêt constitue la réserve, en autant que la pression démographique ne soit pas forte.

L'importance de conserver la diversité biologique est indéniable en vue de pérenniser les ressources biologiques indispensables au développement socio-économique durable du pays.

Tableau 4. Conséquences des activités humaines sur l'écosystème.

ACTIVITES HUMAINES

CONSEQUENCES SUR L'ECOSYSTEME

Impact de l'agriculture intensive

Dégradation du sol.

Impact de l'exploitation forestière

Pertes des essences forestières, disparition de certaine espèce animale, changement climatique...

Impact de la chasse et de la pêche excessive

Pertes de la biodiversité.

Impact de feux des brousses

Infertilité du sol, sécheresse, érosion.

Impacts de la récolte des combustibles ligneux

Diminution de l'essence forestière

Impact d'utilisation des engrains inorganiques

Pollution du sol et de l'eau, maladie...

SECTION 2. DE LA CONVOITISE A LA MENACE

La multiplicité des acteurs et de leurs interventions rend le nouveau jeu international plus que jamais interactif. Cette hétérogénéité s'exprime tout particulièrement à travers la gouvernance mondiale dont il conviendra de préciser le concept usant de développement l'exemple de l'environnement.

Pour bien aborder cette question de menace contre la RDC à base de ses réserves forestières, examinons les particularités de la forêt congolaise.

§1. LES PARTICULARITES DE LA FORET CONGOLAISE

Les forêts Congolaises s'étalent sur une superficie de 1.280.042,16 km2, 400 espèces de mammifères, 10000 espèces de plante, elles sont un véritable sanctuaire écologique. C'est le second massif forestier de ce type dans le monde après celui d'Amazonie au Brésil. Un poumon vert gigantesque, grand ; trois fois que la France, et cinquante fois la Belgique.

1. I. DE L'OR VERT ET PARADIS TERRESTRE

Les forêts tropicales humides du bassin du Congo sont un grand espace vert, beau à voir. Elle fournit le bois d'exploitation au-delà des enjeux locaux et régionaux immédiats qui s'y attachent, les Forêts fournissent une gamme variée de services environnementaux dont les bénéfices débordent largement les frontières de la RDC. Tout d'abord elle participe à la purification et au recyclage de l'eau, de même qu'à l'approvisionnement eu nutriment.

Les aires protégées couvrent 10% de la superficie du pays, (23.454,80 km2) et comprend 60 aires protégées dont 8 parcs nationaux et 5 sites du patrimoine mondial.

Figure 11. Carte des aires protégées

SECTION 3. CHANGEMENT D'AFFECTATION ET OCCUPATION DU SOL

L'occupation du sol, c'est la couverture biophysique de la surface des terres émergées et donc le type d'usage (ou de non-usage) fait des terres par l'Homme.

Le sol recèle un trésor vivant insoupçonné. Le sol est le support des cultures, il est donc support de la vie terrestre. Son utilisation varie selon le type de domaine. A titre d'illustration :

Ø Pour un ingénieur civil, le sol est un support sur lequel sont construites les routes et sont fondés les bâtiments.

Ø Pour un ingénieur d'assainissement, le sol est un récipient d'égouts domestiquées et municipaux.

Ø Pour un hydrologue ou un hydrogéologue, le sol est un manteau vivant et végétalisé permettant le cycle de l'eau.

Ø Pour un écologiste, le sol est un habitat...

On aperçoit clairement que le sol est le centre des nombreux investissements anthropiques. Mais à des fois, ces investissements constituaient un préjudice à la fois pour l'Homme et pour le sol lui-même.

Le développement de l'agriculture, les infrastructures, l'exploitation forestière, et l'industrie minière sont définies comme les facteurs principaux de destruction de forêt à travers le monde. Cependant le degré d'impact de chaque facteur varie d'un pays à un autre.

Pour ce qui concerne la RDC, le changement de la surface boisée a évolué crescendo dus à la production du charbon, à l'exploitation des bois et à l'exploitation minière.

Source : CCNUCC

La figure 12 nous permet de constater que la déforestation a occasionné le changement d'affectation de la surface forestière, d'où la perte de la biodiversité.

· Pour la période 2000 à 2009, 7.632.029 hectares déboisés correspondant à un taux annuel de 0,52%.

· Pour la période 2010 à 2015, 7.005.535,30 hectares déboisés correspondant à 0,57% soit une augmentation de près de 11% du taux annuel de déforestation.

Donc, au total, entre 2000 et 2015, 14 millions d'hectares de forêt ont été perdus, soit environ 1 million par an.

En faisant de calcul : = 14,1%

Nous pouvons conclure en disant qu'en durée de 15ans, la forêt congolaise a perdu 14,1% de sa superficie qui est estimée à 99 millions d'ha.

La ville de Kinshasa par exemple, a connu de déboisement à différente échelle dus à l'urbanisation et à l'habitat. Une grande surface de la forêt congolaise est utilisée ou convertie en d'autres images.

L'urbanisation dans la ville de Kinshasa en est une illustration prouvant le changement d'affectation du sol comme nous pouvons constater les images LANDSAT ci-dessous de deux années différentes.

Figure 13. Image LANDSAT (composition colorée 543) Kinshasa 2002

Figure 14. Image LANDSAT (composition colorée 543) Kinshasa 2015

Figure 15. Carte de l'occupation sol Kinshasa en 2002

Figure 16. Carte de l'occupation du sol Kinshasa 2015

3.1.DISCUSSION

La figure 17 nous permet de constater que l'urbanisation a occasionné le changement d'affectation du sol, d'où la perte de la végétation.

Pour la période 2000 à 2015, 17.181,954 hectares d'espace vert de la ville de Kinshasa déboisés dus à l'urbanisation et à l'habitat.En effet, l'homme pour se procurer l'habitat, il exerce la coupe des arbres pour avoir les matériaux de construction ou pour implanter un bâtiment soit tracer une route. L'élargissement du boulevard Lumumba à Kinshasa en est l'exemple.

CONCLUSION PARTIELLE (CHAPITRE II)

L'état des lieux des forêts congolaises ; tel a été le titre de ce chapitre.

Il a été question de cerner l'impact des activités humaines et ses conséquences sur l'écosystème congolais.

L'homme par ses diverses interventions participe au changement de l'affectation du sol, l'urbanisation et l'habitat sont deux principaux facteurs qui poussent l'homme à la destruction de la forêt.

En effet, pour une durée de 15ans, la RDC a perdu 14 millions d'hectares, soit environ 1 million d'hectares par an.

CHAPITRE III.LES ACTIVITES ANTHROPIQUES ET LA PROBLEMATIQUE DU RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE

La généralité sur le réchauffement climatique, le gaz à effet de serre et le protocole de Kyoto ; lequel est le cadre officiel sur le réchauffement climatique sont des points essentiels qui constituerons ce chapitre.

SECTION 1. GENERALITE SUR LE RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE

La problématique du réchauffement climatique ne passe outre de l'entendement de tous les Etats car l'humanité tout entière en souffre ; ses effets sont pour ce siècle de temps palpable. Le souci remonte après les accords de Kyoto qui est un traité international visant la réduction des émissions de gaz à effet de serre, dans le cadre de la convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques dont les pays participants ont renoncé de tous. Signé le 11 Décembre 1997, il est entré en vigueur le 16 Février 2005 auquel la RDC en a ratifié le 23 Mars 2005.

§1. LE RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE QUID ?

1. I. Le réchauffement

Le réchauffement est l'action de chauffer, rendre plus chaud ce qui s'est refroidi. La planète elle, est un système composé d'éléments variés intimement reliés entre eux et fonctionnant comme un tout complexe puis planétaire ce qui dépasse les frontières.

Partant de là, nous pouvons définir le réchauffement planétaire comme étant la modification du climat de la terre caractérisé par un accroissement de la température moyenne à sa surface.

1. II. Le réchauffement climatique

Le réchauffement climatique, également appelé réchauffement planétaire, ou réchauffement global, est un phénomène d'augmentation de la température moyenne des océans et de l' atmosphère, mesuré à l'échelle mondiale sur plusieurs décennies, et qui traduit une augmentation de la quantité de chaleur de la surface terrestre. Dans son acception commune, ce terme est appliqué à une tendance au réchauffement global observé depuis le début du XXe siècle.

