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"Théorie islamique des Relations Internationales"

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par Abderrahim KOURIMA
Université HASSAN II Casablanca - DESA Etudes Internationales 2006
  

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B.1.2) Dar Al-harb

classiquement, le dar al-harb englobe les pays où la loi musulmane d'exerce pas son effet, dans les domaines du culte et de la protection des fidèles et des dhimmis. Un territoire repris par les non musulmans quels qu'ils soient redevient donc territoire du dar al harb, pourvu que :

1) la loi de non-croyants remplace la loi divine islamique ;

2) le territoire en question soit un voisin immédiat de Dar al harb ;

3) les musulmans et leur dhimmis non musulmans ne jouissent d'aucune protection.

Néanmoins, il reste que c'est la première de ces conditions qui est la plus importante. En outre, il faut noter que quelques juristes musulmans soutenait le fait que un pays reste dar al islam tant que une seule disposition (hukm) de la loi musulmane y est maintenue en vigueur. Ainsi, on peut dire, que dar al harb constitue un territoire ennemi qui se trouve en dehors de la juridiction islamique, les habitants de Dar al harb (harbis ou ahl alharb) sont définis comme étant ceux qui ont refusé de se convertir après avoir été invités à l'islam.

Cette conversion peut être effectuée par les moyens de la conquête si les gouvernants ne se soumis pas, mais l'usage de la force peut être évité lorsque soumission il y a. À partir de moment où les gouvernants de Dar al harb acceptent islam, ce territoire est considéré comme étant une partie intégrante de Dar al islam.

Grosso modo, on peut dire que dar al harb rester en dehors et sans relation aucune avec la communauté islamique et le Pax islamica, à cause de son manque de compétence juridique qui lui permettra d'entrer en relation avec l'Etat musulman sur les bases de l'égalité et la réciprocité, un tel territoire peut ce pendant être considéré comme étant encore dans l'état de nature, parce que incapable de se conformer aux standards éthiques et juridiques de l'islam.

B.2) les moyens d'expansion et d'instauration d'un  « Pax islamica »

B.2.1) Al-sulh wa Almuad'ah : les voies diplomatiques

Selon l'école juridique de shafi'i, il existe à part ces deux territoires, celui de Dar al harb est celui de dar al-islam une troisième catégorie appellé dar al-sulh ou dar al-`ahd, le fondement de cette catégorie réside dans l'acte conventionnel qui le caractérise et qui relie les musulmans avec les non musulmans, qui les maintient dans leurs foi et leurs terres et qui préserve leur propriété. dar al-sulh « pays de trêve » est constitué ainsi par les territoires non conquis par les troupes musulmanes, mais achetant la paix au prix d'un tribut dont le paiement garantit une trêve (hudna) ou un accommodement (sulh), les deux exemples qu'il est ces situations dans l'histoire musulmane classique et qui furent un point de départ de toute cette conception, Sont le Nadjran et la nubie.

En outre, il faut noter que cette catégorie ne fait pas l'unanimité des auteurs musulmans, et qui soutenaient le fait qu'un territoire ne peut être qu'un Dar-islam ou un Dar harb, selon le critère de la souveraineté. Toutefois, à l'intérieur de l'école hanafite, Muhammad Al-shaybani accepte aussi l'existence d'un territoire de trêve (muwada'ah) comme étant une catégorie séparée. AlMawardi distinguait dans tous les territoires placés plus ou moins directement sous le contrôle musulman entre trois catégories :

1) ceux qui ont été conquis par la force des armes ;

2) ce qui ont été occupés sans combat après la fuite de leurs gouvernants ;

3) ceux qui ont été acquis par traité.

Enfin, et à la lumière de ce qui précède, on peut dire que les voies conventionnelles diplomatiques notamment sulh, mu'ahada, muada'ah ont permis à l'État musulman de s'étendre sans faire recours à la force.

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