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Analyse de la performance financière d'une société des télécommunications en RDC : cas d'Airtel RDC SA


par Rubis Boyau
Université Protestante au Congo - Master en gestion financière 2026
  

Disponible en mode multipage

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REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

MINISTERE DE L'ENSEIGNEMENT PROFESSIONNEL ET UNUVERSITAIRE

UNIVERSITE PROTESTANTE AU CONGO

Faculté d'Administration des Affaires et Sciences Economiques

BP. 4745 Kinshasa II

ANALYSE DE LA PERFORMANCE FINANCIERE D'UNE SOCIETE DES TELECOMMUNICATIONS EN RDC : CAS D'AIRTEL RDC SA

Par

BOYAU ETULI RUBIS

Mémoire présenté et défendu en vue de l'obtention du grade de Master en Sciences de Gestion

Filière : Gestion Financière

Directeur : Prof. ILASHI UNSHENGWO Adolphe

Juin 2026

EPIGRAPHE

« Sans données, vous n'êtes qu'une autre personne avec une opinion ».

W.Edwards Deming

II

IN MEMORIUM

A ma chère grand-mère Marie-Gabrielle BEEKA BAFUMBA,

Votre absence demeure dure à vivre chaque jour, nous vous espérons bien portant dans le bras du Tout-Puissant. Nous vous remercions pour votre amour et votre douceur à notre égard et nous portons chaque jour les souvenirs de votre passage sur Terre dans nos coeurs. D'où vous etes, nous vous témoignons de notre profonde gratitude.

III

DEDICACE

A BOYAU BOKETSHU Christian et KELEKELO LOKOMBO Joelle, nous témoignons une profonde gratitude pour leurs sacrifices et leur encouragement tout au long de notre parcours académique.

REMERCIEMENTS

Nous témoignons premièrement notre gratitude au Seigneur Jésus-Christ, lui qui nous a fait don de sa vie et de sa grâce pour que nous parvenions à achever avec ce travail, à lui soit la Gloire, l'Honneur et la Louange au siècle des siècles.

Nous exprimons notre profonde reconnaissance à notre université pour nous avoir offert un cadre académique favorable à notre épanouissement intellectuel. Nos sincères remerciements vont également à ses autorités académiques et administratives pour leur engagement dans la formation des futurs leaders de notre société.

Nous tenons à remercier le professeur ILASHI UNSHENGWO Adolphe, qui par ses nombreuses années d'expériences a su nous donner de conseils dans l'aboutissement et la perfection de cette étude ; il a su se montrer rigoureux envers nous, en s'impliquant comme il se devait dans notre travail, nous reprochons des petites erreurs dans l'objectif de parfaire ce travail. Nous remercions également l'assistant Yves pour son accompagnement et sa patience lors de la rédaction de la présente étude.

Enfin à mes collègues et amis de l'Université avec qui nous avons affronté les défis auxquels nous étions confrontés durant ce parcours académique. Nous remercions MUDIMULA MAMPEMBE Prinscillia, KABONGO MAZENGU Carmel, SAFI NSIMBA Franscica, BUKAS-A-RUBUZ Glody, FUTA DIAMANY Daniel, MOTANDA YONDE Sam, LUFULUABO LUMINU Kim-Robert, LOFETE JA YANGA Louis-Emmanuel, LIYEYE KASANDA Jean-Pierre, à vous mes chers amis nous disons merci.

Nous exprimons également notre gratitude à ceux qui ont participé de près tout comme de loin à l'aboutissement de notre travail scientifique.

A VOUS TOUS, NOUS DISONS MERCI !

V

LISTE DES SIGLES ET ABREVIATIONS

AIB : Actifs Immobilisés Bruts

AC : Actifs Circulants

BFR : Besoin en Fonds de Roulement

CAF : Capacité d'Autofinancement

CP : Capitaux Permanents

DCT : Dettes à Court Terme

DMLT : Dettes à Moyen et Long Lerme

FRNG : Fonds de Roulement Net Global

RLG : Ratio de Liquidité Générale

RLR : Ratio de Liquidité Réduite

ROA : Return On Assets

ROE : Return On Equity

TN : Trésorerie Nette

VI

LISTE DES FIGURES

Figure 1 : Le triangle de la performance 10

Figure 2 : Schéma de la performance Globale 13

Figure 3 : Démarche de l'évaluation de la performance 14

Figure 4 : Evolution du Chiffres d'Affaires d'Airtel RDC SA (en Millions de FC) 35

Figure 5: Evolution de la valeur ajoutée d'Airtel RDC SA (en Millions de FC) 36

Figure 6 : Evolution de l'EBE et du Résultat d'Exploitation (En Millions de FC) 36

Figure 7: Evolution du Résultat Net d'Airtel RDC SA (En Millions de FC) 37

Figure 8 : Evolution de l'autofinancement sur la période donnée 38

VII

LISTE DES TABLEAUX

Tableau 1: Les soldes intermédiaires de gestion (SIG) 20

Tableau 2:Soldes intermédiaires de gestion (En millions de FC) 34

Tableau 3:Indicateurs clés de la performance opérationnelle (en Millions de FC) 34

Tableau 4:Calcul de l'autofinancement sur la période d'étude (en Millions de FC) 38

Tableau 5 : Les indicateurs de la performance financière (en millions de FC) 39

Tableau 6 : Ratios de structure financière (en millions de FC) 40

Tableau 7 : Equilibre financier 41

Tableau 8 : Les ratios de liquidité 42

VIII

RESUME DU TRAVAIL

Notre étude a porté sur l'analyse de la performance financière d'une société des télécommunications en République Démocratique du Congo : Cas d'Airtel RDC SA. L'objectif poursuivi de l'étude était de formuler une appréciation de la performance financière d'Airtel RDC sur la période 2021 à 2024 en étant le plus objectif que possible, cette appréciation tenait compte des résultats obtenus au moyen des indicateurs financiers tels que : les indicateurs de la performance financière, la structure financière et la liquidité. Pour ce faire, nous avons utilisé une approche mixte combinant la méthode quantitative et la méthode qualitative pour l'obtention et l'interprétation des résultats. Les résultats obtenus montrent que les indicateurs de la performance financière tels que la rentabilité économique et le taux de profitabilité suivent une même évolution, négative entre 2021 et 2023, et deviennent positive en 2024. Quant à l'effet de levier et le ROE, ils connaissent une évolution défavorable sur toute la durée de l'étude. Les résultats démontrent également qu'Airtel RDC reste insolvable et dépend majoritairement des financements extérieurs pour organiser ses activités, sa liquidité reste inférieure à 1, ce qui traduit des tensions de trésorerie. Au vu des résultats, les hypothèses H1, H2 et H3 sont rejetées. Les résultats obtenus ne garantissent pas que notre étude ne présente aucune limite, la période étudiée était relativement courte, cela ne nous a pas permis de capter les éventuelles tendances pour prédire une évolution ou une amélioration de la situation financière d'Airtel RDC.

1

INTRODUCTION GENERALE

1. Mise en contexte

Au fil du temps, les entreprises ont été confrontées à des contextes économiques spécifiques. Ces derniers ont eu une influence tant positive que négative sur le fonctionnement des entreprises. Le XXIe siècle est

marqué par un environnement instable, où les entreprises doivent s'adapter aux normes socioculturelles pour répondre aux attentes de la population. L'ampleur de la concurrence oblige les dirigeants à prendre des décisions afin d'assurer leur pérennité ainsi que leur performance dans un secteur particulier.

Au vu des constats relayés dans les lignes précédentes, les dirigeants des entreprises doivent porter attention sur la performance financière de leurs entreprises, car celle-ci a une relation directe avec la situation financière des entreprises. En effet, parler de la performance financière revient à appréhender les ressources financières mobilisées par une firme dans le but de faire face aux réalités économiques de son environnement tout en assurant leur rentabilité. Négliger l'analyse de la performance financière serait de porter préjudice à la pérennité et la croissance d'une entreprise. Les décideurs n'auront pas une vision détaillée de la situation

financière de la firme et pourront prendre des décisions qui pourraient affecter négativement la vie celle-ci.

D'où l'importance d'une analyse régulière de la situation financière pourrait conduire à une prise des décisions

stratégiques en fonction des informations financières reçues.

La performance financière est en relation profonde avec la performance économique, cette performance se situe au niveau de l'efficacité des moyens financiers et économique dans le but de réaliser les objectifs fixés par l'entreprise. Pour mesurer la performance financière, on fait appel à un ensemble de ratios bien déterminés qui donneront des précisions sur la santé financière d'une firme. La solvabilité et la profitabilité permettent de comparer les prestations générales d'une entreprise par rapport à ses concurrents pour identifier les éventuelles opportunités d'investissement (SEKROU Coulibaly, 2018).

La mesure de la performance financière est un concept complexe qui peut être appréhendé selon plusieurs dimensions telles que la liquidité, la rentabilité, la productivité, la croissance, etc. Chaque entreprise a sa propre méthode pour évaluer sa performance financière. De plus, chaque dimension de la performance financière est associée à des indicateurs de mesure spécifiques (KHELIFA Ilias, 2023).

2

Pour comprendre l'importance de la performance financière et de son analyse, nous allons lister dans les

lignes qui suivent, les études menées par différents auteurs exploitant le même thème que le nôtre :

Ø Tazir RAMLA (2017) a parlé sur L'impact de la structure financière sur la performance financière de l'entreprise. Dans son étude, l'auteur voulait mesurer le niveau d'impact de la structure financière sur la performance financière, de façon générale en premier lieu ensuite de la PME Ramy Beverage Company en particulier. L'utilisation de l'approche quantitative et qualitative a servi à mesurer la performance financière au moyen des états financiers et des ratios, ensuite de

produire une explication détaillée des résultats obtenus et d'en donner les conséquences. Les

résultats montrent que la PME RBC vit une période de croissance de leurs activités en raison de l'augmentation progressive du chiffre d'affaires ; l'effet de levier positif monte que l'endettement a un effet bénéfique sur la rentabilité des capitaux propres de la PME ; celle-ci, accompagnée de la rentabilité économique sont positives. Cependant, l'auteur constate un déséquilibre financier où le fonds de roulement reste négatif tout au long de la période d'étude ; le taux de profitabilité est positif en moyenne, cela signifie que l'entreprise est performante car son résultat net est positif.

Ø Boussad WIAM (2023) a mené une étude portant sur L'impact de la décision de financement sur la performance financière de l'entreprise. Cas : Chark Pharm. Tout au long de son étude, l'auteur voulait comprendre et mesurer l'impact des décisions de financement sur la performance financière de l'entreprise CHARK PHARM sur la période 2018-2022. Pour atteindre ses objectifs et arriver à une conclusion, l'auteur a utilisé l'approche quantitative, qui consiste à utiliser des outils tels que les états financiers, les ratios, le solde intermédiaire de gestion et la capacité d'autofinancement pour comprendre leur impact sur les décisions de financement. Hormis l'approche quantitative, l'auteur a également utilisé l'approche qualitative qui lui a permis de fournir des interprétations et des

explications par rapport aux résultats obtenus dans la première approche. Les résultats ont démontré une évolution positive du chiffre d'affaires, du résultat net et capitaux propres sur la période d'étude ; L'auteur souligne que sur la période, l'entreprise a su gérer sa structure financière, cette structure financière évoluant de manière positive a conduit à une augmentation des immobilisations. Il conclut en disant que l'entreprise a une bonne gestion de sa structure financière et cela est produit par les décisions de financement.

Ø Louiza MOUSSAOUI et Lahna MOUSSAOUI (2023), leur étude portait sur Evaluation de la performance financière de l'entreprise par l'étude analytique des indicateurs de gestion. Cas

: la SONELGAZ de Tizi Ouzou. Dans leur étude, il était question d'évaluer la performance financière

3

de l'entreprise SONELGAZ de TIZI-OUZOU à l'aide des indicateurs de gestion et de fournir une appréciation sur la performance financière de cette dernière. Pour ce faire, les auteurs ont utilisé la méthode quantitative et qualitative. La méthode quantitative a permis de saisir l'évolution des chiffres par les calculs des ratios. La méthode qualitative a servi à l'interprétation des chiffres et l'explication

des phénomènes observés dans les calculs. Les résultats obtenus ont démontré que sur la période 2021-2022, l'entreprise connait un résultat d'exploitation négatif suit à l'augmentation des charges par rapport aux produits, nous sommes dans une situation d'effets ciseaux. La trésorerie est déficitaire, ce qui veut dire que l'entreprise ne dispose pas des ressources financières suffisantes pour répondre à ses besoins d'exploitation.

Les travaux présentés dans les lignes ci-dessus ont été importants pour saisir l'apport de la performance financière dans le développement et la croissance des entreprises. Cependant, les recherches menées ont été réalisées dans des contextes étrangers. Pour nous démarquer des recherches précédentes, notre étude sera exclusivement basée sur une appréciation objective et subjective de la performance financière et de son évolution d'une société de télécommunications évoluant dans l'Afrique Centrale, notamment en République Démocratique du Congo. Face à l'instabilité politique, économique et sécuritaire au sein du pays, l'étude consistera à analyser la performance financière et son évolution d'Airtel RDC SA une société de

télécommunication tout proposant des mécanismes qui pourraient minimiser les risques auxquels elle est

exposée. Cette étude s'étend sur la période de 2021 à 2024.

2. Problématique

Les sociétés des télécommunications font face à la conjoncture économique de la République Démocratique du Congo, marquée par une instabilité économique, politique et sécuritaire. En effet, les entreprises qui évoluent en RDC font face à toutes ces instabilités, ces instabilités ont une influence directe sur leur productivité et leur pérennité. Certaines entreprises ayant évolué en RDC se sont retrouvées en faillites, car elles n'ont pas su disposer suffisamment de moyens pour faire face aux contraintes recensées dans l'environnement économique de la RDC. L'instabilité monétaire et l'inflation engendrent des nombreux couts

pour les entreprises qui se doivent de les supporter en adaptant leurs offres par rapport à leur environnement.

Cependant, l'économie du pays ne leur permet pas de couvrir toutes les charges liées à l'exploitation, l'inflation entraine une augmentation des couts qui ralentissent les processus de production ; la dépréciation de la monnaie nationale conduit à une sortie importante de celle-ci pour l'importation des matériels visant à améliorer la production des entreprises, en l'occurrence l'investissement.

4

Dans ce contexte, la croissance importante de la demande et des besoins multiples de la population en termes de services téléphoniques oblige les sociétés des télécommunications à innover dans leurs services rendus, de sorte à répondre aux attentes de la clientèle. La croissance de la concurrence pousse les opérateurs réseaux d'augmenter leurs investissements dans le but de proposer des services nouveaux qui leur permettraient de conserver leurs parts du marché, quitte à faire appel aux financements externes.

Face à tous ces constats, il devient indispensable de mesurer la performance financière de ces sociétés, car cette analyse permet d'avoir un regard sur la manière dont ces sociétés allouent leurs ressources financières pour rester compétitives sur le marché tout en assurant leur pérennité.

Dès lors, la question principale se présente comme suit :

Quelle appréciation peut-on porter sur la performance financière d'Airtel RDC au regard des indicateurs financiers observés sur la période 2021-2024 ?

