WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

Evolution de la masse monétaire et son influence sur l'économie de la RDC de 2013 à  2023


par Maravilha Kiangebeni
Université de Kinshasa - Licence 2024
  

Disponible en mode multipage

Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy

Année Académique 2024-2025

UNIVERSITE DE KINSHASA

FACULTE DES SCIENCES ECONOMIQUES ET DE GESTION

B.P. 832 KINSHASA XI

EVOLUTION DE LA MASSE MONETAIRE ET SON INFLUENCE SUR
L'ECONOMIE DE LA RDC DE 2013 à 2023

Par :

KIANGEBENI KALEMBA Maravilha

Mémoire présenté en vue de l'obtention du titre de Licencié en Sciences Économiques

Département : Economie/ LMD

Directrice : Professeure BAENDE BOFOTA Youyou

~ ii ~

EPIGRAPHE

« La monnaie est une institution fondamentale qui conditionne la dynamique de croissance »

Michel Aglietta

~ iii ~

DEDICACE

Je dédie ce travail à mes parents Jeanne LUTONDA et Emmanuel KIANGEBENI pour tous les sacrifices et efforts consentis pour mon encadrement et pour ma formation.

~ iv ~

REMERCIEMENTS

S'il faut beaucoup de motivation, d'enthousiasme et de rigueur pour mener à bien ce mémoire, alors, ce travail de recherche a eu besoin de la contribution de plusieurs personnes, que je tiens à remercier.

Je tiens à remercier en premier lieu le Dieu d'Israël à qui tout l'honneur revient pour la force et l'intelligence accordées en vue de la réalisation de ce travail scientifique. Ensuite je remercie Madame la Professeure BAENDE BOFOTA Youyou pour avoir accepté de diriger ce travail et consacré son temps pour sa réalisation.

Je remercie le corps professoral de la Faculté des Sciences économiques et de Gestion de l'Université de Kinshasa pour la formation que j'ai reçue et qui me permet de réaliser ce travail de recherche.

Je tiens à exprimer ma reconnaissance envers mon frère et mes soeurs Parker KIANGEBENI, Chancelvie KIANGEBENI, Bénie KIANGEBENI et Donasia KIANGEBENI.

Je souhaite également remercier tous les collègues avec qui j'ai combattu ; entre autres Sumaili LUTOMBO, Josué ABUDI, Dan MBO, Jean-Claude KABWE, Laetitia KINDA, Jacques BANZENDOMBI, Bénédicte KHANDI, Justin NGUBU, Oldocha KWAKWA, Richard KALEMA, Paul NYIME, David KANDA, Antonio BITUMBA et William SESEP.

Je tiens également à remercier tous les amis qui m'ont toujours soutenu ; je cite particulièrement Consolés NTEZOLO, Joseph MAVALA et Crispin MUSESE, Kevin KINUA, Jacques KANYINDA et David BARAKA.

Enfin, je remercie mes frères et soeurs KALEMBA Harlem, DIMBELE Aris, KUETUTALAMO Rochibie, KIANGEBENI Princilia, MATUNDU Djeniva, TEMAKU Josias, KIANGEBENI Lagrâce, DIMBELE chrétien, NZOLANI Bildad, DIMBELE Gloire, FUTU Samuel, KALEMBA Ado, BAZEYIDIO JEANCINI, LUTONDA Juslènne, Merveille NGENGO (Homo), Bienvenue NGENGE, Ruth NGENGO et Nathanaël NGENGO.

~ V ~

ACRONYMES ET SIGLES

Ø BCC : Banque Centrale du Congo

Ø BCE : Banque Centrale Européenne

Ø CDF : franc congolais

Ø PIB : produit intérieur brut

Ø RDC : République démocratique du Congo

Ø Unikin : Université de Kinshasa

Ø USD : dollars américain

~ vi ~

LISTE DES FIGURES

Figure 1:. Evolution des Créances sur l'extérieur en RDC de 2013 à 2023 22

Figure 2:. Evolution des Créances sur l'économie en RDC de 2013 à 2023 23

Figure 3: Evolution des Créances sur l'Etat en RDC de 2013 à 2023 24

Figure 4 Evolution de la masse monétaire en RDC de 2013 à 2023 25

~ vii ~

LISTE DE TABLEAU

Tableau 1. Evolution de la ventilation par coupure des émissions monétaires (en millions de billets de

banque) 29

1 Muanza Katuala Hénock, Politique monétaire, stabilité monétaire et croissance économique en République Démocratique du Congo, 2020, p. 16

" 1 "

INTRODUCTION

0.1. PLOBLEMATIQUE

La masse monétaire représente l'ensemble des moyens de paiement disponibles dans une économie à un moment donné. Pour cela, sa variation mérite d'être suivie de près car elle est un indicateur clé de la politique monétaire menée par une banque centrale.

Selon la Théorie quantitative de la monnaie, une variation de la masse monétaire n'a des répercussions que sur le niveau général des prix dans un contexte de constance de la vitesse de circulation de la monnaie et de l'échelle de production ; alors que la nouvelle économie keynésienne soutient qu'une augmentation de la masse monétaire peut stimuler la consommation et l'investissement, conduisant à une croissance économique.

Considérant les vues des uns et des autres, il ressort que la monnaie est un levier essentiel pour la stabilité macroéconomique et le progrès socio-économique d'une nation.

En République Démocratique du Congo (RDC), la politique monétaire est fortement influencée par les facteurs structurels dont, notamment, la faiblesse du marché financier, la dépendance aux matières premières et les chocs externes récurrents, l'instabilité du multiplicateur monétaire1, l'inflation persistante et la faible transmission de la politique monétaire étant donné que les chocs sur le taux directeur n'ont pas eu des effets escomptés sur la croissance économique.

En-dehors des facteurs qui influent sur la politique monétaire et par ricochet sur la masse monétaire, nous voyons aussi la question de la structure de la masse monétaire et de ces contreparties. Pour rappel, en 2016 la structure de la masse monétaire s'est quelque peu modifiée, avec la baisse de la part des « dépôts à terme en monnaie nationale et en devises », laquelle est passée de 69,2 % à 67,8 %.

Ainsi, l'augmentation de la masse monétaire observée a été principalement localisée au niveau de la circulation fiduciaire et des dépôts en devises.

Par ailleurs, il faut relever un important ralentissement de la croissance des dépôts à vue alors que ceux à terme ont reculé au cours de cette année.

N 2 N

En 2018, la masse monétaire s'était accrue de 29,4 % contre une programmation de 14,1 %, s'établissant à 9 846,6 milliards de CDF. Cette croissance monétaire, consécutive aussi bien à l'accroissement des AIN qu'à celui des AEN, est restée inférieure à celle de 42,6 % enregistrée en 2017.

L'augmentation de la masse monétaire a été principalement localisée au niveau des dépôts en devises, lesquels se sont accrus de 33,1 %, représentant 81,9 % de la croissance totale. Par ailleurs, les accroissements de la circulation fiduciaire et des dépôts à vue en monnaie nationale ont représenté respectivement 9,0 % et 9,1 % du total.

Quant à la structure de la masse monétaire, elle est restée dominée par les dépôts en devises, dont la part est passée de 72,9 % à 75,0 %, d'une année à l'autre. En outre, le poids de la circulation fiduciaire a légèrement baissé, passant de 17,8 % en 2017 à 15,8 %, une année après.

Cependant, il y a lieu de constater la hausse des dépôts à vue de 32,6 % en 2018 contre 4,8 % l'année précédente, alors que les dépôts à terme en monnaie nationale n'ont progressé que de 0,5 % contre une baisse de 21,3 % en 2017. Cette situation est expliquée principalement par le retour de la stabilité de la monnaie nationale.

Entre 2019 et 2021, il y a eu une hausse accélérée de la masse monétaire, notamment en 2020 avec les injections de liquidité pour faire face à la pandémie de COVID-19 ; mais c'est en 2024 que le pays a connu une stabilisation progressive grâce à une coordination renforcée entre politique budgétaire et monétaire. La BCC a mis en oeuvre des mesures de ponction de liquidité et de contrôle du crédit qui a abouti à l'amélioration de la situation économique du pays avec une inflation ramenée à 11,7 %, grâce à une meilleure gestion de la masse monétaire et des réserves de change2 et une croissance économique de 6,2 %, portée par le secteur extractif et une politique monétaire plus disciplinée3.

De ce qui précède, nous formulons deux questions de recherche qui sont :

· Quelles répercussions la masse monétaire a-t-elle eu sur l'économie de la République Démocratique du Congo durant la période de 2014 jusqu'en 2024 ?

2 https://acp.cd/economie/rdc-linflation-en-baisse-117-en-2024-par-rapport-a-2023-238/ consulté le 29/07/2025 à 11h38'

3 https://lepoint.cd/resume-economique-de-la-rdc-en-2024-une-croissance-de-62-face-a-une-inflation-de-218-et-un-deficit-budgetaire-de-21/ consulté le 29/07/2025 à 11h42'

~ 3 ~

· Quelles ont été les principales contreparties à l'origine de la création monétaire pendant la période sous étude ?

0.2. HYPOTHÈSES DU TRAVAIL

Dans le cadre de cette étude, les hypothèses retenues sont :

· La masse monétaire aurait stimulé la croissance économique pendant cet intervalle de temps tout en induisant une inflation élevée,

· Les créances nettes sur l'Etat seraient les principales contreparties à l'origine de la création monétaire pendant la période sous étude.

