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La revue africaine 1856-1961: etude bibliométrique

( Télécharger le fichier original )
par Lamaria SEDDIKI
Université Mentouri- Constantine. Algérie - Magistère 2009
  

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REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

æÒÇÑÉ ÇáÜÜÜÊÜÜÜÜÜÜÚÜÜÜÜÜÜáíÜÜÜÜÜã ÇáÚÜÜÜÜÜÜÜÇáÜÜÜÜÜÜí æ ÇáÈÜÜÜÜÜÜÍÜÜÜÜÜÜÜË ÇáÚÜÜÜÜÜÜÜáãÜÜÜÜÜÜÜí

MINISTERE DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

UNIVERSITE MENTOURI - CONSTANTINE

Faculté des sciences humaines et des sciences sociales

Département de la bibliothéconomie

Mémoire présenté pour l'obtention

du magistère en bibliothéconomie

La Revue Africaine de 1856 à 1961 :

Etude bibliométrique

Présenté par : MME SEDDIKI Lamaria

JURY DE SOUTENANCE

MR BENSEBTI A. Prof. Ens. Sup. Président

MR NABTI MED S. Maitre de Conf.A Rapporteur

MR RIHANE A. Chargé de cours. Examinateur

Juin 2008

REMERCIEMENTS

A MME SEMRA H. qui a accepté de diriger ce travail de recherche, de m'orienter vers la meilleure façon de réaliser ce produit.

Merci pour la compréhension, la patience et la disponibilité.

Aujourd'hui, elle nous a quittée mais je n'ai pas pu la déclasser. Elle ne le saura pas mais j'y tiens.

A MR NABTI M.S. Qui a accepté de faire ce qui reste à réaliser pour achever ce travail.

Croyez en ma profonde gratitude.

A MME ARFA pour sa grande générosité et pour la documentation.

A MR MAHCEN B. pour ses conseils et ses encouragements.

A MR DEHIMET L. Doyen de la faculté des Sciences de la nature et de la Vie, où j'exerce mon métier de conservateur, pour sa compréhension pendant la période de rédaction de ce mémoire.

A MR Mokdad F. pour sa générosité démesurée, sa disponibilité et son aide précieuse.

A MR BENCHARIF A. pour toute l'aide qu'il a pu m'apporter et pour laquelle je lui saurai toujours gré.

Au personnel des Archives de la Wilaya de Constantine pour leur sérieux dans leur travail et leur efficacité.

DEDICACEs

A ma mère

A ma soeur

A mes frères

A Hadia

A Rasha, Shiraz, Line Yasmine, Maya Nadine, Ahmed Loaï et Issam

Aux mémoires :

De mon père

De Robila

De mes Grands- parents

De mes oncles

De MME SEMRA Halima.

A Haydar

A mes amis

A mes collègues

TABLE DES MATIERES

Page

INTRODUCTION.........................................................................................3

CHAPITRE PRELIMINAIRE...........................................................................8

ETUDE BIBLIOMETRIQUE...........................................................................21

1er VOLET

Tableau 1 : nombre d'articles par volume.............................................................24

Tableau 2 : Comparaison des rubriques (production)................................................30

Tableau 3 : Rubriques hors articles de fond...........................................................36

Tableau 4 : Nombre de rubriques par volumes.......................................................38

2ème VOLET

Analyse des résultats du 1er volet.......................................................................44

3ème VOLET

Tableau 5 : Nombre d'articles par auteur..............................................................51

Tableau 6 : Taux de production par auteur............................................................70

Bibliographie...............................................................................................74

ANNEXES

Index des auteurs..........................................................................................76

Index des noms de lieux159

CONCLUSION..........................................................................................185

LISTE DES ABREVIATIONS

Art .  : Article

Nbre : Nombre

n° : numéro

p. : page

INTRODUCTION

La Société Historique Algérienne est l'une des Sociétés Savantes que la colonisation française

a créé dans tous les pays de l'Afrique du nord, que l'Etat français a cru pouvoir occuper à

jamais, et que par le biais de ces Sociétés, il a pu explorer les territoires occupés de tout point

de vue (archéologique, historique, géographique, ethnographique, législatif, des moeurs, des

coutumes, de la poésie, des dialectes,...) pour mieux connaître, mieux maîtriser, mieux

transformer et mieux posséder.

Mais comment transformer un pays qui a l'Histoire qu'a l'Algérie.

Comment transformer un peuple qui a vécu dans un pays comme le notre.

C'est ce pays, avec sa diversité territoriale et humaine, qui a fait se diversifier les études.

La disponibilité des thèmes motive et excite la curiosité.

Le service qu'ils croyaient rendre a été rendu en sens inverse.

Ils ont appris par nous plus qu'ils nous ont appris.

La Revue africaine contient et diffuse les résultats de ces recherches, de ces découvertes et

Les conclusions.

C'est justement le contenu de cette revue qui est l'objet de notre travail de recherche qui

Consiste en une quantification de tous les articles publiés dans la partie appelée ·Articles

De fond.

PROBLEMATIQUE

Thème :

La Revue africaine de 1856 à 1961 : étude bibliométrique.

Ecrire et lire l'Histoire de l'Algérie - avec toutes les civilisations qui s'y sont succédées

jusqu'à la colonisation française puis la Guerre de Libération - seront toujours d'actualité.

Pour ce faire, toutes les informations sont indispensables et les outils de recherche pour y

accéder sont d'autant plus « recherchés ».

Notre objectif, est de réaliser une étude bibliométrique sur la Revue africaine, qui malgré le

fait qu'elle soit écrite par les colons français et pendant la période coloniale, elle comporte des

informations de qualité fiable, parce que puisées à la source et pour certaines rubriques les faits

décrits ont été vécus par les Auteurs des articles.

En plus de cela, elle a été adressée aux autorités de la métropole et aux lecteurs français et

surtout, ils pensaient constituer les archives d'un pays conquis à jamais donc français.

L'objectif est de quantifier et commenter tout le contenu de tous les volumes, puisque la

collection complète existe aux archives de la Wilaya de Constantine .

Faire une quantification thématique, comparer la production dans les différentes rubriques,

chercher les raisons de ces différences.

Estimation de la production par auteur en essayant de réunir toutes les informations

Disponibles, relatives aux auteurs et enfin calculer les taux.

Participation des auteurs algériens (nombre, quand et pourquoi ?)

Faire des annexes en adéquation avec la nature de ce travail de recherche.

METHODOLOGIE

L'analyse bibliométrique permet de mesurer la production scientifique d'un institut, d'un

Chercheur,... Elle fournit un outil de comparaison globale ou dans différentes disciplines.

Elle permet aussi, d'identifier les réseaux de collaboration, d'estimer l'impact des travaux

Et apporte une appréciation à l'expertise scientifique.

C'est dans ce contexte (une étude bibliométrique), que nous allons élaborer ce mémoire,

il fallait Commencer par définir le champs d'étude de cette science qui est encore

méconnue ou pas suffisamment reconnue.

Ces définitions sont placées sous un chapitre préliminaire.

Elles proviennent d'une documentation constituée d'ouvrages, périodiques et des sources

Electroniques (les sites web ; comme Sciences direct et les sites de certains instituts qui

Utilisent la bibliométrie pour évaluer (quantitativement), leur production intellectuelle,

Son impact sur le marché de l'information spécialisée, le nombre de citations par les

Utilisateurs et les autres publications.

L'étude bibliométrique est faite pour comprendre et expliquer l'intérêt porté à certaines

Disciplines plutôt qu'à d'autres, à quelle période, par quels auteurs et dans quelles quantités.

1er Volet :

Quantification par volume, par rapport à :

Date ou année de publication (période)

Nombre de pages (quantité)

Nombre d'articles

Nombre de numéros par volume car la revue a changé de périodicité, s'est arrêté de paraître

puis a repris.

Quantification par rubrique :

Nombre d'auteurs ayant écrit dans cette rubrique

Nombre d'articles

Nombre de pages

Il y a deux types de rubriques

Les articles de fond où la rubrique représente l'une des Sciences du Savoir Humain, comme

L'histoire, la sociologie, le droit, l'ethnographie,...

Les rubriques qui annoncent ou décrivent ces sciences et les producteurs du savoir dans ces

Sciences (chronique, bulletin, revue des périodiques, notes de lecture, nécrologie,...

2ème Volet :

Commentaires et analyses des résultats du premier volet

3ème Volet :

Production (quantité) de chaque auteur en :

Nombre d'articles

Nombre de rubriques dans lesquelles ils ont écrit

Qui sont ces auteurs (pour ceux qui ont le plus publié dans la Revue africaine

Puis taux ou pourcentage du nombre d'articles par rapport au nombre total.

Les chiffres que vous trouverez dans cette étude, sont tous réels, puisque nous les avons

Comptés et additionnés manuellement pour être sûre que tous les chiffres ont été pris en

Considération.

Vous direz pourquoi manuellement ?

Parce que avec une calculatrice, nous ne sommes jamais sûr d'avoir tout comptabilisé, ni

Que nous n'avons pas deux fois le même chiffre puisque la calculatrice n'affiche que le

résultat de l'addition ou de la soustraction.

Même les pourcentages sont calculés de la même manière, c'est-à-dire la règle de trois

Et la division : exemple M = 100%

N = X ce qui donne N multiplié par 100 divisé par M = Taux.

Le nombre total des auteurs est lui aussi réel, puisqu'ils sont cités nominativement dans le

Tableau 5 et aussi dans l'index des auteurs en annexe.

La méthodologie est inspirée :

De JEANNIN, Philippe.

Revuemétrie de la recherche en Sciences humaines et sociales : rapport synthétique et final de

Mission (1999- 2003)

Trouvé sur internet. Les mots clés que nous avons proposé : bibliométrie, outils, calcul.

Et de : Cellule de Bibliométrie de l'INSERM/ B. CHOLLEY, G. DUFFOURG, C. PELTIER

Et N. HAEFFNER- CAWAILLON

La Recherche à l'Institut COCHIN : Etude bibliométrique (1999-2004)

Leur site est : www. Eva inserm. Fr /Bibliométrie

Pour tous les Tableaux :

Le classement est toujours par ordre décroissant (du plus grand nombre au plus petit) quel que

Soit ce que nous quantifions.

Même pour les annexes : 2 annexes :

L'Index des auteurs, le nom de l'auteur, les titres des articles parus dans la Revue, l'année, le

Tome, le numéro (car le volume contient les 4 ou 6 numéros de l'année) et les pages extrêmes

Ceci fait de cet index une bibliographie signalétique de tout la production publié dans

« Articles de fond » de 1856-1961.

L'index des noms de lieux cités en titre parus dans les 102 volumes (Collection complète)

Toujours dans les articles de fond.

Pour les lieux, ils sont classés du nom de lieu le plus cité à celui qui a été le moins cité.

Vous trouverez après chaque nom de lieu un chiffre entre parenthèses, il représente le nombre

d'articles écrits à propos de ce lieu (cité dans les titres).

CHAPITRE PRELIMINAIRE

Nous n'avons pas résisté à la tentation de commencer ce chapitre consacré aux définitions par

un cours que Mr Robert ESTIVALS nous a donné, le 22 Mai 1993, dans le cadre de la

préparation du Diplôme Supérieur de Bibliothécaire (année théorique). Ce cours est intitulé :

« la Bibliologie » et dont voici le résumé.

Il faut déjà distinguer entre Science, Technique et Art : la Bibliographie et la

Bibliothéconomie sont des techniques, alors que la Bibliologie est une science.

Toute technique est constituée d'une suite règles successives, série de phases de travail. Ces

phases de travail se déroulent chronologiquement, sont cumulatives et ont pour but de

produire quelque chose (ex : une fiche catalographique). Ce quelque chose est utile.

Un Art : c'est la même procédure- phases chronologiques et produit un fait culturel, mais ça

n'est pas utile.

Une Science « Fondamentale » ne produit rien du tout. La fonction de la science est

d'expliquer l'existant.

La notion de « technico- scientifique »

Poser le problème de la relation entre la science et les techniques :

_Sciences fondamentales

_Sciences appliquées

les Sciences fondamentales donnent des lois aux Sciences appliquées.

Ici la science fondamentale, c'est la Bibliologie qui a pour but d'expliquer l'écrit.

La Bibliologie appliquée va avoir pour but d'expliquer les phénomènes.

A quoi servent la bibliographie et la bibliothéconomie ?

La fonction de la bibliographie c'est de diviser la connaissance qui se trouve dans les livres en

autant de parties, de façon à faciliter l'accès du lecteur au livre.