De cette question principale, découlent des questions spécifiques suivantes :

a. Que peut-on dire de l'évolution des indicateurs de la performance financière d'Airtel RDC sur la période étudiée ?

b. Comment se présente la structure financière d'Airtel RDC sur la période d'étude ?

c. Quelle appréciation peut-on porter sur la liquidité d'Airtel RDC sur la période 2021-2024 ?

3. Hypothèses de recherche

Afin de répondre provisoirement à notre problématique susmentionnée et d'avoir des éléments pour répondre à nos questions secondaires, nous avons arrêté un ensemble d'hypothèses qui seront confirmées ou infirmées tout au long de notre étude. Elles se présentent comme suit :

H1 : Les indicateurs de la performance financière ont évolué favorablement sur la période d'étude.

H2 : La structure financière d'Airtel RDC est relativement stable et équilibrée entre 2021 et 2024 ;

H3 : Airtel RDC dispose d'une bonne liquidité pour faire face à ses engagements à court terme.

4. Méthodologie et techniques d'enquête 4.1. Techniques

Les techniques sont des outils visant à collecter des données. Dans notre étude, nous avons retenu les techniques suivantes :

Ø

5

La technique documentaire : cette technique nous est utile pour enrichir notre recherche à l'aide de la littérature existante partageant le même thème que nous exploitons. A l'aide des revues, des

articles scientifiques, des sites internet, des sites officiels, nous avons su aborder notre sujet avec un angle plus élargi ;

Ø La recherche empirique : une recherche empirique résultant sur l'étude de cas au sein de l'entreprise Airtel RDC SA basée sur l'utilisation des états financiers de l'entreprise notamment, les bilans comptables et les comptes de résultats.

4.2. Méthodes

Les méthodes des recherches nous ont été primordiales, car elles nous ont permis de réaliser des

traitements, mener des analyses et d'interpréter les résultats grâce aux données collectées.

Les méthodes retenues présentent comme suit :

Ø La méthode quantitative : A l'aide des calculs des ratios, la méthode nous a permis au moyen des informations financières d'obtenir des résultats interprétables et mesurables ;

Ø La méthode qualitative : nous a permis d'interpréter les résultats obtenus et d'en expliquer le sens.

5. Délimitation du sujet

La présente recherche est délimitée dans le temps et dans l'espace.

Ø Dans le temps :

Nous avons opté pour une analyse qui va de 2021 à 2024.

Ø Dans l'espace :

Cette recherche est effectuée en République Démocratique du Congo, plusieurs au sein de la société Airtel

RDC SA.

6. Objectifs et Canevas du travail 6.1. Objectifs

Nous distinguons l'objectif principal qui est la résultante de la question principale et les objectifs spécifiques

qui découlent des questions secondaires. 6.1.1. Objectif général

6

Il consiste à une appréciation de la performance financière d'Airtel RDC au moyen des indicateurs financiers sur la période étudiée.

6.1.2. Objectifs spécifiques

a. Analyser l'évolution de la rentabilité d'Airtel RDC pour porter un jugement sur sa capacité à générer des profits au moyen de son activité ;

b. Evaluer la structure financière de la société Airtel RDC afin de déterminer son niveau de solvabilité ;

c. Apprécier la capacité de la société à assurer ses dettes à court terme. 6.2. Canevas du travail

Hormis l'introduction et la conclusion, notre travail est subdivisé en trois chapitres :

1. Revue de la littérature ;

2. Analyse factuelle ;

3. Discussions, implications et limitation des résultats.

7

CHAPITRE 1 : REVUE DE LA LITTERATURE

Ce chapitre sera consacré en un premier temps à revoir les notions de la performance globale qui est en lien avec la performance financière, puis nous passerons à une compréhension plus approfondie de la performance financière. En effet, les articles et revues publiés par différents auteurs, nous permettront d'avoir une connaissance particulière au sujet de la performance financière, tout découvrant son importance et son apport dans la vie d'une entreprisse, nous relèverons également les outils qui permettent de la mesurer. L'analyse critique des travaux récents sera utile pour établir une différence entre la littérature existante et

notre étude sur le plan contextuel.

Section 1 : Cadre théorique sur la performance financière

Dans cette section, parlerons de la performance financière, nous évoquerons les notions qui la concernent

ainsi que son rôle dans une organisation. La performance financière est l'un des éléments fondamentaux qui permet d'apprécier la performance globale, c'est celle qui attire l'attention des actionnaires et des investisseurs tout en permettant à l'entreprise de disposer des moyens pour faire face à la concurrence et à la conjoncture économique d'un environnement.

1.1. Généralités sur la performance 1.1.1. Définition de la performance

La performance de l'entreprise se définit comme le degré d'accomplissement des objectifs préalablement établis par l'organisation. Une entreprise performante est tout d'abord efficace, c'est-à-dire qu'elle doit être en mesure d'atteindre les objectifs fixés au début de l'exercice.

Une entreprise performante peut également être efficiente. En d'autres termes, elle doit etre en mesure d'allouer ses ressources de la manière la plus optimale que possible afin d'atteindre ses objectifs. Ces ressources peuvent être d'ordre humaines, financières, etc..1

Le concept de performance est couramment utilisé tant dans la littérature que dans les milieux

organisationnels pour désigner un certain niveau d'excellence. Il reste, cependant, relativement ambigu dans la mesure où il est très utilisé. Toutefois, il n'existe pas une définition parfaite qui pourrait expliquer en profondeur la performance.2

1 www.digischool.com ; www.maxicours.com ; shs.cairn.info

2 M.Louiza & M.Lahna « Evaluation de la performance financière de l'entreprise par l'étude analytique des indicateurs de gestion », 2023 ;

8

Etymologiquement, performance vient de l'ancien français parformer qui signifiait « accomplir, exécuter » au XIIIe siècle. Le verbe anglais to perform apparait au XVe siècle avec une signification plus large. Dans le domaine de la gestion, la performance a toujours été une notion ambiguë, rarement définie explicitement. Elle n'est utilisée en contrôle de gestion que par transposition de son sens en anglais.

Selon P.Lorino (1997), une entreprise est dite performante lorsqu'elle est en mesure d'utiliser divers moyens pour atteindre ses objectifs stratégiques. J-B Carriere (1999) renchérit en disant que la performance ne désigne rien d'autre que l'évolution de l'entreprise ou son agrandissement. Cette notion de performance se résume à l'idée de réussite ou de succès de l'entreprise ne pouvant être obtenue un marché qui tourne en sa faveur.

A.Bourguignon (1998) qualifie cette notion de réussite de réalité subjective et dépendante des représentations internes de la réussite dans l'entreprise. Quant à W.Azan (2007), il réduit la notion de la performance à l'idée de développement.

Selon LEBAS et EUSKE, le mot performance est largement utilisé dans tous les domaines du contrôle de gestion. On trouve dans le domaine contrôle de gestion des termes tel que la gestion de la performance, Les mesures de la performance et l'estimation de la performance.

Une entreprise performante est également efficiente. En d'autres termes, elle peut allouer les ressources disponibles de la manière la plus rigoureuse et la plus optimale possible, dans le but d'atteindre les objectifs fixés. Les ressources en question regroupent le temps, l'argent, les ressources humaines et les activités utiles au développement de l'entreprise.

1.1.2. Les types de performance

La performance est une notion complexe qui peut être appréhendée de divers manières. En effet, dans sa qualité de gestion et l'atteinte des objectifs, l'entreprise dispose des moyens pour compléter les différentes

facettes de la performance en science de gestion. 3 Nous distinguons :

A. La performance organisationnelle

Elle fait référence au degré d'organisation de l'entreprise, ainsi une entreprise est considérée performante du point de vue organisationnel, lorsqu'elle arrive à mener des processus judicieux, lui permettant de réaliser

3 Shs.cairn.info.

9

ses opérationnels et stratégiques. Par processus, on comprend qu'il est question d'un ensemble de mesures, mises en place par l'entreprise de nature à identifier et ordonner ses activités.4

B. La performance sociale5

Elle s'attache à tout ce qui est censé améliorer les conditions de travail et la satisfaction des ouvriers au sein d'une entreprise. A noter que dans certaines législations, contrairement au Maroc, le bilan social est obligatoire pour les entreprises ayant un effectif d'employés supérieurs à certains seuils, ce bilan résume l'ensemble des indicateurs sociaux consistant à mesurer cette performance.

C. La performance sociétale

Désigne le niveau de considération de la firme des exigences du bon climat, naturel, humanitaire, culturel etc. Cette performance peut être évaluée à l'aide des outils de la RSE.

D. La performance stratégique et la performance concurrentielle

Toute stratégie n'est évaluable que par rapport à l'objectif dont s'est assigné implicitement ou explicitement

la direction ou le groupe des actionnaires. Ainsi, on pourra parler de performance stratégique que si auparavant des objectifs ont été clairement définis par rapport aux concurrents répande.

L'approche de la performance par la stratégie a commencé à se répandre lorsque des entreprises ont observé un certain nombre d'échecs du modèle taylorien. Par conséquent, ces entreprises ont commencé à mettre l'accent sur la qualité de la stratégie axée sur la compréhension de leur environnement concurrentiel. La performance stratégique est alors celle de maintenir une « distance » avec les concurrents à travers la logique de développement à Long terme. Ce qui leur permettra d'être plus compétitives sur le marché

E. La performance économique

Le concept de la performance économique fait référence à la capacité qu'a une entreprise de disposer des produits compétitifs, cela veut dire que les produits créés par l'entreprise ont un potentiel dans un marché en concurrence pure et parfaite, ils ont la capacité d'attirer des clients, ce qui a pour effet d'augmenter le chiffre d'affaires de la firme

1.1.3. Les critères de la performance

Bartoli considère que la performance est la résultante de trois notions : les résultats, les moyens et les objectifs. Ces trois éléments sont représentés de la manière suivante :

4 Revue Français d'Economie et de Gestion : www.revuefreg.fr

5 Revue internationale du chercheur, volumes 4 et 5 : numéro 3 et 11.

10

Figure 1 : Le triangle de la performance

Source : Openclassroom.com

La performance d'une entreprise est une notion qui englobe plusieurs aspects de son fonctionnement. C'est celle qui se trouve au centre du triangle, qui résulte de la combinaison entre l'efficience, l'efficacité et la

pertinence.

En observant le triangle, on comprend que plusieurs facteurs entrent en jeu afin de parler de performance.

Pour que l'on parle d'efficacité, on doit voir la capacité qu'a l'entreprise d'atteindre ses objectifs, il existe donc une relation entre les objectifs et l'efficacité. Nous voyons que le segment qui part des résultats à l'efficience mesure la capacité de l'entreprise à atteindre ses objectifs en minimisant les couts. Le segment qui relie les moyens aux objectifs mesure la pertinence et évalue l'aptitude de l'entreprise à choisir les bonnes stratégies qui facilitent l'atteinte de ses objectifs.

Performance= Efficacité + Efficience

D'après ce qui précède, les principaux critères de la performance :6

6 LAIDI Ferie « L'évaluation de la Performance Financière de l'entreprise », 2023 ; NSENGIYUMA Edison « L'impact du contrôle de gestion sur la rentabilité et l'efficacité des entreprises au RWANDA. », 2007 ; www.Openclassroom.com

11

1.1.3.1. Efficacité :

- Une action est efficace si les objectifs sont atteints. Phillipe CAMUS (2000 : 379).

- L'efficace est définie comme l'atteinte des objectifs par l'entreprise. Isable CALME et als (2003 :298).

- L'efficacité correspond au degré de réalisation des objectifs de l'entreprise. L'efficacité est donc le
fait d'atteindre un but.

Ainsi donc, voici comment se présente la formule de l'efficacité :

Efficacité = Résultat réalisé/ Objectif fixé

1.1.3.2. Efficience

La notion d'efficience fait partie intégrante du concept de la performance, cela renvoie à dire que les moyens utilisés pour mener une action doivent être exploités avec un souci d'économie. Une action est donc considérée efficiente, lorsqu'elle permet d'obtenir des résultats à moindre couts.

BOUQUIN (2008) définit L'efficience comme le fait de maximiser la quantité obtenue de produit ou de service à partir d'une quantité donnée de ressources.

MARTINET et SILEM (2003) propose de voir la notion d'efficience à un double niveau. Selon l'auteur il aurait une efficience allocutive qui implique que les entreprises dans le choix de leurs sections d'activités ou même des domaines d'activités stratégiques, puisse se diriger vers des secteurs ou activités qui représentent une rentabilité supérieure. Tandis que l'efficience informationnelle pour lui traduit l'inégalité de l'information pertinente à l'évaluation des actifs financiers et du marché boursier.

VOYER (1999) souligne que l'efficience est une relation englobant les concepts de productivité et de

rendement. La productivité mesure plus particulièrement le rapport entre la quantité de produits ou de service et les facteurs de production.

Le ratio de l'efficience présente comme suit :

Efficience = Résultat réalisé / Ressources utilisées

1.1.3.3. Pertinence

La pertinence relie les objectifs ou les moyens avec les contraintes de l'environnement. La pertinence évalue la performance d'une entreprise en tenant compte du domaine stratégique, c'est-à-dire l'avantage concurrentiel sur base d'un jugement entre l'adéquation des éléments de l'offre (créateur de valeur) et les

attentes du marché. 7

1.1.3.4. Economie des ressources

7 M.Louiza & M.Lahna « Evaluation de la performance financière de l'entreprise par l'étude analytique des indicateurs de gestion », 2023 ;

TOUICHER Ouardia & EL IDRISSI RIOUI Samia « Performance globale : de l'évaluation financière à une approche intégrative »

12

L'économie est fondée sur le principe d'acquérir des ressources nécessaires, que ce soit des ressources financières, humaines ou matérielles, au moment, au lieu et au coût les plus avantageux possible.

D'après VOYER (1999), l'économie se repose sur le principe d'acquisition de ressources financières, humaines et matérielles appropriées, qui tiennent compte de la quantité, de la qualité, du lieu et du niveau de cout. Ainsi une entreprise peut faire des économies en évitant les dépenses jugées inutiles ou excessives.

1.1.4. Performance globale

La notion de la performance globale provient du développement des concepts de la RSE et du développement durable aux Etats unis. Le développement de ces concepts a donné lieu à l'ascension d'une vision globale de la performance qui repose sur les principaux objectifs du modèle développement durable, en l'occurrence l'aspect économique, sociétale et l'aspect relatif à la protection de l'environnement. La question de la RSE n'est pas un concept récent, elle est une notion qui a longtemps été abordée au même titre que les sciences de gestion. (Ilmen ,2020)

Plusieurs études se sont concentrées sur la définition du concept de performance en tenant compte de la vision globale (Kaplan & Norton, 1992). La performance est issue de la somme dela performance économique, sociale et environnementale. (Baret, 2006).

La performance globale est la rencontre ou la combinaison de la performance financière avec la performance sociale et sociétale (Germain 8& Trébucq, 2004). La mesure de la performance ne tient pas compte d'un critère unique (qualité des services rendus et produits proposés, satisfaction des clients, rendement des salariés...), elle se mesure au moyen d'une multitude de dimensions et d'indicateurs qui la composent.

La performance a évolué, celle-ci n'étant plus abordée dans un sens strict, tend vers une notion globale qui relie les aspects économiques, sociétales et environnementales. A ce niveau, il convient de prendre compte les données qualitatives et non financières en plus des informations quantitatives. Plusieurs recherches se sont intéressées sur la restructuration des outils classiques de mesure de la performance dans le but d'évaluer la performance dans une vision plus large.