0.3. OBJECTIFS

0.3.1. OBJECTIF GENERAL

L'objectif général de ce mémoire est d'analyser l'évolution de la masse monétaire et de ressortir clairement son influence sur l'économie de la République Démocratique du Congo.

0.3.2. OBJECIFS SPÉCIFIQUES

De manière spécifique, cette étude s'attèle à :

y' Fixer la base théorique et conceptuelle de la relation entre les variables monétaires et les variables de l'économie réelle,

y' Analyser les effets d'une variation de la masse monétaire sur l'inflation et sur la croissance économique ;

y' Identifier les contreparties qui sont à l'origine de la variation de la masse monétaire.

0.4. MÉTHODE ET TECHNIQUES

Dans le cadre de cette étude, nous avons recouru à la méthode hypothéticodéductive utilisée pour formuler et tester les hypothèses retenues dans ce travail, conclure à partir des résultats obtenus après test d'hypothèses, les généraliser et formuler des recommandations et suggestions.

~ 4 ~

En ce qui est des techniques, nous avons fait recours aux techniques suivantes :

· La technique documentaire en consultant des ouvrages, des mémoires, documents officiels, et d'autres documents écrits ayant trait avec cette étude ;

· La technique statistique qui nous a permis de faire une analyse quantifiée de faits économiques.

0.5. CHOIX ET INTÉRÊT DU SUJET

Le choix du sujet est motivé par la passion que nous avons pour les questions d'économie monétaire, particulièrement celles liées à la création monétaire du fait que sur le plan théorique la masse monétaire influence directement l'inflation, le taux de change, et la croissance économique. Et dans la quête de la stabilité macroéconomique, l'utilisation de la masse monétaire comme instrument de régulation est indispensable pour la Banque Centrale du Congo.

L'intérêt du sujet est la compréhension de la sensibilité de la masse monétaire face aux différents chocs internes et externes conduisant ses mouvements à la hausse ou à la baisse, la mise en évidence des contreparties les plus prépondérantes de la création monétaire par la Banque Centrale du Congo et la définition des mesures permettant de contrôler cette création monétaire étant donnés les facteurs connus.

Cette étude pourra aussi inspirer d'autres chercheurs qui voudront travailler sur les questions monétaires, particulièrement les répercussions des impulsions monétaires sur l'économie réelle.

0.6. DELIMITATION SPATIO-TEMPORELLE

La partie concernée par cette étude s'étend sur une période allant de 2013 à 2023 et porte sur l'économie de la RD Congo.

~ 5 ~

0.7. CANEVAS DU TRAVAIL

Hormis l'introduction et la conclusion, notre travail comprend 3 chapitres :

· Chapitre 1 : Cadre théorique et conceptuel de l'étude

· Chapitre 2 : Gestion de la masse monétaire par la Banque Centrale du Congo

· Chapitre 3 : Analyse de la relation entre la masse monétaire, l'inflation et la croissance économique en RDC

" 6 "

CHAPITRE PREMIER : CADRE CONCEPTUEL DE L'ETUDE

Le présent chapitre comprend trois sections qui fixent les contours de l'étude et donne la compréhension, au sens de la présente étude, des concepts-clés ; à savoir: la masse monétaire, l'inflation et le produit intérieur brut (PIB).

Section 1 : La masse monétaire 1.1.1. Définitions et Notions

La masse monétaire est la quantité totale de la monnaie en circulation dans une économie. C'est aussi l'ensemble des moyens de paiement disponible dans une économie donnée.4

1.1.2. Les agrégats monétaires

Les agrégats monétaires sont des indicateurs statistiques utilisés pour capter les crédits et la monnaie en circulation.

Dans une économie moderne la masse monétaire est captée par trois agrégats (M1,

M2, et M3).

L'agrégat M1 est le principal agrégat. Il représente la quantité de la monnaie en circulation. M1 se compose de la monnaie fiduciaire et de la monnaie scripturale. Il représente aussi la valeur des pièces de monnaie, des billets de banque et de la valeur de dépôts bancaires à vue.

L'agrégat M2 est capté en ajoutant à M1 la quasi-monnaie. La quasi-monnaie est moins liquide car elle ne constitue pas un moyen de paiement aussi immédiat que M1.

M2= M1 + Quasi-monnaie

M2= M1+Dépôts à vue +Dépôts d'épargne+ certificat de dépôt

L'agrégat M3 ajoute à M2 les obligations et emprunt à plus d'un an : les épargnes projets d'investissement et l'épargne logements.

4 Konde Konde jean Paul, Macroéconomie 1, Presse universitaire, Kinshasa, 2023, p83

~ 7 ~

M3= M2+ Épargne logement+ Epargne projet et investissement+ obligations et emprunts à plus d'un an.

En ce qui concerne la république démocratique du Congo, on utilise l'agrégat M2.5

1.1.3. Importance de la masse monétaire

La masse monétaire a une grande importance dans une économie. Comme répéter ci-haut dans l'introduction que Milton Friedman affirme que la croissance de la masse monétaire est la cause de l'inflation. Toute chose restante égale par ailleurs, si l'on augmente l'offre de la monnaie et la demande reste intacte, il y aura comme conséquence l'inflation.

La masse monétaire détermine le niveau de l'inflation dans une économie pendant une période donnée. Elle est aussi un instrument de la politique monétaire.

1.1.4. Régulation de la masse monétaire

En ce qui concerne la régulation de la masse monétaire, la banque centrale utilise certains outils pour parvenir à gérer ou à contrôler la masse monétaire en circulation. Entre autre le taux directeur, le taux des réserves obligatoires, le taux plancher, les opérations d'open market et d'autres.

1.1.4.1. Taux directeur

Les taux directeur est le taux appliqué par la banque centrale pour octroyer les crédits auprès des banques commerciales. C'est taux est appelé aussi le taux de refinancement car il permet aux banques commerciales de se refinancer.

Si la banque centrale augmente son taux directeur, les banques commerciales auront plus de difficultés à trouver de liquidité et elles seront à l'incapacité d'octroyer plus de crédits aux particuliers parce que pour qu'elles accordent des crédits, elles doivent en avoir au préalable de la monnaie banque centrale. Cette situation permet à la banque centrale d'avoir un oeil sur la quantité de la monnaie en circulation.

5 Konde Konde jean Paul, op. cit., p84

" 8 "

1.1.4.2. Taux des réserves obligatoires

Ici la banque centrale exige que toutes les banques commerciales déposent une partie de leurs liquidités auprès d'elle pour qu'elles n'aient pas trop de liquidités pour accorder plus des crédits à la population. Cette situation permet aussi à la banque centrale de contrôler la quantité de la monnaie injectée à la circulation et sa vaut destruction monétaire d'une autre part.

Exemple : si une banque recroit un dépôt de 1.000$ est le taux des réserves obligatoires est fixé à 2%, cette banque doit déposer 20$ à son compte auprès de la banque centrale.

1.1.4.3. Taux plancher

Une banque commerciale qui a un excès de liquidité peut placer ses liquidités auprès de la banque centrale et ces liquidités sont donc rémunérées par la banque centrale au taux plancher.

Si la banque centrale souhaite réduire la quantité de la monnaie en circulation, elle peut utiliser augmenter simplement son taux plancher, et toutes les banques détentrices des liquidités seront motivée à déposer leurs liquides auprès de la banque centrale pour bénéficier du taux plancher.

1.1.4.4. Les opérations d'open market

Les opérations d'open market consistent à la vente et à l'achat des obligations d'Etat par la banque centrale sur le marché financier. Ces opérations ne sont faisables que dans des économies ou le marché des capitaux est profond. Le principe de la politique monétaire avec l'instrument est qu'à vendant sa propre monnaie sur le marché en contrepartie des obligations d'Etat, la banque centrale vise à accroitre la liquidité de l'économie au travers de la base monétaire et donc de l'offre de monnaie par cette nouvelle injection. 6

1.1.5. L'offre de la monnaie dans l'économie

Pour comprendre clairement l'offre de la monnaie, il est important de parcourir les différentes formes que peuvent prendre la monnaie dans une économie moderne et ses fonctions.7

6 https://www.bkam.ma/fr/politique-monétaire/outils-de-politique-monétaire, Consulté le 16/06/2025 à 15h37'

7 Konde Konde jean Paul, op. cit., p81

~ 9 ~

1.1.5.1 Formes de la monnaie

De nos jours la monnaie se présente sous trois formes : la monnaie fiduciaire, la monnaie scripturale et la monnaie électronique

La monnaie fiduciaire : c'est un papier monnaie et elle a aucune valeur intrinsèque. Sa valeur repose sur la confiance que les agents ont envers l'autorité monétaire.

Elle désigne aussi ce qu'on appel de l'argent liquide, c'est-à-dire les pièces et les billets de banque.

La monnaie scripturale : c'est un simple jeu de compte à travers le débit et crédits dans le livre de compte. Certes, lors d'un achat, le compte bancaire de l'acheteur est diminué du montant de l'achat et le solde du compte bancaire du vendeur est augmenté du même moment.

La monnaie électronique : cette monnaie n'est rien d'autre qu'une variante de la monnaie scripturale. C'est un instrument qui nous aide à faire circuler la monnaie scripturale. En d'autre terme, elle représente la monnaie fiduciaire stockée dans un dispositif électronique.

1.1.5.2 Les fonctions traditionnelles de la monnaie

La monnaie remplit trois fonctions dans une économie : unité de compte, intermédiaire dans les échanges et réserve des valeurs.

