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Evolution des politiques environnementales françaises sur quarante ans

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par Valérie Lacroix
Université Libre de Bruxelles - Institut de Gestion de l'Environnement et d'Aménagement du Territoire - Master en Sciences et Gestion de l'Environnement 2008
  

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4. Evolution des problématiques environnementales au niveau mondial88

Vers la fin des années 60, l'impact sur l'environnement du boom économique d'après-guerre, couplé à un niveau de vie élevé, créent un climat propice à l'émergence des préoccupations environnementales dans le monde occidental. La Conférence de Stockholm en 1972 marque leur internationalisation, et il semble emblématique que cette conférence ait été accueillie par la Suède, «qui venait de constater les graves dommages causés aux milliers de lacs du pays par la pluie acide, résultat d'une grave pollution de l'air en Europe de l'Ouest» (PNUE 2002). Ce premier constat de pollution transfrontalière dévoilait en effet l'ampleur que pourraient prendre les problèmes environnementaux et la nécessité d'une coopération internationale pour les gérer. L'impulsion de la Conférence de Stockholm engendre rapidement des avancées significatives aux niveaux législatif et institutionnel (voir partie I).

Cependant, suite aux chocs pétroliers et au ralentissement de la croissance économique, les questions d'ordre social supplantent les questions environnementales.

Vers le milieu des années 80, une série d'accidents catastrophiques (Bhopal, Tchernobyl, Exxon Valdez) replace l'environnement à l'ordre du jour. La Commission Brundtland met en avant «des problèmes d'environnement tels que le réchauffement mondial et l'épuisement de la couche d'ozone, des problèmes qui à l'époque étaient tout à fait nouveaux» (PNUE 2002) et conçoit la notion de développement durable. Si le Sommet de Rio en 1992 réitère les principes énoncés à Stockholm vingt ans plus tôt, l'environnement a cependant changé de paradigme.

«Il est désormais admis que la réduction de la pauvreté, le développement économique et la stabilité de l'environnement sont des objectifs qui doivent se soutenir mutuellement. Cela constitue une révision déchirante par rapport aux conceptions qui prévalaient durant les années 70 et 80, qui considéraient la protection de l'environnement et le développement économique comme des objectifs contradictoires. » (PNUE 2002)

Cette évolution est notable au travers de l'analyse des rapports d'experts au niveau international. Alors qu'en 1972 le Club de Rome dénonce Les limites de la croissance, en 1987 le rapport Brundtland Notre avenir à tous intègre la sphère économique à la résolution des problèmes environnementaux (et inversement).

«C'est également au cours des années 90 que, pour la première fois, des sociétés mondiales ont pris sérieusement en compte, et de concert, l'agenda environnemental émergent, comme le montre le rapport du Conseil mondial des entreprises pour le développement durable de 199289. » (AEE 2005 : 32)

L'intégration de la sphère économique dans la gestion des problèmes environnementaux aura un impact au niveau des instruments utilisés pour solutionner ces mêmes problèmes (voir partie I).

Alors que la mondialisation s'accélère durant les années '90, l'environnement n'est à nouveau plus considéré comme une priorité.

Les années 2000 voient renaître l'intérêt porté à l'environnement. Le Sommet de Johannesbourg (2002) sert par exemple de théâtre à la consécration du Président français Jacques Chirac sur la scène internationale environnementale avec sa fameuse tirade «La maison brûle et nous, nous regardons ailleurs ».

88 Les rapports du PNUE (2002 et 2007), de l'OCDE (1997) et de l'AEE (2005) ont servi de base à cette analyse.

89 Changement de cap : point de vue des entreprises mondiales sur le développement et l'environnement, rédigé par 46 sociétés de premier plan, ce rapport introduisait également le concept d'éco-efficacité que les sociétés jugeaient essentiel dans la communication sur le développement durable.

Comme cela aura été le cas avec la couche d'ozone pendant les années 80, le changement climatique catalyse et médiatise les problématiques environnementales. Le succès du film Une vérité qui dérange avec Al Gore (2006) en témoigne et amplifie le phénomène.

Pour résumer l'impact des sommets des Nations Unies, si Stockholm représente une prise de conscience de l'ampleur des problèmes, Rio consacre l'intégration de l'économie dans la sphère environnementale, et Johannesbourg est un cuisant rappel de l'inaction des gouvernements sur des thématiques majeures.

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