8 www.agicap.com

13

Figure 2 : Schéma de la performance Globale

Source : baret (2006)

1.1.5. Les dimensions de la performance

La performance d'une entreprise dépend de l'appréciation et des objectifs de ceux qui la regardent. Les intérêts des uns diffèrent des autres, les acteurs qui font de la vie de l'entreprise ont des visions buts différents en fonction de leur rôle au sein d'une firme. Les dirigeants sont plus concernés sur la croissance et la pérennité de l'entreprise, cet intérêt diffère des actionnaires et investisseurs qui, pour eux la performance de l'entreprise dépend des dividendes que cette dernière leur versera, ainsi que du retour sur investissement. On distingue généralement deux dimensions de la performance :9

9 LAIDI Feriel « L'évaluation de la Performance Financière de l'entreprise », 2023

14

1.1.5.1. La performance interne

La performance interne se concentre principalement sur les membres internes d'une organisation. Les gestionnaires de l'organisation, qui sont chargés de la performance, sont plus préoccupés par le processus permettant d'atteindre les résultats. Leur objectif est de prendre, organiser et mettre en oeuvre toutes les décisions visant à maximiser l'utilisation des ressources internes et externes afin d'atteindre les objectifs de l'entreprise.

1.1.5.2. La performance externe

La performance externe, quant à elle, est généralement destinée aux parties prenantes ayant des relations contractuelles avec l'organisation. Elle est principalement axée sur les actionnaires et les institutions financières, et se concentre sur les résultats actuels et futur.

1.1.6. L'évaluation de la performance

L'évaluation de la performance nécessite un ensemble des méthodes ou d'outils permettant à l'entreprise d'obtenir des résultats précis tout en 10mesurant l'écart entre les prévisions et les réalisations, pour ensuite trouver des palliatifs.

Figure 3 : Démarche de l'évaluation de la performance

Source : LAIDI Feriel « L'évaluation de la Performance Financière de l'entreprise », 2023

10 www.agicap.com

15

1.2. Concepts sur la performance financière 1.2.1. Définitions du concept11

Joseph GAIDE (2023) définit la performance financière comme une mesure de l'efficacité d'une entreprise dans la gestion de ses ressources financières. Elle permet d'évaluer la rentabilité de l'entreprise, sa capacité

à générer des bénéfices et à créer de la valeur pour ses actionnaires. La performance financière est mesurée à travers différents indicateurs tels que le CA (chiffre d'affaires), la marge bénéficiaire, le retour sur investissement, le ratio d'endettement, etc.

Elisabeth Robinson (2024) aborde la performance financière comme la capacité à gérer toutes ses

ressources financières. C'est un indicateur global sur la santé financière de votre entreprise. Avec une

évaluation de la performance financière, il est possible de mettre en place des stratégies adaptées pour développer une société, générer des bénéfices, ou bien la remettre en santé.

Les performances financières des sociétés sont prioritaires pour les investisseurs, les actionnaires et les banques. Elles leur servent une explication sur la capacité des entreprises à respecter leurs engagements vis-à-vis des prêts ou encore la possibilité de réaliser un retour sur investissement.

Grace à plusieurs indicateurs, il est possible de calculer la performance d'une entreprise. Regroupés

ensembles, ils favorisent une bonne gestion et peuvent être utilisés auprès de la direction administrative pour définir des objectifs.

1.2.1. Objectifs de la performance financière

La réalisation d'une enquête de performance financière peut fournir des informations cruciales sur la santé financière d'une entreprise et aider à définir de nouveaux objectifs. Ce KPI permet une prise de décision

rapide et efficace.

Grace aux performances financières, les entreprises peuvent se comparer à leurs concurrents directs pour

savoir où elles se situent. Cela offre la possibilité d'avoir une gestion des risques cohérentes par rapport à

ses concurrents et en fonction de sa propre santé financière.

Définir des objectifs financiers à la suite d'une étude permet de remettre son entreprise sur la bonne voie

pour les prochains résultats.

1.2.2. Les déterminants de la performance financière

Il existe une multitude de facteurs qui ont une influence positive sur la performance financière, parmi cette multitude de facteurs, nous citons : La politique financière et la création de la valeur.

11 LAIDI Feriel « L'évaluation de la Performance Financière de l'entreprise », 2023 ; www.agicap.com ; / finom.co/fr-fr/blog/performance-financiere/

16

1.2.2.1. Politique financière

La politique financière concerne le choix et la prise des décisions qui ont un impact sur la structure des

ressources (les financements) et des emplois (les investissements et l'exploitation), dans le but de maximiser la valeur de l'entreprise c'est-à-dire maximiser sa rentabilité financière. 12

Cependant, la rentabilité est étroitement liée à la notion du risque, l'entreprise qui souhaite augmenter sa

rentabilité financière doit accepter un certain niveau de risque, le couple rentabilité-risque est donc au coeur

de la politique financière. Cette dernière relève de la direction générale de l'entreprise qui doit faire des décisions d'arbitrage entre les sources de financements possibles ainsi que leur affectation aux bons emplois

tout en choisissant le couple rentabilité-risque adéquat.

Les principales composantes de la politique financière se présentent de la manière suivante :

· Identification et optimisation des besoins de financement,

· Recherche des sources de financement au regard du couple rentabilité-risque ;

· Equilibrage de la structure des ressources,

· La conformité de la composition des ressources à la structure des emplois ;

· Planification financière. 1.2.2.2. Création de la valeur

La création de la valeur est la capacité de l'entreprise à rechercher une croissance durable afin d'atteindre la

rentabilité. Concrètement il s'agit d'un processus à travers lequel un ensemble de leviers qui, mises en place et actionnés correctement, contribuent à créer cette valeur.

D'un point de vue théorique, de la valeur est créée lorsque la rentabilité des capitaux investis par les

actionnaires excède le coût de ces capitaux. Dans la théorie financière moderne, la création de valeur financière reste l'un des principaux objectifs recherchés par les propriétaires d'entreprise (dirigeants d'entreprise, actionnaires, etc.) et les investisseurs pour évaluer la performance de celle-ci. Plusieurs sont les indicateurs qui permettent de la mesurer, les principaux d'entre eux : l'EVA, ROI, ROE, TSR, MVA, etc La comparaison de la rentabilité des capitaux propres (ROE) avec la rentabilité espérée par les actionnaires.

Cette mesure permet donc de fournir une indication précise sur l'enrichissement (ou l'appauvrissement) des actionnaires, et donc sur la performance financière de l'entreprise.

12 LAIDI Feriel « L'évaluation de la Performance Financière de l'entreprise », 2023 ; www.agicap.com ; / finom.co/fr-fr/blog/performance-financière/ ; ADJAL Aymen « Les déterminants de la performance financière de l'entreprise Cas des qPME Algériennes », 2024.

17

La création de la valeur doit susciter un authentique mécanisme de gestion par la valeur gouvernant la totalité des procédures de toute entreprise par exemple le plan budgétaire et la répartition des actifs. Elle est alors utilisée au niveau stratégique pour orienter tout le personnel vers l'optimisation de la performance financière.

1.2.3. Indicateurs financiers

Un indicateur financier est une donnée chiffrée qui permet de mesurer la performance d'une entreprise. Il permet de vérifier la viabilité d'un projet ou de s'assurer de la bonne santé financière à un instant T. C'est

aussi un outil de comparaison avec des structures équivalentes ou avec les prévisions financières.

1.2.3.1. Indicateurs de la performance financière

Un indicateur est un outil statistique qui sert à d'observer et d'évaluer un phénomène. C'est un outil du contrôle de gestion permettant de mesurer le seuil de performance atteint selon des normes d'appréciation établies.

Parmi les indicateurs de performance financière, nous retenons :

1.2.3.1.1. Rentabilité

La rentabilité peut être définie comme étant le niveau de résultat dégagé par rapport aux ressources

employées pour l'obtenir. Elle mesure donc la capacité de l'entreprise à produire un bénéfice à partir de ses investissements. L'estimation de la rentabilité est un bon indicateur pour mesurer l'efficacité de l'entreprise

dans le cadre de son activité de production.

Pour Alain Beiton et Ali (2001), la rentabilité correspond au rapport entre les bénéfices réalisés et les capitaux investis. Elle évalue la capacité d'une activité économique à générer un flux de recettes actualisées supérieures aux dépenses effectuées. Elle s'exprime, d'une part, par un taux de rentabilité économique qui est une évaluation de la rentabilité qui ne tient pas compte de l'origine des ressources financières mobilisées dans l'activité et d'autre part, par le taux de rentabilité tenant compte seulement des fonds propres de la firme. En ce qui concerne la rentabilité, nous distinguons : La rentabilité économique et la rentabilité financière.

A. Rentabilité économique

La rentabilité économique mesure la rentabilité des capitaux investis par une société ou un groupe dans ses

13métiers. Elle considère l'efficacité opérationnelle de l'entreprise dans son entièreté et lui assure les bases nécessaires pour bien rémunérer les capitaux propres. Elle est un indicateur qui permet d'apprécier la performance de l'entreprise en mesurant sa capacité à créer de la valeur à partir de son activité c'est-à-dire à partir de son exploitation. Elle est donnée par la formule suivante :

BENSAALI Thinhinane & BELKACEMI Karima « Le rôle de l'analyse des indicateurs financiers dans l'évaluation de la performance financière des entreprises. »,2023 ; shs.cairn.info ; www.africmemoire.com

18

Rentabilité économique = Résultat d'exploitation / Capitaux investis *100

B. Rentabilité financière

La rentabilité financière mesure l'aptitude de l'entreprise à dégager un résultat net à partir des capitaux propres engagés. Elle intéresse essentiellement les actionnaires puisqu'elle mesure la rentabilité des capitaux qu'ils ont placés dans l'entreprise. C'est l'expression dominante de rentabilité. Lorsqu'on parle de

rentabilité en général, on sous-entend rentabilité financière. Elle est donnée par la formule ci-après :

ROE = Résultat net / Capitaux propres*100

Une rentabilité financière positive signifie que les capitaux propres génèrent des profits. Quand celle-ci est

supérieure au ROCE, l'entreprise connait un effet de levier.

C. Effet de levier

L'effet de levier permet à l'entreprise de construire un capital avec un minimum de fonds propres grâce à l'endettement. Il désigne l'impact favorable de l'endettement sur la rentabilité financière des entreprises.

L'effet de levier montre comment on transite de la rentabilité économique à la rentabilité financière, il s'expose comme suit :

Effet de levier : rf - re = (re - i) D / CP

· Rf : taux de rentabilité financière 14

· Re : taux de rentabilité économique

· I : taux d'intérêt des dettes financières (emprunts) net d'impôt

· D : Dettes financières


·

CP : Capitaux Propres

14 EL INANI Abdelghani « Analyse des ratios financiers et création de valeur : évaluation globale de la performance financière. », 2025 ; shs.cairn.info ; mooncard.com ; M.Louiza & M.Lahna « Evaluation de la performance financière de l'entreprise par l'étude analytique des indicateurs de gestion », 2023 ; Cours d'analyse financière.

19

D'après cette formule, on peut distinguer deux situations :

Ø Si l'entreprise finance ses investissements avec un cout d'endettement qui est inférieur à la rentabilité économique, celle-ci sera inférieure à la rentabilité financière, il s'agit donc d'un effet de levier positif, dans ce cas il sera intéressant pour l'entreprise de s'endetter pour s'enrichir. Cependant, Si l'effet de levier est trop important, cela signifie que les capitaux propres sont trop faibles par rapport à l'endettement. Dans ce cas, c'est la solvabilité de l'entreprise qui est en jeu.

Ø Inversement, si le cout de la dette est supérieur à la rentabilité économique, la rentabilité financière dépassera cette dernière, il s'agit d'un effet de levier négatif ou ce qu'on appelle l'effet de massue, dans ce cas l'endettement met l'entreprise dans difficultés.

1.2.3.2. Profitabilité

La profitabilité d'une firme désigne son aptitude à dégager des bénéfices par l'entremise de ses ventes. Elle confronte le résultat net aux ventes totales hors taxes de l'exercice comptable.

Selon HOUARAU (2008) : la profitabilité est définie comme la capacité de l'entreprise à générer un certain degré de résultat ou recettes pour un niveau d'activité.

Selon Constantin & Loredana, la profitabilité peut être définie comme la capacité de l'entreprise à réaliser un résultat positif entre le produit de sa propre activité (son chiffre d'affaires) et les coûts résultants de la fabrication, de la commercialisation et de la transaction réelle, et donc, sa capacité à faire des profits. Elle est donnée par la formule suivante :

Taux de profitabilité = Résultat net comptable / Chiffre d'affaires) * 100

1.2.3.3. Les soldes intermédiaires de gestion

Le compte de résultat est détaillé par des soldes intermédiaires de gestion (SIG). Ces derniers représentent des ratios financiers qui permettent d'aller au-delà d'une simple analyse du compte de résultat.15

15 Cours d'analyse financière

20

Tableau 1: Les soldes intermédiaires de gestion (SIG)

Libellés

N

N+1

N+2

N+3

Marge commerciale

 
 
 
 

Chiffres d'affaires

 
 
 
 

Production de l'exercice

 
 
 
 

Valeur ajoutée

 
 
 
 

Excédent brut d'exploitation

 
 
 
 

Résultat d'exploitation

 
 
 
 

Résultat financier

 
 
 
 

Résultat ordinaire

 
 
 
 

Résultat avant impôts

 
 
 
 

Résultat net

 
 
 
 

Source : Elaboré par l'auteur à partir des états financiers

A. Chiffre d'Affaires

Le chiffre d'affaires est la première mesure de l'activité de l'entreprise. Il comprend les ventes réalisées dans l'exercice et pour lesquelles les prestations ou la livraison ont été intégralement effectuées. Le chiffre d'affaires est effectif lorsqu'il y a transfert de propriété du bien ou du service vendu. L'étude de l'activité et des résultats de l'entreprise, de sa valeur commerciale doit compléter celle de la situation financière et de la situation de trésorerie. Il se peut en effet que l'appréciation portée sur l'affaire en général ou sur sa situation financière ou l'état de la trésorerie en particulier soit sensiblement différente selon que l'entreprise prospère ou végète (activité réduite, croissance difficile).

B. Valeur ajoutée16

La valeur ajoutée représente la richesse nouvelle produite par l'entreprise lors du processus de production qui pourra être repartie sous forme de revenus. Elle permet de calculer la richesse brute créée par une entreprise, avant rémunération de ses salariés, de ses apporteurs de capitaux et des administrations.

16 Cours d'analyse financière

21

Elle est une notion différente du chiffre d'affaires (CA) qui représente la somme de l'ensemble des ventes des firmes. La valeur ajoutée est obtenue en soustrayant de la production, les couts intermédiaires, c'est-à-dire les matières premières et les services que les entreprises ont dû acheter pour produire.

Elle est donnée par la formule ci-après :

C.

Valeur ajoutée = Production - Consommation intermédiaire

Excédent Brut d'Exploitation (EBE) 17

L'EBE est considéré comme un indicateur financier majeur, car il révèle le volume de richesse créée par l'entreprise grâce à son activité d'exploitation. Le calcul de l'EBE exclut la structure de financement ou encore les charges exceptionnelles de la firme pour se concentrer sur son rendement brut (cash-flow). Il

confirme ou infirme la rentabilité du cycle d'exploitation.