Selon le GIEC (Groupement Intergouvernemental sur l'Évolution du Climat ou IPCC en anglais) le réchauffement climatique, se définit comme étant l'augmentation de la température moyenne des océans et de l'atmosphère, à l'échelle mondiale et sur plusieurs années.

Les projections des modèles climatiques indiquent que la température de surface du globe est susceptible d'augmenter de 1,1 à 6,4 °C supplémentaires au cours du XXIe siècle. Les différences entre les projections proviennent de l'utilisation de modèles ayant des sensibilités différentes pour les concentrations de gaz à effet de serre et utilisant différentes estimations pour les émissions futures.

Pour nous, le réchauffement climatique est l'augmentation en outrance de la chaleur sur la surface de la terre entrainant des conséquences négatives sur la vie des êtres vivants.

§2. LES SIGNES ET CAUSES DU RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE

2. I. LES SIGNES DU RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE

Parmi les gestions assez difficiles à assurer s'ajoute aujourd'hui la gestion du climat. Plusieurs changements ont été observés dans le monde qui semble cohérent avec l'existence d'un réchauffement planétaire. Ce sont entre autres les modifications du climat et la fonte des glaces. Le premier est évidemment ; la hausse globale de la température (de l'atmosphère ainsi que des océans). Voici les signes le plus observés :

a. Le dérèglement du climat

Le climat "devient fou". Sécheresses anormales dans certaines régions du globe, pluies diluviennes entraînant des inondations, augmentation de la fréquence des ouragans et tempêtes tropicales en sont de nombreuses manifestations. Certaines régions connaissent un refroidissement, tandis que d'autres un réchauffement. L'on ne rencontre presque plus des grands icebergs de la nature de ceux qui ont fait couler plusieurs navires tel que le Titanic en 1912.

En Afrique, le phénomène est pur explicable ; la sécheresse du lac Tchad nous prouve de modèle des effets de ce fléau, la diminution des eaux dans le fleuve Congo où le courant produit à base du barrage Inga est baissé car l'eau n'est plus à la hauteur, diminution de la profondeur au bijoux lac Tanganyika, la monté du désert de Kalahari vers le nord, etc.

b. Elévation du niveau de la mer et réchauffement des océans :

On a pu observer une augmentation de 10 à 20 centimètres du niveau au cours du 20ème siècle dû à la fonte de glace. Sans s'attarder sur ces signes, ces faits sont indiscutables et augurent des défis qui attendent l'humanité entière si le phénomène continue à s'amplifier.

c. Modification de la répartition géographique de la faune et de la flore

Certaines espèces animales et végétales ont tendance à migrer vers le nord ; à la recherche de l'abri. En RDC l'on constante l'invasion de l'espèce rare « okapi » qui cherche refuge ailleurs alors que sa condition propre de vie est seulement favorable aux montagnes de la RDC.

2. II. LES CAUSES DU RECHAUFFEMENT PLANETAIRE

Le réchauffement climatique en lui-même est un phénomène naturel. Car bien avant la révolution industrielle les sociétés ont dû faire face à des changements graduels ou abrupts du climat durant des millénaires.

Les variations de températures de l'atmosphère sont généralement liées à différents facteurs comme les fluctuations de l'activité du soleil ou la vitesse de la terre. Mais la cause majeure du réchauffement actuel de la planète est un phénomène, appelé « effet de serre » qui arrive à perforé la couche d'ozone laquelle sépare le soleil de la terre.

a. LES CAUSES NATURELLES

L'effet de serre est un phénomène naturel de la basse atmosphère, qui contribue à retenir une partie de la chaleur solaire à la surface de la terre, par le biais du pouvoir absorbant de certains gaz.

En effet le rayonnement solaire, émis sous forme de courtes longueurs d'ondes, dont 30% sont faiblement réfléchies par l'atmosphère et 70% parviennent à la surface de la terre, ce qui provoque un réchauffement de cette dernière.

En réponse à cette absorption de chaleur, la surface terrestre émet un rayonnement de grandes longueurs d'onde (infrarouge) en direction de l'espace par certains gaz de l'atmosphère dits « gaz à effet de serre » qui renvoient une partie de ce rayonnement vers la terre. Ces gaz empêchent ainsi le refroidissement de la terre mais permettent son réchauffement voir aussi les éruptions volcaniques influentes également sur l'atmosphère en émettant de grandes quantités de poussières et de composants soufrés qui participent activement à l'effet de serre.

Figure 18. Réchauffement planétaire naturel

b. LES CAUSES HUMAINES

Le réchauffement climatique est largement attribué à un effet de serre additionnel dû aux rejets de gaz à effet de serre et principalement des émissions de CO2, à cause des activités humaines. Ceci est certainement dû à la combustion des énergies fossiles telles que le charbon, le gaz naturel, le pétrole, des rejets polluants issus des industries et des transports routiersainsi que de la destruction de grandes forêts équatoriales.

Au nombre des prétextes économiques, nous voulons évoquer d'abord l'exploitation abusive des ressources naturelles renouvelables par les activités des industries et de l'agriculture. Cette façon délibérée d'épuiser ces ressources du sol et du sous-sol favorisent l'émission des gaz à effet de serre.

La déforestation permanente crée aussi des déséquilibres et peut augmenter l'effet de serre de plusieurs façons. Que les arbres abattus soient brûlés ou qu'ils se décomposent naturellement, ils émettent du CO2 Mais si on ne replante pas d'arbres, il n'y aura rien pour absorber le carbone émis par les arbres coupés, et ceci fera augmenter les quantités de CO2 dans l'atmosphère.

Figure 19. Activités humaine polluante

§3. LES CONSEQUENCES DU RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE

Le réchauffement climatique a plusieurs conséquences dans la biodiversité auquel est abritée l'humanité; nous citons les plus importantes d'où :

3. I. LES CONSEQUENCES AUTOMATIQUES

a. Hausse du niveau de la mer et réchauffement des océans

Le niveau moyen des mers s'est élevé de 10 à 20 cm. A mesure que les eaux de surface des océans se réchauffent, l'eau se dilate et le niveau de la mer s'élève ceci à cause de la fonte de glacier. Les grandes réserves glacières s'effondrent à cause du niveau élevé de la chaleur sur l'étendue de la surface terrestre.

On estime que les océans ont absorbé à ce jour 80 à 90 % de la chaleur ajoutée au système climatique. Ce réchauffement contribue pour 30 % à une montée du niveau de la mer par dilatation thermique des océans, 60 % de cette montée étant due à la fonte des glaces continentales (dont la moitié provient de la fonte des calottes polaires) et 10 % à un flux des eaux continentales vers les océans.

b. Accroissement des températures mondiales moyennes

La hausse des températures se répercute sur les schémas de production. La croissance et la santé des plantes se trouvent parfois avantagées par la diminution des périodes de froid et de gel. L'humanité souffre d'une hausse des températures, surtout si elle se conjugue à des pénuries d'eau. Certaines mauvaises herbes risquent de se propager vers des latitudes plus élevées.

c. Changements graduels du régime des précipitations

Parmi les gestions les plus difficiles à exercer, on ne peut pas épargner la gestion du climat. On remarque une augmentation de la fréquence, de la durée et de l'intensité des périodes sèches et des sécheresses, une variation de l'époque, du lieu et de l'abondance des chutes de pluie et de neige.

d. Recul des glaciers de montagne

Changement de l'accumulation des neiges au sommet du Kilimandjaro où cette montagne bijoux de l'Afrique a perdu 82 % de son glacier durant le XXe siècle et celui-ci pourrait avoir disparu en 2020. Pour certains climatologues, ce recul est dû à une diminution des chutes de neige depuis le XIXe siècle.

e. Conséquences négatives pour l'humanité.

De nombreuses contraintes sont à prévoir pour l'homme :

- Un déplacement des populations dû à l'augmentation du niveau des mers (risques d'inondations)

- Un développement des maladies.

- Des difficultés à se procurer de l'eau et de la nourriture à cause de l'augmentation de la sécheresse.

- Une augmentation des catastrophes naturelles (cyclones, sécheresse, inondations...).

3. II. CONSEQUENCES EN RDC

En ce qui concerne la RDC, l'élévation de température risque d'augmenter le nombre de canicules (grandes chaleurs) d'ici 2020. Alors que le nombre de jours de canicule est actuellement de 3 à 10 par an, rendant banale la canicule exceptionnelle de 2003.