1. En tant qu'unité de compte, la monnaie nous sert à compter, à mesurer et à comparer les biens et services produits.

2. En tant qu'intermédiaire dans les échanges, la monnaie a pour rôle de faciliter toutes les opérations d'achat des biens et services, de paiements et de règlement de dettes. Elle est donc un instrument d'échange car c'est un actif le plus liquide.

3. En tant que réserve de valeur, la monnaie doit garder sa valeur entre deux transactions. Elle permet de transférer le pouvoir d'achat du présent vers le futur. 8

8 Gerendawele Henry monnaie et finance, notes de cours inédites, Université de Kinshasa, p13.

~ 10 ~

1.1.5.3. L'offre de monnaie

L'offre de monnaie est la quantité de monnaie ou stock de monnaie disponible dans une économie à une période donnée. Cette quantité au sein de l'économie est déterminée exclusivement par la banque centrale.

Comme souligné précédemment que l'offre de monnaie en république démocratique du Congo est égale à M2.

Elle est créée par la Banque centrale, les banques commerciales et le trésor

public.

L'offre de monnaie M0 est considérée comme exogène. Elle traduit la quantité de monnaie disponible dans une économie à une période donnée.

1.1.6. La demande de la monnaie

En ce qui concerne la demande de la monnaie, nous allons étudier ça différemment entre les classiques et les keynésien. Pour les classiques la monnaie est considérée comme neutre dans toutes circonstances. Elle est demandée pour un seul motif qui est d'assurer les transactions. Et conformément à la théorie quantitative de la monnaie, ils disent que la monnaie est un simple instrument d'échanges ou un moyen de paiement. Si pour les classiques la monnaie est demandée pour régler les transactions courantes, Keynes considère qu'il existe d'autres motifs pour lesquels les agents économiques préfèrent demander la monnaie pour elle-même.

Keynes retient trois motifs pour lesquels les agents préfèrent détenir la monnaie pour elle-même.

1. Motif de transaction : l'encaisse de transaction permet de financer les dépenses courantes. Et cette encaisse est fonction croissante du revenu.

2. Motif de précaution : cette encaisse sert à financer les dépenses imprévues qui peuvent survenir dans le futur et ça dépend du revenu. La constitution de cette encaisse dépend aussi de pays et de classe sociale. Dans les pays développés l'encaisse de précaution est moins faible, et contrairement aux pays en développement où cette encaisse est plus forte.

" 11 "

3. Motif de spéculation : l'encaisse de spéculation est constituée pour bénéficier du taux d'intérêt sur le marché. Cette encaisse est une encaisse excédentaire c'est-à-dire après avoir effectué les dépenses, les agents peuvent se décider à faire les placements enfin de réaliser les bénéfices.9

Section 2 : le produit intérieur brut (PIB)

1.1 Définition et Notions

Le P113 est la valeur de marché de bien et service finaux produit par un pays sur une période donnée. Le PIB inclut tous les biens et services vendus légalement dans l'économie, qu'ils soient tangibles (aliments, vêtements, voitures ...) ou intangible (coupe de cheveux, visite chez le médecin ...).10

Le P113 inclut aussi la valeur de matché du service de logement rendu par le stock immobilier de l'économie (loyer payé par le locataire).

Le produit intérieur brut s'intéresse seulement aux produits finaux parce que la valeur des produits intermédiaire est déjà incluse dans celle du produit final.

Dans le calcul du produit intérieur brut, on tient compte de la nationalité des agents économiques.

1.2 Les trois approches du PIB

1.2.1 Approche par le produit

Dans l'approche production, le produit intérieur brut est calculé à partir de la valeur ajoutée, c'est-à-dire de la différence entre la production et la consommation intermédiaire. En effet, la production mesure la création de richesse et la consommation intermédiaire sa destruction au cours du processus de production. La valeur ajoutée mesure donc la richesse effectivement mise à la disposition de l'économie par le système productif.

Toutefois, pour calculer le produit intérieur brut, il faut tenir compte des conventions de mesure de la production adoptées par la comptabilité nationale. La production

9 Bolito Losembe Remy, macroéconomie 2, notes de cours inédites, Université de Kinshasa, p62.

10 Gerendawele Henry, macroéconomie 1, notes de cours inédites, Université de Kinshasa, p.27

~ 12 ~

est, en effet, mesurée aux prix de base, c'est-à-dire à un prix qui exclut les impôts sur les produits et inclut les subventions sur les produits.

Or, le produit intérieur doit être évalué aux prix du marché, c'est-à-dire au prix effectivement payé par l'acheteur.

Ainsi, le produit intérieur brut selon l'approche production est calculé de la manière suivante : PIB = somme de valeur ajoutée + impôts sur les produits - subvention11

1.2.2 Approche par le revenu

La production est également l'occasion d'une répartition de la richesse produite entre les salariés, les entreprises et l'État. L'approche revenue met en évidence cette répartition. Le calcul du produit intérieur brut selon cette approche dérive directement de la précédente, il suffit d'utiliser la décomposition de la valeur ajoutée provenant du compte d'exploitation :

Valeur ajoutée = Rémunération des salariés +

autres impôts sur la production

- autres subventions sur la

production + excédent

d'exploitation / revenu mixte

En constatant, d'une part, que la somme des impôts sur les produits et des autres impôts sur la production correspond aux impôts sur la production et les importations, d'autre part, que la somme des subventions sur les produits et des autres subventions sur la production correspond aux subventions, on obtient :

Produit intérieur brut = Rémunération des salariés +

impôts sur la production et les importations - subventions + excédent d'exploitation / revenu mixte

11 www.comptanat.fr,produit-intérieur-brut, Consulté le 16/06/2025 à 13h40'

~ 13 ~

1.2.3 Approche par les dépenses

L'approche dépenses, encore appelée approche demande, montre comment la richesse créée a été utilisée. Le calcul du produit intérieur brut qui lui correspond peut se déduire du compte de biens et services. Celui-ci se présente sous la forme suivante :

Production Impôts sur les produits Subvention sur les produits Importations

Consommation intermédiaire

Consommation finale

Formation brute du capital fixe

Variation des stocks

Acquisitions moins cessions d'objets de

valeur

Exportation

Il suffit de faire passer les importations dans la colonne de droite et la consommation intermédiaire dans la colonne de gauche pour faire apparaître dans la colonne de gauche le PIB selon l'approche production. Ainsi, le calcul du produit intérieur brut selon l'approche dépenses se présente ainsi :12

ujugProduit intérieur brut = Consommation finale +

Formation brute de capital fixe +

Variation des stocks +

Acquisitions moins cessions d'objets de valeur + Exportations - Importations

1.3 La prise en compte de l'inflation dans le calcul du PIB

L'inflation correspond à une augmentation générale de prix. Les Etats visent généralement une inflation faible et stable. Cela facilite, entre autres, la prise de décision des consommations pour les travailleurs, d'investissement pour les entreprises.

12 www.comptanat.fr,produit-intérieur-brut Consulté le 16/06/2025 à 13h 40'

~ 14 ~

1.3.1. PIB réel et PIB nominal

Une augmentation du PIB d'une période à l'autre peut provenir :

1. Soit à travers une augmentation de la production de bien et service ;

2. Soit à cause d'une augmentation de prix de ces biens et services.

Pour distinguer les deux effets, on calcule le P11B réel qui mesure la valeur des biens et service produits cette année, valorisés avec le prix en vigueur en une année de référence appelée année de base. Dans le calcul du P11B nominal, la production est valorisée au prix courant tandis que dans le P11B réel la production est valorisée au prix constant.

· P11B réel est la valeur en prix constants de la production. Le P11B réel, appelé aussi P11B constant mesure le revenu corrigé de l'effet de l'inflation (relatif à l'augmentation du prix) noté indice du revenu des prix.

PIB nominal

PIB réel = indice du niveau général des prix

· PIB nominal est la valeur en prix courants de la production. Il s'agit de la valeur de tous les biens et les services qu'une économie a produit durant une année. Il est aussi appelé PIB courant du fait qu'il tient compte du niveau général des prix atteint au cours de la période.

PIB nominale = ? Q???? ??????

??

??=1

1.4 Le déflateur du PIB

Le déflateur du P11B nous renseigne sur la part de la variation du P11B qui est due à une variation de prix et non à une variation de la production. 13

Déflateur du PIB = PIB nominal au temps t

PIB réel au temps t × 100

1.5 Taux de croissance

Le taux de croissance mesure l'évolution de la production dans le temps. Il permet de mesurer le pourcentage d'augmentation du PIB entre deux périodes distincte et il est calculé en année.

13 Henry Gerendawele, op. cit., p.36

~ 15 ~

Taux de croissance = PIB1 - PIB0

PIB0

X 100

 

Le produit intérieur brut mesure la richesse créée par les entreprises appartenant à l'économie nationale, c'est-à-dire par les entreprises résidant à l'intérieur du territoire national, ce qui explique le terme intérieur.

L'agrégat qui mesure le revenu des résidents issus de la production prend le nom de revenu national brut (RNB), il se calcule de la manière suivante :

Revenu national brut = Produit intérieur brut + Rémunération des

salariés reçue du reste du monde - Rémunération des salariés payée au reste du monde - Impôts sur la production et les importations versés aux reste du monde + Subventions reçues du reste du monde + Revenus de la propriété reçus du reste du monde - Revenus de la propriété payés au reste du monde14

Section 3 : L'inflation

1.1 Définition et notion

Selon Beaujolais BOFOYA KOMBA, l'inflation est un déséquilibre qui touche toutes les économies nationales. En termes de symptôme, plutôt que de nature ou de causalité, elle a pu être définie comme la hausse permanente et accélérée du niveau général des prix.15

Selon Milton Friedman 1969 : l'inflation est un phénomène monétaire qui survient lorsque la quantité de monnaie en circulation augmente plus rapidement que la production des biens et services. En d'autre terme l'inflation se produit lorsque la demande des biens et service augmente plus rapidement que l'offre, ce qui entraine une hausse des prix.