La bibliothéconomie est à la fois une technique et un art d'organiser et de gérer une

bibliothèque. La fonction d'une bibliothèque c'est de conserver le patrimoine culturel.

FUMAGALLI a fait la distinction entre la bibliothécologie et la bibliothéconomie.

La Bibliothécologie a pour but d'étudier scientifiquement les bibliothèques.

En 1834-1838 apparaît le mot Bibliothéconomie.

HISTOIRE

N'importe quelle science passe toujours par 3 phases :

1ère phase : la création des phénomènes eux-mêmes (phénomènes à étudier)

phase 0 : Problème de la création du phénomène d'écriture.

La question qui apparaît à ce moment, c'est comment fixer ma parole ?

Les techniques d'écriture évoluent en passant par plusieurs phases :

1- (An 3000-2500) Idiographique= 30 000 signes

2- ( 1500) Phonétique= 600 signes (polysyllabisme)

3- ( 1200) monosyllabisme= 60 signes

4- ( ) consonnatisme= 30 signes

5- ( 1000) alphabétisme= 24 ou 28 signes selon les langues

(Vers l'an 1000 l'Alphabet est découvert par les phéniciens).

A ce moment, la question qui va se poser, c'est la conservation et la communication ?

2ème phase : la Bibliographie

deux techniques :

a- Ecriture - productions des écrits

b- bibliographie - distribution des écrits

Vers les années 1760-80 en France, on voit apparaître toute une série de bibliographies qui

s'intéressent non plus seulement à classer mais à écrire sur les livres (ou les écrits). Quand

cette démarche apparaît en 1802- 1804 Gabriel PEIGNOT a écrit le : « Dictionnaire raisonné

de la Bibliologie »

A la fin du XVIII ème siècle on disait : la bibliologie est la Science des Sciences.

1934 en France et en Belgique, ils ont séparés la Bibliologie et la Bibliographie, quand

apparaît l'ouvrage de Paul OTLET : Le « Traité de la documentation, le livre sur le livre :

théorie et pratique »

OTLET définie la Bibliologie comme la Science du livre et du document.

Année 1972= déclarée année mondiale du Livre, par l'UNESCO. Ce n'est qu'à partir de cette

année que le problème commence à être relancé et la Bibliologie réapparaît comme la Science

du Livre.

Quelques années plus tard (1978-80) les Sciences de l'Information et de la Communication

conduisent à changer la définition de la Bibliologie : au lieu de Science du livre devient

Science de l'Ecrit et de la communication.

OBJET DE LA BIBLIOLOGIE

Poser le problème de l'objet c'est poser le problème du champs d'étude ou le type de

phénomènes qu'on étudie. Dans cette partie Mr R. ESTIVALS nous définit le mot « Livre » et

son évolution à travers les âges et arrive aux temps modernes pour dire que le terme « Livre »

devient de nos jours « l'Ecrit » et définit ce dernier par :

L'écriture (ou l'écrit) est composé de séquences ou segments qui sont eux-mêmes composés

de signes graphiques. Ces signes graphiques représentent le flux verbal.

Si la Bibliologie n'est plus la science du livre, elle est la science de l'écrit et de l'écrit porteur

d'informations. (...) La Bibliologie constitue l'une des sciences de la sémiologie.

[Sémiologie= étude des différents systèmes de signes + linguistique= Etude de la Langue].

Documents naturels : la Nature elle-même. Il y a des objets naturels qui sont porteurs

d'informations. Parmi les documents qui sont seulement humains ex : (table, poterie,...) sont

eux aussi porteurs d'informations.

Documents Inscrits, porteurs d'informations directes ex : documents audio- visuels.

La Bibliologie est à la fois, par les signes d'écriture, l'une des sciences sémiologiques et par

son support durable l'une des sciences documentologiques.

Elle est à la fois signe et support donc l'une des sciences de l'informatologie, et enfin

puisqu'elle transfert des informations donc l'une des sciences de communicologie.

La Bibliologie est donc l'une des sciences de l'information et de la communication.

Ce qui va suivre est un extrait l'article de R. ESTIVALS parut dans le Bulletin des

Bibliothèques de Frances en 1969 sous le titre : « la Statistique bibliographique »

La statistique bibliographique est un secteur nouveau de la recherche en Sciences Humaines.

« Cet ensemble d'études forme une division de l'économie quantitative, dont la situation

s'établit dans la grille des études économiques en fonction du critère de la nature de la

production (...) Le livre est différent des autres biens. Sans doute la psychologie des Hommes

intervient-elle dans la fabrication de tous les produits. Mais elle n'est, le plus souvent,

qu'indirectement communicable. Le livre, au contraire, est un produit particulier. Il est

composé, selon la théorie de SAUSSURE, de deux éléments : d'une part d'un signifiant

matériel et linguistique, d'autre part un signifié intellectuel. C'est donc un produit qui enferme

de l'intelligence directement communicable par le truchement du langage et de l'écriture.

L'ère des recherches historiques et sociologiques statistiques bibliographiques commence

avec Daniel MORNET, qui fut l'initiateur au niveau de la consommation intellectuelle en

France, et M. ZOLTOWSKI le précurseur sur le plan de la production intellectuelle.

La statistique bibliographique du fait même qu'elle concerne le livre dépend de disciplines

formelles et fondamentales.

La Bibliologie :

Telle qu'elle fut conçue par OTLET ; c'est la Science du livre.

OTLET est le précurseur de cette science et avait lui-même abordé systématiquement les

problèmes posés par la quantification intellectuelle. Il leur avait consacré une section de son

ouvrage sur le livre. Il avait fait mieux encore ; sa pensée synthétique et clarifiante leur avait

trouvé une définition. A une époque où l'économétrie était à peine née, OTLET appliquait la

notion de métrie au livre et définissait son étude quantitative sous le terme ·bibliométrie·

auquel il adjoignait celui de ·mathébibliologie·

La Bibliométrie :

Le document abordé quantitativement ne peut l'être que de trois manières, qui vont

constituer autant de subdivisions de la bibliométrie et qui dépendent de la composition de

l'ouvrage lui-même. C'est d'abord,... un matériau support renvoyant à une étude purement

économique ; c'est enfin une série de classifications des ouvrages qui dépendent de la

bibliographie. Ainsi la statistique bibliographique ne constitue qu'une partie de la

Bibliométrie, la bibliométrie bibliographique et dépend ainsi sous un second point de vue de

la bibliographie. Celle-ci va changer d'emploi et trouver une nouvelle promotion. Née de la

nécessité de regrouper les ouvrages, de les classer en catégories correspondant aux

classifications du savoir humain afin de faciliter le travail de recherche du lecteur, la

bibliographie jusqu'alors technique d'information, va devenir science du savoir humain écrit

et imprimé.

La promotion scientifique de la bibliographie, comme c'est la nécessité pour toute science, va

exiger la généralisation : les recherches de dynamique ou de statistique intellectuelles

imprimées porteront sur les ensembles.

L'individualité, objet de l'attention du bibliographe, va faire place à la collectivité des

ouvrages produits concernant telle catégorie, telle classification. L'ouvrage perd son

individualité pour devenir une unité.

La statistique intervient dès lors, les points de vue étant différents en partie, certaines

divergences ne manqueront pas de se manifester.

La Psychologie collective bibliologique :

L'étude de la pensée imprimée, produite et consommée, relève d'abord de la psychologie

collective. Les ouvrages regroupés dans les diverses catégories bibliographiques sont

considérés comme représentant le savoir collectif dans l'une des branches de la connaissance.

L'étude des variations du nombre des livres produits dans chacune d'elles concerne les

fluctuations de l'intérêt collectif pour chaque matière. C'était là la position initiale de

M. ZOLTOWSKI. Encore convient-il d'ajouter qu'il s'agit de connaissance écrite et

imprimée c'est-à-dire de connaissance bibliologique au sens où l'entendait OTLET.

La statistique bibliographique relève de la Sociologie de la connaissance puisque, comme

c'est la fonction de cette science, le savoir est considéré comme l'expression, dans sa

production ou sa consommation, de catégories sociales déterminées. Encore, là aussi, faut-il

ajouter qu'il s'agit de la sociologie de la connaissance bibliologique. C'est-à-dire en définitive

que la Bibliométrie bibliographique devient automatiquement partie intégrante, par la

méthodologie, de la sociologie de la littérature ou peut-être plus exactement, comme le

proposait OTLET, de la sociologie bibliologique. » (1)

Nous avons estimé intéressant de vous faire lire ce que nous avons résumé d'une analyse de

l'ouvrage De T. LAFOUGE, Y.- F. LE COADIC et Ch. MICHEL intitulé : « Eléments de

statistiques et de mathématiques de l'information : infométrie, bibliométrie, médiamétrie,

scientométrie, muséométrie, webométrie. »

·Tout l'art des statistiques consiste à accepter une perte d'information en espérant obtenir en

contre partie un gain de signification.·... Les statistiques (au sens large) n'ont de sens qu'avec

l'objectif d'analyser une situation, et ne peuvent être mises en oeuvre sans ce questionnement

préalable. Donc une approche applicative de la statistique, doit partir d'abord des

(1) ESTIVALS Robert.

La Statistique bibliographique. in BBF, 1969, n°12, p.481-502.

(en ligne) « http:// bbf, enssib.fr »

questionnements, pour examiner ensuite les méthodes susceptibles de fournir des réponses à

ces questionnements.(2)

Analyse statistique :

Elle permet grâce aux méthodes et aux représentations graphiques de la statistique

traditionnelle, de décrire les données textuelles (Fréquences, corrélations, dispersion, co-

occurrences, etc)

Bibliométrie :

« Ensemble des méthodes et techniques quantitatives de type mathématiques- statistiques,

susceptibles d'aider à la gestion des bibliothèques et d'une manière très générale, des divers

organismes ayant à traiter l'information »(3)

"La Bibliométrie est un outil de mesure auquel on fait appel pour aider à la comparaison et à

la compréhension d'un ensemble d'éléments bibliographiques. » Cette définition a été cité par

F. Jakobiak.(4)

Citation :

Dans le cas d'un article, liste des articles auxquels un auteur fait référence dans son écrit.

La citation d'un article dans une publication ultérieure fournit une mesure de sa visibilité et de

son impact (et non de sa qualité, de son importance ou de son utilité).(5)

Carte thématique :

Représentation de la topologie des relations entre disciplines (...) telles qu'elles sont

matérialisées sous forme de données bibliographiques.

(2) LAFOUGE, Thierry, LE COADIC, Yves- François, MICHEL Christine.

Eléments de statistique et de mathématique de l'information : infométrie, bibliométrie, médiamétrie, scientométrie, muséométrie, webométrie. Villeurbanne : Presses de l'Enssib, 2002.319p.(Les cahiers de l'Enssib,1). ISBN 2- 910227- 37- 5

(3) J.-M. NOYER.

Les Sciences de l'information : bibliométrie, scientométrie, infométrie. Rennes, Presses universitaires de Rennes. 1995.p175.

(4) H. ROSTAING

L'Information scientifique et technique. 1995, p89.(Que sais-je ? n°3015)

(5) COLLON M. , COURTIAL J.-P. , PENAN H.

La Scientométrie. PUF, Que sais-je ; 2727, p24.

Datamining

Est la découverte et l'extraction, à partir de bases de données, de l'information implicite, nontriviale, préalablement non connue et potentiellement utile pour l'utilisateur.

Donnée explicite :

Information directement lisible.

Donnée factuelle :

Donnée qualitative ou quantitative issue de la littérature (statistique, information sur un produit,...)

Donnée impllicite :

Information obtenue par le traitement de l'information explicite. Information cachée.

Donnée textuelle :

Donnée alphanumérique issue de la littérature (mot-clé, code, liste des auteurs, texte libre.

Emergence :

Au cours d'une analyse bibliométrique, tout nouveau sujet qui apparaît dans un domaine et

Susceptible d'être à l'origine d'une innovation marquante.

Exploration des données :

Extraction d'informations à partir de gros corpus de données accumulées, pour des buts

différents. (6)

Mise en évidence d'informations statistiques, non accessibles sans un examen global des

données: mise en évidence des corrélations cachées entre variables. (7)

(6) SILBERSCHTZ A., STONEBRAKER M. , ULLMAN J.

Database research : archivements and opportunities into the 21st century.

Report of an NSF Workshop on the future of database systems research, mai 1995.

(7) Idem

Mars, 1996.

Infométrie :

Désigne l'ensemble des activités métriques relatives à l'information et au secteur de la

documentation.

Le mot infométrie est aussi utilisé pour indiquer l'extention du champ d'application de ces

méthodes et techniques à un domaine beaucoup plus vaste de recherches, d'activités, à un

domaine plus vaste de matériaux, d'indices.

