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Subjectivité langagière dans le discours d'investiture du président congolais Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, 24janvier 2019.


par Nestor MUNGUDJAKISA
Institut Supérieur et Pédagogique de Bunia (ISP/BUNIA)  -  Licence en pédagogie appliquée 2019
  

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Conclusion partielle

L'illocution dans le discours politique du Président de la République Démocratique du Congo, qui a fait l'objetde notre troisième chapitre,nous a permis de découvrir les intentions ou les visées communicatives du locuteur à travers l'illocution explicite et implicite.

En effet, nous avons défini l'illocution par rapport àla locution et à la perlocution, pour la locution nous avons décrit les actes phonétiques, phatiques, et rhétique. S'agissant de l'illocution, nous l'avions abordéeconformément à la taxinomie de Searle, laquelle nous a permis de relever la subjectivité à travers quelques actes illocutoires.

Au sujet de l'implicite, nous avons focalisé notre attention surl'implicite sémantique et l'implicite pragmatique.Il s'agit de la présupposition, du sous-entendu et de l'implicite illocutoire. Au succès de la taxinomie des actes illocutoires de Searle, nous avons relevé les actes suivants :l'assertion, l'ordre, le souhait, la requête, l'interdiction, la promesse, la félicitation et le remerciement.

CONCLUSION GENERALE

Ce travail a porté essentiellement surla subjectivité langagière dans le discours d'investiture de Félix Antoine TSHISEKEDITSHILOMBO du24 Janvier 2019.

Notre question principale de la recherche était formulée en ces termes :

-Comment le Président Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO est-il subjectif dans son discours d'investiture en face de ses allocutaires ?

Cette question principale a été explicitée par les questions spécifiques suivantes :

-Quels sont les indices de la subjectivité langagière qui se trouvent dans le discours d'investiture du Président Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO par rapport à la bonne gouvernance pour le développement du Congo ?

-Quelle est son intention communicative ?

Par rapport à ces questions, nos réponses en guise d'hypothèses sont les suivantes :

-Hypothèse principale : le Président Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO serait subjectif à travers les modalités d'énonciation et celles d'énoncé en face de ses allocutaires.

Comme hypothèses spécifiques :

-Les indices de la subjectivité langagière, qui se trouvent dans le discours d'investiture du Président Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO par rapport à la bonne gouvernance pour le développement du Congo seraient, d'une part, les phrases déclaratives, impératives et exclamatives, et, d'autre part, les expressions relatives à l'évaluation, au souhait et au jugement

-L'intention communicative du Président Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO lorsqu'il recourt à la subjectivité langagière dans son discours d'investiture serait de persuader et /ou de dissuader le peuple congolais en vue de l'engager comme il l'entend dans la voie de la démocratie et de la bonne gouvernance en RD Congo à travers les actes illocutoires, tels que l'invitation, le souhait, la requête, la promesse, l'interdiction et l'ordre.

A cette recherche, nous avons assigné les objectifs suivants :

-décrire l'expression de la subjectivité dans les énoncés du discours d'investiture du Président Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO ;

-décrire les indices de la subjectivité langagière, à savoir les modalités d'énonciation et les modalités d'énoncé ;

-identifier l'intention communicative du Président Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO à travers les actes illocutoires de persuasion, de dissuasion pour construire la démocratie et instaurer la bonne gouvernance.

Pour réaliser notre travail, nous avons recouru à l'approche « sémio-pragmatique. » ; « sémiotique, » parce que « le sens construit passe par des catégories de formes, c'est-à-dire les énoncés (des mots, des séquences de mots et leur agencement) qui signifient en tant que telles, et ne sont pas seulement des traces transparentes d'un certain contenu. » ; et « pragmatique », compte tenu du fait qu'il s'agit non seulement de l'étude des relations entre les signes et leurs usagers, mais aussi de la référence aux usagers de la langue, à l'usage qu'ils en font et au contexte. C'est ce que OSHIM (2008) explique en terme des actes de langage ou intention communicative, manifeste, utilisée par l'énonciateur dans le discours. Ainsi, Par rapport au contenu du discours, nous avons usé deux méthodes : descriptive pour des phénomènes que l'on connaît un peu et que l'on veut décrire en profondeur (le comment ? et le qui ?) et explicative, dans la mesure où, elle convient mieux aux phénomènes déjà décrits, pour lesquels on veut comprendre pourquoi les choses sont comme telles (le pourquoi ?).

Deux techniques nous ont également intéressé. C'est, en premier lieu, la technique« documentaire », pour sélectionner les énoncés sous forme de corpus. Elle nous a donc permis d'accéder directement au contenu du discours politique et avons interrogé également la littérature portant sur l'objet et sur les méthodes. Endeuxième lieu, nous avons utilisé« l'analyse de contenu » comme technique pour accéder au contenu des énoncés.