Le changement de saisons est une autre conséquence néfaste pour la RDC car la pluie n'est plus abondante comme jadis dans la cuvette centrale, la température moyenne était de 15°, aujourd'hui, le service météorologique nous renseigne que la température moyenne en RDC est désormais 20°C.

Au Katanga les températures moyennes changent suite aux activités minières, les feux de brousse de la forêt de Miombo, la baisse de niveau d'eaux dans le fleuve Congo (variation de débit du fleuve).

Des conséquences sanitaires des phénomènes climatiques sont redoutées : « la mortalité associée à la chaleur, les vecteurs de maladies infectieuses dans diverses provinces, le paludisme et les allergies aux pollens aux latitudes moyennes et élevées de l'hémisphère nord » ou l'émergence de maladies infectieuses. Les changements climatiques pourront modifier la distribution géographique de nombreuses maladies infectieuses.

3. III. LES REGIONS PLUS VULNERABLES

Les plus vulnérables sont les plus touchés. Ce sont les communautés les plus pauvres qui sont  le plus exposées aux impacts des changements climatiques, car elles disposent moins de ressources pour investir dans la prévention et l'atténuation de leurs effets. Certaines des populations les plus à risque sont les paysans pratiquant l'agriculture de subsistance, les populations autochtones et celles qui vivent le long des côtes ; en ceci on en tire la conclusion suivante :

Ø Petits États insulaires : Ceux-ci sont particulièrement vulnérables aux changements climatiques, leur petite taille les exposant plus aux catastrophes naturelles et aux chocs extérieurs, en particulier la montée du niveau de la mer et les menaces qui pèsent sur leurs ressources en eau douce ;

Ø Afrique : cette région est aussi vulnérable aux changements climatiques et à la variabilité du climat à cause d'une pauvreté endémique, de la faiblesse de ses institutions et de catastrophes et conflits complexes. La sécheresse s'est étendue et aggravée depuis les années 1970 et le Sahel et l'Afrique australe ont déjà connu un climat plus sec au cours du XXème siècle ;

Ø Arctique : les températures moyennes de l'Arctique ont crû près de deux fois plus vite que la moyenne mondiale. L'étendue annuelle moyenne de la glace arctique a rétréci de 2,7  % par décennie et de larges superficies de l'océan arctique pourraient perdre leurs glaces pérennes d'ici la fin du XXIème siècle si les émissions humaines se situent dans la moyenne supérieure des estimations actuelles.

L'Arctique a une importance particulière parce que les changements qui s'y produisent ont des répercussions planétaires à cause de sa grande réserve de glace qui risque de se fondre et suscitera l'augmentation du niveau de l'océan et la perte des certaines biodiversité tels que : L'ours polaire, le pingouin etc. ;

Ø Asie : le Pays du soleil levant ; le Japon illumine le monde par son industrialisation, le continent asiatique regorge d'énormes industries qui bouleversent la climatologie. D'ici 2050, plus d'un milliard d'individus pourraient subir le contrecoup d'une diminution des ressources en eau douce, en particulier dans les grands bassins fluviaux.

Ø Amérique : les changements climatiques limiteront les ressources en eau déjà lourdement grevées par la demande croissante des secteurs agricole et industriel et des villes.

Entendu que le réchauffement climatique a comme source l'activité humaine, ce dernier produit du gaz à effet de serre; analysons-en brièvement.

SECTION 2. LE GAZ A EFFET DE SERRE

Dans cette section, trois points essentiels seront traités, entre autre : la définition et source de gaz à effet de serre, les différents gaz à effet de serre puis les pouvoir du réchauffement climatique où nous nous attellerons sur les grands pollueurs de la planète.

§1. DEFINITION ET SOURCE DE GAZ A EFFET DE SERRE

1. I. DEFINITION

a. Aperçu définitionnel

L'effet de serre est l'effet naturel de la basse atmosphérique (troposphère) qui contribue à retenir une partie de la chaleur solaire à la surface de la terre, par le biais du pouvoir absorbant de certains gaz.« Sans le gaz à effet de serre, la température moyenne à la surface de la terre serait de -3°C ».(Médard NTOMBI KABEYA)

Les gaz responsables de l'effet de serre d'origine anthropique sont le gaz carbonique (C02), le méthane (CH4), l'oxyde nitreux (N2O), l'ozone troposphérique (O3), les CFC et les HCFC, gaz de synthèse responsables de l'attaque de la couche d'ozone, ainsi que les substituts des CFC : HFC,PFC et SF6

Figure 20. Cycle du réchauffement de la terre.

Les gaz à effet de serre sont naturellement très peu abondants. Mais du fait de l'activité humaine, la concentration de ces gaz dans l'atmosphère s'est sensiblement modifiée ; ainsi, la concentration en C02, principal Gaz à effet de serre, a augmenté de 30% depuis l'ère préindustrielle.

2.1. SOURCES DE GAZ A EFFET DE SERRE

Le réchauffement climatique est dit ipso facto par la multiplicité des gaz à effet de serre car ces derniers augmentent la température dans l'atmosphère. Lorsque nous utilisons des énergies fossiles, telles que le charbon, le pétrole ou le gaz, nous brûlons du carbone, ajoutant ainsi du C02 dans l'atmosphère.

Notons qu'il y a plusieurs gaz à effet de serre qui accablent le monde aujourd'hui et qui ont connu un développement il y a plusieurs années. La suite de ce paragraphe nous éclairera davantage.

§2. DIFFERENTS GAZ A EFFET DE SERRE

2. I. PRINCIPAUX GAZ A EFFET DE SERRE

Voici les gaz à effet de serre désignés par le protocole de Kyoto ; document cadre de nations Unies portant certification officiel sur le réchauffement climatique :

1. Le dioxyde de carbone(CO2) : le gaz carbonique ou dioxyde de carbone provient essentiellement de la combustion des énergies fossiles et de la déforestation ;

2. Le méthane (CH4) : c'est l'autre gaz à effet de serre dont la concentration a doublé depuis la révolution industrielle. Les sources "humaines" sont les rizières, les décharges d'ordures, les élevages bovins, les fuites sur les réseaux de gaz et l'exploitation charbonnière. L'oxyde nitreux, ou protoxyde d'azote (N2O) est un autre gaz à effet de serre, qui provient de certaines industries et des excès d'épandages d'engrais, les exploitations pétrolières et gazières ;

3. L' hexafluorure de soufre (SF6) : utilisé par exemple dans les transformateurs électriques ;

4. Les hydrofluorocarbures (HFC) : sont les gaz réfrigérants utilisés dans les systèmes de climatisation et la production de froid, les gaz propulseurs des aérosols ;

5. Les per fluorocarbures (PFC) ou hydrocarbures per fluorés.

6. Le protoxyde d'azote ou oxyde nitreux (N2O) : ceci provient de l'utilisation des engrais azotés et de certains procédés chimiques.

Les deux principaux gaz à effet de serre sont le gaz carbonique, qui contribue à l'effet de serre à une hauteur de 60 % et le méthane. Cependant, le gaz méthane n'a qu'une faible durée de vie dans l'atmosphère, le gaz carbonique y demeure pendant plus d'un siècle. C'est pourquoi l'attention se focalise aujourd'hui sur la réduction des émissions de gaz carbonique.

Tableau 05. Principaux gaz polluants de l'atmosphère

NOM

GAZ

REACTION

Particules en suspension.

Gaz d'échappement; industries; incinération des déchets; production de chaleur et d'électricité; réactions des gaz polluants dans l'atmosphère.

Doses admissibles : 75 mg/m3 sur un an; 260 mg/m3 en 24 h (composés de carbone, nitrates, sulfates, le plomb, le cuivre, le fer et le zinc).

Plomb (Pb)

Gaz d'échappement; fonderies

Doses admissibles : 1,5 mg/m3 sur 3 mois

Oxydes d'azote (NO, NO2)

Gaz d'échappement; production de chaleur et d'électricité; acide nitrique; explosifs; usines d'engrais.

Doses admissibles : 100 mg/m3 (0,05 ppm) sur un an.

Oxydants photochimiques (principalement ozone - O3 - et également nitrate de péroxyacétyle et aldéhydes).

Formés dans l'atmosphère par réaction des oxydes d'azote, des hydrocarbures et de la lumière.

Doses admissibles : 235 mg/m3 (0,12 ppm) en 1 h.

Hydrocarbures autres que le méthane (éthane, éthylène, propane, butanes, pentanes, acétylène)

Gaz d'échappement; évaporation des solvants; procédés industriels; élimination des déchets solides.