Scientométrie :

Discipline qui se rattache au courant économétrique de mesure de l'activité scientifique et de son

évolution. (8)

Text mining (Tks : Tropes)

Analyse de grands volumes de données textuelles. C'est un prolongement du Datamining.

Autres définitions :

En 1969, PITCHARD définissait la Bibliométrie comme :  « l'Application des mathématiques

et des méthodes statistiques aux livres, articles et autres moyens de communication.

La même année PRICE définissait la Scientométrie comme : « Les recherches quantitatives de

toutes les choses concernant la science et auxquelles on peut attacher les nombres. »

Ce sens très large de la scientométrie s'est restreint à un sens bibliométrique dans la pratique,

si l'on juge par ce qui est publié dans la revue ·Scientometrics·, c'est-à-dire au calcul des

publications (périodiques, revues, brevets,...) d'auteurs et de citations.

La Scientométrie désigne, dans son acception large comme il a été déjà indiqué ci- dessus,

l'application des méthodes statistiques à des données quantitatives (économiques, humaines,

bibliographiques ...) caractéristiques de l'état de la science.

Ce domaine `est développé, d'une part, comme une réponse à une demande provoquée par la

politique de la science et par la gestion (ou management) de la recherche et d'autre part,

(8) COURTIAL J.-P.

Introduction à la Scientométrie :de la bibliométrie à la veille technologique.  Anthropos, 1990, p7.

comme le résultat des études de la science utilisant des techniques statistiques et

informatiques de traitement de données.

On a proposé récemment cette définition compréhensive du domaine :

Les études quantitatives de la science et de la technologie représentent le champ de recherche

où l'on utilise les méthodes et les techniques mathématiques, statistiques et de l'analyse des

données en vue de rassembler, manipuler, interpréter et prévoir une variété de

caractéristiques telles que la performance, le développement et la dynamique de la Science et

de la Technologie.

Scientométrie :

On peut la considérer comme la bibliométrie spécialisée au domaine de l'Information

Scientifique et Technique. Toutefois, la scientométrie désigne d'une manière générale,

l'application des méthodes statistiques à des données quantitatives, caractéristiques de l'état

de la Science.

L'Histoire et la Sociologie des sciences se retrouvent d'une manière assez explicite avec

l'analyse statistique de la littérature scientifique (ou scientométrie) dans l'approche de

PRICE.

Ses travaux ont eu un plus grand retentissement parmi les sociologues et les politologues de la

science que parmi les historiens.

Dans un essai sur le problème de la théorie dans la science de l'information, MEADOWS

signale que l'intérêt pour les caractéristiques quantitatives de l'information, c'est-à-dire pour

une approche de type bibliométrique, s'est particulièrement développée à partir des années

1950, sous l'impact du travail de SHANNON (1949), ayant comme fondement les lois

bibliométriques de LOTKA (1926), de BRADFORD (1934), et de ZIPF (1935). (9)

Et toujours selon MEADOWS :

Le personnage clé de ces nouvelles études quantitatives est PRICE, spécialement son ouvrage

intitulé :« Petite science, grande science » a eu un grand impact sur le développement et

l'évolution des publications scientifiques (journaux ou périodiques) d'une part, il a relevé

toutes les idées en discussion par les bibliothécaires et autres spécialistes, depuis la 1ère guerre

mondiale.

(9) Price, Science et suprascience. Trad. Franç. De G. Lévy . Paris. Fayard, 1972. p.8Version Originale : Little science, Big science. New York, Columbia university Press, 1963, 118 p.

De son côté, GARFIELD lui-même a remarqué le rôle pionnier de PRICE, en raison

notamment de la convergence dans ses travaux de l'histoire des sciences, de la scientométrie

et de la science de l'information. Convergence que PRICE désignera par ·Science de la

science·. (10)

Toujours dans le même contexte, et pour approcher d'une quasi exhaustivité, nous vous

proposons un extrait de l'analyse de l'ouvrage : « Les Scienes de l'information : bibliométrie,

scientométrie et infométrie. Ss la dir. De Jean- Max Noyer.

Par Yves Desrichard. In : BBF, 1996.

« Il est des sciences qui passent beaucoup plus de temps à se définir et à se théoriser qu'à

s'exercer : comme la Bibliothéconomie, qui, dans les cursus universitaires, a parfois bien du

mal à définir ses spécificités, à préciser son étendue et ses limites. La Scientométrie,

l'Infométrie et la bibliométrie en font partie.(11)

(définitions de J.- M. Noyer) (12)

Scientométrie

·Application de méthodes, de techniques statistiques mathématiques, à des données jugées

Caractéristiques de l'état de la science.·

Infométrie

·Ensemble des activités métriques relatives à l'information et au secteur de la documentation·.

Scientométrie et Infométrie :

Le présent ouvrage se propose de réaliser ·mise en perspective des approches

scientométriques et Infométriques ainsi qu'un ensemble de réflexions théoriques concernant

leur place dans le développement des systèmes d'informations, des nouveaux modes

d'écritures.·

(10) Les Sciences de l'information: Bibliométrie, Scientimétrie, infométrie. In Solaris n°2,Press Universitaires Rennes,1995.

(11) Les Scienes de l'information : bibliométrie, scientométrie et infométrie. Ss la dir. De Jean- Max Noyer. Rennes : Presses Universitaires de Rennes, 1995. 260 p. ISBN 2-86847-150-1.

(12) Les Scienes de l'information : bibliométrie, scientométrie et infométrie. Ss la dir. De Jean- Max Noyer. Rennes : Presses Universitaires de Rennes, 1995. 260 p. ISBN 2-86847-150-1.

Cette définition est extraite d'une étude faite par Philippe LAURI et publiée sur internet sous

le titre : « La Bibliométrie, un indicateur de tendance : les codes CIB pour détecter les

marchés potentiels. »

L'étude statistique des codes de classification nous donne trois types d'informations à trois

fréquences d'apparitions différentes :

_ L'information dite triviale : c'est celle qui définit le domaine étudié.

_ Le sous- thème intéressant : descriptions des fonctions ou applications particulières.

_ Le bruit statistique : ce sont des informations se situant à des fréquences faibles. La faible

fréquence n'étant pas de l'information exploitable, il est nécessaire de la coupler avec d'autres

champs, en particulier le champ Date de manière à retracer l'évolution dans le temps des

technologies, et ainsi déceler les dégénérescences de certains secteurs ou au contraire les

innovations potentielles.

Autre définition de LAURI, P.

Pour avoir une approche pragmatique, nous définirons la Bibliométrie comme l'application de

Méthodes statistiques ou mathématiques sur des ensembles de références bibliographiques.

La Bibliométrie est donc un outil de mesure auquel on fait appel pour aider à la comparaison

d'un ensemble d'éléments bibliographiques.

La Bibliométrie est aux informations ce, que la démographie est aux populations. (13)

(13) LAURI, Philippe.

The bibliometrics, a trend indicator in International Journal Information Sciences for Decision Making 1 (1997) p.28-36.

C'est un résumé de la communication de TAMBWE, Eddie. Le titre : « Evolution scientifique

de la Bibliométrie : Incidences sur la recherche universitaire africaine francophone. »

Elle a été donnée au 19ème Colloque International de Bibliologie, Science de la

Communication écrite. Alexandrie (12-15 mars 2006). Organisé par l'Association

international de Bibliologie.

« L'histoire des sciences montre que toutes les disciplines se sont développées selon trois

phases :

Phase 1 : Liée à l'apparition et à la construction des phénomènes.

Phase 2 : Description des dits phénomènes.

Phase 3 : L'explication de la science proprement dite : production des études d'essence

Scientifique n'ayant plus, seulement vocation à décrire les phénomènes mais à les

Expliquer, à les remplacer dans des cadres conceptuels globaux, donc reproductibles

En principe les trois phases naissent l'une après l'autre, l'une de l'autre : au moment où la

Problématique de la phase précédente a trouvé sa solution, elle engendre la suivante...

Evolution théorique et méthodologie de la Bibliologie :

Ces deux auteurs relèvent des deux premières phases :

AL KALKASHANDI (Arabe 15è siècle)

ALDROVANDI (Italien 1580)

RIVE (Français) qui utilisa pour la première fois le terme ·Bibliologie·en 1781

PEIGNOT (1802 et 1804) ; HESSE pose les bases de la Bibliothéconomie en 1839

NAMUR (Belge, 1839) : Conservateur préoccupé par les problèmes de classification

Ces deux phases sont d'essence descriptives et encyclopédique...

ROTHLISBERGER : ses travaux inaugurent la phase explicative (troisième phase), par

Conséquent la bibliologie scientifique.

ROUBAKINE (Russe 1922) et OTLET (Belge 1934), viendront conforter l'option

Scientifique : Ils posent les bases théoriques d'élargissement de l'objet d'étude en

Bibliologie et inaugurent le processus historique qui favorisera l'intégration de la discipline

Dans un champ scientifique.

La Bibliologie expérimenté dès la fin di XIXè siècle par ROTHLISBERGER, formalisée par

OTLET dans les années 1920-1930, la Bibliométrie marque le passage de la description à la

Mesure. Elle tente de dépasser la norme métrique (combien ?) pour poser la question des

Modalités (comment ?), de la conception, de la production et de la communication (lecture

De l'écrit).(14)

Xavier POLANCO dit :

« En ce qui me concerne, je tiens à préciser que je me place intellectuellement et

professionnellement dans l'infométrie, en ce qu'elle comporte de synthèse de la

Bibliométrie et de la scientométrie, mais aussi comme BROOKES l'a très bien

Remarqué, en ce qu'elle signifie d'ouverture à l'étude mathématique de l'information

Sous ses formes aussi bien documentaire (science sociale de l'information) qu'électronique

Ou physique (science de l'ingénieur ou théorie de la communication de SHANNON), et

Dans ce sens je suis de ceux qui pensent que la science de l'information à être considérée

Du point de vue de l'infométrie relève du domaine des sciences de l'ingénieur. (15)

Par les définitions choisies, nous espérons avoir réussi à représenter l'évolution de cette

Science, à travers tous les auteurs et leurs écrits, et arrivé à donner une idée claire de cette

Discipline, à ceux qui comme nous, avait une idée de sa définition sans connaître son champ

D'application ni son étendue sur le terrain, c'est-à-dire sa méthodologie, présentation des

Résultats et leur utilisation.

Selon nous la Bibliométrie est une science passionnante, peut- être dépassée par la

Médiamétrie, la Webométrie, la Scientométrie,... et l'infométrie mais pour les sciences

humaines et sociales, c'est leur science !!!!

Et dans ces deux dernières sciences, ne pas être subjectif est impensable, d'ailleurs il est

question de psychologie, dans quelques unes des définitions proposées ci-dessus.

C'est aussi elle qui a donné naissance à toutes les autres ·-métries·qui existent car la

Scientométrie par exemple, est l'application de la bibliométrie aux sciences médicales...

(14) TAMBWE, Eddie

Evolution scientifique de la bibliologie : incidences sur la recherche universitaire africaine francophone. 19è colloque international de bibliologie, science de communication écrite. Association internationale de bibliologie. Alexandrie (12-15 mars 2006)

(15) POLANCO, Xavier

Aux sources de la scientométrie. INIST- CNRS- Nancy.

ETUDE BIBLIOMETRIQUE DE LA REVUE AFRICAINE

La Revue africaine est une publication périodique multidisciplinaire malgré le caractère

spécialisé de la SOCIETE HISTORIQUE ALGERIENNE, de laquelle elle est le journal qui

publie ses travaux. Ceci pour dire que nous avons opté pour un classement décroissant du

nombre d'articles par volume, au lieu du nombre de pages que nous n'estimons pas assez

expressif de la variété des informations contenues dans un même volume, par contre un

nombre d'articles exprime le nombre de rubriques (diversité des thèmes) ainsi que le nombre

d'auteurs qui écrivent chacun selon son point de vue (sur un même sujet), sans oublier leurs

sources d'informations qui peuvent faire toute la différence, d'un article à un autre, de la

manière dont elles sont exploitées et traitées pour être communiquées.