L'Excédent Brut d'Exploitation (EBE) est établi à partir des informations du compte de résultat, pour un exercice concerné selon la formule suivante :

EBE = VA - Charges sociales - Impôts et taxes + Subventions d'exploitation

D. Résultat d'exploitation

Le résultat d'exploitation est obtenu en prenant l'EBE, auquel on ajoute les transferts de charges d'exploitation, et en le diminuant des dotations aux amortissements et aux provisions d'exploitation, tout en y ajoutant les reprises correspondantes. Cela permet de mesurer la performance de l'activité de l'entreprise en se concentrant sur son modèle économique et sa capacité à générer de la richesse.

Elle est calculée à l'aide la formule suivante :

18

Résultat d'exploitation = EBE - Dotation aux amortissement et provisions + Reprise sur provision et transfert E Résultat net

Le résultat net correspond au solde final du compte de résultat de l'exercice, calculé après avoir effectué les opérations de répartition telles que la participation des salariés et l'impôt sur les bénéfices.

Sa formule est présentée de la manière suivante :

Résultat net = Résultat courant + Résultat exceptionnel - Participation salariés - Impôts sur les bénéfices

17 Cours d'analyse financière ; lafinancepourtous.com ; I-expert-comptable.com

Ramla Tazir « L'impact de la structure financière sur la performance financière de l'entreprise. », 2017 ; LAIDI Feriel « L'évaluation de la Performance Financière de l'entreprise », 2023

22

F. Autofinancement

L'autofinancement est la capacité d'une entreprise à financer seule un investissement. Lorsqu'une entreprise 19s'autofinance, cela signifie qu'elle finance ses investissements grâce à son « free cash-flow ». Elle utilise ses profits. Cela veut dire encore que le résultat de l'entreprise dégage des bénéfices. L'autofinancement correspond aux ressources propres conservées par l'entreprise après le versement de dividendes aux actionnaires. La stratégie de versement de dividende a donc un impact sur l'autofinancement.

Elle est calculée de la manière suivante :

Autofinancement = Capacité d'autofinancement - Dividendes

On distingue :

Ø L'autofinancement d'expansion augmente le patrimoine et le volume de production. Néanmoins, un autofinancement d'expansion excessif peut mécontenter l'associé ;

Ø L'autofinancement de maintien qui permet de conserver le patrimoine et le niveau d'activité.

En ce qui concerne l'appréciation de la performance financière d'une entreprise, les indicateurs de la performance financière mentionnée ci-dessus ne sont pas les seuls qui permettent d'évaluer cette dernière. En effet, d'autres indicateurs financiers peuvent être utiles pour porter un jugement sur la situation financière de l'entreprise. Les indicateurs retenus se présentent comme suit :

1.2.3.4. Structure financière

La structure financière désigne la répartition des capitaux propres et des dettes financières face aux emplois qu'ils financent. Les principaux ratios sont :

A. Ratio de solvabilité générale

Cet indicateur évalue la viabilité à long terme d'une structure, il permet d'avoir une vision précise sur la durabilité de la performance financière et de l'activité de l'entreprise. Il constitue un pourcentage financier qui mesure la capacité d'une entreprise à payer ses dettes.

Elle est calculée par la formule ci-après :20

Ratio de solvabilité générale = Total actif / Total des dettes

19 Cours d'analyse financière ; EL INANI Abdelghani « Analyse des ratios financiers et création de valeur : évaluation globale de la performance financière. », 2025 ; lafinancepourtous.com

20 Boussia Wiam « L'impact de la décision de financement sur la performance financière de l'entreprise »,2023

23

Si :

Ø Ratio > 2 : Excellente solvabilité ;

Ø Ratio Entre 1,5 et 2 : Solvabilité suffisante ;

Ø Ratio < 1,5 : Solvabilité faible ;

Ø Ratio < 1 : L'entreprise ne parvient pas à couvrir ses dettes avec ses actifs. L'entreprise dans ce cas est insolvable.

B. Ratio d'autonomie financière 21

Le ratio d'autonomie financière est un indicateur de solvabilité qui sert à mesurer le degré d'autonomie d'une entreprise vis-à-vis des financements extérieurs. Il apprécie la capacité de l'entreprise à prendre en charge ses besoins financiers à long terme gr ses capitaux propres.

La formule de ce ratio est présentée comme suit :

Ratio d'autonomie financière = Capitaux propres / Total Passif

Ø Un ratio de 0,5 à 1 : montre que les capitaux propres surpassent les dettes financières. Il indique une bonne stabilité financière ;

Ø Un ratio de 0,3 à 0,5 : traduit une situation saine, cela veut dire qu'il y'a un équilibre entre les fonds propres et les dettes. A ce niveau, l'endettement est contrôlé.

Ø Un ratio inférieur à 0,3 : signifie que l'endettement dépasse les capitaux propres. L'entreprise dépend de ses dettes pour financer ses activités ;

Ø Un ratio négatif : signifie que l'entreprise est dans un état critique. Cet état est caractérisé par des pertes cumulées qui réduisent la valeur des capitaux propres.

C. Le ratio d'endettement

Le ratio d'endettement est un indicateur financier analysant l'endettement d'une entreprise. Il est exprimé en pourcentage et compare les capitaux propres de l'entreprise à ses dettes.

Il sert à mesurer le niveau de dépendance d'une entreprise vis-à-vis des tiers. Elle est donnée par la formule suivante :

Ratio d'endettement = Dettes financières / Capitaux Propres

21 Affacturage.fr ; leanpay.io ; lecoindesentrepreneurs.fr

D. 24

Capacité de remboursement par l'EBE

La capacité de remboursement d'une entreprise est un outil financier qui montre la disposition d'une entreprise à rembourser son endettement net au moyen de son Excédent Brut d'Exploitation. Il exprime

également le temps dont dispose la firme pour rembourser ses dettes. Elle est donnée par la formule suivante :

Ratio de capacité de remboursement = Dettes financières net / EBE

E. Equilibre financier

L'équilibre financier désigne la capacité d'une entreprise à assurer le financement de ses emplois par des ressources permanentes tout en maintenant une trésorerie stable et suffisante. L'équilibre financier repose sur l'étude du Fonds de Roulement Net Global (FRNG), du Besoin de Fonds de Roulement (BFR) et de la Trésorerie Nette (TN).

1.2.3.5. Ratios des Liquidités

Les ratios de liquidité permettent d'avoir une vision sur la capacité de l'entreprise à honorer ses engagements

à court terme, ceci représente un gage pour les créanciers qui ne souhaitent voir leurs créances

s'immobilisaient.

On distingue :

A. Ratio de liquidité générale

R.L.G = Actif circulant / Passif circulant

Lorsque :

Ø RLG>1 : On considère que la situation est idéale pour l'entreprise. Elle possède plus de ressources à court terme que des dettes ;

Ø RLG=1 : L'actif circulant couvre la totalité du passif circulant ;

Ø RLG < 1 : Danger de trésorerie. L'actif circulant ne couvre pas le passif circulant.22

B. Ratio de liquidité réduite

R.L.R = (Actifs à court terme - stocks) /dettes à court terme

22 lecoindesentrepreneurs.fr

25

Lorsque :

Ø RLR < 0,5 : Risque de trésorerie ;

Ø RLR entre 0,8 et 1 : L'entreprise honore ses engagements sans liquider ses stocks ;

Ø RLR > 1 : L'entreprise dispose d'une sécurité financière.

Section 2 : Discussions empiriques

Ø Tazir RAMLA (2017) a parlé sur L'impact de la structure financière sur la performance financière de l'entreprise. Dans son étude, l'auteur voulait mesurer le niveau d'impact de la structure financière sur la performance financière, de façon générale en premier lieu ensuite de la PME Ramy Beverage Company en particulier. L'utilisation de l'approche quantitative et qualitative a servi à mesurer la performance financière au moyen des états financiers et des ratios, ensuite de

produire une explication détaillée des résultats obtenus et d'en donner les conséquences. Les

résultats montrent que la PME RBC. Les résultats montrent que la PME RBC vit une période de croissance de leurs activités en raison de l'augmentation progressive du chiffre d'affaires avec un effet de levier positif. Le taux de profitabilité étant positif en moyenne, cela traduit un résultat positif

durant la période d'étude. Cependant, l'auteur martèle sur le niveau de répartition des capitaux propres avec les dettes. Il dit que la structure financière de la PME n'est pas en adéquation avec ses activités, car les actifs de l'entreprise ne couvrent pas la totalité des dettes et que l'entreprise

dépend des financements extérieurs pour maintenir son exploitation ; il mentionne également que

l'équilibre financier n'est pas respecté, car le fonds de roulement est négatif. Qu'à cela ne tienne, elle reste performante sur la période d'étude. Les limites de l'étude se situe au niveau de la période recherche, en effet, l'auteur affirme que le temps accordé pour mener ses recherches n'ont pas suffi

à faire une analyse profonde de la structure financière de la PME et des causes qui pourraient l'influencer. Il évoque aussi la contrainte par rapport aux données ; selon lui, certaines données ne lui ont pas été fournies, et cela est considéré comme une limite pour son étude.

Ø Boussad WIAM (2023) a mené une étude portant sur L'impact de la décision de financement sur la performance financière de l'entreprise. Cas : Chark Pharm. Tout au long de son étude, l'auteur voulait comprendre et mesurer l'impact des décisions de financement sur la performance financière de l'entreprise CHARK PHARM sur la période 2018-2022. Pour atteindre ses objectifs et arriver à une conclusion, l'auteur a utilisé l'approche quantitative, qui consiste à utiliser des outils tels que les

26

états financiers, les ratios, le solde intermédiaire de gestion et la capacité d'autofinancement pour comprendre leur impact sur les décisions de financement. Hormis l'approche quantitative, l'auteur a également utilisé l'approche qualitative qui lui a permis de fournir des interprétations et des explications par rapport aux résultats obtenus dans la première approche. Les résultats ont

démontré une évolution positive du chiffre d'affaires, du résultat net et capitaux propres sur la période d'étude. L'auteur souligne que sur la période, l'entreprise a su gérer sa structure financière ; cette structure financière évoluant de manière positive a conduit à une augmentation des immobilisations. Somme toute, l'auteur aux moyens des résultats, dit que l'entreprise a une bonne gestion de sa structure financière et cela est produit par les décisions de financement. Les limites relayées par

l'auteur à propos de son étude, révèlent qu'il n'a pas considéré des facteurs tels que la rentabilité, la politique d'endettement et la gestion prévisionnelle ; ces éléments non considérés et le secteur choisi ne lui permettent de généraliser ses résultats.

Ø ADJAL Aymen (2024) mène une étude portant sur Les déterminants de la performance financière de l'entreprise Cas des PME Algériennes. L'auteur a analysé 40 PME ayant des statuts juridiques différents, opérants dans le secteur commercial et industriel sur la période 2018-2022, soit 5ans.

Afin d'intégrer les dimensions temporelle et individuelle, l'auteur a employé la méthode des données

de panel. La performance financière a été évaluée à travers le ratio de rentabilité économique (ROA), défini comme le rapport du résultat net sur le total des actifs. Ses analyses montrent que la liquidité (LIQ) et l'endettement (DCR et DLT) affectent négativement significatif la rentabilité des PME. Par ailleurs, les facteurs externes, tels que la croissance économique et l'inflation ont également un impact significatif : la croissance économique ayant un effet positif et l'inflation un effet négatif sur la rentabilité économique des PME en Algérie. L'auteur a relayé les limites ci-après : L'étude se concentre sur la période de la pandémie de COVID-19, entre 2019 et 2021, et suggère que les données collectées auprès des PME durant cette période pourraient être biaisées, ce qui affecterait

la fiabilité des résultats
· L'échantillon de l'étude, qui comprend 40 PME algériennes sur une période de cinq ans, est trop limité pour généraliser les résultats obtenus.
· L'analyse reposait principalement sur des données comptables
· Son analyse s'est concentrée sur cinq déterminants principaux, tout en reconnaissant que d'autres facteurs importants n'ont pas été examinés.

Section 3 : Contextualisation de la recherche

Pour comprendre ce qu'est la performance financière, il nous fallait revoir les travaux précédents ayant abordés le thème que nous exploitons aujourd'hui. Les études ayant abordé la performance financière ont su

27

démontrer son importance dans le cycle de vie d'une entreprise. La performance financière est l'une des clés qui maintient le cycle d'exploitation d'une firme, elle assure la pérennité de la firme.

Cependant, le contexte dans lequel ces auteurs ont analysé la performance de leurs entreprises diffère du nôtre. La République Démocratique du Congo est confrontée à une conjoncture géopolitique et économique instable, laquelle influence fortement l'évolution des sociétés de télécommunications ainsi que leurs activités courantes. La dépréciation de la monnaie locale contraint les entreprises à s'adapter continuellement aux

fluctuations monétaires, entraînant ainsi une augmentation des charges quotidiennes de la firme.

Par ailleurs, les sociétés de télécommunications, dont les activités nécessitent des investissements

importants ainsi que l'acquisition d'équipements coûteux pour l'amélioration de leurs services, recourent généralement à l'importation de matériels provenant de l'étranger. Toutefois, ces opérations exigent des

paiements en devises étrangères, obligeant les entreprises à convertir la monnaie locale en monnaie étrangère afin de financer leurs investissements. En outre, la crise sécuritaire qui touche certaines régions du pays limite les échanges et perturbe le bon déroulement des activités économiques.

La constante évolution du taux d'inflation entraine la baisse du pouvoir d'achat de la population, qui est

contrainte à payer plus afin de pouvoir satisfaire ses besoins. Au regard de ce phénomène, les sociétés des

télécommunications sont également contraintes d'adapter leur offre en tenant en compte tenant compte du pouvoir d'achat de la population, tout en évitant la chute de leur chiffre d'affaires.

Afin de nous démarquer des recherches antérieures, notre étude sera exclusivement fondée sur une appréciation objective de la performance financière ainsi que de son évolution au sein d'une société de télécommunications opérant en Afrique centrale, plus précisément en République Démocratique du Congo. Face à l'instabilité politique, économique et sécuritaire que connaît le pays, cette étude consistera à analyser la performance financière et son évolution au sein d'Airtel RDC SA, tout en proposant des mécanismes

susceptibles de minimiser les risques auxquels cette société est exposée. Cette étude couvre la période allant de 2021 à 2024.

Conclusion partielle

Ce chapitre, intitulé la revue de la littérature, nous a permis de poser des bases en ce qui concerne la performance financière.

La première partie du travail consistait à comprendre ce qu'est la performance financière à l'aide de la compréhension de la performance globale. Nous avons pu comprendre l'importance de la performance

28

financière dans les activités courantes de l'entreprise et sur la performance de l'entreprise elle-même, le cadre théorique nous a été utile pour connaitre les indicateurs qui mesurent le niveau de la performance financière dans une firme et qui donnent lieu à une interprétation des résultats après calculs.

La discussion empirique nous a permis de situer notre travail par rapport aux travaux récents ayant abordé le thème que nous exploitons. Les auteurs ont étudié la performance financière selon le contexte économique auquel font face les entreprises étudiées, leurs résultats nous ont montré comment cette performance a un impact sur la situation financière des cas étudiés.