Réagit avec les oxydes d'azote et la lumière pour former des oxydants photochimiques.

Gaz carbonique, ou dioxyde de carbone (CO2)

Toute forme de combustion.

Nocif pour la santé à des concentrations de plus de 5 000 ppm pendant plus de 2 h; le taux atmosphérique est passé d'environ 280 ppm il y a un siècle à plus de 350 ppm aujourd'hui; cette tendance pourrait contribuer à l'augmentation de l'effet de serre.

L'écosystème Congolais est pollué par plusieurs gaz dont le plus imminent est le gaz carbonique. Il s'agit ici de dire que différents gaz, notamment le gaz carbonique ou le méthane, influent sur ce mécanisme en retenant une partie des radiations solaires, ce qui, à long terme, provoque un réchauffement de la Terre. Les techniques d'analyse chimique de l'environnement peuvent être mises à profit afin de déterminer les teneurs des polluants de l'environnement dans l'atmosphère.

Le dioxyde de carbone serait l'un des polluants majeurs de notre environnement. Selon certaines théories encore controversées, l'augmentation des quantités de ce gaz dans l'atmosphère, depuis la révolution industrielle, serait responsable du réchauffement de la planète. Cela ne signifie pas que le réchauffement général de l'atmosphère soit inévitable.

2. II. LA COUCHE D'OZONE

Il convient de bien distinguer la question du changement climatique de celle du "trou" dans la couche d'ozone : il s'agit de deux phénomènes différents dont les causes sont dissociées.

L'ozone est une molécule présente dans l'atmosphère et de manière plus concentrée dans la stratosphère (entre 8-18 km et 50 km d'altitude) où elle forme une "couche". Cette couche joue un rôle important car elle protège la terre contre les rayons ultra-violets dangereux (UV-B).

Les chlorofluorocarbures (CFC), qui comptent parmi les substances responsables de l'appauvrissement de la couche d'ozone et qui sont donc à ce titre régis par le Protocole de Montréal, sont également des gaz à effet de serre. Les négociations actuelles sur le climat portent donc sur la limitation et la réduction des émissions des autres gaz à effet de serre car ce dernier affecte la couche d'ozone.

Certains pays sont des véritables pollueurs de la planète, ils développent plus d'industries lesquelles sont parvenu à aggraver la situation alors que les autres ne subissent que les conséquences auxquelles ils ne sont pas causals.

§3. LES GRANDS POLLUEURS DE L'ENVIRONNEMENT

Les grands pollueurs de l'environnement sont les Etats Unis et la Chine. On y ajoute le reste des pays composant le G8, les grands émergents (Chine, Inde, Brésil, Afrique du Sud, Mexique) ainsi que la Corée du Sud, l'Indonésie et l'Australie. Ces pays représentent 80% des émissions mondiales des gaz à effet de serre (GES).

Les émissions de CO2 de la Chine ont dépassé celles des États-Unis en 2007 alors qu'elle ne produit que 5,4 fois moins de richesses que l'Union européenne ou les États-Unis, et elle n'aurait dû, en théorie, atteindre ce niveau qu'aux alentours de 2020. En 2007, la Chine est le premier producteur et consommateur de charbon, sa première source d'énergie, qui est extrêmement polluante. De plus, l'augmentation du niveau de vie accroît la demande de produits « énergivores » tels que les automobiles ou les climatisations.

Plusieurs conférences ont déjà réuni les Etats où la lutte contre le réchauffement climatique, mais celle de Kyoto fut adoptée comme cadre officiel.

SECTION 3. LE PROTOCOLE DE KYOTO : CADRE OFFICIEL SUR LE RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE

Le protocole de Kyoto est un traité international visant la réduction des émissions de gaz à effet de serre, dans le cadre de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques dont les pays participants se rencontrent une fois par an depuis 1997. Signé le 11 décembre 1997 lors de la 3e conférence annuelle de la Convention (COP 3) à Kyoto, au Japon, il est entré en vigueur le 16 février 2005 et a été ratifié par 168 pays lors de sa négociation, aujourd'hui il réunit 195 Etats membres. Ce protocole visait à réduire, entre 2008 et 2012, de 6 % par rapport au niveau de 1990 les émissions de six gaz à effet de serre: dioxyde de carbone, méthane, protoxyde d'azote et trois substituts des chlorofluorocarbones.

3.1. FORCES ET FAIBLESSE DE KYOTO

a. Forces

Sa force réside dans les objectifs de réduction d'émissions de gaz à effet de serre qui lui donnent une forte lisibilité politique. Néanmoins, le processus de fixation de ces objectifs, l'absence de prise en compte des circonstances nationales et un traitement indifférencié des secteurs soumis à la concurrence internationale constituent ses principaux talons d'Achille.

Le protocole de Kyoto est également caractérisé par une innovation majeure, les mécanismes de flexibilité, concrétisés par la mise en place d'un marché de permis à l'échelle internationale mais aussi par de nombreux marchés nationaux ou régionaux développés dans de nombreux pays.

Il est pourtant important de rappeler que le protocole de Kyoto est une première solution certes imparfaite, mais qu'il faut remplacer dans une démarche d'apprentissage et dans un contexte où les incertitudes scientifiques étaient encore relativement moins nombreuses. Il a été construit de façon à pouvoir évoluer : c'est pourquoi la première période d'engagement avait une durée de seulement cinq ans (2008-2012).

De plus, la Convention climat et le protocole de Kyoto ont permis d'élaborer un tableau de bord d'indicateurs concernant le climat au niveau international et dans chaque pays, via notamment les rapports réguliers qui sont requis dans la Convention climat qui n'existait pas auparavant. Cette information est nécessaire pour piloter des politiques publiques.

b. Faiblesse : l'après-Kyoto :

La communauté internationale a négocié un nouvel accord international; cet accord a été trouvé de juste lors de la Conférence de l'ONU sur le climat à Doha (2012), les Etats signataires se sont assignés l'objectif de reporter les objectifs de Kyoto vers 2020. La Russie, le Japon et le Canada se sont cependant retirés, ne laissant plus que les pays qui représentent 15% des émissions de gaz à effet de serre ; quel malheur une fois encore. En l'absence d'accord, le Protocole de Kyoto, qui oblige les pays industrialisés signataires à réduire leurs gaz à effet de serre, aurait expiré le 31 Décembre 2012.

CONCLUSION PARTIELLE (Chapitre III)

Les activités anthropiques et la problématique du réchauffement climatique ; tel a été le titre de ce chapitre.

Il a été question de cerner la problématique du réchauffement climatique, ce fléau qui fait rage au siècle présent (XXIème siècle) où aucune partie de la planète terre n'est épargnée ; l'humanité toute entière est donc touchée. Nous avons présenté l'histoire du réchauffement climatique, les signes et causes voire les conséquences qui découlent des effets de ce fléau.

L'homme par ses diverses activités participe au dérèglement du climat, la pollution due à la combustion des énergies fossile, la déforestation, l'émission de CO2, l'industrialisationetc. sont définies comme les facteurs à la base du réchauffement planétaire.

L'effet de serre, est la principale cause du réchauffement climatique ; du fait qu'il parvient à créer le gaz à effet de serre, un gaz carbonique terrible qui est parvenu à trouer la couche d'ozone laquelle nous préserve du rayonnement solaire. Une fois perforée, les rayons ultraviolets parviennent à l'humanité et causent d'énormes dégâts (cancer de la peau, etc.).

Le protocole de Kyoto nous a servi de cadre dans la compréhension des soucis qu'ont prouvé les Etats de lutter contre le réchauffement climatique où jusqu'aujourd'hui 192 Etats en son signataires, néanmoins celui-ci n'a pas eu le plein succès car ces derniers n'ont renoncé à l'industrialisation qui exagère aussi et réchauffe de plus la planète terre.

CHAPITRE IV. IMPACT DE LA DEFORESTATION ET CHANGEMENT CLIMATIQUE EN RDC

L'impact de la déforestation en RDC, le changement climatique et la solution au problème du changement climatique sont des grands points auquel nous allons exploités durant ce chapitre.

SECTION 1. L'IMPACT DE LA DEFORESTATION EN RDC

Avant d'attaquer ce point, il est important de connaitre le sens du mot « déforestation ».

§1. ASPECT DEFINITIONNEL : Déforestation quid ?