Pour avoir une idée de la pluridisciplinarité de la Revue africaine nous vous faisons lire un

extrait du statut élaboré pour créer une société savante à Alger, et préciser sa mission :

« Il s'agit de créer à Alger un organisme grâce auquel, en même temps que serait dressé un

inventaire des monuments anciens, la création de musées locaux en assurerait la

conservation ... »(1)

Pour la publication de ses travaux, la Société Historique Algérienne (Organisme cité ci-

dessus) a créé un journal pour diffuser les résultats et les articles écrits ou

approuvés par la commission permanente de ce journal, et ayant pour thèmes :

Extrait du statut :

« La Société historique algérienne entend le mot Histoire dans son acception la plus large, y

comprenant, avec l'étude des personnes, des faits et des monuments. Celle du sol même

quand ils se rapportent. Elle s'occupe donc de l'histoire proprement dite, de la géographie, des

langues, des arts et des sciences de toute l'Afrique septentrionale.»(2)

(1) Partie officielle in Revue africaine. T1, n°1, 1856, p.11

Et c'est effectivement ce qui existe dans cette revue et même plus concernant la diversité des

rubriques.

·Les différents présidents qui vont se succéder à la tête de la Société illustrent cette diversité :

militaires, fonctionnaires, magistrats, professeurs et médecins dont voilà un petit échantillon

pour corroborer les propos précédents :

BERBRUGGER A. (1856- 1869) fut le premier président et était bibliothécaire, fouriériste,

conférencier, Journaliste, archéologue, arabisant, historien, explorateur et lieutenant- colonel

de la milice d'Alger.

CHERBONNEAU (1869- 1873) était arabisant et archéologue. Il publia également dans

l'Annuaire de la Société d'Archéologie de Constantine plus de 30 articles de 1853 à 1876.

Et enfin titulaire de la chaîne d'arabe maghrébin aux Langues O.

LETOURNEUX (1873- 1876) était magistrat et conseiller honoraire à la Cour d'Alger.

FERAUD Ch. (1876- 1878) militaire et Diplomate. Il enrôla tous les interprètes en leur

assignant comme tâche commune, une enquête sur les chants populaires en Algérie.

DE GRAMMONT (1878- 1892) militaire puis receveur des finances.

Colonel RINN (1892- 1893) chef du Service central des affaires indigènes. Il écrivit plusieurs

Ouvrages.

MASQUERAY (1893- 1894) était professeur et directeur de l'Ecole des Lettres d'Alger.

ARNAUD L. (1894- 1900) interprète.

WAILLE V. (1900- 1904) professeur et directeur de l'Ecole des Lettres d'Alger.

YVER G. (1908- 1926) professeur·.(3)

PAYSANT L. (1904- 1908) Haut fonctionnaire et Trésorier payeur.

Cette courte liste de quelques présidents de la Société historique algérienne et aussi de la

Revue africaine démontre, en plus de la diversité des fonctions de ces auteurs, que les

Militaires avaient été remplacés à la fin du XIXème siècle par des universitaires.

(2) Partie officielle in Revue africaine. T1, n°1, 1856, p.12

Pour les données contenues dans la liste nous avons opté pour :

Volume (objet de la quantification)

L'année (revue périodique + historique, la date est donc importante pour situer les

événements qui seront cités dans les commentaires et l'interprétation des résultats de ce

calcul).

Le nombre de numéros pour définir la périodicité, car le volume peut prêter à confusion,

puisque la pagination est continue du premier au dernier numéro d'une même année et le

volume donne l'impression d'avoir été publié en une seule fois ; ce qui pourrait amener ceux

qui ne connaissent pas la revue à penser que c'est un annuaire, alors qu'elle a été bimestrielle

pendant les 31 premières années puis devenue trimestrielle à partir de la 32ème année.

Les volumes sont le résultat d'un travail fait après la parution de tous les numéros de la série,

sûrement pour une meilleure conservation.

(3) Revue africaine : centenaire de la Société Historique Algérienne : 1856-1956. Alger, Faculté des Lettres, 1956. p.15-37.

1 er VOLET

TABLEAU 1

LISTE DES 102 VOLUMES CLASSES PAR ORDRE DECROISSANT DU NOMBRE D'ARTICLES

Volume Année Nbre d'art. Nbre de p. Nbre de n°

1 1856-57 70 498 6

2 1857-58 56 520 6

6 1858-59 51 483 6

4 1860 49 483 6

9 1865 47 483 6

5 1861 46 483 6

11 1867 45 500 6

12 1868 44 495 6

3 1859 43 488 6

8 1864 43 483 6

13 1869 43 512 6

16 1872 43 482 6

10 1866 40 483 6

17 1873 38 506 6

15 1871 37 480 6

7 1863 36 482 6

20 1876 36 519 6

68 1927 36 489 6

14 1870 33 531 6

19 1875 30 544 6

27 1883 30 484 6

21 1877 29 474 6

22 1878 29 480 6

29 1885 29 480 6

18 1874 28 480 6

26 1882 28 496 6

25 1881 27 480 6

28 1884 27 480 6

31 1887 27 496 6

97 1956 27 538 4

24 1880 26 480 6

30 1886 26 484 6

75 1934 26 538 4

23 1879 25 480 6

50 1906 25 427 4

74 1933 25 532 4

49 1905 24 488 4

69 1928 24 496 4

60 1919 22 528 4

64 1923 21 566 4

72 1931 21 379 4

93 1952 21 483 4

43 1899 20 392 4

55 1911 20 524 4

70 1929 20 404 4

80 1939 20 432 4

91 1950 20 458 4

59 1918 19 522 4

71 1930 19 447 4

78 1937 19 218 4

89 1948 19 435 4

32 1888 18 398 5

56 1912 18 608 4

57 1913 18 700 4

61 1920 18 373 4

62 1921 18 407 4

63 1922 18 407 4

85 1944 18 286 4

86 1945 18 300 4

36 1892 17 400 4

52 1908 17 347 4

65 1924 17 568 4

73 1932 17 332 4

79 1938 17 416 4

83 1942 17 326 4

88 1947 17 350 4

98 1957 17 454 4

42 1898 16 392 4

47 1903 16 384 4

82 1941 16 271 4

92 1951 16 432 4

95 1954 16 401 4

45 1901 15 372 4

48 1904 15 344 4

54 1910 15 439 4

58 1914 15 376 2

66 1925 15 552 4

76 1935 15 454 4

81 1940 15 269 4

84 1943 15 286 4

90 1949 15 370 4

94 1953 15 435 4

96 1955 15 456 4

100 1959 15 413 4

102 1961 15 450 4

37 1893 14 400 4

41 1897 14 392 4

51 1907 14 278 4

53 1909 14 397 4

101 1960 14 466 4

35 1891 13 319 4

39 1895 13 375 4

44 1900 13 384 4

67 1926 13 246 4

33 1889 12 332 4

34 1890 12 269 4

38 1894 12 375 4

40 1896 12 382 4

46 1902 12 366 4

87 1946 12 236 4

77 1936 12 316 4

99 1958 312

Le volume 32 est formé de cinq numéros parce que c'est en cette année (1888) que la

périodicité de la Revue avait changé. Le changement s'est fait au second semestre ;

Au premier semestre elle est bimestrielle donc trois numéros par semestre et devient

trimestrielle donc deux numéros par semestre.

Le dernier volume cité dans la liste est la troisième des trois Tables Générales élaborées dans

le but de faciliter la recherche dans la ·Revue africaine· qui a été créée pour contenir les

publications de la Société Historique Algérienne (l'une des sociétés savantes de l'Afrique du

Nord) dont le programme adopté à l'origine avait été formulé dans les termes suivants :

« La Société Historique Algérienne est fondée dans le but de recueillir, étudier et faire

connaître, par des publications spéciales, tous les faits qui appartiennent à l'histoire de

l'Afrique, surtout ceux qui intéressent l'Algérie, depuis l'époque libyque jusqu'à et y compris

la période turque. » (4)

Concernant le tableau ci-dessus, comme précisé dans le titre, nous n'avons pris en

considération que les articles de fond.

(4) Revue africaine : centenaire de la Société Historique Algérienne : 1856-1956. Alger, Faculté des Lettres, 1956. p.195.

Les autres rubriques contiennent des informations utiles certainement, mais ce ne sont pas des

articles proprement dits.

Il y a dans la rubrique ·Bibliographie· une analyse des publications récentes.

La rubrique ·Chronologie· décrit entre autre, travaux sur les sites où se font les recherches

Archéologiques et annonce les articles à paraître, sur l'état d'avancement de ces travaux ainsi

que les résultats.

La Table générale des matières, citée ci-dessus (volume 99 de 1958) est le dépouillement des

Volumes parus de 1922 à 1950, et est la suite des deux premières tables (1856-1881) et (1882-

1921).

Elle a été élaborée par Jeanne ALQUIER Conservateur du Musée Stéphane GSELL d'Alger

et jean NICOT Conservateur régional adjoint des archives départementales algériennes.

Concernant le volume 58 de l'année 1914, il ne contient que deux numéros (les 2 premiers

trimestres de 1914 ; Janvier- Mars et Avril- Juin) et pour cause la déclaration de l'Autriche à

la France le 03 Août 1914 (1ère Guerre mondiale). Les colonies des pays concernés par cette

Guerre étaient mobilisés et toute autre activité que la lutte pour la libération, étaient en

Instance jusqu'à nouvel ordre.

Pendant cette période la Revue africaine avait cessé de paraître du 3ème trimestre 1914 au 1er

trimestre 1918 date de reprise de la publication régulièrement jusqu'au 4ème trimestre de 1961

date de l'arrêt définitif de la parution de la Revue africaine. Nous supposons, à juste titre

probablement, que la nouvelle de la fin de la Guerre d'Algérie, décidée par les Accords

d'Evian le 18 Mars 1962 et déclarée le 19 Mars de la même année a mis fin à cette la Revue

de la période coloniale, qui a perdu sa raison d'être avec la libération de l'Algérie.

TABLEAU 2

TABLEAU DE COMPARAISON DE LA PRODUCTION INTELLECTUELLE DANS LES DIFFERENTES RUBRIQUES

RUBRIQUE Nbre d'auteurs Nbre d'articles Nbre de pages

Histoire 190 733 17391

Archéologie 137 378 5532

Ethnographie 42 128 2803

Folklore, Coutumes

Et Légendes 70 123 2385

Monographies 60 113 4114

Littérature, Linguistique

Et Dialectes 48 97 1791

Religions et Croyances 41 83 1498

Biographies 48 75 1635

Voyages 41 74 1741

Economie 13 32 600

Géographie 14 31 575

Education et Enseignement 15 19 503

Droit et Législation 11 16 306

Beaux- Arts et Culture 08 16 277

Numismatique 12 13 183

Architecture et Urbanisme 04 05 132

Météorologie 03 05 90

Sociologie 04 04 136

Agriculture 03 03 109

Divers 18 20 252

Vu que la revue est publiée par une société historique, ceci ressort dans les chiffres car la

rubrique Histoire (733 articles) fait pratiquement le double de la rubrique qui lui succède dans

le classement, en nombre d'articles et le triple en nombre de pages et représente 31,07% du

nombre total publiés dans toute la collection (2359).

La rubrique Archéologie (378) fait elle aussi le double de la troisième rubrique dans le

Classement, son taux est 16,06%.

L'Ethnographie (128 articles) représente 5,42% du total des articles de fond.

Après ces trois rubriques la diminution est progressive.

Pour la rubrique Histoire, les articles concernent :

_ L'histoire générale

_ L'histoire ancienne

_ L'histoire musulmane

_ L'histoire de la Tunisie

_ L'histoire du Maroc

_ L'histoire de la France et des pays d'outre-mer

_ Pays divers

_ L'histoire de l'Art

_ L'histoire littéraire

Les concernant, l'histoire se caractérisent par certains thèmes prévalents :

Avant 1870, trois domaines attirent les auteurs de la partie ·Articles de fond· :

L'évocation du passé de l'Afrique du Nord, la Société indigène et la reconstruction de la

Conquête.

Le passé c'est d'abord l'Archéologie.

L'Histoire de la colonisation romaine et la colonisation française, furent les sujets privilégiés

de la recherche jusqu'à la Seconde Guerre mondiale.

L'Histoire musulmane par contre, apparaît moins bien partagée pendant la période d'avant la

Première Guerre mondiale.

Pour l'Archéologie, les articles sont à propos de :

_ L'archéologie classique

_ L'archéologie, l'architecture et l'art musulman.

Certains des articles de la rubrique Archéologie sont des leçons de transcription des

inscriptions historiques découvertes sur différents sites et de diverses époques (romaines, ...

musulmanes).

De toutes les découvertes archéologiques, celle du Tombeau de la Chrétienne fut la plus

Importante. BERBRUGGER avait été le premier à entreprendre méthodiquement des fouilles

A ce tombeau. Il le découvrit en 1845 et le premier article publié sur cette découverte, paru

Dans le premier numéro de la Revue africaine de (Octobre- Novembre 1856).