14 www.comptanat.fr,produit-intérieur-brut, Consulté le 16/06/2025 à 13h40'

15 Bofoya komba Beaujolais, économie politique, l'harmattan, Kinshasa, mars 2018, p.237

Suivant l'évolution du rythme de croissance des prix, l'inflation peut donner lieu à différents phénomènes tels que :

" 16 "

Selon Irving Fisher 1911 : à contribuer à la compréhension de l'inflation en proposant la théorie quantitative de la monnaie, qui stipule que la hausse des prix est directement liée à l'augmentation de la quantité de monnaie en circulation. Dans cette théorie, l'inflation est définie comme l'augmentation de quantité de monnaie en circulation par rapport à la quantité des biens et service disponible.

1.2. Sources de l'inflation

Il existe plusieurs types d'inflations, qui peuvent être classées selon leurs sources et leurs caractéristiques. Voici les principaux types d'inflation et leurs sources :

· Inflation par la demande : ce type d'inflation est causé par une augmentation de la demande de biens et de service, qui dépasse l'offre disponible sur le marché. Cela peut se produire lorsque l'économie est en pleine croissance et que les consommateurs ont davantage de revenus disponibles pour dépenser. L'augmentation de la demande peut également être causée par une augmentation des dépenses gouvernementales ou des investissements étrangers.

· Inflation par le coût : cette inflation est causée par une augmentation des coûts de production, qui est ensuite répercutée sur les prix des biens et services. Les coûts de production peuvent augmenter en raison de l'augmentation des prix des matières première, de l'augmentation des salaires ou des coûts de l'énergie.

· Inflation importée : ce type d'inflation est causé par l'augmentation des prix des biens et services importés. Cela peut se produire lorsque la monnaie locale perd de sa valeur par rapport aux monnaies étrangères, ce qui rend les produits importés plus chers.

Ces sources de l'inflation peuvent se chevaucher et se combiner pour créer des situations d'inflation complexes.

1.3. Quelques phénomènes liés à l'inflation

" 17 "

· La stagflation : elle est caractérisée par une stagnation de l'activité économique et une forte inflation. Elle s'accompagne en général d'un taux de chômage élevé. Deux raisons peuvent expliquer une stagflation. D'une part, elle peut être causée par l'augmentation du prix d'un produit stratégique importé comme le pétrole ou autres matières premières. D'autre part, elle peut résulter d'une offre excessive de monnaie, comme la monétisation du déficit budgétaire. Ces phénomènes, combinés à un ralentissement de l'activité économique, engendrent la stagflation.

· La désinflation : désigne le ralentissement du rythme de progression des prix. Tout en restant positif, le taux peut évoluer à la baisse et constituer un objectif de politique économique. Certains pays peuvent également mener des politiques de désinflation compétitive afin de relancer l'économie. En effet, en maintenant les prix à des niveaux inférieurs par rapport à ceux des pays compétiteurs, les autorités favorisent la compétitivité de la production nationale, ce qui contribue à l'augmentation des exportations et par ricochet à l'amélioration de la balance commerciale.

· La déflation : est caractérisée par une baisse continue du niveau général des prix, ce qui freine l'activité économique et augmente le taux de chômage. Pour les ménages, elle inciterait à différer leur consommation et leur investissement dans le futur puisque la valeur de la monnaie risque de s'apprécier. Pour ce qui est des entreprises, cette situation leur laisse peu de possibilité pour augmenter leurs marges puisque celles-ci ne peuvent réduire leurs coûts aussi vite que la baisse de l'activité économique. De ce fait, ces dernières peuvent être portées à réduire leur niveau de production et parfois à procéder au licenciement de leurs employés. Conséquemment, la déflation peut entraîner une diminution des salaires, un accroissement du chômage et dans certains cas, une baisse de la consommation.16

16 www.comptanat.fr,produit-intérieur-brut Consulté le 21/06/2025 à 02h : 15

" 18 "

CHAPITRE DEUXIEME : GESTION DE LA MASSE MONETAIRE PAR LA BANQUE CENTRALE DU CONGO

2.1. Processus de création monétaire par la Banque Centrale du Congo (BCC).

Dans sa fonction d'institut d'émission, la Banque Centrale du Congo (BCC) a le pouvoir exclusif d'émettre les billets de banque en franc congolais selon le besoin de l'économie nationale. Ces émissions monétaires sont réalisées suivant une programmation annuelle et mensuelle validée par le comité des billets de banque et approuvée par la haute direction de la Banque Centrale du Congo.

La Banque Centrale du Congo (BCC) émet principalement sa monnaie par le canal des retraits des banques commerciales à ses guichets et lors des approvisionnements de ses entités provinciales en numéraire.17

Pour illustration, en 2016 la ventilation des paiements en billets neufs, effectués aux guichets du Siège de la Banque Centrale, révèle que les banques commerciales sont demeurées le canal privilégié d'injection des coupures neuves dans l'économie, les paiements effectués en leur faveur ayant représenté 84,7 %.18

En 2020, les émissions monétaires se sont établies à 830,6 milliards de CDF. Cette situation est expliquée par l'importance des émissions au niveau des entités Provinciales, sur fond d'un accroissement sensible des besoins en numéraire desdites Entités, suite notamment à la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19. La part des billets neufs destinée aux paiements au siège est passée de 30,5 % à 26,0 %, d'une année à l'autre, tandis que celle affectée aux envois en provinces a été de 74,0 % contre 69,5 % en 2019.19

En terme de réalisations, 1.208,5 milliards de CDF ont été émis au cours de l'année 2022, dont 238,6 milliards ont servi aux retraits au Siège et 970,0 milliards aux paiements en provinces. Il en ressort que les banques demeurent le circuit privilégié pour la mise en circulation des billets neufs.20

17 https://www.bcc.cd/billets-de-banque/activites-fiduciaires Consulté le 29/08/2025 à 11h50'

18 Banque centrale du Congo, Rapport annuel, 2016, p.282

19 Banque centrale du Congo, Rapport annuel, 2020, p.65 20Banque centrale du Congo, Rapport annuel, 2022, p.42

" 19 "

2.2. Refinancement des banques commerciales par la BCC

2.2.1. Processus de refinancement des banques commerciales par la BCC

Le processus de refinancement des banques commerciales par la Banque Centrale du Congo (BCC) est un mécanisme essentiel de politique monétaire qui assure la liquidité du système bancaire. Ce processus comprend la disposition des guichets pour le refinancement et les conditions de refinancement.

a. Disposition des guichets pour le refinancement

Le refinancement aux guichets de la Banque Centrale du Congo repose sur le prescrit de l'article 1 de l'instruction N° 6 du 27 mai 2009, relative aux effets éligibles aux opérations de refinancements par la Banque Centrale du Congo. La BCC exige que tous les établissements de crédit soient tenus de fournir au préalable, à la Direction de crédit et de marchés financiers, les dossiers des agents économiques bénéficiaires des concours bancaires et pour lesquels les effets peuvent être présentés au nantissement des opérations de refinancement à la banque centrale du Congo, suivant la quotité fixée à l'annexe de l'instruction évoquée.

L'article 5 alinéa 1 des effets éligibles aux opérations de refinancements par la banque centrale du Congo (BCC), stipule que sur base des états financiers des bénéficiaires des concours bancaires, la banque centrale du Congo procède notamment à l'analyse des risques des établissements de crédit suivant l'annexe 1 et établit la liste des agents économiques dont les effets sont éligibles au refinancement.21

Et dans son Instruction N°4 aux Banques, signée le 14 mars 2012, elle met à disposition des banques commerciales deux types de guichets :

· Guichet de prêt à court terme : pour des besoins ponctuels de liquidité, et

· Guichet de facilités permanentes : pour des refinancements plus réguliers et structurés

21 Banque centrale du Congo, instruction n°6 relative aux effets éligibles aux opérations de refinancement, 2009, p.1

" 20 "

b. Conditions de refinancement

L'Instruction N°4 évoquée plus haut renseigne que le refinancement est subordonné au nantissement d'effets ou de titres, c'est-à-dire que les banques doivent fournir des garanties :

1. Titres publics

· Titres de la dette du Trésor

· Billets de Trésorerie émis par la BCC

· Leur valeur en nantissement est réduite de 50 % pour les titres du Trésor, mais conservée à 100 % pour ceux de la BCC

2. Titres privés

· Lettres de change, billets à ordre, ou autres effets garantis par l'État

· Doivent respecter des critères stricts : être causés, normalisés, avoir une échéance précise, et porter au moins trois signatures valables

2.2.2. Instruments de refinancement des banques commerciales par la BCC a. Taux directeur

Etant le taux auquel la BCC prête aux banques commerciales à court terme, il sert à réguler la liquidité dans le système bancaire. Sa hausse rend le refinancement plus coûteux pour les banques, ce qui peut freiner l'octroi de crédits aux entreprises et aux ménages, et sa baisse stimule le crédit.