1. I. étymologie.

Le mot « déforestation » tire son origine de l'anglais « deforest » qui signifie déboiser ou arracher le bois.

1. II. Définition

a) Déforestation

Selon le dictionnaire LAROUSSE, la déforestation est l'action de détruire la forêt.

Kanninen et al. (2007) définit la déforestation comme étant l'affectation de la terre forestière à une utilisation différente ou encore la réduction à long terme du taux de couverture de la canopée en dessous du seuil de 10 %.

b) Dégradation forestière

La dégradation forestière est un processus tout à fait différent de la déforestation. Plusieurs organismes internationaux en ont proposé des définitions.

Le rapport de la FAO (2011) souligne que la définition de l'OIBT est la plus exhaustive en comparaison à celle proposée par le GIEC (Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat), qui met l'accent sur le carbone.

Cependant, la définition proposée par la FAO (2011) retient que la dégradation des forêts est la réduction de la capacité de la forêt à fournir des biens et des services. Dans le contexte de la REDD +, elle peut être définie comme la perte partielle de la biomasse due à l'exploitation forestière ou à d'autres causes (Kanninen et al. 2007).

§2.Les causes actuelles de la déforestation et de la dégradation des forêts en RDC

Le Bassin du Congo affiche un taux historique de déforestation relativement bas en comparaison à d'autres zones de la planète. Cependant, il a déjà amorcé une tendance vers la hausse, qu'il convient de maîtriser. Si l'on considère de nombreuses pressions qui s'exercent sur les espaces forestiers et vont croissantes, suite aux demandes de plus en plus pressantes en terres agricoles, exploitations minières et autres, il est important de déterminer les causes actuelles de la déforestation et de la dégradation, afin de proposer des options et des compromis efficaces et réalistes, visant à mieux protéger les écosystèmes forestiers sans constituer une entrave aux objectifs de développement

2.1.Les causes immédiates de la déforestation et de la dégradation

Geist et Lambin (2001) ont identifié quatre grands groupes de facteurs qui peuvent être considérés comme les causes immédiates de la déforestation et la dégradation de la forêt, c'est-à-dire les facteurs qui agissent directement sur elles. Il s'agit principalement :

Ø De l'extension des infrastructures ;

Ø De l'expansion de l'agriculture ;

Ø De l'extraction du bois ;

Ø Des autres facteurs.

§2.1.1. L'extension des infrastructures et l'expansion urbaine

En termes d'infrastructures, on peut citer, entre autres, les routes, le chemin de fer, les barrages hydroélectriques et les lignes de transport de l'énergie électrique. Il est important de mentionner que l'ouverture d'une route a un double impact sur le couvert forestier. Tout d'abord, pour ouvrir la route, on est obligé de détruire la forêt. D'autre part, la route ouverte donne de nouvelles opportunités aux agriculteurs, éleveurs et aux chasseurs d'accéder à des parties de la forêt jadis inaccessibles. Ce qui entraîne de nouvelles conversions des surfaces forestières. C'est le cas pour le chemin de fer et les autres formes d'infrastructures.

L'expansion urbaine est essentiellement motivée par l'explosion démographique dans les grandes cités. Le rapport RPP Congo avance le taux de croissance démographique de 3,6 %. Le taux annuel de croissance urbaine est passé de 6,6 % dans la période allant de 1960 à 1974 à 6,8 % dans celle de 1974-1984, soit une hausse de près de 3 % (Tati 1987). Cependant, nos connaissances actuelles sont limitées, car aucune donnée actuelle disponible ne permet d'actualiser cette statistique.

§.2.1.2. L'expansion de l'agriculture

Kissinger et al. (2012) ont montré que l'agriculture paysanne est la principale cause de déforestation dans les zones tropicales Elle contribue à 35 % à la destruction de la forêt en Afrique, 65 % en Amérique latine et un peu plus de 30 % en Asie du Sud-est. L'idée selon laquelle l'agriculture itinérante sur brûlis est responsable d'une déforestation irréversible.

§2.1.3. L'extraction du bois

L'extraction du bois semble être la principale cause de dégradation des forêts, tant en Asie du Sud-est, en Amérique latine qu'en Afrique. L'exploitation forestière contribue à plus de 80 % à la dégradation forestière en Asie du Sud-est, à plus de 75 % en Amérique latine, contre environ 32 % en Afrique (Kissinger et al. 2012). En RDC, on distingue Trois types d'extraction du bois :

Ø L'exploitation industrielle ;

Ø Le sciage artisanal ;

Ø Le bois énergie.

2.1.4. Les autres facteurs

Ce sont des facteurs différents de ceux qui sont classés si haut. Ils concernent principalement :

Ø Les prédispositions environnementales ;

Ø Les facteurs biophysiques ;

Ø Les événements sociaux tels que : les guerres, les révolutions ;

Ø Extension des infrastructures

- Transport

- Marché

- Peuplement

- Services publics

- Entreprises Publics

Extraction du bois

- Charbon de bois

- Bois de chauffage

- Production de charbon de bois

Expansion de l'agriculture

- Agriculture itinérante

- Agriculture permanente

- Elevage extensif

Facteurs démographiques

Accroissement naturel

- Migration

- Densité

Facteurs technologiques

- Facteurs de production agricole.

- Applications dans le secteur.

Facteurs politiques

- Mauvaise gestion

- Climat politique

Facteurs culturels

- Comportement des individus

- Attitudes

Autres facteurs

- Facteur biophysique

- Guerre

L'exploitation des minerais, etc.

Facteurs économiques

- Croissance du marché et commercialisation

- Structure économique

- Urbanisation et industrialisation

Figure 21. Causes de la déforestation et dégradation forestière.

Sources : Extrait de Geist et Lambin (2001).

§3. IMPACTS DE LA DEFORESTATION

La déforestation a de nombreuses conséquences sur les écosystèmes naturels et cela pose de sérieux problème à savoir :

Ø La perte de la biodiversité ;

Ø L'aggravation des catastrophes naturelles ;

Ø La diminution en ressource en eau ;

Ø Le changement climatique.

3.1. La perte de la biodiversité.

Les forêts congolaises comptent 415 espèces de mammifères, 11.000 sortes de plantes, 1.117 espèces d'oiseaux. Gorilles, bonobos, chimpanzés, éléphants de forêts et okapis sont parmi les espèces les plus emblématiques de cette extraordinaire biodiversité. C'est pourquoi, la déforestation est une catastrophe aussi bien pour l'homme que pour les animaux, en détruisant ces forets les conditions de vie de ces espèces deviennent défavorables. A cause de ceci, certaines espèces animale émigrent pour vivre ailleurs et d'autres encore meurent.

3.2. L'aggravation des catastrophes naturelles.

Les forêts sont indispensables à la qualité des sols. En effet, la présence d'une forêt sur un sol tend à rendre ce sol plus riche en matière organique, mais aussi plus résistant aux intempéries ou à l'érosion. De ce fait lorsqu'un espace forestier est détruit, le sol se fragilise peu à peu et rend l'écosystème plus vulnérable aux catastrophes naturelles telles que : le glissement de terrain et les inondations.

3.3. La diminution des ressources en eau.

Les forêts aident à reconstituer les nappes phréatiques essentielles pour l'eau potable. Ainsi, les ¾ de l'eau accessible proviennent de bassins versants forestiers, ceci en filtrant et en retenant l'eau, protègent les bassins versants qui fournissent de l'eau douce purifiée aux rivières.

La déforestation entraine l'envasement de cours d'eau, ce qui réduit l'accès à l'eau potable ; à la fois en quantité et en qualité.

3.4. Le changement climatique.

La déforestation a aussi un impact très fort sur le changement climatique. En effet, les arbres stockent du CO; moins d'arbres, c'est moins de CO2 absorbés et donc plus d'effet de serre.

SECTION 2. LE CHANGEMENT CLIMATIQUE EN RDC

2.1. ASPECT DEFINITIONNEL

?Le changement climatique est une modification durable et globale des paramètres climatiques et météorologiques de la Terre due aux émissions anthropiques de GES.

?Les émissions de GES d'origine anthropiques depuis la révolution industrielle résultant principalement de la combustion des fossiles et au déboisement des forêts ont fait augmenter considérablement le niveau de GES dans l'atmosphère.