BERBRUGGER s'intéressa à tout ce qui a été écrit sur le Tombeau de la chrétienne des plus

anciens au plus récents ex : PTOLEMEE et SHAW,...

Nous donnons cet exemple pour dire que les articles sont écrits avec force détail, et peuvent

Dépasser les 50 pages, contrairement à d'autres articles qui sont parfois très courts (une page),

ceci quand ils décrivent des pièces (inscriptions, objets anciens...) qui venaient d'être

trouvées.

Nous faisons ces remarques parce que la partie article de fond représente l'essentiel du

volume et il y a d'autres rubriques où ce genre d'écrits (très courts) peuvent être insérés,

comme les Chroniques ou les correspondances où sont publiés entre autre les correspondances

des responsables régionaux annonçant les découvertes faites dans les circonscriptions mises

sous leur autorité. Ces correspondances sont évaluées par les membres de la commission

permanente veillant à la publication de la revue et peuvent servir de base aux articles de fond.

Folklore, Coutumes et Légendes, avec 123 écrits représente 5,21% de la production totale.

Les Monographies : 113 articles publiés et le taux est de 4,79%.

Littérature, Linguistique et Dialectes : 97 articles et un pourcentage de 4,11%.

Religions et Croyances : 83 écrits publiés et un taux de 3,52%.

Les Voyages ont un taux de 3,13% pour 74 articles publiés.

Les autres rubriques ont un faibles pourcentage parce que le nombre d'articles dépasse à peine

Les 30 articles comme :

L'Economie : 32 articles et 1,35% et la Géographie : 31 articles et 1,31%.

L'Education et l'Enseignement : 0,78% pour 19 écrits publiés.

Les rubriques Droit et Législation et les Beaux- Arts et Culture : 16 articles et un taux de

0,67%. La Numismatique 0 ;55% pour 15 articles.

Pour les rubriques où le nombre d'articles ne dépasse pas les 5 articles :

Architecture et Urbanisme (5) ; Météorologie (5) ; Sociologie (4) ; Agriculture (3)

Et la Démographie (2) publiés en 1954.

Nous n'avons pas jugé nécessaire de calculer le taux sachant qu'il est trop faible.

Toutes ont commencé à exister au 20ème siècle sauf pour la Météorologie (3 en 1860, 1 en

1861 et le dernier en 1911).

La rubrique Congrès ne fait pas partie des autres, et n'est pas toujours présente dans les

volumes. Elle est occasionnelle et particulière. Ses thèmes sont bien sûr, les mêmes que ceux

dans lesquels sont écrits les articles de la revue, mais il y a les autres activités du congrès qui

sont décrites, comme les expositions, les visites de certains sites, les séances de travail à la

marge du congrès...

Nous traiterons cette partie de façon toute aussi particulière :

Nous compterons le nombre total de pages contenant les actes de ce congrès et la description

détaillée du (déroulement) du programme entre autre l'ouverture, le discours d'ouverture fait

par les autorités présentes, qui sont citées et d'autres discours. Il y a aussi la liste des sociétés

savantes participant à ce congrès, la liste des thèmes des communications.

Pour les communications, les auteurs et le nombre de pages sont précités.

Nombre total de pages des activités et des articles est : 1176 pages.

Total des pages pour les mélanges publiés : 105 pages

Total des pages consacrées aux communications : 427 pages.

Communications

Nombre d'auteurs Nombres d'articles Nombre de pages

44 41 427

Vous avez certainement remarqué que le nombre d'auteurs est supérieur au nombre d'articles

Et vous savez sûrement que c'est parce que certains articles sont co- écrits.

Mélanges

Nombre d'auteurs Nombres d'articles Nombre de pages

20 20 105

Dans le tableau suivant vont être classées les rubriques hors Articles de Fond, elle ne sont pas

toujours présentes, car parfois c'est la nature des informations qu'elles comportent qui font

qu'elles ne sont publiées que lorsque ces informations sont disponibles ; ex les Nécrologies ou

les correspondances.

D'autres n'ont pas gardés la même appellation tout au long de la parution de la revue ;

Ex : ·Notes de lecture· devient ·Notes et documents· au bout de 14 ans depuis la première

parution.

Le ·Bulletin· avait pour titre ·Bulletin bibliographique·. A propos des Bulletins le Directeur

de la Revue a publié cet avis, dans le premier numéro, dont voici le texte :

« Ce Bulletin est surtout destiné à l'examen des publications faites depuis le 1er Janvier 1856

(...) Nous prions les auteurs qui tiendraient à voir insérer dans notre Revue, un compte rendu

détaillé de leurs ouvrages, de bien vouloir les faire parvenir,... » (5)

Pour la ·Revue des périodiques·, elle devient en 1928, T69 ·Dépouillement des périodiques·

puis redevient ·Revue des périodiques· au T72 de l'année 1932.

La quantification des rubriques hors articles de fond est différentes comme le contenu de

celles- ci. Les nombres précisés sont ceux des parutions et le nombre total de pages est celui

de toutes les parutions cumulées.

(5) Bulletin bibliographique. In « Revue africaine ». 1856, T1, n°1. p.67.

TABLEAU 3

TABLEAU COMPARATIF DES RUBRIQUES HORS ARTICLES DE FOND

Rubrique Nombre de parutions Nombre de pages

Nécrologie 84 627

Partie Officielle 63 642

Comptes Rendus 63 1144

Bibliographie 43 672

Bulletin 39 169

Notes de lecture 38 631

Revue des Périodiques 21 177

Correspondances 18 77

Notes diverses 12 66

La rubrique Nécrologie, comme son nom l'indique, annonce le décès d'une ou plusieurs

personnes, survenu pendant la période qui sépare la parution de deux numéros (2mois au

début puis 3 mois après le changement de périodicité).

Pour la mention de responsabilité, ces rubriques sont signées par le président de la revue ou

du vice- président ; cette information, concernant la signature, elle est mentionnée à la fin de

ces rubriques.

Pour la raison citée ci- dessus, le nombre d'auteurs par rubrique n'existe pas. Nous précisons

par la même occasion que le contenu de ces rubriques ne peut être considéré comme étant des

articles proprement dits.

Toujours en parlant de la rubrique Nécrologie nous précisons qu'elle contient souvent des

informations intéressantes car, avec l'annonce du décès et sa date, elle donne un aperçu sur la

Biographie des personnes (Personnalités influentes, auteurs de la revue, cadres de

l'administration centrale ou local, ainsi que la Bibliographie complète de certains d'entre eux.

Comme nous avons recensés toutes les données concernant les volumes, il ne reste que le

nombre de rubriques par volume que nous nous proposons d'indiquer dans ce tableau :

La rubrique Chronique a existé depuis les premiers numéros, mais elle a peu à peu disparut

de la Revue (après le décès de BERBRUGGER, premier Président), lui retirant une vie que

les articles de fond ne pouvait à eux seuls assurer. C'est aussi le cas du Bulletin. Ce n'est qu'à

partir de 1892 que l'on constate des tentatives pour renouveler la composition des sommaires,

mais qui resteront sans lendemain.

En 1893, 1905, 1928, ont été publiés des Bulletins d'histoire ·moderne· et contemporaine.

En 1905, 1906 des Correspondances de Paris, Tunis, Allemagne, Italie,...

En 1909, 1919 des Bulletins des études berbères.

En 1927, à la fois Bulletins des études islamiques, archéologiques, d'art musulman.

En 1935, Bulletin des études géographiques.

A partir de 1926, la Revue africaine a reprit la publication d'une Chronique archéologique

Algérienne régulière, en reproduisant le rapport du service des Antiquités

De 1918 à 1935, il y a eu une revue des Périodiques signalant les articles relatifs à l'Afrique

Du Nord. Sans oublier une Bibliographie qui rendait compte de tous les livres paraissant sur

L'Afrique et le monde musulman ou tout au les signalait.

A l'époque du centenaire de l'Algérie (1930), a paru une chronique abondante, il est vrai que

l'époque s'y prêtait. Mais bibliographie, revue des périodiques chroniques ne sont assurées de

durer que si elles sont le résultat d'un travail d'équipe qui s'accompagne de libertés

individuelles. C'est là des éléments essentiels d'une revue qui se veut sérieuse.

TABLEAU 4

TABLEAU DE CLASSEMENT DES VOLUMES PAR NOMBRE

DECROISSANT DES RUBRIQUES

Volume Nbre de rubriques

68 16

76 13

70 12

73 12

82 12

86 12

69 11

72 11

75 11

49 10

50 10

74 10

79 10

80 10

83 10

92 10

97 10

100 10

102 10

11 09

13 09

43 09

48 09

54 09

55 09

56 09

64 09

85 09

87 09

88 09

91 09

94 09

95 09

96 09

98 09

7 08

9 08

10 08

12 08

14 08

16 08

21 08

29 08

34 08

51 08

52 08

53 08

58 08

59 08

60 08

61 08

62 08

65 08

67 08

77 08

78 08

81 08

89 08

93 08

1 07

2 07

4 07

8 07

17 07

18 07

19 07

20 07

28 07

31 07

32 07

37 07

38 07

66 07

84 07

90 07

101 07

3 06

6 06

15 06

22 06

25 06

33 06

39 06

40 06

41 06

42 06

44 06

45 06

46 06

47 06

57 06

63 06

71 06

24 05

27 05

30 05

5 05

23 05

26 05

35 05

36 05

Volume 99, 3ème Table générale (1922-1950) : donc pas d'articles, mais des informations

autrement intéressantes. Elle contient :

Une table méthodique avec précision de toutes les subdivisions des rubriques principales.

Une table alphabétique des noms de tous les auteurs qui ont publiés dans la Revue africaine

depuis sa création en 1856 jusqu'en 1950

Table des noms de lieux figurant dans les titres.

Tables des noms de personnes citées dans les titres.

Les deux premières tables sont parues consécutivement en 1885 et 1924 pour les périodes

1856-1881 et 1882-1921.

La première table est constituée de trois parties :

Table alphabétique des noms de tous les membres de la Société dont les travaux ont été

publiés dans la Revue africaine depuis sa fondation et jusqu'à la fin de l'année 1881.

Table analytique regroupant les articles sous 12 rubriques.

Table alphabétique des noms d'hommes et de lieux. Elle donne les noms de toutes les

Personnes, les tribus et les localités qui ont fait l'objet d'une étude pendant les 25 premières

Années.

Mais le plus intéressant dans cette première table générale est la partie réservée aux

Inscriptions faite par DE GRAMMONT, président de la revue, qui a jugé utile d'établir des

tables épigraphiques (classement méthodique selon la période historique et l'occasion) avec

en plus les noms des personnes qui ont relevées ces inscriptions, publiées dans la revue.

La deuxième table se compose de trois tables :

Une table alphabétique des noms d'auteurs des articles insérés dans la revue (1882-1921).

Table alphabétique des articles.

Table alphabétique des noms d'auteurs, des différentes illustrations qui enrichies certains

Articles (cartes, photogravures, plans,...

Les rédacteurs de ces tables ont jugés utile de citer les noms de ceux qui ont fait les relevés

Des inscriptions et illustrations, ce qui nous permet de les repérer. Ainsi on trouve 1872

Relevés d'inscriptions dont plus de 1500 romaines  fait par 149 personnes dont 70 militaires

(y compris interprètes et médecins), 19 enseignants et archivistes ou muséographes, 29

fonctionnaires ou employés de l'administration et 29 personnes sans qualifications spécifiques

Nous remarquons d'après cette description des contenus des trois tables générales que la

troisième ne contient pas de tables épigraphiques, ce qui démontre que la plupart des

inscriptions ont été relevées ou mises à jour avant le XXème siècle. (6)

Même si l'on admet qu'avant 1900, la plupart des inscriptions ont été relevées ou mise à jour,

On ne peut pas ne pas être frappé par le caractère massif de l'intérêt porté à l'Archéologie et à

L'histoire romaine, pendant cette première période.

(6) LEIMDORFER, François.

Discours académique et colonisation : thèmes de recherche sur l'Algérie pendant la période coloniale. Paris : Publisud, 1992. 316p. (Confluents ). P.67.

2ème VOLET

Analyse des résultats

La Revue africaine, véritable recueil de l'activité scientifique de la Société Historique

Algérienne, créée par A. BERBRUGGER suite à une dépêche du Maréchal Gouverneur

RANDON, qui lui a donné cette mission en ajoutant que : ·la publication des travaux est

Une condition indispensable d'existence.· (7)

Cette partie du travail va être consacrée à une analyse des chiffres des 102 Volumes, répartis

sur trois périodes inégales mais limitées par des événements historiques importants :

la première partie englobe la quantification et l'analyse des résultats de la production

intellectuelle publiée pendant la période allant de 1856 jusqu'à et y compris l'année 1914.