Au cours de l'année 2019 par exemple, l'Autorité monétaire avait procédé à une révision à la baisse de son taux directeur, à l'instar de l'année 2018. Ainsi, le taux de base est passé de 14,0 % à 9,0 %, le 02 mai 2019. Cette baisse visait l'allègement des conditions d'octroi des crédits, en vue de contribuer au financement de l'économie, dans un contexte d'un niveau faible de l'inflation.

" 21 "

b. Bon BCC

Le bon BCC est un instrument monétaire émis par la Banque Centrale du Congo. Il s'agit d'un titre de créance à court terme, utilisé pour réguler la liquidité dans le système bancaire congolais. Les établissements de crédit peuvent présenter des effets (créances sur des clients) à la BCC, qui les analyse selon des critères de solvabilité, rentabilité et liquidité. Si ces effets sont jugés éligibles selon les dispositions de l'instruction N°6 de la BCC, ils peuvent être refinancés, souvent en contrepartie de bons BCC.

c. Coefficient de réserve obligatoire

En imposant un taux de réserve obligatoire, la BCC retire une partie de la liquidité des banques commerciales. Cela peut créer un déficit de liquidité, poussant les banques à se refinancer auprès de la BCC pour répondre à leurs besoins. Les réserves obligatoires permettent de réguler les taux d'intérêt et d'assurer la discipline bancaire, en forçant les banques à maintenir une base de liquidité minimale.

En 2014 par exemple, le coefficient de la réserve obligatoire a permis de ponctionner 16,1 milliards de CDF contre un niveau programmé de 26,7 milliards. Il sied de relever que le niveau réalisé demeure inférieur à celui de 2013 situé à 61,1 milliards.

Cette évolution de la réserve obligatoire révèle deux périodes marquées par une ponction de 22,2 milliards de CDF au premier semestre et une injection de 6,1 milliards au deuxième semestre, liée à un ajustement à la baisse des coefficients de réserve en monnaie nationale. En effet, à partir du mois de juillet, le coefficient sur les dépôts en monnaie nationale est passé de 7,0 % à 5,0 % pour les dépôts à vue et de 3,0 % à 0 % pour ceux à terme.

2.3. Contrepartie de la masse monétaire en ROC

Ce point nous présente les contreparties de la masse monétaire et leur évolution pendant la période sous analyse.

En effet, les contreparties de la masse monétaire représentent les éléments qui expliquent sa création ou son évolution. Elles sont généralement regroupées en trois grandes catégories selon les normes de comptabilité monétaire de la Banque Centrale du Congo (BCC):

~ 22 ~

a. Créances sur l'extérieur

Ce sont les avoirs en devises étrangères détenus par la BCC et les banques commerciales. En ce compris :

· Réserves internationales (or, devises, dépôts à l'étranger),

· Créances sur des institutions financières non résidentes ;

· Résultat des opérations de balance des paiements (exportations, transferts, etc.)

Figure 1:. Evolution des Créances sur l'extérieur en ROC de 2013 à 2023

Créances sur l'extérieur

25000

20 890,85

20000

17 374,80

15 725,11

15000

9 801,90

10000

5 023,80

5000 2 644,80 3 414,50

1 552,20 1 321,40 1 119,20

0

0

2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023

Source : Rapports Annuels de la BCC

En 2017, les avoirs extérieurs nets du système bancaire ont enregistré une hausse de 147,4 % par rapport à 2016 pour s'établir à 2.644,8 milliards de CDF. Cette forte croissance est justifiée notamment par l'amélioration de l'offre des devises induite par le solde créditeur de la balance des paiements. En 2019 les Avoirs extérieurs Nets, leur croissance a été impulsée principalement par l'accroissement des avoirs en devises au niveau des banques commerciales.22

22 Rapport annuel de la banque centrale du Congo 2017, p143 et 2019, p44

~ 23 ~

b. Créances sur l'économie

Cela inclut les financements accordés aux agents économiques nationaux :

· Crédits aux entreprises publiques et privées,

· Crédits aux ménages ;

· Titres publics détenus par les banques ;

· Bons du Trésor et autres instruments de dette intérieure

Source

Figure 2:. Evolution des Créances sur l'économie en ROC de 2013 à 2023

18 000,00

16 000,00

 
 
 

15 339,57

 
 

10 087,96

4 965,1 9 399,60

7 729,10

14 000,00 12 000,00 10 000,00 8 000,00 6 000,00

4 965,10

Créances sur l'économie

6 428,70

4 185,40

4 000,00

2 043,102 415,90

3 033,30

2 000,00

0,00

2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023

: Rapports Annuels de la BCC

Les créances sur l'économie se sont accrus de 16,3 % en 2017, s'établissant à 4.965,1 milliards de CDF. Cette progression a été portée par l'augmentation des autres postes nets et celle de la créance sur le secteur privé qui ont enregistré des croissances respectives de 27,1 % et 11,4 %, d'une année à l'autre. En 2020, les créances sur l'économie, leur progression est principalement la résultante d'une hausse des créances nettes sur l'Etat de 26,6 %.23

23 Banque Centrale du Congo, Rapport annuel, 2017, 2020, p45

Pour la période allant de 2013 à 2023, l'évolution de la masse monétaire est décrite dans le graphique suivant :

" 24 "

c. Les créances sur l'État

Ce sont les financements directs ou indirects accordés au gouvernement. Nous y retrouvons :

· Avances de la BCC au Trésor public,

· Achat de titres émis par l'État ;

· Monétisation du déficit budgétaire.

Figure 3: Evolution des Créances sur l'Etat en RDC de 2013 à 2023

3500 3000 2500 2000 1500 1000 500 0 -500 -1000

 
 
 
 

Créances sur l'Etat

 
 
 
 
 
 
 
 

2

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

915,7

 

1 259,30

 
 
 
 
 
 

371,8

 
 
 
 

2,42

4,42

1,83

260,7

2,85

264,2

 
 
 
 
 

2013

2014

2015 -161

2016

2017

2018

2019

2020

-495,6

-398,7

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

978,00

2 444,26

1 454,89

2021 2022 2023

0

Source : Rapports Annuels de la BCC

2.4. Description des donnés de la masse monétaire, inflation et croissance économique en RDC

2.4.1. Evolution de la masse monétaire de 2013 à 2023

La masse monétaire est une grandeur de stock (et non de flux). Lorsqu'on s'intéresse à l'évolution de la masse monétaire au cours d'une année, on compare donc les stocks en fin d'année.

~ 25 ~

Figure 4 Evolution de la masse monétaire en ROC de 2013 à 2023

40 35 30 25 20 15 10 5

000,00 000,00 000,00 000,00 000,00 000,00 000,00 000,00 3

0,00

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

36 230,42

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

26 774,40

 

25 813,08

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

19 255,60

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

9 486,60

 

12 752,90

 
 
 
 
 
 
 

493,40 3

968,10 4

354,80 5

304,60

 

7 609,90

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

2,42

4,42

1,8 3

2,85

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

2013

2014

2015

2016

2017

2018

2019 2020

2021

2022 2023

Source : Rapports Annuels de la BCC

La croissance de la masse monétaire de la période sous analyse est principalement expliquée par l'expansion des crédits à l'économie et subsidiairement par celle du crédit net à l'Etat et des avoirs extérieurs nets.

L'expansion de la masse monétaire entre 2013 et 2015 est essentiellement tirée par celle des avoirs extérieurs nets. Ceux-ci se sont accrus de 25,7 %, sous l'impulsion des créances au secteur privé et des créances nettes sur l'Etat.

En 2018, l'augmentation de la masse monétaire a été principalement localisée au niveau des dépôts en devises, lesquels se sont accrus de 33,1 %, représentant 81,9 % de la croissance totale. Par ailleurs, les accroissements de la circulation fiduciaire et des dépôts à vue en monnaie nationale ont représenté respectivement 9,0 % et 9,1 % du total. En 2021 La dilatation des avoirs extérieurs nets a représenté 100,7 % de la croissance de la masse monétaire contre une contribution négative de 0,7 % pour les créances sur l'économie.24

24 Banque centrale du Congo, Rapport annuel, 2018 p.146

" 26 "

En 2022, il s'est observé une forte décélération de la croissance de l'offre de monnaie. En effet, les passifs monétaires au sens large se sont fixés à 25.813,1 milliards de CDF, représentant une croissance annuelle de 3,4 % contre celle de 36,7 % enregistré une année auparavant. Cette situation tient de la quasi-stagnation des dépôts en devises des banques commerciales.25

A fin décembre 2023, les passifs monétaires au sens large se sont situés à 36.230,4 milliards de CDF, affichant une croissance de 40,3 % contre 3,5 % enregistrée une année auparavant. Cette situation procède tant d'une hausse des actifs extérieurs nets que de celle des actifs intérieurs nets.26

2.4.2. Evolution de la croissance économique de 2013 à 2023

Dans ce point nous allons présenter l'évolution de la croissance économique en République Démocratique du Congo de 2013 à 2023. Nous allons chaque fois présenter les données chiffrés dans un graphique, et nous allons également interpréter les données que nous avons obtenues lors de nos recherches.

La croissance économique est l'accroissement durable de la production globale d'une économie. C'est donc un phénomène quantitatif que l'on peut mesurer. C'est aussi un phénomène de longue période.27

La croissance économique d'un pays est appréciée par son Produit Intérieur Brut

(PIB).