La troisième partie du travail a consisté à établir une différence entre notre étude et la littérature existante. Pour ce faire, la contextualisation de la recherche a martelé sur les conditions dans lesquelles la société Airtel SA organise ses activités. Nous avons montré l'ensemble de défis ou de contraintes qui affectent la performance financière de la firme et qui se différencient de la littérature existante.

29

CHAPITRE 2 : ANALYSE FACTUELLE

Ce chapitre sera consacré premièrement à la présentation de notre cadre d'étude, la société des télécommunications Airtel RDC SA. Nous parlerons des points qui concernent la société, tels que l'objet social, la situation géographique, l'histoire de la société etc. Ensuite, il sera question de présenter l'approche

méthodologique retenue pour le traitement des données dans notre étude ainsi que la technique retenue pour la collecte des données. Pour finir, nous ferons un commentaire sur les résultats obtenus après analyses

ainsi qu'à la validation des hypothèses.

Section 1 : Présentation d'Airtel RDC SA 1.1. Situation géographique

Le siège social de l'entreprise Airtel RDC est établi à Kinshasa en République Démocratique du Congo, au

no01 croisement des avenues Tchad et Bas-Congo dans la commune de la Gombe, elle est enregistrée sous le numéro de registre de commerce 47889, avec comme numéro d'identification nationale no353847 et sous le numéro d'impôt TM K02A0071R et sa boite postale est de 1201 Kinshasa.

1.2. Historique

Bharti Airtel est une entreprise indienne, premier opérateur en téléphonie mobile avec 125 millions d'abonnés en 2009 et 25 % de part du marché. Il est également très implanté en Afrique. La société fait partie de l'indice boursier BSE Sensex.

Airtel Africa plc est une entreprise britannique qui fournit des services de télécommunications et d'argent mobile dans 14 pays d'Afrique, principalement en Afrique de l'Est, en Afrique centrale et en Afrique de l'Ouest. Airtel Africa est détenue majoritairement par l'opérateur indien de télécommunications Bharti Airtel. Airtel Africa propose des services de voix et de données mobiles, ainsi que des services d'argent mobile, tant au niveau national qu'international. Airtel Nigeria est l'entité la plus rentable d'Airtel Africa, grâce à ses forfaits de données à bas prix au Nigeria. En mars 2019, Airtel comptait plus de 99 millions d'abonnés sur le continent. L'entreprise est cotée à la Bourse du Nigéria, la Bourse de Londres et fait partie de l'indice FTSE 100.

Elle fut créée en date du 11 aout 1999 sous la forme d'une SPRL, elle fut une filiale du groupe anglo-hollandais Celtel International, ex MTS mobile system international fondé en Ouganda en 1998 par le docteur IBRAHIM, citoyen britannique d'origine soudanaise. Le groupe opérateur de télécommunication est présent dans 19 pays dont 16 pays africains et 3 pays de l'Asie, le réseau offre ses services à plus de 220 millions d'abonnés dans le monde et est compté parmi les 5 meilleures sociétés de télécommunication dans ce monde.

30

L'entreprise a subi beaucoup des mutations à la suite de l'achat et du rachat par d'autres marques, plusieurs transitions avec différentes dénominations. Vers la fin de l'année 2005, le 29 septembre plus exactement, pour un montant de 3,2 milliards de dollars américains, le groupe Celtel International est acheté par l'entreprise koweitienne mobile télécommunication.

En aout 2008, l'entreprise koweitienne MTC apportera son identité à Celtel International au Congo en intégrant toutes ses opérations africaines sous la marque Zain avec comme signature : « un monde merveilleux » et les couleurs sont changés en noir, vert et mauve. 5

Zain Congo est une SARL (société par action à responsabilité limitée) enregistrée au registre de commerce sous le numéro RNC 47889 Kinshasa avec identification nationale 0170-N35842 situé à Kinshasa immeuble Inna-Ivert au croisement des avenues Bas-Congo et Tchad en face de l'hôtel Memling dans la commune de la Gombe.

Cette transition de dénomination ne s'arrête pas là, le 09 décembre 2010, l'entreprise de télécommunication cellulaire passe de Zain et est baptisée cette fois-ci « Airtel » ce changement de nom affecte également tous les pays africains dans lesquels l'ancien Zain opérait.

En Afrique, 16 pays disposent de services proposés par la société Airtel, il s'agit de(du) :

BURKINA FASO ; CONGO-BRAZZAVILLE ; GABON ; MALAWI ; KENYA ; TCHAD ; SIERRA LEONE ; OUGANDA ; NIGER ; SOUDAN ; ÎLES SEYCHELLES ; ZAMBIE ; AFRIQUE DU SUD ; TANZANIE ; MADAGASCAR ; REPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO.

Le 28 décembre 1999, Celtel Congo en RDC a une licence de concession des services publics de télécommunication auprès du ministre de PTT sous le numéro de registre de commerce 002/DRT/031/GSM/9/99. KASANKA KIBANZA Suzanne.

1.3. Mission et objectif de la société d'Airtel RDC A. Missions

Airtel RDC exploite des réseaux de téléphonie mobile dans 16 pays à travers toute l'Afrique. Partout où elle opère, la fiabilité de sa technologie aide les entreprises et les communautés à prospérer, Airtel prône l'honnêteté et la transparence dans la vie professionnelle. Ceci nous aide à attirer les investisseurs et s'attacher des meilleurs collaborateurs et partenaires locaux.

31

L'entreprise Airtel a pour objet, la commercialisation de ses réseaux ou services de télécommunication GSM et toute autre valeur ajoutée à ce service qu'elle pourra procurer sur toute l'étendue de la RDC.

Elle a pour ambition de poursuivre ses investissements en Afrique et aider partout les communautés et les

individus à mieux communiquer et à prospérer, cette entreprise est venue changer l'univers du mobile en apportant des services de qualité. La mission d'Airtel est d'être le réseau le plus attrayant en Afrique, en mettant une technologie rapide, claire et fiable à la disposition d'une population dynamique à ceux qui aspirent

à accomplir davantage dans leur vie et au sein de leurs communautés.

Elle offre un accès clair aux communications à travers les vastes étendus d'Afrique. La mission qu'elle s'est

assigné en RD Congo est de fournir le meilleur réseau de télécommunication possible à tous les habitants du pays. Elle aura un effet de catalyseur certain sur le développement économique et continuera à l'unification du pays ainsi qu'à l'intégration du peuple congolais.

B. Objectifs

L'entreprise de télécommunication Airtel s'est fixé comme objectifs :

- Devenir une entreprise leader sur le marché panafricain de télécommunication et d'offrir des services GSM à la technologie de pointe alliée à un service client et d'excellente qualité. Airtel veut élargir ses réseaux et sa clientèle tout en optimisant ses couts d'expansion ;

- Développer et étendre ses opération téléphoniques cellulaires en Afrique, le groupe conserve

l'intention de continuer son programme d'investissement en acquérant des licences et des

opérateurs ;

- Positionner Airtel en tant que marque panafricaine connue par la qualité de son service, pour

l'étendue de ses réseaux et pour son service clientèle, forte de son image, Airtel a pour objectif d'accroitre la fidélité de ses clients et d'étendre sa clientèle ;

1.4. Structure organisationnelle

En ce qui concerne la structure organisationnelle, Airtel RD Congo est subdivisée en directions :

Ø La Direction générale : coordonne tous les départements et toutes les directions de la société et définit également la politique générale de la société ;

Ø Direction des ventes et distribution : s'occupe de toutes les activités de distribution et de vente, elle coordonne également les activités dans toutes les régions commerciales d'Airtel ;

Ø

32

Direction des ressources humaines : concerne tout ce qui est lié à la gestion du capital humain, la formation de ses agents ;

Ø Direction technique : s'occupe des activités techniques relatives à l'accomplissement de la disponibilité des réseaux par notamment le contrôle de qualité et la maintenance des équipements réseaux tout en assurant une connexion optimale ;

Ø Direction marketing : s'occupe de la visibilité, presse, publicité et sponsors dans l'étendue du pays ;

Ø Direction de Finance : s'occupe de la gestion financière au sein de la société ;

Ø Direction juridique : s'occupe de la coordination juridique de l'activité à Kinshasa et aussi dans le siège de la société Airtel RDC et en région, l'entreprise travaille avec les avocats conseillés.

Section 2 : Approche méthodologique

Cette section spécifie la méthode et les outils utilisés pour analyser les données collectées pour ensuite

vérifier nos hypothèses de recherche concernant l'appréciation de la performance financière d'Airtel RDC SA

au moyen des indicateurs financiers. 2.1. Méthodologie

Pour répondre à notre problématique, notre choix s'est porté sur une approche mixte, combinant la méthode

quantitative et qualitative. 2.2. Collectes des données

Parmi les multiples techniques de collecte des données, notre choix s'est porté sur la technique

documentaire. Au moyen de cette technique, les informations nécessaires en rapport avec notre étude ont été obtenues et ce qui nous a aidé pour la suite.

En effet, les états financiers tels que le Bilan, le Compte des résultats et les notes annexes, nous ont permis de comprendre la situation financière de la société et nous ont donné les informations nécessaires couvrant la période allant de 2021 à 2024.

Les rapports annuels d'activité nous ont permis de comprendre le déroulement des activités de la filiale durant la période d'étude.

2.3. Outils d'analyse des données

Les données collectées ont ensuite été analysées et transformées en résultats exploitables à l'aide des outils

suivants :

33

2.3.1. Analyse des soldes intermédiaires de gestion

De par cette analyse, nous avons mené une observation sur la performance économique de la filiale. En effet,

nous avons évalué la richesse créée sous la période d'étude.

2.3.2. Analyse de la rentabilité et de la profitabilité

Cette analyse a été cruciale, car elle nous a permis d'apprécier l'efficacité de gestion de la société que nous étudions. En d'autres termes, nous avons su mesurer la capacité d'Airtel RDC SA à générer des bénéfices

au moyen de son activité.

2.3.3. Analyse par les ratios de la structure financière

Au moyen des ratios de structure financière, nous avons apprécié la répartition des capitaux propres et les

dettes financières face aux emplois qu'ils financent. Nous avons porté un jugement sur la solvabilité de la

firme, sur son autonomie financière ainsi que sur sa capacité à couvrir ses emplois à long terme par ses

ressources permanentes (équilibre financier). Le regard a été également porté sur l'état de la trésorerie durant la période d'étude.

2.3.4. Analyse de la liquidité

L'analyse de la liquidité a conduit à l'appréciation de la capacité d'Airtel RDC de rembourser ses emplois à

court terme.

Section 3 : Présentation des résultats et validations des hypothèses

Dans cette section, il sera question de présenter les résultats et de valider les hypothèses formulées au

niveau de l'introduction. Pour ce faire, nous présenterons d'abord l'analyse des soldes intermédiaires de gestion, pour ensuite présenter l'analyse de la rentabilité et de la profitabilité avant de poursuivre par l'analyse de la structure financière, pour atterrir avec l'analyse de la liquidité. Après présentation des résultats, nous procéderons à la validation des hypothèses de recherche.

3.1. Présentation des résultats

3.1.1. Présentation de l'analyse des soldes intermédiaires de gestion (SIG)

34

Tableau 2:Soldes intermédiaires de gestion (En millions de FC)

Libellés

2021

2022

2023

2024

Marge commerciale

-867

-10 640

-14 964

- 21 147

Chiffre d'affaires

824 726

994 913

1 349 534

1 678 127

Valeur ajoutée

549 012

516 477

97 402

881 587

Excédent brut d'exploitation

493 677

463 648

30 601

792 337

Résultat d'exploitation

393 731

348 482

-121 683

614 488

Résultat financier

-257 680

-192 395

-286 136

-589 373

Résultat des AO

-161 165

136 654

156 087

-407 819

Résultat HAO

99 221

-

11 367

22 053

Résultat net

226 631

146 074

-413 514

30 004

Source : Elaboré par l'auteur à partir des états financiers

Commentaire : Le tableau ci-dessus illustre l'ensemble des richesses créées par la société Airtel RDC SA sur la période d'étude. En effet, il montre avec précisions l'ensemble des opérations effectuées par la firme pour générer sa richesse.

Tableau 3:Indicateurs clés de la performance opérationnelle (en Millions de FC)

Libellé

2021

2022

2023

2024

Chiffres d'Affaires

824 726

994 913

1 349 534

1 678 127

Taux de variation (CA)

32,56%

20,64%

35,64%

24,35%

Valeur ajoutée (VA)

549 012

516 477

97 402

881 587

Taux de variation (VA)

333,95%

-5,93%

-81,14%

805,10%

VA % du CA

66,57%

51,91%

7,22%

52,53%

EBE

493 677

463 648

30 601

792 337

Taux de variation (EBE)

531,74%

-6,08%

-93,40%

2489,25%

35

EBE % CA

 

59,86%

46,60%

2,27%

47,22%

RE

393 731

348 482

-121 683

614 488

Taux de variation (RE)

-1138,65%

-11,49%

-134,92%

604,99%

RE % CA

47,74%

35,03%

-9,02%

36,62%

RN

226 631

146 074

-413 514

30 004

Taux de variation (RN)

234,87%

-35,55%

-383,09%

107,26%

Source : Elaboré par l'auteur à partir des états financiers

Figure 4 : Evolution du Chiffres d'Affaires d'Airtel RDC SA (en Millions de FC)

1 800 000

994 913

1 349 534

1 678 127

824 726

2021 2022 2023

1 600 000

1 400 000

1 200 000

1 000 000

800 000

600 000

400 000

200 000

0

Source : Elaboré par l'auteur à partir des états financiers

Commentaire : La figure ci-dessus illustre l'évolution du Chiffre d'Affaires sur la période étudiée. Il convient de remarquer qu'entre 2021 et 2024, le Chiffre d'affaires de la société des télécommunications Airtel RDC SA a pratiquement doublé. Ce résultat montre la capacité de la société à générer des bénéfices à ses ventes.

36

Figure 5: Evolution de la valeur ajoutée d'Airtel RDC SA (en Millions de FC)

1 000

000

 
 
 
 
 
 
 

881 587

900

000

 
 
 

800

000

 
 
 
 
 

700

000

 
 
 
 
 

600

000

549 012

 
 
 
 
 
 

516 477

 
 
 
 

500

000

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

400

000

 
 
 
 
 
 
 
 
 

300

000

 
 
 
 
 
 
 
 
 

200

000

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

97

402

 
 
 

100

000

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

0

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

2021 2022 2023 2024

Source : Elaboré par l'auteur à partir des états financiers

Commentaire : Le graphique illustre l'évolution de la valeur ajoutée, celle-ci décroit légèrement de 5,93% ; on suppose que les charges ont augmenté à l'année suivante. En 2023, cette décroissance s'accentue et la valeur ajoutée chute d'environ 81,14% ramenant celle-ci à 97 402 Millions de Francs Congolais. L'année 2024 a été marquée par une croissance explosive de la valeur ajoutée qui connait une ascension fulgurante d'environ 881 587 Millions de Francs congolais, ce phénomène traduit une croissance d'environ 805,10%.