Dès 1830, des officiers de l'armée d'Afrique, des fonctionnaires, des médecins, des

Ecclésiastiques simples particuliers et Sociétés savantes de France ont tiré du néant les

Connaissances sur la géologie, l'archéologie, l'histoire et les Langues du pays (l'Algérie).

A mesure que se poursuivait la conquête, ils avaient suivi les colonnes, partageant les

Pratiques et les périls des soldats.

Adrien BERBRUGGER, prit part aux expéditions de Mascara, Tlemcen et Constantine en

Quête de manuscrits à sauver pour le plus grand profit de la Bibliothèque d'Alger qu'il devait

Fonder en 1835. (8)

Le Gouvernement de son côté, créa en 1837 une commission chargée de ·l'exploration

Scientifique de l'Algérie·.

La commission composée de 25 personnes dont 14 militaires, arriva à Alger en Décembre

1839 et publia entre 1842 et 1867, 25 ouvrages.

Ces ouvrages couvraient tant la Physique, les Sciences Naturelles,..., les Beaux- Arts que

L'Histoire la Géographie, le Droit, l'Ethnographie.

La deuxième période d'étendra de 1918 à 1945 c'est-à-dire, l'entre deux guerres et y compris

la 2ème Guerre mondiale.

La troisième traitera la production publiée de 1946 et jusqu'à 1961.

(7) Revue africaine : centenaire de la Société Historique Algérienne : 1856-1956. Alger, Faculté des Lettres, 1956. p.36.

(8) Idem p.33.

COMMENTAIRES

Dans le cadre de la ·Commission scientifique d'Algérie·, le ministère de la guerre chargea le

Directeur Nicolas PERRON, orientaliste et directeur du collège arabe- français d'Alger en

1857, de traduire le : « Traité de législation musulmane de Sidi Khalil (jurisconsulte de rite

malékite du VIIème siècle de l'Hégire).

Le rôle des interprètes militaires et des traducteurs fut important. Des élèves de l'orientaliste

Silvestre DE SACY ; Joanny PHARAON, Louis BRESNIER et surtout William DE SLANE,

furent à la fois enseignants, interprètes et traducteurs officiels. Exemple : W. DE SLANE, qui

publia en 1854, la première traduction d'Ibn Khaldoun : « Histoire des Berbères. »

Ce même ministère (cité ci- dessus), publia en 1844, un Dictionnaire Français- Berbère :

Dialecte écrit et parlé par les Kabyles de la région d'Alger. (9)

Les besoins de l'Armée et de l'Administration en interprètes militaires et judiciaires, avaient

Conduit à la création d'un cours d'Arabe à Alger en 1837. Cet enseignement fut assuré par

Louis BRESNIER, jusqu'à sa mort en Juillet 1869 .

(9) LEIMDORFER, François.

Discours académique et colonisation : thèmes de recherche sur l'Algérie pendant la période coloniale. Paris : Publisud, 1992. 316p. (Confluents ). P.55 ; P.67 ; P.71-74

Des chaires d'Arabe seront créées par la suite à Alger (par GORGUOS), à Constantine (par

CHERBONNEAU) et à Oran (par HADAMARD).

Le Second Empire (1852-1870), instauré par Louis Napoléon quand il devint l'Empereur

Napoléon III (2 décembre 1852), après avoir gagné la guerre d'Italie. Mais après la défaite

De l'Empire lors de la guerre Franco- allemande ; la IIIème République fut proclamée, et

C'est sous ces deux régimes qu'en Algérie, les fonctionnaires, les magistrats, les médecins,

les professeurs et les militaires, étaient les seuls intellectuels actifs (dans le sens producteurs

de savoir).

La période qui suit le Second Empire marque des changements importants en Algérie.

La conquête consommée et la stabilité installée, se manifestent dans les écrits académiques.

Les Ecoles créées en 1879-1880 (quatre en tout), commençaient à délivrer les Diplômes

Aux étudiants (Arabes, Français et de toutes les nations qui peuplent l'Algérie).

A la fin du XIXème et au début du XXème siècles les militaires et tous les autres corps furent

Remplacés par des universitaires.

Les professeurs de ces quatre Ecoles, jouèrent un rôle important en publiant des ouvrages et

en participant à la préparation des Lois et des projets intéressant l'Algérie.

Ici quelques uns de ces professeurs :

Stéphane GSELL, fondateur et directeur du Musée archéologique, enseignât l'Archéologie

Et publiât des ouvrages dans cette même discipline.

Georges BEL, E. FAGNAN et Georges YVER enseignèrent l'Histoire.

A. BERNARD et E. F. GAUTIER, la Géographie.

W. et G. MARCAIS, l'Archéologie et l'Histoire musulmane.

Mohammed BENCHENEB, la Religion musulmane et la Linguistique arabe.

René BASSET, le Berbère.

E. DOUTTE, la Sociologie musulmane.

MORAND, enseignât le Droit et contribuât à établir des codes algériens et des précis de

Jurisprudence.

Après les émeutes estudiantines de la fin du XIXème siècle (1896-1897) la commission

d'enquête proposa, dans sa conclusion, de transformer les Ecoles en Universités autonomes.

En Mars 1905, le Rapporteur du budget de l'Algérie ·LEGRAND· déclara :

« En Algérie, l'enseignement supérieur doit être approprié aux conditions particulières

du Sol, du Climat, de la Religion, du langage et de la société. » (10)

En Décembre 1909, les quatre Ecoles furent transformées en Universités.

En 1904, la Société Historique Algérienne est déjà cinquantenaire, mais ses réunions sont

Désertées (environ 120 adhérents seulement, contrairement à la ·Société de Géographie

D'Alger et de l'Afrique du nord, qui comptait 1210 membres en cette année et environ

2500 en 1914 (en ce temps là la Géographie intéressait plus que l'Histoire .

Aucune allusion n'a été faite dans la Revue africaine à propos de ces difficultés que

Rencontrait la Société. Mais en 1874, la Revue a publié des appels aus auteurs qui désiraient

Publier leurs écrits dans ses pages et ses numéros à paraître. Ce n'est qu'à partir de 1888

Que le nombre d'articles par volumes avait diminué sensiblement. Alors nous avons pensé

Que probablement des événements importants se produisaient en Métropole, car en Algérie

La situation était maîtrisée, et effectivement en consultant (Le Petit Larousse, noms propres,

France, Histoire) nous avons lu :

« Pendant la période 1885-1895, une série de crises e de scandales ont menacés la IIIème

République (instaurée le 4 septembre 1870). » (11)

De 1899 à 1905 le bloc des gauches qui pratiquait une politique anticléricale, a abouti à la

proclamation de la séparation de l'Eglise et de l'Etat en 1905.

1906- 1914, rupture du Bloc des gauches.

Les difficultés économiques entretiennent une agitation sociale Endémique, tandis que

La croissance démographique ralentissait et la menace allemande se précisait.

Tous ces événements, sans être dits clairement, se ressentaient dans les numéros de ces

années- là. La seule explication donnée par la Revue était que des circonstances

indépendantes de sa volonté et dues en majeure partie à la crise qu'a subi l'industrie du

papier et celles qui en dépendent sont les seules causes.

Mais en consultant les volumes de cette période, nous remarquons qu'il y a, en moyenne

14 articles par volumes et que ceux d'avant contenaient en moyenne 38 par volume ;

(Exemple : 1869, 43articles ; 1870, 33 ; 1871, 37 ; 1872, 43...1887, 27et 1888, 18 articles)

(10) Le petit Larousse. Paris : Larousse, 2001. p.1338-1341. ISBN 2-03-530402-4

(11) Idem.

C'est justement cette année que la périodicité est passée de Bimestrielle à Trimestrielle,

Donc ce volume contient 5 numéros car le changement de la périodicité s'est fait au second

semestre (voir tableau 1, quantification du contenu des volumes).

A la veille de la première Guerre mondiale, l'Algérie ·Scientifique· est donc, bien

différente de celle décrite à la du Second Empire.

Mais disons que quel que soit le nombre d'articles contenus dans un volume, les rubriques

Suivent une autre logique, qui est celle des sujets d'actualités et aussi suivant les penchants

Et même les passions des auteurs qui les écrivent. Dans ce contexte, si l'on examine les tables

De la Revue africaine, ce n'est qu'extrêmement tard (1950) qu'apparaissent les comptes

rendus sur les ouvrages de sociologie et d'ethnographie générales.

Pendant la première période de la colonisation, les productions ethnographiques sont

Nombreuses et Emile MASQUERAY (militaire), en symbolise l'apogée avec ses recherches.

En 1890, les études ethnographiques restent importantes, mais ne sont plus d'une qualité

équivalentes à celles de la première période. Elles se dispersent et se folklorisent.

En 1950 (citée ci- dessus), les problèmes des rapports entre l'ethnologie et la colonisation sont

Posés. Mais dès 1945, l'ouvrage de Charles- André JULIEN, reflète une prise de conscience

Des aspects négatifs de la colonisation sur la vie des Algériens et sur leur économie.

L'opposition est encore plus frappante chez les Géographes où l'on passe de l'alliance

Avec le monde coloniale (les Géographes de la période 1880-1920 puis A. BERNARD,

E. F. GAUTIER, G. HARDY) à des positions anticolonialistes.

En regard à cette position, il y avait des familles de chercheurs (Historiens) qui ont investi

L'Université d'Alger ou les Médersas tels les frères Georges, Philippe et William MARCAIS,

Les BASSET, René et ses fils André et Henri ; les MERCIER, Ernest, Gustave et Marcel.

Etant des professionnels de ce domaine, ils se lièrent plus étroitement au monde colonial.

(Voir tableau des auteurs ou index des auteurs en annexe).

En 1906, G. YVER (Professeur à la Faculté des Lettres d'Alger), accède à la présidence

De la Société Historique Algérienne et fut secondé par M. BENCHENEB également

Professeur à la Faculté des Lettres d'Alger et par E. DOUTTE qui enseignait les Lettres et

Explorateur du Maroc. Mais la situation ne se redresse pas en cette année du cinquantenaire

de la Société. Encore en 1926, la Société Historique Algérienne est dans une situation critique

avec un déficit dans son budget et un petit nombre d'adhérents.

La situation sera redressée par D. LUCIANI, son nouveau Président, auquel succèdera

G. MERCIER en 1932 puis G. MARCAIS en 1953.

Entre temps les membres de l'université ont supplanté peu à peu les militaires- érudits et

Réussirent à attirer en 1905 à Alger, deux Congrès de grande importance :

Le Congrès des Sociétés savantes et le 14ème Congrès international des Orientalistes.

Les Sociétés savantes de l'Afrique du nord se regroupent en ·Fédération·et tiennent cinq

Congrès entre 1935 et 1940 :

A Alger en 1935, à Tlemcen en 1936, à Constantine en 1937, à Rabat en 1938 et à Tunis en

1939.

Ces Société Savantes nomment le nouvel ensemble des trois pays d'Afrique du Nord, ce

Nouvel espace- terrain de recherche :

« ALTUMA (Algérie, Tunisie, Maroc) »

De toutes ces Sociétés savantes, la Société Historique Algérienne est celle qui a publié des

Articles dans les domaines les plus variés des moins spécialisés au plus pointus, tout comme

Ses auteurs, desquels aucun profil précis n'est exigé.

Nous vous faisons lire textuellement ce message adressé à ·tous · (auteurs éventuels) ; et

Publié au verso de la page de titre de : (12)

« Les articles, renseignements, réclamations, etc,... doivent être adressés,..., à Mr

BERBRUGGER, Président de la Société Historique Algérienne, Rue des Lotophages, 18 à

Alger. Les personnes qui envoient des matériaux pour la Revue sont priées :

1° De déclarer expressément si le travail qu'elles adressent doit paraître avec la signature de

l'auteur ou rester anonyme.

2° De faire savoir si ce travail est un article proprement dit, ou si c'est seulement un canevas

ou même de simples renseignements dont elles abandonneraient l'arrangement et la rédaction

aux soins de la commission permanente du journal. »

(12) revue africaine. 1856, T1, n°1, p.1.