2.2. LA PERCEPTION DES CHANGEMENTS CLIMATIQUES PAR LA POPULATION.

La perception des problèmes des changements climatiques par la population en RDC a fait l'objet de deux séries d'enquêtes. Dans un premier temps, seule la ville province de Kinshasa a été ciblée en 2018 en interrogeant 100 personnes en prenant en considération la période 2006 - 2015. Ensuite, l'investigation a couvert le reste du territoire national en se référant sur l'actualité des médias.

Le questionnaire des enquêtes a porté sur les cinq thèmes principaux suivants :

Ø Identification de la personne enquêtée en termes d'âge et de sexe ;

Ø Problèmes relatifs aux deux variables climatologiques de référence (pluies et température) ;

Ø Problèmes relatifs aux ressources en eau ;

Ø Problèmes relatifs aux activités agricoles et pastorales ;

Ø Problèmes relatifs à l'équilibre environnemental naturel face aux catastrophes dus au climat (inondations, éboulements, coupures des routes, érosions, et maladies). Le dépouillement des fiches a été facilité grâce à l'utilisation du logiciel EXCEL.

2.3. RESULTATS

2.1.1. Résultats de l'inventaire des émissions des GES en 2015

Il s'agit d'abord des résultats concernant les 3 principaux gaz à effet de serre, à savoir le CO2, le CH4 et le N2O. Les valeurs sont exprimées en giga grammes ou 109 grammes.

Tableau 6. Emissions de trois principaux GES.

Type des Gaz

Emissions brutes des GES en (Gg)

Absorption de GES

Emissions nettes des GES

Emissions nettes (enGg- Equivalent CO2)

CO2

415 585,54

597 578,99

- 181 992,45

- 181 992,45

CH4

2 215,70

 

2 215,70

46 529,70

N2O

10,86

 

10,86

3 155,18

TOTAL

 
 
 

- 132 307,57

Source : A.N.C.R.

Il ressort du tableau 7 que les émissions brutes des GES, exprimées en Equivalent CO2 sont les plus abondantes en CO2, suivies de celles du CH4 et du N2O. De façon globale, le bilan entre les émissions réelles et l'absorption des GES, aboutit à un imposant puits de séquestration par les forêts de la RDC.

La deuxième ventilation des GES concerne les émissions brutes agrégées par source.

Tableau 7. Emissions brutes de GES.

Source d'émission

Emissions brutes

%

Emissions nettes

Energie et procédés industriels.

3 621,37

0,7

3 621,37

Agriculture.

34 854,50

7,4

34 854,50

Forêts et changements d'affectation des sols.

420 738,91

90,4

-176 840,08

Déchets.

6 056,64

1,5

6 056,08

Total

465 271,42

100

- 132 307,57

Il découle du tableau 8 que le secteur Forêts et changements d'affectations des sols constitue le plus grand « émetteur » des GES avec plus de 90 % du total. Les secteurs Agriculture, et Energie et procédés industriels sont faiblement émetteurs de GES en RDC. Cependant, la réalité est que les émissions nettes des GES du secteur Forêts et changements d'affectation des sols présentent au total une valeur négative, ce qui signifie que, la capacité d'absorption des GES par ce secteur l'emporte de loin par rapport à sa force d'émission.

2.1.2. La perception des changements climatiques par la population

Ø Age moyen des personnes enquêtées : 53,4 ans ;

Ø 42 % des femmes et 58 % des hommes ;

Ø 94 % attestent que les changements climatiques sont perceptibles dans leurs milieux ;

Ø 83 % évoquent une « pénurie » en ressource en eau ;

Ø 90 % ont déjà connu au moins une catastrophe naturelle d'origine climatologique dans leurs milieux de vie ;

Ø 81 % disent que les événements climatiques influent sur la santé ;

Ø 74 % parlent d'une augmentation de la fréquence des fortes pluies ou tornades/ouragans ;

Ø 52 % parlent d'une diminution de la quantité des pluies par saison ;

Ø 73 % disent que le nombre des jours de pluies en saison des pluies est en baisse ;

Ø 93 % constatent que la saison des pluies commence en retard mais se termine trop tôt ;

Ø 94 % attestent une augmentation de la température (chaleur sensible) ;

Ø 94 % souhaitent s'abreuver avec de l'eau pour se rafraîchir ;

Ø 94 % déplorent le manque ou les interruptions de la fourniture électrique, ce qui rend leurs nuits pénibles, surtout pendant la saison des pluies.

2.4. PROBLEMES LIES AUX CHANGEMENT CLIMATIQUE EN RDC

Le changement climatique a de nombreuses conséquences sur les écosystèmes naturels et cela pose de sérieux problème à savoir :

Ø L'aggravation des maladies (Asthme, paludisme, cancer etc.)

Ø Faiblesse du rendement agricole ;

Ø Risques naturelles (Inondation, glissement de terrain, ravinement) ;

Ø Pertes de vies humaines ;

Ø Pénurie des ressources en eau

Ø Dégâts matériels...

Tableau 8. Inventaire des risques climatiques les plus courants.

Risques

Impact

Pertes en vies humaines

Durée (jours)

Etendue(Km2)

Fréquences(%)

Tendance

Pluies intenses

5

2

3

4

3

 

Sècheressesaisonnière

2

1

2

6

3

 

Inondations riveraines

3

2

2

2

2

 

Crises caniculaires

3

2

2

4

3

 

Erosion côtière

5

1

2

2

2

 

Légende 

Impacts : 1 = $1 per capita ; 2 = $ 10 ; 3 = $ 100 ; 4 = $ 1000 ; 5 = $ 10.000

Pertes en vies humaines : 1 = 1 personne par événement, 2 = 10 personnes, 3 = 100 personnes, 4 = 4.000 personnes

Durée : 1 = 1 jour ; 2 = 2 jours ; 3 = 100jours (une saison) ; 4 = 1.000 jours (plus d'un an)

Etendue spatiale: 2 = 10Km2 ; 3 = 100 Km2 ; 4 = 1.000 Km; 6 = 10.000 Km2

Fréquence : 1 = 1% de probabilité (certaines années), 2 = 10 % de probabilité, 3 = 100 % de probabilité (annuelle)

Les indicateurs de tendance : Augmentation importante ;

Augmentation moyenne.

Tableau 9. Bilan climatique annuel des villes de la RDC en 2003

Nom de la ville

T° moyenne (°C)

Précipitation (mm)

Ensoleillement (Heures)

Kinshasa

24

1413

4

Lubumbashi

19

1266

5

Gemena

24

1683

6

Kisangani

24

1897

5

Goma

18

1271

4

Tableau 10. Bilan climatique annuel des villes de la RDC en 2008

Nom de la ville

T° moyenne (°C)

Précipitation (mm)

Ensoleillement (Heures)

Kinshasa

24

1406

4

Lubumbashi

19

1258

5

Gemena

24

1680

6

Kisangani

24

1894

5

Goma

18

1288

4

Tableau 11. Bilan climatique annuel des villes de la RDC en 2015

Nom de la ville

T° moyenne (°C)

Précipitation (mm)

Ensoleillement (Heures)

Kinshasa

25

1387

5

Lubumbashi

20

1240

5

Gemena

24

1654

8

Kisangani

24

1894

6

Goma

19

1265

5

Les changements actuels qui affectent les cycles saisonniers et d'autres paramètres agro-climatiques, menacent directement la production alimentaire de base pour les communautés rurales et ont, par extension, de graves implications potentielles pour la sécurité alimentaire, déjà précaire, de l'ensemble de la population congolaise.

L'agriculture congolaise qui constitue la source de revenus pour 90% de la population du pays continue d'être exclusivement pluviale et/ou transhumante. Avec le changement de pluviométrie, notamment à travers des saisons de pluies écourtées, une variabilité prononcée au cours des saisons de pluies, ou avec l'augmentation de la température moyenne du sol (affectant ainsi la croissance de cultures), les récoltes sont menacées et les populations rendues vulnérables, aussi bien dans les villes que dans les campagnes.

Tout porte à croire que les changements climatiques et leurs effets sur les tendances pluviométriques et les températures finiront par accroître la vulnérabilité des populations rurales en RDC ; des populations qui dépendent presque exclusivement de l'agriculture pluviale et des trois principales denrées de base comme sources de revenus.