25 Banque centrale du Congo, Rapport annuel, 2022, p.40

26 Banque centrale du Congo, Rapport annuel, 2023, p.46

27 Henri Denis, histoire de la pensée économique, PUF, paris 1990, p.36

" 27 "

Graphique 5. Evolution du produit intérieur brut (PIB) en RDC de 2013 à 2023

Taux de croissance en %

10

8,5

9,5

8,9 8,6

6,9

2,4

3,7

5,8

4,4

1,7

6,2

9

8

7

6

5

4

3

2

1

0

2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023

Source : Rapports Annuels de la BCC

Après des années de croissance soutenue, l'activité économique a fortement ralenti en République Démocratique du Congo en 2016. En effet, le taux de croissance économique a été estimé à 2,4 % contre 6,9 % en 2015.28

Le rythme de progression de l'activité économique a été affecté par la morosité de l'environnement économique extérieur, essentiellement sous l'effet du maintien à de niveaux bas des cours de principaux produits exportés par le pays, conjuguée à une psychose liée au contexte politique. Le ralentissement économique induit par les effets de la pandémie de Covide-19 a maintenu le revenu réel par habitant sur une trajectoire baissière observée depuis 2019. Après une amélioration de 5,8 % en 2018 et un ralentissent à 4,4 % en 2019, ce revenu a enregistré une décroissance de 1,7 % en 2020.29

En 2023, le ralentissement de l'activité économique en RDC s'est traduit à la décélération de la croissance du PIB par habitant. Il s'est accru de 8,9 %.

28 Banque centrale du Congo, Rapport annuel, 2016, p.6

29 Banque centrale du Congo, Rapport annuel, 2020, p.3

" 28 "

2.4.3. Evolution de l'inflation entre la période de 2013 à 2023

Le taux d'inflation est déterminé en calculant le pourcentage de variation de l'indice des prix à la consommation (IPC). Le taux d'inflation indique le pourcentage de variation du niveau de prix d'une période à l'autre.30

Nous allons présenter l'évolution de l'inflation pendant la période sous analyse dans le graphique suivant :

Graphique 6. Evolution de l'inflation en RDC de 2013 à 2023

Taux d'inflation annuelle %

60 50 40 30 20 10 0

 
 
 
 
 
 
 
 
 

54,71

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

25,04

 
 
 
 
 
 
 
 
 

7,...

 

1,08

1,26

1,6

 
 
 

4,59

2013

2014

2015

2016 2017 2018

2019

23,75

15,76

13,13

5,3

2020 2021 2022 2023

Source : Rapports Annuels de la BCC

L'indice des prix à la consommation des ménages a affiché une forte hausse de 25,04 % en 2016, largement supérieur à la cible de 4,20 %, contre 1,60 % en 2015. Cette évolution a résulté de la dépréciation du taux de change, dans un contexte de financement monétaire du déficit public.31

La variation de l'indice des prix à la consommation aussi bien de l'INS que de la BCC affiché une évolution quasi synchrone avec le taux de change, de janvier à septembre 2017. Les fortes pressions sur les prix au cours de l'année ont été localisées principalement au niveau des

30 https://fr.khanacademy.org/economics-finace-domain/macroeconomics Consulté le 16/08/2025 à 17h:50

31 Banque centrale du Congo, Rapport annuel, 2016, p.24

" 29 "

fonctions « Produits alimentaires et boissons non alcoolisées » qui ont contribué à concurrence de 57,02 %, suivi de « Logement, eau, gaz électricité et autres combustibles » et « Articles d'habillement et chaussure » avec des contributions respectives de 12,99 % et 7,51 %.32

2.5. Ventilation par coupure des émissions

Dans ce point nous allons démonter l'évolution de la ventilation par coupure des émissions monétaires de billets de banque en République Démocratique pendant la période sous analyse. Nous présenter les données chiffrés dans un tableau et nous allons également tenter d'interpréter les données que nous avons obtenues lors de notre recherche.

Tableau 1. Evolution de la ventilation par coupure des émissions monétaires (en millions de billets de banque)

Coupure

s

2013

2014

2015

2016

2017

2018

2019

2020

2021

2022

2023

20 000

1,1

1,31

1,8

3,2

5,9

6,9

7,4

10,8

9,1

19,2

18,5

10 000

3,1

3,44

4,0

7,9

13,8

7,9

16,3

17,3

22,3

33,9

32,6

5 000

4,9

9,16

10,4

18,5

14,9

16,8

17,6

22

20,6

32,2

78,4

1 000

32,1

98,32

79,7

137,9

203,5

139,2

107,4

226,9

117,6

211,6

277,9

500

44,8

111,6

67,0

53,8

161,9

121,0

157,8

181,2

255,4

187,1

242,3

 
 

6

 
 
 
 
 
 
 
 
 

200

10,5

64,06

42,6

73,7

50,1

69,0

43,9

40,7

56,2

58,3

52,5

100

2,9

61,57

37,2

46,3

1,9

48,4

32,4

37

70,2

47,7

54

50

0,9

37,43

55,0

61,2

30,0

36,6

51,1

35,8

72,4

61,2

55,1

TOTAL

100,0

386,9

297,8

402,6

481,9

445,9

434,1

571,7

623,8

651,3

811,3

 
 

5

 
 
 
 
 
 
 
 
 

Source : Rapports Annuels de la BCC

Il a été observé que les quantités émises en coupures de 20.000, 10.000 et 5.000 CDF ont été faibles en 2013, comparées à leurs quantités de l'année suivante.

32 Banque centrale du Congo, Rapport annuel, 2017, p.22

" 30 "

En 2016 il s'est observé un accroissement significatif des émissions en grosses coupures et en celle de 200 FC, à raison de 97,1 % pour la coupure de 10.000 FC, 77,6 % pour celle de 5.000 FC, 73,4 % pour celle de 20.000 FC, 73,0 % pour celle de 1.000 FC et 72,9 % pour le billet de 200 FC.33

Les injections en 2018 des billets de 1.000 CDF et 20.000 CDF ont représenté respectivement des parts de 26,7 % et 26,4 % des émissions totales.34

En 2023 la variation des coupures de 20 000 CDF, 200 CDF et 10 000 CDF été négative et la variation de coupure de 1 000 CDF et 5 000 CDF été tellement élevée.

33 Banque centrale du Congo, Rapport annuel, 2016, p.283

34 Banque centrale du Congo, Rapport annuel, 2018, p.226

" 31 "

CHAPITRE TROISIEME : ANALYSE DE LA RELATION ENTRE LA MASSE MONETAIRE, L'INFLATION ET LA CROISSANCE ECONOMIQUE EN RDC

Ce chapitre repose sur une analyse empirique de l'évolution de la masse monétaire en République Démocratique du Congo (RDC) et de son impact sur la croissance économique et sur l'inflation au cours de la période allant de 2013 à 2023. Il vise à mettre en lumière les dynamiques monétaires observées et à en évaluer les effets sur les principaux indicateurs macroéconomiques.

Le chapitre est structuré en deux points complémentaires : le premier point est consacré à la méthode d'analyse et le second porte sur les résultats obtenus et leur interprétation.

3.1. Méthode d'analyse

Afin d'analyser les effets de la masse monétaire sur la croissance économique et l'inflation en République Démocratique du Congo, nous adoptons le modèle ARDL (Autoregressive Distributed Lag). Ce choix méthodologique se justifie par la capacité du modèle ARDL à examiner les relations de long terme et de court terme entre les variables, même lorsque celles-ci sont intégrées à des ordres différents. Il permet ainsi une estimation robuste et adaptée aux données économiques de la RDC sur la période étudiée.

3.2. Résultats et discussions

3.2.1. Variables retenues pour l'analyse

Pour relever les effets des fluctuations de la masse monétaire sur l'économie de la RDC, particulièrement leur implication en termes de croissance économique et inflation, certaines variables méritent d'être analysées.

Le choix est porté sur le taux de croissance économique, le taux de dollarisation de l'économie, le taux de croissance de la masse monétaire, le taux d'inflation et le taux d'intérêt directeur.

~ 32 ~

3.2.2. Caractéristiques descriptives

 

Taux de croissance économique

Taux de

dollarisation de

l'économie

Taux de

croissance monétaire

Taux

d'inflation

Taux d'intérêt

Mean

0.056583

74.05833

0.250875

0.135050

-1.119167

Median

0.061656

75.06766

0.254469

0.094261

1.768750

Maximum

0.097125

83.63531

0.536375

0.571159

17.90625

Minimum

0.013594

66.26250

0.007781

-0.026653

-29.62656

Std. Dev.

0.025512

5.168730

0.141563

0.149897

10.59245

Skewness

-0.075440

0.009389

0.192798

1.562017

-1.251254

Kurtosis

1.790181

1.801780

2.223529

4.961009

4.232256

 
 
 
 
 
 

Jarque-Bera

2.972852

2.872167

1.503181

27.21028

15.56201

Probability

0.226180

0.237858

0.471616

0.000001

0.000418

 
 
 
 
 
 

Sum

2.716000

3554.800

12.04200

6.482400

-53.72000

Sum Sq. Dev.

0.030590

1255.641

0.941890

1.056046

5273.403

 
 
 
 
 
 

Observations

48

48

48

48

48

Interprétation du résultat

V' Taux de croissance économique (TXCROISSANCE) La moyenne est d'environ 5,66 %, ce qui indique une croissance modérée sur la période observée. La médiane est légèrement supérieure à la moyenne, suggérant une légère asymétrie vers les valeurs plus faibles. L'écart-type est faible, montrant une certaine stabilité. La distribution est presque symétrique (skewness proche de zéro), mais légèrement aplatie (kurtosis < 3). Le test de Jarque-Bera indique que la distribution suit une loi normale (p > 0,05). V' Taux de dollarisation (TAUXDOLLARISATION) Avec une moyenne de 74 %, la dollarisation reste très élevée en RDC, ce qui reflète une forte dépendance au dollar américain. La variation est modérée (écart-type de 5,17), et la distribution est presque symétrique. Le test de normalité ne rejette pas l'hypothèse de normalité (p > 0,05), ce

" 33 "

qui est cohérent avec les valeurs de skewness et kurtosis proches de celles d'une distribution normale.

