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Déterminants de l'investissement direct a l'étranger dans les pays en voie de développement : application faite a la RDC

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par Augustin Mwana MUHINDO NGELEZA
UNIGOM - Licence en gestion 2009
  

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II.3 LES OBSTACLES A L'ENTREE DES IDE EN RDC

La RDC est l'un des pays où se posent de sérieux problèmes en matière de corruption, instabilité politique et gouvernementale, la non-transparence institutionnelle, le paiement ou la modification de la dette souveraine, les guerres et autres coups d'Etat sont des situations qui nuisent à l'environnement des affaires et par conséquent réduisent les entrées d'IDE. Ces changements peuvent compromettre des bénéfices d'exploitation comme la valeur des capitaux. Ainsi, le risque dans ce pays est multidimensionnel et omniprésent dans l'ensemble des transactions économiques internationales.

C'est pourquoi toutes ces théories présentées ci-dessus confirment les problèmes pour l'entrée des IDE dans ce pays.

II.3.1 Instabilité Politique

D'une manière générale, il existe une certaine unanimité quant au rôle des institutions sur l'attractivité des IDE dans les PED. La littérature fait ressortir quelques aspects prédominants : la qualité des institutions, le climat des Investissements (réformes), la corruption, le risque politique, et la bonne gouvernance.

Nous pensons avec LUCAS que l'instabilité politique est une préoccupation des investisseurs étrangers dans les PED. Cette instabilité se manifeste souvent par la confiscation des biens, la dislocation des structures de production, le changement dans la gestion macroéconomique et surtout l'environnement réglementaire.

II.3.1.1 La corruption :

Parmi les problèmes d'ordre institutionnel qui minent l'expression des IDE en RDC, la corruption est sans doute le facteur le plus marquant, surtout en ce qui concerne les secteurs minéraliers et pétroliers, ainsi que la passation des marchés publics. D'ailleurs certains travaux des auteurs, comme J. Morisset et O. Lumenga Neso,61(*) se penchent plutôt sur la corruption et la mauvaise gouvernance. Les auteurs soutiennent que la corruption augmente les coûts administratifs et par conséquent découragent l'entrée des IDE. D'autres études confirment la robustesse des facteurs politiques et institutionnels comme des déterminants que Wilhelms nomme « Institutional fitness » l'aptitude du pays d'accueil à attirer les IDE.

La corruption a fait l'objet de beaucoup de réflexions de la part des organisations internationales et des organismes spécialisés dans la défense des droits de la légalité. Ainsi, des organismes comme International Country Riste Guide (ICRG), transparency international (CPI) ont tous développés des indices de perception de la corruption qui ont régulièrement publiés à la fin de chaque année.

Pour ce qui est des Pays Africains au Sud du Sahara (PASS), Assiedu avance que la corruption est le plus gros facteur dissuasif pour l'implantation des IDE dans cette région. Au niveau de l'Afrique subsaharienne, il ressort du classement que publie l'exécutif de Transparancy International, que la RDC occupe le 6ème rang des pays les plus corrompu de la planète et le 8ème rang en ce qui concerne les pays africains. Ce constat n'a pas de quoi surprendre, du moment où le programme du gouvernement dénommé « changement des mentalités » n'a pu être exécuté qu'a hauteur de 20%. D'autre part, les dernières enquêtes sur la situation de ce fléau dans le pays ont identifié six secteurs prioritaires comme étant les plus affectés .Il s'agit, par ordre, de la justice, de la police, de la santé, de l'éducation, les milieux politiques et les douanes.

Les auteurs soutiennent que la corruption augmente les coûts administratifs et par conséquent découragent l'entrée des IDE. D'autres études confirment la robustesse des facteurs politiques et institutionnels comme des déterminants 8 Wilhelms nomme « Institutional fitness » l'aptitude du pays d'accueil à attirer les IDE.

Ainsi, le secteur public doit combattre la corruption, mettre sur pied un bon système fiscal, une bonne transparence, un droit des contrats, une sécurité des droits de propriété, une efficacité de la justice et une surveillance prudentielle.

II.3.1.2. Le risque pays62(*)

Certains auteurs mettent l'accent sur le risque pays dans la décision d'investir dans les pays. Ainsi, Cecchini (2002) tente d'expliquer la répartition inégale des IDE dans les PVD par le risque pays. Michalet (1997) soutient quant à lui que lorsque l'environnement légal et réglementaire est sans cesse modifié de manière arbitraire, et qu'il n'existe pas de juridictions capables d'en assurer le respect, les firmes sont amenées à limiter voire à suspendre leurs engagements financiers.

Un pays est d'autant plus attractif vis-à-vis des investisseurs étrangers qu'il présente le moins de risque possible. Le pays est dit à risque lorsqu'il peut y avoir un changement politique brusque, lorsqu'il y règne de corruption endémique et la non transparence institutionnelle, lorsqu'il peut suspendre le payement ou peut modifier unilatéralement sa dette, ou tout simplement lorsqu'il est en guerre. Ces situations peuvent compromettre des bénéfices d'exploitation comme la valeur de capitaux.

Ainsi, le risque pays peut prendre plusieurs facettes et reste très présent dans les transactions internationales. Selon BHATTACHARYA et al, le risque élevé que présente les investissements en Afrique subsaharienne, y compris la RDC, expliquerait pourquoi cette dernière n'a pas beaucoup bénéficiée de flux d'IDE.

Assiedu explique la faible attractivité des pays subsaharienne par le risque politique qui sévit dans cette région. Depuis l'accession de la RDC à l'indépendance au début des années 60, celle-ci a connu des périodes mouvementés jonchés de troubles sociaux et politiques. Ce climat n'est pas favorable à un afflux des IDE, et cela explique en partie la rareté de flux des capitaux extérieurs pendant un certain temps.