Cette incertitude croissante combinée avec la faible capacité à gérer les risques climatiques et le nombre limité de mécanismes d'adaptation disponibles pourrait constituer des obstacles supplémentaires à l'atteinte de la sécurité alimentaire et du développement social parmi les populations pauvres et particulièrement dans les communautés rurales. A cela, il faut ajouter :

v La navigation de plus en plus saisonnière sur l'Ubangi ;

v Le rétrécissement des Lacs (Albert et Tumba) ;

v La réduction des précipitations et du régime des pluies, avec entre autres comme conséquences la réduction du taux d'infiltration et donc de la recharge des nappes aquifères ;

v La fonte de neige sur le Ruwenzori ;

v La confusion dans le cycle de reproduction de certaines plantes...

Depuis quelques décennies, le fleuve Congo qui arpente le pays ne cesse de perdre ses eaux. Ce plus long fleuve d'Afrique connait des étiages sévères avec des conséquences négatifs sur plan socioéconomique du pays.

Ce phénomène est amplifié entre autres par la réduction des précipitations sur le bassin versant et l'ensablement du fleuve de suite de la déforestation.

Si rien n'est fait, la RDC risque de connaitre, à l'avenir, les pires moments de son histoire à cause des effets du changement climatique.

2.5. L'ARBRE A PROBLEME DU CHANGEMENT CLIMATIQUE EN RDC

Renforcement des inversions de température plus particulièrement en hivers (Saison sèche)

Augmentation des gaz à effet de serre (GES)

Causes Problème Effets

Mauvaise gestion des essences forestières :

- Déboisement abusif

- Déforestation

Augmentation du forcing thermique (d'où la canicule)

CHANGEMENT CLIMATIQUE

Perturbation du régime pluviométrique:

-Raccourcissement de la saison des pluies et allongement de la saison sèche ;

- Rareté des pluies ;

- Réduction du nombre des jours de pluie ;

- Augmentation des pluies intenses (d'où les inondations) ;

- Diminution des eaux dans les aquifères ;

- Intensification du ruissellement ;

- Dégradation des terres ; - Erosions ravinantes ;

- Envasement du réseau hydrographique.

Grande concentration de la population/ mauvaise urbanisation

Mauvaises affectations et utilisations des terres et des sols

Procédés industriels non appropriés

Faibles institutions de suivi

Faibles lois politiques et cadres habilitants

Mauvaises pratiques de gestion des terres et des déchets

Perturbation du cycle hydrologique

Faiblesses de l'éducation du public et de la sensibilisation

Perturbation des écotopes - Consumation des forêts (feu) ;

- Intensification des phénomènes météorologiques extrêmes.

2.6. IDENTIFICATION DES PARTIES PRENANTES AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES EN RDC

Qui ? Nom de la Partie Prenante

Quoi ? Les Responsabilités et les Intérêts des parties prenantes

Pourquoi ? Raison de leur participation

Comment ? Rôles possibles et techniques de participation

Quel est le degré de leur intérêt ?

METTELSAT

Acquisition des données.

Institution publique habilitée à fournir des données météorologiques sur toute l'étendue de la République.

Suivi des changements du climat.

Elevé

RVF

Acquisition des données spécifiques.

Voies fluviales navigables.

Suivi des données hydrologiques.

Elevé

RVM

Acquisition des données spécifiques.

Voie maritime littorale.

Suivi des données hydrologiques et de dégradation spécifique.

Elevé

Les universités

La formation.

Expertise.

Formation.

Elevé

RVA

Acquisition des données spécifiques.

Voies aériennes.

Suivi des données aérologiques.

Moyen

Exploitants agricoles

Acquisition des données spécifiques.

Partenaires clés dans la lutte contre la pauvreté.

Suivi des données sur la perturbation des cycles végétatifs.

 

Le Gouvernement et les médias

Acquisition des données spécifiques.

Conscientisation de la population.

Planification en tenant compte des changements des cycles climatiques et/ou saisonniers.

Elevé

Les ONG

Acquisition des données spécifiques.

Vulgarisation de l'information.

Sensibilisation des communautés.

Elevé

2.7. INVENTAIRE DES CAPACITES THEMATIQUES A RENFORCER

Atténuer le changement climatique et s'y adapter sont les deux voies indispensables pour réduire les risques que génère le changement climatique. Ainsi nous proposons 15 manières de lutter et d'atténuer le changement climatique d'origine anthropique.

2.1.3. Au plan Institutionnel

Ø Renforcer le rôle du Comité National des Changements climatiques en définissant clairement sa mission, en le structurant judicieusement et en `associant aux prises de décisions impliquant le climat;

Ø Introduire des cours de météorologie, climatologie et hydrologie générales dans les filières d'enseignement supérieur et universitaire des sciences naturelles ;

Ø Introduire des émissions audio-visuelles des thèmes climatiques dans des grilles des programmes ;

Ø Participer régulièrement et efficacement à toutes les rencontres internationales sur le climat ;

Ø Mettre en place les techniques de la géomatique pour la surveillance des forêts.

2.1.4. Au plan Communautaire

Ø Evaluer régulièrement la vulnérabilité aux changements climatiques par provinces ;

Ø Sensibiliser les communautés de bases au sujet des changements climatiques surtout sur ceux les concernant plus directement ;

Ø Organiser des sessions de formations thématiques en faveur des groupes cibles ;

Ø L'aménagement forestier, le reboisement et l'augmentation des espaces forestiers.

2.1.5. Au plan Individuel

Ø Améliorer la capacité des individus à gérer et à protéger l'environnement ;

Ø Changer les mentalités, la connaissance, le comportement et les actions des individus ;

Ø Créer des « environnements propices » pour une meilleure gestion de l'environnement dans tous les secteurs de la société ;

Ø Sensibiliser régulièrement les individus sur des questions liées aux changements climatiques de leurs milieux.

Ø Réduire la consommation de combustibles fossiles (pétrole, gaz et charbon) pour le chauffage, le transport et l`électricité, et adopter à la place des sources d`énergie renouvelables - énergie éolienne, énergie solaire et énergie hydraulique mettre en place des mesures d`économie d`énergie chez les particuliers et dans l'industrie.

CONCLUSION GENERALE

L'état de lieux de la forêt congolaise et les activités anthropiques facteur du réchauffement climatique de ; Tel est le sujet qu'a porté ce volume que nous venons de présenter.

Pour parvenir aux résultats entendus, notre question de base en guise de problématique était celle de savoir les enjeux qu'alimentent la forêt de la R.D.C dans la lutte contre le réchauffement climatique et quelles perspectives en découlent. Ainsi donc, la forêt que regorge le pays suscite des divers enjeux entre autres les enjeux environnementaux, les enjeux sanitaires, les enjeux économiques, les enjeux géopolitiques.

La nature de notre investigation nous a obligés à recourir aux techniques de la géomatique avec le SIG et la télédétection, ainsi, notre champ spatial était la République Démocratique du Congo.

Hormis l'introduction et la conclusion, ce travail a été décortiqué sous quatre chapitres lesquels comportent chacun trois sections et trois paragraphes par chacune des sections.

Premièrement, la généralité sur le forêt de la RDC où nous avons eu à noter sur l'écosystème Congolais ; le rôle et fonction de la forêt et les sortes des forêts trouvées en R.D.C

Deuxièmement, l'état de lieux des forêts en RDC où nous nous sommes rendus compte que l'expansion urbain, l'extension des infrastructures, l'exploitation des bois et des minerais sont les principaux facteurs qui poussent l'homme au déboisement. A cet effet, en durée de 15ans (2000 à 2015) la RDC a perdu 14 millions d'hectares de son étendu boisée.

Le troisième chapitre a porté sur les activités anthropiques et la problématique du réchauffement climatique où nous nous sommes rendus compte que la pollution de l'atmosphère est causée par la production industrielle à outrance ; ainsi, l'oxygène émis par la forêt de la RDC viendrait à la rescousse de cette pollution.

Enfin, nous avons fini par décortiquer le quatrième chapitre qui était le dernier intitulé l'impact de la déforestation et changement climatique en RDC, Où nous avons dégagé les conséquences liées au changement climatique notamment : l'aggravation des maladies, la pénurie en ressource en eau, la perte de la biodiversité. Ainsi, la RDC n'échappe pas face à ce fléau, l'ensablement du rivière Ubangi et le rétrécissement du lac Albert en est l'exemple.

Les forêts congolaises ont un bilan positif dans la lutte contre le réchauffement climatique. Elles sont importantes du fait qu'elles approvisionnent plus en enrichissant les cours d'eaux, elles offrent une source constante de nutriments pour le plancton marin en aval, lequel produit 80% de l'oxygène que nous respirons et qui constitue un important puits de carbone.