V' Taux monétaire (TXMONETAIRE) La moyenne est de 25 %, avec une médiane très proche, ce qui montre une distribution assez équilibrée. L'écart-type est relativement élevé, ce qui indique une variabilité importante dans la masse monétaire. La distribution est légèrement asymétrique à droite (skewness positive), mais reste dans des limites acceptables. Le test de Jarque-Bera confirme une distribution normale (p > 0,05).

V' Taux d'inflation (TAUXINFLATION) La moyenne est de 13,5 %, mais la médiane est bien plus basse (9,4 %), ce qui suggère que quelques valeurs élevées ont tiré la moyenne vers le haut. La distribution est fortement asymétrique à droite (skewness > 1,5) et très pointue (kurtosis > 4), ce qui indique des épisodes d'inflation très marqués. Le test de Jarque-Bera rejette fortement la normalité (p < 0,001), ce qui confirme la présence d'irrégularités ou de chocs inflationnistes.

V' Taux d'intérêt (TAUXINTERET) La moyenne est négative (-1,12 %), ce qui peut refléter des taux réels négatifs ou des politiques monétaires accommodantes. La médiane est positive (1,77 %), ce qui montre une forte asymétrie vers les valeurs négatives. L'écart-type est très élevé (10,59), indiquant une grande volatilité. La distribution est fortement asymétrique à gauche (skewness < -1) et très pointue (kurtosis > 4). Le test de Jarque-Bera rejette la normalité (p < 0,001), ce qui confirme une distribution atypique.

En résumé, la croissance, la dollarisation et la masse monétaire présentent des distributions relativement normales et stables. En revanche, l'inflation et les taux d'intérêt montrent une forte volatilité et des distributions non normales, ce qui pourrait indiquer des chocs économiques ou des interventions monétaires significatives durant la période étudiée.

F-statistic : 161.9408 (p-value = 0.000000) Le test de Fisher permet de vérifier si l'ensemble des variables explicatives ont un effet significatif sur la variable dépendante. Ici, la statistique

~ 34 ~

3.2.2. Estimation du modèle ARDL

Variable Coefficient Std. Error t-Statistic Prob.*

TXCROISSANCE(-

1) 1.400316 0.105889 13.22433 0.0000 TXCROISSANCE(-

2) -0.400448 0.112490 -3.559856 0.0010 TAUXDOLLARIS

ATION 0.000299 0.000369 0.811316 0.4222

TXMONTAIRE -0.042411 0.012250 -3.462032 0.0013

TXMONTAIRE(-1) 0.062793 0.013766 4.561405 0.0001 TAUXINFLATION -0.018479 0.018344 -1.007372 0.3201 TAUXINTERET -0.000378 0.000295 -1.281216 0.2079

C -0.025875 0.026934 -0.960673 0.3428

R-squared 0.967565 Mean dependent var 0.055652

Adjusted R-squared 0.961591 S.D. dependent var 0.025643

S.E. of regression 0.005026 Akaike info criterion -7.591778

Sum squared resid 0.000960 Schwarz criterion -7.273754

Log likelihood 182.6109 Hannan-Quinn criter. -7.472644

F-statistic 161.9408 Durbin-Watson stat 2.082508

Prob(F-statistic) 0.000000

Interprétation du résultat

R2 ajusté : 0.961591 Ce coefficient indique que 96,16 % de la variation du taux de croissance économique est expliquée par les variables indépendantes incluses dans le modèle (taux de dollarisation, masse monétaire, inflation, taux d'intérêt, et les retards de la variable dépendante). C'est un niveau très élevé, ce qui suggère que le modèle est extrêmement performant pour expliquer les fluctuations de la croissance économique sur la période étudiée. Le R2 ajusté est particulièrement utile ici, car il tient compte du nombre de variables utilisées et évite de surévaluer la qualité du modèle.

~ 35 ~

F est très élevée et la p-value est quasi nulle, ce qui signifie que le modèle est globalement significatif. En d'autres termes, il existe une relation statistiquement robuste entre les variables explicatives et le taux de croissance économique. Cela valide la pertinence du modèle ARDL choisi.

En résumé, le modèle ARDL(2, 0, 1, 0, 0) est très bien ajusté et statistiquement solide. Il offre une base fiable pour interpréter les effets des variables monétaires sur la croissance économique en RDC.

3.2.3. Estimation des effets de long et court terme

Étant donné que la probabilité associée au test de Fisher se situe dans une zone de forte significativité, cela confirme la validité globale du modèle. Toutefois, l'absence de preuve statistique d'une relation de long terme entre les variables suggère que les effets observés sont principalement de nature transitoire. Autrement dit, le modèle ARDL révèle l'existence d'une relation significative à court terme entre la masse monétaire et la croissance économique, mais ne permet pas d'établir une dynamique stable à long terme.

ECM Regression

Case 2: Restricted Constant and No Trend

Variable

Coefficient Std. Error t-Statistic

Prob.

D(TXCROISSANCE(-

 
 
 

1))

0.400448

0.095811 4.179550

0.0002

D(TXMONTAIRE)

-0.042411

0.010494 -4.041464

0.0002

CointEq(-1)*

-0.000132

3.15E-05 -4.195287

0.0002

R-squared

0.662267

Mean dependent var -0.000445

Adjusted R-squared

0.646559

S.D. dependent var 0.007947

 
 

Akaike info

 

S.E. of regression

0.004724

criterion

-7.809170

Sum squared resid

0.000960

Schwarz criterion

-7.689910

 
 

Hannan-Quinn

 

Log likelihood

182.6109

criter.

-7.764494

Durbin-Watson stat

2.082508

 
 

" 36 "

Interprétation du résultat

Le modèle ARDL sélectionné est de forme (2, 0, 1, 0, 0), ce qui signifie que la variable dépendante (la croissance économique) est influencée par ses deux retards, tandis que les variables explicatives (masse monétaire, dollarisation, inflation, taux d'intérêt) sont intégrées avec un nombre de retards variable. L'analyse porte sur 46 observations trimestrielles, couvrant la période de 2013 à 2024.

v Interprétation des coefficients dynamiques : Le coefficient de la variation retardée de la croissance économique est positif et significatif, ce qui indique une inertie dans le processus de croissance : les performances passées influencent fortement les évolutions actuelles.

La variation de la masse monétaire a un effet négatif et significatif sur la croissance à court terme. Cela suggère que, dans le contexte congolais, une augmentation soudaine de la masse monétaire pourrait avoir un effet récessif immédiat, peut-être en raison de déséquilibres ou de pressions inflationnistes.

v Composante d'ajustement à long terme (CointEq(-1)) Le coefficient de l'équation d'erreur est négatif et très significatif. Cela indique que le modèle corrige bien les déséquilibres à court terme pour revenir vers un équilibre de long terme. Autrement dit, lorsqu'un écart se produit entre la croissance observée et celle attendue par le modèle, il est progressivement corrigé au fil du temps.

Cependant, la valeur du coefficient est extrêmement faible (proche de zéro), ce qui signifie que l'ajustement vers l'équilibre est très lent. Cela peut refléter une économie où les mécanismes de régulation prennent du temps à se manifester, ou où les chocs ont des effets persistants.

v Qualité du modèle Le R2 ajusté est de 64,6 %, ce qui montre que le modèle explique une bonne part de la variation de la croissance économique, sans être excessivement surajusté.

" 37 "

Le modèle est donc statistiquement solide, mais laisse encore place à des facteurs non capturés.

v Test de relation de long terme (F-Bounds Test) Le test de Bounds donne une statistique F de 2,59. Ce résultat se situe entre les bornes critiques à 10 %, mais en dessous des seuils plus stricts (5 %, 2,5 %, 1 %).

Cela signifie que l'on ne peut pas confirmer l'existence d'une relation de long terme entre les variables. En d'autres termes, les effets observés dans le modèle sont principalement de nature transitoire, et aucune dynamique stable de long terme n'est statistiquement établie.

Conclusion analytique Le modèle ARDL révèle des interactions significatives à court terme, notamment entre la masse monétaire et la croissance économique. Il montre également une capacité d'ajustement vers l'équilibre, bien que lente. Toutefois, l'analyse ne permet pas de conclure à une relation stable de long terme entre les variables monétaires et la croissance en RDC sur la période étudiée.

3.3. Vérification des hypothèses

Après réalisation de l'analyse de la relation entre la masse monétaire et l'inflation en RDC de 2013 à 2023 nous passons à la vérification des hypothèses suivantes :

Hypothèse 1 : « La masse monétaire aurait stimulé la croissance économique pendant cet intervalle de temps tout en induisant une inflation élevée ».

Les résultats de l'estimation du modèle ARDL ont révélé l'existence d'une relation significative à court terme entre la masse monétaire et la croissance économique.

De ce fait, l'hypothèse 1 est confirmée

Hypothèse 2 : « Les avoirs extérieurs nets, les créances nettes sur l'Etat et les crédits à l'économie seraient les principales contreparties à l'origine de la création monétaire pendant la période sous étude ».