Figure 6 : Evolution de l'EBE et du Résultat d'Exploitation (En Millions de FC)

1 000 000

800 000

600 000

400 000

200 000

0

2020,5 2021 2021,5 2022 2022,5 2023 2023,5 2024 2024,5

-200 000

EBE RE

Source : Elaboré par l'auteur à partir des états financiers

37

Commentaire : Nous pouvons voir à l'aide du graphique ci-dessus que l'EBE et le RE suivent une tendance assez similaire. La situation de ces indicateurs pour l'année 2021 montre que la firme a réalisés des résultats positifs après la COVID. Une légère décroissance observée en 2022 qui s'est suivie d'une profonde dégradation de ces indicateurs en 2023, amenant le résultat d'exploitation à un solde négatif. Ensuite, viens la période de reconstruction et d'ascension en 2024 pour ces deux indicateurs.

Figure 7: Evolution du Résultat Net d'Airtel RDC SA (En Millions de FC)

0

2020,5 2021 2021,5 2022 2022,5 2023 2023,5 2024 2024,5

-100 000

-200 000

-300 000

-413 514

-400 000

-500 000

226 631

146 074

30 004

300 000

200 000

100 000

Source : Elaboré par l'auteur à partir des états financiers

Commentaire : Ce graphique illustre l'évolution du Résultat net sur la période étudiée d'Airtel RDC qui décroit tout au long de la période d'étude. En 2022, le résultat net qui était autrefois 226 631 millions à l'année N-1, connait une décroissance d'environ 35,55%. Cette décroissance s'amplifie en 2023 où le RN passe de 146 074 millions à - 413 514 millions soit une décroissance de 383,09%, un résultat extrêmement négatif. En 2024, la société relève son résultat net qui, par rapport au dernier enregistrement connait une croissance de 107,26% soit 30 004 Millions de Francs congolais.

3.1.2. Analyse de l'autofinancement (CAF)

38

Tableau 4:Calcul de l'autofinancement sur la période d'étude (en Millions de FC)

 

2021

 

2022

 

2023

 

2024

 

Capacité d'autofinancement (CAF)

227

356

261

977

-259

812

177

751

Dividendes distribuées

 

0

 

0

 

0

 

0

Autofinancement = CAF- D

227

356

261

977

-259

812

177

751

Source : Elaboré par l'auteur à partir des états financiers

Figure 8 : Evolution de l'autofinancement sur la période donnée

300 000

200 000

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

100 000

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

0

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

2021 2022

 

2023

 

2024

-100 000

 
 
 
 

-200 000

 
 
 
 

-300 000

Capacité d'autofinancement (CAF) Dividendes distribuées

Autofinacement = CAF- D

Source : Elaboré par l'auteur à partir des états financiers

Commentaire : Ce graphique montre l'évolution de l'autofinancement de la société des télécommunications Airtel RDC SA sur une période poste COVID. La capacité d'autofinancement et l'autofinancement de la société étaient situé aux environs de 227 356 millions de francs congolais, ce résultat était bénéfique pour la société, qui se voyait en mesure de financer ses investissements ainsi que de dégager des bénéfices. Cette situation s'améliore en 2022, où l'on remarque que l'autofinancement est passé de 227 356 à 261 977 millions de francs congolais ; cette situation se renverse en 2023 où l'autofinancement décroit de 199%, passant de 261 977 à -259 812 millions de francs. Cependant, l'année 2024 a été marquée par une restauration de l'autofinancement d'Airtel qui

39

redevient positif. Durant la période d'étude, la capacité d'autofinancement et l'autofinancement suivent une même tendance avec des fluctuations similaires ; cela est dû à la non distribution des dividendes auprès des actionnaires tout au long de la période étudiée.

3.1.3. Analyse des indicateurs de la performance financières

Tableau 5 : Les indicateurs de la performance financière (en millions de FC)

 

2021

2022

2023

2024

Rentabilité financière

-22%

-17%

36%

-3%

Rentabilité économique

-47%

-82%

28%

200%

Effet de levier

25%

65%

8%

-203%

Taux de profitabilité

27%

15%

-31%

2%

Source : Elaboré par l'auteur à partir des états financiers

Commentaire :

· La rentabilité financière (des capitaux propres) a connu des mouvements variés. Entre 2021, cette rentabilité était de -22% pour passer à -17% en 2022 ; durant cette période, la rentabilité subissait une amélioration qui était principalement causée par la réduction des pertes. L'année 2023 pour Airtel a été une année de croissance de la rentabilité financière. En effet, celle-ci s'est fortement accrue atteignant le seuil de 36%, ce qui souligne la capacité des capitaux propres à générer un bénéfice (Ce résultat est principalement issu du rapport des signes entre le résultat net et les capitaux propres. Economiquement, ce résultat ne reflète pas une performance des capitaux propres à générer des bénéfices pour les associés). L'année 2024 a été marquée par une chute violente de la rentabilité financière de 39%. Ce résultat de -3% est dû à une dégradation des capitaux propres causées par les reports à nouveau. Cependant, ce résultat reste du point de vue mathématique et peut signifier une amélioration de la rentabilité des capitaux propres, car ceux-ci tendent vers le sens positif.

· La rentabilité économique en 2021 était de - 47%, elle se dégrade en 2022 de 35%. Cette dégradation de la rentabilité économique est principalement due au solde négatif des capitaux investis. En 2023, elle s'envole de manière positive pour atteindre 28% (ce résultat est principalement dû au rapport des signes entre le résultat d'exploitation et les capitaux investis, il ne représente pas la réalité économique et n'interprète pas une amélioration de l'exploitation). En 2024, Airtel réalise

40

une croissance exponentielle de sa rentabilité économique due à l'augmentation du résultat net et des capitaux investis, elle est de 200% en 2024. L'activité économique d'Airtel RDC lui a fortement été bénéfique. Ce bénéfice a principalement été causé par l'amélioration des ressources stables, qui est due à l'augmentation de la dette par rapport aux capitaux propres.

· L'effet de levier passe de 25% en 2021 à 65% en 2022 puis redescend à 8% en 2023. Durant cette période, l'endettement contribue à l'augmentation de la rentabilité financière. En 2024, l'endettement a eu un effet négatif sur la rentabilité financière, étant donné que l'effet de levier était de - 203%.

· Sur la période étudiée, le taux de profitabilité d'Airtel RDC s'est dégradé de manière progressive à l'année 2021, 2022 quittant de 27% à 15%. La dégradation s'est accentuée en 2023 où le taux baisse jusqu'à -31%. L'on observe en 2024, une amélioration de la capacité d'Airtel à générer du profit au moyen de ses ventes, cela s'est produit par l'évolution positive du taux de profitabilité qui est de 2% sur l'année. Cette augmentation est due à l'amélioration du résultat net en 2024.

3.1.4. Analyse de la structure financière

Tableau 6 : Ratios de structure financière (en millions de FC)

 

2021

2022

2023

2024

Ratio de solvabilité Générale

0,3890347

0,483897019

0,4322306

0,5394406

Ratio d'autonomie financière

-0,677625

-0,55843735

-0,52954

-0,547167

Ratio de capacité de remboursement

0,7849829

1,302097712

32,698376

1,9461908

Ratio d'endettement

-0,174562

-0,503763365

-0,613965

-1,291582

 

Source : Elaboré par l'auteur à partir des états financiers

Commentaire :

· Le ratio de solvabilité générale présente un léger accroissement de 2021 à 2022 où il passe de 0,38 à 0,48. Il s'en est en 2023, d'une baisse de ce ratio qui passe à 0,43 et qui vient remonter en 2024 pour atteindre 0,54. Qu'à cela ne tienne, Airtel RDC demeure sur une ligne rouge car son ratio de

41

solvabilité reste inférieur à 1, ce qui signifie que la société ne parvient pas à couvrir ses dettes par ses actifs. Airtel RDC a donc été insolvable sur toute la période d'étude.

· Le ratio d'autonomie financière demeure fortement négatif sur la période étudiée. En 2021, il est de -0,68% puis passe à -0,56% en 2022. En 2023, il est de -0,53% puis de -0,55% en 2024. Sur la période étudiée, ce ratio demeure négatif, ce qui signifie qu'Airtel RDC est dans un état critique ; elle dépend du financement externe pour maintenir son activité. Elle ne possède aucune autonomie financière. Ces résultats peuvent représenter un risque de faillite ou de restructuration.

· Le ratio de la capacité de remboursement donne pour 2021 un délai de 7 mois pour qu'Airtel rembourse ses dettes. En 2022, le délai de remboursement obtenu après calcul est de 1 an et 3 mois. En 2023, on constate l'augmentation du délai de remboursement. En effet, Airtel a besoin de 32 ans et 6 mois pour rembourser ses dettes. Pour ce qui est de 2024, le délai de remboursement est estimé à 1 an et 9 mois.

· Pour ce qui est du ratio d'endettement, il se décroit de manière progressive et intensive sur la période d'étude, cela est dû à la dégradation des capitaux propres causée par les reports à nouveau (les pertes cumulées). Cette décroissance nous montre que la situation de l'entreprise est dans un état critique, donc en déséquilibre financier.

Tableau 7 : Equilibre financier

 
 

2021

2022

2023

2024

Fonds de Roulement

-1

579 621

-1 257

652

-1 480

423

-844

842

Besoin en Fonds de Roulement

 

-75336

-1 083

626

-1 182

755

-664

557

Trésorerie Nette (FR-BFR)

-1

504 285

-174

026

-297

668

-180

285

 

Source : Elaboré par l'auteur à partir des états financiers

Commentaire : On constate dans ce tableau que le principe de l'équilibre financier minimum n'est pas respecté, ce résultat s'accompagne d'une trésorerie déficitaire sur la période étudiée. Les besoins de

financement surpassent les ressources et poussent la société à faire aux concours bancaires pour financer ses investissements soit aux dettes fournisseurs.

3.1.5. Analyse de la liquidité

42

Tableau 8 : Les ratios de liquidité

 

2021

2022

2023

2024

Ratio de liquidité générale

0,10314586

0,163437682

0,15875388

0,31393166

Ratio de liquidité réduite

0,10174278

0,154136555

0,15162322

0,30312907

 

Source : Elaboré par l'auteur à partir des états financiers

Commentaire :

· En 2021, le Ratio de liquidité générale était 0,10 ; il s'accroit légèrement de 0,06 en 2022 pour être à 0,16 ; ce ratio baisse en 2023 pour une valeur de 0, 158 et remonte en 2024 pour atteindre la valeur de 0,31. Il sied de noter que sur l'ensemble de résultats obtenus durant la période d'étude, le ratio de liquidité générale reste inférieur à 1, ce qui représente un danger de la trésorerie ; les actifs circulants ne couvrent pas les passifs circulants.

· Le RLR évolue entre 2021 et 2022, passant de 0, 10 à 0,15 ; il est ensuite suivi d'une dégradation en 2023, où sa valeur est de 0,15 et remonte en 2024 pour une valeur de 0,30. Ces résultats traduisent un risque de trésorerie sur l'ensemble de la période d'étude.

3.2. Validation des hypothèses empiriques

Après avoir analysé nos données collectées via les états financiers, nous avons utilisé certains indicateurs financiers tels que les indicateurs de la performance financière, les ratios de structure financière et les ratios de liquidité pour parvenir aux résultats qui confirmeront ou infirmeront les hypothèses formulées. De ce fait, nous tenterons de valider ou d'invalider nos hypothèses de recherches aux vus des résultats obtenus :

H1 : Les indicateurs de la performance financière ont évolué favorablement sur la période d'étude.

Pour ce qui est des indicateurs de la performance financière, nous avons utilisé le ratio de la rentabilité économique, la rentabilité financière, l'effet de levier ainsi que le ratio de profitabilité. Ces ratios nous permettent de vérifier la validité de nos hypothèses au travers des résultats :

- Le ratio de la rentabilité économique : Celle-ci est restée négative durant les années 2021, 2022 et 2023 ; bien que le résultat constaté en 2023 soit positif, cela ne reflète une amélioration de l'exploitation et Airtel reste sur une perte. En 2024, l'on constate une croissance spectaculaire de la

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rentabilité économique où elle atteint 200%. L'évolution de la rentabilité économique n'est donc pas

globalement positive ;

- Le ratio de rentabilité financière : La rentabilité financière a connu une tendance négative entre 2021 et 2023 ; elle connait un redressement en 2024 où elle passe à 3%. Cependant, ce redressement ne montre pas une évolution globalement positive de la rentabilité financière d'Airtel RDC sur la période d'analyse ;

- L'effet de levier : demeure constamment négative du point de vue économique sur la période d'étude, qui veut dire que les dettes ont un effet négatif sur la rentabilité des capitaux propres de la société, et ne contribue pas à son augmentation ;

- Le taux de profitabilité : est profondément marqué par une dépréciation continuelle, suivi d'une appréciation en 2024. Qu'à cela ne tienne, le pourcentage des bénéfices net réalisé par Airtel a plus été marqué par une décroissance plutôt qu'une croissance sur la période d'étude.

Conclusion de H1 : Nous infirmons l'hypothèse selon laquelle les indicateurs de la performance financière d'Airtel RDC auraient évolué de manière favorable sur la période 2021-2024, car leur évolution n'est pas pleinement positive et demeure négative entre 2021 et 2023.

H2 : La structure financière d'Airtel RDC est relativement stable et équilibrée entre 2021 et 2024.

Pour mesurer la stabilité de la structure financière et son équilibre durant la période d'étude, nous avons utilisé les ratios de structure financière et le principe de l'équilibre financier minimum, pour accepter ou rejeter l'hypothèse formulée. Voici les principaux résultats :

- Le ratio de solvabilité générale : Sur la période d'étude, ce ratio reste constamment inférieur à 1,

ce qui traduit une ligne rouge pour l'entreprise, car ses actifs ne seront pas en mesure de couvrir ses dettes en cas de liquidation. Airtel RDC est donc insolvable sur la période étudiée.

- Le ratio d'autonomie financière : ce ratio demeure constamment négatif sur 2021-2024, ce qui veut dire que la société ne dispose d'une autonomie financière et dépend fortement des dettes

pour ses activités ;

- La capacité de remboursement : montre que le remboursement des dettes de la société a des délais variés qui tendent à augmenter de manière significative.

- Le ratio d'endettement : Ce ratio demeure fortement négatif sur la période d'analyse, ce qui traduit également la dépendance de la société vis-à-vis des tiers, cela est dû à la dégradation des capitaux propres ;

44

- L'équilibre financier : Le principe de l'équilibre financier minimum n'étant pas respecté, la société

fait face au risque de trésorerie car cette dernière reste négative tout au long de l'étude.

Conclusion de H2 : Au vu des résultats obtenus, nous rejetons l'hypothèse selon laquelle la structure financière d'Airtel était relativement stable et équilibrée sur la période d'étude. En effet, les résultats nous montrent que notre cadre d'étude présente une structure financière fragile et déséquilibrée.

H3 : Airtel RDC dispose d'une bonne liquidité pour faire face à ses engagements à court terme.

Pour vérifier le degré de liquidité de la firme étudiée, nous avons utilisé les ratios de liquidité qui nous ont permis de confirmer ou d'infirmer notre hypothèse. Les résultats se présentent comme ceux-ci :

- Le ratio de liquidité générale (RLG) : sur la période d'étude, ce ratio demeure constamment inférieur à 1, ce qui traduit un danger et un risque de trésorerie ;

- Le ratio de liquidité réduite (RLR) : présente également les mêmes comportements du RLG, il demeure inférieur à 1 sur la période 2021-2024, ce qui traduit un risque de trésorerie.