3ème VOLET

TABLEAU 5

LISTE DES AUTEURS CLASSES PAR ORDRE DECROISSANT DU NOMBRE D'ARTICLES PUBLIES

AUTEURS Nbre d'articles Nbre de rubriques

BERBRUGGER, Adrien 136 12

FERAUD, Louis 100 10

RINN, Louis 67 4

GRAMMONT, Henri- Delmas 63 6

DEVOULX, Albert (fils) 58 7

ROBIN, N. 53 4

FAGNAN, E. 41 4

DESPARMET, J. 35 3

TRUMELET, C. 34 2

ARNAUD, L. 33 5

LA PRIMAUDAIE, E. (DE) 30 3

TAUXIER, H. 29 8

MONNEREAU 28 3

BACHE, P. E. 27 1

GORGUOS 26 6

CHERBONNEAU, A. 21 5

GSELL, Stéphane. 21 6

MAC CARTY, Oscar 19 3

DEVOULX, Albert 18 4

GODARD, L. 18 6

BROSSELARD, C. 17 1

EMERIT, M. 16 5

BENCHENEB, M. 15 4

JOLY, Alexandre 14 5

LUCIANI, N. 14 6

MASQUERAY, E. 14 3

WATBLED, E. 14 2

GUIN 13 6

MERCIER, E. 13 6

LACROIX, N. 12 2

MARCAIS, G. 12 5

YVER, G. 11 3

SIMON, H. 10 4

MOLINER-VIOLLE 10 2

VOINOT, L. 10 2

DESTAING, Ed. 9 2

GAVAULT, P. 9 1

PIESSE, L. 9 2

AUCAPITAINE, H. 8 4

DELPECH, Adrien 8 3

ESQUER, G. 8 5

GUEY, J. 8 2

LEVY-PROVENCAL, E. 8 4

MARTINO, P. 8 3

BASSET, R. 7 3

BIARNAY 7 1

BOURJADE, G. 7 1

CHATELIER (LE) 7 1

LESCHI, L. 7 2

MOINIER, A. 7 3

PLAYFAIR, R.L. 7 2

ALBERTINI, E. 6 2

AUMERAT 6 3

BEL, A. 6 3

CARCOPINO, J. 6 1

COUR, A. 6 4

FLATTERS, P. 6 1

LEWAL, J. 6 1

BENCHENEB, S. 5 3

BOUSQUET, G. H. 5 2

BRAUDEL, F. 5 3

CAPOT-REY, R. 5 2

CASENAVE, J. 5 1

FEDERMANN, H. 5 1

JACQUETON, G. 5 1

JULIEN, A. 5 2

LECLERC 5 3

MANGIN, E. 5 1

MERCIER, G. 5 3

TISSOT, Ch. 5 1

ALAZARD, J. 4 1

BALLU, A. 4 2

BASSET, A. 4 1

BASSET, H. 4 3

BEAUME, J. 4 1

BEL, G. 4 2

BENCHENEB, R. 4 1

BERQUE, J. 4 3

BOURGIN, G. 4 2

BOYER, P. 4 3

CHABASSIERE 4 2

DEVULDER, M. 4 3

EISENBETH, M. 4 1

EL- ACHMAOUI 4 1

FEDERMANN, H. 4 1

GIACOBETTI 4 1

GOGNALONS, L. 4 2

GRANDCHAMP, P. 4 3

HAMET, I. 4 3

LESPES, R. 4 4

LHOTELLERIE, P. (DE) 4 2

MICHIEL, A. 4 1

PARADIS, V. (DE) 4 1

REBOUD, J. 4 1

VAISSIERE, A. 4 1

VAULTRIN, J. 4 2

YACONO, X. 4 3

ALLAIS, Y. 3 1

ALQUIER, J. 3 3

BERQUE, A. 3 2

BERTHERAND, A. 3 2

BERTHIER, A. 3 2

BIGONET, E. 3 3

BERNIER, L.- J. 3 1

CAMPS, G. 3 3

CANARD, M. 3 3

CHANTEREAUX 3 1

DENY, J. 3 1

DERMENGHEM, E. 3 2

DERRIEN, J. 3 2

GAUTHIER, E. F. 3 3

GUINIAUT 3 2

HERBER, J. 3 2

LAPASSET 3 1

LETOURNEUX, R. 3 1

MALINJOUD 3 1

MERCIER, M. 3 2

PESTEMALDJOGLOU 3 1

PHARAON, F. 3 1

POINSSOT, L. 3 2

RICARD, R. 3 2

ROBERT, A. 3 3

SALAMA, P. 3 2

SALVADOR- DANIEL, Fco 3 1

SANDOVAL, CX. 3 1

SUDRE 3 3

UNIVERSITE D'ALGER 3 1

WINKLER, A. 3 3

ANANOU, P. 2 1

AUDISIO, G. 2 2

AVEZAC (D') 2 1

BALOUT, L. 2 1

BARADEZ, J. 2 1

BARDES, L.L. 2 2

BENBRAHIM, MED B.A. 2 1

BEN CHOAIB, A.B. 2 1

BOURGAREL-MUSSO, A. 2 1

BOUSQUET-MIRANDOLLE 2 2

BRUNSCHVIG, R. 2 1

CAILLAT, J. 2 1

CAILLE, J. 2 2

CAGNAT, R. 2 1

CANTINEAU, J. 2 1

CAUVET, S 2 1

CINTAS, P. 2 1

COURTOIS, C. 2 1

DESSUS- LAMASSE 2 1

DEWULF, E. 2 2

DHINA, A. 2 1

DILLAY, J. 2 1

DOUEL, M. 2 2

DOUTTE, Ed. 2 2

DUGAT, G. 2 2

DUMAS 2 1

ESPINA, A. 2 1

EUDEL, P. 2 2

FAYOLLE, Th. 2 1

GANIAGE, J. 2 1

GRAF-DE-LA-SALLE, M. 2 1

HANOTEAU, A. 2 2

HARDY, G. 2 2

IDRISS, H.R. 2 2

ISNARD 2 2

JANIER, E. 2 2

JUDAS, A. 2 1

LALOE, F. 2 1

LAPERRINE 2 1

LARROQUE, T. (DE) 2 1

LECLERF, J. 2 1

LEFEBURE, E. 2 2

LENTIN, A. 2 1

LEWICKI, T. 2 2

LOGEART, F. 2 2

MEQUESSE 2 2

MERCIER, H. 2 2

MESNAGE, J. 2 2

MEUNIER, J. 2 1

MILLOT, S. 2 2

MONCHICOURT, C. 2 1

MORGAN, J.(DE) 2 2

MOTYLINSKI, A. (DE) C. 2 2

PARQUET, L. 2 1

PELLAT, Ch. 2 2

PELLETIER 2 1

PERRON 2 1

PHILONENKO, M. 2 1

PICARD, G. Ch. 2 1

PLANHOL, X. (DE) 2 1

QUEDENFELDT 2 1

RAHMANI, S. 2 1

REINIER, L. 2 1

RIGGIO, A. 2 2

ROFFO, P. 2 1

SACAEDOTI, A. 2 1

SAINT- CALABRE, C. 2 2

SAUVAGET, J. 2 2

SEROKA, J.A. 2 1

SESTON, W. 2 2

SIMON, Ch. 2 1

SOUALAH, MED 2 2

TERRASSE, H. 2 2

THEDENAT 2 2

TOUNSI, A. 2 2

VERNEUIL, B. (DE) 2 1

VIRE, C. 2 1

ALQUIER, P. 1

ANDRAUD, R. 1

APFFEL 1

ARNOULET, F. 1

ARRIPE, H.J. 1

ASIN PALACIOS, M. 1

AT-TA'ALIBI DE NISABUR 1

AZAN, P. 1

BADIA 1

BALFET, H. 1

BARDOUX, J. 1

BARUCH 1

BATIFFOL, H. 1

BEAUSSIER 1

BEN ISMAIL, M. 1

BENKERIOU, A. 1

BERCHEM, M. 1

BERNELLE, R. 1

BERNIER, L.- J. 1

BIANCHI 1

BLANDIN 1

BODIN, M. 1

BOUDERBAH, A. 1

BOULIFA, S. 1

BOUSQUET, R. 1

BOUTRUCHE, R. 1

BOYCE, A. A. 1

BOYNES (DE) 1

BRAIBANT, Ch. 1

BUCH, F. G. 1

CANCEL 1

CARAYOL 1

CARD, R. (DE) 1

CARROI, M.- A. 1

CHANCEL, A. (DE) 1

CHABAUD- ARNAULT 1

CHAROY, A. 1

CHRLEVILLE 1

CLARIANA, D. A. (DE) 1

COLIN, J. 1

COLIN, G. 1

COLOMBE, M. 1

COUNILLON, P. 1

CONESTAGGIO, J. 1

DALRYMPLE, W. 1

DELANE 1

DELMAS, S. 1

DECASTEJON, P. 1

DAVANET, J. 1

DASTUGUE, H. 1

DARMON 1

DEMEERSEMAN, R. P. 1

DE PENARANDA, J. 1

DERENDINGER, R. 1

DESANGES, J. 1

DERRUGE, A. 1

DOURNON 1

DU, R. (DE) 1

DULIRON 1

DUSAULT, L.S. 1

EL MECHERFI, Si A. 1

ESQUER, G. 1

ES- SLAOUI, A. T. Z. 1

FAIDHERBE 1

FAROCHON 1

FICHEUR, E. 1

FEY, H. 1

FLAMMAND, G.B.M. 1

FRANC, J. 1

FOURNIER, A. 1

FLOGNY, V. 1

FROMENTIN, E. 1

GALLAND 1

GATEAU, A. 1

GAVAULT, ST L. 1

GODECHOT, J. 1

GODON, R. 1

GOLDZHIER, I. 1

GRASSET, D. 1

GUENIN 1

GUITER, A. 1

HADJ- SADOK, M. 1

H. Ahmed 1

HANOTEAU, M. 1

HASE 1

HATMAYER 1

HOFFHERR, R. 1

ICARD 1

ISAAC, M. 1

JOLEAUD, L. 1

JOUIN, J. 1

JULIENNE 1

KAMPFFMEYER, G. 1

KRAICH KOVSKY, I. 1

KURAN, E. 1

L. et M. 1

L.- P. 1

LABROUSSE, M. 1

LADREIT-DE-LACHARRIERE 1

LAGLER- PARQUET 1

LAPEYRE, G.G. 1

LARNAUDE, M. 1

LAURENS, L. 1

LAVAL, L. (DE) 1

LEFEVRE, A. 1

LHOTE, H. 1

LLABADOR, F. 1

LLINARES, A. 1

LOUIS 1

LOYOT 1

M. 1

MACKAY, D. 1

MAMMERI, M. 1

MARCAIS, W. 1

MARCHAND, J. 1

MARCY, G. 1

MAREY 1

MARION, J. 1

MARTIN, A. G. 1

MAUPIN, G. 1

MAZARD, J. 1

MAZARREDO 1

M'ERAD, B. 1

MERLIN, A. 1

MIEGE, J. L. 1

MISSONIER, F. 1

MONFORT, Jh. (DE) 1

MORAND, M. 1

MOREAU, L. 1

MONTEIL, Ch. 1

NEAL, H. 1

NEHLIL 1

NEYRAND 1

OSTOYA 1

PAGNAN, E. 1

PAIS, E. 1

PALACIOS, M. A. 1

PALLARY, P. 1

PAMART, H. 1

PAOLI, L. 1

PAPIER, AD 1

PATRONI, Ed. 1

PAUTY, Ed. 1

PAVY 1

PAYSANT, L. 1

PHILIPPE, E. 1

PICARD, A. 1

PLAULT, M. 1

POULE, A. 1

P. R. 1

PRADEL DE LAMASSE (DE) 1

RANDON 1

RAVANET, E. 1

REINACH, S. 1

REMOND, M. 1

RERAUD, L. 1

REYNIERS 1

ROBERT, J. 1

RODET 1

ROGER, J. 1

ROHLFS, G. 1

ROUSSEAU, A. 1

ROUSSEAUX, M. 1

ROUSSIER, P. 1

SAUTAYRA, E. 1

SAUTIN, A. 1

SCHACHT, J. 1

SCHEFER, C. 1

SCHUMPTER, J. 1

SERIZIAT, E. 1

S. G. 1

SICARD, A. 1

SIDOUN, M. 1

SLANE (DE) 1

SOLAL, E. 1

SNOUCK 1

TEISSIER 1

THOMAS 1

TRESSE, R. 1

TROUSSEL, R. 1

VANDELBOURG, R. (DE) 1

VANIER, O. 1

VIDAL, Ed. 1

VINCENT, E. 1

VUILLEMONT, G. 1

WAILLE, V. 1

WALLON, H. 1

WENSINCK, A. J. 1

WIERZEJSKI 1

X. 1

X... 1

La colonisation a engendré, dès ses débuts, une importante production intellectuelle -un

Savoir- dans plusieurs domaines, sur l'Algérie. Les auteurs étaient d'abord des militaires et

Des voyageurs, puis vers la fin du XIXème siècle, des universitaires.