Après analyse statistique et graphique des facteurs ayant concouru à la création monétaire par la BCC, il ressort que pendant la période sous analyse la croissance de la masse monétaire était principalement expliquée par l'expansion des crédits à l'économie et subsidiairement par celle du crédit net à l'Etat et des avoirs extérieurs nets.

De ce fait, l'hypothèse 2 est confirmée

" 38 "

CONCLUSION

Notre étude a porté sur l'évolution de la masse monétaire et son influence sur l'économie en République démocratique du Congo de 2013 à 2023. Il a eu pour objectif d'analyser l'évolution de la masse monétaire et de ressortir clairement son influence sur l'économie de la République Démocratique du Congo.

Pour y parvenir, notre problématique de recherche était axée sur les questions suivantes :

- Quelles répercussions la masse monétaire a-t-elle eu sur l'économie de la République Démocratique du Congo durant la période de 2013 jusqu'en 2023 ?

- Quelles ont été les principales contreparties à l'origine de la création monétaire pendant la période sous étude ?

Ainsi, nous avons proposé les hypothèses ci -après :

- La masse monétaire aurait stimulé la croissance économique pendant cet intervalle de temps tout en induisant une inflation élevée,

- Les avoirs extérieurs nets, les créances nettes sur l'Etat et les crédits à l'économie seraient les principales contreparties à l'origine de la création monétaire pendant la période sous étude.

Pour vérifier ces hypothèses, nous avons fait recours à la méthode hypothéticodéductive.

Cette méthode a été complétée par la technique documentaire et statistique ; ce qui a conduit à subdiviser notre travail en trois grands chapitres :

- dans le premier chapitre nous avons passé en revue les différentes considérations théoriques sur la masse monétaire, l'inflation et la croissance économique ;

- dans le deuxième chapitre nous avons fait un aperçu sur la gestion de la masse monétaire par la banque centrale du Congo de 2013 à 2023 ;

BCC.

~ 39 ~

- le troisième chapitre était consacré à l'analyse de la relation entre la masse monétaire, l'inflation et la croissance économique en RDC : vérification des hypothèses.

Après analyse et interprétation des résultats, il s'observe que nos hypothèses ont été confirmées.

En effet, nous sommes partis de l'hypothèse selon laquelle la masse monétaire aurait stimulé la croissance économique pendant cet intervalle de temps tout en induisant une inflation élevée ; les résultats effectués par le modèle ARDL montre que les variables indépendantes telles que la masse monétaire, le taux de dollarisation, inflation, taux d'intérêt, et les retards de la variable dépendante ont un impact positif, soit 96,16 % de la variation du taux de croissance économique.

Nous finissons donc en disant que nous ne visons pas à l'esprit d'avoir balayé tous les contours de l'évolution de la masse monétaire et son influence sur l'économie en RDC de 2013 à 2023. Nous laissons donc ouvert cette modeste oeuvre à des remarques et dignes corrections que peuvent apporter les différents lecteurs.

RECOMMANDATIONS

Pour répondre à ce problème, l'étude recommande au gouvernement et à la Banque centrale du Congo comme autorité monétaire, ce qui suit :

Au gouvernement :

· Encourager l'usage du franc congolais dans les transactions courantes par des incitations fiscales ou réglementaires,

· Offrir des instruments d'épargne et de crédit attractifs en franc congolais pour réduire la dépendance au dollar ;

· Augmenter l'inclusion financière pour que les décisions de la BCC aient un impact réel sur l'économie ;

· Éviter les déficits publics excessifs qui obligent à une création monétaire non maîtrisée ;

· Privilégier les financements par emprunts sur les marchés plutôt que par avances de la

~ 40 ~

A la Banque Centrale du Congo :

· Continuer à articuler le taux directeur pour influencer le coût du crédit et la demande globale,

· Revoir à la hausse les coefficients de réserve obligatoire pour limiter l'expansion excessive du crédit bancaire ;

· Intensifier l'émission de Bons BCC pour absorber l'excès de liquidité et stabiliser la masse monétaire.

" 41 "

BIBLIOGRAPHIE

I. OUVRAGES ET ARTICLES

1. Henri Denis, histoire de la pensée économique, PUF, paris 1990

2. Bofoya komba Beaujolais, économie politique, l'harmattan, Kinshasa, mars 2018

3. Konde Konde jean Paul, Macroéconomie 1, Presse universitaire, Kinshasa, 2023

II. NOTE DES COURS INEDITES

1. Bolito Losembe Remy, macroéconomie 2, notes de cours inédites, Université de Kinshasa, 2020

2. Gerendawele Henry, macroéconomie 1, notes de cours inédites, Université de Kinshasa, 2019

3. Gerendawele Henry, monnaie et finance, notes de cours inédites, Université de Kinshasa, 2019

III. MEMOIRES ET TRAVAUX DE FIN DE CYCLE

1. Muanza Katuala Hénock, Politique monétaire, stabilité monétaire et croissance économique en République Démocratique du Congo, 2020,

2. Reagan KIBABELA POLO, Incidence de la politique monétaire sur le niveau général de prix en RDC de 1998 à 2009, mémoire licence, faculté des sciences économiques, Université libre de Kinshasa

IV. DOCUMENTS OFFICIELS

1. Banque centrale du Congo, Rapport annuel de 2013 à 2023

2. Banque centrale du Congo, instruction n°6 relative aux effets éligibles aux opérations de refinancement, 2009

3. Banque centrale du Congo, instruction n°4 aux banques, 2012

" 42 "

V. SITES INTERNET

1. https://acp.cd/economie/rdc-linflation-en-baisse-117-en-2024-par-rapport-a-2023-238/

2. https://lepoint.cd/resume-economique-de-la-rdc-en-2024-une-croissance-de-62-face-a-une-inflation-de-218-et-un-deficit-budgetaire-de-21/

3. https://www.bkam.ma/fr/politique-monétaire/outils-de-politique-monétaire,

4. www.comptanat.fr,produit-intérieur-brut,

5. https://www.bcc.cd/billets-de-banque/activites-fiduciaires

6. https://fr.khanacademy.org/economics-finace-domain/macroeconomics

" 43 "

TABLE DES MATIERES

EPIGRAPHE ii

DEDICACE iii

REMERCIEMENTS iv

ACRONYMES ET SIGLES v

LISTE DES FIGURES vi

LISTE DE TABLEAU vii

INTRODUCTION 1

0.4. MÉTHODE ET TECHNIQUES 3

0.5. CHOIX ET INTÉRÊT DU SUJET 4

0.6. DELIMITATION SPATIO-TEMPORELLE 4

0.7. CANEVAS DU TRAVAIL 5

CHAPITRE PREMIER : CADRE CONCEPTUEL DE L'ETUDE 6

Section 1 : La masse monétaire 6

1.1.1. Définitions et Notions 6

1.1.2. Les agrégats monétaires 6

1.1.3. Importance de la masse monétaire 7

1.1.4. Régulation de la masse monétaire 7

1.1.4.1. Taux directeur 7

1.1.4.2. Taux des réserves obligatoires 8

1.1.4.3. Taux plancher 8

1.1.4.4. Les opérations d'open market 8

1.1.5. L'offre de la monnaie dans l'économie 8

1.1.5.1 Formes de la monnaie 9

1.1.5.2 Les fonctions traditionnelles de la monnaie 9

1.1.5.3. L'offre de monnaie 10

1.1.6. La demande de la monnaie 10

Section 2 : le produit intérieur brut (PIB) 11

1.1 Définition et Notions 11

1.2 Les trois approches du PIB 11

1.2.1 Approche par le produit 11

1.2.2 Approche par le revenu 12

1.2.3 Approche par les dépenses 13

1.3 La prise en compte de l'inflation dans le calcul du PIB 13

~ 44 ~

1.3.1. PIB réel et PIB nominal 14

1.4 Le déflateur du PIB 14

1.5 Taux de croissance 14

Section 3 : L'inflation 15

1.1 Définition et notion 15

1.2. Sources de l'inflation 16

1.3. Quelques phénomènes liés à l'inflation 16

CHAPITRE DEUXIEME : GESTION DE LA MASSE MONETAIRE PAR LA BANQUE

CENTRALE DU CONGO 18

2.1. Processus de création monétaire par la Banque Centrale du Congo (BCC). 18

2.2. Refinancement des banques commerciales par la BCC 19

2.2.1. Processus de refinancement des banques commerciales par la BCC 19

2.4. Description des donnés de la masse monétaire, inflation et croissance économique

en RDC 24

2.4.1. Evolution de la masse monétaire de 2013 à 2023 24

2.4.2. Evolution de la croissance économique de 2013 à 2023 26

2.4.3. Evolution de l'inflation entre la période de 2013 à 2023 28

2.5. Ventilation par coupure des émissions 29

CHAPITRE TROISIEME : ANALYSE DE LA RELATION ENTRE LA MASSE

MONETAIRE, L'INFLATION ET LA CROISSANCE ECONOMIQUE EN RDC 31

3.1. Méthode d'analyse 31

3.2. Résultats et discussions 31

3.2.1. Variables retenues pour l'analyse 31

3.2.2. Caractéristiques descriptives 32

3.2.2. Estimation du modèle ARDL 34

3.2.3. Estimation des effets de long et court terme 35

BIBLIOGRAPHIE 41

TABLE DES MATIERES 43






Extinction Rebellion








"L'ignorant affirme, le savant doute, le sage réfléchit"   Aristote