La forêt joue le rôle crucial en matière d'épuration physique et physiologique, et préalablement biologique de l'air et de l'eau. La santé humaine dépende en dernier ressort de la capacité de la société à gérer l'interaction entre les activités humaines et l'environnement physique. La plante absorbe le C02 pour le déroulement de la réaction de la photosynthèse (dont elle a besoin pour sa survie), en libérant de l'oxygène. Le gaz détruisant l'oxygène est à ce niveau absorbent par la plante, elle freine, diminue les effets de ce gaz nuisible de l'atmosphère. Retenons que sur les endroits où il n'y a pas des plantes, le C02 va vite passer ou rejeter dans l'atmosphère pour amorcer le phénomène d'effet de serre.

L'être vivant à besoin de l'oxygène pour sa survie, sans cette substance l'homme ne peut vivre, il l'aide donc pour sa survie. L'homme libère aussi un peu de C02 à l'absence des forêts l'humanité souffrirait car elle lutte efficacement contre les effets pervers du réchauffement climatique.

Les flores forestières limitent ce bouleversement climatique, les végétaux utilisent principalement la partie rouge de spectre solaire pour réaliser la photosynthèse. A ce niveau, la chaleur du soleil qui entre dans l'atmosphère est bloquée (l'effet de serre).

Le secteur forestier constitue un atout majeur, car on a à faire à des potentialités énormes qui n'ont pas encore joué chacun son rôle respectif. Ces forêts se caractérisent par une très grande hétérogénéité de son potentiel.

Le réchauffement climatique est le défi environnemental du XXIème siècle. D'où les acteurs illustrent l'importance de l'environnement. La mise en place du marché de permis d'émission de C02 soulève des nombreuses questions économiques. C'est ce qui prouve l'implication financière de plusieurs acteurs enviant la RDC. La participation dans la lutte contre le réchauffement climatique de la RDC reste et est active.

La représentation de la RDC (54,57% des forêts de son territoire national) la qualifie d'un espace toujours menacé par les autres Etats n'ayant quasiment pas des réserves forestières, il est donc parmi autant des facteurs puissants ; une puissance forestière du monde.

L'aggravation de problème des menaces et des drames fait qu'on agit pour une part dans l'urgence : dans un certain nombre des domaines, des interventions d'urgences planétaires s'imposent, la société congolaise bloquée dans sa gestion de l'instant, l'urgence tend à occuper une place importante. L'aménagement forestier, le reboisement, réduire la consommation de combustibles fossiles (pétrole, gaz et charbon) pour adopter à la place des sources d`énergie renouvelables - énergie éolienne, énergie solaire et énergie hydraulique sont autant des réponses que nous avons proposées.

En outre, mettre en place les techniques de surveillance des forêts par satellites(Télédétection) ce qui permettra le contrôle de l'espace forestier.

C'est dans ces efforts que nous avons présenté ces analyses en ce qui concerne les enjeux et perspectives de la forêt Congolaise face au réchauffement climatique. Que tous ceux qui nous lirons ne nous tiennent pas rigueur et loin de nous l'idée de clore nos recherches.

BIBLIOGRAPHIE

I. TEXTES LEGAUX

1. Loi n° 011/2002 du 29 août 2002 portant code forestier de la RDC

2. Protocole de Kyoto : convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, signé en 1997

3. Loi n°11/009 du 11 juillet 2011 portant principes fondamentaux relatifs à la protection de l'environnement

II. OUVRAGES

1. ACOT PASCAL, Histoire du climat, Perrin, 2009

2. ALMOND ET POWEL, Développement économique, Paris, Ed. Economica, 3ème édition, 1984

3. ARQUES P., La pollution de l'air : causes, conséquences ; solution, Paris, Ed. Armand collins, 1998

4. AURELIE VIEILLEFOSSE, Le changement climatique, Etudes de La Documentation française, Paris, Ed. Armand collin, 2009

5. BALENT G., La forêt paysanne et l'aménagement de l'espace rural, Paris, Ed. Harmattan, 1996

6. BORNER B., Progrès dans la connaissance géographique de la forêt, annales de géographie, Paris, Ed. Armand Colin, 1984, P261

8. CHEZEAUX BROCHES, Particularité de la forêt congolaise, Paris, Ed. Découverte, 2003

9. COLLINS W., Réchauffement climatique, le temps des certitudes, Bruxelles, Ed. Perrin, 2007

10. CROISER CLAUDE, L'avenir des forêts tropicales, Bruxelles, Ed. Perrin, 2007

11. Dictionnaire le petit Robert, Paris, Ed. Dalloz

12. EBA'A Richard A., Les forêts de la RDC en 2008, Kinshasa, PUK, 2008

13. GIVADIONOVIC P, Comment rédiger des notes et rapports, Paris, Ed. Venich, 1987

III. REVUES

1. ANCIA PHILIPPE, Gestion des sols pollués, séminaire, mai 2010, Kinshasa

2. DANJOU François, Environnement: les Etats-Unis et la Chine sont les deux grands pollueurs, Revue trimestrielle, Avril 2008, p30

3. GABRIELA SIMONET, La conférence climatique de Durban : l'enjeu de la mesure des flux de carbone forestier, cahier de la chère économie du climat, , N° 12, Novembre 2011

4. GALOCHET Marc, «  Le massif forestier du dehors et du dedans, marges et discontinuités de l'espace forestier , Revue Géographique de l'Est, in http://rge.revues.org/1917 , 2012

5. KASULU Vincent, Le processus REDD en RDC, objectifs et perspectives d'avenir de la forêt en RDC, Kinshasa, Ed. Ministériel, 2008

6. KITOBO W. et FRENAY J., Valorisation et dépollution des rejets de l'ancien concentrateur de Kipushi au Katanga en RDC, annales du pôle mines-géologie, UNILU

7.RWATARARA Adrien, La forêt en RDC post conflit, analyse d'un agenda prioritaire, CIFOR,CIRAD, woldbank, revue de presse, juillet 2012

8. SIMONET Gabriel, Conférence climatique de Durban, revue ; Novembre 2011

IV. NOTES DE COURS

0. F. NZUZI LELO, Cours d'initiation à la recherche scientifique, 2017.

2. F. NZUZI LELO, Cours d'écologie générale et développement durable Internationales.

3.M.K. NTOMBI .,Cours de climatologie générale, UNIKIN, 2016

4.M.M. KISANGALA, Cours d'hydrologie générale, Faculté des sciences, UNIKIN, 2016.

5.MAKANZU IWANGANA., Cours d'analyse spatiale, UNIKIN, 2018.

6. YINA NGUNGA., Cours de géographie physique, UNIKIN 2016.

V. THESES ET MEMOIRES

1.AKPOKI MONGEZO Albert., L'exploitation et développement durable de l'écosystème forestier ; analyse critique du code forestier de la RDC, mémoire, L2 RI université protestante de Kinshasa, 2007

2. BARUTI NIMBA, L'impact du réchauffement climatique sur les ressources en eaux souterraines, mémoire en géologie ; UNILU, 2010

3. BUHOHELA EMMANUEL, Comprendre les enjeux de la forêt équatoriale à Durban, analyse environnementales sur la foret, mémoire en agronomie, UOB, 32011

4. ILUNGA TSHONDO, Rôle et place de la RDC dans la lutte contre le réchauffement climatique, L2 RI UKIKIN, 2010,

5.JAAP SCHROORL, L'importance de la forêt congolaise à l'aire de la mondialisation du réchauffement climatique, mémoire de D.E.A. en géologie, université de Liège, 2008

6.KIPOYO A, Le GIEC dans lutte contre le réchauffement climatique, mémoire de licence en géographie, UNILU, 2009

7.M. K. Ntombi, Les changements climatiques en RDC : état de lieux et perception par la population, Ann. Fac. Scies UNIKIN

8.MUSANGWA J, Prépondérance de l`exploitation du bois, du pétrole soit de la protection de l'environnement, L2 Economie, UNILU, 2006

9. NSHIMBA SEYA Hippolyte., Etudes floristique, écologique et phytosociologique des forêts de l'ile Mbiye à Kisangani, RD Congo, Bruxelles, ULB, 2011

VI. SITES INTERNET

1.   www.conforc.org.

2. www.giec.org

3. www.dsrp-rdc.org

4. www.radiookapi.net

5.www.encyclopedie-environnement.org






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"Le doute est le commencement de la sagesse"   Aristote