II.3.1.3. L'instabilité et déficit monétaire63(*)

La situation actuelle en RDC s'explique non seulement par la baisse des réserves de change mais aussi par le recours à la planche à billets. La baisse des réserves est effective depuis novembre dernier. Elle est consécutive non seulement à la non réalisation de recettes importantes attendues des miniers, des pétroliers mais aussi à l'expansion des dépenses en devises en rapport avec le conflit dans l'Est du pays et au paiement du service de la dette extérieure.

Selon la Note de conjoncture de décembre 2008 publiée par la Banque centrale du Congo, les finances publiques ont connu en deux mois à savoir novembre et décembre de l'année dernière, un déficit de 82,1 milliards de francs soit environ 117 millions de dollars. Ce déficit a été financé par la planche à billets. Dans le même temps, les recettes budgétaires ont reculé par suite de la baisse de l'activité. Au deuxième trimestre de l'année 2008, la RDC est entrée officiellement en récession. En effet, le taux de croissance du PIB a été négatif au cours de deux trimestres consécutifs. Soit -1,8% au cours du troisième trimestre de 2008 et -1,4% au quatrième trimestre.

Ce recul du PIB est consécutif notamment à une baisse d'activité dans les secteurs des mines, de l'énergie, de la construction, de la manufacture. Par suite du recul de l'activité économique, les recettes de l'Etat des mois de janvier et février de l'an en cours ont baissé respectivement de 12 % et 8,2 % par rapport aux périodes correspondantes de 2008.

Malgré cette réalité, les dépenses publiques n'ont pas été revues à la baisse. La loi de l'offre et de la demande jouant, on a assisté début janvier 2009 à une dépréciation accélérée du franc congolais face aux devises étrangères. Comme toujours, cela se traduit par l'inflation et par la baisse du pouvoir d'achat de la population. Face à ces difficultés, la Banque centrale du Congo avait pris des mesures correctives. Le taux directeur a été relevé à quatre reprises pour le porter à 65% l'an.

Par ailleurs, l'Institut d'émission a renforcé les mesures de surveillance et de supervision du système bancaire afin de prévenir les difficultés dans ce secteur et à intervenir pour sa sauvegarde. A la suite de ces mesures, le franc retrouva une stabilité relative et s'apprécia légèrement face au dollar américain. Après cette accalmie, le franc congolais a repris sa descente aux enfers. Comme l'économie est fort extravertie, il existe un lien mécanique entre la dépréciation de la monnaie nationale et le taux d'inflation. Actuellement, le pays ne vit que des importations. Quand les devises s'apprécient par rapport au franc, il y a un réajustement automatique des prix à la hausse. C'est ainsi que l'inflation, après s'être situé à 8,3% au mois de janvier 2009, a atteint pour le mois de février 5,7%. Sur les deux mois, le cumul d'inflation est de 14,5%.

II.3.1.4. Un pays à forte dépréciation monétaire64(*)

C'est ainsi que l'inflation de la RDC s'est situé à 8,3% au mois de janvier 2009, a atteint pour le mois de février 5,7%. Sur les deux mois, le cumul d'inflation est de 14,5%.

Selon la Banque centrale du Congo, en partant de l'hypothèse que cette évolution restera inchangée jusqu'à la fin de l'année, l'inflation se situera à 121,1% à fin décembre 2009. La RD Congo est donc entrain de renouer avec les cycles d'hyperinflation connus au cours des années 1990. Avec cette dépréciation continue du franc, la population qui vit déjà dans la précarité voit sa misère s'accroître suite à la hausse des prix des biens de consommation courante. Face à la crise financière internationale, la plupart des pays ont mis en oeuvre des plans d'urgence basés sur l'expansion monétaire pour relancer les économies nationales. En RDC, l'extraversion de l'économie, nécessite, paradoxalement l`application d'une politique d'austérité. A défaut, c'est la relance l'hyperinflation.

5.

II.3.1.5 Instabilité politique65(*)

 La RDC a été dirigé pendant 32 ans par un gouvernement autoritaire qui a progressivement détruit les capacités administratives de l'Etat. Cela a mené à la corruption comme seul moyen de fonctionnement. Ce gouvernement a pris fin lors d'une guerre qui impliquait six pays africains (Namibie, Zimbabwe, Angola, Uganda, Rwanda et RDC). Selon certains analystes, cette première guerre africaine a entraîné le pays dans le chaos, brisant les institutions politiques et freinant toute activité économique.

Le gouvernement de transitoire, qui regroupait les représentants des quatre mouvements rebelles, les milices progouvernementales Mai Mai, plusieurs parties politiques de l'opposition non armée et des représentants de la société civil, a été formé en juin 2003 avec un mandat de gouverner le pays pendant deux ans ou jusqu'aux prochaines élections. Ce gouvernement a décalé la date pour les élections à plusieurs reprises, pour cause de l'insécurité dans l'est du pays et des tensions politiques à l'intérieur de la coalition gouvernementale.

* 61 J. MORISSET, (2000), « Foreign Direct Investment in Africa : policies Also Matter», Policy Research Working Paper N°2481

* 62 MEUNIER ET SOLLOGOND (2003), Economie de risqué-pays, La découverte, Paris.

* 63 http:// www.wikipedia.org/RDC/Historique en date du 23 mai 2009

* 64 Cfr www.wkipedia.org/ Connaître la RDC

* 65 www.wikipedia.org/RDC/Histoire de la RDC

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