Trois chapitres ont constitué l'ossature de notre travail : Le premier est consacré aux considérations générales, qui portent sur le cadre conceptuel et théorique, sur le profil du Président et sur le contexte de production de ce discours. Le deuxième est axé sur le cadre énonciatif du discours politique du Président Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO à l'occasion de son investiture au pouvoir, 2019. Et le troisième portesur l'illocution dans le discours d'investiture du Président Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO.

Après avoir décrit et expliqué les énoncés du corpus grâce aux méthodes et aux techniques appropriées et conformément à nos problèmes, à nos hypothèses et aux objectifs assignés à cette recherche, nous avons obtenu les résultats suivants :

- Tout d'abord, nous avons défini quelques concepts-clés qui soutiennent notre sujet. Ces concepts sont : subjectivité, langagière, discours et investiture. Sous le même dédale, nous avonstouché au cadre théorique relatif à la pragmatique, à la théorie de l'énonciation et à celle des actes de langages. Nous avons aussi présenté le Président Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO. La situation géographique de la République Démocratique du Congo a été notre préoccupation pour mettre un terme à ce point.

- Ensuite, le cadre énonciatif dudit discours nous a intéressé.Il a essentiellement portésur la reconstitution du cadre énonciatif de ce discours. Nous y avons relevé les stratégies discursives, qui sont les marques subjectives contenues dans le discours du locuteur. Comme énonciateur, ses empreintes ont été repérées ainsi que celles de ses allocutaires. C'est ainsi que nous avons distingué, d'une part, les variables je/nous, le locuteur et/ou l'énonciateur Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO et vous, l'allocutaire ; d'autre part, la troisième personne, le non-allocutaire : « il » et « elle » dans toutes ses formes. 

- Nous avons aussi tenté de situer le pronom dans l'espace réel « ici », par rapport à l'énonciateur Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, dans le temps présent « maintenant », dans le futur « demain » et dans le passé « hier ». Relativement au rapport entre le locuteur Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO et ses énoncés, nous avons relevé des cas où la distance entre lui, locuteur, et ses énoncés tendait vers zéro ou était maximale. Par rapport aux modalités, nous avons relevé le probable et le possible, le contingent et le nécessaire. 

- En outre, nous avons décrit, le rapport entre le locuteur Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO et ses destinataires. A ce niveau, nous avons dégagé le rapport de symétrie conventionnelle entre lui et ses allocutaires, d'une part, et la relation d'asymétrie formelle entre lui et ses allocutaires, et la relation entre les partenaires et l'action, d'autre part.

- Quant à certaines marques de sentiments de l'énonciateur Félix Antoine TSHISEKEDI par rapport aux énoncés occurrences de son discours, les moyens utilisés sont fort nombreux. Nous avons été intéressé par les procédés d'expression des marques affectives et appréciatives de ce discours.

- Tout compte fait, il ressort de nos analyses que le locuteur est à la fois sujet de l'énoncé et de l'énonciation car pratiquement toutes les phrases qui constituent le présent discours sont les siennes à part quelques cas isolés. 

Par rapport à notre première hypothèse, nous affirmons qu'elle a été vérifiée et confirmée.

- A la fin, l'illocution dans le discours politique du Président de la République Démocratique du Congo, nous a permis de découvrir les intentions ou les visées communicatives du locuteur à travers l'illocution explicite et implicite.En effet, nous avons défini l'illocution par rapport à la locution et à la perlocution, pour la locution nous avons décrit les actes phonétiques, phatiques, et rhétiques. S'agissant de l'illocution, nous l'avions abordée conformément à la taxinomie de Searle, laquelle nous a permis de relever la subjectivité à travers quelques actes illocutoires.

- Au sujet de l'implicite, nous avons focalisé notre attention sur l'implicite sémantique et l'implicite pragmatique. Il s'agit de la présupposition, du sous-entendu et de l'implicite illocutoire. Par rapport à la taxinomie des actes illocutoires de Searle, nous avons relevé les actes suivants : l'assertion, l'ordre, le souhait, la requête, l'interdiction, la promesse, la félicitation et le remerciement.

Vu ces résultats, par rapport à notre deuxième hypothèse, celle-ci a également été vérifiée et confirmée.

Certes, cette démarche nous a permis de décortiquer les recettes pragmatiques. Toutefois, les pistes de recherche restent toujours ouvertes. Par exemple, on pourrait orienter à l'avenir une recherche sur la lecture sémiotique du discours du Président congolais Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO sur les plans syntaxique, sémantique et pragmatique. Comme tout travail scientifique, le nôtre a ses limites. Toutefois, nous estimons qu'il est toujours perfectible.

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"Il ne faut pas de tout pour faire un monde. Il faut du bonheur et rien d'autre"   Paul Eluard