Conclusion de H3 : Les résultats obtenus après analyse, nous montre qu'Airtel RDC ne dispose pas d'une trésorerie suffisante pour faire face à ses engagements à court terme. Ces résultats rejettent l'hypothèse 3.

Conclusion partielle

Dans ce chapitre, nous avons présenté en premier plan notre cadre d'étude, cette présentation nous a permis

de comprendre la société Airtel RDC au travers de son historique et de sa situation géographique. Nous avons également parcouru l'ensemble des objectifs de cette société des télécommunications face à son secteur et sa conjoncture économique.

Dans l'approche méthodologique, nous avons opté pour une approche mixte composée de la méthode quantitative et qualitative, qui nous ont permis de transformer les données financières collectées à l'aide des états financiers, en chiffres bruts et interprétables. L'analyse des SIG, de la rentabilité, de la profitabilité, de la structure financière et de la liquidité ont servi d'outils d'analyse des données pour l'obtention de nos

résultats.

Les résultats obtenus démontrent que les indicateurs de la performance financière ont connu une évolution

défavorable sur la période d'étude, suite à une dépréciation progressive de leurs valeurs sur la période

45

d'étude. Quant à la structure financière d'Airtel RDC, le principe de l'équilibre financier minimum n'est pas respecté et sa trésorerie demeure négative sur toute la période d'étude. La structure financière nous montre

également que la société dépend plus des dettes pour financer son activité et voit ses capitaux propres se dégradaient à cause des reports à nouveau. Pour finir, la firme ne dispose pas des liquidités suffisantes pour faire face à ses engagements à court terme, étant donné que les ratios de liquidité sont tous inférieurs à 1 sur toute la période ; on traduit ces résultats en risque de trésorerie.

Au regard des résultats mentionnés ci-dessus, l'hypothèse H1, H2 et H3 sont rejetées. La société Airtel RDC n'a pas été performante sur la période d'étude.

46

CHAPITRE 3 : DISCUSSIONS, IMPLICATIONS ET LIMITATIONS DES RESULTATS Dans ce chapitre, il sera question de confronter les résultats de notre étude à ceux des études antérieures afin de relever les points de convergence ainsi que les points de divergence. Il sera ensuite question de présenter les implications et les limites de notre étude ; ensuite, nous conclurons par des recommandations.

3.1. Discussions des résultats

La discussion des résultats nous permet de comparer les résultats de notre étude avec les études antérieures.

L'objectif est de répertorier les éléments de convergences ainsi que les éléments de divergences.

3.1.1. Convergences avec la littérature

Tout au long de notre étude, nous avons mis l'accent sur les indicateurs de la performance financière comme

étant les éléments majeurs et déclencheurs de la performance financière dans une entreprise. Nous avons pu dire que ces indicateurs donnent une vision plus large sur la capacité de l'entreprise à rester financièrement performante. Cependant, nous avons souligné qu'une entreprise demeure performante sur le long terme, lorsqu'elle sait répartir ses fonds propres ainsi que ses dettes, d'où nous avons soulevé la notion de la structure financière, en martelant sur sa capacité à pérenniser les activités d'une entreprise. C'est dans cette dynamique que vient se joindre l'étude de Tazir Ramla (2017) qui démontre l'importance d'une bonne répartition des dettes et des capitaux propres, soulignant le fait que cette dernière cause la pérennité d'une

entreprise. Il trouve dans ses résultats que la PME dépend du financement externe pour son exploitation et

manque d'une autonomie financière, d'autant plus que ses dettes ne peuvent être couvertes par ses actifs en cas de liquidation. Son équilibre financier n'est pas respecté à cause de son fonds de roulement négatif. Les résultats de l'auteur convergent avec le nôtre du point de vue de la structure financière.

Par ailleurs Boussad Wiam (2023) montre que les soldes intermédiaires de gestion sont également

considérés comme des outils pertinents qui permettent d'avoir une vision plus large sur l'évolution des éléments et leur influence sur les indicateurs de la performance financière. En effet, l'auteur souligne que la croissance du chiffre d'affaires conduit à une augmentation des autres SIG. Il constate également que le chiffre d'affaires du cadre d'étude évolue de manière favorable et progressive.

Pour finir Aymen Adjal (2024) montre que le surendettement et le manque de liquidité ont une influence

négative sur la performance financière. En effet, l'auteur affirme que l'augmentation des dettes réduit la capacité d'une entreprise à s'autofinancer et la rend dépendante du financement externe pour maintenir son niveau d'activité. Le manque de liquidités crée des tensions au niveau de la trésorerie.

47

3.1.2. Divergences

Malgré les points de convergence cités ci-dessus, les résultats obtenus divergent de la littérature existante. Cette divergence est principalement causée par les éléments d'ordre :

- Méthodologique : L'appréciation de la performance financière de notre cadre d'étude a été faite au travers des indicateurs financiers tels que la rentabilité, la profitabilité, la capacité d'autofinancement,

la structure financière et la liquidité donne une vision plus large sur la performance financière. Pour

ce qui est de l'échantillon, nous nous sommes focalisés sur la société des télécommunications Airtel

RDC durant la période 2021-2024 ;

- Contextuel : La RDC est régie par une conjoncture économique instable où le pouvoir d'achat varie en fonction de l'inflation qui perdure au sein du pays, ainsi que du taux de change. La République

Démocratique du Congo est fortement dollarisé suite à la dépréciation de la monnaie locale où nous observons les autochtones avoir une préférence sur la monnaie étrangère. La crise humanitaire a un

impact négatif sur les activités d'une entreprise. Contrairement aux entreprises qui vivent dans une

conjoncture économique stable, les sociétés congolaises font face aux nombreux défis liés la situation du pays ;

- Sectoriel : Le secteur des télécommunications en République Démocratique du Congo fait face à une demande croissante qui requiert des investissements lourds pour satisfaire les besoins numériques de la population. Ce secteur est en proie à une concurrence rude où chaque acteur espère garder leurs parts du marché.

3.2. Implications théoriques et empiriques

3.2.1. Implications théoriques

La présente étude se joint à la littérature existante. Elle donne une vision plus large sur la manière de piloter

une entreprise et d'évaluer sa performance financière dans le cadre d'une conjoncture économique instable,

accompagné des contraintes, politiques et de sécurité. Elle joint les cadres conceptuels suivants :

Ø Validation du modèle multidimensionnel de la performance : Ce travail confirme les théories de la gestion (Lorino, Bourguignon ou Kaplan & Norton) selon lesquelles la notion de la performance ne peut être réduite à une seule dimension. Les analyses menées mettent en relation la performance économique (la création de la richesse et de la valeur ajoutée) et la performance financière (la rentabilité, structure financière et liquidité).

Ø

48

Illustration du triangle de la performance (Bartoli) : Les concepts d'efficacité (augmentation de la productivité et du chiffre d'affaires), d'efficience (optimisation des couts et des ressources face à l'inflation et la dépréciation de la monnaie) et de pertinence (adapter l'offre face aux réalités du

marché congolais) trouvent leur importance dans un secteur à forte demande et intensité concurrentielle.

Ø Théorie de la décision de financement et structure financière : L'étude a tenu d'analyser la relation entre la rentabilité financière, la rentabilité économique et l'effet de levier sur la période 2021-2024. L'étude a martelé sur les théories financières classiques liées à l'autonomie financière, la répartition convenable des dettes financières et des capitaux propres, le principe de l'équilibre financier minimum et à l'impact des dettes sur les capitaux propres et les résultats de l'entreprise dans un contexte de forte

inflation et de la dépréciation de la monnaie. 3.2.2. Implications empiriques

En ce qui concerne le plan empirique, notre cadre d'étude propose des observations et des repères pour le bon fonctionnement d'une société des télécommunications évoluant en Afrique centrale :

Ø Outil de pilotage dans un environnement : L'étude prouve que l'instabilité politique, la dépréciation monétaire et l'inflation ont un effet négatif sur les indicateurs de gestion. Ces phénomènes provoquent la hausse des charges d'exploitation qui ralentissent les activités des sociétés des télécommunications en provocant des effets ciseaux, qui rendent les résultats négatifs.

Ø Diagnostic réel de la performance d'Airtel RDC SA : L'utilisation de la méthode quantitative (calcul des Soldes Intermédiaires de Gestion, de la valeur ajoutée et des ratios de liquidité ou de rentabilité) tient à alerter la direction administrative de sa santé financière sur la période 2021-2024. Grace à elle, nous

pouvons observer l'efficacité des investissements lourds face à une croissance de la demande.

Ø Aide à la prise des décisions stratégique et gestion de risques : Les résultats attirent l'attention des dirigeants face aux risques auxquels ils sont exposés. Cette attention par l'entremise des informations financières retenues, a pour but d'anticiper les risques de faillites auxquels ils sont exposés, d'ajuster la politique d'endettement, de négocier avec les tiers le délai de rembourser tout en mettant en place des palliatifs adaptés pour maintenir l'activité de la société ainsi que d'assurer sa pérennité sur le marché.

49

3.3. Limitation des résultats

Dans cette section, il sera question de présenter les limités recensées durant la période d'étude et l'interprétation des résultats. Ces limites sont d'ordre méthodologiques, contextuelles et empiriques.

3.3.1. Limites méthodologiques

Ø La première limite méthodologique repose sur l'unique utilisation des états financiers et des ratios financiers. Il a été dit dans les lignes précédentes que ces indicateurs offrent une compréhension

approfondie de la performance financière, l'appréciation dépend de l'objectivité des résultats. Cependant, l'étude ne prend pas en compte les facteurs qualitatifs qui peuvent occasionner la performance financière d'une entreprise. Certains éléments tels que la qualité de la gouvernance, les choix stratégiques et l'efficacité managériale peuvent avoir un effet tant positif que négatif sur les résultats d'une firme.

Ø La deuxième limite concerne les outils de collecte des données. L'étude s'est plus basée sur les informations collectées au moyen des états financiers pour interpréter la performance financière d'Airtel RDC. Cependant, les techniques de collectes des données qualitatives notamment l'entretien, aurait permis de compléter l'analyse financière par des informations liées à la politique de financement, aux décisions d'investissement et aux difficultés rencontrées par l'entreprise durant les

exercices étudiés.

Ø L'étude ne s'appuie que sur une approche descriptive et d'évaluation basée principalement sur l'analyse des indicateurs financiers. Les modèles économétriques ou la méthode économétrique

aurait pu saisir le sens de la relation des indicateurs financiers et de la performance financière, tout en mesurant le niveau de la relation entre les indicateurs de la performance financière avec les autres indicateurs financiers.

3.3.2. Limites empiriques

Ø Parmi les nombreuses sociétés des télécommunications évoluant en République Démocratique du

Congo, notre étude s'est uniquement portée sur la filiale Airtel RDC SA. Les résultats obtenus ne concernent uniquement les activités de la société durant la période d'études. Au regard de tous ces éléments, nous ne sommes pas en mesure de généraliser les résultats obtenus en concluant que le

secteur des télécommunications en RDC souffre d'une augmentation constante des charges ne

favorisant pas le développement des opérateurs téléphoniques.

Ø La période d'étude optée permet de comprendre l'évolution de la situation financière de la firme étudiée après la pandémie de la COVID-19 qui couvrait les années 2019 et 2020. Cependant la

50

période d'étude demeure courte et ne permet pas de capter les tendances financières les plus

anciennes pour ensuite prédire les prochains mouvements de la courbe.

Ø Pour ce qui est de la troisième limite, nous nous sommes limités à étudier la performance financière

d'Airtel RDC. Une analyse comparative de notre cadre d'étude avec les autres opérateurs téléphoniques aurait permis de situer la performance financière d'Airtel RDC par rapports à ses propres concurrents, cette analyse aurait ouvert le champ d'interprétation.

3.3.3. Limites contextuelles

Ø L'étude a uniquement considéré l'appréciation de la performance financière au travers les indicateurs financiers, elle n'a pas tenu compte de certains facteurs macroéconomiques qui auraient pu influencer directement ou indirectement la performance financière. Des facteurs tels que l'inflation, l'instabilité du taux de change jouent un rôle important dans l'environnement économique congolais.

Ø Par ailleurs, le contexte sécuritaire et les contraintes géopolitiques engagent directement les activités

de l'entreprise. L'étude n'a pas pris en compte l'analyse du contexte sécuritaire et des contraintes géopolitiques, ces facteurs influent sur les décisions d'investissements, suspendent les activités de l'entreprise et augmente les couts d'exploitation.

Ø Pour finir, les analyses concernant l'intensité concurrentielle n'ont pas été menée, pourtant la concurrence a un effet immédiat sur la performance financière des sociétés des télécommunications.

Perspectives futures

Dans cette recherche, l'analyse financière d'Airtel RDC SA s'est basée sur les états financiers de 2021 à 2024. Il y a beaucoup plus à attendre. Au minimum, des études sectorielles comparatives dans d'autres entreprises de télécommunications en République Démocratique du Congo devraient être réalisées pour révéler certains des aspects clés d'Airtel RDC et de toutes les entreprises de télécommunications en général. Des aspects qualitatifs tels que la gouvernance, l'engagement stratégique, l'innovation technologique, la satisfaction client ou la politique d'investissement devraient également être pris en compte dans nos aspects qualitatifs pour comprendre ces aspects dans les recherches futures. Ces aspects compléteront l'analyse financière et fourniront également une compréhension plus approfondie de la performance.

Enfin, les méthodes économétriques nous permettront d'évaluer l'impact réel de différents indicateurs financiers sur la performance globale de l'entreprise ainsi que des facteurs macroéconomiques tels que l'inflation, les taux de change et l'environnement sécuritaire sur les résultats des entreprises de télécommunications en RDC.

51

Conclusion partielle

Nous discutons maintenant des résultats, de leurs implications et de leurs limites. Dans le contexte de nos résultats et de la littérature, nous voyons que nous convergeons sur certains aspects et pas sur d'autres. Les convergences indiquent que nous avons besoin de données financières, de structure financière et de liquidité pour calculer la performance financière. Les divergences sont principalement dues à notre méthodologie d'étude, à la situation économique au Congo et aux caractéristiques du secteur des télécommunications. Notre travail a des implications théoriques et empiriques importantes. Il est utile pour rechercher la performance financière des entreprises dans un monde instable et pour donner aux gestionnaires des informations sur la façon de prendre des décisions rentables. Il y a des limites à cette recherche car seules des données financières ont été utilisées, des entretiens n'ont pas été menés avec les responsables de l'entreprise, et une seule étude de cas d'entreprise a été réalisée. Cependant, les résultats sont utiles pour la situation financière d'Airtel RDC et seront utiles dans les recherches futures.

52

CONCLUSION GENERALE

Au terme de ce travail consacré à l'analyse de la performance financière d'une société des télécommunications en République démocratique du Congo : Cas d'Airtel RDC SA, l'objectif poursuivi était de formuler une appréciation de la performance financière de notre cadre d'étude sur une période allant de 2021 à 2024. Les méthodes quantitatives (l'analyse des ratios de rentabilité, de structure financière et de liquidité) et qualitatives (analyse qualitative) nous ont permis d'analyser les données financières obtenues au moyen des états financiers de l'entreprise, dans le but d'obtenir des résultats quantifiables et mesurables en vue d'une interprétation rigoureuse.