Certe, cette production fut souvent marquée par l'idéologie coloniale, mais dans quelle

Mesure structura- t-elle le champs des écrits (articles, ouvrages,...). Et comment les thèmes

de recherche apparurent, se transformèrent et disparurent pour certains (épigraphie)?

A partir de l'analyse de la production intellectuelle des auteurs qui ont publiés le plus grand

nombre d'articles dans la Revue africaine, de leurs spécialités, des thèmes dans lesquels ils

ont écrit en prenant en considération la période pendant laquelle ils ont publiés leurs écrits.

Très tôt en Algérie, les conditions de la production d'un discours savant s'institutionnalisent.

C'est la création, en 1837 à Paris, d'une commission chargée de ·l'exploration scientifique de

l'Algérie·. Des Sociétés savantes se constituent à Constantine, Alger et Oran dès le milieu du

XIXème siècle (1852, 1856 et 1878).

Des écoles de Sciences, de Lettres, de Droit et de Médecine sont créées. Elles seront à

l'origine de l'université d'Alger.(13)

A la fin du XIXème siècle et au XXème siècle, l'appartenance sociale des auteurs s'efface. C'est

à ce moment là que la recherche et le savoir passent des militaires, des administrateurs,... aux

universitaires.

Les articles des militaires, des administrateurs, des politiques ou des voyageurs prétendaient

décrire et expliquer véritablement la réalité, mais ceux des universitaires avaient des

caractéristiques qui les différenciaient.

(13) LEIMDORFER, François.

Discours académique et colonisation : thèmes de recherche sur l'Algérie pendant la période coloniale. Paris : Publisud, 1992. 316p. (Confluents ). P.55.

La production du savoir est désormais détachée des objectifs opératoires directes et

témoigne d'une spécialisation, parfois d'une professionnalisation des producteurs de ce

savoir.

Revenons un peu en arrière et lisons une page d'Histoire du pays qui a colonisé le notre

pendant 132 ans et dont les conquérants sont à l'origine de la production intellectuelle que

que nous nous prêtons à quantifier.

Adrien BERBRUGGER ( directeur de la bibliothèque et du musée d'Alger), le capitaine DE

NEVEU, William DE SLANE et Louis BRESNIER créèrent en 1856, à Alger la Société

Historique Algérienne.

Ce préambule a pour but d'aider à situer et comprendre le contexte dans lequel s'inscrit

l'analyse quantitative que nous vous proposons.

La première chose qui attire l'attention dans la liste des auteurs est le nombre d'auteurs

n'ayant écrit qu'un seul article qui sont au total 191 auteurs. Pratiquement la moitié du

nombre total des auteurs et qui est 398, et atteignent un taux de 45,47%.

Le nombre d'articles co-écrits est de 89 du total des articles compris dans la partie,

« Articles de fond » et qui est 2359 ce qui donne un pourcentage de 3,77%.

Les Tables générales de la Revue africaine, dressées en 1958 couvrant la période allant de

1922 à 1950, montrent un plus grand nombre d'auteurs musulmans, mais la plupart d'entre

eux n'écrivent pas plus de 3 ou 4 articles, souvent des comptes rendus de livres parus en

Arabe.

Mohammed BENCHENEB, Docteur és Lettres, professeur à la Faculté des Lettres (Université

D'Alger et professeur de Médersa et membre de la Société Historique Algérienne. (14)

Et S. RAHMANI, ethnologue et assistant du secrétaire général de la Fédération des Société

Savantes G. ESQUER.

Ces deux auteurs faisaient exception à cette règle.

Au total 32 auteurs musulmans rédigent 75 articles ou comptes rendus sur des ouvrages

D'auteurs musulmans contemporains, sur un total de 1475 articles et notes.

Le taux est donc de 5,08%.

Les principaux auteurs correspondent aux noms des différents professeurs et chargés de

Cours, exerçant en Algérie.

(14) Nécrologie in Revue africaine. 1929, T70, p.150-159.

Ceci n'est pas dû au manque de personnes instruites, car dès les premières années de

l'occupation, l'autorité civile et militaire essaya d'implanter des écoles, or un système

d'enseignement existait en Algérie à cette époque et le nombre de lettrés en Arabe, dans les

campagnes, était comparable à celui des hommes alphabétisés des campagnes françaises.

Un rapport de DAUMAS montrait :

« L'instruction préliminaire était beaucoup plus répandue en Algérie qu'on ne le croit

généralement.

Les rapports sur les indigènes des trois provinces ont démontré que la moyenne des

Individus de sexe masculin sachant lire et écrire était au moins égale à celle que les

statistiques départementales des provinces françaises. Il ajoutait :

« Toutes les tribus, tous les quartiers urbains avaient leur maître d'école, avant l'occupation

française ».(15)

(15) LEIMDORFER, François.

Discours académique et colonisation : thèmes de recherche sur l'Algérie pendant la période coloniale. Paris : Publisud, 1992. 316p. (Confluents ). P.71-74

TABLEAU 6

TAUX DES PUBLICATIONS DES AUTEURS

AUTEURS Nbre d'articles Pourcentage

BERBRUGGER, Adrien 136 5,76%

FERAUD, Louis 100 4,2%

RINN, Louis 67 2,8%

GRAMMONT, Henri- Delmas 63 2,6%

DEVOULX, Albert (fils) 58 2,4%

ROBIN, N. 53 2,2%

FAGNAN, E. 41 1,7%

DESPARMET, J. 35 1,48%

TRUMELET, C. 34 1,44%

ARNAUD, L. 33 1,39%

LA PRIMAUDAIE, E. (DE) 30 1,27%

TAUXIER, H. 29 1,22%

MONNEREAU 28 1,18%

BACHE, P. E. 27 1,14%

GORGUOS 26 1,10%

CHERBONNEAU, A. 21 0,89%

GSELL, Stéphane. 21 0,89%

MAC CARTY, Oscar 19

DEVOULX, Albert 18

GODARD, L. 18

BROSSELARD, C. 17

EMERIT, M. 16

BENCHENEB, M. 15

JOLY, Alexandre 14

LUCIANI, N. 14

MASQUERAY, E. 14

WATBLED, E. 14

GUIN 13

MERCIER, E. 13

LACROIX, N. 12

MARCAIS, G. 12

YVER, G. 11

SIMON, H. 10

MOLINER-VIOLLE 10

VOINOT, L. 10

Ce tableau est une liste des auteurs ayant écrit 10 articles et plus (maximum 136 articles).

Ceci sur un total de 2359 articles parus dans la partie ·Articles de fond· et sur la période

complète de parution de la Revue africaine.

Le nombre de ces auteurs est de 36 parmi les 398 auteurs qui ont publié dans cette revue de

1856 à 1961. Ils font 9,04% du total des auteurs et totalisent 1056 articles des 2359 soit

44,65% du total de la production en articles de fond.

Le nombre d'auteurs n'ayant écrit qu'un seul article est 191 auteurs et représentent 45,47% du

nombre total des auteurs.

Quant au pourcentage individuel des auteurs ayant écrit 19 articles et plus (voir tableau ci-

dessus) et qui sont au nombre de 18 auteurs et leurs publications représentent 34,45% de la

totalité des articles.

Vient en tête de ce classement A. BERBRUGGER (136 articles) « l'homme- orchestre » et

premier président de la Société et de la Revue (1856-1869) et que nous avons décrit plus

haut dans cette analyse des résultats.

Le second de ce classement est Louis- Charles FERAUD (100 articles) : secrétaire interprète

du Commissariat civil. Interprète principal et fit toutes les expéditions de Constantine.

Publiés dans les 102 volumes de la Revue africaine.

Le troisième de la liste est le Lieutenant- Colonel RINN (67articles) : chef du service central

des affaires indigènes, conseiller honoraire de Gouvernement. Président de la Société

historique algérienne pendant 7ans. Il a écrit plusieurs ouvrages dont :

« Histoire de l'insurrection de 1871, »

DE GRAMMONT, Henri- Delmas quatrième du classement avec 63 articles, il était :

Garde du corps du Roi Charles X. Etudes de Droit inachevée, puis l'Ecole de Saint- Cyr

1853-1855. Le seul ouvrage qu'il a écrit : « Histoire d'Alger sous la domination turque. »

La plupart de ses écrits sont sur Alger. A été Président honoraire de la Société Historique

Algérienne et de la Revue africaine.

Tous les auteurs qui ont écrit le plus grand nombre d'articles ont été ou président de la Société

Et de la Revue ou membre du bureau de ces dernières.

De ceux-là Adler DEVOULX, trésorier- archiviste honoraire de la Société Historique

Algérienne, correspondant du Ministère de l'instruction publique, officier d'académie,...

Toute son oeuvre a été publiée dans la Revue africaine.

MASQUERAY, Emile. Venu à Alger en 1872. Professeur à l'Ecole des Belles Lettres

Et Président de la Société Historique Algérienne. A écrit 14 articles.

CHERBONNEAU, directeur du collège arabe- français ; vice- président de la Société et

Louis BRESNIER, professeur à la chaire d'arabe et premier vice- président de la Société(16).

Il a été désigné par DE SACY(17) pour fonder à Alger, l'enseignement de la langue arabe.

Stéphane GSELL, chargé de cours d'Archéologie à l'Ecole des Lettres d'Alger, chef de chaire

D'Antiquités de l'Afrique, Inspecteur des Antiquités de l'Algérie et Directeur du Musée des

Antiquités algériennes et Art musulman.

Tous ceux- là font partie des 18 auteurs ayant écrit plus de 20 articles.

Les auteurs musulmans sont au Nombre de 24 et ont écrit à eux tous 55 articles dont 15 écrit

par Mohammed BENCHENEB. Il y a deux autres BENCHENEB, Saâdeddine et Rachid qui

ont écrit cinq et quatre articles.

Les autres ont écrit : deux d'entre eux quatre articles ; six ont écrit deux chacun et le reste

Un article par auteur.

Les 24 auteurs musulmans représentent 6,09% du nombre total d'auteurs (398).

De par ces statistiques nous remarquons que le taux d'auteurs arabes est très faible. Mais ceci

Ne voulant pas dire le nombre de lettrés est faible mais la possibilité de publier dans la Revue

Africaine ne s'est pas présentée car d'après une étude faite au début de l'occupation une

enquête a été faite et elle a révélé que le nombre de lettrés dans les provinces et les campagnes

algériennes étaient au moins équivalent à celui des provinces et campagnes françaises.

Ou probablement pour d'autres raisons subjectives, légitimes certainement et qui serait bien

Argumentées.

(16) Nécrologie in ·Revue africaine·. 1869, T13, p.319-324.

(17) Revue africaine : centenaire de la Société Historique Algérienne : 1856-1956. Alger, Faculté des Lettres, 1956. p.16-17.

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Introduction à la Scientométrie :de la bibliométrie à la veille technologique.  

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Le petit Larousse. Paris : Larousse, 2001. p.1338-1341. ISBN 2-03-530402-4

Les Scienes de l'information : bibliométrie, scientométrie et infométrie. Ss la dir. De Jean- Max Noyer. Rennes : Presses Universitaires de Rennes, 1995. 260 p. ISBN 2-86847-150-1.

Nécrologie in ·Revue africaine·. 1869, T13, p.319-324.

Revue africaine : centenaire de la Société Historique Algérienne : 1856-1956. Alger, Faculté des Lettres, 1956. p.16-17.

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SILBERSCHTZ A., STONEBRAKER M. , ULLMAN J.

Database research : archivements and opportunities into the 21st century. Report of an NSF Workshop on the future of database systems research, mai 1995.

TAMBWE, Eddie

Evolution scientifique de la bibliologie : incidences sur la recherche universitaire africaine francophone. 19è colloque international de bibliologie, science de communication écrite. Association internationale de bibliologie. Alexandrie (12-15 mars 2006)

ANNEXE 1

INDEX AUTEURS

INDEX DES NOMS D'AUTEURS

ALAZARD, Jean

FILIPPO LIPPI a-t-il séjourné en Afrique du Nord. 1927, T68, nos 330-331,

p.102-104.

EUGENE DELACROIX et l'Orient. 1929,T69, n° 334, p.23-48 : ill.

Le goût de l'Orient en France après la conquête d'Alger.

1930,T71, nos 342-343, p.19-35 : ill.

La danse des Nègres de DEHODENCQ. 1934, T75, n° 358, p.62-63 : fig.

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