La revue de la littérature a été effectuée premièrement, pour comprendre la théorie et les principaux instruments pour évaluer la performance financière au moyen de la littérature existante. La performance financière est clairement importante pour la durabilité des entreprises et pour le développement des entreprises, ce qui a été prouvé dans les études passées, ensuite nous avons établi une démarcation entre les travaux récents et notre étude tout en contextualisant le cadre de notre recherche.

L'analyse factuelle nous a permis de présenter notre cadre d'étude, en l'occurrence Airtel RDC ; ensuite nous sommes passés à la méthodologie où nous avons retenu les méthodes quantitatives et qualitatives pour

l'analyse de nos données collectées au moyen des états financiers. Ensuite, il a été question de présenter et d'interpréter les résultats obtenus après analyse des données, et pour finir nous avons procédé à la validation des hypothèses des recherches.

La troisième partie de notre étude a consisté à la discussion, implications et les limitations des résultats, où nous avons recensé les points de convergence qui existent entre les études récentes et la nôtre, nous sommes ensuite passés aux points de divergence où il fallait situer la démarcation de notre étude par rapport à la littérature existante. Et nous avons fini par présenter les limites relayées dans notre étude et de faire ensuite une perspective pour les recherches futures.

Les indicateurs de performance financière ont montré une tendance globale négative pendant la période étudiée. La structure financière de l'entreprise est faible et instable : forte dépendance à la dette, peu d'indépendance financière et un déséquilibre financier persistant. Les ratios de liquidité sont bas (même plus bas que prévu), ce qui signifie que le flux de trésorerie est toujours à risque de problèmes de trésorerie. Par conséquent, les hypothèses H1, H2 et H3 ont été rejetées.

53

L'analyse montre que cette sous-performance n'est pas due à la pauvreté de l'entreprise mais à la situation économique, monétaire et concurrentielle du Congo. Le taux de change est instable, l'inflation est élevée et le montant des investissements requis dans le secteur des télécommunications est important.

Sur base des résultats ci-dessus, nous suggérerions qu'Airtel RDC renforce son système financier, améliore la gestion des investissements et de la trésorerie, et adopte une politique financière dans laquelle le retour sur fonds propres est la priorité. Le statut financier d'Airtel RDC SA de 2021 à 2024 a été présenté dans cette étude, et nous disons finalement qu'il nécessite encore plus de recherches et d'analyses pour comprendre pourquoi, en République Démocratique du Congo, la performance financière de cette entreprise de télécommunications est dans un état critique.

54

BIBLIOGRAPHIE

Livres ou Ouvrages

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56

ANNEXES

Bilan Actif net d'Airtel RDC SA 2021-2024

Actif

2021

2022

2023

2024

Immobilisations
Incorporelles

129 720 906 791, 79

214 902 948 737

247 446 564 916

228 714 057 413

Frais de développement et de prospection

-

-

-

-

Brevets, licences, logiciels
et droits similaires

114 664 111 705

201 037 940 410

235 151 941 370

217 989 818 648

Fonds commercial et droit
au bail

-

-

-

-

Autres immobilisations
incorporelles

15 056 795 087

13 865 008 327

12 294 623 546

10 724 238 766

Immobilisations
Corporelles

609 164 329 646

616 353 846 350

787 997 079

671

912 109 040 239

Terrains

4 028 797 448

4 028 797 448

3 609 067 430

3 609 067 430

Bâtiments

25 950 090 170

26 373 055 178

27 928 983 113

27 693 545 477

Aménagement,
agencement et
installations

491 401 413 721

491 657 490 598

654 507 526 594

777 020 818 086

Matériel, mobilier et actifs
biologiques

86 330 365 515

94 294 503 126

101 951 502 534

103 785 609 246

Matériel de transport

1 453 662 791

-

0

0

Avances et acomptes
versés sur immobilisations

0

-

0

0

Immobilisations
financières

6 067 107 294

3 116 038 408

3 003 886 640

11 443 803 421

Titre de participation

-

-

21 800 000

22 250 572

Autres immobilisations
financières

6 067 107 294

3 116 038 408

2 982 086 640

11 421 552 849

57

Total actif immobilisé

 

744 952 343 732

834 372 833 495

1 038 447 531

227

1 152 266 901 073

Actif circulant HAO

-

-

-

-

Stocks et encours

2 952 281 254

6 488 469 774

16 236 169 166

15 482 437 840

Créances et Emplois
assimilés

214 060 513 026

279 507 364 812

345 234 459 627

434 436 301 605

Fournisseurs avances
versés

-

6 600 954 726

1 848 980 327

23 240 359 879

Clients

161 462 929 265

187 739 825 119

219 802 263 966

272 569 102 142

Autres créances

52 597 583 761

85 166 584 966

123 583 215 334

138 626 839 584

Total actif circulant

217 012 794 280

285 995 834 586

361 470 648 793

449 918 739 444

Titre de placement

-

-

-

 

Valeurs à encaisser

-

-

-

-

Banques, chèques
postaux, caisse et
assimiles

11 954 530 257

31 873 564 773

29 467 727 571

6 004 537 258

Total Trésorerie Actif

11 954 530 257

31 873 564 773

29 467 727 571

6 004 537 258

Ecart de conversion actif

556 726 221 410

429 063 350 139

836 377 387 199

450 210 514 233

TOTAL GENERAL

1 532 645 889 678

1 581 305 582

994

2 265 763 294

790

2 058 400 692 009

Bilan Passif d'Airtel RDC SA 2021-2024

Passif

2021

2022

2023

2024

Capital

100 000 000

100 000 000

100 000 000

100 000 000

Apporteurs capital non

appelé

-

-

-

-

Primes liées au capital

-

-

-

-

Ecarts de réévaluations

802 521 147 662

814 669 487 176

814 669 487 176

814 669 487 176

Réserves indisponibles

10 000 000

10 000 000

10 000 000

10 000 000

Réserves libres

726 531 581

726 531 581

786 531 581

726 531 581

58

Report à nouveau

 

-2 041 170 527 521

-1 814 539 960

996

-1 668 465 771

083

-2 081 980 007 532

Résultat net de l'exercice

226 630 566 525

146 074 189 913

-413 514 236

449

30 004 304 744

Subventions

d'investissements

-

-

-

-

Provisions règlementées

-

-

121 562 321 895

182 139 799 040

TOTAL CAPITAUX

PROPRES ET

RESSOURCES ASSIMILEES

-1 011 182 281 753

-852 959 752 326

-1 144 911 666

880

-1 054 329 884 991

Emprunts et dettes

financière diverses

151 104 053 054

398 038 582 617

656 027 238 640

1 307 232 726 560

Crédit-bail

-

-

-

-

Provisions pour risques et charges

25 409 573 727

31 651 792 734

46 908 832 117

54 521 722 771

TOTAL DETTES

FINANCIERES ET

RESSOURCES ASSIMILEES

176 513 626 781

429 690 375 351

709 936 070 757

1 361 754 449 331

TOTAL DES

RESSOURCES STABLES

-834 668 654 973

-423 269 376 975

-441 975 596

123

307 424 564 340

Dettes circulantes HAO

21 459 110 630

16 266 620 848

44 152 962 344

13 762 785 814

Clients avances reçues

4 070 780 940

4 363 227 579

7 469 129 083

6 669 933 066

Fournisseurs d'exploitation

266 819 552 036

288 605 941 279

289 055 084 948

331 271 255 707

Dettes fiscales et sociales

54 982 750 316

58 127 939 581

95 522 347 703

98 171 188 680

Autres dettes

1 197 884 729 516

949 167 421 727

1 004 350 272

024

533 089 454 085

Provisions pour risques a court termes

558 726 220 994

429 063 350 139

836 377 387 199

450 210 514 233

59

TOTAL PASSIF

CIRCULANT

2 103 943 144 432

1 745 594 501

153

2 276 927 183

300

1 433 175 131 584

Banques, crédits

d'escomptes

-

-

-

-

Banques, établissements

financiers et crédit de
trésorerie

222 969 460 949

205 889 007 402

327 135 685 717

186 289 475 551

TOTAL TRESORERIE

PASSIF

222 969 460 949

205 889 007 402

327 135 685 717

186 289 475 551

Ecarts de conversion

passif

40 401 939 269

53 091 451 414

103 676 021 896

131 511 520 534

TOTAL GENERAL

1 532 645 889 678

1 581 305 582

994

2 265 763 294

790

2 058 400 692 009

Compte de résultat d'Airtel RDC SA 2021-2024

LIBELLES

2021

2022

2023

2024

Ventes des marchandises

5 034 270 593

3 736 337 574

10 721 119 792

11 492 968 578

Achats marchandises

5 219 430 400

17 707 105 209

35 673 943 110

31 908 329 305

Variations de stocks

marchandise

682 440 712

3 330 375 298

-9 988 830

731 689 551

Marge commerciale

-867 600 519

-10 640 392 337

-14 963 992 516

-21 147 050 278

Ventes des produits finis et fabriques

-

-

-

-

Travaux, services vendus

818 503 971 076

990 836 253 006

1 337 562 390

371

1 665 652 455

529

Produits accessoires

1 187 849 536

340 654 639

1 250 690 747

981 611 250

Chiffre d'affaires

824 726 091 205

994 913 245 219

1 349 534 200

909

1 678 127 035

356

Production stockée ou

déstockée

-

-

-

-

60

Productions immobilisées

 

-

-

-

-

Subvention d'exploitation

-

-

-

-

Autres produits

838 943 772 137

636 166 551 082

525 120 011 435

933 940 866 362

Transferts de charges

d'exploitations

-

-

-

-

Achats de matières

premières et fournitures

liées

-

-

-

-

Variations de stocks de mat. Prem. Et fourni. Liées

-

5 392 549

17 380 838

19 189 018

Autres achats

55 738 562 189

71 556 870 004

129 866 122 703

168 742 467 071

Variations de stocks d'autres appro.

-

-

-

-

Transports

4 301 230 516

5 322 626 134

3 755 465 606

6 072 724 971

Services extérieurs

367 207 774 564

415 654 305 818

530 125 247 420

764 990 286 494

Impôts et taxes

62 597 135 893

96 395 017 319

150 354 369 876

191 764 793 146

Autres charges

618 911 419 778

511 291 825 440

937 483 411 324

566 251 292 588

Valeur ajoutée

549 011 869 289

516 477 029 127

97 401 863 945

881 587 129 575

Charge de personnel

55 334 840 597

52 829 272 942

66 801 292 506

89 250 177 643

Excédent brut

d'exploitation

493 677 028 692

463 647 756 185

30 600 571 439

792 336 951 931

Reprise d'amortissements,

prov et depr.

34 488 389 330

30 463 086 688

33 268 628 560

49 684 932 475

Dotations aux amort. Aux prov. Et depr. Fin.

134 434 662 422

145 629 039 986

185 552 108 474

227 534 232 620

Résultat d'exploitation

393 730 755 600

348 481 802 886

-121 682 908

475

614 487 651 787

Revenus financiers et ass.

603 126 932

1 763 750 807

1 837 644 039

18 701 476 884

Reprises de prov et depr. Fin

-

-

-

-

Transferts de charges fin.

-

-

-

-

61

Frais financiers et ch. Ass.

 

257 680 037 522

194 159 027 461

287 973 925 406

608 074 805 818

Dotations aux prov. Et depr. fin.

-

-

-

-

Résultat financier

-257 076 919 590

-192 395 276

655

-286 136 281

367

-589 373 328

935

Résultat des activités

ordinaires

136 653 845 010

156 089 526 231

-407 819 189

842

25 114 322 852

Produits de cessions

d'immobilisations

99 221 089 320

-

-

-

Autres produits HAO

-

6 401 094

074,95

11 366 588 001

22 052 672 830

Valeurs comptables des

cessions d'immo.

-

-

-

-

Autres charges HAO

-

6 401 094

074,95

-

-

Résultat HAO

99 221 089 320

-

11 366 588 001

22 052 672 830

Participation des travailleurs

-

-

-

-

Impôts sur les résultats

9 244 367 805

10 012 336 319

17 061 634 607

17 162 690 939

RESULTAT NET

226 630 566 525

146 074 189 913

-413 514 236

449

30 004 304 744

62

Table des matières

EPIGRAPHE I

IN MEMORIUM II

DEDICACE III

REMERCIEMENTS IV

LISTE DES SIGLES ET ABREVIATIONS V

LISTE DES FIGURES VI

LISTE DES TABLEAUX VII

RESUME DU TRAVAIL VIII

INTRODUCTION GENERALE 1

CHAPITRE 1 : REVUE DE LA LITTERATURE 7

Section 1 : Cadre théorique sur la performance financière 7

1.1. Généralités sur la performance 7

1.1.1. Définition de la performance 7

1.1.2. Les types de performance 8

1.1.3. Les critères de la performance 9

1.1.4. Performance globale 12

1.1.5. Les dimensions de la performance 13

1.1.6. L'évaluation de la performance 14

1.2. Concepts sur la performance financière 15

1.2.1. Définitions du concept 15

1.2.1. Objectifs de la performance financière 15

1.2.3. Indicateurs financiers 17

Section 2 : Discussions empiriques 25

Section 3 : Contextualisation de la recherche 26

CHAPITRE 2 : ANALYSE FACTUELLE 29

Section 1 : Présentation d'Airtel RDC SA 29

1.1. Situation géographique 29

1.2. Historique 29

1.3. Mission et objectif de la société d'Airtel RDC 30

63

1.4. Structure organisationnelle 31

Section 2 : Approche méthodologique 32

2.1. Méthodologie 32

2.2. Collectes des données 32

2.3. Outils d'analyse des données 32

2.3.1. Analyse des soldes intermédiaires de gestion 33

2.3.2. Analyse de la rentabilité et de la profitabilité 33

2.3.3. Analyse par les ratios de la structure financière 33

2.3.4. Analyse de la liquidité 33

Section 3 : Présentation des résultats et validations des hypothèses 33

3.1. Présentation des résultats 33

3.1.1. Présentation de l'analyse des soldes intermédiaires de gestion (SIG) 33

3.1.2. Analyse de l'autofinancement (CAF) 37

3.1.3. Analyse des indicateurs de la performance financières 39

3.1.4. Analyse de la structure financière 40

3.1.5. Analyse de la liquidité 41

3.2. Validation des hypothèses empiriques 42

CHAPITRE 3 : DISCUSSIONS, IMPLICATIONS ET LIMITATIONS DES RESULTATS 46

3.1. Discussions des résultats 46

3.1.1. Convergences avec la littérature 46

3.1.2. Divergences 47

3.2. Implications théoriques et empiriques 47

3.2.1. Implications théoriques 47

3.2.2. Implications empiriques 48

3.3. Limitation des résultats 49

3.3.1. Limites méthodologiques 49

3.3.2. Limites empiriques 49

3.3.3. Limites contextuelles 50

CONCLUSION GENERALE 52

64

BIBLIOGRAPHIE 54

Livres ou Ouvrages 54

Articles scientifiques 54

Mémoires et thèses 55

Webographie 55

ANNEXES 55






Extinction Rebellion








"Le don sans la technique n'est qu'une maladie"